Les femmes exclues des accords sur les permis de conduire avec l'Arabie saoudite (Revue de presse 17/03)

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Mar 17, 2014, 5:40:09 AM3/17/14
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Maroc-Arabie Saoudite: reconnaissance du permis de conduire exclusivement masculin! (Akhbar Alyoum)

Un accord de reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre le Maroc et l'Arabie Saoudite a été signé, mercredi à Marrakech, par Najib Boulif, et le ministre de l'intérieur du Royaume d'Arabie Saoudite, Mohammed Ben Nayef Ben Abdulaziz Al Saoud. Cet accord ne s'appliquera que pour les citoyens hommes puisqu'aucune citoyenne saoudienne n'a de permis de conduire et que les Marocaines ne sont pas autorisées à conduire dans ce pays.

 

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Inédit : la délégation préfectorale aux affaires islamiques de Hay Hassani enjoint aux muezzins de limiter les décibels de leurs appels à la prière de l'aube (Goud)

Goud a obtenu un document envoyé par le ministère aux muezzins de Hay Hassani les invitant à régler leurs haut-parleurs au minimum afin que l'appel à la prière de l'aube soit audible à l'intérieur de la mosquée mais pas au delà. Des mesures justifiées par les plaintes reçues des citoyens. ON se souvient qu'en 2008 la ministre de la famille précédente, Nezha Skalli (PPS) avait évoqué ce problème et avait suscité des réactions hostiles, notamment du PJD dans l'opposition.

http://www.goud.ma/sites/default/files/sites/default/files/im/image_7.jpg

 

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Produits Marocains d'origine contrôlée : chiffres d'affaires en millions de dh (L'Economiste)

Clémentine de Berkane 550, Caroubier 540, Huile d'argan 480, Amandes 400, Viande ovine Beni Guil 300, Grenade 180, Câpres 260, Plantes médicinales 200, Dattes Mejhoul 185, Figues de Taounate 180, Lait camelin 140, Cactus 130, Agneau Laiton 120, Safran 85, Truffes du désert 75, Miel d'Euphorbe d'Azilal 60, Viande cameline 60, Henné de Tata 30, Rose 16, Nèfles 15, Eau de fleur d'oranger 14, Piment fort 4, Fromage de chèvre 3, Huile d'olive de Tyout Chiadma 1, Huile de noix d'Azilal 0,21.

 

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SFR/Numericable : les deux semaines folles qui ont chambardé le paysage des télécoms (Les Echos)

Ils sont tous les deux polytechniciens, avec vingt-cinq promotions d'écart. L'un a cinquante ans, l'autre soixante-quinze. L'un est un entrepreneur culotté, l'autre un patron influent. L'un est séfarade né au Maroc et parti de rien, l'autre un parrain du capitalisme français. Pourtant, le courant passe bien entre Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire de Numericable, et Jean-René Fourtou, grand manitou de Vivendi depuis douze ans et aujourd'hui à la tête de son conseil de surveillance (…)

 

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4 inspecteurs pour répertorier les terrains nus à Casablanca (L'Economiste)

(…) Le ministre de l'intérieur vient de nommer 4 inpecterus chargé du suivi des recettes fiscales au niveau de Casablanca. Objectif : répertorier les terrains nus et élargir l'assiette fiscale à travers le recensement des nouveaux quartiers dont les habitants ne versent aucune impôt à la commune (…)

 

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UN's Corell Opinion : PwC did a two-year study of who's accruing benefits from the Boucraa mine (IPS)

By Bryant Harris - (…) In 2002, Morocco awarded contracts for oil exploration in the Western Sahara to a U.S.-based company, Kerr McGee, and the French-based Total S.A. In response, the United Nations issued what is known as the Corell Opinion regarding the legality of resource extraction in Western Sahara. The Corell Opinion recognises Morocco as the de facto administrative power of Western Sahara. But it also states that “while the specific contracts … are not in themselves illegal, if further exploration and exploitation activities were to proceed in disregard of the interests and wishes of the people of Western Sahara, they would be in violation of the principles of international law applicable to mineral resource activities in Non-Self-Governing Territories.” (…) OCP, Morocco’s state-owned phosphates company, “has done a really strenuous job,” he said. “They brought PricewaterhouseCoopers [an American consulting firm] in and did a two-year study of who’s accruing benefits from the Bou Craa mine in Western Sahara. Very clearly it’s not really contributing to their bottom line but it is creating jobs – it’s creating value added to the people in the community.” (…)

 

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BLOG CORNER

 

National Geographic organise un voyage du Ghana au Maroc le 23 mars 2015 :

http://www.nationalgeographicexpeditions.com/expeditions/west-africa-expedition/detail

 

Une communication paradoxale à propos de la corruption (Aziz Hiloua)

http://cjb.ma/123-edito/une-communication-paradoxale-a-propos-de-la-corruption-2506.html

 

Evolution of the Moroccan Entertainment Landscape After the Airwaves’ Release

http://matthieudesnoyer.hubpages.com/hub/Evolution-of-the-Moroccan-Entertainment-Landscape-After-the-Airwaves-Release

 

Casablanca zoo: A death trap for animals? (France24)

http://observers.france24.com/content/20140312-casablanca-park-zoo-death-trap-animals

 

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MEDIAS

 

Video - Pharrell Williams - Happy (We Are From LAAYOUNE)

http://www.youtube.com/watch?v=-VDr8lrPKnQ

 

Video - Cheb Khaled soutient la candidature de Bouteflika : "je suis fier de pouvoir servir un whisky à mes invités"

http://www.youtube.com/watch?v=0nWuBTx_3b0

 

Video - La pêche à la Pibale au Maroc (France3)

http://www.youtube.com/watch?v=bBZJUNY73fU

 

Video - Relaciones interculturales con el mundo musulmán - Lucía Ferreiro

http://youtu.be/CSIpcBDF7MU

 

Video - Laayoun TV diffuse un reportage depuis les camps de Tindouf

http://www.youtube.com/watch?v=FUsyEh8zzd0

 

Image - Helicopter Funship? Alexander Ponomarev at the Marrakech Biennale (Hyperallergic)

http://hyperallergic.com/114221/helicopter-funship-alexander-ponomarev-at-the-marrakech-biennale/

 

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BREVES

 

Transsaharienne : un budget prévisionnel de 34 milliards de dh pour une ligne ferroviaire reliant la Maroc à l'Afrique subsaharienne, selon Najib Boulif (Maroc Hebdo)

 

François Léotard, pour 120 000 par an, est administrateur de Pizzorno depuis 2008, l'ancien ministre de la Défense aura permis au groupe de se développer au Maroc notamment (Marianne)

 

Les crédits immobiliers accordés par le CIH sont aujourd'hui couverts à hauteur de 130% par la valeur des biens en hypothèque (La Vie Economique)

 

Le visage de Mohamed V est représenté sur les billets de 2 Sylis de la Banque centrale de Guinée émis en 1960 (Al Ousboue)

 

Concert de Haim Botbom le 27 mars au Megarama (Version Homme)

 

72% des femmes rurales en âge d'activité sont analphabètes (Yabiladi)

 

Crise de "l’apprentissage de grande ampleur" selon l'Unesco : seuls 35% des enfants marocains qui atteignent la 4e année du primaire ont assimilé les bases fondamentales de la lecture (H24info)

 

Les femmes doukkalies sont les Marocaines les plus actives, suivies par les femmes du Gharb et celles de Souss, les moins actives sont les sahraouies (Al Massae)

 

Anas Sefrioui : Nous sommes prêts à investir dans les pays africains hostiles à l'intégrité territoriale Maroc, en premier lieu l'Algérie (Annass)

 

73,5% des femmes rurales entrent dans le marché du travail à moins de 15 ans contre 11,8% en milieu urbain (Al Massae)

 

Abderrahman Youssoufi a souhaité faire coïncider la date de sa remise de démission de la tête de l'USFP avec la commémoration de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka (Tel Quel)

 

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RESEARCH

 

The European Neighbourhood Policy as an instrument for building a security community : the case of Morocco

http://nynorsk.nupi.no/content/download/494799/1644923/version/2/file/WP-835+Rieker-Bremberg.pdf

 

U.S. Imports from Morocco by 5-digit End-Use Code

http://www.census.gov/foreign-trade/statistics/product/enduse/imports/c7140.html

 

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ONU Femmes : http://egalite.ma

 

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Sabine Kheris, la juge trotskiste d'origine algérienne qui à convoqué Abdellatif Hammouchi (Le Temps)

Chakir Arsalane - (…) la doyenne des juges d'instruction du Tribunal de Nanterre a ordonné la descente policière à l'ambassade du Maroc à Paris (…) Membre illustre du fameux Syndicat de la magistrature, qui s'était illustré par son "mur des cons" (…)

 

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Les 11 points sur lesquels portent les négociations de l'ALECA (Finances News)

(…) il s'agit de la défense commerciale, la transparence, la concurrence, les douanes et facilitation du commerce, les énergies liées au commerce, les obstacles non tarifaires, le commerce et le développement durable, le droit de propriété intellectuelle, les mesures sanitaires et phytosanitaires, les marchés publics et les services et droits d'établissement (…)

 

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Maigre bilan pour l'opération de régularisation des clandestins : 12.034 demandes déposées et 204 cas régularisés (Libé.ma)

(…) Les ressortissants sénégalais figurent en tête des  listes des candidats à la régularisation. Ils représentent 32% suivis par les Syriens (17%). les Ivoiriens et les Nigériens arrivent en troisième place avec 6% (…)

 

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Le Maroc a-t-il refusé d’accorder l’asile politique aux leaders des frères musulman ? (Lemag)

Selon l’hebdomadaire arabophone Ma Waraa Al Hadath, qui dit citer une source qatarie parmi la délégation qui a accompagné le premier ministre du Qatar, durant sa récente visite au Maroc, une demande d’accueillir sous protection marocaine, des leaders des frères musulmans, aurait été formulée auprès du gouvernement Benkirane et ce dernier aurait refusé.

 

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Le modèle "OCP Skills" adapté aux 900 fournisseurs du géant phosphatier (Le Matin du Sahara)

(…) Selon Mostafa Terrab, l'OCP travaille aujourd'hui avec 900 fournisseurs industriels et souhaite développer sa compétitivité pour n'avoir affaire qu'à une douzaine de fournisseurs qui seront des sous-traitants stratégiques disposant de leur propre écosystème (…) Pour faire aboutir ce processus, OCP entend demander des mesures d'accompagnement à l'Etat

 

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Fethullah Gulen named author of the month in Casablanca (Hizmet News)

via Zaman - (…) Dar al-Nile official Sukru Sahin said they had more books at their stalls than last year but many of them sold out before the fair ended. He said Gulen has had many readers in Morocco for years. Sahin further shared the reflections of their visitor. “A Moroccan deputy visited our stalls and bought Gulen’s entire collection, several books on the movement and Risale-i Nur Collection in Arabic, after looking through them for quite a long time. He said, ‘Many books here at the fair are repeating or annotating each other. But I see original views and perspectives in what I’ve bought from you.’ Many Moroccans also expressed their resentments over the slanders and insults recently leveled at the Honorable Gulen.”

 

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L'attitude de Moulay Hicham lors de la beyaa en 1999 (Tel Quel)

(…) en refusant de porter le costume traditionnel et d'embrasser la main du roi pendant le serment d'allégeance, Moulay Hicham se montre également dirigiste vis à vis du roi, il se mêle de tout, même de choses relevant du domine réservé au souverain. Cette façon de profiter des funérailles pour envoyer des messages politiques suscite la colère de Mohammed VI. Et dès cette nuit-là apparaissent les prémices d'une froideur dans les relations entre le souverain et son cousin germain (…)

 

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Blagues de mauvais goût au Parlement (Akhbar Alyoum)

Durant la discussion sur le projet de loi interdisant le mariage des mineures, la députée Fouzia Labied a dénoncé "il y a des régions où il est possible de ramener une fille pour mille dirhams.. Les parents vendent leurs filles pour mariage ou pour travailler!". C'est à ce moment qu'un député non identifié a été entendu en train de s'exclamer "où ça? où ça?", provoquant un éclat de rire général dans l'assemblée.

 

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Polisario Hires Serbian NGO known as "Canvas" (Sahara News)

(…) According to Global Research, a Montreal-based centre of research on globalization, the Serbian NGO, known as “CANVAS” (Center for Applied Nonviolent Action and Strategies,) is currently conducting, as ordered by the Polisario, subversive actions in Morocco’s southern provinces. In a paper by Ruben Ramos, Global Research recalls that CANVAS was created in 2004 by two Serbian activists who were fighting the power of the ex-Serbian leader Slobodan Milosevic. The two men, Srdja Popovic and Slobodan Dinovic, were members of a Serbian organization of politico- military instrumentalization called OTPOR (resistance in Serbian,) said the same source (…)

 

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Cannabis: Mieux vaut fumer au Maroc et en Algérie qu'en Tunisie (Huffington Post)

Par Sandro Lutyens - Le débat est ouvert en Tunisie sur la répression de la consommation et du trafic de cannabis. Alors que plusieurs acteurs politiques et de la société civile appellent tantôt à la dépénalisation, tantôt à la légalisation, une comparaison avec les voisins marocain et algérien est susceptible de mettre en lumière certaines anomalies tunisiennes.

Si les peines appliquées au trafic se suivent et se ressemblent à travers le Maghreb, la consommation est gérée différemment.

Répression: mot d'ordre collectif

La loi relative aux stupéfiants 94-52 de 1992 impose des peines répressives, notamment une réclusion de 20 ans à perpétuité pour trafic en bande organisée.

L'Algérie et le Maroc ne sont pas plus laxistes. 5 à 10 ans pour détention et trafic au Maroc, 2 à 10 ans en Algérie. Pour ceux qui s'impliquent directement dans l'importation, l'exportation ou la culture en Algérie, la loi prévoit la réclusion perpétuelle.

Répressives, ces lois n'en sont pas pour autant étonnantes pour des pays producteur (Maroc) ou de transit (Algérie). A l'instar de la Tunisie, ils sont tous deux signataires de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. Ils se sont de fait engagés à lutter contre le trafic transnational.

Ils offrent une porte de sortie aux consommateurs

La peine tunisienne basique va de 1 à 5 ans de prison, elle ne retient aucune circonstance atténuante.

En Algérie, le tarif est déjà moins élevé (deux mois à deux ans). Mais c'est au Maroc qu'il fait le mieux vivre. Un consommateur y écopera de deux mois à un an de prison.

Outre une peine plus sévère, la Tunisie présente une anomalie remarquable par rapport à ses voisins.

Les lois marocaine et algérienne apportent un bémol à la répression du consommateur: Si celui-ci agrée à une cure de désintoxication, il ne sera pas poursuivi.

"Les poursuites pénales ne seront pas engagées si l'auteur de l'infraction consent, après examen médical effectué sur réquisition du procureur du Roi, à se soumettre pour la durée nécessaire à sa guérison, à une cure de désintoxication", dispose la législation marocaine.

Phrasé similaire côté algérien: les tribunaux y laissent les consommateurs tranquilles "lorsqu'il est établi qu'ils se sont soumis à une cure de désintoxication ou à une surveillance médicale à compter de la date du délit commis".

En Tunisie aussi, la cure de désintoxication est mentionnée. Mais le consommateur n'y évite les poursuites que s'il se présente pour une cure "avant la découverte des faits qui lui sont reprochés".

Alors que le Maroc et l'Algérie offre une porte de sortie à quiconque a été appréhendé par les autorités, la Tunisie est intransigeante. Seuls ceux qui se rendent volontairement pourront éviter la prison.

Les trois voisins semblent actuellement prendre des directions différentes. A l'image de la légalisation du cannabis en Uruguay et dans certains Etats américains, les politiques prohibitionnistes sont à la peine. "La guerre contre la drogue est un échec", publiait en septembre 2013 le British Medical Journal. "Serait-il temps d'envisager d'autres méthodes pour lutter contre ce fléau?", demande Le Monde diplomatique.

Au Maroc, les autorités poussées par le parti Istiqlal débattent activement de la légalisation dans un but thérapeutique ou industriel. Dans les régions du Nord et notamment du Rif, une légalisation serait d'un bénéfice économique de taille pour les habitants.

De pays de transit, l'Algérie devient progressivement un pays de consommateurs. Selon une enquête nationale conduite en 2010, entre 250.000 et 300.000 jeunes seraient usagers de drogues, principalement de cannabis et de psychotropes.

En 2007, le gouvernement algérien affirmait avoir "redoublé d'efforts" pour contrecarrer cette évolution, notamment en passant des lois restrictives.

La Tunisie pousse petit à petit le débat à l'ordre du jour.

Pour remettre la question en perspective, une dernière comparaison est de mise: En Arabie Saoudite, l'usage de drogue est, comme le trafic, passible de la peine de mort.

 

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Entretien avec Abdellatif Laâbi, écrivain « Ici il n'y a pas un grand souci pour la littérature » (La Croix)

Prix Goncourt de la poésie en 2009, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie Française 2011, Abdellatif Laâbi est l'un des plus grands représentants de la littérature marocaine d'expression française. Fondateur, en 1966, de la revue poétique « Souffles », à laquelle collabora notamment Tahar Ben Jelloun, il fut emprisonné pendant huit ans sous le régime de Hassan II. Il vit depuis les années 1980 en banlieue parisienne, tout en continuant d'observer de près l'évolution politique et culturelle de son pays d'origine.

Dans votre essai Un autre Maroc (Éditions de la Différence), paru l'an dernier, vous décrivez un pays dans l'impasse, politique, institutionnelle, culturelle. Le Maroc a-t-il manqué son rendez-vous avec les printemps arabes ?

Abdellatif Laâbi : Le Maroc n'est pas la Tunisie ou l'Égypte. Certes, ils possèdent une langue et une religion communes, mais chacun suit son propre chemin. Ici, les conditions n'étaient pas réunies pour changer le régime de Mohammed VI. En organisant une réforme constitutionnelle, la monarchie a bien manœuvré car elle a coupé l'herbe sous le pied des Marocains. Mais le pays a bougé et continue de bouger.

Depuis une vingtaine d'années, une société civile très vivante émerge, dans laquelle s'enracine une culture forte des droits de l'homme. Il existe un autre pays derrière la « vitrine » du système. Un pays où les femmes se battent pour leurs droits, dans lequel elles sont désormais chefs d'entreprise, romancières, poètes, scénaristes. Un pays de jeunes, d'artistes et de créateurs, qui ne comptent que sur eux-mêmes pour faire changer les choses.

En 2006, lors du Maghreb des livres, vous affirmiez que le Maroc était en train de vivre une sorte de « movida » littéraire. Cette vitalité est-elle toujours d'actualité ?

A. L. : Elle se poursuit en effet, au sein du Maroc mais aussi au-delà de ses frontières, au travers de sa diaspora. Aujourd'hui, la culture marocaine essaime un peu partout dans le monde, aux Pays-Bas grâce à Fouad Laroui (prix Goncourt de la nouvelle 2013 pour L' é trange Affaire du pantalon de Dassoukine, paru aux éditions Julliard), ou encore en Espagne, grâce à Najat El Hachmi (lauréate en 2008 du prix Ramon Llull pour Le Dernier Patriarche, publié chez Actes Sud). Cela participe à diffuser une image moins caricaturale du Maroc, encore trop souvent perçu de manière folklorique ou surannée. Une bonne fois pour toutes, cessons de dire que nous sommes en Orient : le Maroc, c'est l'Occident !

Malgré ce foisonnement littéraire, les Marocains méconnaissent leurs écrivains. Pourquoi ?

A. L. : Parce qu'il n'y a pas un grand souci pour la littérature ici. Les institutions ont démissionné depuis longtemps en matière de culture : le réseau de bibliothèques publiques ne fonctionne pas, il n'existe pas de maisons de la culture ni de conservatoires de théâtre. Des maisons d'édition se sont bien créées, mais rares sont celles qui font autre chose que du commerce et défendent une ligne éditoriale cohérente. Le problème vient aussi de l'enseignement public, qui se trouve dans un état lamentable.

À la fin des années 1960, le régime de Hassan II a introduit le loup intégriste dans la bergerie et la génération actuelle le paie au prix fort. Avec l'arabisation, l'enseignement de la philosophie et de la sociologie, nécessaires à la formation de l'esprit critique et de la liberté de pensée, ont été abolis. Alors oui, le Maroc produit des livres, mais ils ne circulent pas, ce qui réduit forcément leur impact.

Quel rôle la littérature peut-elle jouer dans ce contexte ?

A. L. : Les enjeux ont changé en cinquante ans. Le combat politique est moins frontal que sous la dictature, car le régime actuel est dans l'indifférence. À l'époque de la revue Souffles, il s'agissait avant tout de décoloniser les esprits, de construire un nouvel imaginaire. Nous nous lancions dans l'aventure de la modernité en cassant les moules existants. Désormais, l'audace se situe moins sur le plan esthétique que sur le fond. Les auteurs s'emploient davantage à briser les tabous sociaux et politiques. Comme en Occident, le roman est devenu la norme. Et la poésie, qui était historiquement le genre majeur de la littérature arabe, s'est marginalisée. Pourtant, je continue de penser que c'est le genre dans lequel l'écrivain possède le plus de liberté. Recueilli par Jeanne ferney

 

Souvent considérée comme une source de tension et de confusion identitaire, la diversité linguistique du Maroc participe largement à la richesse culturelle et littéraire du pays Quand les langues dialoguent (La Croix)

jeanne ferney - «J e parle toutes les langues mais en arabe. » Emprunté à un ouvrage de l'auteur marocain Abdelfattah Kilito (1), ce titre a donné lieu à l'un des débats les plus captivants du festival Étonnants Voyageurs de Rabat. Pourquoi naître dans une langue et écrire dans une autre ? Comment affirmer son « arabicité » en dehors de la langue maternelle ? Installé en Belgique depuis près de vingt ans, le poète Taha Adnan n'a jamais cessé d'écrire en arabe. « C'est la seule langue qui se donne entièrement à moi » , explique-t-il. L'écrivain Mohamed Nedali, lui, a toujours eu recours au français, bien que ce soit sa quatrième langue. « Pourquoi pas ? », se contente-t-il de répondre lorsqu'on lui en demande la raison. Quant à Youssouf Amine Elalamy, il a surtout recours au français et à l'anglais – il a étudié à New York.

Lorsqu'il prend la plume, le Marocain a souvent le « choix » entre deux, trois, voire quatre langues différentes : l'arabe classique enseigné à l'école, le français, mais aussi l'amazigh – dialecte berbère reconnu comme une langue officielle de l'État par la nouvelle Constitution – et la darija, c'est-à-dire le marocain. Non codifié, longtemps cantonné à un usage oral et quotidien, ce dialecte s'impose progressivement comme langue de création artistique et littéraire, faisant fi des conservatismes.

En 2005, Youssouf Amine Elalamy a ainsi publié l'un des premiers romans en darija, Tqarqib Ennab (Éditions Khbar Bladna). « Jusqu'à l'âge de 6 ans, je n'ai parlé que cette langue, raconte l'écrivain. J'ai voulu montrer qu'elle pouvait avoir une dimension poétique. » Une expérience qui lui a permis de découvrir une nouvelle géographie de l'écriture. « Si je devais localiser cela dans mon corps, je dirais que cela se passait au niveau de mes tripes, raconte-t-il. C'est une écriture plus viscérale, moins intellectuelle. » L'usage de la darija a aussi l'avantage de toucher un autre public, plus large, plus jeune aussi. Venu présenter son livre à des élèves lors du Salon du livre de Tanger, l'écrivain a été frappé par l'enthousiasme des adolescents : « Pour la première fois, j'ai vu des jeunes Marocains courir vers des livres. La pile est descendue d'un coup, comme dans un dessin animé ! »

 

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