Annexation of Canada - "Self Propelled Island" / "Floating Island"

16 views
Skip to first unread message

Andrew Nash

unread,
Mar 23, 2021, 12:12:07 PMMar 23
to jules-ve...@googlegroups.com

I don’t really have a question here, but a comment.

The first time I read “Floating Island” I was a lot younger, and I guess wasn’t paying attention to the details. I have started reading the “Self-Propelled Island” Bison translation, and these couple sentences really jumped out at me this time.

“During that year –- we cannot precisely tell you what year this was, give or take thirty  years – the United States had doubled the number of stars on its federal flag. Its industrial and commercial powers were in full bloom after annexing the Canadian Dominion to the farthest border of the Polar Sea and the Mexican, Guatamalan, Honduran, Nicaraguan, and Costa Rican provinces up to the Panama Canal.”

 

Being Canadian, it concerns me that in 1895, a mere 28 years after Canada’s Confederation in 1867, Jules is surmising that in the following century, Canada will be annexed by the US!

I guess my question is: Did he really believe that? Did he think that was really possible, or was it a kind of “throw away” theory, to peak peoples interest and make THEM think “Is that possible”..”What a future”?

 

.. Interesting…. Andrew

 

Garmt de Vries-Uiterweerd

unread,
Mar 23, 2021, 1:09:24 PMMar 23
to JVF
I think this is Verne's (ironic) extrapolation of the Monroe doctrine, which he mentions in a few of his novels. Just like British imperialism is mocked in Les Enfants du capitaine Grant, Hector Servadac, Le Village aérien and many other novels, similar jabs are occasionally aimed at the US of A, usually with an accompanying remark on the number of stars on the flag.

Curiously, the US had just helped overthrow the monarchy of Hawai'i when L'Île à hélice was published. Verne, however, seems to downplay the American interest, in contrast with the developments mentioned by Andrew:

Oui! il y a eu un roi à Honolulu, ou, du moins, il y avait
une reine, Liliuokalani, aujourd'hui détrônée, qui a lutté pour
les droits de son fils, le prince Adey, contre les prétentions
d'une certaine princesse Kaiulani au trône d'Havaï. Bref, pendant
longtemps, l'archipel a été dans une période révolutionnaire, tout
comme ces bons États de l'Amérique ou de l'Europe, auxquels il
ressemble même sous ce rapport. Cela pouvait-il amener
l'intervention efficace de l'armée havaïenne, et ouvrir l'ère
funeste des pronunciamientos? Non, sans doute, puisque ladite
armée ne se compose que de deux cent cinquante conscrits et de
deux cent cinquante volontaires. On ne renverse pas un régime avec
cinq cents hommes, -- du moins, au milieu des parages du
Pacifique.

Mais les Anglais étaient là, qui veillaient. La princesse Kaiulani
possédait les sympathies de l'Angleterre, paraît-il. D'autre part,
le gouvernement japonais était prêt à prendre le protectorat des
îles, et comptait des partisans parmi les coolies qui sont
employés en grand nombre sur les plantations...

Eh bien, et les Américains, dira-t-on? C'est même la question que
Frascolin pose à Calistus Munbar au sujet d'une intervention tout
indiquée.

«Les Américains? répond le surintendant, ils ne tiennent guère à
ce protectorat. Pourvu qu'ils aient aux Sandwich une station
maritime réservée à leurs paquebots des lignes du Pacifique, ils
se déclareront satisfaits.»

Et pourtant, en 1875, le roi Kaméhaméha, qui était allé rendre
visite au président Grant à Washington, avait placé l'archipel
sous l'égide des États-Unis. Mais, dix-sept ans plus tard, lorsque
M. Cleveland prit la résolution de restaurer la reine
Liliuokalani, alors que le régime républicain était établi aux
Sandwich, sous la présidence de M. Sanford Dole, il y eut des
protestations violentes dans les deux pays.

Rien, d'ailleurs, ne pouvait empêcher ce qui est écrit sans doute
au livre de la destinée des peuples, qu'ils soient d'origine
ancienne ou moderne, et l'archipel hawaïen est en république
depuis le 4 juillet 1894, sous la présidence de M. Dole.

--
You received this message because you are subscribed to the Google Groups "Jules Verne Forum" group.
To unsubscribe from this group and stop receiving emails from it, send an email to jules-verne-fo...@googlegroups.com.
To view this discussion on the web visit https://groups.google.com/d/msgid/jules-verne-forum/000801d71fff%24448a8810%24cd9f9830%24%40julesverne.ca.

Jean-Yves Paumier

unread,
Mar 23, 2021, 2:08:40 PMMar 23
to jules-ve...@googlegroups.com, Andrew Nash, Garmt de Vries-Uiterweerd

Chers amis verniens,

 

Sur beaucoup de sujet, on peut trouver, dans les livres de Jules Verne, à la fois une opinion et son contraire. Il est cependant possible, en général, d’apprécier sa véritable opinion personnelle.

 

Pour information, je vous livre le petit texte de synthèse relatif au Canada qui figure dans Jules Verne voyageur extraordinaire que j’ai publié chez Glénat en 2005 :

 

UNE VISION POLITIQUE DU CANADA

 

Il avait tenu à fouler le sol canadien lors de son excursion aux chutes du Niagara en 1867. Avec Famille Sans-Nom (1889), Jules Verne écrit une page qui a peut-être inspiré, près d’un siècle plus tard, l’auteur de la formule « Vive le Québec libre ». Dans ce roman plus historique que géographique, l’épisode de la révolte d’une partie des Canadiens en 1837-1838 pour défendre une certaine idée du Canada français, Jules Verne s’inspire de nombreuses sources, citant volontiers Fenimore Cooper, l’un de ses auteurs favoris, et il met en avant l’un des fondements de sa pensée politique. À bien y regarder, ce roman est sans doute moins une diatribe anti-anglaise, en relation avec un sentiment pourtant bien dans l’air français du temps et qui atteindra son paroxysme avec l’humiliation de Fachoda (1898), qu’une manifestation ostensible de son attachement aux droits des nationalités, des minorités, comme si « force n’était pas restée à la loi, mais au patriotisme ». Selon Jean Chesneaux, Jules Verne développe trois thèmes qui lui sont chers : une grande confiance dans l’Amérique, pays de l’avenir dans une sorte de mirage saint-simonien ; le mythe du bon sauvage adapté à l’Indien moderne ; et l’apparentement aux Celtes et à leurs vertus quasi mythiques. Il éprouve pour ce pays un sentiment de solidarité française, « comme une Bretagne ou une Vendée d’il y a soixante ans, qui se prolonge au-delà de l’Océan ». Il y a un peu de Jean Chouan dans Jean Sans- Nom, tous deux leaders d’origine paysanne. Faute de voir ce peuple canadien rejoindre un grand ensemble démocratique américain, Jules Verne se contentera finalement de saluer la constitution du dominion du Canada en 1867.

 

S’il semble donc préférer un rapprochement du Canada vers les Étas-Unis, plutôt que vers l’Angleterre, il se e rallie donc à cette perspective d’indépendance. Son intérêt pour le Canada le conduira à y situer quelques actions de divers romans et à créer divers personnages canadiens.

 

Dans Une Ville flottante (1870), Jules Verne fait se rencontrer dans ce paquebot géant des milliers de personnes, avec leurs caractères différents, une vraie société. Hypnotisé par la démesure du bâtiment, le narrateur (dont on ignore le nom) monte à son bord pour une traversée qui réservera bien des surprises, et dans lequel « on y rencontre tous les instincts, tous les ridicules, toutes les passions des hommes ». Il fait ainsi la connaissance du jovial docteur Pitferges qui ne cherche qu'à faire naufrage, de Cyrus Field, de « l’honorable John Rose, du Canada », de « Mr et Mrs Whitney de Montréal ».

 

Le Canada est également évoqué dans Le Pays des fourrures (1872), qui traite de l’univers d’une colonie de chasseurs de fourrures installés avec leurs familles à l’extrême nord du Canada. Sans oublier Robur le Conquérant (1886) avec le survol de Québec et Montréal, ainsi que quelques publications posthumes : Le volcan d'or (1906), une découverte de l’extrême Ouest depuis Vancouver, et plus furtivement dans L’Oncle Robinson (1991) et César Cascabel (1890). Dans Vingt mille lieues sous les mers(1869) Ned Land est un harponneur canadien.

 

Bien cordialement

Jean-Yves Paumier

 

 

De : <jules-ve...@googlegroups.com> au nom de Garmt de Vries-Uiterweerd <garmtd...@gmail.com>
Répondre à : <jules-ve...@googlegroups.com>
Date : mardi 23 mars 2021 à 18:09
À : JVF <jules-ve...@googlegroups.com>
Objet : Re: [JVF] Annexation of Canada - "Self Propelled Island" / "Floating Island"

Arthur Evans

unread,
Mar 23, 2021, 2:27:42 PMMar 23
to jules-ve...@googlegroups.com
Hi Andrew and all,

Also interesting is the description of the American flag in Michel Verne's "In the Year 2889" (originally published in English) compared to his father's recycled French version of the same story now called "La Journée d'un journaliste américain en 2890."

Michel Verne’s “In the Year 2889”
“... a vast edifice with four façades each 3,250 feet in length, over which proudly floats the hundred-starred flag of the Union.”

Jules Verne’s “La Journée d’un journaliste américain en 2890”
“... colossale construction à quatre façades, mesurant chacune trois kilomètres, et dont le toit s’abrite sous le glorieux pavillon soixante-quinze fois étoilé de la Confédération.”
[“The Day of an American Journalist in 2890”
“... new office building, a colossal edifice of with four facades each measuring two miles long and whose sheltering roof is topped off with a glorious flag displaying the seventy-five stars of the Confederation.”]

Cheers,
Art




--

Jan Rychlik

unread,
Mar 23, 2021, 3:10:12 PMMar 23
to jules-ve...@googlegroups.com
Hi Andrew and all,
After the American Civil War there was a call in the US (North) that the UK shall cede Canada to the US in order to make up for the damages caused by Confederate corsair boats which had been built and equiped in the - officially neutral - UK. Verne actually refers to the (CSS) Alabama Claims, ground-breaking case of international arbitration, in several od his novels.
Best
Jan

Odesláno z iPhonu

23. 3. 2021 v 17:12, Andrew Nash <an...@julesverne.ca>:


--

Fabre Gerard

unread,
Mar 24, 2021, 4:56:13 AMMar 24
to jules-ve...@googlegroups.com

Yes, Andrew, many Canadians believed their annexation to the US throughout the 19th century. Some maintainted it would be a goog thing.


I refer to my book to explain that :


Les fables canadiennes de Jules Verne. Discorde et concorde dans une autre Amérique, Presses de l’Université d’Ottawa, 2018.

https://press.uottawa.ca/les-fables-canadiennes-de-jules-verne.html


De: "Andrew Nash" <an...@julesverne.ca>
À: jules-ve...@googlegroups.com
Envoyé: Mardi 23 Mars 2021 17:12:05
Objet: [JVF] Annexation of Canada - "Self Propelled Island" / "Floating Island"

--

rfb...@aol.com

unread,
Mar 24, 2021, 6:35:14 AMMar 24
to aevan...@gmail.com, jules-ve...@googlegroups.com
There is also an expanded Old Glory mentioned in THE HUNT FOR THE METEOR.

Since that was an era of expansionism, Verne had every reason to expect the USA to keep growing, however seriously or apprehensively he took the prospect. It's been mentioned how frequently he similarly raises British imperialism (e.g. "Gil Braltar"), and Michel as the impetus for THE BARSAC MISSION takes the idea of further French full annexation into Africa.

Ross

Don Sample

unread,
Mar 24, 2021, 10:48:09 AMMar 24
to jules-ve...@googlegroups.com
On the other hand, one of the major reason for forming the Canadian Confederation was so that we could have a unified defence if the Americans tried moving north again.


Chris Moser

unread,
Mar 24, 2021, 12:01:56 PMMar 24
to jules-ve...@googlegroups.com
I am a fellow Canadian ..but based in BC...so I suspect my affinity to Canada is much different than yours !

I would welcome the realization of Verne's prediction!

--

James Keeline

unread,
Mar 24, 2021, 2:56:22 PMMar 24
to jules-ve...@googlegroups.com
For me it would be enough if there were more affordable shipping of books (i.e. Media Mail) and packages between the two countries.  It is completely reasonable to drive trucks across the border.  Sometimes there are things I'd like to buy and I know there are readers who would like to buy what I have but the cost of shipping takes it out of consideration which it exceeds the value of the item.

James D. Keeline
Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages