Nous nous sommes crois�s du cot� de Valognes, par un matin brumeux de novembre. Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 � 8h30 � Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.
Le 23 novembre dernier, une action massive contre le train de d�chets nucl�aires �CASTOR� a permis d�imposer ce qu�on peut appeler pudiquement des �interf�rences� dans les plans bien huil�s d�Areva, et la communication l�nifiante de l�Etat. Cela faisait longtemps que l�on n�avait pas vu des centaines de personnes s�attaquer directement � l�un des maillons de l�industrie nucl�aire, usant pour cela de tous les moyens n�cessaires. Comme cet affront ne pouvait rester impuni et que les flics furent bien trop d�bord�s, ce jour-l�, pour pouvoir identifier l�auteur de quoi que ce soit, le parquet de Cherbourg se donne le ridicule de poursuivre les quelques camarades qu�il avait r�ussi � se mettre sous la dent alors, sous des pr�textes futiles. Et puisque l�on n�a au fond rien � leur reprocher, on leur invente des d�lits fumeux. A l�un, on tente justement de coller la d�tention d�un fumig�ne qu�il n�a jamais brandi, mais que les gendarmes ont, eux, bel et bien ramass� dans un taillis. L�autre, que l�on n�a pas pu raisonnablement accuser d�avoir incendi� un camion logistique des CRS, se voit au moins reprocher d�avoir ramass� une cannette � proximit�. Une vague intrusion sur les voies, qui ne serait jamais advenue si les gendarmes mobiles n�y avaient pas d�tenu la camarade pendant des heures, des d�tentions d�armes de 6�me cat�gorie (un opinel tout de m�me!) dans des voitures de gens qui n��taient m�me pas encore arriv�s au rassemblement� Tout cela ne devrait donner lieu qu�� un grand �clat de rire, mais le parquet de Cherbourg en a d�cid� autrement : il y aura donc deux jours de proc�s, les 31 janvier et 7 f�vrier.
Nous qui �tions � Valognes le 23 novembre savons bien que ce que nous avons fait ce jour-l� est en fait le minimum de ce que nous devons � Areva et aux nucl�ocrates, et que ce n�est que le d�but du r�glement des comptes. Il importe au plus haut point, dans le souci des d�veloppements futurs, de ne laisser personne sur le bord du chemin. Il est crucial de soutenir les 6 personnes inculp�es.