Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens
Frères,
vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c'est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous en prions, frères, nous vous le demandons dans le Seigneur Jésus.
D'ailleurs, vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.
La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté, en vous gardant de la débauche, et en veillant à vous comporter chacun avec votre femme dans un esprit de sainteté et de respect, sans vous laisser entraîner par le désir comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.
Dans ce domaine, il ne faut pas agir au détriment de ses frères ni leur causer du tort, car le Seigneur punit tout cela, comme nous vous l'avons déjà dit et affirmé.
En effet, si Dieu nous a appelés, ce n'est pas pour que nous restions dans l'impureté, mais pour que nous vivions dans la sainteté.
Ainsi donc celui qui rejette mes instructions, ce n'est pas un homme qu'il rejette, c'est Dieu lui-même, lui qui vous donne son Esprit Saint.
R/ Amis du Seigneur, qu'il soit votre joie !
Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l'entourent,
justice et droit sont l'appui de son trône.
Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.
Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur,
car il garde la vie de ses fidèles.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux celui qui veille dans la prière : il sera jugé digne de paraître debout devant le Fils de l'homme. Alléluia. (cf. Lc 21, 76)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole :
« Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes :
les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.'
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.'
Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.'
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !'
Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.
»
Dieu caché,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce fruit nouveau-né
Dans la nuit qui t'engendre à la terre ;
Tu dis seulement
Le nom d'un enfant :
Le lieu où tu enfouis ta semence.
R/Explique-toi par ce lieu-dit :
Que l'Esprit parle à notre esprit
Dans le silence !
Dieu livré,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce corps partagé
Dans le pain qui te porte à nos lèvres ;
Tu dis seulement :
La coupe du sang
Versé pour la nouvelle confiance. R/
Dieu blessé,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que cet homme humilié
Sur le bois qui t'expose au calvaire !
Tu dis seulement :
L'appel déchirant
D'un Dieu qui apprendrait la souffrance. R/
Dieu vaincu,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ces corps décharnés
Où la soif a tari la prière ;
Tu dis seulement :
Je suis l'innocent,
A qui tous les bourreaux font violence. R/
Dieu sans voix,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce signe levé,
Edifié sur ta pierre angulaire !
Tu dis seulement :
Mon peuple est vivant,
Debout, il signifie ma présence. R/
Dieu secret,
Tu n'as plus d'autre Parole
Que ce livre scellé
D'où l'Agneau fait jaillir ta lumière.
Tu dis seulement
Ces mots fulgurants :
Je viens! J'étonnerai vos patiences !
R/Explique-toi par ce lieu-dit :
Que l'Esprit parle à notre esprit
Dans le silence !
Lève-toi, Seigneur ! Viens à mon aide.
1
Accuse, Seigne
u
r, ceux qui m'accusent,
attaque ce
u
x qui m'attaquent. *
2
Prends une arm
u
re, un bouclier,
lève-t
o
i pour me défendre.
3
P
a
rle et dis-moi :
« Je su
i
s ton salut. »
9
Pour moi, le Seigne
u
r sera ma joie, *
et son sal
u
t, mon allégresse !
10
De tout mon être, je dirai :
« Qui est comme t
o
i, Seigneur, *
pour arracher un pauvre à plus f
o
rt que lui,
un pauvre, un malheureux, à qu
i
le dépouille. »
Tire-moi de ce désastre, Seigneur !
11
Des témoins inj
u
stes se lèvent,
des inconn
u
s m'interrogent. *
12
On me rend le m
a
l pour le bien :
je suis un h
o
mme isolé.
13
Quand ils ét
a
ient malades,
je m'habill
a
is d'un sac, +
je m'épuis
a
is à jeûner ; *
sans cesse, reven
a
it ma prière.
14
Comme pour un fr
è
re, un ami,
j'all
a
is et venais ; *
comme en de
u
il de ma mère,
j'étais s
o
mbre et prostré.
15
Si je faiblis, on r
i
t, on s'attroupe, +
des misérables s'attro
u
pent contre moi : *
des g
e
ns inconnus
qui déch
i
rent à grands cris.
16
Ils blasphèment, ils me co
u
vrent de sarcasmes, *
grinçant des d
e
nts contre moi.
Tout le jour, je me redirai ta justice.
17
Comment peux-tu voir cel
a
, Seigneur ? *
Tire ma vie de ce désastre, délivre-m
o
i de ces fauves.
18
Je te rendrai grâce dans la gr
a
nde assemblée, *
avec un peuple nombre
u
x, je te louerai.
19
Qu'ils n'aient plus à r
i
re de moi,
ceux qui me haïssent injustement ! *
Et ceux qui me dét
e
stent sans raison,
qu'ils c
e
ssent leurs clins d'oeil !
22
Tu as vu, Seigneur, s
o
rs de ton silence !
Seigneur, ne sois p
a
s loin de moi !
23
Réveille-toi, lève-t
o
i, Seigneur mon Dieu,
pour défendre et jug
e
r ma cause !
27
A ceux qui voulaient pour m
o
i la justice,
r
i
res et cris de joie ! *
Ils diront sans fin : « Le Seigne
u
r triomphe,
lui qui veut le bi
e
n de son serviteur. »
28
Moi, je redir
a
i ta justice *
et chaque jo
u
r ta louange.
V/
Mon fils, garde mes paroles,
garde mes préceptes et tu vivras.
« Revenez à moi »
Revenez à moi de tout votre cœur
et manifestez votre pénitence
par le jeûne, les larmes et le deuil
; si vous jeûnez maintenant, plus tard vous serez rassasiés ; si vous pleurez maintenant, plus tard vous rirez ; si vous êtes dans le deuil maintenant, plus tard vous serez consolés. Il est d'usage de déchirer ses vêtements dans la tristesse et devant les oppositions. L'Évangile a rapporté le fait chez le grand prêtre qui voulait souligner le crime du Sauveur. Nous lisons que Paul et Barnabé en ont fait autant lorsqu'ils ont entendu des paroles blasphématoires. Aussi je vous prescris de
ne pas déchirer vos vêtements, mais vos cœurs
: comme des outres qui, si elles ne sont pas déchirées, éclatent d'elles-mêmes. Lorsque vous aurez fait cela, revenez au Seigneur votre Dieu, dont vos péchés vous avaient éloignés ; ne désespérez pas du pardon, quelle que soit l'énormité de vos crimes, car une grande miséricorde effacera de grands péchés.
En effet,
le Seigneur est bon et miséricordieux
, préférant à la mort le repentir des péchés,
il est patient et riche en miséricorde
; il n'imite pas l'impatience des hommes, mais il attend longuement notre repentir ;
il est prêt à arrêter le mal
ou à s'en repentir. C'est-à-dire que si nous nous repentons de nos péchés, lui-même se repentira de ses menaces et ne nous infligera pas les maux dont il nous avait menacés ; si nous changeons d'avis, lui aussi en changera. Ce mal que nous devons accepter ici n'est pas celui qui s'oppose à la vertu, mais l'affliction au sujet de laquelle nous lisons ailleurs :
À chaque jour suffit sa peine
. Et aussi :
Arrive-t-il un malheur dans une ville, sans que le Seigneur l'ait causé
?
Joël avait dit plus haut :
le Seigneur est bon et miséricordieux, patient et riche en miséricorde, prêt à arrêter le mal et s'en repentir
. Mais, pour que cette grande clémence ne nous rende pas négligents, il ajoute dans ce texte prophétique :
Qui sait ? il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment et nous combler de ses bienfaits
. Moi, dit-il, je vous exhorte de mon mieux à la pénitence, et je sais que la clémence de Dieu est inexprimable. Comme l'a dit David :
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ta grande miséricorde ; dans l'abondance de tes pardons, efface mes péchés
. Mais, parce que nous ne pouvons pas connaître la profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu, je modère mon affirmation et je souhaite plus que je ne présume, en disant :
Qui sait ? il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment
. Ce « qui sait » doit être compris comme désignant une chose impossible ou difficile.
Un sacrifice et une libation au Seigneur notre Dieu
. Cela signifie que lorsque le Seigneur nous
aura comblés de ses bienfaits
et nous aura pardonné nos péchés, nous pourrons offrir à Dieu des sacrifices.
R/
Donne-nous l'amour, Seigneur,
et nous serons pardonnés.
Heureux l'homme dont la faute est enlevée,
dont le péché est couvert.
Si nous confessons nos péchés,
fidèle et juste comme il est,
Dieu nous pardonnera et nous purifiera.
Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d'adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle.
de la férie
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Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens
Frères,
pour ce qui est de l'amour fraternel, vous n'avez pas besoin que je vous en parle, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c'est ainsi que vous agissez envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à faire encore de nouveaux progrès : ayez à coeur de vivre calmement, de faire chacun ce que vous avez à faire et de travailler de vos mains comme nous vous l'avons ordonné.
R/ Il viendra, le Seigneur, il jugera la terre.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.
Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.
À la face du Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui se plaît dans ta loi, Seigneur : il donne du fruit en son temps. Alléluia. (Ps 1, 2-3)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole :
« Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. —
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.'
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !'
»
Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?
Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.
Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?
Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.
Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?
Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.
Le Seigneur passe...
Qui se fera petit comme un enfant sera le plus grand dans le Royaume des cieux.
1
Seigneur, je n’ai p
a
s le cœur fier
ni le reg
a
rd ambitieux ; *
je ne poursu
i
s ni grands desseins,
ni merv
e
illes qui me dépassent.
2
Non, mais je ti
e
ns mon âme
ég
a
le et silencieuse ; *
mon âme est en m
o
i comme un enfant,
comme un petit enf
a
nt contre sa mère.
3
Attends le Seigne
u
r, Israël, *
mainten
a
nt et à jamais.
D'un cœur simple et joyeux, Seigneur, j'ai tout donné.
1
Souviens-toi, Seigne
u
r, de David
et de sa gr
a
nde soumission
2
quand il fit au Seigne
u
r un serment,
une promesse au Puiss
a
nt de Jacob :
3
« Jamais je n’entrer
a
i sous ma tente,
et jamais ne m’étendr
a
i sur mon lit,
4
j’interdirai tout somm
e
il à mes yeux
et tout rép
i
t à mes paupières,
5
avant d’avoir trouvé un lie
u
pour le Seigneur,
une demeure pour le Puiss
a
nt de Jacob. »
6
Voici qu’on nous l’ann
o
nce à Éphrata,
nous l’avons trouv
é
e près de Yagar.
7
Entrons dans la deme
u
re de Dieu,
prosternons-nous aux pi
e
ds de son trône.
8
Monte, Seigneur, vers le lie
u
de ton repos,
toi, et l’
a
rche de ta force !
9
Que tes prêtres soient vêt
u
s de justice,
que tes fid
è
les crient de joie !
10
Pour l’amour de Dav
i
d, ton serviteur,
ne repousse pas la f
a
ce de ton messie.
Dieu lui donnera le trône de David et son règne n'aura pas de fin.
11
Le Seigneur l’a jur
é
à David,
et jamais il ne reprendr
a
sa parole :
« C’est un homme iss
u
de toi
que je placer
a
i sur ton trône.
12
« Si tes fils g
a
rdent mon alliance,
les volontés que je leur f
a
is connaître,
leurs fils, eux auss
i
, à tout jamais,
siègeront sur le trône dress
é
pour toi. »
13
Car le Seigneur a fait ch
o
ix de Sion ;
elle est le séjo
u
r qu’il désire :
14
« Voilà mon rep
o
s à tout jamais,
c’est le séjour que j’av
a
is désiré.
15
« Je bénirai, je bénir
a
i ses récoltes
pour rassasier de p
a
in ses pauvres.
16
Je vêtirai de gl
o
ire ses prêtres,
et ses fidèles crieront, crier
o
nt de joie.
17
« Là, je ferai germer la f
o
rce de David ;
pour mon messie, j’ai allum
é
une lampe.
18
Je vêtirai ses ennem
i
s de honte,
mais, sur lui, la cour
o
nne fleurira. »
V/
Venez, voyez l'œuvre de Dieu :
sur la terre, il fait des merveilles.
À l'approche de ce jour où ma mère allait sortir de cette vie – tu connaissais ce jour, mon Dieu ; nous, nous l'ignorions – il arriva, par l'effet de tes arrangements mystérieux, à ce que je crois, qu'elle et moi, nous nous trouvions seuls, appuyés à une fenêtre d'où l'on voyait le jardin, dans la maison que nous habitions. C'était à Ostie, à l'embouchure du Tibre. Loin de la foule, après la fatigue d'un long voyage, nous reprenions nos forces en vue de la traversée. Nous causions donc, seuls, avec une grande douceur.
Oubliant le passé et tendus vers l'avenir
, nous cherchions ensemble, auprès de la Vérité, c'est-à-dire auprès de toi, ce que serait la vie éternelle des saints,
que l'œil n'a pas vue, que l'oreille n'a pas entendue, que le cœur n'a pu concevoir
. Nos cœurs s'ouvraient avidement aux flots célestes de ta source : la source de vie, qui est en toi. ~
C'est de cela que nous parlions, quoique d'une manière et en des termes différents de ceux que j'ai rapportés. Mais, Seigneur, tu le sais, ce jour-là, comme nous causions ainsi, et que le monde, parmi ces propos, perdait pour nous toute valeur, ma mère me dit : « Mon fils, pour moi, il n'y a plus rien qui me donne du plaisir en cette vie. Qu'y ferais-je maintenant ? Pourquoi y suis-je encore ? Je ne le sais pas. Mon espérance en ce monde est maintenant épuisée. Une seule chose me faisait désirer de m'attarder dans cette vie quelque temps encore, c'était de te voir, avant ma mort, chrétien catholique. Dieu m'a plus que comblée sur ce point, puisque je vois que tu es son serviteur au point de mépriser les joies terrestres. Qu'est-ce que je fais ici ? »
Je ne me rappelle guère ce que j'ai répondu à ces paroles. En tout cas, environ cinq jours après, ou un peu plus, elle se mit au lit avec la fièvre. Pendant sa maladie, il lui arriva un jour de perdre conscience et de ne plus reconnaître ceux qui l'entouraient. Nous sommes accourus, mais elle a vite repris ses sens ; elle nous vit debout près d'elle, mon frère et moi, et elle nous dit, avec l'air de chercher quelque chose : « Où étais-je ? »
Puis, nous voyant accablés de tristesse, elle dit : « Vous enterrerez ici votre mère. » Je me taisais en retenant mes larmes. Quant à mon frère, il lui dit quelques mots : qu'elle ne devait pas souhaiter mourir à l'étranger mais, comme un sort plus heureux, dans sa patrie. En l'entendant, ma mère eut le visage anxieux et lui jeta un regard de reproche pour avoir eu cette pensée. Puis elle me regarda : « Vois ce qu'il dit. » Et, s'adressant à nous deux : « Enterrez mon corps n'importe où ; que cela ne vous donne aucun souci. Je vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout ou vous serez ». Lorsqu'elle eut prononcé cette phrase en cherchant ses mots, elle garda le silence, car la maladie s'aggravait et la faisait souffrir.
R/
Qui nous fera comprendre
pourquoi l'homme peine à chercher
sans jamais atteindre?
Ce que l'œil n'a pas vu, ni l'oreille entendu,
ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme,
voilà ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.
À nous, Dieu l'a révélé par l'Esprit,
car l'Esprit sonde tout,
jusqu'aux profondeurs de Dieu.
Dieu très bons, réconfort de ceux qui pleurent, tu accueilles avec amour les larmes de sainte Monique pour la conversion de son fils Augustin ; accorde-nous, à la prière de la mère et du fils, de savoir pleurer nos péchés pour obtenir de toi le pardon.
Ste Monique
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Lecture du livre de Jérémie
Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ; tu m'as fait subir ta puissance, et tu l'as emporté. A longueur de journée je suis en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j'ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et pillage ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l'injure et la moquerie.
Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir.
R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu
Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.
Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est là pour vous l'adoration véritable.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ illumine nos cœurs : qu'il nous fasse voir quelle espérance nous ouvre son appel. Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Pierre avait dit à Jésus :
«
Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.
»
A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.
»
Voici la nuit,
L'immense nuit des origines.
Et rien n'existe hormis l'Amour,
Hormis l'Amour qui se dessine :
En séparant le sable et l'eau,
Dieu préparait comme un berceau
La Terre où il viendrait au jour.
Voici la nuit,
L'heureuse nuit de Palestine,
Et rien n'existe hormis l'Enfant,
Hormis l'Enfant de vie divine :
En prenant chair de notre chair,
Dieu transformait tous nos déserts
En Terre d'immortels printemps.
Voici la nuit,
L'étrange nuit sur la colline,
Et rien n'existe hormis le Corps,
Hormis le Corps criblé d'épines :
En devenant un crucifié,
Dieu fécondait comme un verger
La Terre où le plantait la mort.
Voici la nuit,
La sainte nuit qui s'illumine,
Et rien n'existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s'arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau
La Terre où il était vaincu.
Voici la nuit,
La longue nuit où l'on chemine,
Et rien n'existe hormis ce lieu,
Hormis ce lieu d'espoirs en ruines :
En s'arrêtant dans nos maisons,
Dieu préparait comme un Buisson
La Terre où tomberait le Feu !
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
1
Bénis le Seigne
u
r, ô mon âme ;
Seigneur mon Die
u
, tu es si grand !
Revêt
u
de magnificence,
2
tu as pour mantea
u
la lumière !
Comme une tenture, tu dépl
o
ies les cieux,
3
tu élèves dans leurs ea
u
x tes demeures ;
des nuées, tu te f
a
is un char,
tu t'avances sur les
a
iles du vent ;
4
tu prends les v
e
nts pour messagers,
pour serviteurs, les fl
a
mmes des éclairs.
5
Tu as donné son ass
i
se à la terre :
qu'elle reste inébranl
a
ble au cours des temps.
6
Tu l'as vêtue de l'abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes ;
7
à ta menace, elles pr
e
nnent la fuite,
effrayées par le tonn
e
rre de ta voix.
8
Elles passent les montagnes, se r
u
ent dans les vallées
vers le lieu que tu leur
a
s préparé.
9
Tu leur imposes la lim
i
te à ne pas franchir :
qu'elles ne reviennent jam
a
is couvrir la terre.
10
Dans les ravins tu fais jaill
i
r des sources
et l'eau chemine aux cre
u
x des montagnes ;
11
elle abreuve les bêtes des champs :
l'âne sauvage y c
a
lme sa soif ;
12
les oiseaux séjo
u
rnent près d'elle :
dans le feuillage on ent
e
nd leurs cris.
Du fruit de tes œuvres, Seigneur, tu rassasies la terre.
13
De tes demeures tu abre
u
ves les montagnes,
et la terre se rassasie du fru
i
t de tes oeuvres ;
14
tu fais pousser les prair
i
es pour les troupeaux,
et les champs pour l'h
o
mme qui travaille.
De la terre il t
i
re son pain :
15
le vin qui réjou
i
t le coeur de l'homme,
l'huile qui adouc
i
t son visage,
et le pain qui fortif
i
e le coeur de l'homme.
16
Les arbres du Seigne
u
r se rassasient,
les cèdres qu'il a plant
é
s au Liban ;
17
c'est là que vient nich
e
r le passereau,
et la cigogne a sa mais
o
n dans les cyprès ;
18
aux chamois, les ha
u
tes montagnes,
aux marmottes, l'abr
i
des rochers.
19
Tu fis la lune qui m
a
rque les temps
et le soleil qui connaît l'he
u
re de son coucher.
20
Tu fais descendre les tén
è
bres, la nuit vient :
les animaux dans la forêt s'éveillent ;
21
le lionceau rug
i
t vers sa proie,
il réclame à Die
u
sa nourriture.
22
Quand paraît le sol
e
il, ils se retirent :
chacun g
a
gne son repaire.
23
L'homme s
o
rt pour son ouvrage,
pour son trav
a
il, jusqu'au soir.
Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon.
24
Quelle profusion dans tes oe
u
vres, Seigneur ! +
Tout cela, ta sag
e
sse l'a fait ; *
la terre s'empl
i
t de tes biens.
25
Voici l'immensit
é
de la mer,
son grouillement innombrable d'animaux gr
a
nds et petits,
26
ses batea
u
x qui voyagent,
et Léviathan que tu fis pour qu'il s
e
rve à tes jeux.
27
Tous, ils c
o
mptent sur toi
pour recevoir leur nourrit
u
re au temps voulu.
28
Tu donnes : e
u
x, ils ramassent ;
tu ouvres la m
a
in : ils sont comblés.
29
Tu caches ton vis
a
ge : ils s'épouvantent ;
tu reprends leur souffle, ils expirent
et reto
u
rnent à leur poussière.
30
Tu envoies ton so
u
ffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la f
a
ce de la terre.
31
Gloire au Seigne
u
r à tout jamais !
Que Dieu se réjou
i
sse en ses oeuvres !
32
Il regarde la t
e
rre : elle tremble ;
il touche les mont
a
gnes : elles brûlent.
33
Je veux chanter au Seigne
u
r tant que je vis ;
je veux jouer pour mon Die
u
tant que je dure.
34
Que mon poème lui s
o
it agréable ;
moi, je me réjou
i
s dans le Seigneur.
35
Que les pécheurs dispar
a
issent de la terre !
Que les imp
i
es n'existent plus !
Bénis le Seigne
u
r, ô mon âme !
V/ Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez,
et les oreilles qui entendent ce que vous entendez.
Le Christ est mort pour nous, pécheurs
Notre vie est réussie pourvu que nous pratiquions ce que nous entendons et chantons. Entendre, c'est ensemencer ; pratiquer, c'est faire porter du fruit à la semence. ~ J'en avais déjà précédemment averti votre charité : n'entrez pas à l'église sans porter du fruit, ce qui arrive lorsque l'on entend des paroles aussi bonnes sans agir bien. ~ Car, ainsi que dit l'Apôtre,
c'est par sa grâce que nous sommes sauvés ; cela ne vient pas de nos actes, il n'y a pas de quoi s'en vanter ; oui, c'est par sa grâce que nous sommes sauvés
. Cela n'a pas été précédé par une vie méritoire que Dieu aurait aimée, et qui lui aurait fait dire : Venons en aide à ces hommes, car ils mènent une vie excellente.
Notre vie lui déplaisait, tout ce que nous faisions lui déplaisait, mais non pas ce que lui-même a fait en nous. Par conséquent, il condamnera ce que nous avons fait, et il sauvera ce que lui-même a fait. ~
Donc, nous n'étions pas bons. Et Dieu a eu pitié de nous ; il a envoyé son Fils, qui mourrait non pour des bons mais pour des méchants, non pour des justes mais pour des impies. En effet,
le Christ est mort pour des impies
. Et quelle est la suite du texte ?
Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile, peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien
. On peut trouver peut-être quelqu'un qui ait le courage de mourir pour un homme de bien. Mais pour un injuste, pour un impie, pour un criminel, qui donc voudrait mourir, sinon le Christ seul, lui qui est tellement juste qu'il justifie même les injustes ?
Nous n'avions donc, mes frères, aucune œuvre bonne ; toutes nos œuvres étaient mauvaises. Alors que les hommes agissaient ainsi, la miséricorde de Dieu ne les a pas abandonnés. ~ Et Dieu a envoyé son Fils pour qu'il nous rachète, non à prix d'or ou d'argent, mais au prix de son sang répandu. Il a été l'agneau sans tache conduit à l'abattoir pour les brebis tachées (si du moins elles étaient seulement tachées et non pas profondément viciées !) Nous avons donc reçu cette grâce. Vivons d'une manière qui en soit digne, pour ne pas lui faire injure. Un si grand médecin est venu à nous, il a fait partir tous nos péchés. Si nous voulons retomber malades, nous nuirons à nous-mêmes, et en outre nous serons ingrats envers le médecin.
Suivons donc ses chemins, ceux qu'il nous a montrés, surtout le chemin d'humilité qu'il est devenu pour nous. En effet, il nous a montré le chemin de l'humilité par ses enseignements, et il l'a réalisé en souffrant pour nous. ~
Le Verbe s'est fait chair et a fait sa demeure parmi nous
afin de pouvoir mourir, lui qui ne pouvait pas mourir. L'immortel a adopté la mortalité afin de mourir pour nous et, par sa mort, de tuer notre mort.
Voilà ce que le Seigneur a fait, ce qu'il nous a donné. Grand, il s'est abaissé ; abaissé, il a été tué ; tué, mais aussi ressuscitant et élevé dans les hauteurs, afin de ne pas nous abandonner, morts, au séjour des morts. Il voulait au contraire nous faire monter en lui, lors de la résurrection des morts, nous que, naguère, il a fait monter en nous donnant la foi et la profession de foi qui rendent justes. Donc, il nous a enseigné le chemin de l'abaissement. Si nous gardons ce chemin, nous rendrons grâce au Seigneur, car ce n'est pas sans motif que nous chantons :
Nous te rendrons grâce, Seigneur, nous te rendrons grâce, et nous invoquerons ton nom.
R/ Gloire éternelle au Christ,
gloire au Vivant, alléluia !
Il est le commencement,
premier-né d'entre les morts.
Lui, le premier, nous a aimés :
il nous a délivrés de nos péchés.
Il est le premier et le dernier,
le voici qui vient, nous le verrons !
Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir.
22ème dimanche du Temps Ordinaire
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Lecture du livre de Jérémie
Le Seigneur m'adressa la parole et me dit :
«
Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c'est moi qui te ferai trembler devant eux.
R/ Seigneur, ma bouche annoncera ta justice.
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge :
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.
Sois le rocher qui m'accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c'est toi !
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m'as choisi dès le ventre de ma mère.
Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut.
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire ; il a rendu jusqu'à la mort témoignage à la vérité. Alléluia. (cf. Jn 5, 35.33)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Hérode, prince de Galilé, avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Prophète du Très-Haut,
Tu n'es pas la Lumière
Mais son témoin.
Avant même de naître,
Tu la révèles :
Joie sans parole !
Tu cries dans le désert,
Tout un peuple se lève
Vers le Jourdain ;
Ton baptême réveille
La soif d'eau vive :
Proche est la Source !
Voici l'Agneau de Dieu,
Tes disciples le suivent,
Tu restes là ;
Mais ton âme jubile
Quand ils l'écoutent :
Noces du Verbe !
Plus libre que les rois,
Tu contestes ce monde
Sans infini.
Ton martyre dans l'ombre
Prévient l'aurore :
Christ est lumière !
Dans ta jusice, écoute-moi, Seigneur.
2
En toi, Seigne
u
r, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humili
é
pour toujours.
Dans ta justice, l
i
bère-moi ;
3
écoute, et vi
e
ns me délivrer.
Sois le roch
e
r qui m'abrite,
la maison fortifi
é
e qui me sauve.
4
Ma forteresse et mon r
o
c, c'est toi :
pour l'honneur de ton nom,
tu me gu
i
des et me conduis.
5
Tu m'arraches au fil
e
t qu'ils m'ont tendu ;
oui, c'est t
o
i mon abri.
6
En tes mains je rem
e
ts mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Die
u
de vérité.
7
Je hais les adorate
u
rs de faux dieux,
et moi, je suis s
û
r du Seigneur.
8
Ton amour me fait dans
e
r de joie :
tu vois ma misère et tu s
a
is ma détresse.
9
Tu ne m'as pas livré aux m
a
ins de l'ennemi ;
devant moi, tu as ouv
e
rt un passage.
Pour ton serviteur, que ton visage s'illumine !
10
Prends pitié de m
o
i, Seigneur,
je su
i
s en détresse. *
La douleur me r
o
nge les yeux,
la g
o
rge et les entrailles.
11
Ma vie s'ach
è
ve dans les larmes,
et mes ann
é
es, dans les souffrances. *
Le péché m'a fait p
e
rdre mes forces,
il me r
o
nge les os.
12
Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins, +
je fais pe
u
r à mes amis *
(s'ils me voient dans la r
u
e, ils me fuient).
13
On m'ignore comme un m
o
rt oublié, *
comme une ch
o
se qu'on jette.
14
J'entends les calomn
i
es de la foule :
de tous côt
é
s c'est l'épouvante. *
Ils ont tenu cons
e
il contre moi,
ils s'accordent pour m'ôt
e
r la vie.
15
Moi, je suis sûr de t
o
i, Seigneur, +
je dis : « Tu
e
s mon Dieu ! » *
16
Mes jours sont dans ta m
a
in : délivre-moi
des mains host
i
les qui s'acharnent.
17
Sur ton serviteur, que s'illum
i
ne ta face ; +
sauve-m
o
i par ton amour. *
18
Seigneur, garde-m
o
i d'être humilié,
m
o
i qui t'appelle.
Béni soit le Seigneur qui pour moi des merveilles d'amour !
20
Qu'ils sont gr
a
nds, tes bienfaits ! +
Tu les réserves à ce
u
x qui te craignent. *
Tu combles, à la f
a
ce du monde,
ceux qui ont en t
o
i leur refuge.
21
Tu les caches au plus secr
e
t de ta face,
loin des intr
i
gues des hommes. *
Tu leur rés
e
rves un lieu sûr,
loin des l
a
ngues méchantes.
22
Bén
i
soit le Seigneur : *
son amour a fait pour m
o
i des merveilles
dans la v
i
lle retranchée !
23
Et moi, dans mon tro
u
ble, je disais :
« Je ne suis pl
u
s devant tes yeux. » *
Pourtant, tu écout
a
is ma prière
quand je cri
a
is vers toi.
24
Aimez le Seigneur, vo
u
s, ses fidèles : +
le Seigneur v
e
ille sur les siens ; *
mais il rétrib
u
e avec rigueur
qui se m
o
ntre arrogant.
25
Soyez f
o
rts, prenez courage, *
vous tous qui espér
e
z le Seigneur !
V/
Guide-moi au chemin de tes ordres.
C'est toi, mon Dieu.
Le saint précurseur de la naissance, de la prédication et de la mort du Seigneur a montré (au moment de sa mort) un courage digne d'attirer les regards de Dieu. Comme le dit l'Écriture :
Aux yeux des hommes, il subissait un châtiment, mais par son espérance il avait déjà l'immortalité
. Nous avons raison de célébrer avec joie la naissance au ciel de celui qui a rendu lui-même ce jour solennel par sa propre passion en l'illustrant par la pourpre de son sang ; et nous vénérons dans la joie spirituelle la mémoire de cet homme qui a scellé par le sceau de son martyre le témoignage qu'il rendait au Seigneur.
Il n'y a en effet aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu'il précédait par son témoignage, et que c'est pour lui qu'il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c'est cependant pour le Christ qu'il est mort. Le Christ lui-même a dit, en effet :
Je suis la vérité
. Puisque c'est pour la vérité qu'il a répandu son sang, c'est donc bien pour le Christ. Jean avait témoigné en naissant que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêche r: en baptisant, qu'il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi souffrir. ~
Cet homme si grand parvint donc au terme de sa vie par l'effusion de son sang, après une longue et pénible captivité. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d'une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ.~ Par son propre sang est baptisé celui à qui il fut donné de baptiser le Rédempteur du monde, d'entendre la voix du Père s'adresser au Christ, et de voir descendre sur lui la grâce du Saint-Esprit. Mais il n'était pas pénible à des hommes tels que lui, bien plus, il leur semblait léger et désirable d'endurer pour la vérité des tourments temporels qui laissaient entrevoir la récompense de joies éternelles. Préférant la mort qui de toute façon était naturellement inévitable, ils choisissaient de l'accepter en confessant le nom du Christ ; ils recevaient ainsi la palme de la vie éternelle. L'Apôtre l'a bien dit :
Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui.
Et s'il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c'est parce que, comme il le dit ailleurs :
Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous.
R/
Tous ceux qui veulent plaire à Dieu
connaîtront la souffrance.
Nous nous affirmons en tout
comme des ministres de Dieu,
constants dans les tribulations,
les détresses, les angoisses.
On nous tient pour affligés,
et nous sommes toujours joyeux,
pour gens qui n'ont rien,
et nous possédons tout.
Reste fidèle jusqu'à la mort, dit le Seigneur,
et je te donnerai la couronne de vie.
Tu as voulu, Seigneur, que saint Jean Baptiste soit le précurseur de ton Fils dans sa naissance et dans sa mort ; il a donné sa vie pour la justice et la vérité : accorde-nous de savoir, comme lui, nous dépenser avec courage au service de ta Parole.
Martyr de S. Jean Baptiste
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Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens
Frères, au sujet de la venue du Seigneur, il n'est pas nécessaire qu'on vous parle de délais ou de dates.
Vous savez très bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit.
Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c'est alors que, tout à coup, la catastrophe s'abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
Mais vous, frères, comme vous n'êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n'appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
Car Dieu ne nous a pas destinés à sa colère ; il nous a destinés à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ, mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons encore éveillés ou déjà endormis dans la mort.
Ainsi, réconfortez-vous les uns les autres et travaillez à vous construire mutuellement comme vous le faites déjà.
R/ Je verrai la bonté de Dieu sur la terre des vivants.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
J'ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m'attacher à son temple.
J'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s'est levé parmi nous : Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme ! » Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :
Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,
Son amour nous voyait libres comme lui.
Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,
Nous l'avons tenue captive du péché :
Haine et mort se sont liguées pour l'injustice
Et la loi de tout amour fut délaissée.
Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,
Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :
L'arbre de la croix indique le passage
Vers un monde où toute chose est consacrée.
Qui prendra la route vers ces grands espaces ?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?
L'humble serviteur a la plus belle place !
Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.
Remets ta vie au Seigneur, il la conduira.
1
Ne t'indigne pas à la v
u
e des méchants,
n'envie pas les g
e
ns malhonnêtes ;
2
aussi vite que l'h
e
rbe, ils se fanent ;
comme la verd
u
re, ils se flétrissent.
3
Fais confiance au Seigne
u
r, agis bien,
habite la terre et r
e
ste fidèle ;
4
mets ta j
o
ie dans le Seigneur :
il comblera les dés
i
rs de ton coeur.
5
Dirige ton chem
i
n vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lu
i
, il agira.
6
Il fera lever comme le jo
u
r ta justice,
et ton droit comme le pl
e
in midi.
7
Repose-t
o
i sur le Seigneur
et c
o
mpte sur lui.
Ne t'indigne pas devant celu
i
qui réussit,
devant l'homme qui
u
se d'intrigues.
8
Laisse ta colère, c
a
lme ta fièvre,
ne t'indigne pas : il n'en viendr
a
it que du mal ;
9
les méchants ser
o
nt déracinés,
mais qui espère le Seigneur posséder
a
la terre.
10
Encore un peu de t
e
mps : plus d'impie ;
tu pénètres chez lu
i
: il n'y est plus.
11
Les doux posséder
o
nt la terre
et jouiront d'une abond
a
nte paix.
Evite le mal, agis bien : le Seigneur soutient les justes.
12
L'impie peut intrigu
e
r contre le juste
et grincer des d
e
nts contre lui,
13
le Seigneur se m
o
que du méchant
car il voit son jo
u
r qui arrive.
14
L'impie a tiré son épée, il a tend
u
son arc
pour abattre le pauvre et le faible, pour tu
e
r l'homme droit.
15
Mais l'épée lui entrer
a
dans le coeur,
et son
a
rc se brisera.
16
Pour le juste, avoir pe
u
de biens
vaut mieux que la fort
u
ne des impies.
17
Car le bras de l'imp
i
e sera brisé,
mais le Seigneur souti
e
nt les justes.
18
Il connaît les jo
u
rs de l'homme intègre
qui recevra un hérit
a
ge impérissable.
19
Pas de honte pour lu
i
aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il ser
a
rassasié.
20
Mais oui, les imp
i
es disparaîtront
comme la par
u
re des prés ;
c'en est fini des ennem
i
s du Seigneur :
ils s'en v
o
nt en fumée.
21
L'impie empr
u
nte et ne rend pas ;
le juste a piti
é
: il donne.
22
Ceux qu'il bénit posséder
o
nt la terre,
ceux qu'il maudit ser
o
nt déracinés.
23
Quand le Seigneur condu
i
t les pas de l'homme,
ils sont fermes et sa m
a
rche lui plaît.
24
S'il trébuche, il ne t
o
mbe pas
car le Seigneur le souti
e
nt de sa main.
25
Jamais, de ma jeun
e
sse à mes vieux jours,
je n'ai vu le juste abandonné ni ses enfants mendi
e
r leur pain.
26
Chaque jour il a piti
é
, il prête ;
ses descend
a
nts seront bénis.
27
Évite le mal, f
a
is ce qui est bien,
et tu auras une habitati
o
n pour toujours,
28
car le Seigneur
a
ime le bon droit,
il n'abandonne p
a
s ses amis.
Ceux-là seront préserv
é
s à jamais,
les descendants de l'impie ser
o
nt déracinés.
29
Les justes posséder
o
nt la terre
et toujo
u
rs l'habiteront.
Espère en Dieu et garde sa route.
30
Les lèvres du juste red
i
sent la sagesse
et sa bouche én
o
nce le droit.
31
La loi de son Die
u
est dans son coeur ;
il va, sans cr
a
indre les faux pas.
32
Les impies gu
e
ttent le juste,
ils cherchent à le f
a
ire mourir.
33
Mais le Seigneur ne saur
a
it l'abandonner
ni le laisser condamn
e
r par ses juges.
34
Esp
è
re le Seigneur,
et g
a
rde son chemin :
il t'élèvera jusqu'à posséd
e
r la terre ;
tu verras les imp
i
es déracinés.
35
J'ai vue l'imp
i
e dans sa puissance
se déployer comme un c
è
dre vigoureux.
36
Il a passé, voic
i
qu'il n'est plus ;
je l'ai cherché, il
e
st introuvable.
37
Considère l'homme droit, v
o
is l'homme intègre :
un avenir est prom
i
s aux pacifiques.
38
Les pécheurs seront to
u
s déracinés,
et l'avenir des imp
i
es, anéanti.
39
Le Seigneur est le sal
u
t pour les justes,
leur abri au t
e
mps de la détresse.
40
Le Seigneur les
a
ide et les délivre,
il les délivre de l'impie, il les sauve,
car ils cherchent en lu
i
leur refuge.
V/
Apprends-moi à bien saisir, à bien juger.
Je me fie à tes volontés.
« J'espère en ta parole »
Seigneur, tu me fais entendre le tonnerre de tes jugements, tu secoues tous mes os de crainte et de terreur, et mon âme est dans une grande épouvante.
Je demeure foudroyé en considérant que
le ciel même est impur à tes yeux
.
Si tu as trouvé du mal dans tes anges
et ne les as pas épargnés, qu'en sera-t-il de moi ?
Les étoiles sont tombées du ciel
, et moi, poussière, à quoi puis-je prétendre ?
Ceux dont les œuvres paraissaient dignes de louange sont tombés au plus bas, et ceux qui mangeaient le pain des anges, je les ai vus faire leurs délices de ce que mangent les porcs.
Il n'y a donc pas de sainteté, Seigneur, si tu retires ta main ; la sagesse ne sert de rien, si tu cesses de la gouverner ; la force est impuissante, si tu ne la soutiens plus. ~
Abandonnés, nous coulons, nous périssons ; si tu nous regardes, nous nous relevons, nous vivons.
Oui, nous sommes chancelants, mais tu nous affermis ; nous sommes tièdes, mais tu nous embrases. ~
Toute vaine gloire s'engloutît dans la profondeur de tes jugements sur moi.
Qu'est-ce que toute chair devant toi ?
L'argile va-t-elle se glorifier en face de celui qui l'a modelée ?
Comment peut-il avoir des paroles prétentieuses, celui dont le cœur est sincèrement soumis à Dieu ?
Le monde entier ne donnera pas d'orgueil à celui dont la vérité a fait son serviteur ; il ne se laissera émouvoir par aucune louange, celui qui a établi en Dieu son espérance.
Oui, ceux-là mêmes qui parlent ne sont absolument rien ; car ils disparaîtront avec le fracas de leurs paroles.
Mais la vérité du Seigneur demeure pour toujours.
R/
Qu'est-ce que l'homme, Seigneur,
pour que tu le connaisses ?
Il est semblable à un souffle,
ses jours sont comme l'ombre qui passe.
Pourquoi fixer sur lui ton attention,
l'inspecter chaque matin,
le scruter à tout instant ?
Derrière et devant, tu l'enserres,
tu as mis sur lui ta main.
Dieu qui donnes la preuve suprême de ta puissance, lorsque tu patientes et prends pitié, sans te lasser, accorde-nous ta grâce : en nous hâtant vers les biens que tu promets, nous parviendrons au bonheur éternel.
de la férie
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Commencement de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Moi, Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, avec Timothée notre frère, je m'adresse à vous, frères dans le Christ qui êtes à Colosses, membres fidèles du peuple saint : que Dieu notre Père vous donne la grâce et la paix.
Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, en priant pour vous à tout instant.
Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l'amour que vous avez pour tous les fidèles dans l'espérance de ce qui vous attend au ciel ; vous en avez déjà reçu l'annonce par la parole de vérité, la Bonne Nouvelle qui est parvenue jusqu'à vous. Elle qui porte du fruit et progresse dans le monde entier, elle le fait de même chez vous, depuis le jour où vous avez reçu l'annonce et la connaissance de la grâce de Dieu, dans toute sa vérité, par l'enseignement d'Épaphras. Lui, notre compagnon bien-aimé, qui nous représente fidèlement comme ministre du Christ, il nous a décrit l'amour que vous vivez dans l'Esprit Saint.
R/ J'espère en ta miséricorde, éternellement.
Pour moi, comme un bel olivier
dans la maison de Dieu,
je compte sur la fidélité de mon Dieu,
sans fin, à jamais !
Sans fin, je veux te rendre grâce,
car tu as agi.
J'espère en ton nom devant ceux qui t'aiment :
oui, il est bon !
Acclamation : Alléluia. Alléluia. La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres : le Seigneur a visité son peuple. Alléluia. (cf. Lc 4, 18 ; 1, 68)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En quittant la synagogue de Capharnaüm, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur.
Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »
Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.
Dieu que nul oeil de créature
N'a jamais vu,
Nulle pensée jamais conçu,
Nulle parole ne peut dire,
C'est notre nuit qui t'a reçu :
Fais que son voile se déchire.
Fais que tressaille son silence
Sous ton Esprit ;
Dieu, fais en nous ce que tu dis,
Et les aveugles de naissance
Verront enfin le jour promis
Depuis la mort de ta semence.
Tu n'as pas dit que l'homme croisse
Vers son néant,
Mais tu as fait, en descendant,
Qu'il ne se heurte à son impasse :
Tu as frayé le beau tournant,
Où tout au monde n'est que grâce.
Dans le secret, tu nous prépares,
Ce qui pourra
Tenir ton jour quand tu viendras ;
C'est là, dans l'ombre de ta gloire.
Que ta clarté filtre déjà,
Et nous entrons dans ton histoire.
Sème les mots qui donnent vie,
Nous te dirons ;
Regarde-nous. et nous verrons ;
Entends Jésus qui te supplie.
Au dernier pas de création,
Viens faire l'homme eucharistie!
Nous aussi, nous souffrons, attendant la rédemption de notre corps.
2
J'ai dit : « Je garder
a
i mon chemin
sans laisser ma l
a
ngue s'égarer ;
je garderai un bâill
o
n sur ma bouche,
tant que l'impie se tiendr
a
devant moi. »
3
Je suis resté muet, silencieux ;
je me tais
a
is, mais sans profit. *
Mon tourment s'exaspérait,
4
mon coeur brûl
a
it en moi.
Quand j'y pens
a
is, je m'enflammais,
et j'ai laissé parl
e
r ma langue.
5
Seigneur, fais-moi connaître ma fin,
quel est le n
o
mbre de mes jours :
je connaîtrai combi
e
n je suis fragile.
6
Vois le peu de jo
u
rs que tu m'accordes :
ma durée n'est ri
e
n devant toi.
L'homme ici-b
a
s n'est qu'un souffle ;
7
il va, il vient, il n'
e
st qu'une image.
Rien qu'un souffle, to
u
s ses tracas ;
il amasse, mais qu
i
recueillera ?
Ecoute ma prière, Seigneur !
8
Maintenant, que puis-je att
e
ndre, Seigneur ?
Elle est en t
o
i, mon espérance.
9
Délivre-moi de to
u
s mes péchés,
épargne-moi les inj
u
res des fous.
10
Je me suis tu, je n'ouvre p
a
s la bouche,
car c'est t
o
i qui es à l'oeuvre.
11
Éloigne de m
o
i tes coups :
je succombe sous ta m
a
in qui me frappe.
12
Tu redresses l'homme en corrige
a
nt sa faute, +
tu ronges comme un v
e
r son désir ; *
l'h
o
mme n'est qu'un souffle.
13
Entends ma prière, Seigneur, éco
u
te mon cri ;
ne reste pas so
u
rd à mes pleurs.
Je ne suis qu'un h
ô
te chez toi,
un passant, comme to
u
s mes pères.
14
Détourne de moi tes ye
u
x, que je respire
avant que je m'en
a
ille et ne sois plus.
Pour l'éternité, j'espère en ta miséricorde.
3
Pourquoi te glorifi
e
r du mal,
t
o
i, l’homme fort ? *
Chaque jour, Die
u
est fidèle.
4
De ta langue affil
é
e comme un rasoir,
tu prép
a
res le crime, *
fo
u
rbe que tu es !
5
Tu aimes le m
a
l plus que le bien,
et plus que la vérit
é
, le mensonge ; *
6
tu aimes les par
o
les qui tuent,
l
a
ngue perverse.
7
Mais Dieu va te ruin
e
r pour toujours,
t’écraser, t’arrach
e
r de ta demeure, *
t’extirper de la t
e
rre des vivants.
8
Les justes verr
o
nt, ils craindront,
ils rir
o
nt de toi : +
9
« Le voilà d
o
nc cet homme
qui n’a pas mis sa f
o
rce en Dieu ! *
Il comptait sur ses gr
a
ndes richesses,
il se faisait f
o
rt de son crime ! »
10
Pour moi, comme un b
e
l olivier
dans la mais
o
n de Dieu, *
je compte sur la fidélit
é
de mon Dieu,
sans f
i
n, à jamais !
11
Sans fin, je veux te r
e
ndre grâce,
c
a
r tu as agi. *
J’espère en ton nom dev
a
nt ceux qui t’aiment :
ou
i
, il est bon !
V/
Mon âme attends le Seigneur.
Je suis sûr de sa parole.
Le nouveau Temple
Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai.
Les hommes charnels et amis des réalités sensibles me semblent désignés ici à travers les Juifs. Ceux-ci sont irrités parce que Jésus a chassé ceux qui, par leur activité,
faisaient de la maison de son Père une maison de trafic
, et ils lui réclament un signe. Mais par ce signe on verra que le Verbe, qu'ils refusent d'accueillir, a raison d'agir ainsi. Le Sauveur va unir en une seule parole ce qui concerne le Temple et ce qui concerne son propre corps. Lorsqu'ils lui demandent
Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là,
il répond :
Détruisez ce Temple, et moi trois jours je le relèverai
. ~ Mais, selon une interprétation possible, le Temple et le corps de Jésus, l'un et l'autre, me semblent être la figure de l'Église. Car celle-ci est bâtie de
pierres vivantes
; elle est une
demeure spirituelle pour un sacerdoce saint
; elle est
construite sur les fondations que sont les Apôtres et les prophètes avec, pour pierre angulaire, le Christ Jésus
. Elle est donc en toute vérité qualifiée de « Temple ».
Selon l'Écriture,
vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part
. Pour ce motif, même si l'assemblage des pierres de ce Temple semble se disjoindre et se défaire ; même si, comme il est écrit au psaume 21, tous les os du Christ semblent dispersés dans la persécution et l'oppression, par les complots de ceux qui attaquent l'unité du Temple à coups de persécutions ; cependant le Temple sera relevé et le corps ressuscitera le troisième jour, après
le jour de malheur
qui l'a accablé et après le lendemain de celui-ci,
jour de l'achèvement.
Car il y aura un troisième jour dans
le ciel nouveau
et sur
la terre nouvelle
, lorsque
ses ossements, qui sont de la maison d'lsraël
se relèveront, lors du grand jour du Seigneur, après sa victoire sur la mort. Par conséquent, la résurrection du Christ après les souffrances de la croix englobe le mystère de la résurrection de son corps tout entier.
De même que le corps visible de Jésus a été crucifié, enseveli, et ensuite ressuscité, de même tout le corps constitué par les fidèles du Christ a été
crucifié avec le Christ
et ne vit plus désormais. Chacun d'entre eux, comme saint Paul,
ne se glorifie pas d'autre chose que de la croix de Jésus Christ notre Seigneur
, par laquelle il est
crucifié pour le monde, et le monde crucifié pour lui
. Non seulement il est crucifié avec le Christ et crucifié pour le monde, mais encore il est enseveli avec le Christ.
Nous avons été mis au tombeau avec lui
, dit saint Paul. Et comme s'il jouissait déjà d'un avant-goût de la résurrection, il ajoute :
Et avec lui nous sommes déjà ressuscités
.
R/
Souviens-toi de Jésus Christ
ressuscité d'entre les morts :
Il est notre salut, notre gloire éternelle.
Si nous mourons avec lui
avec lui nous vivrons;
Si nous souffrons avec lui,
avec lui nous régnerons.
En lui sont nos peines,
en lui sont nos joies,
en lui l'espérance,
en lui notre amour.
En lui toute grâce,
en lui notre paix,
en lui notre gloire,
en lui le salut.
Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t'implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l'inquiète et en donnant plus que nous n'osons demander.
de la férie
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Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Frères,
depuis le jour où nous avons entendu parler de votre vie dans le Christ, nous ne cessons pas de prier pour vous. Nous demandons à Dieu de vous combler de la vraie connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle.
Ainsi votre conduite sera digne du Seigneur, et capable de toujours lui plaire ; par tout ce que vous ferez de bien, vous porterez du fruit et vous progresserez dans la vraie connaissance de Dieu.
Vous serez puissamment fortifiés par la puissance de sa gloire, qui vous donnera la persévérance et la patience.
Avec joie, vous rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d'avoir part, dans la lumière, à l'héritage du peuple saint.
Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés.
R/
Le Seigneur a fait connaître son salut.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
Acclamation : Alléluia. Alléluia. La voix du Seigneur appelle : « Venez, suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Alléluia. (cf. Mt 4, 19)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.
Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »
L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ;et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons.
Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Ouvrez, ouvrez vos portes,
Ne fermez plus vos coeurs !
Il vient à nous sans faste,
Grandeur ni majesté,
Vêtu comme le pauvre
Dans son humilité !
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Entendez-le qui parle,
Sortez tous de l'erreur !
Malheur à l'homme riche
S'il ne veut écouter
Le Christ de la Promesse
Qui vient nous racheter !
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il montre à tous les humbles
La face du Sauveur !
A lui sont en partage
La gloire et le pouvoir,
Ce qu'à la fin des âges
Les peuples pourront voir !
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il donne aux misérables
La paix du Bon Pasteur,
Il est doux. Il est humble.
Son joug sera léger!
Et c'est lui qui nous mène
Jusqu'à la liberté !
Tu nous as sauvés, Seigneur, nous t'en redndons grâce à jamais.
2
Dieu, nous av
o
ns entendu dire, +
et nos pères nous
o
nt raconté, *
quelle action tu accompl
i
s de leur temps,
aux jo
u
rs d'autrefois.
3
Toi, par ta main, tu as déposséd
é
les nations, +
et ils p
u
rent s'implanter ; *
et tu as malmen
é
des peuplades,
et ils p
u
rent s'étendre.
4
Ce n'était pas leur épée qui posséd
a
it le pays, +
ni leur bras qui les rend
a
it vainqueurs, *
mais ta droite et ton bras, et la lumi
è
re de ta face,
c
a
r tu les aimais.
5
Toi, Dieu, tu
e
s mon roi, *
tu décides des vict
o
ires de Jacob :
6
avec toi, nous batti
o
ns nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasi
o
ns nos adversaires.
7
Ce n'est pas sur mon
a
rme que je compte,
ni sur mon ép
é
e, pour la victoire.
8
Tu nous as donné de v
a
incre l'adversaire,
tu as couvert notre ennem
i
de honte.
9
Dieu était notre lou
a
nge, tout le jour :
sans cesse nous rendions gr
â
ce à ton nom.
Regarde, Seigneur, vois notre misère.
10
Maintenant, tu nous humil
i
es, tu nous rejettes,
tu ne sors plus av
e
c nos armées.
11
Tu nous fais pli
e
r devant l'adversaire,
et nos ennemis emp
o
rtent le butin.
12
Tu nous traites en bét
a
il de boucherie,
tu nous disperses parm
i
les nations.
13
Tu vends ton pe
u
ple à vil prix,
sans que tu g
a
gnes à ce marché.
14
Tu nous exposes aux sarc
a
smes des voisins,
aux rires, aux moquer
i
es de l'entourage.
15
Tu fais de nous la f
a
ble des nations ;
les étrangers ha
u
ssent les épaules.
16
Tout le jour, ma déché
a
nce est devant moi,
la honte co
u
vre mon visage,
17
sous les sarcasmes et les cr
i
s de blasphème,
sous les yeux de l'ennem
i
qui se venge.
Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour.
18
Tout cela est venu sur nous sans que nous t'ay
o
ns oublié : *
nous n'avions pas trah
i
ton alliance.
19
Notre coeur ne s'ét
a
it pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitt
é
ton chemin
20
quand tu nous poussais au milie
u
des chacals
et nous couvrais de l'
o
mbre de la mort.
21
Si nous avions oublié le n
o
m de notre Dieu,
tendu les mains vers un die
u
étranger,
22
Dieu ne l'eût-il p
a
s découvert,
lui qui conn
a
ît le fond des coeurs ?
23
C'est pour toi qu'on nous mass
a
cre sans arrêt,
qu'on nous traite en bét
a
il d'abattoir.
24
Réveille-toi ! Pourquoi dors-t
u
, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette p
a
s pour toujours.
25
Pourquoi détourn
e
r ta face,
oublier notre malhe
u
r, notre misère ?
26
Oui, nous mord
o
ns la poussière,
notre ventre c
o
lle à la terre.
27
Debout ! Vi
e
ns à notre aide !
Rachète-nous, au n
o
m de ton amour.
V/
Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.
La loi de la Nouvelle Alliance
Notre Seigneur Jésus Christ, mes bien-aimés, prêchait l'Évangile du Royaume ; il guérissait toutes sortes de maladies à travers toute la Galilée et la renommée de ses miracles se répandait à travers toute la Syrie ; de grandes foules affluaient de la Judée entière vers le céleste médecin. En effet, la foi des hommes ignorants est lente à croire ce qu'elle ne voit pas et à espérer ce qu'elle ne connaît pas. Il fallait donc que, pour être fortifié par l'enseignement divin, leur esprit soit stimulé par des bienfaits corporels et des miracles visibles. En éprouvant une puissance si bienfaisante, ils ne douteraient pas que sa doctrine apportât le salut.
Donc, pour transformer les guérisons extérieures en remèdes intérieurs, et rendre la santé aux âmes après avoir guéri les corps, le Seigneur s'éloigna des foules qui l'entouraient, gagna la retraite d'une montagne voisine et y appela ses Apôtres pour les imprégner des plus sublimes enseignements du haut de ce lieu symbolique. Par le caractère même du lieu et de l'action, il se désignait comme celui-là même qui jadis avait daigné s'entretenir avec Moïse. Mais alors c'était avec la plus terrible justice, à présent avec la plus sainte douceur, afin que s'accomplît la promesse annoncée par le prophète Jérémie :
Voici que des jours viennent, parole du Seigneur, où j'établirai une alliance nouvelle avec la maison d'Israël et la maison de Juda. Après ces jours-là, parole du Seigneur, je mettrai mes lois dans leur pensée, je les écrirai dans leur cœur
.
Celui qui avait parlé à Moïse parla donc aussi aux Apôtres ; dans le cœur de ses disciples, la main du Verbe, comme celle du scribe rapide, écrivit les commandements de la Nouvelle Alliance. Ce n'était plus comme autrefois au milieu de nuées épaisses, ni par des tonnerres et des éclairs effrayants qui empêchaient un peuple terrorisé d'approcher la montagne : c'était dans la tranquillité d'un entretien accessible à tous les assistants. Ainsi la douceur de la grâce supprimait l'âpreté de la loi, et l'esprit d'adoption enlevait la crainte de l'esclavage.
Quelle est la doctrine du Christ, ses propres paroles le proclament : ceux qui désirent parvenir à l'éternelle béatitude doivent découvrir les degrés de cette ascension vers un bonheur infini :
Heureux
, dit-il,
les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux
. On aurait pu se demander de quels pauvres parlait la Vérité si, en disant :
Heureux les pauvres
, elle n'avait pas précisé de quel genre de pauvres il fallait l'entendre ; et il aurait paru suffire, pour mériter le Royaume des cieux, de connaître le dénuement que beaucoup subissent par le poids et la rigueur de la nécessité. Mais en disant :
Heureux les pauvres de cœur
, le Seigneur montre que le Royaume des cieux doit être accordé à ceux que recommande l'humilité de l'âme plutôt que le manque de ressources.
R/
J'ouvre mon cœur, Seigneur,
à ta parole de lumière.
Cantique pour moi que tes volontés
en ma demeure d'étranger.
Heureux les humbles, heureux les pauvres :
tu leur découvres le secret du Royaume !
Nous t'en prions, Seigneur, que ta grâce nous devance et qu'elle nous accompagne toujours, pour nous rendre attentifs à faire le bien sans relâche.
de la férie
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Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Le Christ est l'image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté.
Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui,sur la terre et dans les cieux,en faisant la paix par le sang de sa croix.
R/ Allez vers le Seigneur parmi les chants d'allégresse.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l'allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !
Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.
Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !
Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d'âge en âge.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Soyons dans la joie pour l'Alliance nouvelle : heureux les invités aux noces de l'Agneau ! Alléluia. (cf. Ap 19, 7-9)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
On disait un jour à Jésus : « Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ces jours-là, ils jeûneront. »
Et il dit pour eux une parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.
Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : 'C'est le vieux qui est bon.' »
Retournez-vous, voici l'Esprit
Du Seigneur, au vent de la nuit,
Qui passe au monde ;
Accueillez-le, ne craignez rien ;
A la croisée de vos chemins,
Laissez-vous couvrir de son ombre.
N'alliez-vous pas vous desséchant
Dans vos lois de chair et de sang,
A perte d'être ?
Hébergez-le, vous renaîtrez,
Car Dieu travaille au plus secret :
Sa lumière luit aux ténèbres.
Ouvrez la fente de vos coeurs,
Et voyez celle du Seigneur,
L'arbre de vie ;
Rapprochez-les, restez greffés,
Buvez la sève désormais
Dont la plaie du Christ est remplie.
Et son Esprit brise les joints
Avec l'arbre mort du jardin
De sève humaine ;
Ne manquez pas ici le bond
Des derniers temps de création
Où l'amour de Dieu nous entraîne.
Ne rompez pas vos nouveaux liens :
Vous croîtrez avec l'Esprit Saint
Jusqu'à cette heure
Du Fils de l'homme éblouissant
Par tous les hommes de son sang
Qui l'auront choisi pour demeure.
Seigneur, reprends-moi sans colère !
2
Seigneur, corrige-m
o
i sans colère
et reprends-m
o
i sans violence.
3
Tes fl
è
ches m'ont frappé,
ta main s'est abatt
u
e sur moi.
4
Rien n'est sain dans ma ch
a
ir sous ta fureur,
rien d'intact en mes
o
s depuis ma faute.
5
Oui, mes péch
é
s me submergent,
leur poids trop pes
a
nt m'écrase.
6
Mes plaies sont puante
u
r et pourriture :
c'est là le pr
i
x de ma folie.
7
Accablé, prostr
é
, à bout de forces,
tout le jour j'av
a
nce dans le noir.
8
La fièvre m'envah
i
t jusqu'aux moelles,
plus rien n'est s
a
in dans ma chair.
Seigneur, tout mon désir est devant toi.
9
Brisé, écras
é
, à bout de forces,
mon coeur gr
o
nde et rugit.
10
Seigneur, tout mon dés
i
r est devant toi,
et rien de ma pl
a
inte ne t'échappe.
11
Le coeur me bat, ma f
o
rce m'abandonne,
et même la lumi
è
re de mes yeux.
12
Amis et compagnons se ti
e
nnent à distance,
et mes proches, à l'éc
a
rt de mon mal.
13
Ceux qui veulent ma p
e
rte me talonnent,
ces gens qui ch
e
rchent mon malheur ;
ils prononcent des par
o
les maléfiques,
tout le jour ils rum
i
nent leur traîtrise.
Oui, j'avoue mon péché ; ne m'abandonne pas, mon Sauveur !
14
Moi, comme un so
u
rd, je n'entends rien,
comme un muet, je n'ouvre p
a
s la bouche,
15
pareil à celu
i
qui n'entend pas,
qui n'a pas de répl
i
que à la bouche.
16
C'est toi que j'esp
è
re, Seigneur :
Seigneur mon Dieu, t
o
i, tu répondras.
17
J'ai dit : «Qu'ils ne tri
o
mphent pas,
ceux qui rient de m
o
i quand je trébuche ! »
18
Et maintenant, je suis pr
è
s de tomber,
ma douleur est toujo
u
rs devant moi.
19
Oui, j'avo
u
e mon péché,
je m'effr
a
ie de ma faute.
20
Mes ennemis sont f
o
rts et vigoureux,
ils sont nombreux à m'en voul
o
ir injustement.
21
Ils me rendent le m
a
l pour le bien ;
quand je cherche le bi
e
n, ils m'accusent.
22
Ne m'abandonne jam
a
is, Seigneur,
mon Dieu, ne sois p
a
s loin de moi.
23
Viens v
i
te à mon aide,
Seigne
u
r, mon salut !
V/
Tu es mon rempart et mon refuge :
j'espère en ta parole.
La pauvreté apostolique
On ne peut en douter : les pauvres obtiennent la vertu d'humilité plus facilement que les riches. Car les premiers, dans leur indigence, ont pour amie la douceur, tandis que les autres, dans leur opulence, ont la fierté pour compagne. Pourtant, on trouve aussi chez beaucoup de riches une disposition à user de l'abondance non pas pour se gonfler d'orgueil, mais pour exercer la bienfaisance ; ils comptent parmi leurs plus grands bénéfices ce qu'ils dépensent pour soulager la misère et la peine d'autrui.
Les hommes de toutes les catégories et toutes les classes peuvent se rejoindre dans cette vertu, car ils peuvent avoir la même intention sans posséder la même fortune. Peu importe l'inégalité des ressources terrestres chez ceux qui sont égaux quant aux biens spirituels. Heureuse, donc, cette pauvreté qui n'est pas entravée par l'amour des richesses temporelles, qui ne désire pas accroître ses ressources en ce monde, mais convoite de s'enrichir en biens célestes.
Les Apôtres, les premiers après le Seigneur, nous ont donné l'exemple de cette pauvreté généreuse. Ils ont abandonné tous leurs biens sans exception. Pêcheurs de poissons, ils se sont transformés, par une rapide conversion, en pêcheurs d'hommes ; ils ont suscité de nombreux imitateurs de leur foi, lorsque, dans la première génération de l'Église, tous les croyants n'avaient qu'un seul cœur et une seule âme. En abandonnant totalement leurs biens et leurs possessions, ils s'enrichissaient des biens éternels par leur généreuse pauvreté. Selon la prédication des Apôtres, ils se réjouissaient de ne rien avoir en ce monde, et de tout posséder en possédant le Christ.
C'est ainsi que l'Apôtre saint Pierre, alors qu'il montait au Temple et qu'un boiteux lui demandait l'aumône, déclara :
De l'argent et de l'or, je n'en ai pas ; mais ce que j'ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche
. Qu'y a-t-il de plus sublime que cette humilité ? Qu'y a-t-il de plus riche que cette pauvreté ? Elle n'a pas les subsides de l'argent, mais les ressources de la nature. Cet homme que sa mère avait enfanté infirme, Pierre l'a guéri d'un mot. Et lui qui ne donnait pas une pièce de monnaie avec l'image de César, a rétabli dans un homme l'image du Christ.
Or, les richesses de ce trésor n'ont pas secouru seulement l'homme rendu capable de marcher, mais aussi les cinq mille hommes qui ont cru alors, comme l'Apôtre les y exhortait, à cause de ce miracle de guérison. Et ce pauvre, qui n'avait pas de quoi donner à un mendiant, a donné la grâce de Dieu avec une telle profusion qu'après avoir remis sur pied un seul homme, il rendit de même à des milliers de croyants la santé du cœur et rendit tous ces boiteux alertes et libres dans le Christ.
R/
À qui irions-nous, Seigneur ?
Tu sauves le pauvre et l'humilié.
Heureux, vous les pauvres,
car le Royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez.
Heureux si l'on vous insulte
à cause du Fils de l'homme,
exultez : grande sera votre récompense.
Dieu éternel et tout-puissant, fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d'un coeur sans partage.
de la férie
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Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Frères,
vous étiez jadis étrangers à Dieu, vous étiez même ses ennemis, avec cette mentalité qui vous poussait à faire le mal.
Et voilà que, maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui, grâce au corps humain du Christ et par sa mort, pour vous introduire en sa présence, saints, irréprochables et inattaquables.
Mais il faut que, par la foi, vous teniez, solides et fermes ; ne vous laissez pas détourner de l'espérance que vous avez reçue en écoutant l'Évangile proclamé à toute créature sous le ciel, Évangile dont moi, Paul, je suis devenu ministre.
R/ Oui, le Seigneur est mon appui.
Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.
Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand coeur, je t'offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Tu es le chemin, la vérité et la vie, Jésus, Fils de Dieu. Celui qui croit en toi a reconnu le Père. Alléluia. (cf. Jn 14, 6.9)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé ; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains.
Des pharisiens lui dirent : « Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger. »
Jésus leur disait encore : « Le Fils de l'homme est maître du sabbat. »
Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheur de la fontaine,
une brûlure, une douceur
qui rend saines nos souillures ?
Comment fais-tu de l'homme un dieu,
de la nuit une lumière,
et des abîmes de la mort
tires-tu la vie nouvelle?
Comment la nuit vient-elle au jour ?
Peux-tu vaincre les ténèbres,
porter ta flamme jusqu'au coeur
et changer le fond de l'être ?
Comment n'es-tu qu'un avec nous,
nous rends-tu fils de Dieu même ?
Comment nous brûles-tu d'amour
et nous blesses-tu sans glaive ?
Comment peux-tu nous supporter,
rester lent à la colère,
et de l'ailleurs où tu te tiens
voir ici nos moindres gestes ?
Comment de si haut et de si loin
ton regard suit-il nos actes ?
Ton serviteur attend la paix,
le courage dans les larmes !
1
Rendez grâce au Seigne
u
r : il est bon,
étern
e
l est son amour !
2
Rendez gr
â
ce au Dieu des dieux,
étern
e
l est son amour !
3
Rendez grâce au Seigne
u
r des seigneurs,
étern
e
l est son amour !
4
Lui seul a fait de gr
a
ndes merveilles,
étern
e
l est son amour !
5
lui qui fit les cie
u
x avec sagesse,
étern
e
l est son amour !
6
qui affermit la t
e
rre sur les eaux,
étern
e
l est son amour !
7
Lui qui a fait les gr
a
nds luminaires,
étern
e
l est son amour !
8
le soleil qui r
è
gne sur le jour,
étern
e
l est son amour !
9
la lune et les ét
o
iles, sur la nuit,
étern
e
l est son amour !
10
Lui qui frappa les Égypti
e
ns dans leurs aînés,
étern
e
l est son amour !
11
et fit sortir Israël de leur pays,
étern
e
l est son amour !
12
d’une main forte et d’un br
a
s vigoureux,
étern
e
l est son amour !
13
Lui qui fendit la mer Ro
u
ge en deux parts,
étern
e
l est son amour !
14
et fit passer Israël en son milieu,
étern
e
l est son amour !
15
y rejetant Phara
o
n et ses armées,
étern
e
l est son amour !
16
Lui qui mena son pe
u
ple au désert,
étern
e
l est son amour !
17
qui frappa des pr
i
nces fameux,
étern
e
l est son amour !
18
et fit périr des r
o
is redoutables,
étern
e
l est son amour !
19
Séhon, le r
o
i des Amorites,
étern
e
l est son amour !
20
et Og, le r
o
i de Basan,
étern
e
l est son amour !
21
pour donner leur pays en héritage,
étern
e
l est son amour !
22
en héritage à Israël, son serviteur,
étern
e
l est son amour !
23
Il se souvient de no
u
s, les humiliés,
étern
e
l est son amour !
24
il nous tira de la m
a
in des oppresseurs,
étern
e
l est son amour !
25
A toute chair, il d
o
nne le pain,
étern
e
l est son amour !
26
Rendez gr
â
ce au Dieu du ciel,
étern
e
l est son amour !
V/
Fais-moi connaître, Seigneur, tes voies.
Enseigne-moi tes sentiers.
Fils d'homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d'Israël
. Il faut noter que le Seigneur désigne comme un « guetteur » celui qu'il envoie prêcher. Le guetteur se tient toujours sur la hauteur pour voir de loin tout ce qui va venir. Et tout homme qui reçoit le poste de guetteur doit se tenir sur la hauteur par sa vie, afin de pouvoir rendre service par sa vigilance.
Combien il m'est cruel de dire ces paroles ! Car en parlant, je me frappe moi-même : je ne pratique pas la prédication comme je le devrais ; et lorsque cette prédication est suffisante, ma vie ne concorde pas avec ma parole.
Je ne nie pas ma culpabilité, je vois ma torpeur et ma négligence. Peut-être que de reconnaître ma faute m'obtiendra le pardon auprès du juge miséricordieux ? Sans doute, quand j'étais au monastère, j'étais capable de retenir ma langue des paroles inutiles et de garder presque continuellement mon esprit attentif à la prière. Mais, après avoir endossé le fardeau de la charge pastorale, mon esprit ne peut plus se recueillir assidûment, parce qu'il est divisé par quantité de soucis.
En effet, je suis obligé d'examiner les affaires tantôt des Églises tantôt des monastères, et tantôt des monastères, et souvent de juger la vie et les actes des personnes privées ; tantôt de m'occuper longuement de certains problèmes civiques, tantôt de gémir devant l'assaut meurtrier des barbares et de redouter les loups qui menacent le troupeau que Dieu m'a confié. Tantôt je suis contraint de prendre des mesures pour que les secours ne manquent pas à ceux-là mêmes qui sont tenus par la règle monastique ; tantôt je dois supporter avec patience certains pillards, et tantôt m'opposer à eux pour sauvegarder la charité.
Lorsque l'esprit est amené à se disperser et à se déchirer par le souci d'affaires si nombreuses et si importantes, comment peut-il rentrer en lui-même afin de se recueillir entièrement pour la prédication, et ne pas renoncer au ministère de la parole ? Mais, parce que les obligations de ma charge m'obligent souvent à rencontrer des hommes du monde, il m'arrive de relâcher la discipline de ma langue. Car, si je maintiens constamment une sévérité rigoureuse, je sais que je mets en fuite les plus faibles, et je ne les attirerai jamais comme je le voudrais. C'est pourquoi il m'arrive souvent d'écouter leurs paroles inutiles. Mais parce que je suis faible, moi aussi, je me laisse quelque peu entraîner aux discours inutiles, et je me mets à parler volontiers sur des sujets que j'avais d'abord écoutés de mauvais gré : et là où cela m'ennuyait de manquer au silence, je trouve plaisir à m'étendre.
Quel « guetteur » suis-je donc, qui ne me tiens pas posté sur la montagne de l'efficacité, mais plutôt gisant dans la vallée de la faiblesse ? Mais le créateur et rédempteur du genre humain est assez puissant pour me donner, malgré mon indignité, et la noblesse de la vie et l'efficacité de la prédication, car c'est pour son amour que je me consacre totalement à sa parole.
R/
C'est au prix de son sang
que le Christ Jésus s'est acquis l'Église.
Soyez donc attentifs au troupeau
dont l'Esprit vous a confié la charge.
Vous serez les intendants fidèles
des mystères de sa grâce.
Livrés en spectacle au monde,
vous serez les modèles du troupeau.
Dieu qui prends soin de ton peuple et le gouvernes avec amour, écoute la prière du pape saint Grégoire ; accorde ton Esprit de sagesse aux hommes chargés de conduire l'Église ; que les progrès de ton peuple saint fassent la joie éternelle de ses pasteurs.
S. Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Eglise
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Lecture du livre d'Ezékiel
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : 'Tu vas mourir', et que tu ne l'avertisses pas, si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »
R/ Aujourd'hui, ne fermons pas notre coeur, mais écoutons la voix du Seigneur !
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu'il conduit.
Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.
»
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Frères, ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l'amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi. Ce que dit la Loi : Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien ; ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour ne fait rien de mal au prochain.
Donc, l'accomplissement parfait de la Loi, c'est l'amour.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu s'est réconcilié avec le monde. Il a déposé sur nos lèvres la parole de réconciliation Alléluia. (cf. 2 co 5, 19)
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait à ses disciples :
« Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »
Au commencement
Etait le Verbe !
Il était en Dieu !
Il était Dieu !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Il était la Vie,
Notre lumière.
La lumière luit
Dans notre nuit !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Qui croit en son nom
A Dieu pour Père !
Qui l'aura reçu
Ne mourra plus !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Le Verbe fait chair,
Parmi les hommes
A manifesté
La vérité !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Nous tenons de Lui
Grâce sur grâce !
Il a révélé
Le Dieu caché !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Et par Jésus Christ,
Le Fils unique,
Un jour, de nos yeux,
Nous verrons Dieu !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Je veux te bénir chaque jour, alléluia.
1
Je t’exalterai, mon Die
u
, mon Roi,
je bénirai ton nom toujo
u
rs et à jamais !
2
Chaque jour je te b
é
nirai,
je louerai ton nom toujo
u
rs et à jamais.
3
Il est grand, le Seigneur, hautem
e
nt loué ;
à sa grandeur, il n’est p
a
s de limite.
4
D’âge en âge, on vanter
a
tes œuvres,
on proclamer
a
tes exploits.
5
Je redirai le réc
i
t de tes merveilles,
ton éclat, ta gl
o
ire et ta splendeur.
6
On dira ta f
o
rce redoutable ;
je raconter
a
i ta grandeur.
7
On rappellera tes imm
e
nses bontés ;
tous acclamer
o
nt ta justice.
8
Le Seigneur est tendr
e
sse et pitié,
lent à la col
è
re et plein d’amour ;
9
la bonté du Seigne
u
r est pour tous,
sa tendresse, pour to
u
tes ses œuvres.
Ton règne est un règne éternel, alléluia.
10
Que tes œuvres, Seigne
u
r, te rendent grâce
et que tes fid
è
les te bénissent !
11
Ils diront la gl
o
ire de ton règne,
ils parler
o
nt de tes exploits,
12
annonçant aux h
o
mmes tes exploits,
la gloire et l’écl
a
t de ton règne :
13
ton règne, un r
è
gne éternel,
ton empire, pour les
â
ges des âges.
Le Seigneur est vrai en to
u
t ce qu’il dit,
fidèle en to
u
t ce qu’il fait.
14
Le Seigneur souti
e
nt tous ceux qui tombent,
il redresse to
u
s les accablés.
Tout pouvoir lui a été donné au ciel et sur la terre, alléluia.
15
Les yeux sur toi, to
u
s, ils espèrent :
tu leur donnes la nourrit
u
re au temps voulu ;
16
tu o
u
vres ta main :
tu rassasies avec bont
é
tout ce qui vit.
17
Le Seigneur est juste en to
u
tes ses voies,
fidèle en to
u
t ce qu’il fait.
18
Il est proche de ce
u
x qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’inv
o
quent en vérité.
19
Il répond au désir de ce
u
x qui le craignent ;
il écoute leur cr
i
: il les sauve.
20
Le Seigneur garder
a
tous ceux qui l’aiment,
mais il détruir
a
tous les impies.
21
Que ma bouche proclame
les lou
a
nges du Seigneur ! *
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujo
u
rs et à jamais !
V/
Si vous gardez ma parole,
vous saurez que vous êtes mes disciples.
« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »
Le Seigneur a dit :
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés
. Cette faim n'a rien de corporel, cette soif ne désire rien de terrestre. Elles aspirent à être rassasiées de justice et, lorsqu'elles ont été introduites dans le secret de tous les mystères, elles souhaitent être comblées du Seigneur lui-même.
Heureuse l'âme qui convoite cette nourriture et qui brûle de désir pour une telle boisson : elle n'y aspirerait pas si elle n'avait déjà goûté quelque chose de sa douceur. Elle a entendu l'Esprit qui fait parler les prophètes, quand il lui disait :
Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux !
Alors elle a reçu comme une parcelle de la douceur d'en haut, elle s'est enflammée d'amour pour cette volupté très pure. Aussi, méprisant tous les biens corporels, elle a brûlé de toute son ardeur pour cette nourriture et cette boisson de la justice, et elle a saisi la vérité de ce premier commandement qui dit :
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force
. Car aimer Dieu n'est rien d'autre que désirer la justice.
Enfin, de même que le souci du prochain se rattache à l'amour de Dieu, ainsi la vertu de miséricorde s'unit à ce désir de la justice, si bien qu'il est dit :
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Reconnais, chrétien, la valeur de ta sagesse ; comprends à quelles récompenses tu es appelé, et par la pratique de quels enseignements tu les obtiendras. La Miséricorde veut que tu sois miséricordieux ; la Justice, que lu sois juste, afin que le Créateur apparaisse dans sa créature et que, dans le miroir du cœur humain, resplendisse l'image de Dieu exprimée par les traits qui la reproduisent. Ta foi peut être assurée, si elle s'accompagne de la pratique : tout ce que tu désires viendra à ta rencontre, et tu posséderas sans fin ce que tu aimes.
Et parce que tout est pur pour toi grâce à ton aumône, lu parviendras aussi à la béatitude que le Seigneur promet ensuite lorsqu'il dit :
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu !
Quelle grande félicité, mes bien-aimés, pour laquelle est préparée une telle récompense ! Qu'est-ce donc qu'avoir le cœur pur, sinon s'appliquer aux vertus qui viennent d'être énumérées ? Voir Dieu, quel esprit peut concevoir, quelle langue peut exprimer une telle béatitude ? C'est cependant ce qu'on obtiendra lorsque la nature humaine sera transformée : ce ne sera plus comme une image obscure,
dans un miroir, mais face à face
, qu'elle verra, telle qu'elle est, la divinité que nul être humain n'a jamais pu voir. Et alors, ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, elle le possédera dans la joie indicible d'une éternelle contemplation.
R/
Heureux les cœurs purs :
ils verront Dieu.
Nous tous, à visage découvert,
réfléchissons comme un miroir la gloire de Dieu.
Laissons-nous transformer
en l'image du Seigneur, toujours plus glorieuse.
Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et faire de nous tes enfants d'adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle.
23ème dimanche du Temps Ordinaire
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