l'EVANGILE AU
QUOTIDIEN
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de
la vie éternelle. Jn 6, 68
samedi 11 février 2012
Le samedi de la 5e
semaine du temps ordinaire
Saint(s) du jour : St
Séverin, Abbé (+ 507)
Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici Catéchisme de l'Église
catholique:
Le
Christ se donne lui-même en nourriture
Premier livre des Rois 12,26-32.13,33-34.
Quand Jéroboam fut devenu roi des dix tribus d'Israël, il se dit :
« Maintenant, le royaume risque fort de se rallier de nouveau à la maison
de David. Si le peuple continue de monter à Jérusalem pour offrir des
sacrifices dans le temple du Seigneur, le cœur de ce pays reviendra vers son
souverain, Roboam, roi de Juda, le fils de Salomon, et l'on me tuera. »
Après avoir tenu conseil, Jéroboam fit fabriquer deux veaux en or, et il
déclara au peuple : « Voilà trop longtemps que vous montez à
Jérusalem ! Israël, voici tes dieux, qui t'ont fait monter du pays
d'Égypte. » Il plaça l'un des deux veaux à Béthel, l'autre à Dane,
et ce fut un grand péché. Le peuple conduisit en procession celui qui
allait à Dane. Jéroboam y établit un temple illégitime. Il institua des
prêtres pris n'importe où, et qui n'étaient pas des descendants de Lévi. Jéroboam célébra la fête le quinzième jour du huitième mois, fête pareille à
celle que l'on célébrait en Juda, et il monta à l'autel. Il fit de même à
Béthel en offrant des sacrifices aux veaux qu'il avait fabriqués ; il
établit à Béthel les prêtres illégitimes qu'il avait institués. Jéroboam
persévéra dans sa mauvaise conduite ; il continua d'instituer des prêtres
illégitimes, des gens pris n'importe où : il donnait l'investiture à tous
ceux qui le désiraient, pour en faire des prêtres illégitimes. Tout cela
fit tomber dans le péché la maison de Jéroboam, entraîna sa ruine et provoqua
sa disparition de la surface de la terre.
Psaume 106(105),6-7a.19-20.21-22.
Avec nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié. En
Égypte, nos pères ont méconnu tes miracles, A l'Horeb ils fabriquent un
veau, ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce
qui était leur gloire pour l'image d'un taureau, d'un ruminant. Ils oublient le Dieu qui les sauve, qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham, des actions terrifiantes sur
la mer Rouge.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et
qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur
dit : « J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours
déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez
eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d'entre eux
sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent :
« Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim,
dans ce désert ? » Il leur demanda : « Combien de
pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept
pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour
que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer
aussi. Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on
ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis
Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples,
il alla dans la région de Dalmanoutha.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Catéchisme de l'Église catholique
§ 1391-1395
Le Christ se donne lui-même en nourriture
Les fruits de la communion eucharistique : Recevoir l'eucharistie dans
la communion porte comme fruit principal l'union intime au Christ Jésus. Le
Seigneur dit en effet : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi
et moi en lui » (Jn 6,56). La vie en Christ trouve son fondement dans le
banquet eucharistique : « De même qu'envoyé par le Père, qui est vivant, moi
je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra, lui aussi, par moi » (Jn
6,57)...
Ce que l'aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la
communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La
communion à la chair du Christ ressuscité, « vivifiée par l'Esprit Saint et
vivifiante », conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au
baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d'être nourrie par la
communion eucharistique, pain de notre pèlerinage, jusqu'au moment de la mort,
où il nous sera donné comme viatique.
La communion nous sépare du péché : Le corps du Christ que nous recevons
dans la communion est « livré pour nous », et le sang que nous buvons est «
versé pour la multitude en rémission des péchés ». C'est pourquoi
l'eucharistie ne peut pas nous unir au Christ sans nous purifier en même temps
des péchés commis et nous préserver des péchés futurs : « Chaque fois que nous
le recevons, nous annonçons la mort du Seigneur » (1Co 11,26). Si nous
annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés...
Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces,
l'eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à
s'affaiblir ; et cette charité vivifiée efface les péchés véniels... Par la
même charité qu'elle allume en nous, l'eucharistie nous préserve des péchés
mortels futurs.
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