Contexte des interprofessions dans le domaine agro-sylvo-pastoral au Mali

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Joel Teyssier

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Jul 17, 2008, 6:23:46 AM7/17/08
to Interprofession
Ci dessous un message de Dioumé Koné (Ingénieur agronome consultant- Bamako,
Mali - dioum...@yahoo.fr)

Au Mali il existe différents types d'associations dans les filières
agricoles. Selon leur statut juridique, elles sont de types coopératifs, de
groupements d'intérêt économique (GIE), d'unions de fédérations. Sur le plan
organisationnel la forme dominante c'est les associations regroupant des
acteurs d'une même fonction. D'autres types d'associations comme les
interprofessions, cadres d'échange entre les différentes catégories
d'acteurs au sein d'une même filière et avec le reste de l'économie,
existent également, comme la Fédération des Groupements Interprofessionnels
du Bétail et de la Viande du Mali (FEBEVIM), l'Association
multifonctionnelle des transformateurs des produits agricoles, la Fédération
malienne des groupements Professionnels de la filière pêche.

Avec le désengagement de l'Etat et la privatisation de la filière coton, le
débat autour des associations interprofessionnelles est lancé au Mali. Je
voudrais en quelques points vous présenter certaines de mes préoccupations.
- L'inexistence d'une équipe de renforcement des capacités
dans le domaine de l'interprofession. A mon avis il faut des agents bien
formés dans le domaine des interprofessions, capables d'encadrer,
d'assister, et de conseiller les différents acteurs de la filière.
- La mise en place de l'interprofession nécessite
l'information de tous les acteurs. Ma préoccupation est de savoir : sans une
structure spécialisée au départ chargée de véhiculer les informations,
comment peut-on créer des associations interprofessionnelles fortes,
structurées et crédibles ? A mon avis, il est important que des structures
d'appui accompagnent la mise en place de l'interprofession.
- L'Etat veut s'impliquer à la création d'un environnement
favorable, notamment juridique et politique.

Dans certaines filières, des interprofessions telles que la FEBEVIM,
l'Association multifonctionnelle des transformateurs des produits agricoles
et la Fédération malienne des groupements professionnels de la filière
pêche, ont été créées grâce à la nécessité des acteurs de s'unir pour
défendre leurs intérêts. Ils sont autonomes.

Dans d'autres filières, comme la filière coton après la privatisation de la
Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), l'initiative
est venue de l'Etat qui promeut la création d'associations
interprofessionnelles. Dans ces conditions la question de l'autonomie de
l'interprofession se pose, avec le grand risque de sa politisation.

Pour le cas de la filière riz, il y a beaucoup d'obstacles à franchir. Par
exemple, nous avons au Mali trois (3) zones rizicoles : la culture du riz à
submersion contrôlée, la culture du riz de bas fond et le riz pluvial. Cela
fait trois (3) techniques différentes de culture de riz avec des producteurs
qui ont différentes préoccupations. La question est de ramener tous les
acteurs de la filière au sein d'une interprofession.

L'autofinancement est très important pour l'interprofession et même vital.
Dans toutes les associations interprofessionnelles au Mali il existe un
débat interne afin de trouver une solution à ce problème.

Je serais très heureux si certains collègues pouvaient nous faire profiter
de leurs expériences afin que l'interprofession soit une réalité au Mali.

M. Dioumé Koné
Ingénieur agronome consultant

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