Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Frères, je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église.
De cette Église, je suis devenu ministre, et la charge que Dieu m'a confiée, c'est d'accomplir pour vous sa parole, le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté aux membres de son peuple saint.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste, au milieu des nations païennes, la gloire sans prix de ce mystère : le Christ est au milieu de vous, lui, l'espérance de la gloire !
Ce Christ, nous l'annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons tout homme avec sagesse, afin d'amener tout homme à sa perfection dans le Christ.
C'est pour cela que je m'épuise à combattre, avec toute la force du Christ dont la puissance agit en moi.
Je veux en effet que vous sachiez quel dur combat je mène pour vous, et aussi pour les fidèles de Laodicée et pour tant d'autres qui ne m'ont jamais rencontré personnellement.
Je combats pour que leurs coeurs soient remplis de courage et qu'ils soient rassemblés dans l'amour, afin d'acquérir toute la richesse de l'intelligence parfaite, et la vraie connaissance du mystère de Dieu. Ce mystère, c'est le Christ, en qui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.
R/ En Dieu, mon salut et ma gloire !
Je n'ai mon repos qu'en Dieu seul ;
oui, mon espoir vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut,
ma citadelle : je reste inébranlable.
Comptez sur lui en tous temps,
vous, le peuple.
Devant lui épanchez votre coeur :
Dieu est pour nous un refuge.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Je veux louer le Seigneur tant que je vis : il redresse les accablés, il égare les pas des méchants. Alléluia. (Ps 145, 2.8.9)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser.
Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Lève-toi, et reste debout devant tout le monde. » L'homme se leva et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme : « Étends ta main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.
Dieu, ce monde était encore absent
Que déjà, depuis toujours,
Toi, Parole en nos commencements,
Tu portais le poids des choses.
Toi qui penses, toi qui crées,
L'univers en toi repose.
Dieu, quand l'homme eut habité le temps,
Y jetant ses propres cris,
Toi, Parole en nos événements,
Tu déroules notre histoire.
Toi qui juges, toi qui sauves,
Jésus Christ nous dit ta gloire.
Dieu, nos fleuves vont charriant leurs eaux,
Ignorant des lendemains,
Toi qui tiens déjà le dernier mot,
Tu connais le Jour et l'Heure.
Toi qui aimes, qui accueilles,
Tu prépares la Demeure.
Les cieux proclament ta justice, Seigneur mon Dieu.
1
Le Dieu des die
u
x, le Seigneur,
parle et conv
o
que la terre *
du sol
e
il levant
jusqu'au sol
e
il couchant.
2
De Sion, b
e
lle entre toutes,
Die
u
resplendit. *
3
Qu'il vi
e
nne, notre Dieu,
qu'il r
o
mpe son silence !
Devant lui, un fe
u
qui dévore ;
autour de lui, écl
a
te un ouragan.
4
Il convoque les haute
u
rs des cieux
et la terre au jugem
e
nt de son peuple :
5
« Assemblez, devant m
o
i, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrif
i
ce mon alliance. »
6
Et les cieux procl
a
ment sa justice :
oui, le j
u
ge c'est Dieu !
Offrez à Dieu un sacrifice de louange.
7
« Écoute, mon pe
u
ple, je parle ; +
Israël, je te pr
e
nds à témoin. *
Moi, Die
u
, je suis ton Dieu !
8
« Je ne t'accuse p
a
s pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujo
u
rs devant moi.
9
Je ne prendrai pas un seul taurea
u
de ton domaine,
pas un béli
e
r de tes enclos.
10
« Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des ha
u
ts pâturages.
11
Je connais tous les oisea
u
x des montagnes ;
les bêtes des ch
a
mps sont à moi.
12
« Si j'ai faim, ir
a
i-je te le dire ?
Le monde et sa rich
e
sse m'appartiennent.
13
Vais-je manger la ch
a
ir des taureaux
et boire le s
a
ng des béliers ?
14
« Offre à Dieu le sacrif
i
ce d'action de grâce,
accomplis tes voeux env
e
rs le Très-Haut.
15
Invoque-moi au jo
u
r de détresse :
je te délivrerai, et tu me r
e
ndras gloire. »
C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices.
16
Mais à l'impie, Die
u
déclare : +
« Qu'as-tu à récit
e
r mes lois, *
à garder mon alli
a
nce à la bouche,
17
toi qui n'aimes p
a
s les reproches
et rejettes loin de t
o
i mes paroles ?
18
« Si tu vois un vole
u
r, tu fraternises,
tu es chez toi parm
i
les adultères ;
19
tu livres ta bo
u
che au mal,
ta langue tr
a
me des mensonges.
20
« Tu t'assieds, tu diff
a
mes ton frère,
tu flétris le f
i
ls de ta mère.
21
Voilà ce que tu fais ;
garder
a
i-je le silence ?
« Penses-tu que je su
i
s comme toi ?
Je mets cela sous tes ye
u
x, et je t'accuse.
22
Comprenez donc, vo
u
s qui oubliez Dieu :
sinon je frappe, et p
a
s de recours !
23
« Qui offre le sacrif
i
ce d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chem
i
n qu'il aura pris,
je lui ferai voir le sal
u
t de Dieu. »
V/
Ecoute ma loi, ô mon peuple.
Je suis le Seigneur, ton Dieu.
La pureté du coeur et la paix
C'est à juste titre que la béatitude de voir Dieu est promise à la pureté du cœur. En effet, un regard souillé ne pourra pas voir la splendeur de la vraie lumière ; et ce qui sera la joie des âmes limpides sera le châtiment des âmes boueuses. Il faut donc détourner ses yeux des vanités terrestres qui les obscurcissent et nettoyer notre œil intérieur de toute souillure d'iniquité ; c'est ainsi qu'un regard paisible se rassasiera de l'incomparable vision de Dieu.
Nous avons compris que la béatitude suivante nous enseigne comment mériter cela :
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Cette béatitude, mes bien-aimés, ne vient pas d'une entente banale ou d'une concorde quelconque, mais de celle dont l'Apôtre dit :
Soyez en paix avec Dieu
. Elle prophète David :
Grande est la paix des amis de ta loi ; pour eux, plus d'obstacle.
Même une amitié très étroite, même une parfaite unité d'esprit ne peuvent véritablement prétendre à cette paix, s'il n'y a pas accord avec la volonté de Dieu. On ne peut reconnaître la dignité de cette paix à une communauté de désirs malhonnêtes, à des complicités criminelles ou à des pactes conclus pour le vice. L'amour du monde n'est pas compatible avec l'amour de Dieu, et il ne peut entrer dans la société des fils de Dieu, celui qui ne brise pas avec son origine charnelle. Mais ceux dont l'âme est toujours unie à Dieu ont à cœur de
garder l'unité de l'esprit par le lien de la paix ;
ils ne s'écartent jamais de la loi éternelle, disant dans une prière pleine de foi :
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel
.
Les voilà, les pacifiques ; les voilà, ceux qui sont unanimes dans le bien, qui ont un même cœur dans la sainteté, qui doivent être appelés éternellement
fils de Dieu, héritiers avec le Christ
. L'amour de Dieu et l'amour du prochain leur obtiendra de ne plus ressentir aucune opposition, de ne craindre aucun scandale ; mais, une fois terminé le combat de toutes les tentations, de se reposer dans la paix infiniment tranquille, la paix de Dieu, par notre Seigneur qui, avec le Père et l'Esprit Saint, vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.
R/
L'Esprit venu d'en haut
sera répandu sur nous !
Mon peuple habitera un séjour de paix ;
heureux seront-ils :
ils seront appelés fils de Dieu.
Je vous laisse la paix, dit le Seigneur,
je vous donne ma joie.
Que votre coeur cesse de se troubler.
Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ; accorde-nous de progresser sans que rien nous arrête vers les biens que tu promets.
de la férie
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Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Frère,
continuez donc à vivre dans le Christ Jésus, le Seigneur, tel que nous vous l'avons transmis.
Soyez enracinés en lui, construisez votre vie sur lui ; restez fermes dans la foi telle qu'on vous l'a enseignée, soyez débordants d'action de grâce.
Prenez garde à ceux qui veulent faire de vous leur proie par leur philosophie trompeuse et vide fondée sur la tradition des hommes, sur les forces qui régissent le monde, et non pas sur le Christ.
Car en lui, dans son propre corps, habite la plénitude de la divinité.
En lui vous avez tout reçu en plénitude, car il domine toutes les puissances de l'univers.
C'est en lui que vous avez reçu la vraie circoncision, non pas celle que pratiquent les hommes, mais celle qui enlève les tendances égoïstes de la chair ; telle est la circoncision qui vient du Christ.
Par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui, avec lui vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d'entre les morts.
Vous étiez des morts, parce que vous aviez péché et que vous n'aviez pas reçu de circoncision. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné tous nos péchés.
Il a supprimé le billet de la dette qui nous accablait depuis que les commandements pesaient sur nous : il l'a annulé en le clouant à la croix du Christ.
Ainsi, Dieu a dépouillé les puissances de l'univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal de la croix.
R/ La bonté du Seigneur est pour tous.
Je t'exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.
Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur les a choisis du milieu du monde, pour qu'ils portent du fruit, un fruit qui demeure. Alléluia. (Jn 15, 16)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées :
L'Église a devancé l'aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L'espoir du monde.
L'hymne de joie et de douleurs,
Qui naît aujourd'hui
Rejoint la mystérieuse offrande,
Où Jésus Christ veut, de sa croix,
Signer l'alliance.
C'est dans le Fils que nous pouvons,
Marqués par l'Esprit,
Donner notre parole au Père,
Et c'est en lui que Dieu répond
Au cri des hommes.
Nous attendons face à l'Orient
Les signes du Jour:
Jésus doit revenir en gloire,
Et l'amour seul peut dans nos vies
Gagner sa Pâque.
Que Dieu se lève, et ses ennemis se dispersent.
2
Dieu se lève et ses ennem
i
s se dispersent,
ses adversaires fu
i
ent devant sa face.
3
Comme on dissipe une fum
é
e, tu les dissipes ; +
comme on voit fondre la cire en f
a
ce du feu,
les impies disparaissent devant la f
a
ce de Dieu.
4
Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils d
a
nsent de joie.
5
Chantez pour Dieu, jou
e
z pour son nom, +
frayez la route à celui qui cheva
u
che les nuées.
Son nom est Le Seigneur ; dans
e
z devant sa face.
6
Père des orphelins, défense
u
r des veuves,
tel est Dieu dans sa s
a
inte demeure.
7
A l’isolé, Dieu acc
o
rde une maison ; +
aux captifs, il r
e
nd la liberté ;
mais les rebelles vont habit
e
r les lieux arides.
8
Dieu, quand tu sortis en av
a
nt de ton peuple,
quand tu marchas dans le désert, la t
e
rre trembla ;
9
les cieux mêmes fondirent +
devant la face de Dieu, le Die
u
du Sinaï,
devant la face de Dieu, le Die
u
d’Israël.
10
Tu répandais sur ton héritage une plu
i
e généreuse,
et quand il défaillait, t
o
i, tu le soutenais.
11
Sur les lieux où camp
a
it ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es b
o
n pour le pauvre.
Notre Dieu est un Dieu de délivrance : au Seigneur, les issues de la mort.
12
Le Seigneur pron
o
nce un oracle,
une armée de messag
è
res le répand :
13
« Rois en déroute, arm
é
es en déroute !
On reçoit en partage les trés
o
rs du pays.
14
« Resterez-vous au repos derri
è
re vos murs +
quand les ailes de la Colombe se co
u
vrent d’argent,
et son plumage, de fl
a
mmes d’or,
15
quand le Puissant, là-bas, pulvér
i
se des rois
et qu’il n
e
ige au Mont-Sombre ? »
16
Mont de Basan, div
i
ne montagne,
mont de Basan, fi
è
re montagne !
17
Pourquoi jalouser, fi
è
re montagne, +
la montagne que Dieu s’est chois
i
e pour demeure ?
Là, le Seigneur habiter
a
jusqu’à la fin.
18
Les chars de Dieu sont des milli
e
rs de myriades ;
au milieu, le Seigneur ; au sanctu
a
ire, le Sinaï.
19
Tu es monté sur la hauteur, captur
a
nt des captifs, +
recevant un tribut, m
ê
me de rebelles,
pour avoir une demeure, Seigne
u
r notre Dieu.
20
Que le Seigne
u
r soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous acc
o
rde la victoire.
21
Le Dieu qui est le nôtre est le Die
u
des victoires,
et les portes de la mort sont à Die
u
, le Seigneur.
22
A qui le hait, Dieu frac
a
sse la tête ;
qui vit dans le crime, il déf
o
nce le crâne.
23
Le Seigneur a dit : « Je les ram
è
ne de Basan,
je les ramène des ab
î
mes de la mer,
24
afin que tu enfonces ton pi
e
d dans leur sang,
que la langue de tes chiens ait sa pât
u
re d’ennemis. »
Royaumes de la terre, chantez au Seigneur !
25
Dieu, on a v
u
ton cortège,
le cortège de mon Dieu, de mon r
o
i dans le Temple :
26
en tête les chantres, les musici
e
ns derrière,
parmi les jeunes filles frapp
a
nt le tambourin.
27
Rassemblez-vous, b
é
nissez Dieu ;
aux sources d’Israël, il y
a
le Seigneur !
28
Voici Benjamin, le plus je
u
ne, ouvrant la marche, +
les princes de Jud
a
et leur suite,
les princes de Zabulon, les pr
i
nces de Nephtali.
29
Ton Dieu l’a command
é
: « Sois fort ! »
Montre ta force, Dieu, quand tu ag
i
s pour nous !
30
De ton palais, qui dom
i
ne Jérusalem,
on voit des rois t’apport
e
r leurs présents.
31
Menace la B
ê
te des marais,
la bande de fauves, la me
u
te des peuples :
qu’ils se prosternent avec leurs pi
è
ces d’argent ;
désunis les peuples qui
a
iment la guerre.
32
De l’Égypte arriveront des ét
o
ffes somptueuses ;
l’Éthiopie viendra vers Die
u
les mains pleines.
33
Royaumes de la terre, chantez pour Dieu,
jou
e
z pour le Seigneur,*
34
celui qui chevauche au plus haut des cieux,
les cie
u
x antiques.
Voici qu’il élève la voix, une v
o
ix puissante ;
35
rendez la puiss
a
nce à Dieu.
Sur Isra
ë
l, sa splendeur !
Dans la nu
é
e, sa puissance !
36
Redoutable est Dieu dans son temple saint,
le Die
u
d’Israël ; *
c’est lui qui donne à son peuple force et puissance.
Bén
i
soit Dieu !
V/ J'écoute : Que dira le Seigneur ?
Ce qu'il dit, c'est la paix pour ses fidèles.
« Cette parole est dure »
Nous le lisons dans l'Évangile : lorsque le Seigneur s'est mis à prêcher et, sous le mystère de son corps donné en nourriture, à instruire ses disciples sur la nécessité de participer à ses souffrances, certains ont dit :
Cette parole est dure
, et dès lors ils cessèrent de l'accompagner. Mais comme Jésus demandait à ses disciples si eux aussi voulaient le quitter, ils répondirent :
Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.
De même, je vous le dis, frères, jusqu'aujourd'hui il est manifeste pour certains que les paroles de Jésus sont
esprit et vie ;
aussi marchent-ils à sa suite. Mais à d'autres elles paraissent dures, si bien qu'ils cherchent ailleurs une misérable consolation. C'est qu'en effet
la Sagesse élève la voix sur les places ;
et plus précisément sur la route large et spacieuse qui conduit à la mort, pour rappeler ceux qui s'y sont engagés.
Par ailleurs,
quarante ans
, dit le psaume,
je me suis tenu proche de cette génération, et j'ai dit : ce peuple a toujours le cœur égaré.
Et dans un autre psaume :
Une fois Dieu a parlé
. Une fois, oui, parce que toujours. Sa Parole est unique, en effet, parce qu'elle est sans interruption, continue et perpétuelle.
Il rappelle les pécheurs à leur cœur, il les reprend sur l'égarement de leur cœur, puisque c'est là qu'il habite, lui, là qu'il parle. Et c'est ainsi qu'il accomplit ce qu'il a annoncé par le prophète :
Parlez au cœur de Jérusalem
.
Vous voyez, frères, combien l'avertissement du prophète concerne notre salut, afin que si aujourd'hui nous entendons sa voix, nous n'endurcissions pas nos cœurs. Et dans l'Évangile vous lisez presque les mêmes paroles que chez le prophète. Dans l'Evangile le Seigneur dit :
Mes brebis entendent ma voix
. Et David dans le psaume :
Vous, son peuple
(c'est-à-dire assurément celui du Seigneur),
vous, les brebis de son pâturage, si aujourd'hui vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs.
Écoute encore comment le prophète Habaquq, loin de négliger la réprimande du Seigneur, s'en préoccupe au contraire avec grand soin. Il dit en effet :
Je tiendrai bon à mon poste de garde, je resterai debout sur les retranchements. Je guetterai pour voir ce qu'il dira contre moi et ce que je répondrai au rappel à l'ordre.
Nous aussi, frères, je vous en supplie, tenons-nous à notre poste de garde, car c'est l'heure du combat.
Dans notre cœur, là où le Christ fait sa demeure, conduisons-nous avec jugement et intelligence, de manière à ne pas mettre notre confiance dans notre propre vie et à ne pas prendre appui sur un fragile rempart.
R/ Qui pourrait enchaîner la Parole ?
À ses serviteurs les prophètes,
Dieu révèle ses desseins.
Dieu a parlé autrefois par les prophètes,
il nous parle maintenant par son Fils.
Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d'esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté.
de la férie
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Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez les réalités d'en haut : c'est là qu'est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Tendez vers les réalités d'en haut, et non pas vers celles de la terre.
En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.
Faites donc mourir en vous ce qui appartient encore à la terre : débauche, impureté, passions, désirs mauvais, et cet appétit de jouissance qui est un culte rendu aux idoles.
Voilà ce qui provoque la colère de Dieu, voilà quelle était votre conduite autrefois lorsque vous viviez dans ces désordres.
Mais maintenant, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers.
Plus de mensonge entre vous ; débarrassez-vous des agissements de l'homme ancien qui est en vous, et revêtez l'homme nouveau, celui que le Créateur refait toujours neuf à son image pour le conduire à la vraie connaissance.
Alors, il n'y a plus de Grec et de Juif, d'Israélite et de païen, il n'y a pas de barbare, de sauvage, d'esclave, d'homme libre, il n'y a que le Christ : en tous, il est tout.
R/ La bonté du Seigneur est pour tous.
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n'est pas de limite.
Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! Alléluia. (Mt 5, 12)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Jésus s'était arrêté dans la plaine, et la foule l'entourait. Regardant alors ses disciples, Jésus dit :
« Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous !
Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez !
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssentet vous repoussent, quand ils insultentet rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme.
Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation !
Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant :vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.
»
O toi, l'au-delà de tout,
n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de toi ?
Quelle hymne te dira, quel langage ?
Aucun mot ne t'exprime.
A quoi l'esprit s'attachera-t-il ?
Tu dépasses toute intelligence.
Seul, tu es indicible,
car tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable,
car tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres,
ceux qui parlent et ceux qui sont muets,
te proclament.
Tous les êtres,
ceux qui pensent et ceux qui n'ont point la pensée,
te rendent hommage.
Le désir universel,
l'universel gémissement tend vers toi.
Tout ce qui est te prie,
et vers toi tout être qui pense ton univers
fait monter une hymne de silence.
Tout ce qui demeure demeure par toi ;
par toi subsiste l'universel mouvement.
De tous les êtres tu es la fin ;
tu es tout être, et tu n'en es aucun.
Tu n'es pas un seul être,
tu n'es pas leur ensemble.
Tu as tous les noms, et comment te nommerai-je,
toi le seul qu'on ne peut nommer?
Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées
qui couvrent le ciel même?
Prends pitié,
Ô toi, l'au-delà de tout,
n'est-ce pas tout ce qu'on peut chanter de toi?
Amour et vérité te précèdent, Seigneur !
2
L’amour du Seigneur, sans f
i
n je le chante ;
ta fidélité, je l’ann
o
nce d’âge en âge.
3
Je le dis : C’est un amour bât
i
pour toujours ;
ta fidélité est plus st
a
ble que les cieux.
4
« Avec mon élu, j’ai f
a
it une alliance,
j’ai juré à Dav
i
d, mon serviteur :
5
J’établirai ta dynast
i
e pour toujours,
je te bâtis un trône pour la su
i
te des âges. »
6
Que les cieux rendent grâce pour ta merv
e
ille, Seigneur,
et l’assemblée des s
a
ints, pour ta fidélité.
7
Qui donc, là-haut, est compar
a
ble au Seigneur ?
Qui d’entre les dieux est sembl
a
ble au Seigneur ?
8
Parmi tous les saints, Die
u
est redoutable,
plus terrible que tous ce
u
x qui l’environnent.
9
Seigneur, Dieu de l’univers, qu
i
est comme toi,
Seigneur puissant que ta fidélit
é
environne ?
10
C’est toi qui maîtrises l’orgu
e
il de la mer ;
quand ses flots se soulèvent, c’est t
o
i qui les apaises.
11
C’est toi qui piétinas la dépo
u
ille de Rahab ;
par la force de ton bras, tu dispers
a
s tes ennemis.
12
A toi, le ciel ! A toi auss
i
, la terre !
C’est toi qui fondas le m
o
nde et sa richesse !
13
C’est toi qui créas le n
o
rd et le midi :
le Tabor et l’Hermon, à ton n
o
m, crient de joie.
14
A toi, ce bras, et to
u
te sa vaillance !
Puissante est ta main, subl
i
me est ta droite !
15
Justice et droit sont l’appu
i
de ton trône.
Amour et Vérité préc
è
dent ta face.
16
Heureux le peuple qui conn
a
ît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumi
è
re de ta face ;
17
tout le jour, à ton nom il d
a
nse de joie,
fier de ton j
u
ste pouvoir.
18
Tu es sa f
o
rce éclatante ;
ta grâce accr
o
ît notre vigueur.
19
Oui, notre r
o
i est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu s
a
int d’Israël.
Tu es le Fils de Dieu, de la race de David selon la chair.
20
Autrefois, tu as parl
é
à tes amis,
dans une visi
o
n tu leur as dit :
« J’ai donné mon appui à un h
o
mme d’élite,
j’ai choisi dans ce pe
u
ple un jeune homme.
21
« J’ai trouvé Dav
i
d, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon hu
i
le sainte ;
22
et ma main sera pour toujo
u
rs avec lui,
mon bras fortifier
a
son courage.
23
« L’ennemi ne pourr
a
le surprendre,
le traître ne pourr
a
le renverser ;
24
j’écraserai devant lu
i
ses adversaires
et je frapper
a
i ses agresseurs.
25
« Mon amour et ma fidélit
é
sont avec lui,
mon nom accr
o
ît sa vigueur ;
26
j’étendrai son pouv
o
ir sur la mer
et sa dominati
o
n jusqu’aux fleuves.
27
« Il me dira : Tu
e
s mon Père,
mon Dieu, mon r
o
c et mon salut !
28
Et moi, j’en fer
a
i mon fils aîné,
le plus grand des r
o
is de la terre !
29
« Sans fin je lui garder
a
i mon amour,
mon alliance avec lu
i
sera fidèle ;
30
je fonderai sa dynast
i
e pour toujours,
son trône aussi dur
a
ble que les cieux.
J'ai gardé pour toujours la dynastie de David, mon serviteur.
31
« Si ses fils aband
o
nnent ma loi
et ne suivent p
a
s mes volontés,
32
s’ils osent viol
e
r mes préceptes
et ne gardent p
a
s mes commandements,
33
« je punirai leur fa
u
te en les frappant,
et je châtier
a
i leur révolte,
34
mais sans lui retir
e
r mon amour,
ni dément
i
r ma fidélité.
35
« Jamais je ne violer
a
i mon alliance,
ne changerai un m
o
t de mes paroles.
36
Je l’ai juré une f
o
is sur ma sainteté ;
non, je ne mentirai p
a
s à David !
37
« Sa dynastie sans f
i
n subsistera
et son trône, comme le sol
e
il en ma présence,
38
comme la lune établ
i
e pour toujours,
fidèle tém
o
in là-haut ! »
V/
Quand on découvre tes paroles, c'est la lumière,
et les simples comprennent.
Les degrés de la contemplation
Fixons-nous solidement au rempart ; appuyons-nous de toutes nos forces sur le roc inébranlable qu'est le Christ, selon cette parole de l'Écriture :
Il m'a fait reprendre pied sur le roc, il a raffermi mes pas
. Ainsi établis et réconfortés, mettons-nous à contempler : nous verrons ce qu'il nous dit et ce que nous répondrons à qui nous fait reproche.
Le premier degré de la contemplation en effet, mes bien-aimés, c'est que sans cesse nous considérions ce que veut le Seigneur, ce qui lui plaît, ce qui lui est agréable. En beaucoup de choses nous l'offensons tous, notre manque de simplicité heurte la droiture de sa volonté, et cela nous empêche de nous unir, de nous attacher à lui. Humilions-nous donc sous la main puissante du Dieu très-haut et hâtons-nous d'exposer toute notre misère devant les yeux de sa miséricorde en disant :
Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri, sauve-moi et je serai sauvé,
et encore :
Prends pitié de moi, Seigneur, guéris mon âme, car j'ai péché contre toi.
Lorsque l'œil du cœur est purifié par ce genre de pensées, nous ne vivons plus le cœur plein d'amertume mais dans les délices qui se trouvent en l'Esprit de Dieu. Déjà nous ne considérons plus quelle est la volonté de Dieu sur nous, mais quelle est cette volonté en elle-même. Car c'est dans sa volonté qu'est la vie, et absolument rien n'est plus utile et plus avantageux que de s'accorder à sa volonté. Et c'est pourquoi l'empressement que nous mettons à vouloir conserver notre vie, mettons-le aussi, dans la mesure du possible, à ne point dévier du chemin qui y mène.
Ensuite, lorsque nous aurons progressé quelque peu dans l'ascèse spirituelle en suivant comme guide l'Esprit Saint qui scrute les profondeurs mêmes de Dieu, représentons-nous combien le Seigneur est tendresse, combien il est bon en lui-même. Demandons avec le prophète de voir la volonté du Seigneur, demandons-lui de nous faire visiter non plus notre cœur mais son temple. Et avec lui nous dirons encore :
Mon âme en moi s'est troublée, c'est pourquoi je me souviendrai de toi.
Ces deux choses résument le contenu de toute la vie spirituelle : au spectacle de nous-mêmes, nous sommes troublés et contrits pour notre salut, tandis que, dans la contemplation de Dieu, nous respirons et la joie du Saint-Esprit nous procure la consolation. D'une part, crainte et humilité ; d'autre part, espérance et charité.
R/
Mets ta joie dans le Seigneur ;
il comblera les désirs de ton cœur !
La bouche du juste murmure la Sagesse,
la loi de Dieu dans son cœur,
ses pas ne chancellent jamais.
Heureux l'homme qui adore le Seigneur
et s'attache à tout ce qu'il commande :
confiant, il s'appuie sur son Dieu.
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité : car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien.
de la férie
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Lecture du livre de Michée
Parole du Seigneur,
Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c'est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l'aube des siècles.
Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d'Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais sa puissance s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre, et lui-même, il sera la paix !
R/ J'exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Célébrons la naissance de la Vierge Marie : en elle, le rameau de Jessé a fleuri, par elle, Dieu, notre Dieu, nous bénit. Alléluia.
Commencement de l'Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Voici l'aurore avant le jour,
Voici la mère virginale,
La femme promise au début des âges.
Elle a bâti sa demeure
Dans les vouloirs du Père.
Aucune peur, aucun refus,
Ne vient troubler l'oeuvre de grâce,
Son coeur est rempli d'ineffable attente.
Elle offre à Dieu le silence
Où la Parole habite.
Sous le regard qui lui répond,
Les temps nouveaux tressaillent en elle,
L'avent mystérieux du Royaume à naître.
L'Esprit la prend sous son ombre
Et doucement la garde.
Voici l'épouse inépousée,
Marie, servante et souveraine,
Qui porte en secret le salut du monde.
Le sang du Christ la rachète
Mais elle en est la source.
Mains innocente et cœur pur, Marie obtient la bénédiction du Seigneur.
1
Au Seigneur, le m
o
nde et sa richesse,
la terre et to
u
s ses habitants !
2
C'est lui qui l'a fond
é
e sur les mers
et la garde inébranl
a
ble sur les flots.
3
Qui peut gravir la mont
a
gne du Seigneur
et se ten
i
r dans le lieu saint ?
4
L'homme au coeur pur, aux m
a
ins innocentes,
qui ne livre pas son
â
me aux idoles
(et ne dit p
a
s de faux serments).
5
Il obtient, du Seigne
u
r, la bénédiction,
et de Dieu son Sauve
u
r, la justice.
6
Voici le peuple de ce
u
x qui le cherchent !
Voici Jacob qui rech
e
rche ta face !
7
Portes, lev
e
z vos frontons, +
élevez-vous, p
o
rtes éternelles :
qu'il entre, le r
o
i de gloire !
8
Qui est ce r
o
i de gloire ? +
C'est le Seigneur, le f
o
rt, le vaillant,
le Seigneur, le vaill
a
nt des combats.
9
Portes, lev
e
z vos frontons, +
levez-les, p
o
rtes éternelles :
qu'il entre, le r
o
i de gloire !
10
Qui donc est ce r
o
i de gloire ? +
C'est le Seigneur, Die
u
de l'univers ;
c'est lui, le r
o
i de gloire.
Dieu réside en elle, sainte demeure du Très-Haut.
2
Dieu est pour nous ref
u
ge et force,
secours dans la détresse, toujo
u
rs offert.
3
Nous serons sans crainte si la t
e
rre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au cre
u
x de la mer ;
4
ses flots peuvent mug
i
r et s'enfler,
les montagnes, trembl
e
r dans la tempête :
(R/)
(Il
e
st avec nous,
le Seigne
u
r de l'univers ;
citad
e
lle pour nous,
le Die
u
de Jacob !)
5
Le Fleuve, ses bras réjouissent la v
i
lle de Dieu,
la plus sainte des deme
u
res du Très-Haut.
6
Dieu s'y tient : elle
e
st inébranlable ;
quand renaît le matin, Die
u
la secourt.
7
Des peuples mugissent, des r
è
gnes s'effondrent ;
quand sa voix retentit, la t
e
rre se défait.
(R/)
8
(Il
e
st avec nous,
le Seigne
u
r de l'univers ;
citad
e
lle pour nous,
le Die
u
de Jacob !)
9
Venez et voyez les
a
ctes du Seigneur,
comme il couvre de ru
i
nes la terre.
10
Il détruit la guerre jusqu'au bo
u
t du monde,
il casse les arcs, brise les lances, incend
i
e les chars :
11
« Arrêtez ! Sach
e
z que je suis Dieu.
Je domine les nations, je dom
i
ne la terre. »
(R/)
12
(Il
e
st avec nous,
le Seigne
u
r de l'univers ;
citad
e
lle pour nous,
le Die
u
de Jacob !)
Tous ont en toi leur demeure, sainte Mère de Dieu.
1
Elle est fondée sur les mont
a
gnes saintes. +
2
Le Seigneur aime les p
o
rtes de Sion *
plus que toutes les deme
u
res de Jacob.
3
Pour ta gloire on p
a
rle de toi,
v
i
lle de Dieu ! *
4
« Je cite l’Égypte et Babylone
entre c
e
lles qui me connaissent. »
Voyez Tyr, la Philist
i
e, l’Éthiopie :
chacune est n
é
e là-bas. *
5
Mais on appelle Si
o
n : « Ma mère ! »
car en elle, tout h
o
mme est né.
C’est lui, le Très-Ha
u
t, qui la maintient. +
6
Au registre des peuples, le Seigne
u
r écrit :
« Chacun est n
é
là-bas. » *
7
Tous ensemble ils d
a
nsent, et ils chantent :
« En toi, to
u
tes nos sources ! »
V/
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu.
Heureux ceux qui la mettent en pratique.
La joie entre dans le monde
Le Christ est l’achèvement de la Loi ; car il nous éloigne de la terre, du fait même qu’il nous élève vers l’Esprit. Cet accomplissement consiste en ce que le législateur, après avoir tout déterminé, a rapporté la lettre à l’esprit, en récapitulant toutes choses en lui, en vivant d’une loi qui est la grâce. Après avoir réduit la loi en servitude, il y a joint harmonieusement la grâce. Il n’a pas mélangé ni confondu les propriétés de l’une avec celles de l’autre ; mais, d’une façon divine, il a changé ce qu’il pouvait y avoir dans la loi de pénible, de servile et de tyrannique, en ce qui est léger et libre dans la grâce. Ainsi nous ne vivons plus sous l’esclavage des éléments du monde, comme dit l’Apôtre, nous ne sommes plus asservis au joug de la lettre de la loi.
En effet, c’est en cela que consiste l’essentiel des bienfaits du Christ ; c’est là que le mystère se manifeste, que la nature est renouvelée : Dieu s’est fait homme et l’homme assumé est divinisé. Il a donc fallu que la splendide et très manifeste habitation de Dieu parmi les hommes fût précédée par une introduction à la joie, d’où découlerait pour nous le don magnifique du salut. Tel est l’objet de la fête que nous célébrons : la naissance de la Mère de Dieu inaugure le mystère qui a pour conclusion et pour terme l’union du Verbe avec la chair. ~ C’est maintenant que la Vierge vient de naître, qu’elle est allaitée, qu’elle se forme, qu’elle se prépare à être la mère du Roi universel de tous les siècles. ~
C’est alors que nous recevons du Verbe un double bienfait : il nous conduit à la Vérité, et il nous détache de la vie d’esclavage sous la lettre de la loi. De quelle manière, par quelle voie ? Sans aucun doute, parce que l’ombre s’éloigne à l’avènement de la lumière, parce que la grâce substitue la liberté à la lettre. La fête que nous célébrons se trouve à cette frontière, car elle fait se rejoindre la vérité avec les images qui la préfiguraient, puisqu’elle substitue le nouveau à l’ancien. ~
Que toute la création chante et danse, qu’elle contribue de son mieux à la joie de ce jour. Que le ciel et la terre forment aujourd’hui une seule assemblée. Que tout ce qui est dans le monde et au-dessus du monde s’unisse dans le même concert de fête. Aujourd’hui, en effet, s’élève le sanctuaire créé où résidera le Créateur de l’univers ; et une créature, par cette disposition toute nouvelle, est préparée pour offrir au Créateur une demeure sacrée.
R/
Aucune peur, aucun refus,
Ne vient troubler l’œuvre de grâce,
Son cœur est rempli d’ineffable attente,
Elle offre à Dieu le silence
Où la Parole habite.
Ouvre à tes serviteurs, Dieu très bon, tes richesses de grâce ; puisque la maternité de la Vierge Marie fut pour nous le commencement du salut, que la fête de sa nativité nous apporte un surcroît de paix.
Nativité de la Vierge Marie
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Commencement de la première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée
Moi, Paul, qui suis Apôtre du Christ Jésus par ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus notre espérance, je te souhaite à toi, Timothée, mon véritable enfant dans la foi, grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de reconnaissance pour celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m'a fait confiance en me chargeant du ministère,
moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m'a pardonné : ce que je faisais, c'était par ignorance, car je n'avais pas la foi ; mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l'amour dans le Christ Jésus.
R/ Dieu, mon bonheur et ma joie !
Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
»
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon coeur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Je n'ai pas d'autre bonheur que toi.
Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Ta parole, Seigneur, est vérité ; dans cette vérité, consacre-nous. Alléluia. (cf. Jn 17, 17)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Jésus s'adressait à ses disciples en paraboles : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ?
Le disciple n'est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : 'Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton oeil', alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d'abord la poutre de ton oeil ; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère.
»
Dieu caché,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce fruit nouveau-né
Dans la nuit qui t'engendre à la terre ;
Tu dis seulement
Le nom d'un enfant :
Le lieu où tu enfouis ta semence.
R/Explique-toi par ce lieu-dit :
Que l'Esprit parle à notre esprit
Dans le silence !
Dieu livré,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce corps partagé
Dans le pain qui te porte à nos lèvres ;
Tu dis seulement :
La coupe du sang
Versé pour la nouvelle confiance. R/
Dieu blessé,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que cet homme humilié
Sur le bois qui t'expose au calvaire !
Tu dis seulement :
L'appel déchirant
D'un Dieu qui apprendrait la souffrance. R/
Dieu vaincu,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ces corps décharnés
Où la soif a tari la prière ;
Tu dis seulement :
Je suis l'innocent,
A qui tous les bourreaux font violence. R/
Dieu sans voix,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce signe levé,
Edifié sur ta pierre angulaire !
Tu dis seulement :
Mon peuple est vivant,
Debout, il signifie ma présence. R/
Dieu secret,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce livre scellé
D'où l'Agneau fait jaillir ta lumière.
Tu dis seulement
Ces mots fulgurants :
Je viens! J'étonnerai vos patiences !
R/Explique-toi par ce lieu-dit :
Que l'Esprit parle à notre esprit
Dans le silence !
Dans mon espérance, je m'épuise à te supplier.
2
Sauve-m
o
i, mon Dieu :
les eaux m
o
ntent jusqu’à ma gorge !
3
J’enfonce dans la v
a
se du gouffre,
ri
e
n qui me retienne ; *
je descends dans l’abîme des eaux,
le fl
o
t m’engloutit.
4
Je m’épu
i
se à crier,
ma g
o
rge brûle.*
Mes ye
u
x se sont usés
d’att
e
ndre mon Dieu.
5
Plus abondants que les cheve
u
x de ma tête,
ceux qui m’en ve
u
lent sans raison ; *
ils sont nombre
u
x, mes détracteurs,
à me ha
ï
r injustement.
Moi qui n’ai ri
e
n volé,
que devr
a
i-je rendre ? *
6
Dieu, tu conn
a
is ma folie,
mes fautes sont à n
u
devant toi.
7
Qu’ils n’aient pas honte pour m
o
i, ceux qui t’espèrent,
Seigneur, Die
u
de l’univers ;*
qu’ils ne rougissent pas de m
o
i, ceux qui te cherchent,
Die
u
d’Israël !
8
C’est pour toi que j’end
u
re l’insulte,
que la honte me co
u
vre le visage :
9
je suis un étrang
e
r pour mes frères,
un inconnu pour les f
i
ls de ma mère.
10
L’amour de ta mais
o
n m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte ret
o
mbe sur moi.
11
Si je pleure et m’imp
o
se un jeûne,
je reç
o
is des insultes ;
12
si je revêts un hab
i
t de pénitence,
je deviens la f
a
ble des gens :
13
on parle de m
o
i sur les places,
les buveurs de v
i
n me chansonnent.
Pour nourriture, ils m'offraient du poison, et du vinaigre pour ma soif.
14
Et moi, je te pr
i
e, Seigneur :
c’est l’he
u
re de ta grâce ; *
dans ton grand amour, Die
u
, réponds-moi,
par ta vérit
é
sauve-moi.
15
Tire-m
o
i de la boue,
sin
o
n je m’enfonce : *
que j’échappe à ce
u
x qui me haïssent,
à l’ab
î
me des eaux.
16
Que les flots ne me subm
e
rgent pas,
que le go
u
ffre ne m’avale, *
que la gue
u
le du puits
ne se ferme p
a
s sur moi.
17
Réponds-m
o
i, Seigneur,
car il est b
o
n, ton amour ; *
dans ta gr
a
nde tendresse,
r
e
garde-moi.
18
Ne cache pas ton vis
a
ge à ton serviteur ;
je suffoque : v
i
te, réponds-moi. *
19
Sois proche de m
o
i, rachète-moi,
paie ma ranç
o
n à l’ennemi.
20
Toi, tu le s
a
is, on m’insulte :
je suis bafou
é
, déshonoré ; *
to
u
s mes oppresseurs
sont l
à
, devant toi.
21
L’insulte m’a broy
é
le cœur,
le m
a
l est incurable ; *
j’espérais un seco
u
rs, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai p
a
s trouvé.
22
A mon pain, ils ont mêl
é
du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donn
é
du vinaigre.
[23-29]
A vous qui cherchez Dieu, vie et bonheur !
30
Et moi, humili
é
, meurtri,
que ton salut, Die
u
, me redresse.
31
Et je louerai le nom de Die
u
par un cantique,
je vais le magnifi
e
r, lui rendre grâce.
32
Cela plaît au Seigne
u
r plus qu’un taureau,
plus qu’une bête ayant c
o
rnes et sabots.
33
Les pauvres l’ont v
u
, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vo
u
s qui cherchez Dieu ! »
34
Car le Seigneur éco
u
te les humbles,
il n’oublie pas les si
e
ns emprisonnés.
35
Que le ciel et la t
e
rre le célèbrent,
les mers et to
u
t leur peuplement !
36
Car Dieu viendra sauv
e
r Sion
et rebâtir les v
i
lles de Juda.
Il en fera une habitati
o
n, un héritage : *
37
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
demeure pour ceux qui
a
iment son nom.
V/
Fais-moi connaître tes chemins, Seigneur,
enseigne-moi tes sentiers.
C'est dans l'Église que le Christ pardonne
Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul : l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre confession et attendre de lui le pardon. À Dieu seul il appartient, en effet, de pardonner les péchés ; c'est donc à lui seul qu'il faut les confesser. Mais le Tout-Puissant, le Très-Haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, fit de cette servante une reine. Celle qui était en retrait à ses pieds, il l'a placée à côté de lui ; car c'est de son côté qu'elle est sortie et c'est par là qu'il se l'est fiancée. Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature, de même l'Époux a donné tous ses biens à l'épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l'épouse qu'il a unie à lui-même et aussi à son Père. Dans sa prière pour l'épouse, le Fils dit au Père :
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi.
Aussi l'Époux, qui est un avec le Père et un avec l'épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu'il a trouvé chez elle d'étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l'épouse, il l'a assumé et revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l'a donné à l'épouse. Il a en effet supprimé le diabolique, assumé l'humain, donné le divin, si bien que tout est commun à l'épouse et à l'Époux. C'est pourquoi celui qui n'a pas commis le péché et dont la bouche était sans fourberie peut bien dire :
Pitié pour moi, Seigneur, je suis sans force ; guéris mon âme, car j'ai péché contre toi.
Il partage ainsi la faiblesse de l'épouse ainsi que son gémissement, et tout est commun à l'Époux et à l'épouse : l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. C'est la raison de cette parole :
Va te montrer au prêtre. ~
L'Église ne peut donc rien pardonner sans le Christ ; et le Christ ne veut rien pardonner sans l'Église. L'Eglise ne peut rien pardonner sinon à celui qui se convertit, c'est-à-dire à celui que le Christ a d'abord touché. Le Christ ne veut pas accorder son pardon à celui qui méprise l'Église.
~
Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare donc pas. Ce mystère est grand, je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église.
~
Garde-toi bien de séparer la tête du corps ; n'empêche pas le Christ d'exister tout entier ; car le Christ n'existe nulle part tout entier sans l'Église, ni l'Église sans le Christ. Le Christ total, intégral, c'est la tête et le corps. C'est lui qui dit :
Personne ne monte au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est au ciel.
C'est seulement cet homme-là qui pardonne les péchés.
R/
Un seul Seigneur, une seule foi,
un seul baptême, un seul Dieu et Père.
Appelés à garder l'unité de l'Esprit
par le lien de la paix,
nous chantons et nous proclamons.
Appelés à former un seul corps
dans un seul Esprit,
nous chantons et nous proclamons.
Appelés à partager une seule espérance
dans le Christ,
nous chantons et nous proclamons.
Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : donne à chacun la claire vision de ce qu'il doit faire et la force de l'accomplir.
S. Pierre Claver, prêtre
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Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée
Voici une parole sûre, et qui mérite d'être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, mais si le Christ Jésus m'a pardonné, c'est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle.
Honneur et gloireau roi des siècles,au Dieu unique, invisible et immortel,pour les siècles des siècles. Amen.
R/ Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et à jamais !
Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !
Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui se plaît dans ta loi, Seigneur : il donne du fruit en son temps. Alléluia. (cf. Ps 1, 2-3)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Jésus disait à ses disciples :
«
Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits ; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits.
Chaque arbre se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L'homme bon tire le bien du trésor de son coeur qui est bon ; et l'homme mauvais tire le mal de son coeur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du coeur.
Purquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie.
Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?
Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.
Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?
Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.
Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?
Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.
Le Seigneur passe...
Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes.
1
Rendez grâce au Seigne
u
r : Il est bon !
Étern
e
l est son amour !
2
Ils le diront, les rachet
é
s du Seigneur,
qu'il racheta de la m
a
in de l'oppresseur,
3
qu'il rassembla de to
u
s les pays,
du nord et du midi, du lev
a
nt et du couchant.
4
Certains erraient dans le désert sur des chem
i
ns perdus, *
sans trouver de v
i
lle où s'établir :
5
ils souffraient la f
a
im et la soif,
ils sentaient leur
â
me défaillir.
R/1
6
Dans leur angoisse, ils ont cri
é
vers le Seigneur,
et lui les a tir
é
s de la détresse :
7
il les conduit sur le b
o
n chemin,
les mène vers une v
i
lle où s'établir.
R/2 8
Qu'ils rendent grâce au Seigne
u
r de son amour,
de ses merv
e
illes pour les hommes :
9
car il ét
a
nche leur soif,
il comble de bi
e
n les affamés !
10
Certains gisaient dans les tén
è
bres mortelles,
captifs de la mis
è
re et des fers :
11
ils avaient bravé les
o
rdres de Dieu
et méprisé les dess
e
ins du Très-Haut ;
12
soumis par lui à des trava
u
x accablants,
ils succombaient, et n
u
l ne les aidait.
R/1 13
Dans leur angoisse, ils ont cri
é
vers le Seigneur,
et lui les a tir
é
s de la détresse :
14
il les délivre des tén
è
bres mortelles,
il fait tomb
e
r leurs chaînes.
R/2 15
Qu'ils rendent grâce au Seigne
u
r de son amour,
de ses merv
e
illes pour les hommes :
16
car il brise les p
o
rtes de bronze,
il casse les b
a
rres de fer !
17
Certains, égar
é
s par leur péché,
ployaient sous le p
o
ids de leurs fautes :
18
ils avaient toute nourrit
u
re en dégoût,
ils touchaient aux p
o
rtes de la mort.
R/1 19
Dans leur angoisse, ils ont cri
é
vers le Seigneur,
et lui les a tir
é
s de la détresse :
20
il envoie sa par
o
le, il les guérit,
il arrache leur v
i
e à la fosse.
R/2 21
Qu'ils rendent grâce au Seigne
u
r de son amour,
de ses merv
e
illes pour les hommes ;
22
qu'ils offrent des sacrif
i
ces d'action de grâce,
à pleine voix qu'ils procl
a
ment ses oeuvres !
23
Certains, embarqu
é
s sur des navires,
occupés à leur trav
a
il en haute mer,
24
ont vu les oe
u
vres du Seigneur
et ses merveilles parm
i
les océans.
25
Il parle, et prov
o
que la tempête,
un vent qui soul
è
ve les vagues :
26
portés jusqu'au ciel, retomb
a
nt aux abîmes,
ils étaient mal
a
des à rendre l'âme ;
27
ils tournoyaient, titub
a
ient comme des ivrognes :
leur sagesse ét
a
it engloutie.
R/1 28
Dans leur angoisse, ils ont cri
é
vers le Seigneur,
et lui les a tir
é
s de la détresse,
29
réduisant la temp
ê
te au silence,
faisant t
a
ire les vagues.
30
Ils se réjouissent de les v
o
ir s'apaiser,
d'être conduits au p
o
rt qu'ils désiraient.
R/2 31
Qu'ils rendent grâce au Seigne
u
r de son amour,
de ses merv
e
illes pour les hommes ;
32
qu'ils l'exaltent à l'assembl
é
e du peuple
et le chantent parm
i
les anciens !
33
C'est lui qui change les fle
u
ves en désert,
les sources d'eau en pa
y
s de la soif,
34
en salines une t
e
rre généreuse
quand ses habit
a
nts se pervertissent.
35
C'est lui qui change le dés
e
rt en étang,
les terres ar
i
des en source d'eau ;
36
là, il établ
i
t les affamés
pour y fonder une v
i
lle où s'établir.
37
Ils ensemencent des champs et pl
a
ntent des vignes :
ils en réc
o
ltent les fruits.
38
Dieu les bénit et leur n
o
mbre s'accroît,
il ne laisse pas diminu
e
r leur bétail.
39
Puis, ils décl
i
nent, ils dépérissent,
écrasés de ma
u
x et de peines.
40
Dieu livre au mépr
i
s les puissants,
il les égare dans un cha
o
s sans chemin.
41
Mais il relève le pa
u
vre de sa misère ;
il rend prospères fam
i
lles et troupeaux.
42
Les justes v
o
ient, ils sont en fête ;
et l'injustice f
e
rme sa bouche.
43
Qui veut être sage retiendr
a
ces choses :
il y reconnaîtra l'amo
u
r du Seigneur.
V/
Ta justice est pareille aux plus hautes montagnes,
tes jugements aux plus profonds abîmes.
« Tu ne nous as pas abandonnés au pouvoir de la mort »
Le Verbe qui est Dieu, la Parole du Père très bon, n'a pas abandonné le genre humain qu'il avait créé et qui tombait dans la corruption ; par l'offrande de son propre corps, il triompha de la mort qui était devenue leur héritage ; il remédia à leur insouciance par son enseignement ; il redressa par sa puissance toute la condition humaine.
Il suffit d'avoir lu les écrits des théologiens disciples du Sauveur pour le confirmer par leur autorité. Car ils disent :
L'amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous afin que nous ne vivions plus pour nous-mêmes, mais pour celui qui pour nous est mort et ressuscité
d'entre les morts, notre Seigneur Jésus Christ. Et encore :
Jésus, qui avait été abaissé un peu au-dessous des anges, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de sa passion et de sa mort, si bien qu'il a goûté la mort par la grâce de Dieu, pour le bien de tous.
Ensuite le texte signale pour quel motif il fallait que le Verbe divin, et pas un autre, devienne un homme :
Il convenait en effet que, voulant avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire, celui qui est le créateur et le maître de tout rende parfait, par ses souffrances, le chef qui devait les guider vers leur salut.
Cela signifie que relever les hommes de la corruption qui s'était produite ne revenait à nul autre qu'au Verbe divin qui les avait créés à l'origine.
Quant au fait que le Verbe lui-même a pris un corps en vue d'en offrir le sacrifice pour des corps de même nature, les Écritures l'indiquent aussi par ces mots :
Puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui-même y participa également, afin de réduire à l'impuissance, par sa mort, celui qui possédait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le démon, et d'affranchir tous ceux qui, toute leur vie, avaient vécu sous l'esclavage, par crainte de la mort.
En effet, par l'immolation de son propre corps, il a mis fin à la loi portée contre nous, et il a renouvelé le principe de notre vie, en nous donnant l'espérance de la résurrection.
En effet, c'est à partir des hommes que la mort a dominé sur les hommes ; en retour, c'est par l'incarnation du Verbe divin que s'est produite la destruction de la mort et la résurrection de la vie, comme le dit l'Apôtre porte-Christ :
La mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes : de même, c'est dans le Christ que tous revivront.
~
À présent, nous ne mourons plus comme destinés à la condamnation, mais comme devant nous réveiller ; nous attendons la résurrection générale de tous, que Dieu
nous fera voir au temps fixé
, car c'est lui qui la réalisera et nous en donnera la grâce.
R/
Nous sommes morts au péché avec le Christ,
avec lui, vivons pour Dieu, alléluia !
Le Christ est mort pour les péchés,
afin de nous présenter à Dieu.
Mis à mort en sa chair, ressuscité par l'Esprit,
il est à la droite de Dieu.
Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l'univers du ciel et de la terre: exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix.
de la férie
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Lecture du livre de Ben Sira le Sage
Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur s'obstine.
L'homme qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d'amour et de tendresse.
Il n'est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n'agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
il met loin de nous nos péchés.
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Frères,
aucun d'entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même :
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur nous a laissé un commandement nouveau : "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés." Alléluia. (cf. Jn 13, 34)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Voici la nuit,
L'immense nuit des origines.
Et rien n'existe hormis l'Amour,
Hormis l'Amour qui se dessine :
En séparant le sable et l'eau,
Dieu préparait comme un berceau
La Terre où il viendrait au jour.
Voici la nuit,
L'heureuse nuit de Palestine,
Et rien n'existe hormis l'Enfant,
Hormis l'Enfant de vie divine :
En prenant chair de notre chair,
Dieu transformait tous nos déserts
En Terre d'immortels printemps.
Voici la nuit,
L'étrange nuit sur la colline,
Et rien n'existe hormis le Corps,
Hormis le Corps criblé d'épines :
En devenant un crucifié,
Dieu fécondait comme un verger
La Terre où le plantait la mort.
Voici la nuit,
La sainte nuit qui s'illumine,
Et rien n'existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s'arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau
La Terre où il était vaincu.
Voici la nuit,
La longue nuit où l'on chemine,
Et rien n'existe hormis ce lieu,
Hormis ce lieu d'espoirs en ruines :
En s'arrêtant dans nos maisons,
Dieu préparait comme un Buisson
La Terre où tomberait le Feu !
Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ?
Peuples, bénissez notre Dieu : c'est lui qui nous donne la vie, alléluia.
1
Acclamez Dieu, to
u
te la terre ; +
2
fêtez la gl
o
ire de son nom,
glorifiez-le en célébr
a
nt sa louange.
3
Dites à Dieu : « Que tes acti
o
ns sont redoutables !
En présence de ta force, tes ennem
i
s s’inclinent.
4
Toute la terre se prost
e
rne devant toi,
elle chante pour toi, elle ch
a
nte pour ton nom. »
5
Venez et voyez les hauts f
a
its de Dieu,
ses exploits redoutables pour les f
i
ls des hommes.
6
Il changea la m
e
r en terre ferme :
ils passèrent le fle
u
ve à pied sec.
De là, cette j
o
ie qu’il nous donne.
7
Il règne à jam
a
is par sa puissance.
Ses yeux obs
e
rvent les nations :
que les rebelles co
u
rbent la tête !
8
Peuples, béniss
e
z notre Dieu !
Faites retent
i
r sa louange,
9
car il rend la v
i
e à notre âme,
il a gardé nos pi
e
ds de la chute.
10
C’est toi, Dieu, qui nous
a
s éprouvés,
affinés comme on aff
i
ne un métal ;
11
tu nous as condu
i
ts dans un piège,
tu as serré un éta
u
sur nos reins.
12
Tu as mis des mort
e
ls à notre tête ; +
nous sommes entrés dans l’ea
u
et le feu,
tu nous as fait sort
i
r vers l’abondance.
Écoutez, je vous dirai ce que Dieu a fait pour moi, alléluia.
13
Je viens dans ta maison av
e
c des holocaustes,
je tiendrai mes prom
e
sses envers toi,
14
les promesses qui m’ouvr
i
rent les lèvres,
que ma bouche a prononc
é
es dans ma détresse.
15
Je t’offrirai de bea
u
x holocaustes +
avec le fum
e
t des béliers ;
je prépare des bœ
u
fs et des chevreaux.
16
Venez, écoutez, vous to
u
s qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a f
a
it pour mon âme ;
17
quand je poussai vers lu
i
mon cri,
ma bouche faisait déj
à
son éloge.
18
Si mon cœur avait regard
é
vers le mal,
le Seigneur n’aurait p
a
s écouté.
19
Et pourtant, Die
u
a écouté,
il entend le cr
i
de ma prière.
20
Bén
i
soit Dieu +
qui n’a pas écart
é
ma prière,
ni détourné de m
o
i son amour !
V/ La parole de Dieu est vivante et efficace,
plus pénétrante qu'un glaive à deux tranchants.
La charge du pasteur
Toute notre espérance est dans le Christ, et toute notre gloire véritable et salutaire, c'est lui-même : ce n'est pas la première fois que votre charité reçoit cet enseignement. Car vous êtes dans le troupeau de celui qui veille sur Israël comme son berger. Mais, parce qu'il y a des pasteurs qui veulent recevoir ce nom alors qu'ils ne veulent pas remplir l'office de pasteurs, rappelons ce qui leur est dit par le prophète Ézéchiel. ~ Écoutez avec attention ; quant à nous, écoutons avec crainte.
La parole du Seigneur me fut adressée : Fils d'homme, prophétise sur les pasteurs d'Israël et parle-leur
. Vous avez entendu faire cette lecture tout à l'heure ; c'est pourquoi nous avons décidé d'en parler avec vous. Dieu nous aidera à dire des choses vraies, du moment que nous ne disons pas des choses tirées de nous-même. Car si ce que nous disons est tiré de nous-même, nous serons pasteur pour nous-même et non pour les brebis ; au contraire, Si ce que nous disons vient de lui, c'est lui qui est notre pasteur, quel que soit l'intermédiaire.
Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Malheureux: pasteurs d'Israël, qui sont pasteurs pour eux seuls ! Ne sont- ils pas les bergers des brebis ?
C'est-à-dire que les vrais bergers ne cherchent pas a assurer leur propre nourriture, mais celle des brebis. Le premier motif de reproche adressé a ces mauvais pasteurs, c'est qu'ils nourrissent eux-mêmes, et non pas les brebis. Qui sont-ils ? Ceux dont l'Apôtre a dit :
Tous cherchent leurs propres intérêts, non ceux de Jésus Christ.
Quant à nous, nous occupons cette fonction qui oblige à une dangereuse reddition de comptes, parce que le Seigneur nous y a placé non pas selon notre mérite, mais par condescendance. Et nous devons faire une distinction nette entre deux choses : l'une, c'est que nous sommes chrétien ; l'autre, c'est que nous sommes évêque. Que nous soyons chrétien, c'est pour nous ; que nous soyons évêque, c'est pour vous. En tant que chrétien, nous devons veiller à notre propre avantage ; en tant qu'évêque, à votre avantage uniquement.
Beaucoup sont chrétiens sans être évêques ; ils arrivent à Dieu par un chemin peut-être plus facile et ils marchent sans doute avec une allure d'autant plus dégagée qu'ils portent un moindre fardeau. Quant à nous, nous sommes chrétien, et nous devrons donc rendre compte à Dieu de notre propre vie ; mais nous sommes en outre évêque, et nous devrons donc rendre compte à Dieu de notre gestion.
Le bon Pasteur s'est livré lui-même
Stance
pour que vous ayez la vie.
Laissez-vous conduire à sa voix
et suivez-le en chantant :
R/
Tu es la porte du Royaume, alléluia,
tu es la route vers le Père, alléluia !
Le Seigneur a les yeux sur ses fidèles,
sur ceux qui espèrent son amour.
Pour nous préserver de la mort,
nous garder en vie au temps de la famine.
Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l'effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage.
24ème dimanche du Temps Ordinaire
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Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée
J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'État et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux.
Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité.
En effet, il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage pour lequel j'ai reçu la charge de messager et d'Apôtre - je le dis en toute vérité - moi qui enseigne aux nations païennes la foi et la vérité.
Je voudrais donc qu'en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions.
R/ Béni soit le Seigneur qui écoute ma prière !
Seigneur, mon rocher, c'est toi que j'appelle :
ne reste pas sans me répondre.
Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi,
quand j'élève les mains vers le Saint des Saints !
Le Seigneur est ma force et mon rempart ;
à lui, mon coeur fait confiance :
il m'a guéri, ma chair a refleuri,
mes chants lui rendent grâce.
Le Seigneur est la force de son peuple,
le refuge et le salut de son messie.
Sauve ton peuple, bénis ton héritage,
veille sur lui, porte-le toujours.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. Tout homme qui croit en lui possède la vie éternelle. Alléluia. (Jn 3, 16)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Après avoir achevé tout son discours devant le peuple, Jésus entra dans la ville de Capharnaüm.
Un centurion de l'armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup ; celui-ci était malade, sur le point de mourir.
Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave.
Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient : « Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation : c'est lui qui nous a construit la synagogue. »
Jésus était en route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion lui fit dire par des amis : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri.
Moi qui suis un subalterne, j'ai des soldats sous mes ordres ; à l'un, je dis : 'Va', et il va ; à l'autre : 'Viens', et il vient ; et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait : « Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi ! »
De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en bonne santé.
Esprit de Dieu, très pur Amour,
Descends dans notre nuit obscure ;
Le temps nous tient, la chair nous dure,
Esprit de feu, très pur Amour !
Cœur du Très-Haut, soleil du Christ,
Console-nous du grand hiver ;
Transforme avec nous l’univers,
Vigne de grâce, Hôte infini !
Esprit de Dieu, très pur Amour,
dans notre nuit obscure ;
La soif nous tient, la mort nous dure,
Esprit de vie, très pur Amour !
Notre âme attend, notre âme a faim,
Sage conseil, ô Vérité,
De voir dans la pleine clarté
Le fruit parfait de tes desseins !
Esprit de Dieu, très pur Amour,
Descends dans notre nuit obscure ;
Destin nous tient, douleur nous dure,
Esprit de paix, très pur Amour !
Unique Amour, fais-nous ta proie,
Plie notre orgueil, panse nos plaies ;
De ta vigueur viens nous brûler,
Souffle de Dieu, Flamme de joie !
Esprit de Dieu, très pur Amour,
Descends dans notre nuit obscure ;
La chair nous tient, le temps nous dure,
Esprit du ciel, très pur Amour !
Dieu est bon pour Israël, pour les hommes au cœur pur.
1
Vraiment, Dieu est b
o
n pour Israël,
pour les h
o
mmes au cœur pur.
2
Un rien, et je p
e
rdais pied,
un peu plus, et je fais
a
is un faux pas ;
3
car j’étais jalo
u
x des superbes,
je voyais le succ
è
s des impies.
4
Jusqu’à leur mort, ils ne m
a
nquent de rien,
ils jouissent d’une sant
é
parfaite ;
5
ils échappent aux souffr
a
nces des hommes,
aux coups qui fr
a
ppent les mortels.
6
Ainsi, l’orgu
e
il est leur collier,
la violence, l’hab
i
t qui les couvre ;
7
leurs yeux qui br
i
llent de bien-être
trahissent les env
i
es de leur cœur.
8
Ils ricanent, ils prônent le mal,
de très haut, ils prônent la force ;
9
leur bouche accap
a
re le ciel,
et leur langue parco
u
rt la terre.
10
Ainsi, le peuple se déto
u
rne
vers la source d’une t
e
lle abondance.
11
Ils disent : « Comment Die
u
saurait-il ?
le Très-Haut, qu
e
peut-il savoir ? »
12
Voyez comme s
o
nt les impies :
tranquilles, ils am
a
ssent des fortunes.
Votre rire se changera en pleurs ; et votre joie, en deuil.
13
Vraiment, c’est en vain que j’ai gard
é
mon cœur pur,
lavé mes mains en s
i
gne d’innocence !
14
Me voici frapp
é
chaque jour,
châti
é
dès le matin.
15
Si j’avais dit : « Je vais parl
e
r comme eux »,
j’aurais trahi la r
a
ce de tes fils.
16
Longtemps, j’ai cherch
é
à savoir,
je me suis donn
é
de la peine.
17
Mais quand j’entrai dans la deme
u
re de Dieu,
je compris quel ser
a
it leur avenir.
18
Vraiment, tu les as m
i
s sur la pente :
déjà tu les entr
a
înes vers la ruine.
19
Comment vont-ils soud
a
in au désastre,
anéantis, achev
é
s par la terreur ?
20
A ton réveil, Seigneur, tu ch
a
sses leur image,
comme un songe au sort
i
r du sommeil.
Rester proche de Dieu fait tou mon bonheur.
21
Oui, mon cœ
u
r s’aigrissait,
j’avais les r
e
ins transpercés.
22
Moi, stup
i
de, comme une bête,
je ne savais pas, mais j’ét
a
is avec toi.
23
Moi, je suis toujo
u
rs avec toi,
avec toi qui as sais
i
ma main droite.
24
Tu me conduis sel
o
n tes desseins ;
puis tu me prendr
a
s dans la gloire.
25
Qui donc est pour m
o
i dans le ciel
si je n’ai, même avec toi, aucune j
o
ie sur la terre ?
26
Ma chair et mon cœ
u
r sont usés :
ma part, le roc de mon cœur, c’est Die
u
pour toujours.
27
Qui s’éloigne de t
o
i périra :
tu détruis ce
u
x qui te délaissent.
28
Pour moi, il est bon d’être pr
o
che de Dieu ;
j’ai pris refuge aupr
è
s de mon Dieu
pour annoncer les œ
u
vres du Seigneur
aux p
o
rtes de Sion.
V/ Ta parole est la lumière de mes pas,
la lampe sur ma route.
Le pasteur doit-il vivre du troupeau ?
Voyons maintenant ce que dit la parole divine, qui ne ménage personne, aux pasteurs qui cherchent leur nourriture et non celle de leurs brebis :
Vous avez bu leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous avez égorgé les brebis grasses, vous n'étiez pas des bergers pour mon troupeau. Vous n'avez pas rendu des forces à la brebis chétive, guéri celle qui était faible, soigné celle qui était blessée. Vous n'avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue ; celle qui était forte, vous l'avez accablée. Mes brebis se sont dispersées parce qu'il n'y a pas de berger.
On dit aux pasteurs qui s'occupent d'eux-mêmes et non des brebis ce qu'ils aiment et ce qu'ils négligent. Ce qu'ils aiment ?
Vous avez bu leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine.
Ce qui fait dire à l'Apôtre :
Est-ce qu'on plante une vigne sans en manger le fruit ? Est-ce qu 'on est berger d'un troupeau sans boire son lait ?
Nous comprenons alors que « le lait du troupeau», c'est tout ce que le peuple de Dieu verse aux supérieurs pour leur soutien temporel. C'est en ce sens que l'Apôtre parle dans le texte que je viens de citer.
Bien qu'il ait préféré vivre du travail de ses mains et ne pas demander de lait à ses brebis, cependant il affirme bien qu'il peut percevoir ce lait ; et que le Seigneur en avait disposé ainsi :
Ceux qui annoncent l'Évangile doivent vivre de l'Évangile.
Il affirme que d'autres collègues dans l'apostolat ont usé de ce pouvoir : celui-ci leur avait été donné, ils ne l'ont pas usurpé. Lui-même a fait davantage : il n'a pas pris ce qui lui était dû. Lui-même a fait don de ce qui lui était dû, mais si un autre l'a exigé, ce n'était pas quelque chose d'indu. C'est lui, Paul, qui a fait davantage. Peut-être est-ce à lui que faisait allusion le Samaritain qui disait, en amenant le blessé à l'hôtellerie :
S'il dépense davantage, je te rembourserai à mon retour.
Que dire encore de ceux qui ne réclament pas le lait du troupeau ? Ils sont pleins de miséricorde, ou plutôt ils accomplissent plus généreusement leur office qui est justement celui de la miséricorde. Il faut louer ceux-là, sans critiquer les autres. Car l'Apôtre lui-même ne demande pas de cadeaux. Cependant il désirait la fécondité du troupeau, et non pas une stérilité qui l'aurait privé de lait.
Le Berger a été frappé ; Stance
les brebis ont été dispersées dans les ténèbres,
mais le Dieu de la paix
a ramené des morts le grand Pasteur du troupeau.
Reconnaissons sa voix :
«Venez, les bénis de mon Père!
R/Conduis-nous, Seigneur, aux sources de la vie.
Heureux le peuple dontle Seigneur est le Dieu,
la nation qu'il s'est choisie en héritage.
Le Seigneur a les yeux sur ses fidèles,
sur ceux qui espèrent son amour.
Notre âme attend le Seigneur,
notre secours et bouclier, c'est lui.
Sur nous, Seigneur, soit ton amour,
ainsi qu'en toi fut notre espoir.
Dieu éternel et tout-puissant, dirige notre vie selon ton amour, afin qu'au nom de ton Fils bien-aimé, nous portions des fruits en abondance.
Le Saint Nom de Marie
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