Par Guillaume Tion | Publié le 15/05/2026 à 10h37
Le 31 mars 2026 était découvert dans son appartement du XVIe arrondissement de Paris le cadavre d’une sexagénaire, décédée quelques années plus tôt sans que personne ne s’en aperçoive. Portrait d’une ancienne prof de vietnamien au lycée Louis-le-Grand, passée à l’oubli.
Les volets sont fermés, la lumière ne brille plus à l’intérieur. Ce studio en rez-de-chaussée donnant sur une cour de la rue d’Auteuil, dans le XVIe arrondissement de Paris, a concentré l’attention et l’empathie du pays. Le 31 mars y a été retrouvé le squelette d’une sexagénaire. Des articles citant une source proche de l’enquête précisent qu’elle n’avait plus donné signe de vie depuis huit ans. Rapidement, le parquet de Paris a communiqué sur l’absence de traces de lutte dans l’appartement et a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.
Le maire d’arrondissement, Jérémy Redler (LR), a lui aussi réagi : « Comment une personne peut-elle être abandonnée aussi longtemps sans que quelqu’un ne s’en aperçoive ? » Depuis, le sort de cette femme symbolise l’isolement des seniors. Sans famille, sans lien social, sans loisirs, livrés à leur solitude jusqu’à une mort silencieuse. A l’écart également des structures et organismes – impôts, EDF, syndic – qui auraient pu déceler une si longue absence mais n’ont ici rien vu. Qui était cette femme ?
Mme H. est née en mars 1958 au Vietnam. À 17 ans, elle commence des études de français à la faculté de lettres de Saïgon. Quelques années plus tard, elle quitte son pays pour s’installer à Paris. Elle a ses entrées à l’ambassade. Elle réside rue d’Auteuil, rez-de-chaussée sur cour, dans un immeuble où quelques appartements sont détenus par des Vietnamiens. Elle est charmante, se souviennent ceux qui l’ont côtoyée. Discrète aussi.
Par Gabriel Plunian | Le 1 avril 2026 à 21h03
Ce mardi, le squelette d’une habitante a été retrouvé dans son appartement du XVIe arrondissement. Selon les rares voisins qui la connaissaient, elle n’avait pas donné signe de vie depuis des années. Sur place, on s’interroge : comment un tel drame a pu se produire sans que personne ne s’en rende compte ?