Mise au point/ Réponse à Mr Jacques MALI

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Jean Myrto Julien

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Sep 1, 2009, 4:04:36 PM9/1/09
to JACQUES MALI, Haitian...@yahoogroups.com, HaitiCo...@yahoogroups.com, haiti-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, 5rg...@yahoogroups.com, Franck Séguy, cigu.c...@laposte.net, Jean Josué Pierre, Martineau Guerrier, Sabine Guerrier, Wilmar Innocent, Wawa, James Desrosin, Ary Désir, Jose Kary Julien, Christopher Michkyn Julien, Lourdes Aglaée Julien, Rony Lapommeray, Gérard St-Vil, Yvon PAUL

 
 
Bonjour Mr Jacques Mali,
     Permettez que je vous remercie de l'honneur que vous m'avez fait de lire ma réaction à la superbe contribution du Professeur Jean Josué Pierre au débat (plutôt prélude de débat) qui avait débuté sur le net entre Franck Séguy et Fritz Calixte, et de l'avoir jugée digne d'un commentaire aussi élaboré de votre part.
     Je ne voulais plus intervenir sur le sujet afin, comme je l'avais déjà souligné dans mon texte, de laisser aux deux protagonistes l'opportunité de développer eux-mêmes leurs idées sur ce sujet que je juge important à plus d'un titre. Deba sa a se yon deba ant Fritz Calixte ake Franck Séguy. Nou tout, se ti chèz an nou pou nou pran, pou nou chita tande e pwofite de bèl kapasite ke de kanmarad sa yo deja demontre pou yo devlope lide kina yo sou sijè a. Ni Pwofesè Jean Josué Pierre, ni Pwofesè Fritz Dorvillier, pote yo chak nan sans kina yo, yon dizon ki gen anpil pwa sou plan akademik, menm si m kwè ke, beaucoup de subjectivité a suinté par tous les pores de ces deux contributions tout en les jugeant extrêmement pertinentes.
     Je serai toujours parmi les premiers à admettre la difficulté  d'être imperméable aux émotions et à la subjectivité en matière de politique en Haïti, ou ailleurs. Et pour cause! Les raisons en sont profondément enracinées dans l'histoire de beaucoup de familles Haïtiennes et dans les expériences personnelles de beaucoup d'individus. En tant que société, nous sommes loin d'être prêts à aborder ces sujets avec toute la sérénité nécessaire: certains démons sont difficiles à exorciser et l'évolution actuelle de la situation politique de notre pays n'aide pas en ce sens. Il y a loin de la coupe aux lèvres! Toutefois, l'honnêteté intellectuelle et la rigueur méthodologique peuvent délimiter un espace où des gens de bonne volonté ayant décidé de combattre activement leurs préjugés respectifs (ou de les laisser carrément au vestiaire), peuvent échanger des idées dans une atmosphère constructive de respect mutuel. C'est, du moins, ce que je crois.
 
     Mon propos en réagissant à la contribution du Professeur n'était pas de l'antagoniser. Je doute que Jean Josué Pierre ait eu ce sentiment. Si vous l'avez cru, Mr Mali, je vous invite respectueusement à rectifier votre perception. Cela ne signifie pas que je suis d'accord avec tout ce que Mr Jean Josué Pierre a écrit dans son texte. J'aurais pu disséquer son texte in extenso, le passer au tamis de mes propres convictions et relever tous les points sur lesquels, personnellement j'aurais aimé débattre. Ce n'était pas mon propos parceque son texte s'adressait spécifiquement à Franck Séguy (accessoirement à Fritz Calixte aussi),  et il eut été inconvenant que j'essaie de me substituer au destinataire des remarques du Professeur. Je ne suis pas partie de ce débat mais il m'intéresse et je voudrais profiter au maximun de ces échanges entre Fritz et Franck car ils me semblent prometteurs. C'est une occasion inespérée d'apprendre et je ne veux pas la rater. J'ai beaucoup appris en lisant les commentaires des Professeurs Dorvillier et Pierre et je les en remercie. J'espère n'avoir pas été le seul.
     Je n'ai pu m'empêcher, néanmoins, de relever une des remarques du Professeur, qui ressemble à un jugement définitif, presque une condamnation, parceque les prémisses de cette conclusion sont absentes du texte. Et de plus, je n'y ai pas retrouvé la même rigueur méthodologique qui dégouline de toutes les autres parties de son texte. Et je cite: "C’est pour cela que l’idée facile qu’il existe que deux camps (kan pèp ak kan boujwa ; société capitaliste/ société communiste, Axe du bien/ Axe du mal) n’est qu’au fond la reformulation sociale de l’esprit de religiosité vieille comme le mondeet elle est contre productive pour une praxis politique et sociale de gauche et l’avancement des luttes des plus défavorisés."
     J'ai mis en gras et pris en plus la peine de souligner la partie qui m'a fait tiquer pour ensuite me plonger dans une perplexité profonde. J'aurais pu, comme certains le font sans sourciller, isoler cette partie soulignée et la commenter. Cela n'aurait pas été correct de l'enlever de son contexte. J'ai donc retranscrit tout le passage. Je n'ai émis aucun commentaire, quoique j'en aie, sur la première partie de cette déclaration pour ne me concentrer que sur la chute. Le Professeur venait de porter un jugement de valeur sur une approche, une idée, une vision de la gauche, sans préciser les critères (fussent-ils objectifs ou subjectifs) sur lesquels il a basé son jugement!!! J'essayais de comprendre, sans pouvoir y arriver, non seulement le jugement per se mais aussi ce qui pouvait expliquer cette "coquille" méthodologique chez quelqu'un qui avait fait preuve jusqu'ici d'une rigueur implacable de pensée et de méthode.
     En effet, quels sont les critères retenus, en cette occurrence particulière, pour décider qu'une idée politique est productive ou contre-productive? Sur quelle période (espace-temps) cette "évaluation" s'est-elle conduite? Quelles ont été les méthodes d'évaluation? De plus, a-t-on appliqué cette même méthode d'évaluation, dans les mêmes conditions d'observation, et avec les mêmes critères, sur l'idée rivale? Sinon, sommes-nous en face d'une opinion "subjective"? Motivée par quoi? Voilà le labyrinthe dans lequel la remarque du professeur m'a plongé sans fil d'Ariane. Je n'en suis pas encore sorti...J'avais surestimé mes capacités d'analyse et j'ai bien peur de devoir m'adresser au Professeur afin qu'il daigne, à nouveau, me faire profiter de ses lumières. C'est tout naturel, parceque la conclusion est sienne, il a sûrement ses raisons pour porter un jugement aussi...définitif; beaucoup d'autres hésitent encore à franchir ce Rubicon, pour des raisons liées à "l'égalité dans les conditions d'évaluation". Un petit clin d'oeil polémique en passant!
     J'ai aussi pris la peine de souligner que mes remarques ne s'adressaient pas à la personne privée du Professeur, mais à ce jugement particulier qu'il venait d'émettre de façon péremptoire. J'ai soigneusement évité de lui coller une étiquette: je ne me base pas sur ce que les gens disent ou écrivent pour les stigmatiser et les étiqueter. Tant que les idées émises n'auront pas "atterri", je m'astreins à ne les considérer que comme un cadre de réflexion, une sorte de "voeu pieux". Je juge les hommes par leurs actes. C'est au pied du mur que l'on reconnait les vrais maçons. Je ne suis pas un adepte de "l'ideological profiling". Que d'idées et de pompeuses "professions de foi" ne se sont fracassées sur les aspérités têtues du mur de la réalité?
     Vous-même, Mr Mali, avez déclaré être de centre-droit. J'en retiens que vous êtes de droite. J'espère avoir un jour la possibilité de comprendre à quelle frange de la droite vous appartenez vraiment. De même, le Professeur a assumé ses convictions de gauche et je l'accepte comme un homme de gauche. Quelle teinte de cette mosaïque de gauche? J'ai besoin de mieux que son texte pour le classer dans une catégorie ou une autre. Comme vous le voyez, Mr Mali, j'évite de tomber dans le même travers qui vous a happé dans votre plaidoirie pour défendre (en a-t-il besoin?) le Professeur Jean Josué Pierre que vous avez cru être attaqué par un de ces "avant-gardistes de la révolution" dont il répudie la violence. Vous aurez noté, j'espère, que je n'avais pas sollicité d'éclaircissements sur ce que Jean Josué Pierre appelle la "violence militante"! Il aurait été intéressant de lire ses précisions sur les formes de cette violence qu'il condamne. Est-ce la violence structurelle (société où la majorité ne participe pas aux décisions qui sont prises en son nom, coups d'état, répression)? Serait-ce la violence institutionnelle (telle la manipulation de processus électoral, corruption des fonctionnaires, ou telles les manoeuvres ayant entouré le rejet de la Loi Benoit sur le salaire minimum par le même parlement qui l'avait au préalable votée)? Ou la violence idéologique? Ou encore la violence communicationnelle (monopolisation des media de communication, diffusion de pensée univoque, censure des opinions contraires, distorsion des faits et désinformation)? Ou, enfin, uniquement les manifestations d'étudiants et d'ouvriers?
    Au-delà des syllogismes et autres sophismes dont votre argumentation est truffée Mr Mali, je ne puis terminer sans attirer l'attention sur un point un peu cocasse. C'est en effet la première fois que je vois un homme de droite se mouiller la chemise et défendre avec tant d'emphase les idées de gauche d'un homme de gauche. Quels atomes crochus y a-t-il entre un homme de droite et un homme de gauche hormis le fait qu'ils sont les fils d'une même terre? Qu'est-ce qui rend les idées de gauche du Professeur Jean Josué Pierre si séduisantes pour un homme de droite qu'il n'hésite pas à plonger dans l'arène pour les défendre avec chaleur? Est-ce parcequ'elles semblent fustiger d'autres camarades de la gauche et que cela fait l'affaire de la droite quand les frères de gauche s'entredéchirent et se traitent de tous les noms, plutôt que de s'UNIR pour faire avancer la lutte en faveur des défavorisés? N'y voyez aucune méchanceté Mr Mali, c'est juste pour vous faire sourire! 
     Je vous laisse en compagnie d'un passage du même texte du Professeur Jean Josué Pierre (ai-je assez dit combien j'adore ce texte?) qui s'exprime sur les orientations de la gauche à laquelle il s'identifie. Un passage à méditer Mr Mali....Au plaisir de vous rencontrer un jour et d'avoir l'honneur de vous serrer la main, et même poursuivre notre dialogue. En attendant, laissons les camarades Fritz Calixte et Franck Séguy poursuivre leur débat.
"Cela dit, être de gauche c’est prendre le parti de lutter contre ces formes de domination et ces inégalités. C’est ce que dans ma conviction de gauche on appelle, la justice sociale (contre les inégalités), l’émancipation économique (contre la domination économique néo-libérale) et d’une façon générale l’équité."  Jean Josué Pierre (op. cit.)
 
Dr Jean Myrto JULIEN


Franck seguy

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Sep 1, 2009, 10:07:12 PM9/1/09
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Monchè Jean Myrto,

 

Pou m koumanse, m ap di kareman se poutèt ou menm m ap fè kòmantè mwen pral fè yo. M te konkli deja se nan Fakilte Syans pou Moun, m ap kwaze lide pa m yo ak pa Fritz Calixte yo. M pa te deside kontinye ekri sou sijè a sou entènèt la, malgre kantite enpòtans mwen rekonèt li genyen. Mwen gen plizyè rezon pou sa. Rezon ki pi fondamantal la : kontinye polemik la mande m yon tan mwen pa genyen. Paske mwen pa mèt tan mwen, mwen bay tèt mwen obligasyon pou tèmine pwosesis rechèch mwen an anvan ane 2010 la rive. Sa mande m anpil disiplin. Gen lòt rezon ankò, men se pa nesesè pou m site yo.

 

M ta renmen raple mwen pa te janm vin debat lagoch sou entènèt la. Lagoch pa ka fèt sou entènèt ak nan ekri petisyon. Lagoch fèt nan lit. Si m te vle debat sou lagoch, mwen konn ki kote pou m ta fè sa, m sitou konnen avèk ki moun pou m ta fè sa. Mwen te sèlman ap siyale kijan tout enstitisyon boujwa yo nan peyi d Ayiti mare sosis yo ansanm pou toufounen pèp la ak tout moun ki kanpe nan kan pèp la. Mwen te moutre kijan palman ap fè sa pandansetan gen lapolis pou arete tout moun k ap pwoteste, menm jan yo gen lajistis pou kamoufle sa nan chache bay arestasyon yo karaktè jiridik. Se konsa, pa egzanp, 2 etidyan yo arete paske yo te nan yon zòn ki abitye gen manifestasyon an favè 200 goud salè minimòm nan, pase 17 jou nan prizon. Gen youn ladan yo ki soti nan prizon an mwatye kadav. Se nan moman mwen t ap denonse enstitisyon boujwa yo, atravè palman an, Fritz Calixte (ki pa konnen mwen, men ki konfonn mwen ak yon lòt moun – epi li pa gen kouray pou di sa an piblik) entèvni pou di se etik mwen manke. Yon fason pou te nwaye denonsyasyon m yo, paske Fritz se youn nan moun ki kontribiye pou mete gouvèlman sanginè sa a sou pye nan peyi a.

 

Sa vle di, malgre tout bèl fraz mouche ekri sou entènèt la, li rete kwè tout pwopozisyon osnon lide ki depaman ak linèt l ap gade reyalite a se mank etik. Jiska kote nou ye la a, Fritz toujou kwè se mank etik ki fè mwen denonse palman an (se pa pal mantè) epi di pèp Ayisyen pa bezwen palman. Li pa janm rive konprann si se lide m ap fè pwomosyon pou li a ki pwopoze yon sosyete san palman. M pa konn konbyen moun sa etone, men mwen pa etone mwen menm. Pou 2 rezon: 1) nan linèt Loksidan, se nyans ki dwe genyen. Tout lòt pèspektiv se estremis. Se sou baz sa a y ap bonbade aktyèlman. Se sou menm baz tabli sèlman vizyon pa yo sou tout latè yo te mache simen dèy sou tout latè nan fè Endijèn “Lamerik” ak “Nèg” Lafrik tounen esklav. Elatriye. Kidonk, moun ki fòme selon epistemoloji Loksidan epi ki pa janm remete epistemoloji sila a an kesyon pa kapab pa awogan. 2) Nan yon peyi tankou Ayiti kote plis pase 20 000 timoun ki chak ane rive nan laj pou ale lekòl pa ka ale lekòl, epi yon lòt gen chans ale, li fè sètifika, li fè bakaloreya (sou chak 1 000 timoun ki antre ansanm nan 1e Ane fondamantal, se 6 ki rive nan filo, selon done Plan National d’Éducation et de Formation- PNEF la te tabli an 1993), apre sa li antre nan inivèsite, li fè premye sik, 2e sik jouk li rive nan 3e sik inivèsite...posiblite pou moun sa a pa ta awogan epi otoritè a mens anpil. Jean Casimir eksplike sa nan yon disètasyon li te ekri an me 1970 ki rele “Éducation et instruction en Haïti”. Li repwodwi l kòm entwodiksyon liv li a ki rele La culture opprimée. Se yon fason pou di ou, se pa mwen ki fè obsèvasyon sila a an premye. Se menm awogans sa a ki fè Fritz konsidere pwopozisyon altènativ m ap tante fòmile a tankou mank etik, paske li pa koresponn avèk enstitisyon Loksidan yo. Se menm awogans lan ki fè ni li ni lòt tokay li a kwè sou baz diplòm yo, se pou tout Fakilte Syans pou Moun te mete ajenou pou bo pye yo. Menm si diplòm nan se enkonpetans yo li ta kouvri.

 

Se nan sikonstans sa a Fritz te swete fèmen bouch mwen nan mande m yon deba. Si m pa eksplike dènye fraz la, moun k ap li p ap konprann. Fritz se ansyen etidyan nan Fakilte Syans pou Moun. Menm jan ak yon ansanm lòt ansyen etidyan Fakilte sila a, li gen pwoblèm politikman avèk etidyan k ap fè manifestasyon yo. (Majorite entèlektyèl ayisyen gen rayisans ak mepri pou manifestan, paske manifeste se zak moun sal. Se nan petisyon yo kwè, se plim alamen entèlektyèl revandike). Paske, kòm tout moun wè li, se etidyan Fakilte Syans pou Moun yo ki toujou devan nan manifestasyon swa bò kote ouvriye swa pou soutni kòz ouvriye yo. Fakilte Syans pou Moun, menm jan ak tout rès sosyete a, pataje ant pwogresis ak ladwat. Men ladwat pa gen lavwa ochapit nan Fakilte Syans pou Moun. Men vrè pwoblèm nan, Fritz pa ka denonse pwogresis yo karebare (paske pèsonn pa vle pase pou anti-pwogresis). Li oblije ap chache kouvèti entèlektyèl pou l fè sa. Etandone nan tèt li, li estime pwogresis yo sèlman ap enpoze yo nan Fakilte a san yo pa fè deba ak pèsonn (podyab, li pa janm imajine se paske ladwat pè fè deba avèk nou, paske nou toujou ap chache kote ki gen deba pou n al diskite noumenm), li pwofite mande m deba. Paske nan tèt pa li, mwen t ap kouri pou deba a. Se poutèt sa m ap tann Fritz pandan 3 premye mwa lane 2010 la pou nou twoke kòn nou ansanm bò yon tab nan Fakilte a pou nou defann pozisyon politiko-ideyolojiko-entèlektyèl nou kòmsadwa. Pinga li envante okenn pretèks pou l mawon. Menm jan tou, pou yon 3e fwa, mwen di mwen ta renmen fè menm egzèsis la ak pwofesè Jean Josué Pierre anndan Lekòl Nòmal Siperyè, sizanka li ta estime mwen diy pou kanpe anfas li. Mwen panse sou entènèt la li pi fasil pou moun bay manti pase devan yon santèn inivèsitè parèy yo. Se yon 2e rezon ki fè mwen prefere debat avèk mesye yo fas pou fas.

 

Alòs Jean Myrto, mwen pa entèvni pou fè deba koulye a. Men, lèt-repons ou voye pou Jacques Mali a tèlman dyanm, mwen oblije jis entèvni pou felisite ou poutèt kantite limyè ou voye nan fowòm nan. Sa pa vle di mwen dakò ak tout sa ou ekri (se pa nesesè dayè), men mwen kwè ou se youn nan moun ki sezi pi klèman entèvansyon ni Fritz ni lòt 2 pwofesè ki te pote l sekou yo. (Paske mouche te bezwen sa anpil). Ou ka konstate mwen dispoze debat ak pwofesè Pierre, men mwen pa enterese di anyen avèk lòt pwofesè a. Paske, mouche se yon nonm ki fin vann fin achte nan Fakilte Syans pou Moun, malgre li se yon jenn gason. Epi tou, li pa janm rate okazyon pou joure sou baz mizangad pou moun ki gen lide kontrè pa entèvni sou sa li ekri.

 

Jean Myrto, mwen konstate ou nan labirent lan. Mwen sèten si se nan men pwofesè a ou ap tann tibout fil ki pou ede ou soti a, ou bannann. Paske pwofesè a pa gen fil sila a. Si l ta genyen l, li pa t ap bay li. Dayè, ou wè trè byen pwòp mesye sa yo se anvayi mwen poutèt mwen bay nan ki sous mwen bwè pou m chita refleksyon mwen. Yo p ap janm pran reskonsablite pou site sous pa yo. Dayè pa yo a rele “le divers”, an bon kreyòl, nou te ka di : tout voum se do. Epi tou, pa bliye sa, mesye sa yo se yon bann viktim pwopagann Loksidan. Nan tèt pa yo, depi yo tande MAKSIS KOMINIS, yo menm yo konprann se Staline, osnon Pol Pòt. (Yon jou y ap mete Hitler ak Mussolini nan lis la). Se pa fòt yo, se sa Loksidan prezante yo kòm maksis.

 

Nan tèks ou a, mwen renmen paragraf sa a anpil: Il aurait été intéressant de lire ses précisions sur les formes de cette violence qu'il [le professeur] condamne. Est-ce la violence structurelle (société où la majorité ne participe pas aux décisions qui sont prises en son nom, coups d'état, répression)? Serait-ce la violence institutionnelle (telle la manipulation de processus électoral, corruption des fonctionnaires, ou telles les manoeuvres ayant entouré le rejet de la Loi Benoit sur le salaire minimum par le même parlement qui l'avait au préalable votée)? Ou la violence idéologique? Ou encore la violence communicationnelle (monopolisation des media de communication, diffusion de pensée univoque, censure des opinions contraires, distorsion des faits et désinformation)? Ou, enfin, uniquement les manifestations d'étudiants et d'ouvriers?M felisite sajès ou nan jan ou poze lide a. Paske se pa ou sèlman ki wè se manifestasyon etidyan mesye yo rele vyolans lan, pandansetan se sèlman lari a etidyan yo genyen pou eksprime opinyon kontrè pa yo a. Youn nan lòt sa ou site yo pa vyolans pou pwofesè a. Se prèv pwofesè a pa sèlman diplome kòm filozòf, men li sitou fò nan fè viktim tounen bouwo.

 

Mwen grate babin mwen lè mwen li 2 kesyon sa yo: “ C'est en effet la première fois que je vois un homme de droite se mouiller la chemise et défendre avec tant d'emphase les idées de gauche d'un homme de gauche. Quels atomes crochus y a-t-il entre un homme de droite et un homme de gauche hormis le fait qu'ils sont les fils d'une même terre? Qu'est-ce qui rend les idées de gauche du Professeur Jean Josué Pierre si séduisantes pour un homme de droite qu'il n'hésite pas à plonger dans l'arène pour les défendre avec chaleur?” M pran libète di ou se filozofi pòsmodèn “nou tout fè youn” ki te nan acte 1 ak acte 2 lèt pwofesè a ki fè yon kanmarad ladwat li defann li byen konsa. Ou va note, an pasan, Jacques Mali se yon nonm onèt ki merite pou nou bat bravo pou li. Ipokrizi tèlman anvayi peyi nou, si nou jwenn yon moun ki pa ipokrit, nou dwe ankouraje li. Nan sans sa a, (m pa konn anyen sou lavi l, men sou baz deklarasyon sila a) m kwè Jacques Mali se yon modèl onèt. Li pa vin ekri okenn bèl fraz sou “égalité des chances” osnon “justice sociale” pou vin pran pòz li nan lagoch. Li di ou klèman se nan “Centre-droit” li ye. (Mèsi Jacques Mali pou onètete ou!)

 

An pasan, ki sa “égalité des chances” ak “justice sociale” genyen anndan yo ki fè se lide lagoch yo ye a menm? Mwen gen lenpresyon jenn predikatè “égalité des chances” sila yo pa okouran si doktrinè “égalité des chances” lan se yon sosyete “Ultralibérale” li te pwopoze kote sèl sa leta ta gen pou l fè se asire libète endividi ak libète mache yo!

 

M kanpe la pou kèk tiremak m t ap fè yo. Nan yon lòt okazyon m va retounen.

 

Kenbe fèm!

 

Franck


 

Date: Tue, 1 Sep 2009 13:04:36 -0700
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Subject: Mise au point/ Réponse à Mr Jacques MALI
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Franck seguy

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Sep 1, 2009, 10:11:09 PM9/1/09
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Monchè Jean Myrto,

 

Pou m koumanse, m ap di kareman se poutèt ou menm m ap fè kòmantè mwen pral fè yo. M te konkli deja se nan Fakilte Syans pou Moun, m ap kwaze lide pa m yo ak pa Fritz Calixte yo. M pa te deside kontinye ekri sou sijè a sou entènèt la, malgre kantite enpòtans mwen rekonèt li genyen. Mwen gen plizyè rezon pou sa. Rezon ki pi fondamantal la : kontinye polemik la mande m yon tan mwen pa genyen. Paske mwen pa mèt tan mwen, mwen bay tèt mwen obligasyon pou tèmine pwosesis rechèch mwen an anvan ane 2010 la rive. Sa mande m anpil disiplin. Gen lòt rezon ankò, men se pa nesesè pou m site yo.

 

M ta renmen raple mwen pa te janm vin debat lagoch sou entènèt la. Lagoch pa ka fèt sou entènèt ak nan ekri petisyon. Lagoch fèt nan lit. Si m te vle debat sou lagoch, mwen konn ki kote pou m ta fè sa, m sitou konnen avèk ki moun pou m ta fè sa. Mwen te sèlman ap siyale kijan tout enstitisyon boujwa yo nan peyi d Ayiti mare sosis yo ansanm pou toufounen pèp la ak tout moun ki kanpe nan kan pèp la. Mwen te moutre kijan palman ap fè sa pandansetan gen lapolis pou arete tout moun k ap pwoteste, menm jan yo gen lajistis pou kamoufle sa nan chache bay arestasyon yo karaktè jiridik. Se konsa, pa egzanp, 2 etidyan yo arete paske yo te nan yon zòn ki abitye gen manifestasyon an favè 200 goud salè minimòm nan, pase 17 jou nan prizon. Gen youn ladan yo ki soti nan prizon an mwatye kadav. Se nan moman mwen t ap denonse enstitisyon boujwa yo, atravè palman an, Fritz Calixte (ki pa konnen mwen, men ki konfonn mwen ak yon lòt moun – epi li pa gen kouray pou di sa an piblik) entèvni pou di se etik mwen manke. Yon fason pou te nwaye denonsyasyon m yo, paske Fritz se youn nan moun ki kontribiye pou mete gouvèlman sanginè sa a sou pye nan peyi a.

 

Sa vle di, malgre tout bèl fraz mouche ekri sou entènèt la, li rete kwè tout pwopozisyon osnon lide ki depaman ak linèt l ap gade reyalite a se mank etik. Jiska kote nou ye la a, Fritz toujou kwè se mank etik ki fè mwen denonse palman an (se pa pal mantè) epi di pèp Ayisyen pa bezwen palman. Li pa janm rive konprann si se lide m ap fè pwomosyon pou li a ki pwopoze yon sosyete san palman. M pa konn konbyen moun sa etone, men mwen pa etone mwen menm. Pou 2 rezon: 1) nan linèt Loksidan, se nyans ki dwe genyen. Tout lòt pèspektiv se estremis. Se sou baz sa a y ap bonbade aktyèlman. Se sou menm baz tabli sèlman vizyon pa yo sou tout latè yo te mache simen dèy sou tout latè nan fè Endijèn “Lamerik” ak “Nèg” Lafrik tounen esklav. Elatriye. Kidonk, moun ki fòme selon epistemoloji Loksidan epi ki pa janm remete epistemoloji sila a an kesyon pa kapab pa awogan. 2) Nan yon peyi tankou Ayiti kote plis pase 20 000 timoun ki chak ane rive nan laj pou ale lekòl pa ka ale lekòl, epi yon lòt gen chans ale, li fè sètifika, li fè bakaloreya (sou chak 1 000 timoun ki antre ansanm nan 1e Ane fondamantal, se 6 ki rive nan filo, selon done Plan National d’Éducation et de Formation- PNEF la te tabli an 1993), apre sa li antre nan inivèsite, li fè premye sik, 2e sik jouk li rive nan 3e sik inivèsite...posiblite pou moun sa a pa ta awogan epi otoritè a mens anpil. Jean Casimir eksplike sa nan yon disètasyon li te ekri an me 1970 ki rele “Éducation et instruction en Haïti”. Li repwodwi l kòm entwodiksyon liv li a ki rele La culture opprimée. Se yon fason pou di ou, se pa mwen ki fè obsèvasyon sila a an premye. Se menm awogans sa a ki fè Fritz konsidere pwopozisyon altènativ m ap tante fòmile a tankou mank etik, paske li pa koresponn avèk enstitisyon Loksidan yo. Se menm awogans lan ki fè ni li ni lòt tokay li a kwè sou baz diplòm yo, se pou tout Fakilte Syans pou Moun te mete ajenou pou bo pye yo. Menm si diplòm nan se enkonpetans yo li ta kouvri.

 

Se nan sikonstans sa a Fritz te swete fèmen bouch mwen nan mande m yon deba. Si m pa eksplike dènye fraz la, moun k ap li p ap konprann. Fritz se ansyen etidyan nan Fakilte Syans pou Moun. Menm jan ak yon ansanm lòt ansyen etidyan Fakilte sila a, li gen pwoblèm politikman avèk etidyan k ap fè manifestasyon yo. (Majorite entèlektyèl ayisyen gen rayisans ak mepri pou manifestan, paske manifeste se zak moun sal. Se nan petisyon yo kwè, se plim alamen entèlektyèl revandike). Paske, kòm tout moun wè li, se etidyan Fakilte Syans pou Moun yo ki toujou devan nan manifestasyon swa bò kote ouvriye swa pou soutni kòz ouvriye yo. Fakilte Syans pou Moun, menm jan ak tout rès sosyete a, pataje ant pwogresis ak ladwat. Men ladwat pa gen lavwa ochapit nan Fakilte Syans pou Moun. Men vrè pwoblèm nan, Fritz pa ka denonse pwogresis yo karebare (paske pèsonn pa vle pase pou anti-pwogresis). Li oblije ap chache kouvèti entèlektyèl pou l fè sa. Etandone nan tèt li, li estime pwogresis yo sèlman ap enpoze yo nan Fakilte a san yo pa fè deba ak pèsonn (podyab, li pa janm imajine se paske ladwat pè fè deba avèk nou, paske nou toujou ap chache kote ki gen deba pou n al diskite noumenm), li pwofite mande m deba. Paske nan tèt pa li, mwen t ap kouri pou deba a. Se poutèt sa m ap tann Fritz pandan 3 premye mwa lane 2010 la pou nou twoke kòn nou ansanm bò yon tab nan Fakilte a pou nou defann pozisyon politiko-ideyolojiko-entèlektyèl nou kòmsadwa. Pinga li envante okenn pretèks pou l mawon. Menm jan tou, pou yon 3e fwa, mwen di mwen ta renmen fè menm egzèsis la ak pwofesè Jean Josué Pierre anndan Lekòl Nòmal Siperyè, sizanka li ta estime mwen diy pou kanpe anfas li. Mwen panse sou entènèt la li pi fasil pou moun bay manti pase devan yon santèn inivèsitè parèy yo. Se yon 2e rezon ki fè mwen prefere debat avèk mesye yo fas pou fas.

 

Alòs Jean Myrto, mwen pa entèvni pou fè deba koulye a. Men, lèt-repons ou voye pou Jacques Mali a tèlman dyanm, mwen oblije jis entèvni pou felisite ou poutèt kantite limyè ou voye nan fowòm nan. Sa pa vle di mwen dakò ak tout sa ou ekri (se pa nesesè dayè), men mwen kwè ou se youn nan moun ki sezi pi klèman entèvansyon ni Fritz ni lòt 2 pwofesè ki te pote l sekou yo. (Paske mouche te bezwen sa anpil). Ou ka konstate mwen dispoze debat ak pwofesè Pierre, men mwen pa enterese di anyen avèk lòt pwofesè a. Paske, mouche se yon nonm ki fin vann fin achte nan Fakilte Syans pou Moun, malgre li se yon jenn gason. Epi tou, li pa janm rate okazyon pou joure sou baz mizangad pou moun ki gen lide kontrè pa entèvni sou sa li ekri.

 

Jean Myrto, mwen konstate ou nan labirent lan. Mwen sèten si se nan men pwofesè a ou ap tann tibout fil ki pou ede ou soti a, ou bannann. Paske pwofesè a pa gen fil sila a. Si l ta genyen l, li pa t ap bay li. Dayè, ou wè trè byen pwòp mesye sa yo se anvayi mwen poutèt mwen bay nan ki sous mwen bwè pou m chita refleksyon mwen. Yo p ap janm pran reskonsablite pou site sous pa yo. Dayè pa yo a rele “le divers”, an bon kreyòl, nou te ka di : tout voum se do. Epi tou, pa bliye sa, mesye sa yo se yon bann viktim pwopagann Loksidan. Nan tèt pa yo, depi yo tande MAKSIS KOMINIS, yo menm yo konprann se Staline, osnon Pol Pòt. (Yon jou y ap mete Hitler ak Mussolini nan lis la). Se pa fòt yo, se sa Loksidan prezante yo kòm maksis.

 

Nan tèks ou a, mwen renmen paragraf sa a anpil: Il aurait été intéressant de lire ses précisions sur les formes de cette violence qu'il [le professeur] condamne. Est-ce la violence structurelle (société où la majorité ne participe pas aux décisions qui sont prises en son nom, coups d'état, répression)? Serait-ce la violence institutionnelle (telle la manipulation de processus électoral, corruption des fonctionnaires, ou telles les manoeuvres ayant entouré le rejet de la Loi Benoit sur le salaire minimum par le même parlement qui l'avait au préalable votée)? Ou la violence idéologique? Ou encore la violence communicationnelle (monopolisation des media de communication, diffusion de pensée univoque, censure des opinions contraires, distorsion des faits et désinformation)? Ou, enfin, uniquement les manifestations d'étudiants et d'ouvriers?M felisite sajès ou nan jan ou poze lide a. Paske se pa ou sèlman ki wè se manifestasyon etidyan mesye yo rele vyolans lan, pandansetan se sèlman lari a etidyan yo genyen pou eksprime opinyon kontrè pa yo a. Youn nan lòt sa ou site yo pa vyolans pou pwofesè a. Se prèv pwofesè a pa sèlman diplome kòm filozòf, men li sitou fò nan fè viktim tounen bouwo.

 

Mwen grate babin mwen lè mwen li 2 kesyon sa yo: “ C'est en effet la première fois que je vois un homme de droite se mouiller la chemise et défendre avec tant d'emphase les idées de gauche d'un homme de gauche. Quels atomes crochus y a-t-il entre un homme de droite et un homme de gauche hormis le fait qu'ils sont les fils d'une même terre? Qu'est-ce qui rend les idées de gauche du Professeur Jean Josué Pierre si séduisantes pour un homme de droite qu'il n'hésite pas à plonger dans l'arène pour les défendre avec chaleur?” M pran libète di ou se filozofi pòsmodèn “nou tout fè youn” ki te nan acte 1 ak acte 2 lèt pwofesè a ki fè yon kanmarad ladwat li defann li byen konsa. Ou va note, an pasan, Jacques Mali se yon nonm onèt ki merite pou nou bat bravo pou li. Ipokrizi tèlman anvayi peyi nou, si nou jwenn yon moun ki pa ipokrit, nou dwe ankouraje li. Nan sans sa a, (m pa konn anyen sou lavi l, men sou baz deklarasyon sila a) m kwè Jacques Mali se yon modèl onèt. Li pa vin ekri okenn bèl fraz sou “égalité des chances” osnon “justice sociale” pou vin pran pòz li nan lagoch. Li di ou klèman se nan “Centre-droit” li ye. (Mèsi Jacques Mali pou onètete ou!)

 

An pasan, ki sa “égalité des chances” ak “justice sociale” genyen anndan yo ki fè se lide lagoch yo ye a menm? Mwen gen lenpresyon jenn predikatè “égalité des chances” sila yo pa okouran si doktrinè “égalité des chances” lan se yon sosyete “Ultralibérale” li te pwopoze kote sèl sa leta ta gen pou l fè se asire libète endividi ak libète mache yo!

 

M kanpe la pou kèk tiremak m t ap fè yo. Nan yon lòt okazyon m va retounen.

 

Kenbe fèm!

 

Franck


 

Date: Tue, 1 Sep 2009 13:04:36 -0700
From: myrto...@yahoo.com
Subject: Mise au point/ Réponse à Mr Jacques MALI
To: jak...@yahoo.com; Haitian...@yahoogroups.com; HaitiCo...@yahoogroups.com; haiti-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; haiti-...@googlegroups.com; Haitian...@yahoogroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr; 5rg...@yahoogroups.com
CC: kay...@hotmail.com; cigu.c...@laposte.net; pierr...@yahoo.fr; docm...@hotmail.com; sabi...@hotmail.com; wilin...@yahoo.fr; waw...@hotmail.com; jdesro...@yahoo.com; aryd...@yahoo.com; ogufera...@yahoo.ca; dox...@hotmail.com; aga...@yahoo.com; lapom...@aol.com; stvil...@aol.com; vo...@yahoo.fr




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JACQUES MALI

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Sep 2, 2009, 12:38:30 PM9/2/09
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Dr Julien,
Le plaisir sera partage de vous serrer la main et de poursuivre le dialogue
le jour ou l'on se rencontrera. Soyez-en sur.
Je serai bref ce matin, le temps me faisant deja la guerre.
Veuillez me permettre de commencer par la fin de votre texte pour remonter au fur et a mesure dans cet echange avec vous.
Les points: Commencons a les develloper:
1- Laisser poursuivre le debat entre Franck et Fritz-
Je vous l'avais deja dit. Franck se reservait pour 2010. Il vous l'a reconfirme.
Et c'est pourquoi que j'ai exhorte aux autres de continuer ce debat fort interessant de la gauche , la droite, et ses differentes variances en Haiti.
2- La Droite alliee de la Gauche-
La Droite du centre ne pourrait avoir de problemes avec la Gauche du centre qui croit dans un Etat de Droit et dans les  Institutions de la republique a consolider par des reformes . Nous aurions surement des divergeances sur   comment reformer.
Mais l'essentiel, Etat de Droit, Institutions, nous sommes d'accord.
Je prefere encore cette Gauche a la Droite radicale extremiste.
Savez-vous que j'ai fait une correspondence privee au Professeur pour lui dire comment j'etais en dessacord avec lui sur la question du salaire minimum ou il accusait 8 Patrons appartenant a la sous-traitance de honte pour la Nation. Pour moi , ce sont plutot des Heros. (difference de taille) 
Je lui avais envoye tout de suite apres, mes positions sur le salaire minimum, et explications sur mes positions..
2 positions, on ne peut plus contraires l'une de l'autre. Mais la encore, je pensais un dialogue  possible avec le Professeur, qui croit comme moi dans un Etat de Droit.
Je ne n'ai pas divulgue publiquement cette correspondence puisque cela aurait retire sur le debat qui etait en cours.
Cependant malgre nos divergeances fondamentales, je respecte la valeur du Professeur pour ses convictions dans un Etat de droit et son respect pour les Institutions a reformer. 
Reforme ou Revolution.
Je suis pour les reformes democratiques et non pour  les revolutions kraze-brize.
 
Le temps me faisant la guerre, Je suis oblige de m'arreter la.
J'ai encore quatre autres points a develloper.
J'essaierai de le faire un peu plus tard.
A plus tard, donc.
Cordialement.
Jacques Mali. 
 
 
 
 
 

--- On Tue, 9/1/09, Jean Myrto Julien <myrto...@yahoo.com> wrote:

From: Jean Myrto Julien <myrto...@yahoo.com>
Subject: Mise au point/ Réponse à Mr Jacques MALI
To: "JACQUES MALI" <jak...@yahoo.com>, Haitian...@yahoogroups.com, HaitiCo...@yahoogroups.com, haiti-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, haiti-...@googlegroups.com, Haitian...@yahoogroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, 5rg...@yahoogroups.com
Cc: "Franck Séguy" <kay...@hotmail.com>, "cigu.c...@laposte.net" <cigu.c...@laposte.net>, "Jean Josué Pierre" <pierr...@yahoo.fr>, "Martineau Guerrier" <docm...@hotmail.com>, "Sabine Guerrier" <sabi...@hotmail.com>, "Wilmar Innocent" <wilin...@yahoo.fr>, "Wawa" <waw...@hotmail.com>, "James Desrosin" <jdesro...@yahoo.com>, "Ary Désir" <aryd...@yahoo.com>, "Jose Kary Julien" <ogufera...@yahoo.ca>, "Christopher Michkyn Julien" <dox...@hotmail.com>, "Lourdes Aglaée Julien" <aga...@yahoo.com>, "Rony Lapommeray" <lapom...@aol.com>, "Gérard St-Vil" <stvil...@aol.com>, "Yvon PAUL" <vo...@yahoo.fr>
Date: Tuesday, September 1, 2009, 4:19 PM

Jean Myrto Julien (myrto...@yahoo.com) was added to your Guest List by their request | Delete this guest

Jean Myrto Julien

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Sep 2, 2009, 6:22:01 PM9/2/09
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Monchè Franck,
     Sa ki dòmi ake Jan, se li ki konnen wonfle a Jan! M konprann sa sa vle di, lè w nan dènye faz rechèch w ap fè nan kad etid ou. Ou santi chak minit konte e ke si chak jounen te ka gen plis pase 24 èdtan, li t ap fè w byen anpil. Sitou lè w vle fè zafè w kòrèkteman. Tout moun ki pase la konn filing sa a. Kouraj, kote w soti pi lwen pase kote w prale nan kad sa a.
     Se sa ki fè m pi apresye toujou efò ke w fè pou w voye kòmantè sa a, apre mizopwen ke m te fè ak Jacques Mali a. Pou m kontinye respekte chwa ke w fè a, m pap di anyen ki ta mande pou w menm ankò ta santi nesesite pou w fè yon entèvansyon kounye a. Balon an nan pye lòt kanmarad yo kounye a. Dayè mwen menm tou, m deside ke m deja pale twòp nan koze sa, e ke fò m fèrmen bouch an m. Men, m ap pran chans di kanmenm 2 bagay ke, m espere, tout moun ka dakò ake yo.
 
Dapre mwen:
1- Sa ta bel anpil si ni Fritz, ni lòt moun yo ke w site nan kòmantè w la ta fè menm jan tou; sètadi, voye yon ti kòmantè sou dènye sa w sot di la yo, yon sòt de ranmase lide ki, san li pa yon konklizyon, ta ka pèmèt tout moun ki tap suiv echanj ki tap fèt sou sijè sa a, jwenn yon ti lòsyè ki soti chak kote pou soutni kè yo annatandan gwo deba sa a  (ou sa yo) nan lane 2010.
2.- Li ta bon tou pou nou konnen ki jan moun ki pap ka anndan Fakilte a jou deba a, ap ka jwenn posiblite pou yo pwofite kanmenm de tout lide ki aprèy brase yo. Sitou pou moun menm jan ake m yo, ki pa nan peyi a.
 
     M espere anpil ke Fritz ak Pwofesè yo pap twouve ke sa m di la a se twòp, ni meprize sigjesyon ke m fè la a. Nan tèt an m, yon bagay ki te si byen kòmanse, pa ta dwe fini konsa...nan yon silans simityè etranje, ki ka fè moun imajine yon bann bagay ki pa tap sanble ak gwo nivo Inivèsitè nou sa yo sot montre, nan diferan entèvansyon ke yo fè deja. Nou konnen ke polemik se polemik, li ka toujou grafiyen santiman nou, yon ti jan, men li pa dwe kite tras nan relasyon ke moun dwe gen ak moun. Sitou pami Inivèsitè. Nou ka pa panse menm jan. M ale pi lwen pou m di, nou pap janm panse menm jan. Se yon reyalite ke nou pa ka chanje (Pensée unique, pensée inique!). Men nou pa oblije lènmi pou sa. Sitou nan peyi dAyiti ki jodia, pi plis toujou, bezwen entelijans ak konviksyon tout pitit èy pou lage yon koukouwouj dèya enjistis ake lanmizè ki ap fin masifrennen majorite moun nan peyi a, enpi tou efase souflèt bòt Minustah ki nan peyi a reprezante pou figir a tout moun ki Ayisyen tout bon.  Sa se yon reyalite ke nou ka chanje. Se sou teren sa yo pou lide ke n ap diskite yo ateri. Se sou teren sa yo lit la gen sans. E se pa nan kontinye lojik divizyon an, sitou antre nou menm ki di ke lide politik an nou panche agòch, ke n ap jwenn fòmil pou korije sa ki dwe korije nan sosyete an nou an. Nou tout dwe retounen nan sous òtodoksi panse goch la, pou nou sispann mache degrenngòch ou dwategòch. Se sa m kwè ak tout trip mwen.
     Yon lòt fwa ankò, monchè Franck, mèsi anpil pou kòmantè yo. M apresye efò a, e m apresye tou jan w dirèk lè w ap di sa w panse.
     Mesye dam lasosyete, anvan m tire lareverans, pèmèt ke m kite nou ake yon ti koze yon filozòf alman te ekri pou nou medite. Kenbe djanm.
 
"La Vérité est courbe et le Temps est un cercle." F. Nietzsche in "Ainsi Parlait Zarathoustra."
 
Dr Jean Myrto JULIEN

Franck seguy

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Sep 2, 2009, 7:20:43 PM9/2/09
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Monchè Jean Myrto,
 
M apresye anpil jan ou konprann sitiyasyon m ap viv la. Se pa yon kòmantè anplis m ap fè, se sèlman pwopozisyon # 2 nan mesaj ou a, m te vle siyale mwen te pwopoze yon fason pou moun ki p ap ka patisipe an dirèk nan deba a kapab benefisye li. Mwen jis kopye lèt sa a pou moun ki pa t li l kapab jwenn okazyon fè sa. Mèsi anpil!
 
Franck
 
men lèt mwen te ekri Fritz Calixte nan dat 29 dawout ki sot pase a:
 
"Monchè Fritz,
 
Mwen byen konprann koulye a. Erezman mwen te mande eksplikasyon! Koulye a, rete pou nou kwaze fas pou fas la pou nou ka fè yon bèl deba nan koumansman 2010 la. (M ap fè vit pou m ka deja nan peyi a anvan 2010).
 
Gen yon lide m panse pwopoze ou: etandone se sou entènèt la nou planifye deba a, mwen ta swete atik nou chak ap ekri pou rezime pozisyon nou yo pou nou ta voye yo sou entènèt la, yon fason pou moun ki t ap swiv, men ki pa al asiste nou nan fas pou fas la, yo ta benefizye kichòy kantmenm. Sa pa vle di rezime a pa ka soti sou jounal, men m pa twò fè mwayen jounal la konfyans paske m prevwa prezante kèk lide m panse ki ka deranje enterè moun ki gen mwayen piblikasyon yo. Sa kapab fè medya pa ban m lapawòl (menm si sa ki rive yo aksepte ban mwen tou, ou pa janm konnen).
 
M pwofite di ou mèsi pou okazyon sa a ou ofri mwen pou m kapab ekspoze an piblik kijan mwen estime vizyon m ap defann nan kapab ateri nan reyalite peyi d Ayiti a. Se va pou mwen yon kado nouvèl an, kòm nwèl ap deja pase.

Kenbe fèm,
 
Franck
 
M sigjete ou koumanse gade ki moun ki va jwe wòl moderatè pou nou. Li ta ka bon tou, si ou ta eseye jwenn 2 moun ki kapab fè yon tiranmase apre nou chak va fin pale, yon fason pou piblik la ka byen jwi entèvansyon yo. Se yon pwopozisyon."

 

Date: Wed, 2 Sep 2009 15:22:01 -0700
From: myrto...@yahoo.com
Subject: Re : [Haïti-Nation:10200] RE: Mise au point/ Réponse à Mr Jacques MALI
To: haiti-...@googlegroups.com; kay...@hotmail.com; jak...@yahoo.com; haitian...@yahoogroups.com; haitico...@yahoogroups.com; haiti-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; vin...@yahoogroupes.fr; 5rg...@yahoogroups.com
CC: cigu.c...@laposte.net; pierr...@yahoo.fr; docm...@hotmail.com; sabi...@hotmail.com; wilin...@yahoo.fr; waw...@hotmail.com; jdesro...@yahoo.com; aryd...@yahoo.com; ogufera...@yahoo.ca; dox...@hotmail.com; aga...@yahoo.com; lapom...@aol.com; stvil...@aol.com; vo...@yahoo.fr; bcsju...@gmail.com; jeanpie...@yahoo.fr; Hug...@aol.com; Hug...@aol.com; pierr...@yahoo.fr; stvil...@aol.com; rid...@yahoo.com

JACQUES MALI

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Sep 3, 2009, 1:14:17 PM9/3/09
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Dr Julien,
Le plaisir sera partage de vous serrer la main et de poursuivre le dialogue ce jour ou l'on se rencontrera. Soyez-en sur, Docteur.
Je serai bref ce matin, le temps me faisant deja la guerre.
Veuillez me permettre de commencer par la fin de votre texte pour remonter au fur et a mesure dans cet echange avec vous.
Les points: Commencons a les develloper:
 
1- Laisser poursuivre le debat entre Franck et Fritz-
Je vous l'avais deja dit. Franck se reservait pour 2010. Il vous l'a reconfirme.
Et c'est pourquoi que j'ai exhorte aux autres de continuer ce debat fort interessant de la gauche , la droite, et ses differentes variances en Haiti.
 
2- La Droite alliee de la Gauche-
La Droite du centre ne pourrait avoir de problemes avec la Gauche du centre qui croit dans un Etat de Droit et dans les  Institutions de la republique a consolider par des reformes . Nous aurions surement des divergeances sur   comment reformer.
Mais l'essentiel, Etat de Droit, Institutions, nous sommes d'accord.
Je prefere encore cette Gauche a la Droite radicale extremiste.
Savez-vous que j'ai fait une correspondence privee au Professeur pour lui dire comment j'etais en dessacord avec lui sur la question du salaire minimum ou il accusait 8 Patrons appartenant a la sous-traitance de honte pour la Nation. Pour moi , ce sont plutot des Heros. (difference de taille) 
Je lui avais envoye tout de suite apres, mes positions sur le salaire minimum, et explications sur mes positions..
2 positions, on ne peut plus contraires l'une de l'autre. Mais la encore, je pensais un dialogue  possible avec le Professeur, qui croit comme moi dans un Etat de Droit.
Je ne n'ai pas divulgue publiquement cette correspondence puisque cela aurait retire sur le debat qui etait en cours.
Cependant malgre nos divergeances fondamentales, je respecte la valeur du Professeur pour ses convictions dans un Etat de droit et son respect pour les Institutions a reformer. 
Reforme ou Revolution.
Je suis pour les reformes democratiques et non pour  les revolutions kraze-brize.
Seules les revolutions d'esprit et de mentalite seraientt appropriees aujourdh'ui dans l'Haiti retrograde dans le constat avec ses retards accumules et multiplies sur la voie du developpement et du progres.
 
3-Syllogisme et sophisme dans mes argumentations-
Syllogisme, je veux bien, a la rigeur, mais sophisme, je n'en trouve pas. On pourra toujours en discutter la ou vous les releverez.
 
4- Frange de Droite-
Je crois avoir suffisement emis d'opinions avec analyses sur les divers forums durant ces deux dernieres annees pour qu'on puisse se faire une ideee. Il est vrai qu'il me semble que vous etes un nouveau venu sur les forums, mais je peux vous dire avant tout et pour tout, je suis surtout pro business et pro investissements en Haiti dans une Haiti etat de droit et de liberte.. Ce serait long et exhaustif de faire valoir tous mes points de vue, mais grosso modo, je suis pour la privatisation des entreprises publiques en Haiti, entre autres.
Je suis pour le big Business et les Investissements aptes a creer richesses et l'emplois en Haiti.
Il y a , j'estime pour notre malheur, cette mentalite
anti-business coiffee d'un faux nationalisme en Haiti en grand contraste a celle exhibee en Republique Dominicaine. 
 Je suis sur que nos penseurs intellectuels Haitiens qui s'y trouvaient la semaine derniere s'en sont apercus. Vision et mentalite pro business sont a la base de leurs progres.
Nous aurions beaucoup interet a apprendre de leur vision
Le developpement est une question de mentalite, aime t'on dire souvent. Je pense que c'est vrai.
Nous pourrions beaucoup apprendre des Dominicains, et nous aurions beaucoup d'avantages a tirer d'une cooperation economique avec eux si seulement nos Dirigeants politiques responsables faisaient preuve d'intelligence et de vision opportune. 
Leur marche represente 11 millions d'habitants parmi lesquels 1 million d'origine haitienne. Notre rhum national et clairin aurait du avoir fait fortune chez eux deja dans le cadre d'accord commerciaux negocies avec nos voisins..J'ai meme ecrit que le developpement economique d'Haiti passait par la Republique Dominicaine.
Se pa linet loksiden non, mon Frere. 
Ranse toujou.
Se vision business, Frè m...
Tout pres de nous, ya p vanse, nou mem na p fe bak.
Ils ont compris que seuls les investissements a grande echelle pouvaient faire une difference, d'ou leur obsession a courtiser le capital dans leur pays.( Groupe de Santo Domingo, Groupe de Santiago, Groupe Donald Trump, Groupe Bill Gates et j'en passe, Groupe de Petion Ville et de Bourdon aussi... pourquoi pas?
Business, vieux frere.
Il y a un Think Tank dominicain.
Yo pa chita ap kritike toute la sen jounin  Boujwa,
paske , bay yo kredi, yo kompran  pa ka gen developman
san boujwa e san sektè prive lan peyi yo.
Ranse toujou bo isi a. 
Boule kaotchou toujou,  kraze-brize dans la violans militante.
Inivèsitè ap voye roche, e pi,nap mande moun vin n pou mete kob yo lan  peyi a.
Difference fondamentale entre un pays qui avance et un autre qui recule. Ils acceuillent et invitent le capital dominicain comme etranger
a investir chez eux.
Yo pa lan koupe tete , boule kay toujou comme au temps de Dessalines en 1804.
 Donc, Docteur, je suis pro business ampil.
Je me dis que si j'etais aux Etats Unis, j'aurais ete un Republicain a la Collin  Powell qui aurait garde, malgre tout, sa sensibilite sociale en matiere politique.
Voici.... pour " la frange ".
 
5- Je n'ai jamais pense que vous vous attaquiez a la personne de Josue Pierre, A la rigeur, vous aviez des divergeances avec certains de ces jugements, arguments et opinions, mais ceci est normal.
 
6- Vous avez raison de souligner les difficultes d'etre impermeable aux emotions. Les opinions transpirent malgre tout, meme quand on se voudrait objectif. 
Je vous ai catalogue dans un camp pour etre consequent avec vision plutot binaire de Franck Seguy.(
 
Le temps me faisant la guerre, Je suis oblige de m'arreter la.
J'ai encore quatre autres points a develloper.
J'essaierai de le faire un peu plus tard.
A plus tard, donc.
Cordialement.
Jacques Mali. 
 
 
 
 
 

--- On Tue, 9/1/09, Jean Myrto Julien <myrto...@yahoo.com> wrote:

From: Jean Myrto Julien <myrto...@yahoo.com>
Subject: Mise au point/ Réponse à Mr Jacques MALI

Josué Pierre Dahomey

unread,
Sep 3, 2009, 7:26:05 AM9/3/09
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Cher Franck, Cher Jacques, Cher Myrto,

Pour une raison ou pour une autre je ne reçois pas tous vos mails. C’est un peu regrettable puisque j’aurais pu vous faire part de mes sentiments plus tôt. Cela dit, je viens de recevoir le dernier mail de réaction de Myrto à Jacques et le renchérissement de Franck sur ce que Myrto a écrit. Mais je n’ai toujours pas reçu la correspondance où apparemment Jacques m’a gratifié d’un peu de mérite en épinglant Myrto. Soit dit en passant, je prends acte qu’il y a un complot entre l’occident (qui contrôle le net) et Franck Séguy pour que je ne reçoive pas mes mails à temps, et surtout pas ceux qui gratifient d’un minimum de compréhension. (J’espère au moins avoir fait sourire Franck !).

Alors cher Franck, je n’entends pas polémiquer sur les caractères et les personnalités. Je préfère regarder les choix et leurs justifications, débattre de leur bien-fondé, les affronter sur des bases plutôt objectives et me battre pour ce que je crois juste. En parlant d’objectivité, je suis content de ne m’être pas trompé sur l’homme que vous pouviez être vraiment. Je viens de me rendre compte que j’avais plus d’estime pour vous que je ne le croyais moi-même. Juste pour vous expliquer : je viens de parler à un de mes cousins qui apparemment vous connaît bien et qui me demande, « sa w gen ak Franck Séguy papa ? ». « Men anyen, se jis yon ti echanj », répondis-je.   « antouka, Franck pa viv li byen », me dit-il. Et puis, mon cousin m’a rappelé combien moi-même je lui disais du bien de vous il y a un certain temps. En réalité je ne connaissais pas votre nom, je ne connaissais pas votre visage, mais je parlais de vous à la suite d’une émission dans laquelle vous aviez croisé le fer avec Patrice Dumont sur Caraïbe FM, et je disais combien je trouvais vos positions cohérentes,  justes et tenables. En fait, jusqu’à aujourd’hui, je ne pouvais pas me dire clairement qui répond au nom de Franck Séguy et je ne pouvais pas mettre un visage sur celui qui débat avec Fritz Calixte. Mais je respectais vos positions depuis bien longtemps. Mais le comble de tout ça, je viens de me rappeler qu’à la suite de cette émission, on s’est croisé à plusieurs reprises dans les facultés où je vous ai félicité pour ce débat. Vous me direz si je me trompe de personne, mais si vous êtes le Franck Séguy dont mon cousin m’a parlé, mon cher Franck, j’ai vraiment beaucoup d’estime pour vous. 

Cher Jacques, cher Myrto, merci pour vos encouragements. J’attends de recevoir la correspondance de Jacques (à laquelle Myrto a répondu) pour me faire une idée exacte de la teneur de celle-ci. Mais entre temps, je voudrais remercier Myrto pour les remarques tout à fait pertinentes qu’il a faites. Elles me font penser à ce que j’écris et les formules que j’emploie pour dire les choses. Vous savez, parfois vous dites une chose que vous croyez aller de soi, tant vous vous êtes habitué à vous représenter la chose comme vous la concevez.  Et puis une simple question sur le sens que vous donnez aux agencements de vos idées, sur les soubassements théoriques qui les portent, sur la raison ou les raisons qui vous autorisent à vous avancer dans telle direction, et là vous vous apercevez  quelques clairs-obscurs, voire carrément des  zones d’ombre sur des choses que vous teniez pour limpides. Alors, merci Myrto de me donner l’occasion de clarifier ma pensée. En fait, comme vous ne me faites pas vraiment d’objection de principe, mais semblez plutôt me réclamer des explications et éclaircissements, je vais m’atteler à cela essentiellement. Je m’excuse déjà pour les quelques digressions académiques qui puissent y prendre place (comprenez bien que je suis philosophe et ‘politiste’ de formation / ‘thèse de doctorat de philosophie politique, et master de science politique’). Mais, je souhaite être le moins jargonneux possible, cependant, il faut que j’arrive à mettre de l’ordre dans les idées qui bouillonnent dans ma tête en ce moment.

Je voudrais commencer simplement par indiquer quelques simples considérations préliminaires sur  la question politique en général (juste pour asseoir mon raisonnement). Je m’étendrai un peu sur cet aspect conceptuel, mais vous verrez pourquoi ce point de départ aura été nécessaire. 

La politique c’est l’art – en fonction du besoin de donner une direction à la chose sociale ou la res publica –  de mettre des moyens au service d’une ou des fins. Souvent il arrive qu’on vise une fin (c'est-à-dire un résultat, comme le fait de vouloir que le salaire minimum soit porté à 200 gourdes), mais que les moyens politiques pour atteindre cette fin fassent défaut. Parfois aussi les moyens sont là, mais il faut savoir les utiliser, savoir les déplacer comme on déplace les pions d’un jeu d’échec. C’est pour cela que la politique est un art (au sens premier de ‘artio’) c'est-à-dire  un savoir-faire. Cela dit, il faut toujours se rappeler que, dans la sphère politique, les moyens sans l’art sont aveugles, c'est-à-dire ne peuvent pas trouver la voie des fins qu’on se propose, et que l’art sans les moyens est vide, au sens où l’on dit qu’on pédale dans le vide, sans engranger sur rien et sans avancer. Quand on fait de la politique, il faut toujours avoir en permanence en tête la double interrogation, parfaitement enchevêtré et dont l’une se nourrit de l’autre : qu’est ce que je veux et qu’est ce que je peux ? 

Ce que je veux peut être de deux ordres. Il y a ce que je veux comme ordre transcendant, comme idéal ou comme horizon et puis il y a ce que je veux comme volonté agissante d’individu, de groupe d’individus ou force collective. Ce que je veux comme ordre transcendant, on l’appelle encore la volonté transcendantale. Cette volonté régit les principes premiers, constitutifs de la vie politique. Autrement dit, cette volonté s’exprime dans la forme d’un idéal, d’un horizon auquel l’action politique (le deuxième ordre de volonté), la volonté agissante des individus, tend. En résumé, la volonté agissante (quand je fais de la politique), doit toujours avoir en vue la volonté transcendantale. N’était-ce cette dernière, la première serait sans boussole. C’est en cela qu’il puisse exister une politique de gauche et une politique de droite. Elles se différencient par la volonté transcendantale, l’idéal ou l’horizon vers quoi elles tendent. Dit autrement, l’on est de gauche lorsque sa volonté ou son action politique prend pour horizon une société dans laquelle les inégalités tendent à disparaître, ou une société qui tend vers l’égalisation des conditions (matérielles et  sociales des individus). L’on est de gauche lorsque l’on favorise le primat du collectif, du corps social sur l’individu.  A contrario, l’on est de droite lorsque son action politique prend pour horizon la puissance (souvent individuelle), ou la capacité caractérisée sous forme de liberté individuelle (par opposition à l’égalité). A droite, au lieu de l’égalisation des conditions (sous forme d’institution au service de la promotion de la justice sociale) on préfère l’idée d’égal-liberté. On ne promeut pas l’égalité pour elle-même, par contre on promeut la liberté pour elle-même. Ainsi,  la recherche de la liberté individuelle (à travers le marché notamment) prime sur la quête de l’égalisation des conditions. A l’idée de justice sociale, on préfère celle de la libre réalisation de soi, de la libre entreprise.

Ainsi, comme je viens de l’indiquer, la droite et la gauche se fondent chacune sur un idéal antagonique (à gauche le primat du collectif, à droite la primauté de l’individu). Une fois ces horizons posés, l’on voit bien ce qui distingue droite et gauche. Mais, subsiste une difficulté majeure.  Elle intervient en deçà de la volonté transcendantale, elle sied dans la volonté agissante.  Cette difficulté n’est pas un problème d’horizon ou d’idéal. Ceux-ci sont bien délimités. La difficulté réside plutôt dans les actions à entreprendre pour aller vers l’horizon qu’on se pose. Pour bien montrer ce que j’entends par là, je dois commencer par préciser qu’il n’y a pas de nature de droite ou de nature de gauche. Autrement dit, il n’y a pas d’homme ou de société naturellement de droite ou naturellement de gauche. Il y a des actions politiques qui tendent vers la droite et d’autres qui tendent vers la gauche. Aussi, Il y a des sociétés historiquement ancrées à droite, comme il y a des hommes qui se battent pour vivre conformément aux idéaux de gauche. Mais les hommes en général sont tout aussi conservateurs (de soi et des siens), comme ils sont capables d’acte d’abnégation et de fraternité. C’est pour cette raison que pour sortir d’une de ses impasses historiques traditionnelles, la gauche radicale a été obligée de recourir à l’idée de promotion de « l’homme nouveau ».  (fermons cette parenthèse).

Donc, disais-je, les difficultés commencent au niveau de la volonté agissante, au niveau de l’action politique. Et c’est là précisément qu’interviennent les problèmes politiques. Et c’est là que l’action de la gauche radicale va se montrer le plus souvent contre-productive. La gauche radicale confond souvent la volonté transcendantale avec la volonté agissante ; elle confond l’idéal et l’action, l’horizon et l’histoire. Rappelez-vous la distinction que j’ai faite entre ce que je veux, comme volonté transcendantale, et ce que je peux, qui est une modalité de ce que je veux par mon action. En politique, entre ce que je veux dans mon idéal d’homme de gauche (une société qui réalise l’égalité) et ce que je peux dans mon action, il faut que j’apprenne à jeter un pont fondé en raison. Je dis fondé en raison et non sur l’imagination (car contrairement à la raison, ici l’imagination est  le fantasme de pouvoir tout,  rien qu’en le voulant).

La gauche radicale bien souvent confond la volonté transcendantale (l’idéal d’une société parfaitement juste et équitable) et ce qui peut se faire dans l’histoire, avec les circonstances, les hommes, et les pesanteurs de toutes sortes. Dans ces conditions, l’action de cette gauche prend pour  pour maxime (de façon sous-jacente bien souvent) : même si je ne peux pas ce que je veux, mais je le veux tout de suite. Autrement dit, même si je ne peux pas faire la révolution (pour des raisons objectives et historiques), il faut que je me comporte comme si j’étais entrain de la faire hic et nunc.  Il y a cette espèce d’illusion transcendantale dans le radicalisme de gauche qui fait que cette gauche considère comme possible, ici et maintenant et une bonne fois pour toutes, ce dont se nourrit son imagination. Or aucune solution radicale ne se met en place sans qu’il n’y ait les conditions historiques de sa possibilité. La pensée de gauche (dans ses principes de base d’ailleurs) sait faire la différence entre les conditions objectives et les conditions subjectives de tout changement radical.   

 

En fait je dois aussi faire remarquer que ce problème de la gauche radicale est le problème du marxisme révolutionnaire en général. Vous savez, la pensée de Marx s’est nourri essentiellement de l’Hégélianisme (du nom du plus grand philosophe allemand du 19e siècle). Or la pensée de Hegel repose grosso modo sur l’idée de la dialectique de la raison. Pour Hegel, le devenir du monde ou ce qui advient dans l’histoire se fait à partir du principe du déploiement de la Raison, qui est l’âme du monde. Pour Hegel, la Raison gouverne le monde par une espèce de ruse, où l’être passe par le néant et où le néant doit se faire être, pour qu’advienne le devenir. Dit concrètement : dans l’histoire on aspire à l’être de la paix, mais la paix passe toujours par le néant de la guerre, et ce n’est qu’à travers cette dialectique entre paix et guerre que la Raison, en tant que raison des choses, esprit du monde ou Raison dans l’histoire, se pose. Donc la Raison apparaît comme l’âme de l’histoire, elle prend (en fonction du moment) la forme de l’esprit absolu et elle peut même s’incarner dans des personnes (par exemple, en 1806 Hegel voit passer Napoléon sur un cheval, il le décrit comme l’incarnation de la Raison, comme l’âme du monde. Et déjà à la suite de la victoire de Napoléon dans la bataille de Iéna, Hegel croyait qu’on a atteint « la fin de l’Histoire », c'est-à-dire désormais, l’humanité atteint l’âge de « l’Etat universel et homogène »).

Par ailleurs, (pour revenir à Marx et au marxisme radical), c’est essentiellement dans le sillage de la pensée de Hegel que celle de Marx va prendre forme. Dans ce sens, Marx lui-même nous dit que la philosophie de Hegel « marche sur la tête », il faut la faire marcher sur ses pieds. Autrement dit, la dialectique de Hegel est une dialectique idéaliste, il faut lui donner sa portée matérialiste. Autrement dit encore, la Raison comme l’âme de l’histoire est chez Hegel une idée abstraite, il faut en faire une forme concrète. C’est ainsi que dans le matérialisme dialectique, le prolétariat va incarner l’âme de l’Histoire, et la dialectique de la Raison (abstraite chez Hegel), va devenir la lutte de classe comme moteur de l’histoire chez Marx. Vous aurez remarqué que du glissement de l’idéalisme dialectique vers le matérialisme dialectique, la méthode reste la même (mouvement dialectique), la finalité reste la même (la fin de l’histoire), et même les préjugés restent les mêmes (c'est-à-dire que même si elle a une haute teneur émancipatrice, la raison qui s’incarne dans l’histoire ne se conçoit dans le marxisme que chez les prolétaires européens – j’en prends pour preuve les préjugés (et le mot est faible) de Marx contre des sociétés qui avaient leur propre mode de vie qui n’était pas celui de l’occident. Marx a même confié une mission à la plus grande puissance coloniale de son époque, car dans la théorie de l’évolution sociale de Marx, il n’y a pas de salut révolutionnaire pour une société, donc pas d’entrée dans la fin de l’Histoire et du même coup d’entrée dans l’universel, que si l’occidentalisation de cette société ait lieu au préalable. Je vous laisse apprécier ces perles de Marx   : « L’Angleterre a une double mission à remplir en Inde : l’une destructrice, l’autre régénératrice - l’annihilation de la vieille société asiatique et la pose des fondements matériels de la société occidentale en Asie » (Karl Marx). Ou encore, « La bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu’aux nations les plus barbares … De même qu’elle a soumis la campagne à la ville, les pays barbares ou demi-barbares aux pays civilisés, elle a subordonné les peuples de paysans aux peuples de bourgeois, l’Orient à l’Occident ».

   Cela dit, je ne rejette pas le marxisme. Avec toutes ses limites, c’est l’une des plus puissantes pensées d’émancipation que l’occident ait produite. Néanmoins, il faut avoir la probité intellectuelle de dire à ceux qui, au nom du marxisme, croient pouvoir stigmatiser les autres en disant que « Loksidan finn kwit sèvo yo », qu’ils devraient peut-être balayer devant leur porte, car le marxisme est aussi un occidentalisme.

Mais, mon cher Myrto,  revenons au problème qui nous préoccupe et qui m’a fait faire ce si long détour. En tant qu’homme de gauche, ce que je veux comme idéal ou horizon (une société parfaitement juste et équitable)  est par définition inatteignable.  C’est pour cela qu’il n’y aura jamais de fin de l’Histoire et que la politique demeure un passage obligé pour toutes les sociétés humaines. La politique aura toujours besoin d’horizon, c'est-à-dire de principes constitutifs. On les appelle d’ailleurs principes constitutifs parce que précisément ils constituent l’horizon, c'est-à-dire ils définissent ou délimitent ce vers quoi doit tendre la réalité des choses. Mais en tant qu’horizon, ce que ces principes délimitent est indépassable (l’horizon est toujours ‘projeté’ devant nous quelque soit l’avancée que nous faisons pour l’atteindre), et l’on ne saurait l’enjamber (seul l’imaginaire d’un enfant se représente l’horizon qu’il voit, lorsque le ciel tutoie la mer ou la montagne s’érige vers le ciel, comme une ligne qu’il peut traverser pour y aller au delà).

J’insiste sur ce point pour pouvoir arriver une chose capitale. La gauche radicale tend le plus souvent à confondre les deux volontés (transcendantale et agissante). Dès que cette confusion prend place, l’action politique ne peut qu’être contre productive, car elle va chercher à atteindre par la radicalité quelque chose que l’on n’atteint pas dans l’histoire. Pour parler comme Hegel, c’est comme si l’idéal s’incarnait dans la gauche, et l’idéal se prenait lui-même pour fin. C’est comme si la gauche devenait l’incarnation même de la raison dans l’histoire (ce que Marx a effectivement fait du prolétariat).  Ainsi, plus l’action est radicale, plus on a le sentiment qu’on avance vers son accomplissement. Or ce n’est là qu’une illusion transcendantale. Aucune révolution ne peut faire qu’une société devienne parfaitement juste et équitable. Aucune action radicale ne peut faire qu’on débouche sur la justice sociale littéralement accomplie. C’est pour cela qu’une volonté agissante de gauche doit toujours définir les options stratégiques qui lui permettent de tendre vers l’idéal. 

 Ainsi, une action politique, une volonté agissante peut être stratégiquement radicale, mais toute volonté radicale en soi, c'est-à-dire toute volonté politique qui prend la radicalité comme principe constitutif, ou comme horizon est politiquement contre productive. En effet, dire cela peut paraître  abstraite et péremptoire, mais il n’en est rien. En voici une démonstration possible. Une action politique (radicale ou conciliatrice) est juste lorsqu’elle permet d’arriver au résultat escompté. L’action politique est donc un moyen, c'est-à-dire une stratégie ou une tactique (en fonction de l’échelle) en vue d’une fin. Lorsque la radicalité de l’action se prend pour fin en soi, c'est-à-dire lorsque cette radicalité se meut rien que par et pour la rigidité de la volonté de fer, elle est au mieux folle, au pire suicidaire. En politique, lorsqu’on est dans l’action (radicale ou pas), on est toujours dans la stratégie, c'est-à-dire dans les moyens à mobiliser en vue d’une fin. Les moyens peuvent se déployer stratégiquement sous une forme radicale, mais la forme radicale en elle-même, sans stratégie clairement définie pour la guider, est toujours aveugle et est en cela contre productive.

Formulons à présent l’idée de contre productivité de la représentation radicale à partir d’exemples tirés de la bataille sociale autour du salaire minimum. En effet, pour vous donner une idée de ce que j’entends par contre-productivité de la gauche radicale, je vais essayer de vous dérouler quelques séquences  de ce qui s’est passé pendant la courte période de la lutte pour la question du salaire minimum, et vous allez comprendre en quoi certaines pratiques de la gauche radicale peut être contre productive ou produit exactement l’inverse du résultat auquel l’on s’attendait dans cette lutte.

5 mai 2009 : à la suite de la chambre des députés, le sénat a voté à l’unanimité la loi portant le salaire minimum à 200 gourdes. René Préval a une semaine pour publier cette loi dans le journal officiel ou y faire objection. La saga commence.  Le président tergiverse. La bataille sociale se dessine.

13 mai : une semaine après le vote de la loi, les patrons montent aux créneaux. Misye yo kanpe an kwa. Se kwa sa Préval tap tann poul kloure ouvriye yo. Les forces sont à l’œuvre, les camps se forment ou reprennent forme. 

17 Juin : Préval fait finalement objection. Les camps se mettent définitivement en place. Je voudrais ici préciser une chose capitale. Lorsque je dis les camps, je pense au mieux à cinq camps (ceux qui de mon point de vue pourraient avoir une influence sur le déroulement de cette bataille) : le parlement, l’exécutif, les étudiants de la FASCH et d’autres forces sociales comme batay ouvriye, les patrons, les ouvriers eux-mêmes et la population en général. Cette précision concernant les camps est capitale à mes yeux car à mon avis, c’est parce que certains, dans leur représentation radicale, estimaient qu’il n’existe toujours que deux camps, qu’ils n’ont pas su avoir la présence d’esprit de mettre en place la stratégie pour mobiliser véritablement tous les autres camps dans leur camp  à eux. Par exemple, il est frappant pour moi que la population haïtienne restait en grande majorité en dehors de cette bataille (en terme d’illustration, l’anniversaire de Jean Bertrand Aristide a mis dans la rue plus de monde que toute la mobilisation sociale de la période du salaire minimum). J’aimerais bien que ceux qui promeuvent l’idée de deux camps m’expliquent ce contraste. Mais revenons à notre explication de contre productivité de l’action radicale aveugle.

A partir du moment où Préval fait objection, une véritable levée de boucliers devait se préparer. Les étudiants de la faculté des sciences humaines ont joué un rôle primordial à cela. Mais, on ne peut pas s’en tenir au fait du discours radical et de quelques percées radicales dans l’action pour faire avancer les choses et gagner la bataille sur le salaire minimum. C’est pour cela que la position radicale devrait être partie prenante d’une stratégie politique pour gagner cette bataille. Pour ne pas être contre-productive, la volonté agissante sur le bêton devrait s’accompagner de stratégie politique. Je vous donne un exemple et vous allez voir en quoi une radicalité qui n’est pas une stratégie mais se prend pour fin en soi est aveugle et contre productive. Pendant la période de la mobilisation sur le salaire minimum, une autre mobilisation sociale s’est enclenchée. Il s’agit cette fois d’une marche, le 16 juillet 2009 en faveur la protection de l’environnement. Au nom de la bataille du salaire minimum, certains radicaux de gauche font irruption dans la marche, en traitant les organisateurs de valets de la bourgeoisie. Ainsi, une manifestation qu’une gauche pragmatique aurait pu utiliser pour montrer que le combat pour l’environnement social des travailleurs et celui pour l’environnement naturel du pays est un même combat, ces étudiants dans leur radicalité sans stratégie et donc contre productive, ont transformé en adversaire un allié potentiel et ils font dire Arnold Antonin,  « Ces étudiants agissent en parasites comme les patrons qu'ils critiquent. Incapables de réunir plus de vingt personnes, ils se greffent sur une manifestation composée de travailleurs, d'ouvriers, de petits commerçants, de gens venus de tous les horizons sociaux et économiques pour marcher contre le suicide collectif, l'absence de politique de sauvegarde de l'environnement ».

Voyez-vous Myrto, une gauche pragmatique aurait trouvé la voie de ne pas dresser ces gens contre le combat que ces étudiants entendent mener. Même s’il faut reconnaître la légitimité de la solidarité des étudiants avec les ouvriers, mais la pratique de ces derniers ne rencontrait pas toujours la forme de support dont les ouvriers ont besoin pour faire avancer leurs justes revendications.

J’ai en tête un autre exemple pour vous montrer qu’une gauche pragmatique peut mieux tirer profit de certaines situations pour faire avancer les choses là où une gauche radicale peut se révéler non opératoire. C’est l’exemple d’une simple intervention qui a bouleversé la donne au moment des débats houleux et qui a failli même renverser la tendance. Au cœur des débats et des rapports de force qui bloquent tout, les députés ont mis sur pied une commission qui devrait donner un avis d’expert. La commission suit son cours et finalise son rapport. Le rapport de cette commission, comme on s’y attendait, va plutôt dans le sens de l’exécutif et du patronat. La position pour le salaire minimum à 200 gourdes s’en trouve davantage fragilisée.  Le « béton » s’échauffe, mais le béton comme moyen se révèle incapable à renverser la vapeur. C’est là qu’intervient une voie, une interprétation de la situation qui contient à peine cinq ou six phrases, mais qui aura à ce moment précis plus d’impact dans le débat au parlement que les bruits du béton : Mirlande Manigat dans une interview estime que constitutionnellement le parlement ne statuera que sur l’objection du président. Point.

A ce moment là, et la proposition de la commission ne sera plus tout aussi déterminante. En fait en y réfléchissant, on pourra se dire que si cette intervention de Mirlande Manigat, avait été faire antérieurement à la commission, elle aurait même empêché celle-ci de naître. L’issue du vote 38/36 en aurait été peut-être différente (c’est juste une hypothèse).

Mais ceci indique que là encore, le béton radical n’était pas ce qui faisait vaciller les trônes et les autels, mais une intervention de quelques phrases. L’idée n’est pas de dire que le béton comme moyen n’a pas sa place, mais plutôt que le béton comme moyen doit être pensé pour qu’il ne soit pas seulement un rituel sans vue, un regard sans vision ou un moyen aveugle de sa fin, un radicalisme contre-productif.   

Au final, ce que je souhaite souligner, c’est qu’avec une gauche pragmatique, on aurait fait en sorte que la mobilisation sociale s’intensifiât et imposât son propre rythme, en forçant le patronat et l’exécutif à réaccorder leurs violons.  Vous voyez bien l’idée, il s’agissait de donner une portée toujours plus vaste à la revendication sur le salaire minimum. Et pour revenir encore à l’idée de contre-productivité, l’irruption brutale de certains dans la manifestation en faveur de l’environnement avait dans une certaine mesure cassé la praxis de l’avancement dans cette lutte. C’était comme une espèce de chape de plomb que les étudiants venaient d’ajouter à leur propre bilan politique que certains secteurs (et pour cause) se plaisent à présenter comme des petits casseurs. En cassant la manifestation sur l’environnement au nom de la cause du salaire minimum, ils cassaient la cause du salaire en créant un environnement hostile à celle-ci. C’est là une expression parfaite de la contre-productivité de la radicalité.

Voilà cher Myrto, autour de l’idée de contre productivité de la gauche radicale comme je l’entendais. Je dirai ce que je pense sur d’autres points de discussion à la faveur des circonstances.

                                                                   Bien à vous

                                                                                          Josué.

Excusez mes coquilles, je n’ai pas eu le temps de tout relire.

 

 


 

 


Fritz Calixte

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Sep 4, 2009, 1:16:58 PM9/4/09
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Cher Franck Séguy,

 

Tu as pris la première occasion pour revenir au débat et j’en suis ravi. Tu invoques mon nom une dizaine de fois dans ta réaction aux courriels de Myrto. Jean Josué Pierre a apporté une réponse chatoyante aux interrogations de Myrto, qui a amené avec une certaine manière une série de question : « […] "Est-ce la justification de ce qu'on pourrait appeler une "gauche de salon"? Une gauche dont le discours est édulcoré pour le rendre "politiquement acceptable" par ceux-là mêmes qu'il est censé attaquer sur le plan dialectique, mettant à nu leurs incohérences, et dont les militants s'affublent des oripeaux d'un conservatisme bon chic bon genre? Une gauche que les forces anti-changement ont maintes fois utilisé et continuent d'utiliser, les dressant contre les intérêts de leurs propres frères et camarades de gauche, les encourageant à s'étriper mutuellement au propre comme au figuré? Avec comme conséquence logique une certaine forme de discrédit des "idées de gauche", un affaiblissement, voire même une banalisation des mouvements de gauche et un champ de bataille clairsemé où le camp progressiste balkanisé en de multiples groupuscules n'arriverait plus à faire valoir et prendre en compte ses options pour une société plus juste et plus humaine? ». Questions au demeurant lourdes de sens. Je ne reviens pas sur l’argumentaire de Josué, qui a montré comment l’action de la gauche radicale peut-être contre productive au projet d’émancipation des plus défavorisés étant donné que sa maladie, pour reprendre l’expression de Lénine, est de vouloir faire correspondre immédiatement un idéal d’égalité arithmétique à une société plurielle. Le dossier que Josué a ouvert laisse également entrevoir qu’il ne s’agit pas pour la gauche de s’abriter derrière un discours présentable pour se révéler un instrument aux mains de ceux qu’elle est censée combattre (sous-entendons la droite), car elle est mue par la volonté de placer les institutions au service de la justice sociale.

 

Pour l’instant, je me concentre, cher Franck, à ta non, mais néanmoins interpellation que tu m’adresse. Je t’avais précédemment souligné qu’il serait profitable aux lecteurs, à toi et à moi si tu allais à l’essentiel dans tes mails. Notre cher Myrto dirait qu’il est là « ti zepis ak yon ti piman » w ap mete nan deba yo, sauf que cela ne le rend pas « pi dous », je n’aurais pas besoin de contredire tes allégations avant de t’opposer des idées. J’aurais commencé ce mail directement par les sept derniers paragraphes.

 

Dans ton mail, tu déclares que ma véritable motivation était de « nwaye denonsyasyon » w « yo » en sollicitant un débat et tu affirmes que je l’ai fait pour préserver le gouvernement. Je m’en amuse encore de ce montage cousu de fil rouge. J’ai exprimé publiquement mes désaccords avec les actions du gouvernement. Tu m’as même adressé dans un courrier du 10 juin 2009 des « Félicitations à Fritz Calixte pour son courage ».

 

Comment peux-tu faire une telle affirmation « Fritz se ansyen etidyan nan Fakilte Syans pou Moun. Menm jan ak yon ansanm lòt ansyen etidyan Fakilte sila a, li gen pwoblèm politikman avèk etidyan k ap fè manifestasyon yo. (Majorite entèlektyèl ayisyen gen rayisans ak mepri pou manifestan, paske manifeste se zak moun sal. Se nan petisyon yo kwè, se plim alamen entèlektyèl revandike).

[…] Fakilte Syans pou Moun, menm jan ak tout rès sosyete a, pataje ant pwogresis ak ladwat. Men ladwat pa gen lavwa ochapit nan Fakilte Syans pou Moun. Men vrè pwoblèm nan, Fritz pa ka denonse pwogresis yo karebare (paske pèsonn pa vle pase pou anti-pwogresis). Li oblije ap chache kouvèti entèlektyèl pou l fè sa. »

 

Cher Franck, je n’ai pas L’archipel du goulag sous la main, mais ses lignes ont beaucoup en commun avec les raisons qui ont justifié l’internat des opposants dans ces îlots. On leur adjoint des épithètes comme fait l’Occident d’ailleurs pour couvrir des pratiques aux moralement douteuses. Je t’enverrai quelques paragraphes, à l’occasion. Tu infères de tes présupposés que je suis quelqu’un de droite qui se cache derrière une étiquette d’intellectuel et du coup, mes objections sont teintées de « raysans »… Tu restes cohérent avec tes précédents mails ou tu as beau essayé de me faire passer pour quelqu’un qui souhaite se mettre au service des exploiteurs en faisant la promotion de mes diplômes.

J’ai relu certains mails que tu as échangés avec d’autres contradicteurs ou à propos de contradicteurs (dont Hérold Toussaint, Rachel Elien…) et à chaque fois la violence est la même (ou trete yo de tout non). Tu oublies que la caricature profite à celui qu’on caricature. La contradiction t’agace. Au royaume de la sainteté, tu es le seul à disposer d’assez de dignité pour y demeurer.

 

Je ne cherchais pas à « fèmen bouch » ou, je voulais seulement te faire remarquer qu’on peut être contre productif quand on n’accompagne pas ses revendications d’un minimum d’éthique. Tu préfères voir dans le désaccord l’« awogans sa a ki fè Fritz konsidere pwopozisyon altènativ m ap tante fòmile a tankou mank etik, paske li pa koresponn avèk enstitisyon Loksidan yo. Se menm awogans lan ki fè ni li ni lòt tokay li a kwè sou baz diplòm yo, se pou tout Fakilte Syans pou Moun te mete ajenou pou bo pye yo. Menm si diplòm nan se enkonpetans yo li ta kouvri ».

 

Je me demande en quoi cette articulation n’est-elle pas, en elle-même, arrogante ? Jeter au visage du contradicteur le qualificatif d’arrogant parce qu’il exprime ses réserves et en déduire son incompétence, cher Franck c’est une manœuvre d’orfèvre. Je te dirai en passant que le débat sur l’état de la FASCH se fera et j’invite toutes celles et tous ceux concernés par le devenir de la Faculté des Sciences Humaines à s’impliquer.



Josué Pierre Dahomey

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Sep 5, 2009, 5:32:10 PM9/5/09
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Mes chers amis,

Suite à mes modestes contributions au débat sur la question de la gauche, on me bombarde d’e-mails adressés à moi personnellement en dehors des sites de forum. Je ne reçois pas moins d’une dizaine de mails (onze pour être précis) dont des professeurs de la FASCH, de l’INAGHEI et de l’ENS. On me fait objection sur tel point précis, on me demande explication sur tel autre point, et en général on s’intéresse à l’idée d’une gauche pragmatique.  Je dois dire que je suis très honoré de vos sollicitations, mais je vous demanderai d’adresser ces correspondances sur les sites du forum aussi. Vous savez, dans les dernières remarques qui me sont faites ce week-end, il y a beaucoup de choses très intéressantes qui pourraient alimenter le débat. Les objections sont perspicaces, les remarques sont clairvoyantes, et surtout les idées d’une grande texture intellectuelle en général. Mais, c’est curieux de voir que les gens ont peur de s’exposer sur le forum alors qu’ils ont bien des choses à dire. C’est aussi curieux – et cela en dit beaucoup sur l’état d’esprit à la FASCH – de voir que quatre (4) professeurs de la FASCH m’interpellent, avec des positions cohérentes sur la question de la gauche aujourd’hui ; mais chacun personnellement le fait presqu’en cachette, m’écrivant avec la même appréhension de ne pas se faire agresser s’ils devaient dénoncer une certaine violence qui se réclame de la gauche radicale, et me dire qu’ils se retrouvent dans mon idée d’une gauche intelligente et pragmatique.

En tant qu’universitaire, je ne peux que déplorer ce fait. Car l’université devrait être avant tout un espace ouvert au dialogue, au débat, à un vrai bouillonnement d’idées. Cela dit mes chers amis, je vous exhorte à prendre la parole publiquement, car croyez moi les remarques que vous faites sur mon texte sont d’une valeur profonde et je dirais qu’elles ont même pour fonction de contribuer à régenter la gauche en Haïti. A côté de cela, vos interpellations me mettent moi-même dans une vraie difficulté. D’abord parce que le débat n’est pas au préalable mon débat, et ensuite parce que je ne peux pas vous répondre à tous les onze et à chacun personnellement. Il aurait été infiniment plus intéressant de porter vos idées sur la place publique, sur cette espèce d’agora que devient le forum par internet. Et je me sentirais plus à l’aise d’intervenir sur les points qui me semblent cruciaux et l’on en profiterait tous ensemble.

Par ailleurs je voudrais très vite dire un mot sur le fond de l’idée et des pratiques de gauche que je défends, définir très vite ce que j’entends par gauche pragmatique, puisque c’est l’un des points sur lesquels on me fait le plus de remarques.

D’abord, permettez-moi de rebondir sur une idée de Jacques Mali. Dans le courant de la définition que j’ai proposée de la politique comme art, en rapport à la chose publique, de mettre des moyens au service d’une ou des fins, Jacques Mali a trouvé bon d’insister sur la dimension de « compromis » qui devrait faire partie de la définition de la politique. Souffrez que je vous dise, mon cher Jacques, que  l’idée de compromis, aucunement, ne fait partie de la définition de la politique. En proposant cela d’ailleurs, l’on voit bien que vous êtes un homme de centre-droit comme vous le dites. En effet, l’idée d’intégrer ‘le compromis’ dans la fiche d’identité même de la politique est une idée toujours stratégiquement défendue par la droite centriste, car elle est en situation de profiter généralement des compromis. Oui, le compromis est nécessaire pour la droite centriste, de par même la position de la celle-ci dans la constellation politico-économique du monde moderne (ils sont plutôt du côté des forces de domination économique qui ont besoin du compromis pour faire avaler bien des pilules amers).   Je vous surprends là Jacques, n’est-ce pas ? Mais vous allez voir. Ce que je dis là n’est pas seulement une affaire de polémique des idées et de positionnement politique. Conceptuellement, l’idée de compromis ne fait pas partie de la définition de la politique.  Au mieux, le compromis est une modalité de la politique, mais ne fait pas partie de son essence. En voici la démonstration plutôt simple.

Supposons que je vous demande, mon cher Jacques, de me définir l’homme ou  plutôt de répondre à la question,  qu’est ce que l’homme ?   Vous pouvez me dire avec une intelligence remarquable : l’homme est un être qui respire. C’est là une définition qui en toute apparence définit l’homme. Supposons que maintenant je vous ramène un chien et un cheval, et je vous dis : Jacques, je vous présente deux de vos hommes. Selon votre tempérament, vous serez ou bien agacé ou bien amusé. Mais moi, je serai en droit de vous dire, un cheval ou un chien est un être qui respire donc suivant votre définition ce sont des hommes.

Voyez vous où est le problème ? C’est que la respiration est une fonction vitale de l’homme, c’est une modalité de l’être de l’homme, mais ça ne définit pas l’homme. Il en est de même pour le compromis. Le compromis est une modalité de la politique, c'est-à-dire  un mode d’exercice de la politique, mais le compromis ne définit pas la politique. Le compromis est une fonction de la politique, c'est-à-dire un organe qui permet dans une certaine mesure à la politique de s’exercer, mais il ne définit pas la politique. L’idée de politique n’a pas besoin de l’idée de compromis pour exister.

Cette remarque me permet en effet de rebondir sur la question du salaire minimum. Voyez-vous, vous-même en tant qu’homme de centre-droit, le compromis est très important pour vous et vous avez tendance à embellir l’idée de compromis jusqu’à en faire une essence de la politique.  La raison n’est pas tant intellectuelle, elle est plutôt stratégique ou encore politique. Pour moi en tant qu’homme de gauche, le compromis peut se révéler une voie injuste et en tant que telle, elle peut ne pas rendre justice dans le cadre d’une situation politique, historique et sociale. Par exemple, sur la question du salaire minimum, vous aviez fait la promotion d’un compromis, en tenant compte des paramètres de droite, c'est-à-dire ceux de la libre entreprise, des rapports de marché, de la marge de manœuvre des patrons, etc. (J’ai lu toutes vos interventions et notamment votre échange avec le vice-recteur Fritz Deshommes, où vous avez opposé vos arguments de centre droit à ses arguments de gauche). Soit dit en passant, je vous fais remarquer que je ne vous reproche rien, et que je pense qu’il est de votre droit de défendre votre position d’homme de centre droit. Seulement moi, comme je disais dans ma dernière correspondance, il est important pour moi d’analyser les choix et leurs justifications, de débattre de leur bien-fondé, les affronter sur des bases plutôt objectives et de me battre pour ce que je crois juste.

 Cela dit, lorsque vous faisiez la promotion du compromis de centre-droit, Moi en tant qu’homme de gauche, je me suis battu pour la justice sociale, je me suis battu pour ce que j’au appelé l’équité minimale, je me suis battu pour le salaire minimum à 200 gourdes. En disant cela, je veux seulement souligner que le salaire minimum à 200 gourdes était suffisamment en lui-même un compromis plutôt juste, pour qu’il n’y eût pas de compromis de centre droit, qui compromettait précisément l’équité minimale. Cher Jacques, je vais vous dire pourquoi, le salaire minimum à 200 gourdes représentait à mes yeux  un minimum de justice sociale. Pendant trois années après de départ d’Aristide en 2004, le secteur privé des affaires a bénéficié d’une manne d’exemption de taxes offerte par le gouvernement de Gérard Latortue. C’était par ailleurs la période où l’inflation battait des records terribles jusqu’à amener aux émeutes de la faim que le pays a connues. C’est dire que cette manne n’a profité qu’aux plus favorisés dans notre société. Entre temps, il n’y a eu aucune augmentation de salaire en fonction de l’augmentation du coût de la vie, comme cela est prévu dans les lois de la République. Un salaire minimum à 200 gourdes aurait été un minimum de justice sociale, qui viendrait réparer cette injustice historique. Cela aurait été en lui-même un compromis plutôt à gauche, c'est-à-dire un parti pris équitable pour les plus défavorisés. Vous vous êtes battu, cher Jacques, pour un compromis de centre droit, c'est-à-dire un compromis où l’entreprise est au centre et où les plus défavorisés sont pris en compte après les intérêts des mieux lotis. Je ne me réclame pas de votre compromis mon cher Jacques et c’est bien ce qui fait la différence entre un homme de centre droit et un homme de gauche.

Par ailleurs, j’en profite, pour ceux qui me le réclamaient, de dire ce que j’entends par gauche pragmatique. Ce n’est pas une gauche de compromis tous azimuts. La gauche pragmatique peut faire des compromis, mais elle s’arrangera toujours pour que son compromis ne trahisse pas ses valeurs. Le compromis n’est pas la compromission. La gauche pragmatique est aussi une gauche de conviction. Même si elle s’efforce d’avoir toujours un rapport clair, transparent, réflexif et critique avec ses convictions en ne les prenant jamais pour parole d’évangile.

D’une façon générale, l’idée d’une gauche pragmatique est celle-ci : la gauche pragmatique est une gauche qui ne se renie pas, tout en sachant se rénover. Elle ne se renie pas (c'est-à-dire elle doit toujours être le parti pris pour la justice sociale, le combat contre les inégalités, la lutte contre le capitalisme effréné et sans régulation, une politique de l’équité)…  Mais elle apprend à se rénover (c'est-à-dire entre l’égalité de fait, l’égalité de droit, l’égalité des conditions et l’égalité des chances, la gauche doit être un chantier astucieux de rénovation sociale). La gauche pragmatique est une gauche qui apprend à allier efficacité économique et justice sociale, innovation technique et scientifique et bien être social.  La gauche pragmatique est une pragmatique de l’homme contre les pratiques de la toute puissance du marché. 

En disant cela, je pense aux questions d’un de nos plus chers intervenants sur le forum. Celui-ci avec une vraie finesse me fait l’objection qu’il pense qu’il y a eu une alliance « morganatique » en la gauche pragmatique dont je parle et la droite traditionnelle. D’abord, je dois dire que la gauche pragmatique dont je défends l’idée n’a jamais été en œuvre en Haïti. En tout cas si ce mariage morganatique a existé, c’est bien à mon insu. Une fois cela dit, je pense que toutes les autres questions qui m’ont été adressées par ce très valeureux intervenant, relèvent du malentendu qui est le fait que  je n’avais pas bien indiqué que la gauche pragmatique, je l’appelle de mes vœux. Elle n’est pas encore à l’œuvre dans la réalité politique et sociale du pays. Ainsi, je réitère ce que je développais plus haut, la gauche pragmatique n’est pas une gauche de « compromis à visées pragmatiques », qui chercherait à se vautrer dans la « compromission stérile » et contre-productive.  

 

Je voudrais bien marquer ce point : la gauche pragmatique, je l’appelle de mes vœux.

En fait, ce qui se fait en termes de gauche dans la politique de ce pays depuis la période qu’on se plait à appeler « transition démocratique », c'est-à-dire la période post-86 à nos jours, est un gâchis pour lequel je n’ai pas d’épithète. Je pense que le drame de cette gauche, c’est de n’être ni de droite ni de gauche. Car de droite elle aurait fait une politique sans justice sociale, mais à la hauteur des enjeux de l’exploitation du marché. De gauche, même avec des moyens limités, elle irait dans le sens d’une politique d’amélioration des conditions de vie des plus défavorisés. Voyez-vous, le problème de ce que nous appelons la gauche en Haïti et qui fait la plus longue expérience de pouvoir depuis la transition démocratique, c’est qu’elle n’a pas d’identité (au mieux elle était la nébuleuse de ‘lavalassocratie’, au pire elle est cette coalition du je-m’en-foutisme le plus cynique).  

Ayant cette optique en tête, je vous demanderais de bien observer la répartition de la production intellectuelle et de la richesse des idées à droite et à gauche de l’échiquier politique en Haïti. A part Michel-Rolph Trouillot, qui reste à mon avis l’intellectuel haïtien le plus important de la seconde moitié du 20e siècle (voir silencing the past), vous verrez que l’un des problèmes majeurs de la gauche actuellement, c’est qu’il est difficile d’y trouver l’équivalent d’un Leslie Manigat en terme de production intellectuelle. Je vais même plus loin, même si vous additionnez, toutes catégories confondues,  les principales têtes de cette  gauche haïtienne post-86, la somme ne vous donne pas la moitié d’un Marc Bazin. Il suffit pour comprendre ce que je veux dire par là, de les inviter tous dans un débat ou une discussion avec Bazin. Demandez à un interlocuteur extérieur aux clivages politiques haïtiens de vous dire qui est de droite, et qui est de gauche. Vous serez étonné de voir combien Bazin maitrise la connaissance des problèmes sociaux et les questions économiques,  combien ses propositions pour combattre les inégalités sont perspicaces, et combien il maîtrise les dossiers du monde de développement international. Face à lui, vous aurez le sentiment que ces messieurs de gauche sont des nains dont la pensée de gauche est encore un véritable balbutiement. Et ce n’est pas un observateur extérieur qui vous dira que les idées de la FUSION par exemple représentent la gauche et celles du MIDH la droite. Vous me direz par ailleurs, à quoi sert la connaissance des dossiers qu’on reconnaît à Bazin quand on voit les résultats. Ou encore à quoi servent les prolixes idées de Manigat quand ça ne sert même pas le parti ? Vous aurez en partie raison. D’ailleurs c’est pour cela que le RDNP reste un petit corps avec une grosse tête… une espèce de « tèt san ko ». Moi je vous répondrai que la gauche traditionnelle a à la fois la tête et le corps aussi chétifs, et que non seulement ses ténors ne connaissent pas les dossiers, ils ne font pas mieux que la droite. 

Cela dit, mon propos n’est pas de faire l’éloge de la droite. Bien au contraire, je ne fais que regretter ce jeu à front renversé qui fait que lorsqu’on se dit de gauche en Haïti, on est dès lors ou bien  soupçonné d’opportunisme sans identité politique réelle, ou bien soupçonné d’être un petit « enragé » qui cherche à édulcorer de théorie politique sa névrose obsessionnelle compulsive. Il nous faut redéfinir la gauche en Haïti, comme cela se fait partout ailleurs dans le monde. Et cela se fera avec des hommes de bonne volonté, de courage, de compétence et de sérieux.

                                                                                    Josué P. Dahomey. 

 


Fritz Calixte

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Sep 6, 2009, 2:04:01 PM9/6/09
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Cher Franck Séguy,

 

Tu as pris la première occasion pour revenir au débat et j’en suis ravi. Tu invoques mon nom une dizaine de fois dans ta réaction aux courriels de Myrto. Jean Josué Pierre a apporté une réponse chatoyante aux interrogations de Myrto, qui a amené avec une certaine manière une série de question : « […] "Est-ce la justification de ce qu'on pourrait appeler une "gauche de salon"? Une gauche dont le discours est édulcoré pour le rendre "politiquement acceptable" par ceux-là mêmes qu'il est censé attaquer sur le plan dialectique, mettant à nu leurs incohérences, et dont les militants s'affublent des oripeaux d'un conservatisme bon chic bon genre? Une gauche que les forces anti-changement ont maintes fois utilisé et continuent d'utiliser, les dressant contre les intérêts de leurs propres frères et camarades de gauche, les encourageant à s'étriper mutuellement au propre comme au figuré? Avec comme conséquence logique une certaine forme de discrédit des "idées de gauche", un affaiblissement, voire même une banalisation des mouvements de gauche et un champ de bataille clairsemé où le camp progressiste balkanisé en de multiples groupuscules n'arriverait plus à faire valoir et prendre en compte ses options pour une société plus juste et plus humaine? ». Questions au demeurant lourdes de sens. Je ne reviens pas sur l’argumentaire de Josué, qui a montré comment l’action de la gauche radicale peut-être contre productive au projet d’émancipation des plus défavorisés étant donné que sa maladie, pour reprendre l’expression de Lénine, est de vouloir faire correspondre immédiatement un idéal d’égalité arithmétique à une société plurielle. Le dossier que Josué a ouvert laisse également entrevoir qu’il ne s’agit pas pour la gauche de s’abriter derrière un discours présentable pour se révéler un instrument aux mains de ceux qu’elle est censée combattre (sous-entendons la droite), car elle est mue par la volonté de placer les institutions au service de la justice sociale.

 

Pour l’instant, je me concentre, cher Franck, à ta non, mais néanmoins interpellation que tu m’adresse. Je t’avais précédemment souligné qu’il serait profitable aux lecteurs, à toi et à moi si tu allais à l’essentiel dans tes mails. Notre cher Myrto dirait qu’il est là « ti zepis ak yon ti piman » w ap mete nan deba yo, sauf que cela ne le rend pas « pi dous », je n’aurais pas besoin de contredire tes allégations avant de t’opposer des idées. J’aurais commencé ce mail directement par les sept derniers paragraphes.

 

Dans ton mail, tu déclares que ma véritable motivation était de « nwaye denonsyasyon » w « yo » en sollicitant un débat et tu affirmes que je l’ai fait pour préserver le gouvernement. Je m’en amuse encore de ce montage cousu de fil rouge. J’ai exprimé publiquement mes désaccords avec les actions du gouvernement. Tu m’as même adressé dans un courrier du 10 juin 2009 des « Félicitations à Fritz Calixte pour son courage ».

 

Comment peux-tu faire une telle affirmation « Fritz se ansyen etidyan nan Fakilte Syans pou Moun. Menm jan ak yon ansanm lòt ansyen etidyan Fakilte sila a, li gen pwoblèm politikman avèk etidyan k ap fè manifestasyon yo. (Majorite entèlektyèl ayisyen gen rayisans ak mepri pou manifestan, paske manifeste se zak moun sal. Se nan petisyon yo kwè, se plim alamen entèlektyèl revandike).

[…] Fakilte Syans pou Moun, menm jan ak tout rès sosyete a, pataje ant pwogresis ak ladwat. Men ladwat pa gen lavwa ochapit nan Fakilte Syans pou Moun. Men vrè pwoblèm nan, Fritz pa ka denonse pwogresis yo karebare (paske pèsonn pa vle pase pou anti-pwogresis). Li oblije ap chache kouvèti entèlektyèl pou l fè sa. »

 

Cher Franck, je n’ai pas L’archipel du goulag sous la main, mais ses lignes ont beaucoup en commun avec les raisons qui ont justifié l’internat des opposants dans ces îlots. On leur adjoint des épithètes comme fait l’Occident d’ailleurs pour couvrir des pratiques aux moralement douteuses. Je t’enverrai quelques paragraphes, à l’occasion. Tu infères de tes présupposés que je suis quelqu’un de droite qui se cache derrière une étiquette d’intellectuel et du coup, mes objections sont teintées de « raysans »… Tu restes cohérent avec tes précédents mails ou tu as beau essayé de me faire passer pour quelqu’un qui souhaite se mettre au service des exploiteurs en faisant la promotion de mes diplômes.

J’ai relu certains mails que tu as échangés avec d’autres contradicteurs ou à propos de contradicteurs (dont Hérold Toussaint, Rachel Elien…) et à chaque fois la violence est la même (ou trete yo de tout non). Tu oublies que la caricature profite à celui qu’on caricature. La contradiction t’agace. Au royaume de la sainteté, tu es le seul à disposer d’assez de dignité pour y demeurer.

 

Je ne cherchais pas à « fèmen bouch » ou, je voulais seulement te faire remarquer qu’on peut être contre productif quand on n’accompagne pas ses revendications d’un minimum d’éthique. Tu préfères voir dans le désaccord l’« awogans sa a ki fè Fritz konsidere pwopozisyon altènativ m ap tante fòmile a tankou mank etik, paske li pa koresponn avèk enstitisyon Loksidan yo. Se menm awogans lan ki fè ni li ni lòt tokay li a kwè sou baz diplòm yo, se pou tout Fakilte Syans pou Moun te mete ajenou pou bo pye yo. Menm si diplòm nan se enkonpetans yo li ta kouvri ».

 

Je me demande en quoi cette articulation n’est-elle pas, en elle-même, arrogante ? Jeter au visage du contradicteur le qualificatif d’arrogant parce qu’il exprime ses réserves et en déduire son incompétence, cher Franck c’est une manœuvre d’orfèvre. Je te dirai en passant que le débat sur l’état de la FASCH se fera et j’invite toutes celles et tous ceux concernés par le devenir de la Faculté des Sciences Humaines à s’impliquer.

 
Bien à toi,
Fritz

Fritz Calixte

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Sep 8, 2009, 11:59:05 AM9/8/09
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Chère Elsie,

 

J'ai lu avec amusement le petit "mot perso" que tu m’as glissé et que Franck Séguy, ton Hermès bienveillant, a bien voulu me communiquer et qui cherche du même coup à se défaire du débat sur le sens que le Marxisme communisme peut revêtir aujourd’hui en Haïti. Je découvre un grand décalage entre ce petit mot et le premier mail. Je connais bien tes opinions, tels sont tes mots. Il t'arrive même de me taquiner (donc, tu dois bien savoir que je défends une gauche pragmatique et une éthique revendicative). Chère Elsie, je dirais que ces deux textes ne sont pas écrits par la même personne. Dans le premier, je fais figure "un troll" qu'on devrait laisser mourir de faim. Il y a (avait) entre nous un respect mutuel, dis-tu dans le plus récent; curieux après tes désobligeants propos. La vérité, chère amie, c'est qu’en écrivant ton texte tu as voulu solder, va savoir quel contentieux. Mais sache que je garde toujours assez de respect et d’amabilité envers les gens avec qui j'ai lié amitié pour ne pas les suivre dans leur incohérence.

 

J'ai l'honneur de te saluer amicalement...

Bien à toi,

Fritz


Fritz Calixte

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Sep 8, 2009, 12:00:09 PM9/8/09
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