l'EVANGILE AU
QUOTIDIEN
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de
la vie éternelle. Jn 6, 68
jeudi
16 février 2012
Le jeudi de la 6e
semaine du temps ordinaire
Saint(s) du jour : Bx
Joseph Allamano, prêtre († 1926)
Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici Liturgie latine des
heures:
« Pour
la première fois il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre
beaucoup..., qu'il soit tué..., et qu'il ressuscite »
Lettre de saint Jacques 2,1-9.
Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus
Christ, notre Seigneur de gloire. Imaginons que, dans votre assemblée,
arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en
or, et un homme pauvre aux vêtements sales. Vous vous tournez vers
l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites :
« Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au
pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien :
« Assieds-toi par terre à mes pieds ». Agir ainsi, n'est-ce
pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs
fausses ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui,
n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a
faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à
ceux qui l'auront aimé. Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa
dignité. Ne voyez-vous pas que ce sont les riches qui vous oppriment, et vous
traînent devant les tribunaux ? Ce sont eux qui blasphèment le beau
nom du Seigneur qui a été prononcé sur vous. Certes, vous avez raison
quand vous appliquez la loi du Royaume, celle qui est dans l'Écriture :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quand vous marquez des
différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous
dénonce comme coupables.
Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes
lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres
m'entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui
resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le
Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,27-33.
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de
Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens,
qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour
d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. » Il les
interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour
vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond :
« Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler
de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il
fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les
anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois
jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le
prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se
retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :
« Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de
Dieu, mais celles des hommes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Liturgie latine des heures
Hymne de la Passion : Vexilla regis, par Venance Fortunat (530 ?-600
?) (trad. et adapt. Liturgie Chorale du Peuple de Dieu)
« Pour la première fois il leur enseigna qu'il fallait que le Fils
de l'homme souffre beaucoup..., qu'il soit tué..., et qu'il
ressuscite »
Voici que les étendards de notre Roi s'avancent ; Sur nous la croix
resplendit dans son mystère, Où, dans sa chair, le Créateur du monde Fut pendu comme un brigand au gibet des esclaves.
Les mains
percés de clous, les pieds et les entrailles, C'est là qu'il vient
s'immoler pour tous les hommes ; Blessé aussi par le pointe d'une
lance, Il répand l'eau et le sang pour laver nos offenses.
Alors les chants de David pour lui se révélèrent ; Alors les psaumes
vraiment s'accomplirent, Quand le prophète annonçait à tous les
peuples : « Il a régné par le bois, le Sauveur notre Maître ».
Bel arbre resplendissant, éclatant de lumière, Tu es paré de la pourpre
royale ; Tu fus élu comme l'arbre le plus digne De porter ce corps
très saint, de toucher à ses membres.
Heureuse croix où pèse la
rançon du monde, Par qui l'enfer a tremblé en son empire ; Heureuse
es-tu de porter ce fruit de vie, Et les peuples rassemblés applaudissent
ton triomphe.
Salut, Sainte Croix, salut, notre unique espérance !
Salut, autel qui portas l'Agneau sans tache. De par la grâce de sa
Passion très sainte La vie a enduré la mort et la mort rendu la Vie.
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