Lecture du livre des Juges
L'ange du Seigneur vint s'asseoir sous le térébinthe d'Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d'Abiézer. Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir, pour le soustraire au pillage des Madianites.
L'ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! »
Gédéon lui répondit : « Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ? Que sont devenus tous ces prodiges que nous ont racontés nos pères ? Ils nous disaient : 'C'est bien vrai que le Seigneur nous a fait sortir d'Égypte !' Mais aujourd'hui le Seigneur nous a abandonnés, en nous livrant au pouvoir de Madiane... »
Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit : « Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madiane. C'est moi qui t'envoie. »
Gédéon reprit : « Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ? Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père ! »
Le Seigneur lui répondit : « Je serai avec toi, et tu battras les Madianites comme s'ils n'étaient qu'un seul homme. »
Gédéon lui dit : « Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c'est bien toi qui me parles.
Ne t'éloigne pas d'ici avant que je revienne vers toi. Je vais chercher mon offrande et je la placerai devant toi. » Le Seigneur répondit : « Je resterai jusqu'à ton retour. »
Gédéon s'en alla, il prépara un chevreau, et avec une mesure de farine il fit des pains sans levain. Il mit la viande dans une corbeille, et le jus dans un pot, puis il apporta tout cela sous le térébinthe.
Comme il s'approchait, l'ange du Seigneur lui dit : « Prends la viande et les pains sans levain, pose-les sur ce rocher et répands le jus. » Gédéon obéit.
Alors l'ange du Seigneur étendit le bâton qu'il tenait à la main, et il toucha la viande et les pains sans levain. Le feu jaillit de la roche, consuma la viande et les pains sans levain, et l'ange du Seigneur disparut.
R/ Donne la paix, Seigneur, à ceux qui comptent sur toi.
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !
Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ s'est fait pauvre, lui qui était riche, pour qu'en sa pauvreté nous trouvions la richesse. Alléluia. (2 Co 8, 9)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux.
Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus les regarda et dit : « Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël.
Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des soeurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
»
Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :
Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,
Son amour nous voyait libres comme lui.
Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,
Nous l'avons tenue captive du péché :
Haine et mort se sont liguées pour l'injustice
Et la loi de tout amour fut délaissée.
Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,
Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :
L'arbre de la croix indique le passage
Vers un monde où toute chose est consacrée.
Qui prendra la route vers ces grands espaces ?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?
L'humble serviteur a la plus belle place !
Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.
Seigneur, entends ma prière, ne me voile pas ton visage.
2
Seigneur, ent
e
nds ma prière :
que mon cri parvi
e
nne jusqu'à toi !
3
Ne me cache p
a
s ton visage
le jour où je su
i
s en détresse !
Le jour où j'app
e
lle, écoute-moi ;
viens v
i
te, réponds-moi !
4
Mes jours s'en v
o
nt en fumée,
mes os comme un brasi
e
r sont en feu ;
5
mon coeur se dessèche comme l'h
e
rbe fauchée,
j'oublie de mang
e
r mon pain ;
6
à force de cri
e
r ma plainte,
ma peau c
o
lle à mes os.
7
Je ressemble au corbea
u
du désert,
je suis pareil à la hul
o
tte des ruines :
8
je v
e
ille la nuit,
comme un oiseau solit
a
ire sur un toit.
9
Le jour, mes ennem
i
s m'outragent ;
dans leur rage contre m
o
i, ils me maudissent.
10
La cendre est le p
a
in que je mange,
je mêle à ma boiss
o
n mes larmes.
11
Dans ton indignati
o
n, dans ta colère,
tu m'as sais
i
et rejeté :
12
l'ombre g
a
gne sur mes jours,
et moi, je me dess
è
che comme l'herbe.
Ecoute, Seigneur, le cri des malheureux !
13
Mais toi, Seigneur, tu es l
à
pour toujours ;
d'âge en âge on fera mém
o
ire de toi.
14
Toi, tu montreras ta tendr
e
sse pour Sion ;
il est temps de la prendre en pitié : l'he
u
re est venue.
15
Tes serviteurs ont piti
é
de ses ruines,
ils aiment j
u
squ'à sa poussière.
16
Les nations craindront le n
o
m du Seigneur,
et tous les rois de la t
e
rre, sa gloire :
17
quand le Seigneur rebâtir
a
Sion,
quand il apparaîtr
a
dans sa gloire,
18
il se tournera vers la pri
è
re du spolié,
il n'aura pas mépris
é
sa prière.
19
Que cela soit écrit pour l'
â
ge à venir,
et le peuple à nouveau créé chanter
a
son Dieu :
20
" Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigne
u
r s'est penché ;
du ciel, il reg
a
rde la terre
21
pour entendre la pl
a
inte des captifs
et libérer ceux qui dev
a
ient mourir. "
22
On publiera dans Sion le n
o
m du Seigneur
et sa louange dans to
u
t Jérusalem,
23
au rassemblement des roya
u
mes et des peuples
qui viendront serv
i
r le Seigneur.
Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
24
Il a brisé ma f
o
rce en chemin,
réduit le n
o
mbre de mes jours.
25
Et j'ai d
i
t : " Mon Dieu,
ne me prends pas au milie
u
de mes jours ! "
Tes années reco
u
vrent tous les temps : +
26
autrefois tu as fond
é
la terre ;
le ciel est l'ouvr
a
ge de tes mains.
27
Ils passent, mais t
o
i, tu demeures : +
ils s'usent comme un hab
i
t, l'un et l'autre ;
tu les remplaces c
o
mme un vêtement.
28
Toi, tu
e
s le même ;
tes années ne fin
i
ssent pas.
29
Les fils de tes serviteurs trouver
o
nt un séjour,
et devant toi se maintiendr
a
leur descendance.
V/
Ecoute mon enseignement, ô mon peuple,
sois attentif aux mots que je prononce.
« Celui qui va naître de toi sera appelé Fils de Dieu »
Naître d’une vierge était la seule naissance digne de Dieu ; et donner le jour à Dieu était le seul enfantement qui puisse convenir à une vierge. Aussi le Créateur des hommes, pour se faire homme en prenant naissance dans l’humanité, dut, entre tous les humains, se choisir ou plutôt se préparer une mère dont il sût qu’elle serait digne de lui et qu’elle lui plairait.
Il voulut donc qu’elle fût vierge, afin de naître sans tache d’une femme immaculée, lui qui allait laver de leurs taches tous les hommes. Il a voulu de même que soit humble celle dont il naîtrait doux et humble de cœur, lui qui allait être, de ces vertus, l’exemple dont tous avaient besoin pour être sauvés. Il donna donc à la Vierge d’enfanter, lui qui avait déjà inspiré en elle le vœu de virginité et lui avait dispensé par avance cette valeur précieuse qu’est l’humilité.
Autrement, comment l’ange, par la suite, pourrait-il la déclarer
comblée de grâce
, s’il y avait en elle quoi que ce soit d’imparfait, qui ne viendrait pas de la grâce ? Ainsi, pour que fût sainte de corps celle qui devait concevoir puis enfanter le Saint des saints, elle reçut le don de la virginité, et le don de l’humilité pour être sainte en son esprit.
Parée des joyaux de ces deux vertus, la Vierge royale, resplendissante d’un double éclat, celui de l’esprit et celui du corps, et connue jusqu’au ciel pour son éclat et sa beauté, attira sur elle les regards des habitants de la cité céleste ; c’est pourquoi elle éveilla même l’attention du Roi, qui se mit à la désirer et dépêcha d’en haut vers elle un messager céleste. ~
L’ange
, dit l’Évangile,
fut envoyé par Dieu à une Vierge
, vierge de corps, vierge d’esprit, vierge aussi par décision et engagement — bref la vierge telle que la décrira l’Apôtre :
sainte d’esprit et de corps
. Elle ne fut pas trouvée au dernier moment ni par hasard, mais elle avait été choisie dès l’origine, connue d’avance par le Très-Haut, qui l’avait préparée pour lui ; les anges l’avaient gardée, les patriarches l’avaient annoncée en figure, les prophètes l’avaient promise.
La Parole et l'Esprit
Stance
ont fécondé la Terre
où germe la semence du Royaume ;
dans le silence et dans la paix
mûrit le fruit de la promesse.
R/
Bénie sois-tu, Vierge Marie !
En toi vit le Seigneur, alléluia !
L'Esprit te couvre de son ombre,
tu accueilles en toi la rosée du ciel.
Le Verbe se fait chair ;
l'homme devient fils de Dieu.
Déjà les temps sont accomplis :
au loin, blanchissent les moissons.
Dieu qui as relevé le monde par les abaissements de ton Fils, donne à tes fidèles une joie sainte : tu les as tirés de l'esclavage du péché ; fais-leur connaître le bonheur impérissable.
S. Étienne
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Lecture du livre des Juges
Tous les notables de Sichem se réunirent près du chêne de la Pierre-Dressée, à Sichem, et ils proclamèrent roi Abimélek, fils de Gédéon.
On l'annonça à Yotam, son rival. Celui-ci vint se poster sur le sommet du mont Garizim et il cria de toutes ses forces : « Écoutez-moi, notables de Sichem, et Dieu vous écoutera !
Un jour, les arbres se mirent en campagne pour se donner un roi et le consacrer par l'onction. Ils dirent à l'olivier : 'Sois notre roi !'
L'olivier leur répondit : 'Faudra-t-il que je renonce à mon huile, qui sert à honorer Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?'
Alors les arbres dirent au figuier : 'Viens, toi, sois notre roi !'
Le figuier leur répondit : 'Faudra-t-il que je renonce à la douceur et à la saveur de mes fruits, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?'
Les arbres dirent alors à la vigne : 'Viens, toi, sois notre roi !'
La vigne leur répondit : 'Faudra-t-il que je renonce à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?'
Alors tous les arbres dirent au buisson d'épines : 'Viens, toi, sois notre roi !'
Et le buisson d'épines répondit aux arbres : 'Si c'est de bonne foi que vous me consacrez par l'onction pour être votre roi, venez vous abriter sous mon ombre ; sinon, qu'un feu sorte du buisson d'épines et dévore jusqu'aux cèdres du Liban !' »
R/ Ta force, Seigneur, fait la joie de ton élu.
Seigneur, le roi se réjouit de ta force ;
quelle allégresse lui donne ta victoire !
Tu as répondu au désir de son coeur,
tu n'as pas rejeté le souhait de ses lèvres.
Tu lui destines bénédictions et bienfaits,
tu mets sur sa tête une couronne d'or.
La vie qu'il t'a demandée, tu la lui donnes,
de longs jours, des années sans fin.
Par ta victoire, grandit son éclat :
tu le revêts de splendeur et de gloire.
Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours :
ta présence l'emplit de joie !
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit, il est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu'il fait. Alléluia. (Ps 144, 13.17)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail.
Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.'
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?'
Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.'
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.'
Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !'
Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ?
Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?'
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Dieu que nul oeil de créature
N'a jamais vu,
Nulle pensée jamais conçu,
Nulle parole ne peut dire,
C'est notre nuit qui t'a reçu :
Fais que son voile se déchire.
Fais que tressaille son silence
Sous ton Esprit ;
Dieu, fais en nous ce que tu dis,
Et les aveugles de naissance
Verront enfin le jour promis
Depuis la mort de ta semence.
Tu n'as pas dit que l'homme croisse
Vers son néant,
Mais tu as fait, en descendant,
Qu'il ne se heurte à son impasse :
Tu as frayé le beau tournant,
Où tout au monde n'est que grâce.
Dans le secret, tu nous prépares,
Ce qui pourra
Tenir ton jour quand tu viendras ;
C'est là, dans l'ombre de ta gloire.
Que ta clarté filtre déjà,
Et nous entrons dans ton histoire.
Sème les mots qui donnent vie,
Nous te dirons ;
Regarde-nous. et nous verrons ;
Entends Jésus qui te supplie.
Au dernier pas de création,
Viens faire l'homme eucharistie!
Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits.
1
Bénis le Seigne
u
r, ô mon âme,
bénis son nom très s
a
int, tout mon être !
2
Bénis le Seigne
u
r, ô mon âme,
n'oublie auc
u
n de ses bienfaits !
3
Car il pardonne to
u
tes tes offenses
et te guérit de to
u
te maladie ;
4
il réclame ta v
i
e à la tombe
et te couronne d'amo
u
r et de tendresse ;
5
il comble de bi
e
ns tes vieux jours :
tu renouvelles, comme l'
a
igle, ta jeunesse.
6
Le Seigneur fait oe
u
vre de justice,
il défend le dr
o
it des opprimés.
7
Il révèle ses dess
e
ins à Moïse,
aux enfants d'Israël ses hauts faits.
Comme est la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint.
8
Le Seigneur est tendr
e
sse et pitié,
lent à la col
è
re et plein d'amour ;
9
il n'est pas pour toujo
u
rs en procès,
ne maintient pas sans f
i
n ses reproches ;
10
il n'agit pas envers no
u
s selon nos fautes,
ne nous rend pas sel
o
n nos offenses.
11
Comme le ciel dom
i
ne la terre,
fort est son amo
u
r pour qui le craint ;
12
aussi loin qu'est l'ori
e
nt de l'occident,
il met loin de no
u
s nos péchés ;
13
comme la tendresse du p
è
re pour ses fils,
la tendresse du Seigne
u
r pour qui le craint !
14
Il sait de quoi nous s
o
mmes pétris,
il se souvient que nous s
o
mmes poussière.
15
L'homme ! ses jo
u
rs sont comme l'herbe ;
comme la fleur des ch
a
mps, il fleurit :
16
dès que souffle le v
e
nt, il n'est plus,
même la place où il ét
a
it l'ignore.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
17
Mais l'amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujo
u
rs à toujours, *
et sa justice pour les enf
a
nts de leurs enfants,
18
pour ceux qui g
a
rdent son alliance
et se souviennent d'accompl
i
r ses volontés.
19
Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s'ét
e
nd sur l'univers.
20
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porte
u
rs de ses ordres, *
attentifs au s
o
n de sa parole !
21
Bénissez-le, arm
é
es du Seigneur,
serviteurs qui exécut
e
z ses désirs !
22
Toutes les oeuvres du Seigne
u
r, bénissez-le,
sur toute l'étend
u
e de son empire !
Bénis le Seigne
u
r, ô mon âme !
V/
Ouvre mes yeux à tes merveilles,
aux splendeurs de ta loi.
Dieu nous arrache au mirage du passé
Chaque fois que nous avons à souffrir quelque angoisse ou quelque épreuve, ce sont pour nous des avertissements et aussi des réprimandes. Car nos saintes Écritures ne nous promettent pas la paix, la sécurité et le repos ; l'Évangile nous annonce des épreuves, des angoisses, des occasions de chute. Mais
celui qui persévérera jusqu'au bout, celui-là sera sauvé
. Cette vie a-t-elle jamais eu quelque chose de bon, depuis le premier homme, qui lui a valu la mort, de qui elle a reçu la malédiction, cette malédiction dont le Christ Seigneur nous a délivrés ?
Il ne faut donc pas récriminer, mes frères,
comme certains ont récriminé
, au dire de l'Apôtre, et
ils ont été mordus par les serpents
. À ce compte-là, mes frères, qu'est-ce que le genre humain peut souffrir d'inédit, que nos ancêtres n'aient pas déjà souffert ? Ou bien, quand nous souffrons tels malheurs, savons-nous s'ils n'ont pas souffert les mêmes ? On rencontre pourtant des gens qui récriminent sur leur époque et pour qui celle de nos parents était le bon temps ! Si l'on pouvait les ramener à l'époque de leurs parents, est-ce qu'ils ne récrimineraient pas aussi ? Le passé, dont tu crois que c'était le bon temps, n'est bon que parce que ce n'est pas le tien.
Maintenant que tu es délivré de la malédiction, maintenant que tu as cru au Fils de Dieu, maintenant que tu as abordé ou étudié la sainte Écriture, je m'étonne de ce que tu t'imagines qu'Adam a connu le bon temps. Et tes parents ont hérité de la peine d'Adam. Car c'est bien à lui qu'il a été dit :
Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, et tu travailleras la terre d'où t'as été tiré ; elle produira pour toi des épines et des chardons
. C'est cela qu'il a mérité, c'est cela qu'il a reçu, cela qu'il a obtenu par le juste jugement de Dieu. Penses-tu donc que le temps jadis était meilleur que le tien ? De cet Adam jusqu'à l'Adam d'aujourd'hui, travail et sueur, épines et chardons. Le déluge nous a épargnés ? Mais nous avons été épargnés par les temps calamiteux de famine et de guerre que l'Écriture a consignés, pour que les temps actuels ne nous fassent pas récriminer contre Dieu. ~
Quelles époques terribles ! Est-ce que nous n'avons pas tous été remplis d'horreur par les récits que nous en avons entendus ou lus ? C'était pour que nous ayons de quoi nous féliciter, plutôt que de récriminer contre notre époque.
R/
Le juste par la foi vivra !
Approchons-nous de Dieu avec un coeur droit,
dans la plénitude de la foi.
Ne soyons pas des hommes à faire défection,
mais des hommes de foi pour le salut de notre âme.
Qui persévère jusqu'à la fin,
celui-là sera sauvé.
Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu'ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom, et de rechercher ce qui lui fait honneur .
de la férie
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Lecture du livre des Juges
Jephté était un vaillant guerrier.
L'esprit du Seigneur s'empara de lui, et il traversa les pays de Galaad et Manassé, et Mispa de Galaad. De là il passa la frontière des Ammonites.
Jephté fit alors ce voeu au Seigneur : « Si tu livres les Ammonites entre mes mains, la première personne qui sortira de ma maison pour venir à ma rencontre quand je reviendrai victorieux appartiendra au Seigneur, et je l'offrirai en sacrifice d'holocauste. »
Jephté passa chez les Ammonites pour les attaquer, et le Seigneur les livra entre ses mains.
Il les battit depuis Aroër jusqu'à proximité de Minnith et jusqu'à Abel-Keramim, soit le territoire de vingt villes. Ce fut une très grande défaite, et les Ammonites durent se soumettre aux Israélites.
Lorsque Jephté revint à Mispa, comme il arrivait à sa maison, voici que sa fille sortit à sa rencontre en dansant au son des tambourins. C'était son unique enfant ; en dehors d'elle, il n'avait ni fils ni fille.
Dès qu'il l'aperçut, il déchira ses vêtements et s'écria : « Hélas, ma fille, tu m'accables ! C'est toi qui fais mon malheur ! J'ai parlé trop vite devant le Seigneur, et je ne peux pas reprendre ma parole. »
Elle lui répondit : « Mon père, tu as parlé trop vite devant le Seigneur, traite-moi donc selon ta parole, puisque maintenant le Seigneur t'a vengé de tes ennemis, les Ammonites. »
Et elle ajouta : « Je ne te demande qu'une chose : laisse-moi un répit de deux mois. J'irai me cacher dans la montagne avec mes amies, pour pleurer le malheur de mourir sans avoir connu le mariage. »
Il lui dit : « Va », et il la laissa partir pour deux mois. Elle s'en alla donc, elle et ses amies, dans la montagne, et elle pleura son malheur.
Les deux mois écoulés, elle revint vers son père, et il accomplit sur elle le voeu qu'il avait prononcé.
R/ Me voici, Seigneur : je viens faire ta volonté.
Heureux est l'homme
qui met sa foi dans le Seigneur
et ne va pas du côté des violents,
dans le parti des traîtres.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur. Alléluia. (cf. Ps 94, 8)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus se remit à parler en paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.'
Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.'
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce,
et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?' L'autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.'
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Ouvrez, ouvrez vos portes,
Ne fermez plus vos coeurs !
Il vient à nous sans faste,
Grandeur ni majesté,
Vêtu comme le pauvre
Dans son humilité !
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Entendez-le qui parle,
Sortez tous de l'erreur !
Malheur à l'homme riche
S'il ne veut écouter
Le Christ de la Promesse
Qui vient nous racheter !
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il montre à tous les humbles
La face du Sauveur !
A lui sont en partage
La gloire et le pouvoir,
Ce qu'à la fin des âges
Les peuples pourront voir !
Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il donne aux misérables
La paix du Bon Pasteur,
Il est doux. Il est humble.
Son joug sera léger!
Et c'est lui qui nous mène
Jusqu'à la liberté !
C'est ta droite, Seigneur, qui donne la victoire.
2
Dieu, nous av
o
ns entendu dire, +
et nos pères nous
o
nt raconté, *
quelle action tu accompl
i
s de leur temps,
aux jo
u
rs d'autrefois.
3
Toi, par ta main, tu as déposséd
é
les nations, +
et ils p
u
rent s'implanter ; *
et tu as malmen
é
des peuplades,
et ils p
u
rent s'étendre.
4
Ce n'était pas leur épée qui posséd
a
it le pays, +
ni leur bras qui les rend
a
it vainqueurs, *
mais ta droite et ton bras, et la lumi
è
re de ta face,
c
a
r tu les aimais.
5
Toi, Dieu, tu
e
s mon roi, *
tu décides des vict
o
ires de Jacob :
6
avec toi, nous batti
o
ns nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasi
o
ns nos adversaires.
7
Ce n'est pas sur mon
a
rme que je compte,
ni sur mon ép
é
e, pour la victoire.
8
Tu nous as donné de v
a
incre l'adversaire,
tu as couvert notre ennem
i
de honte.
9
Dieu était notre lou
a
nge, tout le jour :
sans cesse nous rendions gr
â
ce à ton nom.
Ne cache pas loin de moi ta face au jour où l'angoisse me tient.
10
Maintenant, tu nous humil
i
es, tu nous rejettes,
tu ne sors plus av
e
c nos armées.
11
Tu nous fais pli
e
r devant l'adversaire,
et nos ennemis emp
o
rtent le butin.
12
Tu nous traites en bét
a
il de boucherie,
tu nous disperses parm
i
les nations.
13
Tu vends ton pe
u
ple à vil prix,
sans que tu g
a
gnes à ce marché.
14
Tu nous exposes aux sarc
a
smes des voisins,
aux rires, aux moquer
i
es de l'entourage.
15
Tu fais de nous la f
a
ble des nations ;
les étrangers ha
u
ssent les épaules.
16
Tout le jour, ma déché
a
nce est devant moi,
la honte co
u
vre mon visage,
17
sous les sarcasmes et les cr
i
s de blasphème,
sous les yeux de l'ennem
i
qui se venge.
Lève-toi, Seigneur, aide-nous? Ne nous rejette pas jusqu'à la fin.
18
Tout cela est venu sur nous sans que nous t'ay
o
ns oublié : *
nous n'avions pas trah
i
ton alliance.
19
Notre coeur ne s'ét
a
it pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitt
é
ton chemin
20
quand tu nous poussais au milie
u
des chacals
et nous couvrais de l'
o
mbre de la mort.
21
Si nous avions oublié le n
o
m de notre Dieu,
tendu les mains vers un die
u
étranger,
22
Dieu ne l'eût-il p
a
s découvert,
lui qui conn
a
ît le fond des coeurs ?
23
C'est pour toi qu'on nous mass
a
cre sans arrêt,
qu'on nous traite en bét
a
il d'abattoir.
24
Réveille-toi ! Pourquoi dors-t
u
, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette p
a
s pour toujours.
25
Pourquoi détourn
e
r ta face,
oublier notre malhe
u
r, notre misère ?
26
Oui, nous mord
o
ns la poussière,
notre ventre c
o
lle à la terre.
27
Debout ! Vi
e
ns à notre aide !
Rachète-nous, au n
o
m de ton amour.
V/
Pour ton serviteur, illumine ta face.
Apprends-moi tes volontés.
« Le Seigneur fera germer la justice »
À la salutation de l’ange, par laquelle nous saluons chaque jour la bienheureuse Vierge Marie avec ferveur, nous ajoutons habituellement :
et béni le fruit de ton sein
. Cette phrase, Élisabeth, après la salutation de Marie, l’a ajoutée, comme pour reprendre la fin de la salutation de l’ange :
Tu es bénie entre les femmes, et béni le fruit de ton sein
. C’est le fruit dont parle Isaïe :
En ce jour-là, le germe du Seigneur s’élèvera en splendeur et en gloire comme le fruit très élevé de la terre
. Quel est ce fruit, sinon le Saint d’Israël, lui-même semence d’Abraham, germe du Seigneur et fleur qui s’élève de la racine de Jessé, fruit de vie, auquel nous avons eu part ?
Oui, il est béni : béni dans sa semence et dans son germe, béni dans sa fleur et dans le fruit qu’il donne, béni enfin dans l’action de grâce et la confession de la louange. Le Christ, semence d’Abraham, est issu de la semence de David, selon la chair. ~
Seul parmi tous les hommes, il se trouve accompli en tout bien, ~ car l’Esprit lui a été donné sans mesure afin qu’à lui seul il puisse accomplir toute justice. ~ Sa justice en effet suffit à toutes les nations du monde, selon cette parole de l’Écriture :
Comme une terre porte son germe et comme un jardin fait germer sa semence, ainsi le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange, devant toutes les nations
. Le voici, ce germe de justice, qui a grandi dans la bénédiction et qui s’embellit d’une fleur de gloire. Mais de quelle gloire ? D’une gloire telle qu’on ne peut en imaginer de plus haute ; mieux : telle qu’on ne peut l’imaginer d’aucune manière. Une fleur en effet s’élève de la racine de Jessé. Jusqu’où s’élève-t-elle ? Jusqu’au sommet de tout, car Jésus Christ est dans la gloire de Dieu le Père. Sa splendeur est élevée au-dessus des cieux, pour que le germe du Seigneur s’élève en splendeur et en gloire, et que le fruit de la terre atteigne toute sa hauteur.
Mais quel fruit nous est destiné dans ce fruit ? Quel fruit, sinon celui de la bénédiction apporté par ce fruit béni ? En effet, de cette semence, de ce germe, puis de cette fleur est sorti un fruit de bénédiction qui parvient jusqu’à nous. Il se manifeste d’abord comme une semence par la grâce du pardon ; puis comme un germe par le développement en nous de la justice ; enfin comme une fleur, à travers l’espérance et l’acquisition de la gloire. Béni de Dieu, ce fruit est aussi béni en Dieu, autrement dit, il a pour but que Dieu soit glorifié en lui. Et pour nous aussi, il est béni. C’est qu’en effet, par la promesse qu’il a faite à Abraham, Dieu lui a donné la bénédiction pour toutes les nations.
R/
Notre âme attend le Seigneur,
en lui la joie de notre coeur.
Proche est son salut pour qui le craint,
et sa gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent ;
justice et paix s'embrassent.
Vérité germera de la terre
et des cieux se penchera la justice.
Sois favorable à tes fidèles, Seigneur, et multiplie les dons de ta grâce : entretiens en eux la foi, l'espérance et la charité, pour qu'ils soient attentifs à garder tes commandements;
de la férie
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Lecture du livre de Ruth
A l'époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda émigra avec sa femme Noémi et ses deux fils pour s'établir dans la région de Moab.
Cet homme mourut, et Noémi lui survécut avec ses deux fils.
Ceux-ci épousèrent deux Moabites ; l'une s'appelait Orpa et l'autre, Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d'années.
Ils moururent à leur tour, et Noémi resta privée de ses deux fils et de son mari.
Alors, elle se mit en route avec ses belles-filles, pour quitter la région de Moab et retourner chez elle, car elle avait appris que le Seigneur avait visité son peuple et lui donnait du pain. En chemin, Orpa les quitta.
Noémi dit à Ruth :
« Tu vois, ta belle-soeur est retournée vers son peuple et vers ses dieux. Retourne, toi aussi, et fais comme elle. »
Ruth lui répondit : « Ne me force pas à t'abandonner et à m'éloigner de toi, car j'irai où tu iras, et je demeurerai où tu demeureras ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. »
Noémi revint donc de la région de Moab avec sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson de l'orge.
R/ Chante le Seigneur, ô mon âme !
Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
lui qui a fait le ciel et la terre
et la mer et tout ce qu'ils renferment !
Il garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.
Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l'étranger.
Il soutient la veuve et l'orphelin,
il égare les pas du méchant.
D'âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu est amour. Celui qui aime est né de Dieu, il connaît Dieu. Alléluia. (1 Jn 4, 8.7)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »
Retournez-vous, voici l'Esprit
Du Seigneur, au vent de la nuit,
Qui passe au monde ;
Accueillez-le, ne craignez rien ;
A la croisée de vos chemins,
Laissez-vous couvrir de son ombre.
N'alliez-vous pas vous desséchant
Dans vos lois de chair et de sang,
A perte d'être ?
Hébergez-le, vous renaîtrez,
Car Dieu travaille au plus secret :
Sa lumière luit aux ténèbres.
Ouvrez la fente de vos coeurs,
Et voyez celle du Seigneur,
L'arbre de vie ;
Rapprochez-les, restez greffés,
Buvez la sève désormais
Dont la plaie du Christ est remplie.
Et son Esprit brise les joints
Avec l'arbre mort du jardin
De sève humaine ;
Ne manquez pas ici le bond
Des derniers temps de création
Où l'amour de Dieu nous entraîne.
Ne rompez pas vos nouveaux liens :
Vous croîtrez avec l'Esprit Saint
Jusqu'à cette heure
Du Fils de l'homme éblouissant
Par tous les hommes de son sang
Qui l'auront choisi pour demeure.
Seigneur, écoute ma prière, je frémis sous les coups de l'ennemi.
2
Mon Dieu, éco
u
te ma prière,
n’écarte p
a
s ma demande. *
3
Exauce-moi, je t’en pr
i
e, réponds-moi ;
inqui
e
t, je me plains.
4
Je suis troublé par les cr
i
s de l’ennemi
et les inj
u
res des méchants ; *
ils me ch
a
rgent de crimes,
pleins de r
a
ge, ils m’accusent.
5
Mon cœur se t
o
rd en moi,
la peur de la mort t
o
mbe sur moi ; *
6
crainte et tremblem
e
nt me pénètrent,
un friss
o
n me saisit.
7
Alors, j’ai dit : « Qui me donnera des
a
iles de colombe ? +
Je voler
a
is en lieu sûr ; *
8
loin, très l
o
in, je m’enfuirais
pour chercher as
i
le au désert. »
9
J’ai hâte d’av
o
ir un abri
contre ce grand v
e
nt de tempête ! *
10
Divise-l
e
s, Seigneur,
mets la confusi
o
n dans leur langage !
Pour moi, vers Dieu j'appelle, et le Seigneur me sauvera.
Car je v
o
is dans la ville
disc
o
rde et violence : *
11
de jour et de nu
i
t, elles tournent
en ha
u
t de ses remparts.
Au-dedans, cr
i
mes et malheurs ;
12
au-ded
a
ns, c’est la ruine : *
fra
u
de et brutalité
ne qu
i
ttent plus ses rues.
13
Si l’insulte me ven
a
it d’un ennemi,
je pourr
a
is l’endurer ; *
si mon rival s’élev
a
it contre moi,
je pourr
a
is me dérober.
14
Mais toi, un h
o
mme de mon rang,
mon famili
e
r, mon intime ! *
15
Que notre ent
e
nte était bonne,
quand nous allions d’un même pas
dans la mais
o
n de Dieu !
[16]
Décharge ton fardeau sur le Seigneur, il prendra soin de toi.
17
Pour moi, je cr
i
e vers Dieu ;
le Seigne
u
r me sauvera. *
18
Le soir et le mat
i
n et à midi,
je me pl
a
ins, je suis inquiet.
Et Dieu a entend
u
ma voix,
19
il m’app
o
rte la paix. *
Il me délivre dans le comb
a
t que je menais ;
ils étaient une fo
u
le autour de moi.
20
Que Dieu ent
e
nde et qu’il réponde,
lui qui r
è
gne dès l’origine, *
à ceux-là qui ne ch
a
ngent pas,
et ne cr
a
ignent pas Dieu.
21
Un traître a porté la m
a
in sur ses amis,
profan
é
son alliance : +
22
il montre un vis
a
ge séduisant,
mais son cœ
u
r fait la guerre ; *
sa parole est plus su
a
ve qu’un parfum,
mais elle
e
st un poignard.
23
Décharge ton fardea
u
sur le Seigneur :
il prendra s
o
in de toi. *
Jam
a
is il ne permettra
que le j
u
ste s’écroule.
24
Et toi, Dieu, tu les précipites au f
o
nd de la tombe, +
ces hommes qui t
u
ent et qui mentent. *
Ils s’en iront dans la f
o
rce de l’âge ;
moi, je m’appu
i
e sur toi !
V/
Tu m'apprends le chemin de la vie,
devant ta face, plénitude de joie.
« Un seul médiateur, Jésus Christ »
Saint Ambroise place dans la bouche du Christ ce verset du psaume :
Un frère ne rachète pas, c'est l'homme qui rachètera, et il ne fournira pas à Dieu son expiation, ni la rançon qui rachète sa vie.
Alors
pourquoi craindre au jour du malheur ?
Car rien ne peut me nuire, à moi qui, non seulement n'ai pas besoin de rédempteur, mais qui suis moi-même le rédempteur de tous. Je vais délivrer les autres et je tremblerais pour moi-même ?
Voici que je vais faire toutes choses nouvelles
, moi qui suis au-dessus d'un simple sentiment de parenté, au-delà de la tendresse familiale. Celui que le
frère
, né du même sein maternel, ne peut racheter, parce qu'il est emprisonné dans la faiblesse d'une nature égale,
l'homme
le rachètera, mais cet homme, dont il est écrit que le Seigneur
enverra l'homme qui les sauvera
, et qui a dit de lui-même :
Vous cherchez à me faire mourir, moi l'homme qui vous ai dit la vérité.
Mais, bien qu'il soit un homme, qui pourrait le connaître ? Et pourquoi personne ne peut-il le connaître ? Parce que,
comme il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus Christ
. C'est lui, le seul qui rachète l'homme, dépassant ses frères par sa tendresse ; car il a versé son sang pour des étrangers, et c'est une offrande que personne ne peut présenter même pour son frère. C'est pourquoi il n'a pas refusé son propre corps, afin de nous racheter du péché ; et
il s'est donné lui-même en rançon pour tous
, comme l'affirmait son témoin véridique, l'Apôtre Paul :
Je dis vrai, je ne mens pas.
Mais pourquoi est-il le seul qui puisse racheter ? Parce que personne ne peut l'égaler en tendresse : il donne sa vie pour ses pauvres serviteurs ; personne ne peut égaler l'intégrité de sa nature humaine, car tous les hommes sont soumis au péché, à la déchéance d'Adam. Seul est choisi pour rédempteur celui qui ne peut être accusé de l'antique péché. Comprenons donc que c'est un homme, le Seigneur Jésus Christ, qui a endossé la condition de l'homme pour crucifier dans sa chair le péché de tous et pour effacer par son sang
la reconnaissance de dette
qui pesait sur tous.
Mais tu diras peut-être : Comment nier que le frère peut racheter, quand lui-même a dit :
J'annoncerai ton nom à mes frères ?
Non, ce n'est pas comme notre frère ; c'est comme l'homme Jésus Christ, en qui était Dieu, qu'il nous a remis nos péchés. Car il est écrit :
C'est Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui
, dans ce Christ Jésus, le seul dont il est dit :
Le Verbe s'est fait chair et il a demeuré parmi nous
. Ce n'est donc pas en qualité de frère, mais en qualité de Seigneur qu'il a demeuré parmi nous, lorsqu'il demeurait dans la chair.
R/
Approchons-nous de Jésus,
médiateur de l'Alliance nouvelle !
Si vous entendez ma voix et gardez mon alliance,
vous me serez un Royaume de prêtres,
une nation sainte.
La Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité,
sont venues par Jésus Christ.
Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi ; sans toi rien n'est fort et rien n'est saint : multiplie pour nous tes gestes de miséricorde afin que, sous ta conduite, en faisant un bon usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ceux qui demeurent.
S. Jean Eudes, prêtre
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Lecture du livre de Ruth
Noémi avait un parent du côté de son mari ; c'était un riche propriétaire du même clan, nommé Booz.
Ruth la Moabite dit à Noémi : « Laisse-moi aller glaner dans les champs, derrière celui qui me l'accordera. » Elle lui répondit : « Va, ma fille. »
Ruth partit donc glaner dans les champs derrière les moissonneurs. Elle se trouva par bonheur dans un champ appartenant à Booz.
Booz dit à Ruth : « Écoute-moi bien, ma fille : Tu n'iras pas glaner dans un autre champ. Ne t'éloigne pas de celui-ci, mais attache-toi aux pas de mes servantes.
Regarde dans quel champ elles vont moissonner, et suis-les. J'ai interdit aux jeunes gens de te molester. Si tu as soif, va boire à leurs cruches la boisson qu'ils ont préparée. »
Alors Ruth se prosterna la face contre terre et lui dit : « Pourquoi es-tu si bienveillant envers moi, pourquoi t'intéresser à moi, qui suis étrangère ? »
Booz lui répondit : « On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, comment tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal, pour te rendre chez un peuple que tu n'avais jamais connu de ta vie. »
Par la suite, Booz choisit Ruth pour en faire sa femme et s'unit à elle. Le Seigneur lui accorda de concevoir, et elle enfanta un fils.
Les femmes de Bethléem dirent à Noémi : « Béni soit le Seigneur qui aujourd'hui t'a rendu un défenseur ! Que son nom soit célèbre en Israël !
Quant à l'enfant, il sera pour toi une consolation, un appui dans ta vieillesse, car il est né de ta belle-fille qui t'aime, et qui vaut mieux pour toi que sept fils. »
Noémi prit l'enfant, le mit sur son sein, et se chargea de l'élever.
Les voisines lui donnèrent son nom. Elles disaient : « Il est né un fils à Noémi », et elles le nommèrent Obed. Ce fut le père de Jessé, qui fut le père de David.
R/ Ainsi sera béni celui qui craint le Seigneur
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! A toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d'olivier.
Voilà comment sera béni
l'homme qui craint le Seigneur.
Tu verras le bonheur de Jérusalem
tous les jours de ta vie.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Vous n'avez qu'un seul Père, votre Père du ciel ; vous n'avez qu'un seul maître, c'est le Christ. Alléluia. (Mt 23, 9.10)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus déclara à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
»
Reviens, Verbe de Dieu, Stance
qui nous visites comme en passant.
Inconsolable en ton absence,
notre cœur te réclame.
Par ton départ, tu l'éprouves
et tu avives son désir
de connaître à nouveau la rencontre.
R/Reviens à nous, Seigneur,
toi, notre bien-aimé.
Ta venue nous échappe toujours,
chaque fois ton départ nous surprend,
mais le goût reste en nous de ton passage.
D'où venais-tu, où allais-tu, nous l'ignorons,
mais la mémoire demeure en nous
d'un grand bonheur furtif et redoutable.
Très au-delà des sens et du savoir,
en grand secret tu nous visites :
pour un instant nous touchons l'infini.
Nous n'avons pu te voir ni te saisir ;
par où es-tu passé ? Nous ne savons,
mais notre cœur reste blessé d'amour.
Le Seigneur appelle les cieux et la terre au jugement de son peuple.
1
Le Dieu des die
u
x, le Seigneur,
parle et conv
o
que la terre *
du sol
e
il levant
jusqu'au sol
e
il couchant.
2
De Sion, b
e
lle entre toutes,
Die
u
resplendit. *
3
Qu'il vi
e
nne, notre Dieu,
qu'il r
o
mpe son silence !
Devant lui, un fe
u
qui dévore ;
autour de lui, écl
a
te un ouragan.
4
Il convoque les haute
u
rs des cieux
et la terre au jugem
e
nt de son peuple :
5
« Assemblez, devant m
o
i, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrif
i
ce mon alliance. »
6
Et les cieux procl
a
ment sa justice :
oui, le j
u
ge c'est Dieu !
Offrez à Dieu un sacrifice de louange.
7
« Écoute, mon pe
u
ple, je parle ; +
Israël, je te pr
e
nds à témoin. *
Moi, Die
u
, je suis ton Dieu !
8
« Je ne t'accuse p
a
s pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujo
u
rs devant moi.
9
Je ne prendrai pas un seul taurea
u
de ton domaine,
pas un béli
e
r de tes enclos.
10
« Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des ha
u
ts pâturages.
11
Je connais tous les oisea
u
x des montagnes ;
les bêtes des ch
a
mps sont à moi.
12
« Si j'ai faim, ir
a
i-je te le dire ?
Le monde et sa rich
e
sse m'appartiennent.
13
Vais-je manger la ch
a
ir des taureaux
et boire le s
a
ng des béliers ?
14
« Offre à Dieu le sacrif
i
ce d'action de grâce,
accomplis tes voeux env
e
rs le Très-Haut.
15
Invoque-moi au jo
u
r de détresse :
je te délivrerai, et tu me r
e
ndras gloire. »
C'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices.
16
Mais à l'impie, Die
u
déclare : +
« Qu'as-tu à récit
e
r mes lois, *
à garder mon alli
a
nce à la bouche,
17
toi qui n'aimes p
a
s les reproches
et rejettes loin de t
o
i mes paroles ?
18
« Si tu vois un vole
u
r, tu fraternises,
tu es chez toi parm
i
les adultères ;
19
tu livres ta bo
u
che au mal,
ta langue tr
a
me des mensonges.
20
« Tu t'assieds, tu diff
a
mes ton frère,
tu flétris le f
i
ls de ta mère.
21
Voilà ce que tu fais ;
garder
a
i-je le silence ?
« Penses-tu que je su
i
s comme toi ?
Je mets cela sous tes ye
u
x, et je t'accuse.
22
Comprenez donc, vo
u
s qui oubliez Dieu :
sinon je frappe, et p
a
s de recours !
23
« Qui offre le sacrif
i
ce d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chem
i
n qu'il aura pris,
je lui ferai voir le sal
u
t de Dieu. »
V/
De ton amour, Seigneur, la terre est pleine,
apprends-moi tes volontés.
L'amour se suffit à lui-même, il plaît par lui-même et pour lui-même. Il est à lui-même son mérite, il est à lui-même sa récompense. L'amour ne cherche hors de lui-même ni sa raison d'être ni son fruit : son fruit, c'est l'amour même. J'aime parce que j'aime. J'aime pour aimer.
Quelle grande chose que l'amour, si du moins il remonte à son principe, s'il retourne à son origine, s'il reflue vers sa source pour y puiser un continuel jaillissement ! De tous les mouvements de l'âme, de ses sentiments et de ses affections, l'amour est le seul qui permette à la créature de répondre à son Créateur, sinon d'égal à égal, du moins dans une réciprocité de ressemblance. Car, lorsque Dieu aime, il ne veut rien d'autre que d'être aimé. Il n'aime que pour qu'on l'aime, sachant que ceux qui l'aimeront trouveront dans cet amour même la plénitude de la joie.
L'amour de l'Époux, ou plutôt l'amour qu'est l'Époux, n'attend qu'un amour réciproque et la fidélité. Qu'il soit donc permis à celle qu'il chérit de l'aimer en retour. Comment l'épouse pourrait-elle ne pas aimer, elle qui est l'épouse de l'Amour ? Comment l'Amour ne serait-il pas aimé ?
Elle a donc raison de renoncer à tous ses autres mouvements intérieurs, pour s'adonner seulement et tout entière à l'amour, puisqu'elle a la possibilité de répondre à l'amour même par un amour de réciprocité. Car elle pourra bien se répandre tout entière dans son amour, que grâce au regard du flot éternel d'amour qui jaillit de la source même ? Les eaux ne sourdent pas avec la même profusion de celle qui aime et de l'Amour, de l'âme et du Verbe, de l'épouse et de l'Époux, du Créateur et de la créature : la différence n'est pas moins grande qu'entre l'être assoiffé et la source.
Alors quoi ? Faudra-t-il pour autant que périsse et disparaisse complètement chez l'épouse le souhait de voir s'accomplir ses noces ? Le désir qu'expriment ses soupirs, la force de son amour, son attente pleine de confiance ; seront-ils réduits à rien, parce qu'elle ne peut égaler à la course un géant, et qu'elle ne peut rivaliser de douceur avec le miel, de tendresse avec l'agneau, de blancheur avec le lis, de rayonnement avec le soleil, d'amour avec celui qui est l'amour en personne ? Non, car même si la créature aime moins, en raison de ses limites, pourvu qu'elle aime de tout son être, il ne manque rien à son amour, puisqu'il constitue un tout. C'est pourquoi aimer de la sorte équivaut à un mariage, car une affection si forte ne saurait recevoir une réponse de moindre affection, dans cet accord réciproque des deux époux qui fait la solidité et la perfection du mariage. À moins qu'on ne mette en doute que l'amour du Verbe précède et dépasse celui de l'épouse...
R/
Voix de mon Bien-aimé qui frappe à la porte :
Ouvre-moi ! alléluia !
Si quelqu'un entend ma voix,
ensemble nous prendrons notre repas,
moi près de lui, lui près de moi.
Si quelqu'un garde ma parole,
mon Père l'aimera,
et nous viendrons à lui.
Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d'amour pour ton Église, soit dans la lampe qui brûle et qui éclaire ; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l'Esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière.
S. Bernard, abbé et docteur de l'Eglise
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Lecture du livre d'Isaïe
Parole du Seigneur adressée à Shebna le gouverneur : « Je vais te chasser de ton poste, t'expulser de ta place.
Et, ce jour-là, j'appellerai mon serviteur, Éliakim, fils de Hilkias.
Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s'il ouvre, personne ne fermera ; s'il ferme, personne n'ouvrira.
Je le rendrai stable comme un piquet qu'on enfonce dans un sol ferme ; il sera comme un trône de gloire pour la maison de son père. »
R/ Toi, le Dieu fidèle, poursuis ton oeuvre d'amour
De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.
Le Seigneur fait tout pour moi.
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu !
Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier, et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui, et par lui, et pour lui.
À lui la gloire pour l'éternité ! Amen.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Sur la foi de Pierre le Seigneur a bâti son Église, et les puissances du mal n'auront sur elle aucun pouvoir. Alléluia. (cf. Mt 16, 18)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
Au commencement
Etait le Verbe !
Il était en Dieu !
Il était Dieu !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Il était la Vie,
Notre lumière.
La lumière luit
Dans notre nuit !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Qui croit en son nom
A Dieu pour Père !
Qui l'aura reçu
Ne mourra plus !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Le Verbe fait chair,
Parmi les hommes
A manifesté
La vérité !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Nous tenons de Lui
Grâce sur grâce !
Il a révélé
Le Dieu caché !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Et par Jésus Christ,
Le Fils unique,
Un jour, de nos yeux,
Nous verrons Dieu !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
L'arbre de vie, c'est ta croix, Seigneur, alléluia.
1
Heure
u
x est l'homme
qui n'entre pas au cons
e
il des méchants, +
qui ne suit pas le chem
i
n des pécheurs, *
ne siège pas avec ce
u
x qui ricanent,
2
mais se plaît dans la l
o
i du Seigneur
et murmure sa l
o
i jour et nuit !
3
Il
e
st comme un arbre
plant
é
près d'un ruisseau, +
qui donne du fr
ui
t en son temps, *
et jamais son feuill
a
ge ne meurt ;
tout ce qu'il entrepr
e
nd réussira,
4
tel n'est pas le s
o
rt des méchants.
Mais ils s
o
nt comme la paille
balay
é
e par le vent : +
5
au jugement, les méchants ne se l
è
veront pas, *
ni les pécheurs au rassemblem
e
nt des justes.
6
Le Seigneur connaît le chem
i
n des justes,
mais le chemin des méch
a
nts se perdra.
Voici le roi que j'établis sur ma sainte montagne : c'est mon Fils bien-aimé. Alléluia.
1
Pourquoi ce tum
u
lte des nations,
ce vain murm
u
re des peuples ?
2
Les rois de la t
e
rre se dressent,
les grands se liguent entre eux
contre le Seigne
u
r et son messie :
3
« Faisons saut
e
r nos chaînes,
rejet
o
ns ces entraves ! »
4
Celui qui règne dans les cie
u
x s'en amuse,
le Seigneur les to
u
rne en dérision ;
5
puis il leur p
a
rle avec fureur
et sa col
è
re les épouvante :
6
« Moi, j'ai sacr
é
mon roi
sur Sion, ma s
a
inte mont
a
gne. »
7
Je proclame le décr
e
t du Seigneur ! +
Il m'a d
i
t : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd'hu
i
, je t'ai engendré.
8
Demande, et je te donne en hérit
a
ge les nations,
pour domaine la t
e
rre tout entière.
9
Tu les détruiras de ton sc
e
ptre de fer,
tu les briseras comme un v
a
se de potier. »
10
Maintenant, r
o
is, comprenez,
reprenez-vous, j
u
ges de la terre.
11
Servez le Seigne
u
r avec crainte,
rendez-lui votre homm
a
ge en tremblant.
12
Qu'il s'irrite et vous êtes perdus :
soudain sa col
è
re éclatera.
Heureux qui trouve en lu
i
son refuge !
Tu es pour moi un bouclier, Seigneur, la gloire qui me tient la tête haute.
2
Seigneur, qu'ils sont nombre
u
x mes adversaires,
nombreux à se lev
e
r contre moi,
3
nombreux à déclar
e
r à mon sujet :
« Pour lui, pas de sal
u
t auprès de Dieu ! »
4
Mais toi, Seigne
u
r, mon bouclier,
ma gloire, tu tiens ha
u
te ma tête.
5
A pleine voix je cr
i
e vers le Seigneur ;
il me répond de sa mont
a
gne sainte.
6
Et moi, je me co
u
che et je dors ;
je m'éveille : le Seigne
u
r est mon soutien.
7
Je ne crains pas ce pe
u
ple nombreux
qui me cerne et s'av
a
nce contre moi.
8
Lève-t
o
i, Seigneur !
Sauve-m
o
i, mon Dieu !
Tous mes ennemis, tu les fr
a
ppes à la mâchoire ;
les méchants, tu leur br
i
ses les dents.
9
Du Seigneur vi
e
nt le salut ;
vienne ta bénédicti
o
n sur ton peuple !
V/ Que la parole du Christ habite en vous dans sa richesse.
Instruisons-nous les uns les autres en toute sagesse.
L'ébauche du monde à venir
Nous ignorons à quelle époque la terre et l'humanité finiront ; nous ne savons pas de quelle manière l'univers sera transformé. Certes,
elle passe la figure de ce monde
, déformée par le péché ; mais nous avons appris que Dieu prépare une demeure nouvelle et une terre nouvelle
où réside la justice
, dont la béatitude comblera et surpassera tous les désirs de paix qui gonflent le cœur de l'homme. Alors la mort sera vaincue, les fils de Dieu ressusciteront dans le Christ, et ce qui avait été semé dans la faiblesse et la corruption
revêtira l'incorruptibilité
. La charité demeurera, ainsi que son œuvre, et toute cette création, que Dieu a faite en faveur de l'homme, sera délivrée de l'esclavage du néant.
Nous en sommes bien avertis : il n'y a aucun avantage à gagner le monde entier si l'on se perd soi-même. Cependant l'attente de la terre nouvelle ne doit pas diminuer, mais plutôt exciter le souci de cultiver notre terre : c'est là que le corps de la nouvelle famille humaine grandit, lui qui peut déjà présenter l'esquisse du monde à venir. Par conséquent, s'il faut soigneusement distinguer progrès terrestre et croissance du Règne du Christ, ce progrès importe cependant beaucoup au Royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société.
En effet, ces valeurs de dignité humaine, de communion fraternelle et de liberté, tous ces fruits excellents de la nature et de notre liberté, que nous aurons multipliés sur la terre dans l'Esprit du Seigneur et selon son commandement, nous les retrouverons plus tard. Mais ils seront alors purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père « un règne sans limite et sans fin, règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix .» Sur cette terre, le royaume est déjà mystérieusement présent ; lorsque le Seigneur viendra, ce royaume atteindra sa perfection.
R/ Notre âme attend le Seigneur,
en lui la joie de notre cœur.
Proche est son salut pour qui le craint,
et sa gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent ;
justice et paix s'embrassent.
Vérité germera de la terre
et des cieux se penchera la justice.
Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d'aimer ce que tu commandes et d'attendre ce que tu promets ; pour qu'au milieu des changements de ce monde, nos coeurs s'établissent fermement là où se trouvent les vraies joies.
21ème dimanche du Temps Ordinaire
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Commencement de la première lettre
de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens
Nous, Paul, Silvain et Timothée, nous nous adressons à vous, l'Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et en Jésus Christ le Seigneur. Que la grâce et la paix soient avec vous.
A tout instant, nous rendons grâce à Dieu à cause de vous tous, en faisant mention de vous dans nos prières.
Sans cesse, nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père.
Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui.
En effet, notre annonce de l'Évangile chez vous n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue : vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien.
La nouvelle de votre foi en Dieu s'est si bien répandue partout que nous n'avons plus rien à en dire.
En effet, quand les gens parlent de nous, ils racontent l'accueil que vous nous avez fait ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable,
et afin d'attendre des cieux son Fils qu'il a ressuscité d'entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.
R/ Le Seigneur est l'ami de son peuple.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l'éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l'heure du triomphe.
Qu'ils proclament les éloges de Dieu,
c'est la fierté de ses fidèles.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Seigneur Jésus, tu es le vrai Pasteur ; nous écoutons ta voix, nous marchons à ta suite. Alléluia. (cf. Jn 10, 27)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clef le Royaume des cieux devant les hommes ; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrez, vous ne leur permettez pas d'entrer !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous !
Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : 'Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter.'
Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ?
Vous dites encore : 'Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter.'
Aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'offrande ? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée ?
Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus ;
et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite ;
et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône.
»
Femme voulue par Dieu
Comme une œuvre parfaite
En qui reposerait
Le don de son Amour,
Tu exultes de joie
Aux promesses de vie :
Les pauvres en ton enfant
Seront peuple de prêtres,
Fils du Très-Haut.
Femme comblée par Dieu
De sagesse et de grâce
Pour être parmi nous
Reflet de sa bonté,
Tu révèles Celui
Qui étanche la soif :
Le Christ a fait pour toi
Couler en abondance
Un vin nouveau.
Femme guidée par Dieu
Au désert de l'épreuve
Où manque à notre espoir
La force d'un appui,
Tu nous vois chancelants
Sous le poids de la croix :
Ta foi inébranlée
Soutient notre faiblesse
Et nous conduit.
Femme donnée par Dieu
À l'Église naissante
Qui brûle d'accueillir
Le souffle de l'Esprit,
Ton silence nous offre
Un espace de paix :
En toi nous écoutons
La source qui murmure
Au fond des cœurs.
Femme vêtue par Dieu
D'un manteau de lumière,
Quand l'ombre de la mort
S'étend sur l'univers,
Tu éclaires la voie
Du Royaume des cieux :
Servante du Seigneur,
Tu règnes dans la gloire
Avec ton Fils.
Sauve-moi, Seigneur, au nom de ton amour.
2
Seigneur, corrige-m
o
i sans colère,
et reprends-m
o
i sans fureur.
3
Pitié, Seigne
u
r, je dépéris !
Seigne
u
r, guéris-moi !
Car je tremble de to
u
s mes os,
4
de toute mon
â
me, je tremble.
Et toi, Seigne
u
r, que fais-tu ? +
5
Reviens, Seigne
u
r, délivre-moi,
sauve-moi en rais
o
n de ton amour !
6
Personne, dans la mort, n'inv
o
que ton nom ;
au séjour des morts, qu
i
te rend grâce ?
7
Je m'épuise à f
o
rce de gémir ; +
chaque nuit, je ple
u
re sur mon lit :
ma couche est tremp
é
e de mes larmes.
8
Mes yeux sont rong
é
s de chagrin ;
j'ai vieilli parmi t
a
nt d'adversaires !
9
Loin de moi, vous to
u
s, malfaisants,
car le Seigneur ent
e
nd mes sanglots !
10
Le Seigneur accu
e
ille ma demande,
le Seigneur ent
e
nd ma prière.
11
Qu'ils aient honte et qu'ils tremblent, to
u
s mes ennemis,
qu'ils reculent, soud
a
in, couverts de honte !
Dieu, refuge des pauvres au temps de la détresse.
2
De tout mon coeur, Seigne
u
r, je rendrai grâce,
je dirai tes innombr
a
bles merveilles ;
3
pour toi, j'exulter
a
i, je danserai,
je fêterai ton n
o
m, Dieu Très-Haut.
4
Mes ennemis ont batt
u
en retraite,
devant ta face, ils s'écro
u
lent et périssent.
5
Tu as plaidé mon dr
o
it et ma cause,
tu as siégé, tu as jug
é
avec justice.
6
Tu menaces les nations, tu fais pér
i
r les méchants,
à tout jamais tu eff
a
ces leur nom.
7
L'ennemi est achevé, ruin
é
pour toujours,
tu as rasé des villes, leur souven
i
r a péri.
8
Mais il siège, le Seigne
u
r, à jamais :
pour juger, il afferm
i
t son trône ;
9
il juge le m
o
nde avec justice
et gouverne les pe
u
ples avec droiture.
10
Qu'il soit la forter
e
sse de l'opprimé,
sa forteresse aux he
u
res d'angoisse :
11
ils s'appuieront sur toi, ceux qui conn
a
issent ton nom ;
jamais tu n'abandonnes, Seigneur, ce
u
x qui te cherchent.
12
Fêtez le Seigneur qui si
è
ge dans Sion,
annoncez parmi les pe
u
ples ses exploits !
13
Attentif au sang vers
é
, il se rappelle,
il n'oublie pas le cr
i
des malheureux.
Je proclamerai ta louange aux portes de Sion.
14
Pitié pour moi, Seigneur,
vois le mal que m'ont f
a
it mes adversaires, *
toi qui m'arraches aux p
o
rtes de la mort ;
15
et je dirai tes innombrables louanges
aux p
o
rtes de Sion, *
je danserai de j
o
ie pour ta victoire.
16
Ils sont tombés, les païens, dans la f
o
sse qu'ils creusaient ;
aux filets qu'ils ont tendus, leurs pi
e
ds se sont pris.
17
Le Seigneur s'est fait connaître : il a rend
u
le jugement,
il prend les méch
a
nts à leur piège.
18
Que les méchants reto
u
rnent chez les morts,
toutes les nations qui oubl
i
ent le vrai Dieu !
19
Mais le pauvre n'est pas oubli
é
pour toujours :
jamais ne périt l'esp
o
ir des malheureux.
20
Lève-toi, Seigneur : qu'un mortel ne soit p
a
s le plus fort,
que les nations soient jug
é
es devant ta face !
21
Frappe-les d'épouv
a
nte, Seigneur :
que les nations se reconn
a
issent mortelles !
V/ Montre-moi comment garder ta loi,
que je l'observe de tout mon cœur.
Considère combien il était normal que, dès avant son assomption, le nom de Marie ait brillé, admirable, sur toute la terre, et sa renommée très illustre se soit répandue en tous lieux, avant que sa magnificence ne se soit élevée au-dessus des cieux. Il convenait en effet que la Vierge Mère, pour l'honneur même de son Fils, régnât d'abord sur la terre, et pût enfin recevoir ainsi les cieux avec la gloire ; qu'elle fût comblée ici-bas pour pénétrer là-haut dans une sainte plénitude ; et comme elle avait été transportée de vertu en vertu, qu'elle le fût aussi
de clarté en clarté
par l'Esprit du Seigneur.
Présente dans la chair, elle goûtait donc par avance les prémices du royaume à venir, tantôt s'élevant vers Dieu dans un élan impossible à dire, tantôt rejoignant le prochain en une indicible charité. D'une part, elle était entourée par les hommages des anges ; d'autre part, elle était vénérée par le service des hommes. ~ Gabriel l'assistait parmi les anges ; et Jean, heureux de s'être vu confier auprès de la croix, à lui vierge, la Vierge Mère, la servait ainsi que les autres Apôtres. Eux tous se réjouissaient de voir, les uns leur reine, les autres leur suzeraine, et ils s'empressaient dans un affectueux dévouement.
Pour elle, établie dans la forteresse la plus élevée des vertus et débordant de l'océan des dons divins, elle épanchait sur le peuple croyant et altéré, dans un ruissellement surabondant, l'abîme des grâces par lequel elle surpassait toutes les créatures. Elle procurait en effet la santé aux corps, et aux âmes la guérison, dans le pouvoir qu'elle avait de réveiller de la mort du corps et de l'âme. Qui jamais est parti de chez elle malade ou triste, ou sans avoir été instruit des mystères célestes ? Qui donc est retourné chez lui sans être pleinement heureux d'avoir obtenu ce qu'il voulait de Marie, la mère du Seigneur? ~
Débordante de ces biens si grands, l'épouse, mère de l'unique Époux, douce et très aimée en ses délices, est comme la
source des jardins
spirituels et
le puits des eaux
vives et vivifiantes
qui jaillissent en torrent du Liban
divin. Aussi fait-elle couler, depuis le mont Sion jusqu'à toutes les nations qui l'entourent ou sont répandues au loin, des fleuves de paix et des ruisseaux de grâces débordant du ciel.
Lorsque la Vierge des vierges était conduite par son Dieu et Fils, le Roi des rois, dans l'allégresse des anges, la joie des archanges, parmi les acclamations du ciel, alors s'accomplit la prophétie de David disant au Seigneur :
La reine se tient à ta droite, dans un vêtement d'or et des ornements variés
.
R/
Mon âme exalte le Seigneur :
éternel est son amour !
Chante et réjouis-toi, fille de Sion,
voici que ton Dieu vient demeurer au milieu de toi.
Dieu pour toi exulte de joie,
il te renouvelle par son amour.
Le Seigneur, comme au jour de fête,
dansera pour toi avec des cris de joie.
Dieu qui as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine, fais que, soutenus pas son intercession nous obtenions dans le ciel la gloire promise à tes enfants.
La Vierge Marie, Reine
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Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Tessaloniciens
Frères, vous le savez bien vous-mêmes, notre venue chez vous n'a pas été inutile.
Nous venions de souffrir et d'être insultés à Philippes, comme vous le savez ; nous avons cependant trouvé en notre Dieu l'assurance qu'il fallait pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l'Évangile de Dieu.
nous avons cependant trouvé en notre Dieu l'assurance qu'il fallait pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l'Évangile de Dieu.
Et quand nous vous exhortions, nous n'étions pas au service de doctrines fausses, nous n'avions pas de motifs impurs, nous n'agissions pas par ruse.
En effet, pour nous confier l'Évangile, Dieu nous a mis à l'épreuve ; de même, aujourd'hui, il continue de mettre notre coeur à l'épreuve, si bien que nous parlons pour plaire non pas aux hommes, mais à Dieu.
Jamais, vous le savez, nous n'avons eu un mot de flatterie, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ; jamais nous n'avons recherché les honneurs, ni auprès de vous ni auprès des autres hommes, alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d'Apôtres du Christ.
Au contraire, avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.
Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers.
R/ Tu as sondé mon cœur, mon Dieu, tu me connais !
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Tu me devances et me poursuis.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres,
déjà, Seigneur, tu le sais.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, la parole de Dieu : plus tranchante qu'une épée, elle pénètre les pensées de notre cœur. Alléluia. (He 4, 12)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait :
«
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu'il fallait pratiquer sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l'extérieur de la coupe et de l'assiette, mais l'intérieur est rempli de cupidité et d'intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d'abord l'intérieur de la coupe afin que l'extérieur aussi devienne pur.
»
Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées :
L’Église a devancé l’aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L’espoir du monde.
L’hymne de joie et de douleurs
Qui naît aujourd’hui
Rejoint la mystérieuse offrande
Où Jésus Christ veut, de sa croix,
Signer l’alliance.
C’est dans le Fils que nous pouvons,
Marqués par l’Esprit,
Donner notre parole au Père,
Et c’est en lui que Dieu répond
Au cri des hommes.
Nous attendons face à l’Orient
Les signes du Jour :
Jésus doit revenir en gloire,
Et l’amour seul peut dans nos vies
Gagner sa Pâque.
C'est lui qui délivrera le pauvre aux abois.
1
Pourquoi, Seigne
u
r, es-tu si loin ?
Pourquoi te cach
e
r aux jours d'angoisse ?
2
L'impie, dans son orgueil, poursu
i
t les malheureux :
ils se font prendre aux r
u
ses qu'il invente.
3
L'impie se glorifie du dés
i
r de son âme,
l'arrogant blasphème, il br
a
ve le Seigneur ;
4
plein de suffisance, l'imp
i
e ne cherche plus :
« Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.
5
A tout moment, ce qu'il f
a
it réussit ; +
tes sentences le dom
i
nent de très haut. *
(Tous ses advers
a
ires, il les méprise.)
6
Il s'est dit : « Rien ne pe
u
t m'ébranler,
je suis pour longtemps à l'abr
i
du malheur. »
7
Sa bouche qui maudit n'est que fra
u
de et violence,
sa langue, mens
o
nge et blessure.
8
Il se tient à l'affût près des villages,
il se cache pour tu
e
r l'innocent.
Des yeux, il ép
i
e le faible,
9
il se cache à l'affût, comme un li
o
n dans son fourré ;
il se tient à l'affût pour surpr
e
ndre le pauvre,
il attire le pauvre, il le pr
e
nd dans son filet.
10
Il se b
a
isse, il se tapit ;
de tout son poids, il t
o
mbe sur le faible.
11
Il dit en lui-même : « Die
u
oublie !
il couvre sa face, jam
a
is il ne verra ! »
Dresse-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !
12
Lève-toi, Seigneur ! Die
u
, étends la main !
N'oublie p
a
s le pauvre !
13
Pourquoi l'impie brave-t-
i
l le Seigneur
en lui disant : « Viendras-t
u
me chercher ? »
14
Mais tu as vu : tu regardes le m
a
l et la souffrance,
tu les pr
e
nds dans ta main ;
sur toi rep
o
se le faible,
c'est toi qui viens en
a
ide à l'orphelin.
15
Brise le bras de l'imp
i
e, du méchant ;
alors tu chercheras son impiét
é
sans la trouver.
16
A tout jamais, le Seigne
u
r est roi :
les païens ont pér
i
sur sa terre.
17
Tu entends, Seigneur, le dés
i
r des pauvres,
tu rassures leur coe
u
r, tu les écoutes.
18
Que justice soit rendue à l'orphelin,
qu'il n'y ait pl
u
s d'opprimé, *
et que tremble le mortel, n
é
de la terre !
Les paroles du Seigneur sont véridiques.
2
Seigneur, au secours ! Il n'y a pl
u
s de fidèle !
La loyauté a dispar
u
chez les hommes.
3
Entre eux la par
o
le est mensonge,
coeur double, l
è
vres menteuses.
4
Que le Seigneur supprime ces l
è
vres menteuses,
cette langue qui p
a
rle insolemment,
5
ceux-là qui disent : « Arm
o
ns notre langue !
A nous la parole ! Qui ser
a
notre maître ? »
6
– « Pour le pauvre qui gémit,
le malheure
u
x que l'on dépouille, +
maintenant je me lève, d
i
t le Seigneur ; *
à celui qu'on méprise, je p
o
rte secours. »
7
Les paroles du Seigneur sont des par
o
les pures,
argent passé au feu, affin
é
sept fois.
8
Toi, Seigne
u
r, tu tiens parole,
tu nous gardes pour toujo
u
rs de cette engeance.
9
De tous côtés, s'ag
i
tent les impies :
la corruption g
a
gne chez les hommes.
V/
Il dirige les humbles dans la justice,
il enseigne aux malheureux ses chemins.
Les chemins de la conversion
Voulez-vous que je vous indique les chemins de la conversion ? Ils sont nombreux, variés et différents, mais tous conduisent au ciel.
Le premier chemin de la conversion, c'est la condamnation de nos fautes.
Commence toi-même par dire tes fautes, pour être justifié
. Et c'est pourquoi le Prophète disait :
J'ai dit : Je veux confesser au Seigneur les iniquités que j'ai commises ; et toi, tu as pardonné le péché de mon coeur
. Condamne donc toi-même les fautes que tu as commises, et cela suffira pour que le Maître t'exauce. Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d'y retomber. Éveille ta conscience pour avoir ton accusateur en toi-même et ne pas le rencontrer devant le tribunal du Seigneur. Voilà donc un excellent chemin de conversion.
Il y en a un deuxième, qui n'est pas inférieur à celui-là : c'est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons de service, car c'est ainsi que nous obtiendrons le pardon de celles que nous avons commises contre le Maître ; c'est la deuxième manière d'obtenir la purification de nos fautes.
Si vous pardonnez à vos débiteurs
, dit le Seigneur,
mon Père, qui est aux ciel ,vous pardonnera aussi.
Tu veux connaître le troisième chemin de la conversion ? C'est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur. ~
Si tu désires connaître le quatrième chemin, je citerai l'aumône elle a une puissance considérable et indicible. ~
La modestie et l'humilité ne sont pas des moyens inférieurs à ceux que nous avons dits pour détruire les péchés à la racine. Nous en avons pour témoin le publicain qui ne pouvait pas proclamer ses bonnes actions, mais qui les a toutes remplacées par l'offrande de son humilité et a déposé ainsi le lourd fardeau de ses fautes.
Nous venons donc d'indiquer cinq chemins de la conversion : d'abord la condamnation de nos péchés, puis le pardon accordé aux offenses du prochain ; le troisième consiste dans la prière ; le quatrième dans l'aumône le cinquième dans l'humilité.
Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins ; ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère. Car, même si tu vis dans la plus grande pauvreté, tu peux abandonner ta colère, pratiquer l'humilité, prier assidûment et condamner tes péchés. Ta pauvreté ne s'y oppose nullement. Mais qu'est-ce que je dis là ? alors que, sur ce chemin de la conversion où il s'agit de donner ses richesses (c'est de l'aumône que je veux parler), même la pauvreté ne nous empêche pas d'accomplir le commandement. Nous le voyons chez la veuve qui donnait ses deux piécettes.
Nous avons donc appris comment soigner nos blessures; appliquons ces remèdes : revenus à la vraie santé, nous profiterons hardiment de la table sainte et avec beaucoup de gloire nous irons à la rencontre du roi de gloire, le Christ. Obtenons les biens éternels par la grâce, la miséricorde et la bonté de Jésus Christ notre Seigneur.
R/
Partager son pain avec l'affamé,
voilà le jeûne qui plaît à Dieu.
Ouvre ton cœur au pauvre : c'est ton frère.
Et Si tu cries, le Seigneur répondra ;
à tes appels, il dira : Me voici !
Ouvre ton coeur au pauvre : c'est ton frère.
Et quand le Fils de l'homme viendra, il te dira :
J'avais faim et tu m'as donné à manger.
Pour ceux qui t'aiment, Seigneur, tu as préparé des biens que l'oeil ne peut voir : répands en nos coeurs la ferveur de ta charité, afin que t'aimant en toute chose et par-dessus tout, nous obtenions de toi l'héritage promis qui surpasse tout désir.
Ste Rose de Lima, vierge
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Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean,
j'ai vu un ange qui me disait : « Viens, je te montrerai la Fiancée, l'épouse de l'Agneau. »
Il m'entraîna par l'esprit sur une grande et haute montagne ; il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.
Elle resplendissait de la gloire de Dieu, elle avait l'éclat d'une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes gardées par douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d'Israël.
Il y avait trois portes à l'orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l'occident.
La muraille de la cité reposait sur douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau.
R/ Amis du Seigneur, chantez la gloire de son règne.
Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. À toi, Dieu, notre louange ! Toi que les Apôtres glorifient, nous t'acclamons : tu es Seigneur ! Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Les voici rassemblés
Dans la maison du Père,
Les compagnons d'épreuve
Qui t'ont vu crucifié.
Tu ouvrais le passage,
Ils marchaient sur tes traces,
O Seigneur des Vivants.
Ils portaient dans leur coeur
Pour éclairer le monde
La mystérieuse image
De ta gloire humiliée.
Messagers d'espérance,
Ils semaient ta parole
Et c'est toi leur moisson.
Ils ont place au festin
Dans le Royaume en fête,
Pour avoir bu la coupe
De l'amour partagé.
Tu leur montres le Père
Et ta joie les habite,
O Jésus, Fils de Dieu !
La parole de vérité retentit dans le monde entier : Christ est ressuscité !
2
Les cieux proclament la gl
o
ire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvr
a
ge de ses mains.
3
Le jour au jour en l
i
vre le récit
et la nuit à la nuit en d
o
nne connaissance.
4
Pas de par
o
les dans ce récit,
pas de v
o
ix qui s'entende ;
5
mais sur toute la terre en par
a
ît le message
et la nouvelle, aux lim
i
tes du monde.
Là, se trouve la deme
u
re du soleil : +
6
tel un époux, il par
a
ît hors de sa tente,
il s'élance en conquér
a
nt joyeux.
7
Il paraît où comm
e
nce le ciel, +
il s'en va jusqu'où le ci
e
l s'achève :
rien n'éch
a
ppe à son ardeur.
Le juste trouve sa joie dans le Seigneur et proclame ce que Dieu a fait.
2
Écoute, ô mon Dieu, le cr
i
de ma plainte ;
face à l’ennemi redoutable, prot
è
ge ma vie.
3
Garde-moi du compl
o
t des méchants,
à l’abri de cette me
u
te criminelle.
4
Ils affûtent leur l
a
ngue comme une épée,
ils ajustent leur flèche, par
o
le empoisonnée,
5
pour tirer en cach
e
tte sur l’innocent ;
ils tirent soud
a
in, sans rien craindre.
6
Ils se forgent des form
u
les maléfiques, +
ils dissimulent avec s
o
in leurs pièges ;
ils disent : « Qu
i
les verra ? »
7
Ils mach
i
nent leur crime : +
Notre machinati
o
n est parfaite ;
le cœur de chacun deme
u
re impénétrable !
8
Mais c’est Dieu qui leur t
i
re une flèche, +
soudain, ils en ress
e
ntent la blessure,
9
ils sont les vict
i
mes de leur langue.
Tous ceux qui les voient h
o
chent la tête ;
10
tout homme est sais
i
de crainte :
il proclame ce que Die
u
a fait,
il compr
e
nd ses actions.
11
Le juste trouvera dans le Seigneur
j
o
ie et refuge, *
et tous les hommes au cœur droit,
le
u
r louange.
Ils ont proclamé la justice de Dieu, et tous les peuples ont vu sa gloire.
1
Le Seigneur est roi ! Ex
u
lte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
2
Ténèbre et nu
é
e l'entourent,
justice et droit sont l'appu
i
de son trône.
3
Devant lui s'av
a
nce un feu
qui consume alento
u
r ses ennemis.
4
Quand ses éclairs illumin
è
rent le monde,
la terre le v
i
t et s'affola ;
5
les montagnes fondaient comme cire dev
a
nt le Seigneur,
devant le Maître de to
u
te la terre.
6
Les cieux ont proclam
é
sa justice,
et tous les peuples ont v
u
sa gloire.
7
Honte aux serviteurs d'idoles qui se v
a
ntent de vanités !
A genoux devant lu
i
, tous les dieux !
8
Pour Sion qui ent
e
nd, grande joie ! *
Les villes de Juda exultent
devant tes jugem
e
nts, Seigneur !
9
Tu es, Seigneur, le Très-Haut
sur to
u
te la terre : *
tu domines de ha
u
t tous les dieux.
10
Haïssez le mal, vous qui aim
e
z le Seigneur, +
car il garde la v
i
e de ses fidèles *
et les arrache aux m
a
ins des impies.
11
Une lumière est sem
é
e pour le juste,
et pour le coeur s
i
mple, une joie.
12
Que le Seigneur soit votre j
o
ie, hommes justes ;
rendez grâce en rappel
a
nt son nom très saint.
V/
Ils ont publié l'œuvre de Dieu,
ils ont compris ses merveilles.
La croix a gagné les esprits au moyen de prédicateurs ignorants, et cela dans le monde entier. Il ne s’agissait pas de questions banales, mais de Dieu et de la vraie foi, de la vie selon l’Évangile, du jugement futur. Elle a donc transformé en philosophes des rustres et des illettrés. Voilà comment
la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et sa faiblesse, plus forte
.
Comment est-elle
plus forte ?
Parce qu’elle s’est répandue dans le monde entier, qu’elle a soumis tous les hommes à son pouvoir et qu’elle a résisté aux innombrables adversaires qui voulaient faire disparaître le nom du Crucifié. Au contraire, ce nom s’est épanoui et propagé ; ses ennemis ont péri, ont disparu ; les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l’impuissance. Aussi, quand un Grec dit que je suis
fou
, il manifeste que lui-même l’est au maximum, puisque moi qu’il juge fou, je me montre plus sage que les sages ; s’il me traite de faible, il se montre lui-même plus faible encore. En effet, ce que des publicains et des pécheurs ont pu réussir par la grâce de Dieu, les philosophes, les rhéteurs, les tyrans, bref la terre entière, dans toute son étendue, n’a même pas été capable de l’imaginer. ~
C’est en pensant à cela que Paul disait :
La faiblesse de Dieu est plus forte que tous les hommes
. Que la prédication soit l’œuvre de Dieu, c’est évident ici. Comment douze hommes, des ignorants, ont-ils pu avoir l’idée d’une pareille entreprise, eux qui vivaient auprès des lacs et des fleuves, et dans le désert ? Eux qui n’avaient jamais fréquenté les villes et leurs assemblées, comment ont-ils pu songer à se mobiliser contre la terre entière ? Ils étaient craintifs et sans courage : celui qui a écrit sur eux le montre bien, lui qui n’a voulu ni excuser ni cacher leurs défauts. C’est là une preuve très forte de vérité. Que dit-il donc à leur sujet ? Quand le Christ fut arrêté, après avoir fait d’innombrables miracles, la plupart s’enfuirent, et celui qui était leur chef de file ne resta que pour le renier.
Ces hommes étaient incapables de soutenir l’assaut des Juifs quand le Christ était vivant. Et lorsqu’il fut mort et enseveli, alors qu’il n’était pas ressuscité, qu’il ne leur avait donc pas adressé la parole pour leur rendre courage, d’où croyez-vous qu’ils se seraient mobilisés contre la terre entière ? Est-ce qu’ils n’auraient pas dû se dire : « Qu’est-ce que cela ? Il n’a pas été capable de se sauver lui-même, et il nous protégerait ? Quand il était vivant, il n’a pas pu se défendre, et maintenant qu’il est mort il nous tendrait la main ? Quand il était vivant, il n’a pu se soumettre aucune nation, et nous allons convaincre la terre entière en proclamant son nom ? Comment ne serait-il pas déraisonnable, non pas même de le faire, mais seulement d’y penser ? »
La chose est donc évidente : s’ils ne l’avaient pas vu ressuscité et s’ils n’avaient pas eu la preuve de sa toute-puissance, ils n’auraient pas pris un risque pareil.
R/
Je peux tout en celui qui me fortifie.
Dans les faiblesses, les insultes,
les contraintes, les persécutions et les angoisses,
Lorsque je suis faible,
c’est alors que je suis fort.
Fortifie en nous, Seigneur, la foi sincère qui unissait à ton Fils l'Apôtre saint Barthélémy ; et maintenant qu'il prie pour ton Église, fais qu'elle deviene pour tous les peuples le sacrement du salut.
Saint Barthélémy, apôtre
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Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens
Frères,
au milieu de toutes nos difficultés et de notre détresse, les nouvelles reçues à votre sujet nous ont réconfortés à cause de votre foi.
Car maintenant nous revivons, puisque vous autres, vous tenez bon dans le Seigneur.
Comment pourrions-nous assez rendre grâce à Dieu pour vous ? Nous avons en effet beaucoup de joie à cause de vous devant notre Dieu, et nous le prions avec ardeur, jour et nuit, qu'il nous fasse revoir votre visage pour compléter ce qui manque à votre foi.
Que Dieu lui-même, notre Père, et que notre Seigneur Jésus nous tracent le chemin jusqu'à vous.
Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l'égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous.
Et qu'ainsi il vous établisse fermement dans une sainteté sans reproche devant Dieu notre Père, pour le jour où notre Seigneur Jésus viendra avec tous les saints.
R/ Comble-nous de ta miséricorde pour notre joie.
Tu fais retourner l'homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
A tes yeux, mille ans sont comme hier,
c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos coeurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains.
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Soyez vigilants et demeurez prêts : vous ne connaissez pas l'heure où le Fils de l'homme viendra. Alléluia. (Mt 24, 42.44)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
«
Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra.
Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail !
Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde',
et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue :
il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
»
En toute vie le silence dit Dieu,
Tout ce qui est tressaille d'être à lui !
Soyez la voix du silence en travail,
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !
Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom
Que tout sécrète et presse de chanter :
N'avez-vous pas un monde immense en vous ?
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.
Il suffit d'être, et vous vous entendrez
Rendre la grâce d'être et de bénir ;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers,
Vous avez tout en vous pour adorer.
Car vous avez l'hiver et le printemps,
Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées.
Arbres humains, jouez de vos oiseaux,
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ;
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.
Ta parole, Seigneur, protège ton fidèle.
31
Ce Dieu a des chem
i
ns sans reproche, +
la parole du Seigne
u
r est sans alliage,
il est un bouclier pour qui s'abr
i
te en lui.
32
Qui est Dieu, horm
i
s le Seigneur ?
le Rocher, sin
o
n notre Dieu ?
33
C'est le Dieu qui m'empl
i
t de vaillance
et m'indique un chem
i
n sans reproche.
34
Il me donne l'agilit
é
du chamois,
il me tient debo
u
t sur les hauteurs,
35
il exerce mes m
a
ins à combattre
et mon bras, à t
e
ndre l'arc.
Pour le combat, tu m'emplis de vaillance.
36
Par ton bouclier tu m'ass
u
res la victoire,
ta droite me soutient, ta pati
e
nce m'élève.
37
C'est toi qui all
o
nges ma foulée
sans que faibl
i
ssent mes chevilles.
38
Je poursuis mes ennem
i
s, je les rejoins,
je ne reviens qu'apr
è
s leur défaite ;
39
je les abats : ils ne pourr
o
nt se relever ;
ils tombent : les voil
à
sous mes pieds.
40
Pour le combat tu m'empl
i
s de vaillance ;
devant moi tu fais pli
e
r mes agresseurs.
41
Tu me livres des ennem
i
s en déroute ;
j'anéant
i
s mes adversaires.
42
Ils appellent ? p
a
s de sauveur !
le Seigneur ? p
a
s de réponse !
43
J'en fais de la poussi
è
re pour le vent,
de la boue qu'on enl
è
ve des rues.
44
Tu me libères des quer
e
lles du peuple,
tu me places à la tête des nations.
Un peuple d'inconn
u
s m'est asservi :
45
au premier m
o
t, ils m'obéissent.
Ces fils d'étrang
e
rs se soumettent ; +
46
ces fils d'étrang
e
rs capitulent :
en tremblant ils qu
i
ttent leurs bastions.
Vive le Seigneur ! Béni soit le Dieu de ma victoire !
47
Vive le Seigneur ! Bén
i
soit mon Rocher !
Qu'il triomphe, le Die
u
de ma victoire,
48
ce Dieu qui m'acc
o
rde la revanche,
qui soumet à mon pouv
o
ir les nations !
49
Tu me délivres de to
u
s mes ennemis, +
tu me fais triomph
e
r de l'agresseur,
tu m'arraches à la viol
e
nce de l'homme.
50
Aussi, je te rendrai gr
â
ce parmi les peuples,
Seigneur, je fêter
a
i ton nom.
51
Il donne à son roi de gr
a
ndes victoires, *
il se montre fidèle à son messie,
à David et sa descend
a
nce, pour toujours.
V/
Ouvre mes yeux à tes merveilles,
aux splendeurs de ta loi.
« L'eau vive qui jaillit pour la vie éternelle »
Frères, suivons notre vocation : à la source de la vie nous sommes appelés par la vie cette source est non seulement source de l'eau vive, mais de la vie éternelle, source de lumière et de clarté. D'elle en effet viennent toutes choses : sagesse, vie et lumière éternelle. L'auteur de la vie est la source de la vie, le créateur de la lumière est la source de la clarté. Aussi, sans regard pour les réalités visibles, cherchons par-delà le monde présent, au plus haut des cieux, la source de l'eau vive, comme des poissons intelligents et bien perspicaces. Là nous pourrons boire
l'eau vive qui jaillit pour la vie éternelle
.
Veuille me faire parvenir jusqu'à cette source, Dieu de miséricorde, Seigneur de bonté, et que là je puisse boire, moi aussi, avec ceux qui ont soif de toi, au courant vivant de la source vive de l'eau vive. Qu'alors, comblé de bonheur par cette grande fraîcheur, je me surpasse et demeure toujours près d'elle, en disant : « Qu'elle est bonne, la source de l'eau vive, elle ne manque jamais
de l'eau qui jaillit pour la vie éternelle !
»
O Seigneur, tu es, toi, cette source qui est toujours et toujours à désirer, et à laquelle il nous est toujours permis et toujours nécessaire de puiser. Donne-nous toujours, Seigneur Jésus, cette eau, pour qu'en nous aussi elle devienne source
d'eau qui jaillit pour la vie éternelle
. C'est vrai : je te demande beaucoup, qui le nierait ? Mais toi, Roi de gloire, tu sais donner de grandes choses, et tu les as promises. Rien de plus grand que toi, et c'est toi-même que tu nous donnes ; c'est toi qui t'es donné pour nous.
Aussi est-ce toi que nous demandons, afin de connaître ce que nous aimons, car nous ne désirons rien recevoir d'autre que toi. Tu es notre tout : notre vie, notre lumière et notre salut, notre nourriture et notre boisson, notre Dieu. Inspire nos cœurs, je t'en prie, ô notre Jésus, par le souffle de ton Esprit, blesse nos âmes de ton amour, afin que chacun de nous puisse dire en vérité :
Montre-moi celui que mon cœur aime
, car j'ai été blessé de ton amour.
Je souhaite que ces blessures soient en moi, Seigneur. Heureuse l'âme que l'amour blesse de la sorte : celle qui recherche la source, celle qui boit et qui pourtant ne cesse d'avoir toujours soif tout en buvant, ni de toujours puiser par son désir, ni de toujours boire dans sa soif. C'est ainsi que toujours elle cherche en aimant, car elle trouve la guérison dans sa blessure. De cette blessure salutaire, que Jésus Christ, notre Dieu et notre Seigneur, bon médecin de notre salut, veuille nous blesser jusqu'au fond de l'âme. À lui, comme au Père et à l'Esprit Saint, appartient l'unité pour les siècles des siècles. Amen.
R/
Nous marchons vers toi, source de vie, alléluia !
Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi,
qu'il boive, celui qui croit en moi :
de mon sein couleront pour lui
des fleuves d'eau vive.
Qui boira l'eau que je lui donnerai
n'aura plus jamais soif :
cette eau deviendra en lui
source jaillissant en vie éternelle.
Dieu puissant, de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir.
S. Louis
S. Joseph de Calasanz, prêtre
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