Articles medicaux intéressant sur Minerva

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fabrice chiausa

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Mar 15, 2014, 12:16:10 AM3/15/14
to Francis Spaak, Delphine Hasperue, Eric leblois, françoise bonnet, medecine-p...@googlegroups.com, Olivier Lecam, Yves Perot, Philippe Biarez, sabrina Buonamini, julie mounayar, clement gauthier

 Bonjour a tous,

Vous trouverez ci dessous des articles médicaux extrait de la Revue d'Evidence-Based Medicine Minerva ( http://www.minerva-ebm.be/fr/home.asp ) que j'ai trouvé intéressant de partager.

Bonne lecture.




Score clinique pour exclure une coronaropathie en cas de douleurs thoraciques ?

Minerva 2013; 12(8): 93-94

Analyse de
Haasenritter J, Bösner S, Vaucher P, et al. Ruling out coronary heart disease in primary care: external validation of a clinical prediction rule. Br J Gen Pract 2012;62:e415-21.
Question clinique
Quelle est la précision diagnostique du score Marburg Heart Score chez les patients qui consultent leur médecin généraliste pour des douleurs thoraciques ?
Conclusion Minerva
Cette étude diagnostique transversale, correctement menée sur le plan méthodologique, nous permet de conclure que le score MHS (Marburg Heart Score) est un instrument valide pour exclure en médecine générale une coronaropathie chez les patients adultes présentant des douleurs thoraciques aspécifiques.

Marburg Heart Score  -  MHS

Âge/sexe (femmes ≥ 65 ans, hommes ≥ 55 ans) ;

Pathologie vasculaire connue ;

Le patient pense que la douleur provient du cœur ;

La douleur augmente à l’effort ;

La douleur n’est pas reproductible à la palpation ;

Faible risque : 0 – 2 points ;

Risque intermédiaire : 3 points ;

Risque élevé : 4 – 5 points

Tant le guide de pratique du NHG que le guide de pratique du CKS (3,4) préconisent l’exclusion d’emblée d’un syndrome coronarien aigu en s’appuyant sur l’anamnèse et l’examen clinique. Le score MHS peut aider à exclure en médecine générale une coronaropathie chez les patients présentant des douleurs thoraciques aspécifiques. Ce score facile à manier pourrait donc être un outil à ajouter aux recommandations existantes.

 


Prévention primaire et secondaire de la coronaropathie : bêtabloquant ?

Minerva 2013; 12(8): 99-100

Analyse de
Bangalore S, Steg PG, Deedwania P, et al. ß-blocker use and clinical outcomes in stable outpatients with and without coronary artery disease. JAMA 2012;308;1340-9.
Question clinique
Quelle est l’efficacité des bêtabloquants sur la mortalité et sur la morbidité cardiovasculaire chez les patients avec antécédent d’infarctus du myocarde, chez les patients atteints de coronaropathie sans antécédent d’infarctus du myocarde et chez ceux qui présentent uniquement des facteurs de risques de coronaropathie ?
Conclusion Minerva
Cette étude d’observation permet de conclure que les bêtabloquants n’ont pas d’effet favorable dans la prévention des événements cardiovasculaires, ni chez les patients ayant un antécédent d’infarctus du myocarde aigu, ni chez ceux qui ont un antécédent de coronaropathie sans infarctus du myocarde, ni chez ceux qui ont un risque accru de coronaropathie. Il n’a pas encore été montré dans une étude contrôlée que les bêtabloquants sont utiles dans cette indication.

Pour la pratique

Si des crises d’angor surviennent à une fréquence supérieure à 2 par semaine, le guide de pratique du NHG recommande l’administration de métoprolol à raison de 100 à 200 mg en 2 doses par jour. En cas d’effets indésirables ou de contre-indications des bêtabloquants, ce sont les nitrates à longue durée d’action qui sont recommandés. Les antagonistes du calcium, tels que le diltiazem, ne constituent que le troisième choix (1). Pour cette indication, les Clinical Knowledge Summaries (CKS) ne font cependant pas de différence entre les bêtabloquants et les antagonistes du calcium (8). En cas de coronaropathie, le guide du NHG recommande les bêtabloquants, quelle que soit la pression artérielle (9). Les CKS recommandent également les bêtabloquants après un infarctus du myocarde, mais seulement pendant un an et uniquement en absence d’insuffisance cardiaque. Au-delà d’un an, les CKS ne recommandent les bêtabloquants qu’en cas de dysfonction ventriculaire gauche (10). Cette recommandation se retrouve aussi dans les récentes recommandations européennes pour le traitement du syndrome coronarien aigu (11), et c’est le seul cas dans lequel l’étude ici analysée apporte quelques preuves.

Conclusion des auteurs

Les auteurs de cette étude d’observation concluent que, chez les patients ayant une coronaropathie avec ou sans antécédents d’infarctus du myocarde et chez les patients présentant seulement des facteurs de risque cardiovasculaire de développer une coronaropathie, un traitement par bêtabloquants n’est pas associé à un nombre plus faible d’événements cardiovasculaires.

Financement 

Sanofi-Aventis, Bristol-Myers Squibb, Waksman Foundation.

Conflits d’intérêt

Tous les auteurs mentionnent des conflits d’intérêts avec différentes firmes pharmaceutiques.

Infection à Chlamydia : écouvillon prélevé par le médecin ou par la femme elle-même ?

Minerva 2013; 12(10): 125-126

Analyse de
Schoeman SA, Stewart CM, Booth RA, et al. Assessment of best single sample for finding Chlamydia in women with and without symptoms: a diagnostic test study. BMJ 2012;345:e8013.
Question clinique
Pour le dépistage de l’infection urogénitale à Chlamydia, quelle est la précision diagnostique d’un frottis endocervical effectué par le médecin par rapport à celle d’un frottis vulvo-vaginal prélevé par la femme elle-même ?
Conclusion Minerva
Les auteurs concluent que, tant chez les femmes asymptomatiques que chez les femmes qui présentent des symptômes d’IST, le frottis vulvo-vaginal est significativement meilleur que le frottis endocervical pour détecter une infection à Chlamydia. En recourant au frottis endocervical plutôt qu’au frottis vulvo-vaginal chez les femmes symptomatiques, on passerait à côté du diagnostic d’infection à Chlamydia dans 9 % des cas, soit dans 1 cas sur 11.

Le frottis vaginal effectué par la femme elle-même pour le diagnostic d’une infection à Chlamydia trachomatis au moyen d’une technique d’amplification de l’ADN est une alternative qui est valide pour remplacer l’échantillon prélevé par le médecin au cours d’un examen gynécologique. Cette observation vaut autant pour le diagnostic d’une infection à Chlamydia chez les femmes symptomatiques que pour le dépistage opportuniste chez les femmes ne présentant pas de symptômes.

Exacerbations de BPCO : indications de l’antibiothérapie ?

Minerva 2014; 13(2): 19-20

Analyse de
Vollenweider DJ, Jarrett H, Steurer-Stey CA, et al. Antibiotics for exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease. Cochrane Database Syst Rev 2012, Issue 12.
Question clinique
L’antibiothérapie prévient-elle les échecs thérapeutiques (absence de guérison, aggravation des symptômes, décès provoqué par une exacerbation ou nécessité d’antibiotiques ou d’autres médicaments) chez les patients souffrant d’exacerbations de BPCO ?
Conclusion Minerva
Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, de bonne qualité méthodologique, conclut que les antibiotiques utilisés actuellement (association d’amoxicilline et d’acide clavulanique, cotrimoxazole, doxycycline, pénicilline) administrés en cas d’exacerbation aiguë de BPCO en première ligne n’ont pas d’effet statistiquement significatif sur l’évolution clinique de l’exacerbation.

En Belgique, la RBP de la BAPCOC (1) indique qu’un antibiotique n’est pas indiqué en cas d’exacerbation aiguë d’une BPCO (GRADE 1B) sauf pour des patients fort malades, en cas de fonction pulmonaire fort altérée, de détérioration de l’état général du patient malgré le respect d’un traitement non antibiotique maximal ou l’absence d’une amélioration après 3 ou 4 jours selon la sévérité de l’exacerbation. En tenant compte des chiffres actuels concernant la résistance en Belgique, le premier choix thérapeutique antibiotique est l’amoxicilline à raison d’1 g 3 fois par jour durant 7 jours (GRADE 1C). Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de la Cochrane n’apporte aucun argument pour remettre en cause les recommandations actuelles de la BAPCOC.


Moins de rhumes en prenant de l’Echinacea purpurea ?

Minerva 2013; 12(10): 121-122

Analyse de
Jawad M, Schoop R, Suter A, et al. Safety and efficacy profile of Echinacea purpurea to prevent common cold episodes: a randomized double-blind, placebo-controlled trial. Evid Based Complement Alternat Med 2012;12:841315.
Question clinique
Quelles sont, chez l’adulte, la sécurité et l’efficacité préventive en termes de survenue de rhumes de la teinture mère d’Echinacea purpurea administrée pendant une période de quatre mois, versus placebo ?
Conclusion Minerva
Dans cette étude randomisée en double aveugle, correctement menée d’un point de vue méthodologique, la prise quotidienne, durant 4 mois, d’une préparation spécifique à concentration d’alcool élevée (teinture mère) d’Echinacea purpurea pour la prévention du rhume dans une population d’adultes en bonne santé se montre sans danger. Les résultats sont toutefois inconstants en termes de prévention. Une diminution significative du nombre de jours de maladie liés au rhume et du recours à des médicaments symptomatiques est observée mais non du nombre d’épisodes de rhume.

Une faible dose de colchicine en prévention cardiovasculaire secondaire ?

Minerva 2013; 12(10): 119-120

Analyse de
Nidorf SM, Eikelboom JW, Budgeon CA. Low-dose colchicine for secondary prevention of cardiovascular disease. J Am Coll Cardiol 2013;61:404-10.
Question clinique
La colchicine à faible dose réduit-elle le risque de survenue d’évènements cardiovasculaires chez les patients atteints de coronaropathie documentée par une angiographie ?
Conclusion Minerva
Cette RCT menée en ouvert dans un groupe restreint de patients sélectionnés présentant une coronaropathie documentée à l’angiographie montre que la colchicine administrée comme traitement complémentaire à une statine, à un antiagrégant plaquettaire et à un antihypertenseur diminue le risque d’évènements cardiovasculaires. Les résultats impressionnants de cette étude demandent à être confirmés dans une RCT incluant un nombre de patients plus important et avec une évaluation correcte des critères de jugement forts (notamment la mortalité globale) et des effets indésirables à long terme.

Quels sont les facteurs influençant la qualité de la fin de vie ?

Minerva 2013; 12(6): 73-74

Analyse de
Zhang B, Nilsson ME, Prigerson HG. Factors important to patients’ quality of life at the end of life. Arch Intern Med 2012;172:1133-42.
Question clinique
Quelle est l’association de facteurs ayant le plus d’influence sur la qualité de la fin de vie chez les patients atteints d’un cancer en phase terminale ?
Conclusion Minerva
Cette étude de cohorte permet de conclure que la qualité de vie des patients atteints d’un cancer en phase terminale sera améliorée surtout si ces patients peuvent être soignés à domicile sans thérapie invasive, s’il existe une bonne relation de soins avec le médecin traitant, si les patients peuvent mourir à domicile et en cas de rencontre des besoins spirituels du patient.

La place des sartans dans l’insuffisance cardiaque chronique

Minerva 2013; 12(6): 75-76

Analyse de
Heran BS, Musini VM, Bassett K, et al. Angiotensin receptor blockers for heart failure. Cochrane Database Syst Rev 2012, Issue 4.
Question clinique
Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique symptomatique (classe NYHA II à IV), quelles sont l’efficacité et la sécurité des sartans en monothérapie ou en association avec un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) versus placebo ou IEC ?
Conclusion Minerva
Cette synthèse méthodique permet de conclure que les sartans, versus placebo et IEC, n’apportent pas de plus-value en termes de mortalité globale et de nombre total d’hospitalisations chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque symptomatique, et ce indépendamment de la valeur de la fraction d’éjection du ventricule gauche. Les arrêts de traitement en raison d’effets indésirables sont moins fréquents avec les sartans, mais ceux-ci provoquent un nombre plus élevé d’hospitalisations pour d’autres causes que l’insuffisance cardiaque. L’association d’un sartan et d’un IEC chez les patients dont la FEVG ≤ 40% n’a pas d’effet sur la mortalité totale ni sur le nombre total d’hospitalisations, mais elle entraîne une augmentation du nombre d’effets indésirables.

Pour la pratique

La RBP belge concernant l’insuffisance cardiaque recommande d’administrer rapidement un IEC aux patients présentant une insuffisance cardiaque chronique avec fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) diminuée (GRADE 1A). Chez les patients cliniquement stables, un bêtabloquant est ajouté (GRADE 1A). Si l’IEC provoque de la toux, il peut être remplacé par un sartan (GRADE 1A). Si l’association IEC + bêtabloquant ou sartan + bêtabloquant n’est pas suffisamment efficace, la spironolactone sera ajoutée (GRADE 1A). L’efficacité des IEC et des sartans n’est pas prouvée en cas d’insuffisance cardiaque chronique avec FEVG conservée (1,8,13). Les résultats de la présente synthèse méthodique n’apportent pas d’argument pour modifier ces recommandations.


Acupuncture pour les douleurs chroniques ?

Minerva 2013; 12(5): 58-59

Analyse de
Vickers AJ, Cronin AM, Maschino AC, et al; Acupuncture Trialists’ Collaboration. Acupuncture for chronic pain: individual patient data meta-analysis. Arch Intern Med 2012;172:1444-53.
Question clinique
Quelle est l’efficacité antalgique de l’acupuncture chez des patients présentant des douleurs chroniques rachidiennes (cervicales et dorso-lombaires), arthrosiques (gonarthrose), céphaliques ou scapulaires, versus acupuncture factice ou versus contrôle sans acupuncture ?
Conclusion Minerva
Cette synthèse méthodique sur données individuelles avec méta-analyses suggère que l’acupuncture est un traitement efficace d’une douleur lombaire, d’une douleur cervicale, de gonarthrose ou de céphalées sur une durée d’évaluation fort variable (de 1 à 24 mois), versus placebo ou, dans une mesure moindre, versus acupuncture factice. Les patients inclus ne sont pas caractérisés et le nombre de répondeurs (au moins 50% de diminution de la douleur) versus traitement contrôle sans acupuncture est limité (20% en plus). Le coût individuel de l’intervention reste également à prendre en considération.

 en cas de BPCO Pour la pratique

En cas de BPCO avec VEMS< 80% des valeurs prédites, les guides de pratique (1,2) recommandent d’administrer un bronchodilatateur à longue durée d’action. Une synthèse méthodique (6), précédemment analysée dans la revue Minerva (7), ne montrait pas de différence de bénéfice entre le tiotropium, les bêta2-mimétiques à longue durée d’action et les corticostéroïdes inhalés, avec un bénéfice prouvé uniquement chez des patients symptomatiques (dyspnée, exacerbations fréquentes) et avec un VEMS généralement en-dessous de 50%. Une méta-analyse en réseau a ensuite confirmé ces données (8,9). Les données actuellement disponibles pour l’aclidinium ne justifient pas de modifier ces recommandations.


La curcumine pour prévenir le diabète de type 2 ?

Minerva 2013; 12(2): 19-20

Analyse de
Chuengsamarn S, Rattanamongkolgul S, Luechapudiporn R, et al. Curcumin extract for prevention of type 2 diabetes. Diabetes Care 2012;35:2121-7.
Question clinique
Quelle est l’efficacité de la curcumine, par rapport à un placebo, en prévention du diabète de type 2 chez des patients thaïlandais prédiabétiques ?
Conclusion Minerva
Cette étude de bonne qualité méthodologique conclut que la curcumine peut être un produit sans danger et efficace pour la prévention de la survenue d’un diabète de type 2 chez les patients prédiabétiques. Des études à plus long terme sur des populations plus larges et plus diverses doivent venir confirmer les résultats avant que la curcumine ne puisse se voir attribuer une place comme médicament pour la prévention du diabète de type 2.


Crise d’asthme chez l’enfant de plus de 2 ans : un anticholinergique utile ?

Minerva 2013; 12(1): 6-7

Analyse de
Teoh L, Cates CJ, Hurwitz M, et al. Anticholinergic therapy for acute asthma in children. Cochrane Database Syst Rev 2012, Issue 4.
Question clinique
Chez des enfants âgés de plus de 2 ans présentant une crise d’asthme, quelle est l’efficacité d’un anticholinergique inhalé administré seul versus autre traitement ?
Conclusion Minerva
Cette méta-analyse sommant les résultats de (très) petites études de qualité méthodologique peu évaluable, confirme une moindre efficacité de l’ipratropium (ou autre anticholinergique) versus bêta2-mimétiques à courte durée d’action (SABA, type salbutamol) et versus association SABA + ipratropium en cas de crise d’asthme chez des enfants âgés de plus de 2 ans.

Pour la pratique

En cas de crise d’asthme chez l’enfant, tous les guides de pratique recommandent un bêta2-mimétique à action courte (SABA) en première intention (1,2,7). La présente méta-analyse confirme une plus grande efficacité des SABA versus anticholinergique à courte durée d’action en cas de crise d’asthme chez l’enfant.

Les guides de pratique insistent aussi sur l’intérêt possible de plusieurs administrations d’une association de SABA et d’ipratropium chez l’enfant présentant une crise d’asthme modérée à sévère. Chez les enfants de moins de 2 ans, une méta-analyse ne trouve pas de preuve suffisante de l’intérêt de cette association versus SABA seul, ni de l’intérêt de l’ipratropium seul. En cas d’asthme, chez l’enfant particulièrement, le dispositif d’administration d’un bronchodilatateur doit être individuellement adapté et testé (8).




Plaie chronique : infectée ou non ?

Minerva 2013; 12(1): 10-11

Analyse de
Reddy M, Gill SS, Wu W, et al. Does this patient have an infection of a chronic wound? JAMA 2012;307:605-11.
Question clinique
Quelle est la valeur des symptômes et signes cliniques et quelle est la meilleure technique de prélèvement non invasive pour diagnostiquer une infection d’une plaie chronique ?
Conclusion Minerva
Cette synthèse, qui reprend des études avec prévalence élevée d'infection de plaies chroniques, montre que des signes classiquement considérés comme des témoins de l’infection d’une plaie chronique (exsudat purulent, érythème, chaleur, odeur nauséabonde) ne sont pas des arguments probants/excluants d’une infection, sauf peut-être la présence d’une douleur pour suggérer une infection. D’autres signes ne semblent pas plus pertinents pour prouver ou exclure une infection d’une plaie chronique. De même, cette synthèse qui ne permet aucune sommation des résultats, n’apporte pas de preuve robuste de l’intérêt d’un test peu invasif particulier pour diagnostiquer cette infection.

Pour la pratique

En l’absence de guide spécifique pour les plaies chroniques infectées, un guide de pratique pour les plaies chroniques recommande une stratégie de traitement de l’infection des plaies selon la gravité de cette infection en se basant sur des niveaux de preuve souvent (très) bas (5). Il propose comme technique de référence pour diagnostiquer une infection de plaie chronique une culture sur biopsie de la plaie, test de référence repris dans la synthèse analysée ici.

Cette synthèse de la littérature n’apporte pas de preuve qu’un signe/symptôme constitue un argument pertinent pour prouver ou exclure une infection d’une plaie chronique. Un prélèvement avec durée (5 secondes) et pression suffisante (extraire des sérosités) pourrait être performant pour prouver une infection, mais ceci reste à confirmer.

Quel type de kinésithérapie dans la gonarthrose ?

Minerva 2013; 12(7): 84-85

Analyse de
Wang SY, Olson-Kellogg B, Shamliyan TA, et al. Physical therapy interventions for knee pain secondary to osteoarthritis: a systematic review. Ann Intern Med 2012;157:632-44.
Question clinique
Quelles sont l'efficacité et la sécurité des différents types de kinésithérapies ambulatoires proposées dans la gonarthrose douloureuse chez l'adulte ?
Conclusion Minerva
Cette synthèse méthodique apporte des éléments de faible niveau de preuve, et difficilement extrapolables, qui semblent souligner un effet positif limité des exercices en aérobie, de renforcement et proprioceptifs, ainsi que des ultrasons, parmi les différentes options de kinésithérapie ambulatoire dans la gonarthrose douloureuse de l'adulte.

Anacristina Flatres

unread,
Mar 15, 2014, 2:20:17 AM3/15/14
to medecine-p...@googlegroups.com
Salut Fabrice 

Comment vas tu ?
Merci pour ce site très intéressant.
Alors quelles sont les nouvelles sur le fenua?
Ici rien de neuf, sauf que j ai démissionné et qu on aimerait revenir dans le bon vieux fenua, mais je vais attendre de savoir si mon tane peut avoir un poste la bas '
On. Va bien voir....
Et le dispensaire des TG. Comment ça se passe?
À bientôt 


Ana Cristina 


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fabrice chiausa

unread,
Mar 15, 2014, 3:57:26 AM3/15/14
to medecine-p...@googlegroups.com
Salut,

ca va bien. Ca se passe tres bien au DTG sauf qu'on bosse beaucoup. On va demenager au CHPF. Le projet de telesanté marche bien et est en train de s'etendre a toute la polynesie. Le DTG et l’hôpital de moorea se sont rapproché pour un groupement de moyens humains (et oui il y a pletor de médecin a moorea!) et pas mal de monde de Moorea on rejoint la "secte spaakienne" au DTG. Yves est en poste a Moorea et moi j esssaie d'y faire quelques journées par ci par la.

Accessoirement, je compte déménager et peut être habiter dans l'ancienne maison de Nicolas a coté de ou tu habitais.

Et tu as demissionné pour faire quoi? venir? quand?
Il devrait y avoir des postes qui se libèrent cet été. Fais signe si tu penses venir, on te trouvera un poste...

Ca fait plaisir d avoir de tes nouvelles.

N'hesites a me contacter si ton retour se concrétise.

a bientot
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