Par Damien Leloup | Publié le 6 juin 2026 à 06h00
La référence au « Seigneur des anneaux » contenue dans une encyclique papale a fait couler beaucoup d’encre. Si elle peut être lue comme une réponse à l’appropriation de l’univers de l’écrivain anglais par les libertariens de la Silicon Valley, elle souligne les convictions religieuses de l’auteur anglais. « Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur. » (Ecclésiaste 1:18)
Gandalf, le magicien du Seigneur des anneaux, apparaît souvent par surprise, là où on ne l’attend pas : sur le seuil de la maison du hobbit Bilbo, au beau milieu de la forêt de Fangorn… Et désormais dans une encyclique papale. Le personnage créé par J. R. R. Tolkien est cité par le pape au paragraphe 213 de Magnifica humanitas (« Magnifique humanité »), l’encyclique sur « la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » publiée le 25 mai 2026. Léon XIV convoque quelques phrases prononcées par Gandalf à l’appui d’un argument simple : l’idée que chacun peut agir pour le bien, même les plus humbles.