Re: Un projet de téléphérique au coeur de Bagnolet

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Gérard Massip

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Jan 3, 2008, 5:51:57 PM1/3/08
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Je pense que ce téléphérique doit être utilisable avec le ticket T+, et qu'il pourrait contribuer à soulager l'autobus RATP 122 et faire gagner du temps à certains de ses usagers, dont certains pourraient utiliser les deux en correspondance.
 
Jeudi 3 janvier 2008

Un article du parisien édition Seine-Saint-Denis qui fait la une

 Marie-Pierre Bologna

jeudi 03 janvier 2008 | Le Parisien

(DR.)

(Pour rejoindre le quartier de la Noue, sur les hauteurs de la ville, Bagnolet réfléchit sérieusement à installer un téléphérique urbain au pied du métro Gallieni.

IL Y A deux ans que l'idée est née. Pour désenclaver le quartier de la Noue, situé sur les hauteurs de Bagnolet, la municipalité a imaginé mettre en place un téléphérique à partir du métro Gallieni. Mandaté par la ville, le cabinet Egisrail vient de rendre les conclusions d'une étude de faisabilité qui doit encore être présentée au Syndicat des transports d'Ile-de-France.

Voici les grandes lignes du projet qui pourrait voir le jour d'ici à un an.

Deux minutes de trajet. Aujourd'hui, les bus ont du mal à circuler jusqu'à la Noue. Les intervalles entre deux bus sont d'environ dix minutes aux heures de pointe. Et les trajets entre la gare routière et la Noue durent en moyenne douze minutes. Vingt minutes à pied. Avec le télériphérique urbain, qui pourrait s'inspirer de celui de Medell í n installé par la société Pomagalski en Colombie, le temps de voyage étalé sur les 550 m de dénivelé est réduit à deux minutes. « Au-delà du gain de temps, cela devrait être un plaisir d'apprécier les lieux depuis le ciel », commente le maire PCF de Bagnolet
 Marc Everbecq.

Facile et pas cher à réaliser. Deux wagons de trois voitures accrochés à deux filins, eux-mêmes supportés par cinq pylônes et deux gares construites à l'arrivée et au départ. Contrairement aux idées reçues, un téléphérique est plutôt simple à installer. D'autant qu'à
Bagnolet, il surplombera le parc départemental des Guilands-Jean-Moulin où il n'y a pas de logements. Aucune préemption ne sera donc nécessaire. Le coût du projet est estimé à un peu plus de 8,5M€. « Des banques telles que la Caisse d'épargne sont aujourd'hui intéressées à l'idée de financer l'installation », précise un technicien qui travaille sur le projet depuis deux ans.

Un million de voyageurs par an. Selon l'étude de faisabilité dont les conclusions ont été rendues le 20 décembre dernier, un million de voyageurs annuels pourraient être concernés. Le quartier de la Noue comprend des habitations - de la copropriété de la Noue et du Clos- Français - mais également la zone industrielle : au total quelque 7 000 personnes qui y vivent ou y travaillent. Le cabinet mandaté s'appuie également sur le nombre d'usagers actuel des trois lignes de métro et des six lignes de bus qui passent par la gare Gallieni à la porte de Bagnolet
 « A titre d'exemple, aujourd'hui, en bus, un peu plus de 2 000 voyages sont quotidiennement effectués entre le plateau et la gare. A cela s'ajoute le nombre d'usagers du métro », souligne l'un des experts dans son rapport. « Le système doit permettre d'assurer dans un premier temps un débit d'au moins 500 personnes par heure et par sens. » L'idée étant de proposer un ticket de transport qui ne dépasse pas 1 € l'unité.

par Modérateur CRC publié dans : Aménagement de la ville
 


Le 03/01/08, cafecaca...@aol.com <cafecaca...@aol.com > a écrit :
bonne année et meilleurs voeux
g

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Un projet de téléphérique au coeur de Bagnolet
Pour rejoindre le quartier de la Noue, sur les hauteurs de la ville, Bagnolet réfléchit sérieusement à installer un téléphérique urbain au pied du métro Gallieni.

SEINE SAINT DENIS 93

Un projet de téléphérique au coeur de Bagnolet

Le Parisien | 03-01-2008

Gérard Massip

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Apr 22, 2008, 8:47:43 AM4/22/08
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Dans le blog des Verts de Bagnolet

Le projet virtuel de téléphérique pour la Noue : un leurre (ou un rêve ?) qui fait couler beaucoup d'encre

Puisque tout le monde en parle, il n'y a pas de raison que les écolos n'en parlent pas aussi.

Tout d'abord, il convient de préciser que ce projet de téléphérique est un projet de transport en commun qui vise à améliorer les conditions de transport des habitants de la Noue en leur permettant d'accéder plus rapidement et avec une meilleure fréquence chez eux.

Tordons le cou à la crainte de porter atteinte à l'environnement puisqu'au conseil municipal du 3 avril un élu vert du groupe PS-alternative à gauche a fait état de l'incompatibilité qu'il y aurait entre le téléphérique virtuel et le classement « Natura 2000 » du parc départemental. Même si le zèle écolo des nouveaux convertis est plutôt sympathique, cette crainte est fondée sur une méconnaissance du dispositif européen « Natura 2000 » et de la convention qui lie dans ce cadre le Département et l'Europe pour l'ensemble des parcs départementaux. D'autant que ce dont il est question ici, c'est  tout au plus de la suppression de quelques dizaines de m2 de pelouse le long de l'autoroute, pour y implanter un pylône. En terme de biodiversité, cela ne représente pas, convenons-en, une grande perte (cela fait penser à l'opposition à l'installation rue Sadi-Carnot de la station de mesure Airparif de la part du maire-adjoint sortant PS à l'environnement au motif que quelques m2 de gazon allaient être sacrifiés…cette opposition encouragée par les tergiversations du maire a quand même retardé l'installation de la station de plus d'un an).
Ce projet de téléphérique, c'est aussi la part de rêve qui est en nous. Je me souviens d'une discussion en 2001 au cours de la campagne électorale (c'était je crois dans un café du centre ville) où Catherine Oresve et Hélène Zanier avaient défendu l'idée d'un funiculaire pour monter à la Noue. J'étais pour ma part plus réservé pour des raisons de faisabilité financière. Cette idée, ce rêve,  a vraisemblablement cheminé dans d'autres têtes. Nous en avons en particulier parlé avec Philippe Darteil, directeur de la SEM-Pact (chargée de l'aménagement du quartier de la Noue), qui est aussi un grand rêveur. Que le maire sortant se soit saisi de cette idée de téléphérique  pendant la campagne électorale avec des arrière-pensées électoralistes en phase avec sa mégalomanie, c'est certain, mais si j'ai des griefs de fond à lui faire il ne me viendrait pas à l'idée de lui reprocher sa part de rêve.

Sans cette part de rêve qui est en nous tous, la vie serait bien triste …

Maintenant, reposons les pieds sur terre et regardons la réalité en face.

Selon l'étude d'Egis-rail , la réalisation du téléphérique est faisable techniquement et bénéficierait d'une clientèle potentielle suffisante. Elle représenterait cependant 8 520 000 euros en investissement pour un coût d'exploitation annuel de 925 000 euros. Alors même que la ligne 122 de la RATP assure le même trajet.

Notre conclusion : dans le contexte actuel du financement des transports et compte tenu des priorités qui sont loin d'être satisfaites, ce projet est tout simplement irréalisable.

Sauf bien sur, s'il y avait à la Noue une création d'équipement très attractif qui rentabiliserait l'investissement, ce qui n'a jamais été envisagé.

En attendant, concentrons-nous sur les aménagements réellement réalisables et mobilisons-nous contre les projets bétonnants qui sont malheureusement eux loin d'être virtuels.

Pierre MATHON

(notre photo : le funiculaire de Valparaiso)



Le 04/01/08, Gérard Massip <gerar...@gmail.com> a écrit :
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