Stanley Lucas et le massacre des paysans de Jean Rabel – 24 ans déjà - 23 Juillet 1987 – 23 Juillet 2011
L'une des victimes des Lucas et Poitevien de Jean Rabel

Stanley Lucas et le massacre des paysans de Jean Rabel – 24 ans déjà - 23 Juillet 1987 – 23 Juillet 2011
Quelques jours avant le massacre de plus de 139 paysans à coup de "manchettes" dans la région de Jean Rabel, Henry Nanphy le président du Conseil National de Gouvernement ou CNG avait visité la zone et apporté son appui public sans équivoque aux familles Lucas, grand don de la zone, réaffirmant leur droit sur les terres en dispute avec les paysans.
Cette visite a ouvert les portes de l’enfer pour les petits paysans de la zone regroupés dans l’organisation paysanne Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen qui prône des réformes et une plus juste répartition du principal moyen de subsistance de la zone, la terre.
Ce support du Jal Nanphy fut carrément assimilé a une licence accordée aux grands dons pour massacrer ces paysans "sou moun" pour leurs pensées subversives qui s’apparentent à du communisme donc bon pour être éliminé de la surface de la terre.
Ces paysans étaient déclarés nuisibles et condamnés à mort, sans jugement, pour avoir cru en l’égalité des opportunités pour tous les fils de ce pays.
La liberté, l’accès égalitaire à la richesse, aux opportunités et à l’éducation sont considérés subversifs, communistes et doivent être combattus par la plume avec des Stanley Lucas et avec les "manchettes" par Rémy Lucas, Léonard Lucas, Jean-Michel Richardson, Nikol Poitvien et les autres hommes de mains d’un régime sanguinaire et oppressif.
L’un des criminels, Nikol Poitvien avait déclaré à la radio et je cite "Nous avons tués prés de 1042 communistes car nous sommes du coté des Américains" pour ces Duvaliéristes, macoutes et FRAPHISTES tuer un opposant est une simple formalité pour laquelle il faut être fière. Car rappelez vous bien que Michel Michel Martelly l’un des leurs avait traité une bonne partie de la population qui se réclame des Lavalasses de kokorat et moun qui santi kaka. http://www.youtube.com/watch?v=myamdTaJvxo
L’anniversaire de ce massacre devrait nous porter a réfléchir sur les véritables problèmes que nous confrontons aujourd’hui : " l’accès aux maigres richesses du pays et l’accès au travail qui est un droit sacré."
Cependant le système a crée ses propres mécanismes de défense. Il faut toujours un Stanley Lucas pour essayer de faire des diversions qui utilise sa plume hypocrite et criminelle pour réclamer justice pour des personnalités qui jouissent d'une certaine notoriété dans la société alors qu'il fait semblant d'oublier ces pauvres paysans sans noms que ses parents proches ont lachement assassinés. Je réclame justice pour Jacques Roche, justice pour Mireille Durocher Bertin, justice pour Brignole Lindor et enfin justice et réparation pour tous les pauvres, tous les sans noms spécialement ceux de Jean Rabel que les familles Lucas et Poitevien ont assassinés de la manière la plus horrible qui soit a coup de "Manchette".
Si ces crimes ne sont pas punis comment espérez vous que les crimes les plus récents seront traités ?
L’utilisation à des fins politiciennes des crimes qui doivent être durement punis empêche au système judicaire de faire son travail et réduit à néant toute lueur de justice
Ti Yvon
(Je m’excuse d’ores et déjà auprès des parents et amis des victimes pour l’utilisation de ces photos choquantes).
Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Rabel_massacre
Alter Press : http://www.alterpresse.org/spip.php?article617
Massacre de Jean Rabel : 16 ans après la justice attend...
mercredi 23 juillet 2003
P-au-P, 23 juillet 03 [AlterPresse]---23 juillet 1987 - 23 juillet 2003, 16 ans après le massacre des paysans de Jean Rabel (au nord-ouest d’Haiti), les plus de 139 morts demeurent sans justice, sans réparation.
Pour souligner cet anniversaire l’organisation paysanne « Tèt Kole » (Têtes Jointes) a mis en place une série de manifestations socio-culturelles, de protestation et de réflexion à Jean Rabel. Les paysans ont reçu le soutien de la Coalition Haitienne pour la Jusitice, basée à New-York, qui a décrété une journée de deuil en mémoire des paysans tombés.
Selon « Kontak Popilè » (Contact Populaire) revue issue des milieux de l’éducation populaire et distribué parmi les organisations de base, ce massacre a été perpétré avec la complicité de l’église catholique, l’Etat haïtien et appuyé par l’administration américaine et des grands propriétaires terriens. Les groupements de paysans ont été ciblés pour avoir été perçus comme une menace pour la politique néolibérale et l’impérialisme américain.
La revue indique que le massacre était déjà annoncé un mois d’avance, alors que les autorités gouvernementales d’alors n’avaient pas pris des mesures pour éviter le drame. Le 9 mai 1986, Rémy Lucas, un grand propriétaire terrien de Jean Rabel, escorté d’un groupe d’individus, avait incendié plus d’une quinzaine de maisonnettes des paysans de Gwo Sab (Gros Sable), localité de Jean Rabel, rappelle « Kontak Popilè ».
Les persécutions contre les paysans de Jean Rabel s’étaient intensifiées au début du deuxième semestre de 1987. Pendant toute la première moitié de juillet des attaques avaient été dirigées contre les missionnaires catholiques qui travaillaient avec les groupements des paysans de la commune. De grands propriétaires terriens avaient, en autre, distribué des machettes à des paysans.
Les groupements de paysans appelés "Tèt ansanm" (Têtes ensembles) se trouvaient également dans la ligne de mire d’un organisme d’aide alimentaire américain oeuvrant dans la région, soutient la revue. Les paysans de Jean Rabel, déterminés de vivre dans la dignité, refusaient l’aide alimentaire de cette ONG.
« Kontak Popilè » estime que les revendications des paysans de Jean Rabel remettaient en question le fondement de l’Etat haïtien. Elles allaient dans le sens d’une lutte contre les taxes injustifiées, la politique néolibérale, en faveur du droit des petits paysans à la propriété et, en général de la justice sociale.
Sous la présidence de René Préval, le grand propriétaire terrien Nicol Poitevien a été arrêté en relation avec ce massacre. Au lendemain du massacre, il l’avait revendiqué en se vantant d’avoir assassiné « 1042 communistes ». Nicol Poitevient a été libéré et la justice haïtienne tarde encore à faire lumière sur ce massacre. [rv gp apr 23/07/2003 10:30]
Alter Press : http://www.alterpresse.org/spip.php?article617

Nikol Poitievien, un des grandons de Jean Rabel. Le dimanche 26 juillet 1987, il a déclaré sur les ondes de la radio et télévision d'Etat que le camp américain auquel s'identifiait a liquidé 1042 communistes. Il n'a jamais été inquiété par l'appareil judiciaire.

Paysans échappé de justice au massacre organisé par les Lucas et Poitevien

Paysans refugies dans leur propre pays a cause d’une dictature militaro Duvaliériste
Edens Desbas :
Journaliste,
Commentateur Politique
et Spécialiste en Relations Publiques
Ph : 347-546-1468
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