Solange Doumic (52) | Frédérique Pons (64) | Guy Georges (59)

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Dec 18, 2021, 12:48:39 PM12/18/21
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#QuestionsPourUnChampion
1. Qui est Solange Doumic (52), l'avocate de la famille de Pascale Escarfail, victime de Guy Georges ? ET DE DEUX.
2. Qui est Frédérique Pons (64), l'avocate de Guy Georges ? ET DE TROIS.
3. Et qui est Guy Georges lui-même (59) ? ET DE UN.
Il s'en passe des choses en Île-de-France !
ET DE UN
"L'affaire SK1", qui sort au cinéma mercredi 7 janvier, raconte l'arrestation et le procès de l'homme qui a violé et assassiné sept femmes entre 1991 et 1997. Retour sur une longue enquête.
Solange Doumic
Image dans Infobox.
Solange Doumic en 2021.
Fonctions
Membre du Conseil de l'Ordre du Barreau de Paris
Biographie
Naissance
Nationalité
 Française
Formation
Activité
Famille
Conjoint
Benoît Duchatelet
Autres informations
Domaine
Membre de


Solange Doumic, née le 14 avril 1969 dans le 14e arrondissement de Paris, est une avocate française.

Pénaliste, elle est membre du Conseil de l'ordre des avocats de Paris.

Biographie

Famille

Solange Patricia Artémise Marie René Doumic naît le 14 avril 1969 dans le 14e arrondissement de Paris du mariage de Claude R. Doumic, administrateur de sociétés, et de Chantal Néron, journaliste1.

Elle est l'arrière-petite-fille de René Doumic (1860-1937), secrétaire perpétuel de l'Académie française et directeur de la Revue des Deux Mondes1.

Le 20 janvier 2006, elle épouse Benoit Duchatelet, avec qui elle a trois enfants1.

Formation

Après des études secondaires au Cours Desir puis au lycée Notre-Dame de Sion, Solange Doumic poursuit des études supérieures à l'université Panthéon-Assas où elle obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) de droit privé général en 19922 puis le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA)1.

Pendant ses études, elle participe à différents concours de plaidoiries et remporte notamment le prix Berryer en 19931,3.

Après avoir prêté serment comme avocate le 17 janvier 1994 à Paris, elle s'inscrit à l'ordre des avocats de Paris et remporte le prix du concours d'éloquence en 1995 ; elle est alors élue première secrétaire de la Conférence du barreau de Paris après avoir prononcé l'éloge de Jean-Louis Tixier-Vignancour. En 1999, elle reçoit le prix de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats1.

Carrière professionnelle

De 1992 à 1994, elle est chargée de travaux dirigés à l'université Panthéon-Assas. Avocate depuis 1994, elle est membre de la commission permanente de l'union des jeunes avocats de Paris et anciens secrétaires de la Conférence des avocats de la cour d'Appel de Paris depuis 19981.

En 2000, elle fonde le cabinet Doumic1. En 2020, elle s'associe à l'avocate Alix de Saint Germain ; le cabinet couvre alors divers contentieux en droit pénal, droit de la famille, droit privé général et droit social 4.

En 2020, en binôme avec le bâtonnier Frédéric Sicard, elle remporte l'élection au conseil de l'ordre du barreau de Paris5.

Principales affaires judiciaires

En 1998, Solange Doumic assure la défense de Mickaël Fréminet, accusé du meurtre de Brahim Bouraam, un Marocain jeté dans la Seine, en marge d'un défilé du Front national, le 1er mai 19956,7.

Elle intervient dans plusieurs affaires qui défraient la chronique, notamment l'affaire Guy Georges, où elle provoque en partie civile les aveux du tueur de l'Est parisien, condamné à perpétuité en 2001 8,9,10.

Depuis 2014, elle est l'avocate de Fabienne Liadzé, ancienne directrice des ressources de l'UMP, dans le cadre de l'affaire Bygmalion11.

Régulièrement chargée de la défense de mis en examen ou de prévenus dans nombre de procès sensibles, elle défend également certaines familles de victimes des attentats du 13 novembre 201512.

Elle est l'avocate de Christian Herrault au cours du procès Lafarge13,14.

En 2019, lors de l'affaire France Télécom, elle défend Guy-Patrick Cherouvrier. Il s'agit du premier procès d'une entreprise du CAC 40 pour harcèlement moral15.

En 2020, elle a pour client Mgr Luigi Ventura16,17.

En 2021, elle fait partie de l'équipe d'avocats chargés d'assurer la défense de Georges Tronhomme politique français et maire de Draveil, accusé d’agressions sexuelles et de viols. Dans cette affaire, son client est acquitté en première instance en 2018, mais reconnu coupable en appel en 2021 pour les accusations de l'une des plaignantes. Condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont trois ferme, assortis d’une peine d'inéligibilité de six ans, il est incarcéré. Il se pourvoit en cassation contre cet arrêt18.

Cinéma

En 2014, son rôle est interprété par Alexia Barlier dans le film L'Affaire SK1, qui place l'intrigue au cœur de la traque du tueur en série Guy Georges dans les années 1990.

ET DE TROIS
DU PROCÃ?S Guy Georges, on retiendra les aveux de l'accusé et les larmes de son avocate, M e Frédérique Pons. « J'ai vu un homme en souffrance. Je le sentais en proie à une tension extrême.

Qui est 

Maître Frédérique Pons l'avocate qui a défendu Guy Georges, le «tueur de l'Est parisien» ?
Dossiers criminels : «L’avocat explique au client ce qui est plaidable ou pas» A la lumière de l’affaire Maëlys, Me Frédérique Pons, pénaliste au barreau de Paris, revient sur le rôle ...
Dossiers criminels : «L’avocat explique au client ce qui est plaidable ou pas»
Maître Frédérique Pons a défendu Guy Georges, le «tueur de l'Est parisien». DR.

Frédérique PonsAvocat

Biographie mise à jour en temps réel
Au Who's Who depuis 2014
Biographie validée et certifiée par Frédérique Pons

Identité
Pons, Frédérique, Chantal, ClaudeAvocat. Née le 1er mars 1957 à Cahors (Lot). Fille de Bernard Pons, Médecin, Homme politique, et de Mme, née Josette Cros. Mariée le 30 avril 2004 à Jean-Claude Weill, Immunologiste, Chercheur, Universitaire, Membre de l'Institut

Etudes et diplômes
Lycées Victor Duruy et Henri IV à Paris, diplôme de l'Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP), Diplôme d'études approfondies (DEA) de droit international privé et Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) (université Paris II-Panthéon Assas)

Carrière
Avocat collaborateur au cabinet Tregouet Founier (1984-86), Avocat en exercice individuel (1986-91), Avocat associé au cabinet Pons & François (1991-2009) puis au cabinet Pons & Carrère (depuis 2009); Membre du Conseil de l'ordre des avocats du barreau de Paris (2000-02); Auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) (1996-97).
Décoration(s) : Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite

18.12.2021
Du procès Guy Georges, on retiendra les aveux de l'accusé et les larmes de son avocate, Me Frédérique Pons. « J'ai vu un homme en souffrance. Je le sentais en proie à une tension extrême. Il tremblait. Les drames des familles des victimes sont tels qu'il y a un côté indécent à parler de la douleur de Guy Georges, mais on est dans un procès, et chacune des parties doit être défendue. Alex Ursulet et moi l'avons aidé à avouer, c'était comme s'il enlevait une camisole de force. Cela m'a touchée », raconte-t-elle pour expliquer ses pleurs. Depuis quinze jours, et pour une semaine encore, elle s'assied chaque matin sur son banc, devant le box du tueur en série de l'Est parisien. Par son courage à tenir le mauvais rôle de celle qui défend l'indéfendable, Frédérique Pons surprend tout le monde, sauf celui qui lui a demandé, à peine trois semaines avant le procès, de le rejoindre dans la défense : son ex-mari, Me Alex Ursulet, que cette fille d'ancien secrétaire d'Etat à l'outre-mer avait épousé un jour de 1989 aux Antilles, d'où il est originaire. « Nous nous répartissons les rôles de manière instinctive, explique-t-il. Après quinze ans de vie commune, on se connaît. » S'il a bataillé au front la première semaine pour plaider non-coupable ­ une défense qui a été très critiquée ­ c'est elle qui a pris le relais depuis les aveux, amadouant les caméras, souriant aux parties civiles et parlant aux jurés de sa voix douce mais ferme.
« J'aime ce métier. La défense, c'est se battre. Analyser un dossier, ça me plaît. »
Le grand public découvre Frédérique Pons aujourd'hui, mais elle n'est plus une inconnue au barreau. A 44 ans, elle vient d'être élue par ses pairs au Conseil de l'ordre. Depuis 1981, cette femme au physique menu, deux fois divorcée et sans enfant, promène son brushing auburn et ses talons hauts dans les prétoires, où elle porte sur sa robe noire l'hermine des secrétaires de la Conférence, un concours d'éloquence qu'elle a décroché en 1986. « Je suis pourtant devenue avocate par hasard, se souvient-elle. J'avais raté HEC, réussi Sup de co, mais le monde de l'entreprise ne me tentait pas, alors » De cette hésitation est née une vocation ­ « J'aime ce métier. La défense, c'est se battre. Analyser un dossier, ça me plaît. » S'il arrive à Frédérique Pons d'être émotive, elle sait aussi montrer les griffes. « Froide et tactique », disent les uns. « Cérébrale et rigoureuse, elle connaît ses dossiers », précise pour sa part son amie, Me Isabelle Jaulin. Cela lui a valu quelques belles réussites. Elle décroche l'acquittement de Sarahady en 1994, ce fonctionnaire iranien poursuivi avec deux compatriotes pour l'assassinat de Chapour Bakhtiar. La cour d'assises spéciale de Paris s'était rendue devant les preuves de l'innocence de son client, qu'elle avait piochées dans le dossier instruit par le juge antiterroriste Bruguière, ainsi qu'à Téhéran, où elle s'était rendue.
« Sous ses allures ultra-féminines et derrière ses grands yeux bleus, elle est très dure »
Rebelote, dans deux affaires de droit commun cette fois, où elle obtient à Nanterre l'acquittement d'une femme poursuivie pour assassinat et à Versailles celui d'un homme accusé de viol. Cependant, Frédérique Pons est aussi spécialiste en droit des affaires ­ un domaine où les négociations comptent plus que les plaidoiries et permettent de faire tourner financièrement un cabinet ­, voire en « affaires politico-financières ». Ainsi a-t-elle défendu Pierre Botton, l'ancien gendre de Michel Noir, en correctionnelle et en appel à Lyon. Elle a été également le conseil de Jean-Claude Méry, le financier du RPR, qui a livré ses confessions dans la fameuse vidéocassette qui vaut aujourd'hui à Jacques Chirac d'être convoqué chez le juge. Des clients qui portent le sceau du RPR, le parti de papa, le docteur Bernard Pons, député du parti gaulliste et plusieurs fois ministre, qui ne tarit pas d'éloges sur sa fille : « Elle est brillante et elle s'est fait un nom dans un milieu difficile qu'elle ne connaissait pas. » De son éventuelle appartenance à un réseau politique, Frédérique Pons dit de manière ingénue : « On me prête des connections et une connaissance du monde politique et plus spécialement du RPR que je n'ai pas. Je ne peux cependant pas exclure l'idée que des gens me voient comme la de . » Une thèse pour les incrédules, selon son ancien client Pierre Botton : « Je suis sévère à son égard. Elle a plus défendu le RPR que moi. Sous ses allures ultra-féminines et derrière ses grands yeux bleus, elle est très dure. » Lorsqu'elle enlève sa robe d'avocat, Frédérique Pons mène la vie bourgeoise de ceux qui sont bien nés. Marraine de la fille d'un célèbre cinéaste, cavalière émérite, joueuse de piano, rien n'aurait dû l'amener à Guy Georges ; rien sauf son métier : « On est avocat ou on ne l'est pas ».
"L'affaire SK1", qui est sorti au cinéma le mercredi 7 janvier 2015, raconte l'arrestation et le procès de l'homme qui a violé et assassiné sept femmes entre 1991 et 1997. Retour sur une longue enquête.
Article rédigé par Carole Bélingard
France Télévisions
Publié le 07/01/2015 06:22 | Mis à jour le 07/01/2015 10:37
Guy Georges lors de l'ouverture de son procès à la cour d'assises de Paris, le 19 mars 2001. ( MAXPPP)
Guy Georges
Tueur en série, violeur en série
Image illustrative de l’article Guy Georges
Guy Georges dans les années 1980.
Information
Nom de naissance Guy Rampillon
Naissance 15 octobre 1962 (59 ans)
Vitry-le-François (Marne)
Surnom Le tueur de l'Est parisien
Le tueur de la Bastille
Joe the Killer
G le maudit
La bête de la Bastille
SK1 (Serial Killer number 1)
Condamnation 5 avril 2001
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité
Actions criminelles Viols suivis de meurtres
Victimes 7
Période 24 janvier 1991-16 novembre 1997
Pays Drapeau de la France France
Régions Île-de-France
Ville Paris
Arrestation 26 mars 1998


Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur actif pendant les années 1990 en France. Il a été condamné le 5 avril 2001 pour sept meurtres à la réclusion criminelle à perpétuité assorti d'une période de sûreté de vingt-deux ans.

Biographie

Enfance

Guy Rampillon naît le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François. Son père, George Cartwright, soldat afro-américain est cuisinier sur la base américaine de l'OTAN de Marly-le-Roi, de passage en France et déjà marié aux États-Unis. Sa mère, Hélène Rampillon, Angevine, est montée à Marly-le-Roi travailler « au bouchon », dans les bars américains. Elle a eu un premier fils en avril 1961 prénommé Stéphane, et né de père inconnu. Ce premier enfant est élevé par les parents d'Hélène qui s'occupent parfaitement de lui.

Guy Rampillon est rapidement renié et abandonné par sa mère, et rejeté par ses grands-parents maternels qui considérent que Guy n'est que le fruit d'une aventure extra-conjugale et sont mal à l'aise avec la couleur foncée de sa peau. Hélène Rampillon part vivre en Californie avec Stéphane, elle refera sa vie loin de son deuxième fils, et ne le verra jamais lors de ses brefs retours en France. Guy Rampillon est d'abord placé chez des nourrices à Angers qu'Hélène ne peut, ou ne veut pas payer, puis confié le 9 mai 1963 à la DDASS qui le place dès le 4 juin 1963 dans la banlieue d'Angers, chez la famille Morin qui compte cinq enfants. Mme Jeanne Morin avait déjà eu par la DDASS un enfant noir qu'elle avait pleuré quand on le lui avait repris. Guy George est accueilli comme un enfant de substitution. Il révèle très tôt un caractère solitaire au sein de cette famille nombreuse constituée de treize enfants adoptés, puis, très vite, un tempérament violent et agressif1.

Sa mère n'ayant pas signé les papiers officiels d'abandon, il ne peut être adopté. Le 2 février 1966, la DDASS constate « l'état d'abandon » de Guy Rampillon, bientôt pupille de l'État sous le matricule 5086. Afin de faciliter son adoption, par décision de justice le 23 février 1968, on substitue son nom de naissance (Rampillon) qui est celui de sa mère pour le remplacer par un patronyme (Georges) provenant du prénom de son père2.

Liste des victimes connues

Date IdentitéN 2 Âge Profession / Activité / Statut Lieu
novembre 1976 Roselyne Derouineau ? Sa sœur adoptive Noyant
31 mars 1978 Christiane Derouineau ? Sa sœur adoptive Noyant
6 février 1979 Pascale C. 20 ? Maine-et-Loire
5 mai 1980 Jocelyne S. 24 ? Angers
16 mai 1980 Roselyne C. 33 ? Angers
16 novembre 1981 Nathalie David 18 ? Paris (14e)
7 juin 1982 Violette K. ? ? Avenue Foch, Paris (16e)
27 février 1984 Pascale Nix 22 Étudiante Nancy
24 janvier 1991 Pascale Escarfail 19 Étudiante en lettres à la Sorbonne 41 rue Delambre, Paris (14e)
22 avril 1992 Éléonore P. 22 Étudiante Boulevard Malesherbes, Paris (17e)
7 janvier 1994 Catherine « Cathy » Rocher 27 Assistante de marketing 70 boulevard de Reuilly, Paris (12e)
13 janvier 1994 Annie Le Fléouter 28 Animatrice radio 11 rue du Père-Corentin, Paris (14e)
8 novembre 1994 Elsa Benady 22 Attachée de presse 110 boulevard Auguste-Blanqui, Paris (13e)
10 décembre 1994 Agnès Nijkamp 33 Architecte d'intérieur 75 rue du Faubourg-Saint-Antoine, Paris (11e)
16 juin 1995 Élisabeth Ortega 23 Psychomotricienne 40 rue des Tournelles, Paris (4e)
8 juillet 1995 Hélène Frinking 27 Étudiante en médecine 213 rue du Faubourg-Saint-Martin, Paris (10e)
25 août 1995 Mélanie Bacou 20 ? Rue au Maire15, Paris (3e)
2 juillet 1997 Estelle Fouque 24 Monteuse pour le cinéma Rue Jean-Pierre-Timbaud, Paris (11e)
23 septembre 1997 Magali Sirotti 19 Étudiante 71 rue d'Hautpoul, Paris (19e)
28 octobre 1997 Valérie Lauzanne 25 Responsable commerciale Rue Saint-Sulpice, Paris (6e)
16 novembre 1997 Estelle Magd 25 Secrétaire chez MK2 12 rue de la Forge-Royale, Paris (11e)

"Si je sors, je recommence." Guy Georges a adressé cet avertissement à la brigade criminelle lors de sa garde à vue, en 1998. Le tueur de l'est parisien a été condamné, en 2001, pour les meurtres de sept jeunes femmes à Paris. Dix-sept ans après, L’affaire SK1 sort au cinéma, mercredi 7 janvier. Le film retrace la traque et le procès du tueur en série. L'interpellation de Guy Georges, le 26 mars 1998, fait suite à sept années d'investigations. Francetv info vous raconte les moments-clés de cette enquête au long cours qui a mobilisé plus de cent enquêteurs.

1991-1994 : l'ADN "Serial Killer 1" identifié
Le corps sans vie de Pascale Escarfail gît dans son appartement du 14e arrondissement de Paris le 26 janvier 1991. Ses vêtements sont déchirés, la gorge et la poitrine sont couvertes de plaies. La jeune femme, âgée de 19 ans, étudiante en Lettres à la Sorbonne, est la première victime d'une longue série de meurtres perpétrés par Guy Georges. Aucune identification ADN n'est possible. Il n'y a ni traces de sang, ni traces de sperme.
Trois ans plus tard, le 9 janvier 1994, Catherine Rocher, 27 ans, est égorgée  dans le parking souterrain d'un immeuble du boulevard de Reuilly dans le 12e arrondissement. "Une scène d'horreur, pleine de sauvagerie, de violence et d'acharnement", raconte, lors du procès, Christian Pellegrin, chef de groupe à la brigade criminelle, comme le relaie Le Parisien. Dans la nuit du 8 au 9 novembre, une autre jeune femme, Elsa Bénady, âgée de 23 ans, est tuée dans sa voiture dans un parking du 13e arrondissement de la capitale. Dans son véhicule, une tache de sang sur un prospectus est relevée. Pour le moment, aucun lien n'est fait entre ces trois affaires. Trois groupes d'enquêteurs distincts travaillent dessus.
Mais un quatrième meurtre va changer la donne. Agnès Nijkam, une architecte de 27 ans d'origine néerlandaise, est sauvagement assassinée dans son appartement près de Bastille, le 10 décembre 1994. Le corps est bâillonné par du sparadrap, les pieds et poings liés, les vêtements sont déchirés, la gorge tranchée. La police rapproche ce meurtre de celui de Pascale Escarfail trois ans plus tôt. Ce n'est pas tout. Les enquêteurs font une découverte majeure : une empreinte ADN. Le tueur a laissé du sperme sur sa victime. Cette trace est baptisée SK1 comme "Serial Killer 1" (tueur en série 1), puisque c'est la première marque génétique relevée sur une scène de crime.
A l'époque, les fichiers d'empreintes digitales n'existent pas. Les enquêteurs ne peuvent donc pas confronter ce précieux indice à d'autres prélèvements. Par ailleurs, à ce stade, les policiers différencient toujours les meurtres commis dans les appartements de ceux commis dans "les parkings".
1994-1995 : le mode opératoire se précise
"A partir du quatrième meurtre, il y a quand même des similitudes et ressemblances entre tous ces crimes, reconnaît Martine Monteil lors de l'émission L'heure du crime, sur RTL. Mais il faut avoir du béton et il manquait des éléments au départ." Néanmoins, un mode opératoire s'esquisse. Les victimes sont toutes bâillonnées et attachées avec du sparadrap. Leurs vêtements sont déchirés en forme de Z et leurs soutiens-gorge sont coupés entre les deux bonnets. Elles sont violées puis égorgées à l'aide d'un couteau de marque Opinel de taille 12.
Cette manière de déchirer les vêtements conduit d'ailleurs les enquêteurs à de fausses pistes. Ils pensent à une méthode de secouristes. Ce qui les mène à une impasse. Un an plus tard, nouvelle scène de crime, nouveaux indices. Hélène Frinking, âgée de 23 ans, est attachée, violée et tuée à l'arme blanche dans son appartement parisien, le 8 juillet 1995. Les policiers identifient une trace de pied dans le sang de la victime. Une empreinte ADN est aussi relevée. C'est la même que la fameuse empreinte ADN "SK1" retrouvée sur Agnès Nijkam.
Cette trace est aussi repérée dans l'appartement de Elisabeth Ortega. Le 16 juin 1995, la jeune femme de 25 ans échappe de manière incroyable à Guy Georges. En rentrant de discothèque, Elisabeth Ortega est agressée dans son appartement, dans le quartier du Marais. Elle est attachée sur son lit. L'agresseur s'apprête à passer à l'acte. Mais il veut d'abord éteindre une lumière, située à quelques mètres. Ces quelques secondes de répit vont permettre à la victime de se défaire de ses liens et de sauter par la fenêtre. Elle trouve refuge dans un bar encore ouvert. La police va relever de la salive laissée par l'agresseur sur un mégot de cigarette. L'ADN correspond à SK1.
1995-1996 : Guy Georges en prison... pour une simple agression
Au début du mois de septembre 1995, Mélanie Bakou échappe aussi à une agression de Guy Georges devant son appartement du 3e arrondissement de Paris. Mais, dans le logement, se trouve le petit ami de la jeune femme. Alerté par les cris, il sort et prend en chasse l'agresseur, qui s'enfuit. Le portefeuille de Guy Georges, avec ses papiers d'identité, est ramassé dans la rue par les policiers. Pour cette agression, Guy Georges est condamné à 30 mois de prison. Son passé criminel est lourd. L'homme a déjà écopé de plusieurs condamnations pour des viols et des agressions dans les années 1980.
Pendant ce temps, l'enquête sur "les meurtres des parkings" se poursuit. Les enquêteurs décident de comparer le sang prélevé dans la voiture d'Elsa Bédany aux traces d'ADN des délinquants sexuels incarcérés. Guy Georges, comme d'autres, est interrogé. Son sang est prélevé et comparé. Résultat : négatif. Le sang de Guy Georges n'est pas celui retrouvé sur le prospectus.
Les policiers décident tout de même d'envoyer le détenu  devant les enquêteurs "des meurtres des appartements". Elisabeth Ortega, rescapée de l'agression, ne reconnaît pas Guy Georges. Son pied ne correspond pas non plus à la trace retrouvée sur une des scènes de crime. La trace de pas présente en effet une caractéristique particulière : le deuxième doigt apparaît plus long que le gros orteil. Et le pied de Guy Georges ne présente pas cette physionomie. En fait, c'est le point d'appui de son gros orteil, très en retrait, qui a donné cette impression sur l'empreinte relevée, explique L'Express. Bref, les investigations s'arrêtent là. L'ADN de Guy Georges n'est pas comparé à SK1.
1998 : sept ans plus tard, il est confondu par son ADN
Guy Georges sort de prison le 5 juin 1997. Le 23 septembre 1997, Magali Sirotti, lycéenne de 19 ans, est égorgée après avoir été violée à son domicile, dans le 19e arrondissement. Ses vêtements sont tailladés. Quand les enquêteurs arrivent sur la scène du crime, il n'y a pas de doute. Le tueur en série a encore frappé. Un mois plus tard, on déplore une septième victime : Estelle Magd. Même mode opératoire. Les enquêteurs vont à nouveau prélever des traces ADN. Et SK1 est bien derrière ce nouveau crime. Le Parisien sort l'affaire et parle pour la première fois du "tueur de l'est parisien". Un appel à témoins est lancé. Un portrait-robot est diffusé. La psychose s'installe, se souvient  Patricia Tourancheau, auteur du livre Guy Georges, la traque (éd. Fayard, 2010). Des affiches de la mairie de Paris incitent les jeunes femmes à se faire raccompagner, rappelle-t-elle.
Le juge d'instruction Gilbert Thiel tape du poing sur la table et tente le tout pour le tout. Il exige de tous les laboratoires du pays, privés et publics, qui pratiquent les tests génétiques, de comparer les traces ADN qu'ils ont dans leurs dossiers avec l'ADN SK1. Le 24 mars 1998, Olivier Pascal, patron du laboratoire de Nantes, identifie SK1. Il s'agit de Guy Georges. Le docteur a exhumé un prélèvement de sang datant de 1995. Guy Georges s'y était prêté lors de l'enquête sur les "meurtres des parkings". Olivier Pascal avait conservé le flacon "au cas où", presque par hasard et en dehors de tout cadre légal.
Le 26 mars 1998, Guy Georges est arrêté place Blanche, dans le 18e arrondissement de Paris. Il a 37 ans. En garde à vue, il passe aux aveux. Dans un premier temps, il reconnaît "les meurtres des appartements", mais clame son innocence pour ceux des "parkings". Huit mois plus tard, il avoue aussi les meurtres de Catherine Rocher et Elsa Bédany. Le 5 avril 2001 Guy Georges est condamné à perpétuité, assorti d'une peine de sûreté de 22 ans. "La perpétuité c'est la vie, vous pouvez être tranquille, je ne sortirai pas de prison", déclare-t-il alors. Mais selon les procédures judiciaires, dès 2020, le tueur de l'est parisien pourra faire des demandes de remise en liberté. Il aura alors 58 ans.
Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (), est un tueur en série et un violeur actif pendant les années 1990 en France.Il a été condamné le 5 avril 2001 pour sept meurtres à la réclusion criminelle à perpétuité assorti d'une période de sûreté de vingt-deux ans.
Nikozitambirwa
18.12.2021
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