Edition du 30/07/2007 - par Maryse Gros
Microsoft tente de se faire admettre par la communauté Open Source. A
l'Oscon, la Convention O'Reilly Open Source qui s'est tenue à Portland
du 23 au 27 juillet, Bill Hilf, responsable de la stratégie plateforme
de l'éditeur de Windows, a indiqué que Microsoft allait soumettre ses
licences Shared Source à l'OSI (Open Source Initiative, l'organisme
garantissant la validité de la marque Open Source), afin qu'elles
puissent être certifiées et considérées comme de véritables licences
Open Source.
Les intentions de Microsoft sur ce dossier sont également commentées
sur « Port 25 », un blog tenu par le laboratoire Open Source Software
de Microsoft.
Russ Nelson, qui siège au comité d'approbation des licences de l'OSI,
a confirmé qu'il s'attendait à ce que Microsoft soumette ses licences
Shared Source à l'OSI d'ici une semaine.
Cette décision semble bien accueillie. Sur le blog qu'il tient sur
CNET, Matt Asay, l'un des membres du bureau de l'OSI, y voit un signe
de respect pour « la communauté ». Il juge même que Microsoft fait
partie des quelques grands acteurs qui comprennent vraiment l'Open
Source, « même si je n'aime pas toujours la façon dont ils travaillent
avec la communauté Open Source ».
Pour Zack Urlocker, vice-président marketing de l'éditeur de base de
données MySQL AB, ce pas est très significatif. Il montre que
Microsoft cherche à adapter ses pratiques pour réussir dans cette
communauté qui existe en dehors de lui.
Rappelons que dans le cadre de son initiative Shared Source, Microsoft
a ouvert le code source de ses produits selon trois modèles de
licences précisant les conditions d'accès et de diffusion. La moins
restrictive, la Microsoft Permissive Licence (Ms-PL), permet de
consulter, modifier et redistribuer du code source dans un but
commercial ou non. La Microsoft Community Licence (Ms-CL), qui cible
les développements collaboratifs, est soumise à des conditions
spécifiques et assortie d'accords de réciprocité. Quant à la Microsoft
Reference Licence (Ms-RL), elle autorise uniquement la consultation du
code source, en excluant toute modification ou redistribution, même
non commerciale.