Pour information.
Sources:
http://www.lavoixdupaysan.org/8.php?subaction=showfull&id=1237278971&archive=&start_from=&ucat=8&
Mobilisation des acteurs : L’interprofession des cailles se met en
marche
Spontanément, mais avec détermination,
les opérateurs de la filière
cailles se sont constitués en interprofession. Leurs défis restent
louables. Mais auront-ils les moyens pour les réaliser ?
La première Assemblée Générale du Conseil
Interprofessionnel des
Cailles du Cameroun (CICaC) s'est tenue comme prévu le 7 février 2009 à
Yaoundé. Elle a donné lieu à l’élection des membres du Conseil
d'administration. La suite des travaux a porté sur le plan d'action de
2009. A cet effet, des commissions ont été mises sur pied pour proposer
des solutions et actions à mener selon les types de problèmes
identifiés. Ces commissions sont les suivantes :
Commission Notice (prospectus)
Qui se charge de proposer une notice unique pour présenter les œufs de
cailles comme médicaments.
Commission alimentation
Pour proposer une alimentation propre aux cailles afin de garantir la
qualité et les propriétés de l'œuf destiné à la santé.
Commission emballage
Pour proposer les emballages et les conditionnements des produits de la
caille (cartouches, alvéoles, cartons, etc.)
Commission normes d'élevage
Pour proposer des normes de l'élevage des cailles.)
Commission code éthique
Pour proposer un code éthique de la profession afin d’instaurer la
discipline et le respect de l’éthique dans la filière.
Commission politique de vulgarisation des produits de la caille
Pour proposer un réseau de communication entre les membres et un plan
de communication vers la population.
Commission bourse des œufs et des cailleteaux
Pour proposer une stratégie de collecte de la demande et de l'offre et
faciliter les échanges commerciaux.
Commission formation
Pour proposer des modules de formation de l'élevage des cailles
Simplice TCHAMI, Secrétaire Général du CICaC

« Notre défi est de professionnaliser la filière »
Quelle est le nombre d’éleveurs de cailles que comptent actuellement
le
CICaC et comment sont-ils répartis sur le territoire national ?
Le
nombre d'éleveurs de cailles recensés à ce jour est de 118 dans la
région du Centre, 17 dans le Littoral, 26 dans l'Ouest et le
Nord-Ouest. Ils sont regroupés en GICs au niveau des arrondissements,
et quartiers et Unions de GICs au niveau des départements. Actuellement
nous sommes sur le point de former une Fédération dans le Centre et le
Littoral. Il y a aussi plusieurs éleveurs qui ne sont rattachés à aucun
de ces groupes mais sont bel et bien membres du CICaC. Les GICs,
Unions, Fédérations et Confédérations sont les formes de regroupements
reconnus par l’Etat. Etant donné que nous travaillons avec
l'administration, nous enten-dons suivre ce canevas de structuration.
La réalité donne de constater que cet élevage reste encore concentré
autour de Douala et Yaoundé. Est-ce dans ces seules régions que le
CICaC compte travailler ?
Non, les conditions atmosphériques
avec des températures favorables donnent à plusieurs régions en dehors
du Centre d'être propices à l’élevage des cailles. Même dans le
littoral où il fait chaud, les éleveurs trouvent des alternatives pour
palier à cette situation en montant leur élevage à l'air libre et sur
les hauteurs des maisons. La région de l'Ouest aussi avec ses
températures basses cherche ses marques. L’Est compte aussi quelques
exploitations, on nous a signalé 4 éleveurs déjà installés qui n’y
rencontrent aucun problème dans l’activité. Il faut savoir que trop de
froid ou trop de chaleur ne favorise pas l'élevage des cailles. Nous
comptons travailler à promouvoir cet élevage là ou cela est possible.
Mais la consommation de ses produits (œufs et chairs) se fera sur tout
le territoire camerounais et bien ailleurs.
Qu’apporte le CICaC aux éleveurs de cailles ou que gagnerait un
éleveur de cailles à intégrer le CICaC ?
Le
CICaC apporte la modernité dans la filière cailles. En mettant sur pied
un code éthique de la profession, des normes d'élevage, de
conditionnement, de commercialisation et de consommation à but
thérapeutique, le CICaC contribuera à booster et à rendre crédible
l’activité. De même, si un plan de communication interne aux éleveurs
pour les échanges et un plan de communication externe vers les
consommateurs sont élaborés et mis en œuvre, les produits de la caille
seront mieux connus et plus demandés. Là encore, les éleveurs vont
gagner.
Le CICaC travaille déjà à aider les éleveurs à vendre
leurs produits en mettant sur pied des emballages appropriés, des
prospectus et aussi une bourse des produits de la caille qui
centralisera les productions et les portera vers les consommateurs afin
que les éleveurs soient plus concentrés à produire qu'à commercialiser.
Plusieurs besoins sont exprimés au niveau du CICaC comme les besoins
d’œufs fécondés et de cailleteaux. Le CICaC sera la plaque tournante
des approvisionnements. A moyen terme, le il produira l’aliment propre
à la cailles avec son label. Bref, le CICaC a pour défi de
professionnaliser véritablement la filière cailles. Tout cela est
profitable aux éleveurs
Ndongo Kede Réné, Président du Conseil d’Administration du CICaC
« Il est important que les éleveurs de cailles parlent d’une seule
voix »
“
Quelques associations des éleveurs ont existé ici et là, mais nous
avons décidé de nous regrouper au sein du Conseil Interprofessionnel
des Cailles du Cameroun afin d’être plus efficaces. Le CICaC veut aller
au-delà de l’élevage, en rassemblant tous ceux qui de près ou de loin
oeuvrent pour l’essor et la vulgarisation des cailles. Nous sommes tous
tombés d’accord que le CICaC est incontournable si nous voulons évoluer
et vulgariser les cailles. Nous avons compris qu’il est nécessaire que
chacun de nous se spécialise dans une activité précise et que tout le
monde ne fait pas tout à la fois. Nous avons aussi compris qu’il nous
faut une organisation fiable et digne de confiance vis-à-vis des
autorités pour défendre en cas de besoin les intérêts des opérateurs de
la filière cailles, et faire connaître les nombreuses vertus de la
caille au grand public. Il est très important que nous parlions d’une
seule voix, et le CICaC nous donne cette opportunité. C’est une
organisation qui fait l’unanimité parmi les éleveurs. Le CICaC est déjà
à pied d’œuvre dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam, nos
activités vont progres-sivement s’étendre vers d’autres régions. Les
portes du CICaC sont grandement ouvertes à tous ceux qui souhaitent
nous rejoindre. »
Avis aux éleveurs de cailles
Le
CICaC informe les éleveurs qu'une Assemblée Générale se tiendra le 14
mars 2009 à Yaoundé Tsinga au lieu dit Entrée 8ème (OPED) par Nkomkana
à partir de 9h. L'ordre du jour sera la validation des travaux des
différentes commissions, l'adoption des prix des œufs et des
cailleteaux. La présence de tous est vivement souhaitée.
Contact : 22 12 98 00 / 96 20 62 12