Frédéric Thiriez : "Autoriser le voile dans le foot, c'est mépriser la femme" (Le Figaro)
(…) "Je pense à ces athlètes marocaines comme Nawal Moutawakel ou algérienne comme Hassiba Boulmerka, qui couraient sans voile malgré des menaces intégristes permanentes. Au Maghreb, les Lionnes de l'Atlas, les Fenecs qu féminin ou les Aigles de Carthage vont sans doute recevoir des pressions pour concourir voilées! Ben Bella doit se retourner dans sa tombe, lui qui disait en 1965 : "Nous voulons, par la pratique sportive, former une femme nouvelle, à la fois vigoureuse, dévouée à la collectivité et intégrée à la vie sociale algérienne".
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Le site de Aïn Beni Mathar rayé de la liste de MASEN : l'hydraulique et l'éolien avancent plus vite que le solaire (Le Matin du Sahara)
Moncef Ben Hayoun - MASEN a désormais 6 ans pour achever la construction des cinq centrales prévues (…) Le site de Aïn Beni Mathar a été rayé de la liste, selon une sources proche du dossier. Motif, les ressources en eau de cette zone (à 84km au sud d'Oujda sur 3000 hectares) nécessaires ne sont pas suffisantes (…) MASEN étudie un site de remplacement (…)
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Socrate : I was invited to the constitutional negociations in 2011 (Free Arabs)
(…) I was indeed amongst the founders of the movement. But even that I was not taking seriously. Yet I stayed, which earned me an invite to the constitutional negotiations held by the monarchy in 2011. I was actually seen as representing February 20th in the negotiations because other members of the movement decided to boycott them. Quite the misunderstanding (…)
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Le Maroc créerait 7 fois plus de richesses (L'Economiste)
Pour la première fois, l'évaluation du PIB a été réalisée en intégrant aussi le capital immatériel, ce «goodwill» qui forme le socle de différenciation à long terme d'un pays. La création des richesses par habitant est ainsi 7 fois supérieure à ce qui ressort de la comptabilité nationale. A 22.965 dollars par habitant, le Maroc est loin devant l'Algérie (18.491 dollars/habitant). Le capital-image instantanée du Royaume est l'un des éléments décisifs de cette valorisation.
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Nous ne confirmons pas une éventuelle initiative de M. Gérard Araud visant à porter plainte contre M. Javier Bardem (Porte parole du Quai d'Orsay)
Mustapha Ramid : Puisque la justice française est indépendante, pourquoi n’a-t-elle pas adopté la même position contre Donald Rumsfeld? (Akhbar Alyoum)
Zakaria Moumni qui avait déjà obtenu 2 agréments d'exploitation de taxi en voulait un troisième pour sa mère mais s'est vu signifier un refus (Goud)
Les autorités "ne seraient pas opposées" à l'ouverture du centre de Témara (L'Opinion)
Pascal Airault - (…) « Témara reste le point noir des prisons Marocaines, explique Taïb Madmad, secrétaire général de l’AMDH, ". On voudrait qu'il passe sous contrôle parlementaire et soit ouvert aux militants associatifs » (…) Les autorités n'ont pas accédé jusqu'à présent à la demande des organisations des droits de l'homme. « Nous n'y sommes pas opposés, indique un officiel Marocain. Le tout est de préserver des organes de sécurité qui nous permettent de faire face à la menace terroriste alors qu'Aqmi cherche depuis une décennie à s'implanter au royaume. C'est dans notre intérêt et celui de pays comme la France avec lequel nous avons des échanges d'information à grande échelle. Mais pour cela, on doit avoir confiance dans notre partenaire ».
En 2007 la "République des juges" a tenté de convaincre le royaume d'acheter le Rafale (La Relève)
Par Bouhadou Toudghi - (…) ce sont les magistrats français, qui au nom de la sacro-sainte liberté de la justice, sont exclusivement compétents pour promouvoir dans le monde les intérêts économiques de leurs pays et vendre le label "made in France" sur les marchés étrangers. Et cela a l'air de bien marcher, surtout lorsque l'on observe les déconvenues répétitives de l'Hexagone pour exporter le "Rafale". Il faut dire que les experts internationaux du marketing évoquent encore avec un sourire franc, l'idée lumineuse qu'avait eu en 2007, la justice de l'hexagone d'émettre via Interpol cinq mandats d'arrêts contre des responsables sécuritaires marocains, au moment même, où l'ex-président Sarkozy effectuait sa première visite officielle au Maroc et ce, dans une ultime tentative de convaincre le Royaume à acheter le fleuron de l'industrie aéronautique française (…) Tout cela n'est qu'un secret de polichinelle pour la France, mais pourtant, il est regrettable que Paris persiste à se refugier derrière la sempiternelle "indépendance des procureurs", préférant souiller de manière indélébile ses relations avec ses plus fideles amis (…)
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Audio - Une journaliste radio s'insurge : "que Dieu coupe les mains de ceux qui battent les femmes!" (Radio Aswat)
http://www.youtube.com/watch?v=GXEEM-NxAIA
Le coût économique de la violence à l’égard des femmes au Maroc s’élève à 0,32% du PIB (Centre Jacques Berque)
Abdessamad Dilamy - La violence à l’égard des femmes est un obstacle au développement du Maroc car elle a un coût socio-économique important. L’argent dépensé pour prendre en charge les victimes de cette violence est 1) un argent dépensé par les femmes et les ménagés (coûts directs), 2) un argent non gagné (coûts indirects, arrêt de travail, retards scolaires…), 3) argent perdu par les pouvoirs publics et par la société civile (prévention, services, soins répression…). Cet argent perdu aurait pu être utilisé pour réaliser un développement meilleur (…)
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BLOG CORNER
“Jamais je ne présenterai d’excuses à Aminatou Haidar même si j’en perds mon travail”
Z.Khamlichi: "Ce travail s'inscrit dans le cadre d'un mouvement que je viens de créer, le perceptionnisme"
« Le fils du Prophète », de Mohammed Ennaji, un livre percutant et dérangeant, Latifa El Bouhsini
I went on a Hash-making Holiday in Northern Morocco (VICE)
http://www.vice.com/read/i-went-on-a-hash-making-holiday-in-northern-morocco
25 signes qui font de toi un Marocain
http://www.welovebuzz.com/25-signes-qui-font-de-toi-un-marocain/
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MEDIAS
Video - Ahmed Snoussi, « Bziz », sur Maghreb TV
http://www.youtube.com/watch?v=KA4yKSzzTqY
Map - Evolution dans le temps du classement Freedom House depuis 1972 (The Economist)
http://www.economist.com/node/21597621
Video - Pirates of Sale Trailer 2013 (Rosa Rogers)
Video - Gdem Izik, novembre 2010
http://www.youtube.com/watch?v=pqdZMW9YbKs
Video - Jerome Sahyoun : Morocco Winter Session
Photo - Casual pictures of King Mohammed VI in Cote D’Ivoire going viral
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=615143268557241
Video - La princesse Lalla Hasna à l'honneur dans Vogue Italia
http://www.yabiladies.com/img/content/vu01304d0118-011902hasnax-609660_0x440.jpg
http://www.yabiladies.com/img/content/vu01304d0116-011701hasnax-3316211_0x440.jpg
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BREVES
Abdelilah Benkirane a invité mercredi dernier les lauréats de l'Institut supérieur d'administration à étudier le Coran (Alyaoum24)
La part de l’emploi non agricole dans l’emploi total en milieu rural évolue à un rythme très lent passée de 15% en 1960 à 18% en 1971, à 20% en 1987 et environ de 25% en 2012 (Quid)
L'administration générale de Renault aurait découvert des fraudes totalisant près d'un milliard (de centimes), la PJ de Casablanca enquête (Al Ousboue)
Une pétition rassemble 20 000 signatures portée par un réseau d'associations sahraouies demande une liaison par chemin de fer vers les provinces du sud (Al Ittihad Al Ishtiraki)
La ville de Salé aura bientôt un centre de formation en arts culinaires (cuisine, pâtisserie, boulangerie) initié dans le cadre de l'INDH pour 5,9 mdh (Economie & Entreprises)
Après Benkirane et Chabat, une photo de Mohammed Abbadi (Al Adl Wal Ihsane) en compagnie de son petit-fils bébé publiée sur sa fanpage officielle sur Facebook (Akhbar Alyoum)
Christies International Real Estate met en vente une réplique de l'Alhambra pour 54 millions d'euros à Marrakech (Yabiladi)
Les Marocains consomment 355 litres de thé par an par habitant, les Irlandais (273,5 litres), les Ouzbeks (261,3 litres), les Russes (261,3 litres) tandis que les Egyptiens (192,3 litres) selon Euromonitor (Tel Quel)
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RESEARCH
Le classement international des universités marocaines et la gouvernance universitaire : mythe ou réalité? (Driss Harrizi)
http://cirworld.ijssronline.com/index.php/IJREM/article/view/139N
La politique éducative de l’Espagne dans le Nord du Maroc pendant la période du Protectorat (1912-1956)
OCP Policy Center : http://www.ocppc.ma
Centre Marocain de l'Innovation : http://www.cmi.net.ma
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Le développement de Cosumar en Afrique coïncide avec les ambitions de Wilmar qui mise sur le continent où le déficit en production sucrière est estimé à 6 millions de tonnes par an (Economie & Entreprises)
Cosumar : réaction de la SNI à l'enquête du 360
Réponse du 360 au droit de réponse de la SNI
http://le360.ma/fr/economie/reponse-au-droit-de-reponse-de-hassan-bouhemou-10629
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Morocco's role in Africa : a chess game (The Economist)
(…) “This a chess game” says Ismaïl Régragui, a political scientist, pointing to cold war lines with America and France supporting Morocco and Russia, China and Iran backing Algeria. But with Algeria facing uncertain elections in April and security challenges on its borders, Morocco may be able to profit (…)
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Mirleft : l'envers du paradis touristique (L'Economiste)
Malika Alami - (…) épinglée par la Cour régionale des comptes pour la faiblesse de ses mesures en faveur de la protection de l’environnement. Pour commencer, les magistrats de la Cour des comptes, soulignent sur ce plan, l’absence d’une décharge contrôlée (…) Mirleft est clouée au pilori pour sa gestion anarchique de l’évacuation et le traitement des eaux usées. Sur ce plan, bien que ce service reste une attribution du conseil communal, il a été constaté par la Cour régionale des comptes que des opérateurs privés se chargent de l’évacuation des eaux usées à partir des fosses septiques (…)
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SNI achète un jet privé chez Bombardier (Hespress)
Selon le site Africa Intelligence, la SNI a acheté un avion privé de type jet "Challenger 350" qui s'ajoute aux deux autres avions de sa flotte. Selon la même source cet avion a une valeur de 20 million de dollars et est fabriqué par le canadien Bombardier. L'avion est basé à l'aéroport de Benslimane et est destiné exclusivement à transporter les grands responsables de la SNI et de ses filiales.
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Une Béninoise coincée à l'aéroport de Casablanca depuis le 21 février (Lemag)
La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a été saisie du cas d'une ressortissante béninoise, coincée depuis le 21 février dans la zone de transit de l'aéroport international Mohammed V à Casablanca, après avoir raté son avion à destination de Genève. Eléonore Mahoutin Nouagnon âgée de 50 ans, était titulaire d’un visa sur son passeport (B0281081) qui remplaçait son titre de séjour, en possession des autorités de Genève pour renouvellement. "Son visa arrivant à échéance le 21 février 2014, elle n'a pu voyager au-delà de minuit", précise sa famille qui a pris contact avec l'IFRC, basé à Genève (…)
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"Tintin au pays de l'or noir" (Usine Nouvelle)
Pierre-Olivier Rouaud - La profondeur géopolitique de l’œuvre d’Hergé n’est pas à démontrer. Ainsi, c’est avec raison que le génial dessinateur belge n’avait pas situé au Maroc "Tintin au pays de l’or noir" mais plutôt choisi ce pays comme théâtre de l’un de ses albums consacré au trafic de drogue ("Le Crabe aux pinces d’or") dans ce royaume qui reste le premier producteur mondial de cannabis, dixit l’ONU. Car du pétrole, il n’y en a point (encore) dans le pays (…) À la différence de celles de son rival algérien, les vastes étendues du Maroc restent vierges d’hydrocarbures exploitables : 300 forages n’ont donné que des puits secs (…) Dans ce pays affligé d’un déficit commercial abyssal pesant 20% du PIB, le pétrole et le gaz creusent la moitié de ce trou. En trouver ne serait-ce qu’un peu ce serait "Le Trésor de Rackham le rouge" !
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La Suisse a soumis au Maroc des modèles d’accords qu’elle a signés avec des pays comme l’Allemagne, l’Espagne et la France (Alifpost)
(…) selon les informations obtenues par Alifpost de sources de haut niveau en Suisse, liées à une institution financière, l’Etat marocain a pris langue en septembre dernier avec la Suisse à propos de Marocains qui ont des comptes dans les banques de ce pays européen. Les négociations entre les deux parties se sont poursuivies jusqu’au mois de Janvier dernier, ce qui a permis au Chef de Gouvernement Benkirane de déclarer sur un ton menaçant, au sein du Parlement, qu’il disposait de la liste de ceux qui ont transféré illégalement de l’argent à l’étranger. La Suisse a même soumis au Maroc des modèles d’accords qu’elle a signés avec des pays comme l’Allemagne, l’Espagne et la France, concernant la fuite de capitaux et l’évasion fiscale. La Suisse a souligné cependant que dans le cas d’une convention globale, la sélectivité ne serait pas permise dans les demandes. Autrement dit, c’est la transparence totale, et la confidentialité n’est plus garantie (…)
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Kelaa Sraghna : un malade mental enchaîné par sa famille pendant des années à l'état animal (Bladi)
D'après le journal Al Massae, l'homme, atteint de déficience mentale, était réduit à l'état d'animal depuis plusieurs années par des membres de sa famille, vraisemblablement son père et son frère. La mère, ajoute le journal, avait interdiction de voir son fils, de peur qu'elle ne le délivre. La police, qui a été alertée, a découvert un jeune homme "au comportement quasi-primitif", incapable de parler normalement. Il était attaché à une chaîne en fer, noyé dans ses propres excréments. N'émettant que quelques sons incompréhensibles, il n'avait pour seul lien avec le monde extérieur qu'une petite fenêtre par laquelle son père ou son frère lui donnaient de la nourriture et de l'eau. Le jeune garçon a été emmené à l'hôpital psychiatrique de Marrakech ",tandis que son père et son frère ont été placés en garde à vue par le procureur du Roi, en attendant la fin de l'enquête. Ils sont poursuivis pour mise en danger de la vie d'autrui et séquestration (…)
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Face à Rachid Benzine un auditeur : "Je me sens trahi. Je m’attendais à une conférence à la Tarik Ramadan, je me retrouve devant de l’anti-islam" (L'Economiste)
Rime AIT EL HAJ - «Je me sens trahi. Je m’attendais à une conférence à la Tarik Ramadan, je me retrouve devant de l’anti-islam». C’est en ces termes, et d’une voix pleine d’émotion, qu’un auditeur a apostrophé Rachid Benzine, islamologue, lors de sa conférence intitulée: «Le Coran, entre tradition sacrée et histoire» (…) Selon les «hypothèses vraisemblables» de Rachid Benzine, Mahomet, qui a reçu la révélation à La Mecque, n’a pas tout de suite conquis les esprits. L’approche historienne laisse même entendre que ce pauvre orphelin n’avait pas voix à la prédication, dans une société tribale patriarcale. Toute la période «mecquoise» n’aurait été destinée qu’à convaincre ses proches de «rallier Dieu» (…) Biblification de la tradition musulmane : Quel rapport l’islam entretient-il avec le christianisme? Ce lien pourrait être bien plus profond que l’on ne saurait le croire. L’approche historienne de l’islamologue Rachid Benzine suppose que la tradition musulmane, probablement établie au 9e siècle, a été largement instaurée par des néo-convertis chrétiens qui ont effectué leur travail avec les résidus de leurs propres croyances. En témoigne, par exemple, le rôle donné à l’Ange Gabriel. Celui-ci, très important dans la religion chrétienne, n’est cité que trois fois dans le Coran, et bien tardivement. Or, la tradition musulmane lui donne une importance majeure. D’ailleurs, ironie du sort ou clin d’œil de l’histoire, la conférence de Rachid Benzine a été organisée par l’Institut œcuménique de théologie de Rabat, Al Mowafaqa, destiné à la formation des cadres religieux tels que des assistants de paroisse catholiques ou des pasteurs stagiaires protestants.
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Le montant des dommages sociaux causés par la déforestation et la dégradation des forêts peut atteindre jusqu'à 0,7 pourcent du PIB (Mediterranean Forest Week)
Leila Croitoru - Bien qu'il soit admis que les forêts contribuent significativement à une économie verte, leur rôle précis n'a pas encore été complètement étudié. Cet article vise à combler ce besoin concernant les forêts d'Afrique du Nord et du Moyen Orient et propose des recommandations concrètes aux décideurs. En général, les produits forestiers non-ligneux constituent le principal bénéfice issu des forêts d'Afrique du Nord et du Moyen Orient, et représentent jusqu'à 40 % du revenu des ménages. La protection des bassins versants est également un bénéfice significatif, en particulier en Syrie et dans les pays du Maghreb. Certains ecosystèmes spécifiques peuvent atteindre des valeurs particulièrement importantes, à l'image de l'écosystème chêne-liège en Tunisie (US$214/ha/an) et de la forêt de la Maamora au Maroc (US$440/ha/an). Malgré ces valeurs importantes, le montant des dommages sociaux causés par la déforestation et la dégradation des forêts peut atteindre jusqu'à 0,7 pourcent du produit intérieur brut des pays concernés. Un large éventail d'instruments a été élaboré en vue de tirer profit des biens et services fournis par les forêts pour le développement d'une économie verte. Dans la région MENA, plusieurs pays ont déjà développé des filières de produits forestiers non-ligneux, établi des aires protégées et certains sont engagés dans la comptabilité verte. Cependant, rares sont les pays à avoir conçu des mécanismes innovants tels que les paiements pour services environnementaux et la finance carbone. L'article recommande l'amélioration de l'évaluation des bénéfices non-marchands au niveau local et la conception de mécanismes spécifiques pour la conservation des principaux bénéfices issus des forêts.
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Comptes en devises : Le dernier verrou saute pour les ex-MRE (L'Economiste)
Hassan EL ARIF - DEPUIS début février, les MRE qui rentrent définitivement au Maroc peuvent rapatrier les avoirs détenus à l’étranger et en disposer librement. La nouvelle disposition a été mise en œuvre par l’Office des changes. Ainsi, une fois rentrés au pays, les anciens MRE sont tenus de déclarer à l’Office leurs avoirs dans les trois mois suivant la date de leur installation. Sont concernés les biens immeubles, actifs financiers et avoirs liquides. A ne pas confondre avec la contribution libératoire applicable aux résidents nationaux qui détiennent des biens à l’étranger. Outre l’obligation de la déclaration, les ex-MRE sont tenus de rapatrier l’argent placé dans des banques à l’étranger. Les fonds peuvent être versés sur des comptes en devises ou en dirhams convertibles. Ce qui change par rapport à l’ancien schéma, c’est que les MRE peuvent disposer de leurs fonds comme s’ils étaient toujours à l’étranger sans aucune autorisation préalable de l’Office des changes. Ce qui était contraignant auparavant. Avant la nouvelle circulaire de l’Office, les MRE qui s’installent définitivement au Maroc devaient rapatrier leurs fonds et les injecter dans un compte en dirhams. Par ailleurs, le nouveau dispositif prévoit que chaque fois que la nature des biens détenus à l’étranger change, les MRE doivent le signaler auprès de l’Office dans un délai d’un mois. Les investissements effectués sur la base de ces fonds tant à l’étranger qu’au Maroc doivent aussi être aussi déclarés à l’Office des changes dans un délai de six mois. Les MRE qui changent de résidence fiscale disposent d’un délai de trois mois pour effectuer leur déclaration. L’Office pourrait proroger ce délai à un an après la date du déménagement. «Une fois rentrés au Maroc, les MRE ne pouvaient disposer de leurs avoirs ni par la vente, ni par la location sans l’autorisation de l’Office des changes. D’où l’embarras de plusieurs d’entre eux qui se retrouvaient prisonniers de la réglementation de leur propre pays alors que ces avoirs ont été acquis avec des revenus gagnés à l’étranger», explique Jaouad Hamri, directeur de l’Office des changes. Du coup, certains ex-émigrés se retrouvaient parfois dans une situation de précarité juridique «Beaucoup de jeunes qui ont travaillé dans des banques d’affaires hors du Maroc se sont constitué grâce à leurs revenus un patrimoine à l’étranger, refusent de rentrer au pays pour ne pas être en infraction par rapport à la réglementation des changes et perdre leur liberté par rapport à des biens qu’ils ont légalement acquis», ajoute Hamri. Le défaut de déclaration constitue une infraction à la législation de change et du fisc quelle que soit la nationalité de l’ex-MRE. Les pénalités peuvent atteindre six fois le montant des avoirs détenus à l’étranger. La loi prévoit aussi des peines de prison. Les infractions peuvent faire l’objet d’une transaction à l’amiable avec l’Office des changes. Reste maintenant à voir si le nouveau dispositif incitera les anciens MRE à rapatrier leurs économies au Maroc. L’assouplissement de la réglementation de change pour les anciens MRE permettra d’attirer les compétences nationales installées à l’étranger. «Nous ne pouvons que saluer la simplification des procédures au Maroc, surtout pour les anciens immigrés n’ayant pas la double nationalité, mais le gouvernement devrait trouver une solution aux autres problèmes tels que l’allongement du délai de l’admission temporaire des véhicules», déclare Salim Fkire, président de l’association Cap Sud MRE. Pour l’heure, les MRE qui s’installent définitivement au Maroc ne doivent pas circuler au Maroc avec leur véhicule en AT plus de 6 mois et 24 heures. Une réglementation quasi inconnue : DE nombreux MRE, qui rentrent définitivement au Maroc, sont détenteurs de la double nationalité. Du coup, pour investir ou percevoir les revenus générés par leurs biens détenus à l’étranger, ils n’avaient aucune difficulté pour traverser la frontière. Pour la plupart, cela rentrait dans le cadre de la normalité. En effet, rares sont les immigrés au courant des dispositions légales relatives à l’obligation de procéder à une déclaration auprès de l’Office des changes. Or, la non-déclaration de ces opérations financières constitue une infraction au dahir de 1959.
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A partir de 2015 les petits commerçants pourraient être tenus d'avoir un registre comptable (FL Market)
Le Conseil du gouvernement, tenu hier, a examiné les peurs suscitées auprès des petits commerçant au sujet de l'article 145 bis du code des impôts. Celui-ci laisse planer à partir du début de 2015, la menace de la fin de la taxation forfaitaire à laquelle se substituera la tenue d'un registre comptable ainsi que le calcul du bénéfice réel. Ainsi, le gouvernement a prévu de réviser cet article pour éviter son application sur les petits commerçants.
Édito : les atouts des épiceries de quartier (FL Market)
L'avenir des épiceries de quartier, semble s'être assombri lors des dernières années à cause de la progression tentaculaire de BIM, de la prolifération des supérettes, du laisser-aller face aux vendeurs ambulants et du projet de taxation non forfaitaire. Toutefois, nous pensons que ces épiceries n'ont pas dit leur dernier mot, grâce à plusieurs atouts. En effet, si les épiciers étaient paranoïaques, ils auraient crié à un complot délibéré qui les viserait. En particulier, les épiceries semblaient être prises en tenaille entre les « Ferrachas » et les superettes avec la pression fiscale comme cerise sur le gâteau. Toutefois, les épiceries conservent plusieurs atouts qui devraient leur permettre de résister à cette offensive. Nous pensons aux points suivants : - La vente à crédit. En effet, dans les quartiers populaires, ce système de crédit quasi-gratuit, permet de fidéliser plusieurs ménages, qui bouclent ainsi les fins de mois difficiles. Même dans les quartiers les plus huppés, les épiciers jouent le rôle de pompier financier, en avançant de l’argent à ceux ayant oublié de retirer du cash de leur banque. En résumé, grâce au vécu d’expérience, les épiciers ont développé un système financier parallèle efficace, facilitant le commerce de détail. - L'adaptation au circuit de distribution capillaire. En effet, les grossistes (y compris les sociétés ayant des dépôts comme les fabricants de produits laitiers) conservent toujours une part de marché importante estimée entre 70% et 80%, selon les produits. Ces grossistes ont l’avantage d’une connaissance approfondie de leur territoire de distribution, ce dont profitent les épiciers. En particulier, ces derniers se font livrer gratuitement la majorité des produits vendus, ce qui leur permet de garder une compétitivité en termes de prix. - Les horaires d'ouverture assez larges. Il s’agit d’un argument de taille, car même à Paris et en France, les épiciers marocains font mieux que résister grâce à leurs horaires d’ouvertures assez larges. Surtout, ces horaires sont adaptés aux quartiers et aux besoins des clients et non l’inverse. - La connaissance des habitudes de consommation. En effet, les épiciers n’ont pas d’organisation standard et s’adaptent aux habitudes de consommation en fonction des quartiers. Ainsi, dans les quartiers populaires, certains produits de marque, sont bannis vu leur cherté quand à contrario, dans les quartiers huppés, des marques étrangères sont commercialisés. Cette adaptation, permet de faire baisser le coût des stocks et d’avoir une présentation plus claire des produits. - L'alliance naturelle avec les fournisseurs. En particulier, les fournisseurs avertis ont peur de se retrouver uniquement face aux grandes surfaces, en raison de leurs exigences en termes de marge arrière, de prix de référencement et autres pratiques commerciales. Ainsi, ils ont une alliance naturelle avec le couple grossistes/épiceries, qu’ils peuvent soutenir en favorisant la distribution directe via des camions/encaisseurs (ex : producteurs laitiers, fabricants d’huile...) - Les insuffisances des grandes surfaces. En effet, ce dernières n’ont pas encore une organisation rodée ce qui fait qu’il n’est pas rare de devoir chercher un chef de rayon produits frais pour se faire servir. De même, l’organisation des files dans les caisses, peut toujours réserver de mauvaises surprises.
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Abonnée chez le pédiatre pour cause d'allaitement raté (MAP)
Casablanca, 26 févr. 2014 - Ayant appris par cœur, à force de consultations pédiatriques à des fréquences rapprochées une panoplie de médicaments prescrits par les pédiatres, Leila M. regrette amèrement avoir ignoré les conseils de son gynéco de donner, pour au moins les six premiers mois, le sein à son petit. Ballotée entre pédiatres, qu'elle a changés à maintes reprises, elle recourt, de temps à autre ''apeurée'' qu'elle est, à l'automédication mais 'juste pour attendre vendredi après-midi ou samedi'', les contraintes du travail ne lui permettent pas de concilier toujours ses devoirs professionnels et les attentes dans le cabinet du médecin, pratiquement à un rythme mensuel. Pressée, stressée et absorbée par son travail mais surtout fatiguée par la navette Casablanca et Rabat, cette employée dans un bureau d'étude avait décidé, dès les premiers jours, d'alterner tétées et biberons justifiant cela par une 'insuffisante'' sécrétion lactée. La quantité de lait maternel produit, que de nombreuses mamans ignorent par manque d'informations, reste quasiment stable (800 ml par jour en moyenne) et sa composition qualitative évolue en permanence pour répondre aux impératifs de croissance de l'enfant, rectifie le Dr Taoufik Najdi, chef du service pédiatrique de l'hôpital préfectoral Moulay Youssef de Casablanca. D'autant que, plus le nourrisson tète, plus la production adéquate se met en branle pour assouvir la faim, l'offre répondant ainsi à la demande. La répétition et fréquences des tétées incitent la bonne montée laiteuse, fait savoir le docteur. D'un biberon d'appoint pour le cas d'indisponibilité, le lait artificiel devient la règle pour Leila et la tétine s'incruste pour 'calmer'' son petit Ayoub en manque d'affection, de réconfort au contact répété, peau contre peau avec sa maman, de ce besoin d'être câliné. La défense naturelle de son petit n'étant pas blindée ni totalement efficace à cause du sevrage hâtif de l'allaitement, les encombrements respiratoires, rhumes et otites s'enchaînent par la succion de cet objet 'étranger'' rigide, sans oublier les récurrentes diarrhées dues aux infections digestives. Par contre pour Aicha Ben Ali, ces visites chez le médecin sont moins fréquentes, plus espacées. Plus expérimentée avec un troisième enfant à charge, elle a toujours opté pour l'irremplaçable produit biologique de très haute valeur nutritionnelle. Aïcha, exerçant en vacation d'après-midi, profite de l'indulgence de son employeur pour assurer trois tétées avant de prendre son service en veillant, toutefois, à bien préparer, à l'aide d'un tire-lait, un biberon en lait maternel pour 'dépannage'' et qui sera conservé au réfrigérateur. Du producteur au consommateur sans intermédiaire, le lait maternel, qui renforce le système immunitaire de l'enfant tout en lui apportant tous ses besoins nutritifs, ne ponctionne nullement, contrairement au lait artificiel, le budget de la famille si ce n'est les dépenses engagées pour une bonne alimentation variée et équilibrée de la maman. Les cas de diarrhées graves, principales causes de mortalité et de morbidité de l'enfant, dus aux infections digestives sont très rares chez les bébés allaitant le sein maternel qui confère une défense additionnelle contre les infections gastro-intestinales, affirme le Dr Najdi, qui traite de nombreux cas de ces maladies liées à l'alimentation au lait artificiel ou à celui inadapté à l'enfant. Chez les familles à faibles revenus ou résidents dans des bidonvilles, le problème se pose avec acuité à cause, entre autres, de manque d'eau courante, d'assainissement et d'hygiène appropriés alors que la préparation d'un biberon exige un minimum d'hygiène. En outre, certaines mamans parviennent à se débrouiller des boîtes de lait artificiel les premiers jours de la mise au monde mais très vite se heurtent aux coûts d'achat pour assurer l'alimentation de leur progéniture. Face à cette incapacité, elles se rabattent sur le lait de vache, en milieu périurbain ou rural, ou celui stérilisé de chez l'épicier. C'est la porte grande ouverte aux problèmes de dénutrition, de diarrhées à répétition, de gastro-entérites mettant en péril la santé et, par-là, la vie de l'enfant, reproche le médecin devant traiter ce genre de cas pour cause surtout de manque de conseils des mères le long de la période de grossesse. Le travail n'est pas un alibi au non allaitement. La législation envisage cette situation accordant une heure par jour aux femmes employées et il suffit, pour convaincre les réticentes, d'un peu plus de volonté des femmes, d'être mieux informées sur les bienfaits de la mise au sein, de son apport nutritionnel idéal, de ses effets immunitaires contre les maladies et de son impact positif sur la santé maternelle et infantile durant tout le cycle de vie, assure le médecin. La pratique de l'allaitement maternel est de plus en plus délaissée par les mamans avec une baisse préoccupante de 51 pc en 1992 à 27,8 pc en 2011, soit une baisse de plus de 20 pc en 19 ans, selon les résultats des enquêtes Nationales sur la Population et Santé de la Famille
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Casablanca : les avocats déchantent (Jeune Afrique)
Nicolas Teisserenc - Arrivés en masse à Casablanca dans les années 2000, les cabinets juridiques internationaux doivent se rendre à l'évidence : le marché marocain n'est pas assez étendu pour satisfaire tout le monde. En toute discrétion, Bird & Bird a rompu, début janvier, son partenariat d'exclusivité avec le marocain El Amari & Associés. Annoncée en fanfare en octobre 2011, l'alliance n'aurait pas résisté, selon nos informations, à un déséquilibre dans les relations d'affaires entre les deux cabinets d'avocats et à un "refus d'investir" du géant britannique. À Casablanca, où une vingtaine de cabinets se sont installés depuis le début des années 2000, le recul de Bird & Bird reflète une situation plus générale : plusieurs groupements d'avocats sont désormais en difficulté sur un marché qui n'a pas tenu toutes ses promesses. "L'écrémage est inévitable", juge un des avocats d'affaires les plus en vue au Maroc : "En haut de l'échelle, il y a de la place pour deux cabinets anglo-saxons, deux ou trois français, peut-être un espagnol. Et en bas, les cabinets locaux vont devoir se renforcer pour satisfaire la demande de correspondants de la part des internationaux. Bref, c'est le ventre mou qui va souffrir." Comment expliquer l'arrivée massive de nouveaux acteurs du droit des affaires au cours de la dernière décennie ? D'importantes réformes structurelles ont été engagées par l'État marocain, et un grand nombre de projets ont été lancés, tandis qu'un changement de génération s'opérait à la tête du royaume, avec des dirigeants plus ouverts sur l'international. "Il y a eu une ruée vers l'or", admet un avocat. Les cabinets français sont arrivés les premiers - Gide Loyrette Nouel, UGGC, Jeantet et Lefèvre Pelletier & Associés -, suivis par les espagnols Garrigues et Cuatrecasas, venus accompagner la vague d'investissements des entreprises nationales. Enfin, les cabinets anglo-saxons se sont réellement implantés à partir de 2011, quand Allen & Overy a débauché l'équipe de Hicham Naciri chez Gide, soit une trentaine d'avocats. Jusqu'à un certain point, cet afflux a pu servir le marché, mais l'environnement économique n'est plus aussi bon qu'au début des années 2000. Christophe Eck, associé de Gide Loyrette Nouel, confirme : "Le pays est en crise, notamment du fait de sa dépendance vis-à-vis de l'Europe." Le Printemps arabe a également affecté le volume d'affaires des avocats. Sur l'exercice en cours, plusieurs cabinets de la place ont vu leurs revenus diminuer en raison de la forte baisse de leurs activités en Afrique du Nord. Selon un observateur, "les Espagnols souffrent de n'avoir pas su élargir leur clientèle aux groupes locaux, tandis que très peu de Français tiennent la route, surtout depuis l'arrivée des Anglo-Saxons". En outre, un cabinet ne se monte pas en quelques années. "La qualité du réseau est fondamentale, et beaucoup n'ont pas la patience de le constituer, estime Mohieddine El Amari, l'ancien partenaire de Bird & Bird. Il faut entre quinze et vingt ans pour construire un cabinet disposant d'une clientèle corporate significative." Valorisante sur le papier, l'association avec un cabinet international n'est pas toujours une opération gagnante. "Cela peut même s'avérer coûteux pour les deux parties, explique Azzedine Kettani, fondateur de Kettani Law Firm. Généralement, le cabinet local va apporter à son nouveau partenaire une partie de son activité en contentieux, domaine dans lequel il n'a besoin de personne. Mais que reçoit-il en échange ?" Afin de conquérir ou de conserver des parts de marché, certains cabinets se sont lancés dans une véritable guerre des prix. Quitte à se saborder "à force de proposer des tarifs très largement inférieurs à la moyenne", explique un avocat marocain, qui ajoute : "Dans un secteur en restructuration, la guerre des prix va avoir des conséquences négatives." Surtout qu'avec l'arrivée des cabinets internationaux les salaires des juristes marocains ont flambé, au point de flirter avec les tarifs pratiqués à Paris. "On constate un double mouvement, se plaint un avocat. Moins de dossiers à cause de l'attentisme des opérateurs économiques et, à cause des parasites, une difficulté à gagner de l'argent. Résultat : on se concentre sur les dossiers les plus rémunérateurs." Pour les grands cabinets, l'issue se joue en partie hors du Maroc. "La croissance viendra de l'international", juge Hicham Naciri, qui a lui-même déjà conseillé plusieurs opérations en dehors du pays, notamment en Côte d'Ivoire, et dont le cabinet réaliserait un tiers de ses revenus ailleurs sur le continent. Christophe Eck fait le même constat. Mais il doute que, dans l'immédiat, Casablanca puisse devenir une plateforme d'investissement panafricaine : "Le hub marocain pour l'Afrique subsaharienne n'est pas encore assez alimenté pour entretenir un vrai deal flow." Tous les espoirs reposent sur la capacité du projet Casablanca Finance City à attirer des multinationales qui constitueront la clientèle des cabinets internationaux. "Il faut d'abord que les clients viennent, ensuite les cabinets, analyse un avocat. On a mis la charrue avant les boeufs."
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Vanessa Branson: Marrakech Biennale interview (Financial Times)
By Catherine Milner - Vanessa Branson sits curled up on an electric blue sofa in her west London home like a grown-up version of Pippi Longstocking – wild, windblown hair, bovver boots and an ear-to-ear grin. Her smile is as unstinting as her brother Richard’s and is proof, if one needed any, of the easy optimism characteristic of entrepreneurs. “We were brought up to think of life as a giant game of pinball,” she beams. “My mum pulled back the lever and we pinged off from one great idea to the next.” Branson set up an art gallery in London in the 1980s under her married name at that time, Vanessa Devereux, but the catalyst for Branson’s latest enterprise has been Marrakech. In 2002 she bought a riad in the Moroccan city, converting it into a hotel, El Fenn, since when the pinball has shot off anew in the direction of cultural politics. “In the build-up to the Iraq war, George W. Bush kept on saying things like ‘If you are not with us you are with the terrorists’,” she recalls. “But my personal experience of working with Arabs was of people who looked you straight in the eye and who ended every conversation with a warm embrace. It was so at odds with what I was hearing on the radio. Then, one day in the spring of 2004 I finally snapped. How could our leaders be dealing with such a complex and nuanced situation with so little wisdom? I realised I had to do something and I had to do it right away.” Thus was born the Marrakech Biennale, whose fifth edition begins today. With a remit to “build bridges between cultures”, previous editions have attracted 70,000 visitors from across the globe. Could it also be to drum up business for El Fenn? “My hotel was already very successful – I didn’t need to do the Biennale as well,” says Branson. “It’s a bloody effort, but it’s my mission.” Every other year about 400 artists flock to Marrakech, some spending up to six weeks there collaborating with local craftsmen and artisans to make works that feature in the final show. One of the star exhibits at this year’s event, for instance, is a work by Belgian artist Eric van Hove in which a car engine, based on the Mercedes-Benz V12, has been constructed using precious materials by 40 Moroccan craftsmen. The point of the work is to highlight the potential of the 3m or so craftsmen said to be working in the country. While most biennales focus exclusively on art, Marrakech embraces film, literature and music, too. “A cross between the Venice Biennale and the Edinburgh Festival – with their fringe events – was my model for Marrakech,” says Branson. Using the Biennale as her platform, Branson has become an advocate of “soft power” or the use of the arts as an agent for international diplomacy. In the past couple of months she has given speeches on the subject in Casablanca at a forum organised by the international talks platform Ted and in Saudi Arabia at the Global Competitiveness Forum. “I want to stress how the arts send a really positive message to the rest of the world and are an economic driver – innovation creates great business,” she says. The Marrakech Biennale is one of the most chic there is, attracting European and Middle Eastern royalty as well as a sprinkling of arts glitterati. Last year Julian Schnabel, Zadie Smith and Annie Lennox came; this year’s line-up includes Rupert Everett, Stephen Frears and Julien Temple who will all give talks about their artistic practice. “I realised early on how powerful the arts could be as a catalyst for discussing wider ideas,” says Branson. “You see it in action at the Marrakech Biennale – people working for, say, Chinese museums sit chatting to filmmakers from the Middle East. They really have time during these cultural festivals to develop relationships; the arts are enabling in a very subtle way.” But does all the schmoozing really make any difference? Last year Qatar, which has one of the most high-profile arts programmes in the Arab world, sentenced the poet Muhammad al-Ajami to 15 years in jail for criticising a former emir. Is there a danger that autocracies use art simply to dignify their appalling regimes? “The arts can at least help to get some debate going,” says Branson. “Artists by their nature enjoy being honest – often brutally so. I’m utterly convinced they can play a very important role." Branson was born in Surrey, southeast England, and her girlhood was filled with “just the right balance of nicotine, alcohol and people”. “The pressure on children nowadays seems so goal-driven with all these boxes to tick,” she says. “But like the rest of my family, I am dyslexic and passing exams meant very little to us. It was the evening meals with fascinating guests where we collected our knowledge. We would discuss world events and big stories and despite our youth and sometimes being laughed at, we were also listened to,” Her father, Edward Branson, was a barrister, “a lovely, elegant, quiet man who smoked a pipe and purred in the corner”. She credits her mother, a former dancer, with the financial acumen that has flourished so successfully in her children. “She always used to say: ‘Don’t be frightened. Don’t fear; it is fear that holds people back.’ Being dyslexic was also a great advantage – I was completely unemployable and was forced to become my own boss.” At 22 Branson set up her own picture-framing company, and at 24 she married Robert Devereux, a founding shareholder in the Virgin Group, with whom she had four children. When Branson was in her forties, the couple divorced, only to reunite a few years later for a further decade. But now, she says, the relationship has finally “run out of steam”. Devereux, who is now chairman of Frieze Events & Magazines, sold his collection of British art for £4.73m three years ago in order to set up the African Arts Trust, which helps promote sub-Saharan artists – the theme of the 2016 Marrakech Biennale. Their 24-year-old daughter, Florence, has caught the arts bug, too. She is part of the Mint Collective, which unites artists, musicians and writers in their twenties from across the globe with Moroccan ones. With barely any sponsorship, the Biennale relies on a number of deals in kind for its support, with Branson underwriting its core funding of €1.5m. “I think everyone expects my brother to pay for it,” she says. “But art isn’t really Richard’s thing – he likes writing.” Without financial help, however, Branson fears that the Biennale may not survive. The King of Morocco has given it his formal imprimatur but his approval has not yet translated into hard cash. “I do think the country is beginning to recognise what a great investment the arts can be,” says Branson, brightly. “Everyone, the world over, is worried about what is going to become of today’s idle youth. But if you harness their skills they have the ability to be creative. Give them a directing package and you have little film directors everywhere rather than little thugs.”
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Des dangers de la généralisation du bac français au Maroc, par Bilal Talidi (Attajdid)
via Panoramaroc - (…) dès l’année prochaine, nous allons assister à une migration massive et soutenue de tous les élèves de bon niveau vers les classes françaises ; non pas que ces apprenants croient davantage en la valeur du bac international mais parce qu’ils ont conscience que ce bac français a été mis en place pour vivre et progresser et qu’il bénéficiera de plus de soutien que le bac national qui ne pourra plus exister (…)
Mourad Alami "Beaucoup de Marocains ne comprennent ni les notices d'appareils ni les débats politique, l'arabe est un frein au développement" (Alternatives Internationales)
Marion Joseph - À la maison ou dans la rue, les Marocains parlent la darija, le dialecte local. Mais à l'école ou dans les médias, c'est l'arabe moderne, langue issue de la religion, qui prévaut. Une cohabitation linguistique qui révèle la multiplicité des fractures de la société marocaine. «Personne ne rêve en arabe. L'arabe est une langue quasi morte, et l'arabisation fait notre malheur ! » Mourad Alami, universitaire, défend le « marocain ». Couramment désigné par le terme « darija » (dialecte), l'arabe dialectal est utilisé au quotidien, des bidonvilles aux palais royaux. Plus de 90 % des Marocains le maîtrisent, même si 40 % s'entre eux parlent berbère en famille. L'arabe standard (version modernisée de l'arabe classique, langue du Coran) est quant à lui employé à l'école, et dans la majeure partie des discours politiques et des médias. « Le marocain diffère autant de l'arabe que le français du latin », affirme Mourad Alami. Si la darija est largement issue de l'arabe, elle contient beaucoup de mots d'origine berbère, française et espagnole. Et elle dispose d'une syntaxe bien à elle. S'appuyant sur des recommanda tions de l'Unesco, des chercheurs marocains ont proposé un usage renforcé de la darija dans l'éducation, pour faciliter les apprentissages. Des islamistes et panarabistes ont levé leur bouclier ; le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane (PJD, islamistes modérés au pouvoir depuis 2011) a dénoncé une « menace aux fondements de l'État marocain ». L'étude qui a mis le feu aux poudres part d'un constat alarmant : à la sixième année du primaire, 94 % des élèves ne maîtriseraient pas l'arabe standard ! Ainsi, la diglossie, cohabitation entre une langue « supérieure » et une « sous-langue », contribuerait à l'échec scolaire. « Les enfants doivent étudier dans leur langue maternelle, celle de leurs parents et de leur développement psycho-affectif », estime Mourad Alami. « Pour progresser mais aussi s'épanouir. » L'absence d'une langue comprise par tous, reconnue et codifiée, aurait ainsi des répercussions énormes sur l'ensemble de la société. « L'arabe est une langue magnifique, mais extrêmement difficile. Même après cinq ans d'école, de nombreux Marocains ne comprennent ni les notices des appareils, ni les débats politiques... Le peuple se retrouve exclu de l'accès à l'information. Au lieu d'un levier de créativité et de prospérité, la langue devient un frein au développement. Au Maroc, comme dans d'autres pays arabes d'ailleurs. ». Depuis quelques années, la darija prend toutefois du galon au Maroc. « Elle a été longtemps méprisée dans les cercles littéraires », raconte Mourad Kadiri, poète en darija. « Aujourd'hui, elle est mieux considérée. La majeure partie du théâtre, du cinéma, de la chanson, est en darija. Cette langue est moins complexe que l'arabe mais elle propose beaucoup d'expressions, de métaphores. Elle a une véritable force artistique et parle au coeur des Marocains. » Récemment, des étudiants aux Beaux-arts ont publié la première bande dessinée en dialecte. L'évolution est également remarquable dans les médias : si l'arabe conserve le monopole de la presse écrite, les radios privées faisant la part belle au marocain ont fleuri ces dernières années. La télévision publique voit ses audiences exploser aux heures où elle diffuse, depuis peu, des feuilletons en darija. Et les villes se couvrent de publicités en darija, retranscrite en caractères arabes ou latins. « Les publicitaires sont pragmatiques », commente la sociologue Soumaya N'Guessous. « Ils veulent que les gens comprennent. » Même les campagnes électorales font désormais appel au marocain. Autre révolution : par SMS ou sur Facebook, les jeunes utilisent la darija. « La société évolue vers une société moins communautaire et plus individualiste, où l'on dit "je" », analyse Soumaya N'Guessous. « Et ce "je", les jeunes, y compris ceux qui font des études, sentent qu'il ne peut se raconter qu'en darija. » En 2011, la Constitution a dans son article 5 valorisé « les diverses expressions culturelles marocaines ». Les défenseurs de la darija voudraient maintenant que celle-ci devienne une langue officielle, aux côtés de l'arabe et de l'amazighe (berbère, reconnu en 2011). Une idée qui fait horreur aux par tisans de l'arabe. « La publicité en darija, quelle honte ! Je parle darija chez moi, c'est la langue du cocon. Mais c'est une langue familière, pauvre. La valoriser au Maroc, ce serait comme valoriser l'argot en France ! », s'emporte Moussa Chami, linguiste, président de l'Association marocaine pour la défense de la langue arabe. Argument choc des défenseurs de l'arabe : la force de cette langue sur le plan international. L'arabe est la langue officielle ou co-officielle de 25 pays, du Maroc à Oman. « Que vous regardiez la télé ici ou en Arabie saoudite, vous entendrez la même langue », poursuit Moussa Chami. « Nous ne devons pas nous refermer sur nous-même en renforçant chacun notre darija ! » D'autant qu'à travers la langue arabe, ses partisans entendent aussi défendre une civilisation. « La civilisation arabe est richissime en matière de littérature, de science. Et tout cela dans une langue extraordinaire, immuable, mais loin d'être morte ! » Le débat autour de la place de la darija est sensible politiquement parce qu'il renvoie à la question identitaire et religieuse. « Les Marocains ne laisseront pas tomber la langue du Coran », affirme Moussa Chami. « L'arabe est indissociable de notre identité musulmane. En outre, il est plus logique de demander aux citoyens d'origine berbère d'étudier en arabe, langue de leur religion, qu'en darija. ». « Le Coran est sacré, pas l'arabe », rétorque Mourad Alami. « Les conservateurs font un amalgame entre les deux, alors qu'il faut dissocier la langue de la liturgie de la langue de l'enseignement. Et puis, l'arabité, l'identité... Quelle importance ! Ce qu'il nous faut, c'est le développement économique ! » Darija contre arabe, une nouvelle manche du combat entre conservateurs et progressistes ? « Cette affaire, c'est la guerre des Anciens et des Modernes », s'exclame Mohammed Alami. Chaque camp accuse l'autre d'élitisme. Les premiers soupçonnent les « pro-arabe » de s'accrocher à leurs privilèges d'arabophones. « Ils ont peur de perdre leur monopole », soutient Mourad Alami. « Ils veulent que le peuple reste sous tutelle ». De leur côté, les pro-arabe accusent les pro-darija de vouloir défendre leurs avantages de... francophones. Au Maroc, le français reste la langue des affaires, d'une partie de l'élite et de la majorité des études supérieures. « À travers la darija, certains francophones maîtrisant mal l'arabe veulent le dévaloriser, parce qu'ils le savent capable de tenir tête au français. Mais le français est trop présent au Maroc, on pourrait presque parler de colonisation linguistique », estime Moussa Chami. Une chose est sûre : l'élite est seule à discuter du sujet... « Les émissions sérieuses se déroulent en arabe », déplore Soumaya N'Guessous. « Depuis l'arabisation qui a suivi l'indépendance, ceux qui le parlent ont un complexe de supériorité. Les autres se traiteront eux-mêmes d'"hmar" (âne), la pire insulte. Mais pour la première fois, le Maroc admet qu'il a un souci de langue. » Vers quoi s'orienter alors ? « Continuer avec l'arabe et alphabétiser davantage », répond Moussa Chami. « Lorsque les Marocains sauront lire, on ne dira plus que l'arabe exclut le peuple ». « Le marocain, de la maternelle au doctorat. Et l'apprentissage renforcé de l'arabe, ainsi que des langues étrangères, en premier lieu l'anglais », préférerait Mourad Alami. « Pourquoi pas une langue intermédiaire ? », s'interroge Mourad Kaderi. L'idée d'une langue « médium », qui passerait par l'introduction d'une partie du lexique darija dans la langue arabe, a aussi été évoquée par l'écrivain Tahar Ben Jelloun. « C'est le marocain qui doit puiser dans le lexique arabe », pense au contraire Mourad Alami. « Il n'existe pas de solution miracle. Nous avons besoin d'un débat d'experts, sans idéologie », conclut Soumaya N'Guessous
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6 Signs That The White House's Susan Rice Is Clueless About Africa (Forbes)
Richard Miniter - Susan Rice said this Sunday she had “no regrets” about trotting out her flawed Benghazi talking points last year, touching off a predictable storm of controversy. Certainly Rice’s talking points deserved more scrutiny than they got from reporters. There are simple questions that Rice could have been asked: If the Benghazi attack was a protest that went awry, why did it begin at night? Protests are daylight affairs, where broadcast cameramen can see their signs and banners. Attacks begin at night. And where were the signs and banners? Why did the crowd of nearly 100 arrive with rocket-propelled grenades and machine guns? If the “protest” was triggered by an Internet video, where is the evidence that any one in Libya saw that video? Much of Libya lacks 24-hour electricity, Internet access is scarce and costly when half the population earns less than $2 per day, and only a fraction of Libyans speak English (the language of the offensive video). Plus, there is not a single mention of the video on any social media in any language in Libya prior to the attack, a recent study shows. The only mentions in Libya occur after Rice appeared on the Washington Sunday talk shows. How does Rice explain that? Beyond Benghazi, a bigger and more important question looms: As national security advisor, what has Rice done to reinvent America’s relationship with Africa? In other words, how is Rice doing her job, aside from Benghazi? On the available evidence, not very well. Rice is in charge of developing national-security policies with the rest of the world and she has extensive experience with Africa. She was assistant secretary of state for Africa under President Clinton and her doctoral dissertation is on Zimbabwean politics. During the Bush years, she lectured around the world about changing America’s policies toward Africa and other continents. Her Africa policy should be a smashing success. Obama is the first American president whose father was born in Africa. He mentions Africa in his two books and he was involved with Africa policy as a U.S. senator. He travelled to Africa extensively before seeking higher office and has visited the continent twice as president. Unlike his predecessors, his closest advisors have extensive experience in Africa, including Rice. The new U.S. Trade Representative, Michael Froman, also has years of experience working on African electrification plans and knows the continent well. And yet even friendly scholars, such as Brookings Institution African expert Mwangi S. Kimenyi, regard “U.S. policy on Africa under the Obama Administration as lacking clear focus or creativity.” Kimenyi, and other experts, hope that Obama’s U.S.-Africa summit this coming August in Washington D.C. signals a change. Let’s hope so. So far, the White House is blundering along with outdated or misguided ideas. Here is the official White House strategy on sub-Saharan Africa. Let’s review the classic blunders.
1. Aid, Not Trade. President Obama’s visits to Africa have focused on photo-ops and aid announcements. Meanwhile, China, India and other nations are making profitable and mutually beneficial trade deals. Why ignore money-making opportunities? China isn’t. In 2012, “trade between the United States and Tanzania totaled $360.2 million, compared to $2.47 billion between China and Tanzania,” writes Jendayi Frazier, the Council on Foreign Affairs Africa expert. The pattern is the same with many African countries—China’s trade tops America’s. Obama is doing little to reverse this trend. “By skipping Kenya on his Africa itinerary [during Obama’s recent visit to Africa], Obama missed a prime opportunity to meet with President Uhuru Kenyatta, who just signed a $5 billion deal with China to build a new railway system,” Frazier notes. “The Obama administration should not let another chance to strengthen its ties with the African continent drift away.” Obama and Rice still see Africa as a place for alms, while China sees it as a market. Obama and Rice should learn from one of America’s oldest allies in Africa. One nation sees the past, the other the future. President Obama met in November with Morocco’s king, Mohammad VI. The king has directed a massive series of investments in West Africa—in banking, telecom and fertilizer—that are both profitable and strengthen strategic relationships. Consider an example from this week. During the king’s recent visit to Mali, Terrab Mostafa, the chief executive of the state-run phosphate giant, OCP Group, announced a $600 million investment in a fertilizer factory. The plant will sell some one million tons of fertilizer per year and shipments will be sold exclusively to Africa. This is not a charity project but a for-profit venture that creates jobs in both Morocco and Mali. Why can’t the U.S. embrace a similar model? The king gently took aim at the western myth that Africa is still battling the legacy of colonization—which generally ended a half-century ago—and is mainly in need of aid, in a recent speech in Mali. “Africa is a huge continent, its forces, its resources and its potential [are equally large]. It must take charge, it is no longer a continent colonized… It has less need of assistance, and requires more mutually beneficial [trade] partnerships. More than humanitarian aid projects [Africa needs] human and social development,” through public and private initiatives. America should heed the king’s example and enhance its African Growth and Opportunity Act provisions to boost trade and investment. That law offers freer trade with the U.S. in exchange for African reforms—but it excludes too many categories including sugar and textiles. A broader free trade measure would spur real growth.
2. Tongue-tied on Islam. The War on Terror is partly a war of ideas, yet State department officials seem unwilling to discuss Islam. Many bureaucrats instinctively apply America’s principle of separation of church and state to the Muslim world, where politics and religion are often seen as two sides of the same coin. While the State department should not get directly involved in intra-Islam debates, it could encourage trusted surrogates to do so. Again, Morocco provides a valuable guide. The king has launched a bold initiative offering scholarships to train imams in Mali, Tunisia and elsewhere to encourage a moderate Maliki School of Islam. Since King Mohammad VI is not just monarch but is also the supreme head of Islam in Morocco and a direct descendant of the Prophet Mohammad, he has a unique standing in the Muslim World. He is wisely capitalizing on that to combat radical Islam at home and abroad. America should champion his efforts.
3. More combat boots than wingtips. U.S. military personnel dedicated to Africa outnumber diplomatic personnel focused on Africa. Indeed, the U.S. military’s Africa Command (Africom) is bigger than U.S. AID’s Africa staff. Rice and Obama have repeatedly said that Africa should be seen as more than a scene of counter-terrorism but as a suite of business opportunities. Yet the pattern of federal manpower tells a different story. This gap between words and manpower strikes some as hypocritical. Shifting more diplomats from their expensive digs in Europe to Africa would be a start. Another positive step: Acknowledging that America and Africa will be jointly fighting terrorists for decades to come and admitting that numbers of soldiers, spies, diplomats and consular officers will be increasing over time.
4. More speeches than strategy. Obama’s speeches initially electrified Africa, especially his Cairo talk calling for a new relationship between America and the Arab world. But few deeds followed. The lack of American leadership—which can only emerge from the White House—is felt across the region. “The U.S. and Europe, with all their means, remain spectators,” Ahmed Charai, a Casablanca-based newspaper publisher and radio-network owner, told me. “It is not normal.” I have heard these kinds of observations from business leaders across Africa. They had high hopes for Obama and are puzzled by his aloofness.
5. Leading from Behind. Under Obama, the U.S. follows France and China, when it acts at all. Consider the French military intervention in Mali, in which the U.S. played a reluctant supporting role. Or the “Rabat Declaration”, signed in November, in which France and 17 African nations pledged to share intelligence on al Qaeda and other radical Islamic groups. America did not sign or even participate in the deliberations. The Rabat Declaration laid the group work for a counter-terrorism fusion center—a place to pool intelligence services. America should join this effort. If Rice and Obama are looking for a vision for Africa’s future, they could start with King Mohammed VI’s recent speech in Ivory Coast. “Sustainable development of the African continent requires creativity and dynamism of the private sector focus on growth areas , such as agriculture, industry, science and technology, and infrastructure development. It remains dependent on the release of the potential and capacity of private initiative, which presupposes the existence of an efficient public sector, supportive and knowledgeable… “This means that the institutional capacity of African states is a strategic issue. Better governance, law and the peaceful resolution of conflicts, must be shared priorities. “If the last century was that of the independence of African states, the 21st century should be the victory of the people against the ravages of underdevelopment, poverty and exclusion.” This is a vision of Africa that prospers through free enterprise and honest civil servants, where laws are written and enforced to protect property and not to provide opportunities for graft. It is a new vision that moves beyond concerns of long-vanished colonialism to a self-confident continent, that is freer and richer. In short, a vision that brings hope and change to Africa. Why can’t we hear this message from the White House? Why doesn’t some enterprising reporter ask Susan Rice that question?
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Pursuing the Footprints of Pioneers, Composing A New Chapter of Silk Road Together- Speech by Ambassador to Morocco Sun Shuzhong at the Seminar in Commemoration of the Birth of Ibn Battuta (Fmprc.gov.cn)
Ladies and gentlemen, dear friends: It is my great pleasure to attend today's seminar. First of all, I would like to extend my sincere gratitude to the Morocco-China Friendship Association and the Mohammed V University for co-organizing this event! Today, we gather to jointly commemorate Mr. Ibn Battuta, the great Moroccan traveler and pioneer of China-Morocco friendly exchanges. In 1346, following the teachings of Prophet Muhammad "Seeking knowledge, even if it meant traveling as far away as China", Mr. Ibn Battuta arrived in Quanzhou, China after an arduous journey and later visited Guangzhou, Hangzhou and Beijing. He had stayed in China for more than 3 years. He made detailed inspections of various aspects of the then Chinese society and introduced the world, especially the Arab people China's ancient civilization and developed economic and social conditions in his travels. He made an important contribution to promoting mutual understanding between the two peoples and left a much told tale passed down through the ages on the ancient Silk Road. To relive the immortal memory of the ancient Silk Road is to looking forward to a better future for the new Silk Road. In 2013, Chinese President Xi Jinping visited Central Asia and then Southeast Asia and proposed the strategic concept of the construction of the "Silk Road economic belt" and the "Maritime Silk Road of the 21st century". According to analyses, China's policy pattern of building two "new Silk Roads" on the land and on the sea has taken form. This concept not only reflects the new idea of China's new government to promote world economic prosperity while adhering to the thrust of global economic openness, freedom and cooperation, but also reveals the new thinking of how China's foreign cooperation progress benefits other regions and facilitates economic integration process of regions concerned. Furthermore, it is a new measure for China to promote its cross-regional foreign cooperation effect while standing at a strategic height of the global economic prosperity. This initiative has given rise to extensive attention and heated debates. So what triggers people's such great interest in and enthusiasm for the "one Belt and one Road"? First, it is the rejuvenation of the ancient Silk Road. About 2000 years ago, the ancient Silk Road, starting from Chang'an, an ancient capital of China, served as a trade route connecting Asia, Europe and Africa. It has evolved into the "traffic corridor" between the East and the West over thousands of years, and along this route, a brilliant and colorful artery of civilization has created. The Road is formed by mutual natural communication and exchanges rather than by wars and conquest among countries, which shows that countries of different races, beliefs and cultural backgrounds can absolutely share peace and achieve common development. In the 21st century featuring the rapid development of economic globalization, people hope eagerly that this artery could surge for twice and benefit the peoples along the line again. Second, it is the uprising of Asian and African countries. Nowadays, economic interaction among the emerging markets has become increasingly closer. With the vision beyond Asia, the new Silk Road is predicting the uprising of the path of the global emerging economies. China and other Asian and African countries have entered a critical stage of development. They dedicate themselves to maintaining a sustainable and stable economic development and building a new stable and prosperous Silk Road economic belt, which connects enormously potential East Asia economic circle with one end and connects the developed European economic circle with the other. It can push forward the economic development of the countries along the line, bring benefits to peoples of all the countries, and is at the same time conducive to the peace and stability in the region. Third, China and Asian and African countries have become an increasingly inseparable community with shared interests and fate. The "ancient Silk Road" used to refer to all the routes that connect China and the West. The construction of "one Belt and one Road" proposed by China meets the needs of China and the world, especially the needs of Asian and African countries for common development. Currently, China has already become the largest trade partner and main investment source for many countries in Asia and Africa. The construction of "one Belt and one Road" will provide countries in Asia, Europe and Africa with closer economic connection, more in-depth mutual cooperation and broader space for development. To promote the implementation of "one Belt and one Road", the Chinese side has put forward five specific suggestions: First is to strengthen policy communication. Various countries should conduct exchanges on economic development strategies and work out plans and measures for regional cooperation through consultations. Second is to strengthen road connections. The Chinese often say that "anyone who wants to amass a fortune needs to build roads first". To build the Silk Road economic belt under the new situation, priority must be attached to promoting the construction of sea-land transportation networks connecting Eurasia and to connecting together highways, railways, ports, oil and gas pipelines, communication networks and so on in the areas along the line, so as to forge transportation networks that are efficient, convenient, smooth and of low logistic cost and provide necessary support for the expansion of the scale of Eurasian economic and trade exchanges. Third is to enhance smooth flow of trade. The Silk Road economic belt, which covers a population of 3 billion, boasts enormous market potential. Various countries along the line share extensive common interests, and should discuss the issue of promoting trade and investment facilitation and thus make proper arrangements. Fourth is to enhance currency circulation. The countries should propel the realization of convertibility and settlement of the domestic currency, strengthen the ability to withstand financial risks, and improve the international competitiveness of the regional economy. Fifth is to reinforce interlinked feelings between the peoples. Friendly exchanges between the peoples should be strengthened, in order to enhance mutual understanding and the traditional friendship. The initiative of "one Belt and one Road" conforms to the trend of the times of economic globalization, and has received positive responses from the countries concerned. For example, the China-Kazakhstan relations have enjoyed rapid development, and the interconnection between the two countries, including the crisscrossed highways and railways, oil and gas pipelines, communication networks and so on, has begun to take shape; China and ASEAN are actively upgrading the level of Free Trade Area; China has also proposed to prepare to build the Asian Infrastructure Investment Bank, so as to support the construction of regional infrastructure interconnection. These have laid a solid foundation for the construction of "one Belt and one Road". North Africa lies in the convergence zone of the west end of the ancient land and maritime Silk Road. Morocco, as the only African and Arab country that connects the Mediterranean and the Atlantic Ocean, is endowed with the regional advantage of linking Europe, Asia and Africa, and has always served as an important hub for the Silk Road. Therefore, either on the land or on the sea, Morocco is able to give play to the radiation effects and effectively connects with "one Belt and one Road". Standing at the new starting point in history, China and Morocco should pursue the footprints of Ibn Battuta and take advantage of "one Belt and one Road" to constantly push forward the in-depth development of the China-Morocco friendly cooperative relations, so as to make Morocco once again the spearhead at the west end of the new Silk Road. China and Morocco can reinforce the construction of infrastructure including ports, railways and so on, and connect Moroccan coastal port cities with the "maritime Silk Road", so as to build Morocco into a commercial, trade and logistics center at the west end of the new Silk Road by means of maritime interconnection, port cities cooperative mechanism, cooperation in marine economy and so on. Currently, the countries along the line of "one Belt and one Road" mostly take economic revitalization as the priority task, and development and cooperation remain the theme of the areas along the line. Globalization and in-depth development of regional cooperation have put forward new requirements for the countries along the line. To improve the level of trade and investment facilitation, to accelerate the construction of Free Trade Areas and to promote the in-depth industrial integration among regions and the free flow of production factors are the common challenges facing the countries along the line. In this respect, Morocco has accumulated rich experience. Having signed Free Trade Agreements (FTA) with the EU, the US, Turkey and Arab countries, Morocco is playing a more prominent role in bridging the East and the West. The Chinese side is willing to actively discuss with the Moroccan side about the feasibility of building Free Trade Area. The Chinese side possesses advantages of capital, technology, equipment and others, while the Moroccan side boasts sound infrastructure, relatively strong industrial production capacity and rich human resources. If the Free Trade Area between China and Morocco is established, Moroccan enterprises can import from China more complete production units and intermediate products, which, after deep processing, can be sold to European markets northward and enter into African markets southward. Simple addition and subtraction cannot be applied to the assessment of the Free Trade Area. The "Multiplication Effect" of one plus one being greater than two can be achieved through sharing resources and complementing each other's advantages. Ladies and gentlemen, friends, Today, as China enjoys rapid development of its relations with European, Asian and African countries, the ancient Silk Road has increasingly glowed with new vitality and energy. The Chinese side is ready to work with all sides to pursue the footprints of Ibn Battuta and other envoys of friendship for China and foreign exchanges and jointly build the new Silk Road of the 21st century, in an effort to realize common development and common prosperity. Thank you!
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