Bonjour,
que peut-on faire? demande Frédérique.
Déjà, nous pouvons écrire.
'Les prescriptions localisées spécifient les règles qui s'appliquent à des parcelles précises, en vue de la préservation de certaines de leurs caractéristiques ou destinées à encadrer leur évolution.' indique le site. Pour chacune des prescriptions localisée, l'on peut déposer une proposition (en cliquant sur l'immeuble sur la carte du PLU sur
https://idee.paris.fr/project/revision-du-plan-local-durbanisme-reglement/collect/proposez-vos-prescriptions-localisees )
La première chose que l'on puisse faire c'est donc déposer une proposition.Il faut lui donner un titre, une localisation par une adresse précise, et une description.
Que pensez-vous de :
Titre : Prière de tenir compte du jardin lilolila de la bonne manière lors de la délivrance du PC de construction d'un futur immeuble de logements
voie : 293B Rue de Belleville, 75019 Paris, France
Description
Le jardin partagé lilolila est cet espace ouvert aux habitants du quartier 293B Rue de Belleville (zone naturelle N) où nous, habitants du quartier (certains sont membres de l'association lilolila), venons flâner, ceuillir ce que nous avons planté et passer un moment convivial. L'entrée est ouverte à quiconque souhaite venir dès qu'un membre de l'association à ouvert le portail. Rejoindre notre association est très facile.
Bref : nous créons du lien social en automne, en hiver, encore plus au printemps et à l'été. Le lien au végétal dans la ville est primordial car il catalyse ce lien à l'autre, avec zéro degré d'alcool (ou presque !). Et, la révision du PLU bioclimatique semble bien aller contre la logique à l'oeuvre qui mène les Parisiens vers toujours davantage d'anomie (et qui ne date pas d'hier). Donc Lilolila doit vivre et une attention particulière doit être porté pour présever sa fonction sociale et végétale.
Le PLU prévoit que le parking abandonné mitoyen de notre parcelle au nord et que les immeubles au statut précaires mitoyens de notre parcelle à l'EST deviennent zone réserve pour du logement. Pourquoi pas: à condition que, lorsqu'il sera délivré un permis de construire, la mairie tienne compte de la bonne manière de la préservation de Lilolila.
En premire lieu, la base chantier ne doit pas déranger de quelque manière que ce soit (emprise, poussière, lumière) notre jardin. L'espace naturel lilolila n'est pas disponible pour une base chantier.
Les démolitions, si démolitions il y a, doivent être prévu dans la mesure du possible, avec un maintien cette année-là d'une fréquentation du possible du jardin. Si plusieurs démolitions sont nécessaires, prière de les coordonner pour minimiser les contraintes de fréquentation de lilolila. Faire en sorte qu'elle ne s'étale pas sur une saison entière et surtout pas sur le printemps. La période la plus favorable pour la démolition et les contraintes associées pour notre jardin devrait intervenir entre octobre et mars.
Aussi, le ou les permis de démolitions devront prescrire de préserver lilolila, de minimiser la contrainte sur sa fréquentation, d'éviter toute nuisances évitables, d'éviter toute base chantier ou stockage de matériel ou de bennes sur l'espace naturel.
En second lieu, G. Duhamel a dit : La plus grande beauté d'une ville n'est pas dans les édifices, elle est dans l'espace libre entre les édifices, dans Le Combat Contre Les Ombres - Tome 8, 1945 (mercure de France). Nous proposons donc la contrainte suivante, factrice de créativité pour un projet d'architecte :
=> Le cachet des immeubles est à concevoir en résonnance avec la respiration du jarfin Lilolila.
Qu'est-ce à dire ? Les immeubles devront faire respirer encore davantage l'espace libre et vivant du jardin lilolila, sans l'enclore dans des murs infâmes, sans en faire un "espace vert de pied d'immeuble" et sans construire un vis-à-vis trop fort qui étoufferait la relative intimité du jardin ou le contraindrait à fonctionner contre lui. Lilolila est pret à collaborer. Lilolila serait renforcé par un espace tampon coursive piétonne par exemple coté nord et coté est.
Nous proposons que l'opération de réserve de logement telle qu'inscrite au PLU prévoit et mentionne : Les immeubles devront faire respirer encore davantage l'espace libre et vivant du jardin lilolila, à travers une architecture douce au sens de Spoerry : pas de gigantisme, ouverture sur l'écologie, l'air, le vivant en présence. Des boiseries voire du bois, du cachet, des corniches acceuillantes aux hirondelles, R+3+combles maximum.
Le résumé de ce message est : Laissez-nous respirer (chanson de Florent Pagny d'ailleurs).
Illustration facultatif poids max 4 Mo (photo jpg possible)