Une réaction de Jean Paul Fouda Ottou (secrétaire permanent de
l'IPAVIC: Interprofession avicole Camerounaise).
J'ai lu, avec un intérêt certain, la réaction de monsieur Gaston
ASSONTIA sur l'IPAVIC.
Cela me donne l'occasion d'apporter des éclaircissements nécessaires
sur certaines positions de l'intéressé.
1. Il ne s'est nullement agit, lors de la création de l'IPAVIC, d'une
<< interprofessionalisation >> tout azimut qui aurait tué le SIFAC
(Syndicat interprofessionnel avicole du Cameroun) au lieu de
capitaliser son expérience et ses acquis. Ce syndicat s'est heurté au
refus catégorique, pour l'Etat du Cameroun de le reconnaître comme
représentant la filière avicole. Vous conviendrez avec moi, et avec le
Gouvernement Camerounais, que cette filière ne se réduit pas aux seuls
industriels que le SIFAC acceptait en son sein. C'est pour cela que
les membres du SIFAC ont organisé la refondation de leur syndicat et
la création, à sa place de l'IPAVIC. Leur rôle est indéniable et
reconnu de tous. C'est d'ailleurs les membres du Bureau Exécutif du
SIFAC qui, animent, aujourd'hui, à des niveaux de responsabilité
certes divers, l'IPAVIC.
2. Conscient du manque d'expertise des opérateurs camerounais, en
matière d'organisations interprofessionnelles, il a été retenu, dans
le plan de développement de l'IPAVIC, comme préalable à la mise en
OEuvre de son plan stratégique, deux voyages d'études dont un en Côte
d'Ivoire (déjà effectué) et l'autre en Tunisie (à faire).
3. Il est réel que les techniciens ne sont pas représentatifs. En
effet il n'en existe pas plus de 7 qui puissent être statutairement
considérés comme membres de l'IPAVIC. Je dois souligner que mes
fonctions m'ont amené à me rapprocher de beaucoup de vétérinaires pour
comprendre pourquoi ils n'adhéraient pas à l'IPAVIC. Leur réponse, que
je trouve pertinente, est que cela les obligerait à adhérer à toutes
les autres interprofessions des filières d'élevage qui existent ou qui
se créeraient. C'est pour cela qu'ils préfèrent un statut particulier
à l'écart de l'IPAVIC. Monsieur ASSONTIA sait, par ailleurs que les
techniciens qui restent actuellement dans l'IPAVIC sont ceux qui, lors
de la constitution ont eu des postes de responsabilité ou alors ceux
qui, comme lui, exercent dans une entreprise avicole industrielle.
4. l'intervenant rappelle les missions de l'IPAVIC. C'est l'année 2008
qui marque le début de la mise en OEuvre du plan de développement de
l'organisation dans lequel ces missions sont inscrites. Mais je me
dois de préciser que la filière avicole camerounaise n'a pas besoin
d'une étude sur sa fiscalité. L'une des victoires de l'IPAVIC est
d'avoir réussi à défiscaliser totalement les activités avicoles. Cela
est consacré dans la loi des finances 2008. En outre, il est superflu,
pour nous, de préciser que la création d'une banque n'étant pas
envisagée par l'IPAVIC, celle-ci ne saurait consacrer des moyens pour
le paiement d'une étude sur le financement bancaire des activités
avicoles. Le fonds spécial qui est créé n'est pas une banque.
Jean Paul FOUDA OTTOU
On 15 jan, 18:40, "Joel Teyssier" <
joel.teyss...@inter-reseaux.org>
wrote:
> Bonjour,
>
> ci dessous un message de Gaston Assontia Djoudji, responsable du collège des
> Techniciens de la Région Ouest et Nord-ouest de l'Interprofession Avicole du
> Cameroun (IPAVIC):
>
> Mesdames/Messieurs membres du réseau,
>
> Je viens par le présent apporter ma modeste contribution non seulement pour
> une animation continue du réseau aussi et surtout mon regard sur l'IPAVIC.
>
> Je note qu'il n'y a pas eu beaucoup de réactions à ce sujet. Je remarque
> aussi l'absence des Interprofessions avicoles des pays de l'Afrique du Nord
> et de l'Afrique du Sud qui à mon sens sont très bien organisées et
> fonctionnent très bien (sous réserve d'informations contraires). Elles
> devraient donc servir de modèles et d'exemples.
>
> Au demeurant, j'eu lu avec intérêt la contribution de M. FOUDA, par ailleurs
> Secrétaire Permanant de l'IPAVIC. Cependant, ayant suivi à distance le
> fonctionnement du défunt SIFAC (Syndicat interprofessionnel avicole du
> Cameroun), j'ai été membre de plusieurs structures autour de l'aviculture
> camerounaise (membre de l'Association des Techniciens d'aviculture du
> Cameroun (ATAC); membre du Syndicat National des Aviculteurs du Cameroun
> (SYNACAM)). Malheureusement ces structures sont restées l'ombre d'elles même
> ...
> A ce titre pour répondre à vos préoccupations et ce par ordre chronologique
> des questions:
>
> Au niveau de la mise en place de l'IPAVIC
>
> 1.. L'Interprofession Avicole du Cameroun (IPAVIC) est née sous les
> cendres du Syndicat Interprofessionnel Avicole du Cameroun (SIFAC).
> Seulement, la remarque que j'apporte à ce niveau est la suivante: A la place
> d'une interprofession tout azimut, d'autres corps de la même profession
> (Aviculture) devaient se mettre en place au mieux prendre appui sur le SIFAC
> qui avait déjà une très longue expérience (qui n'a malheureusement pas été
> capitalisée à la création de l'IPAVIC) . Lorsque je parle des autres corps
> il s'agit des techniciens (qui avaient déjà un corps), des producteurs et
> vendeurs/distributeurs d'OEufs de consommation et enfin des producteurs et
> vendeurs de poulets de chair. Ceci est une approche, mais seulement cette
> dernière ne saurait faire long feu car vous conviendriez avec moi que "le
> bâton ne saurait être invité à la danse des calebasses..." pour dire que
> l'entente ne saurait être la chose la mieux partagée. En clair, le schéma
> qui semble le plus plausible est Accouveurs d'un côté, producteurs (chair et
> OEufs de consommation), vendeurs (distributeurs de poulets de chair ou d'OEufs
> de consommation) de leur côté et enfin les fabriquants d'aliments. Quant aux
> techniciens, ils devraient constituer leur groupe/syndicat la dénomination
> importe peu (leur rôle reste transversal)... Ainsi, l'IPAVIC devrait
> regrouper toutes ces fédérations nationales pour devenir une confédération
> où chaque fédération défendra les intérêts de ses membres... ceci est un
> point de vue personnel. IPAVC existe avec ses particularités.
> 2.. Aussi, il faut noter que les membres du SIFAC ont apporté leur
> contribution dans la création de l'IPAVIC convaincus de la nécessité et du
> bien fondé de se regrouper. Les contributions des professionnels étaient
> physiques, financières et intellectuelles pour la création de l'IPAVIC qui
> malgré tout reste le seul interlocuteur de la filière avicole au Cameroun.
> Le rôle de l'Etat reste celui de la sauvegarde des intérêts, il a reconnu l'
> importance d'une organisation comme celle-ci dans la filière avicole et de l
> 'associer dans le cadre de concertation en ce qui concerne l'aviculture au
> niveau du gouvernement.
> 3.. Les difficultés rencontrées à la création ont été résumé par M. FOUDA
> dans son papier à savoir : la sensibilisation des opérateurs ; la définition
> mieux la mise en exergue des missions et stratégies opérationnelles, et dans
> une certaine mesure le manque de moyens financiers ; un dernier aspect et
> non des moindres est le manque d'expertise en matière d'organisation
> interprofessionnelle. Toutefois, il faut reconnaître la spécificité de l'
> IPAVIC à regrouper tous les acteurs de la filière en une seule chapelle. Il
> faut reconnaître que la structure est jeune et est dans un contexte
> particulier qu'il ne faut pas occulter. Ceci rejoint les pré requis formulés
> plus haut comme seconde voie de création d'une interprofession qui serait
> comme une faîtière des autres corps. IPAVIC est née.
> 4.. Les facteurs de réussite comme je l'ai mentionné plus haut en (1)
> devraient être une organisation professionnelle à base ; un leader qui
> devrait insuffler la dynamique de groupe mais malheureusement cela n'est pas
> encore le cas...
> Au niveau des collèges :
>
> 5.. Ici je partage en partie les propos de M. FOUDA et j'ai proposé en
> (1) mon point de vue. Cependant, le désaccord avec ce dernier est né du fait
> qu'il pense que les techniciens ne sont pas représentatifs, je tiens à
> souligner qu'ils sont certes minoritaires mais jouent le rôle de facteur
> limitant. Ils jouent aussi un rôle transversal dans l'interprofession. Je
> rappelle qu'il a été membre et responsable d'un collège avant d'occuper les
> fonctions qu'il occupe aujourd'hui. En tout état de cause, je pense que les
> techniciens devraient créer leurs organisations avec ses statuts et
> règlements intérieur avant de faire parti de l'IPAVIC avec un rôle beaucoup
> plus consultatif .
> Pour les autres questions M. FOUDA a apporté des réponses.
>
> Au niveau des activités un débat est ouvert à IPAVIC ouest sur la
> Biosécurité et animé par les techniciens de l'interprofession ; la
> définition de normes et de règles professionnelles communes (en chantier).
>
> La création et l'opérationnalisation de tous les démembrements est en cours
> dans toute l'étendu du territoire national.
>
> Les missions
>
> Toutes actions, toutes opérations qui concourent au développement de la
> filière avicole et l'épanouissement de ses membres.
>
> A ce titre (propositions) l'IPAVIC devrait :
>
> · Assurer la maîtrise d'OEuvre du développement de l'aviculture
> E - Mail:
asson...@yahoo.com
> Consultant au Bureau ERE DéveloppementTél.: 237 2233325
> Consultant au Bureau d'Etudes DK International
> Membre du Réseau Adaptive Management for Development (AMD International) BP
> : 15120 Douala Cameroun
> Email :
amd_internatio...@yahoo.fr Tel :(237)99915944