Ainsi, ici, c'est la démonstration de l'importance du tiret entre deux (2) mots.
Ensuite, on pourrait trouver des exemples adéquats pour démontrer aussi la nécessité obligatoire en kreyòl (qui serait dès lors devenu layisyin) du "e" ET du "é"; de la virgule, point-virgule, point, point d'interrogation, ...; des formes agglutinées contractées matérialisées par l'apostrophe (') ou le tiret (-) entre 2 mots; DIVERS (PSE).
. l'absence de matérialisation des formes contractées, courtes, par des apostrophes ou des traits d'union. Vous venez de constater que parfois agir ainsi conduit à des interprétations erronées et pas de bon aloi;
. l'absence du code "e" /e/ pour le son "e" [e]. Ainsi on aboutit à faire des Haïtien(ne)s des Intouchables (Handicapé.e.s) du son "e" qu'ils ne peuvent pas entendre ni prononcer. On arrive à l'aberration que l'Haïtien(ne) n'entend pas le "meuh" de la vache et n'arrive pas à le prononcer. Il(elle) écrit "me" mais il(elle) doit prononcer "mé".
On lui demande de transcrire "si Dieu le veut", il va écrire "si Bondye le ve" et la prononciation sera: "si Bondyé lé vé".
J'ai déjà parlé précédemment et tout récemment du "griot" (historien africain de l'oralité) je n'y reviens pas encore ici. En layisyin c'est: Gryo (forme courte, normale, usuelle). Si on utilise la forme longue, c'est: Griyo (mais le "i" est inutile);
La prononciation incorrecte pour la codification "moun", pire "mwn".
Je n'ai pas le temps d'enregistrer ma voix prononçant "moun". En tout cas, cela ne donne pas le son "moune".
Faites l'essai suivant. Prononcer"oungan" = hougan en français. Vous ne dites pas assurément "ounegan". A la rigueur "mounn" donnerait la prononciation plus ou moins adéquate. Si l'on doit ajouter une lettre "n", pourquoi pas mettre à la place le "e" qui serait introduit comme dans layisyin.