Oublions dans sa tour l'esthète qui distille
Un suc alambiqué de fades arabesques
Pour abreuver notre âme aux flux illimités
Il nous faut aujourd'hui des titans survoltés
Des figures de hautes fresques
Des forgerons du style
Prends ta masse ô sculpteur de phrases gigantesques
Et dans l'or de ta forge
Martèle-nous des mots qui fassent rendre gorge
Au vieux langage afin d'en tirer les cris rouges
Les vomissements éblouis
Et les longs hurlements des lendemains qui bougent
Au ventre de la nuit
Je le comprends comme un appel au poète pour développer son savoir faire
afin de porter et de promouvoir son expérience en l'art avec pour objectif
d'atteindre le niveau le plus élevé de sa possibilité et de son exigence.
Michel
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La poésie du pixel.
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L'encre et l'aquarelle.
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