Au départ, le festival littéraire des Correspondances d’Eastman,
dans les Cantons-de-l’Est, célèbre l’écriture en incitant les visiteurs à
envoyer une missive à quelqu’un (gratuitement), après avoir flâné dans le joli
village d’Eastman, à la bibliothèque ou le long du lac d’Argent. Quelques lieux
sont ainsi aménagés à travers le village pour donner un peu d’inspiration aux
écrivains en herbe.
« Donner le goût d’écrire et de lire en passant par
l’échange épistolaire est l’un des objectifs avoués du comité organisateur, qui
souhaite aussi que cet accent mis sur l’écriture vivante puisse valoriser le livre
et le travail des écrivains. » (Site Internet des Correspondances d’Eastman)
À ce sujet, David Goudreault, slammeur et l’un des deux porte-paroles de cette
11e édition, ajoute :
«Pour moi, c'est comme un retour à la
terre, confie David Goudreault. Ça me fait souvent rire quand je dis que je
suis un auteur qui aime le texte, mais qui ne texte pas! Écrire à la main est pour
moi un plaisir, un contact charnel, j'aime les ratures, c'est-à-dire avoir la
preuve du doute, de l'erreur, plutôt que de seulement effacer. On efface les
courriels, mais on conserve les lettres toute sa vie. Tout le volet épistolaire
des Correspondances d'Eastman, c'est un moment d'arrêt qu'on peut se permettre,
des vacances pour les gens qui ont un intérêt pour la littérature sous toutes
ses formes. Ce peut être un bon moment pour prendre congé de la ville et
reconnecter avec l'écriture.» (Entretien avec Chantal Guy, La Presse, 9 août 2013).
À ce but premier viennent se greffer de nombreuses autres
activités : rencontres avec des auteurs, cafés littéraires, spectacles
musicaux, cabarets littéraires.
Cette édition 2013 fut faste en rencontres magiques et
échanges avec le public. La proximité entre les festivaliers et les auteurs a
permis beaucoup de profondeur et a rendu les discussions fertiles et capables de s’enrichir entre elles.
David Goudreault nous parle de cet aspect :
«Vous partagez un bed & breakfast avec de
grands auteurs, et pourquoi pas une chambre avec un grand auteur, lance-t-il à
la blague. C'est un événement extrêmement sain, simple et inclusif, où l'on
fait des rencontres, où l'on est carrément dans le public, avec qui on discute
et prend un verre.» (Entretien avec Chantal Guy, La Presse du 9 août 2013)
Pour ma première participation à cet événement littéraire
réputé, j’avais sélectionné quatre activités qui m’ont toutes enchantée.
Thomas Hellman chante
Roland Giguère
L’héritage de la
parole
La beauté comme
rempart aux horreurs de l’histoire
Entre images et mots : BD et roman graphique
À ces activités s'est ajoutée la rencontre du photographe du Devoir Jacques Nadeau à l'occasion d'une petite discussion à la bibliothèque du village.
Livres et auteurs :
Thomas Hellman chante
Roland Giguère (livre-disque), Éditions de l’Hexagone, 2012
Roland Giguère, L’âge
de la parole, Éditions de l’Hexagone, 1965
Evelyne de la Chenelière, La concordance des temps, Leméac Éditeur, 2011
Carl Leblanc, Artéfact,
Éditions XYZ, 2012
Louise Dupré, Plus
haut que les flammes, Le Noroît, 2010
Michel Rabagliati, Paul
à Québec, Éditions La Pastèque, 2009
Delaf et Dubuc, Les
nombrils, tomes 1 à 6, Éditions Dupuis, 2006-2013
Jacques Nadeau, Carré
rouge, Fidès, 2012
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Publié par Fibula à l'adresse
Lectures d'ici et d'ailleurs le 8/14/2013 09:45:00 PM