Bonjour Mr GomezEst ce que vous vous etes rendu compte que vous ayez prové que Dr Hugues St Fort à tout à fait raison à votre sujetMr le miroir vous ferez mieux de passer plus de temps à vous analysez dans votre miroirMr Gomez il ny a pas de formule magique rélle quand il s'agit de l'être humain nous sommes l'une des créatures la plus stupide de la nature malgré nos capacités d'apprendre et d'adaptationComme je le répète tres souvent nous laissons notre empreinte à chaque fois nos partageons nos idées sur les forumsMr Gomez vous nous avez prouvé combien vous êtes haïtien faîtes un effort pour vous dehaitianize si vous pouvez saisir le sensNe gâcher pas votre réputation de la sorte à quoi bon nous savons que vous êtes un homme tres intelligent peut c'est la votre problème vous vous croyez au dessus de toutA propos apple comme toute les grandes corporations ne font que copier voler la technologie déjà en place ils essaient toujours d'être à joursJe partage ce proverbe avec vousLe sage est quelqu'un qui doit savoir prendre ses distances avec ce que tout le monde pense pour avoir une vision à la fois critique et utile ainsi il doit savoir comme le fou évoluer en marge de la sociétéJe sais vous vous amusez bien des fois à taquiné les autres toute jwet ce jwet kochet pa ladannVoici une blagueHitler va visiter un de ses camps il voit une petite fille et lui ditQuelle âge as tuJaurrais 5 ans demain dit-elleTu es tres optimiste petite tu m'impressionne beaucoupKenbe red
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-------- Original message --------
Subject: [Tout-Haiti] Sursum corda: Tout moun en bas corde"/ Google trouvé coupable / Ma replique à Mr. Gomez / Quelle réplique?
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CC: Hug...@aol.com
--Let’s do it right!
Mesdames et Messieurs,
Au moins, Mr. Hughes St.Fort fait un bon usage de l’euphémisme. « Ma réplique à Mr. Gomez », écrit-il, n’est pas vraiment une réplique mes chers amis, c’est un écran de fumée pour cacher son ignorance. En lisant sa fameuse réplique, nous nous sommes mis à rigoler, puisque ce monsieur représente la quintessence de la satire de Molière « Les Femmes Savantes ».
Tout à coup Mr. St. Fort, le noiriste, le vodouisant et le Langessou du Créole, se réclame de « La Sorbonne ». C’était autrefois une école prestigieuse. Mais, qui l’a envoyé à la Sorbonne ? Fut-il parmi les derniers de sa promotion ? Quels ont été ses exploits en Amérique du Nord ?
Nous n’allons pas examiner pour le moment son curriculum malgré qu’il ait lui-même amené ce thème sur le tapis.
Mes chers amis, nous allons vous raconter une petite histoire. Le professeur Christiaan Neethling Barnard fut l’un des pionniers de la transplantation cardiaque. Il vint à l’Université de Loma Linda Medical Center, en Californie pour démontrer sa technique et enseigner les futurs chirurgiens. Le bébé Fae reçu le cœur d’un macaque Babouin. Mais, Prof. Barnard n’a pas pu passer son “Medical Board Exam” pour travailler aux États-Unis, ce qui lui a valu d’adopter le statu de « Résident-Scientiste » à l’Université d’Oklahoma et d’œuvrer comme consultant pour des Institutions diverses de santé. En fin de compte, il décida de promouvoir une crème contre le vieillissement nommée « Glycel » que le FDA a retiré par la suite sur le marché. Voici le sort de ceux qui pensent qu’un diplôme Universitaire leur donne le droit de se constituer en expert. Et que dire dans un domaine qui n’est pas le leur.
Mes amis, si quelqu’un ne fait pas des recherches considérées appropriées par ses pairs et ne les publient dans un journal sérieux, il périt et tôt ou tard il fera montre de lacunes profondes dans ses raisonnements. « C’est par leurs fruits que vraiment nous connaitrons l’arbre. »
De plus, La compagnie Apple vient de mettre sur le marché un « Smartphone » qui reçoit des commandes en Anglais et qui répond en Anglais (Siri). Dans ce phénomène apparent, la coque extérieure (interface) traduit l’anglais en langage Java puis le logiciel transmet le message en langage machine au « hardware ». Si vous fréquentez les conférences des programmeurs, ils parlent à la machine et la machine les répond. Qui pis est, la machine peut créer des programmes et les soumettre au requérant dans son langage.
Toute cette affaire de langue vs langage est de la foutaise. Simplement, une langue est un langage, mais un langage n’est pas nécessairement une langue, car nous avons vu avec les expériences de Karl Von Frisch, le langage des abeilles est bien réel. L’ordinateur Watson de IBM qui communique avec les humains dans leur langage, montre que la notion du langage a évolué. C’est la raison pour laquelle, nos experts itinérants, doivent se recycler régulièrement, pour apprendre.
Combien de fois, dit Mr. St.Fort, ce sera ma dernière réponse. Hélas, comme les abeilles butinantes, il retourne pour sucer le suc provenant des fleurs des parterres de nos forums.
Alors, aujourd’hui, nous avons décidé de faire son éducation : Lisez attentivement Mr. St. Fort, car vous ne payez pas assez attention; nous allons vous posez des questions.
Mesdames et Messieurs, sans blagues, nous vous invitons à lire (2) articles, « Artificial Languages » et Infant artificial language learning and language acquisition par Rebecca L. Gómez and LouAnn Gerken. Des textes délicieux et revigorants pour empêcher que vous fassiez la proie des emberlificoteurs à l’instar de Mr. St.Fort.
Mesdames et Messieurs, le gars est « rouillé ». C’est la raison pour laquelle, il attaque la forme quant au fonds, il nous campe comme anti-Haïtiens, il lance des insultes comme un voyou. Attention « voyez roche ap vini ».
En fin de compte, « La caque sent toujours le hareng. »
Bonne lecture,
Jedi (miroir d’Haïti)
Linguistics 201: Artificial Languages
http://pandora.cii.wwu.edu/vajda/ling201/test4materials/artificial_languages.htm
Artificial Languages
As the world becomes more closely knit, many people have dreamed of the day when all people could communicate using a single language. In 1629 the French philosopher Rene Decartes outlined a scheme for constructing a universal language with numbers representing words and notions. Since that time, there have been more than 700 attempts to create an artificial language. There are two types of artificial languages.
1) The idea for the first type of artificial language developed in the 17th century. This was a time when Latin was falling into disuse as a universal language of learning in Europe. It was also a time when Europeans were first becoming aware of the tremendous number of different languages in the world and the inadequacy of any single European language for worldwide communication. One scholar of the time remarked, "The curse of Babel is worse than our fathers imagined." Many felt that Europe needed a new language for commerce, mission work and other international tasks. The European encounter with Chinese also fueled these schemes. The fact that several mutually unintelligible Chinese dialects could be written with the same set of characters fostered the mistaken impression that Chinese characters were symbols for pure concepts rather than for the sounds of language. Many scholars at that time believed reality could be categorized into a limited set of categories that they called "concepts." Each category could then be given a symbol, creating a universal language that would not be dependent upon anyone's native language.
Since these languages try to go beyond true language and return to what were thought to be the semantic roots of language, they are called a priori languages. Decartes' language was an example of an a priori language; many such languages have been invented since the 1600's. Musical notes and numerals served as the prototypes for several such languages.
In the 1700's many people continued to look to Chinese characters as a conceptual language, with each concept having its own pictographic symbol. Such systems proved impossible to use because of the enormous number of different symbols needed. The learner was presented with a virtually impossible memory task. (Chinese writing, as we have seen, is not really ideographic: each symbol denotes the sound of a particular syllable, which is why learning to write Chinese is possible.)
In terms of practical usage, the a priori languages turned out to be a complete failure. The main problem was that the natural boundaries between concepts, which were supposed to be determined by 'science' or philosophy, turned out to be elusive; the boundaries between concepts agreed upon for the artificial language turned out to be no less arbitrary than those in conventional languages. Second, an a priori language required a prodigious memory for symbols. Learning the several thousand symbols needed for such a scheme is a daunting task which few attempted or even succeeded. By the 1800's the idea for an a priori language has fallen out of fashion.
One of the last of these schemes is in some ways the most original. In the 19th century a French music master, Jean Francois Sudre invented Solresol, a universal language based on the principle that the tones of music--do, re, mi, etc.--could be used as the elemental syllables of a universal language. This would alleviate the need to memorize thousands of basic symbols.
Two note combinations were used for grammatical words: si--yes, dore--I; domi--you.
Common words used three note combinations: doresol month; doredo time.
Semantic opposites were expressed by reversing the order of syllables: misol good vs. solmi evil.
Four note combinations were divided into different semantic classes: the note 'la' appeared in words dealing with finance and commerce.
Solresol could be played, whistled, or sung, as well as spoken. But it was difficult to learn and had the defect of being monotonous, since it was composed entirely of eight syllables. In addition, it was easy to mix up the rules for combining words (misol/solmi).
2) Failure of the a priori language schemes led to a new approach to artificial language creation. Artificial languages which are patterned after real languages--with phones, morphemes, words, and sentence patterns-- belong to the second type of artificial languages, called a posteriori languages, are actual languages with grammars patterned on a simplification of existing languages. The first large-scale movement was Volapuk (1880; patterned after English and German; 8 vowels, 20 consonants).
The most successful is Esperanto, invented by Zamenhof, a Polish oculist in 1887. It contains 5 vowels, 23 consonants, and a mainly West European lexicon with Slavic influence on syntax and spelling).
A posteriori artificial languages are much simpler in structure than the natural languages they are patterned after. Esperanto grammar can be condensed to fit into a single page; and there are no exceptions to the rules. The alphabet, which is based on Latin, has one letter for each phoneme. Accent always falls on next to last syllable (like Polish). The definite article is always "la," nouns end in o/oj, adj end in a/aj, present of all verbs is -as the past is -is, the future is -os, the imperative is -u. See if you can decipher this Esperanto example: La inteligenta persono lernas la interlingvon Esperanto rapide kaj facile. Esperanto today has several million speakers, but no one speaks it as a native language.
Problems with a posteriori artificial languages
First, artificial languages like Esperanto are not really linguistically neutral mediums of communication since they derive basically from one of the major language families, usually Indo-European.
Second, considerable effort still must go into learning them; many adults don't learn a second language at all, and those who do must work hard at doing so.
Third, a person's native language is part of their identity and cultural heritage, something not so willingly given up. So it is unlikely that an artificial language, with no cultural prestige would come to replace living, natural languages.
Fourth, even if an artificial language were to be adopted as a world language, each nation would in time develop local dialects based on interference from their own native tongue; these would eventually begin to diverge into separate languages, just as English- and French-based creoles have in many parts of the world. There have even been mutinies among the esperantists. At the beginning of this century one breakaway group created Ido, a simplified version of Esperanto.
So in practical terms, artificial language projects have really been unsuccessful. Few people today believe that the world will one day adopt such a language as the chief means of international communication. Instead of an artificial language coming to be used as an international lingua franca, the world community seems to be moving closer to the use of several widely spoken languages as lingua francas in various parts of the world. Mandarin Chinese has over a billion speakers. Hindi has nearly as many. Next come English, Spanish, Russian, Portuguese. These languages plus French, German, Japanese and Arabic, it can be used to communicate with a large majority of the world's inhabitants. Today English comes closest to being a worldwide international language: more people speak English as a second language than any other language. Chinese and Hindi are spoken predominantly in South and East Asia.
Finally, it should be said that some people lately have invented artificial languages not to simplify the international language picture, but rather to add yet another dollop of linguistic diversity to the picture. The earliest was Francis Godwin's (1634) History of the Man in the Moon, in which the author invented a language called lunarian. Lunarian was an a priori language patterned after Chinese (or so the author thought). Godwin's book is considered the first work of science fiction. More recently other authors have created elaborate languages for imaginary peoples which function more like real languages, with phonology, morphology, and grammar (recent examples are J.R.R. Tolkien's elvish and orkish in the Lord of the Rings, or Klingon, in Star Trek's the next Generation. A more recent language invention in this tradition involves the Klingon language developed by Marc Okrand, a specialist in Native American languages and Star Trek enthusiast. His language contains uvular and retroflex consonants, a voiceless [l], and other decidedly non-European sounds. It was first used in the episodes of Star Trek, the New Generation. But now he has expanded it into a full-fledged language by writing a grammar and dictionary. Recently, the Bible has been translated into Klingon. So literary artificial languages are often deliberately more elaborate in some way so that they would seem strikingly different from English and other widely-known natural languages. During the 17th and 18th century a number of writers had invented languages for the imaginary civilizations in their novels.
What is the "moral" of all this discussion of language diversity and international languages? Although the number of languages has been considerably reduced over the past 500 years, there are still thousands of languages spoken and we have every reason to believe that many if not most of these will continue to be spoken in the future. For many--if not all--humans, the diversity of language is not merely an accident of history, but an end in itself, a part of our cultural heritage worthy of preservation. More and more people have begun to view the so-called curse of Babel as a blessing that enriches the world. In this same vein, language conservation projects have arisen among small nations in danger of losing their language.
PII: S1364-6613(00)01467-4
T r e n d s i n C o g n i t i v e S c i e n c e s – V o l . 4 , N o . 5 , M a y 2 0 0 0
Infant artificial language learning and language acquisition
Rebecca L. Gómez and LouAnn Gerken
Language acquisition is one of the most complex learning tasks imaginable. The daunting nature of the undertaking arises from conflicting pressures to generalize beyond the stimuli encountered without generalizing too far. For example, it has been observed that children never erroneously transform a statement like ‘The man who is tall is Sam’ into the question ‘Is the man who tall is Sam? ’ (by moving the subordinate clause verb rather than the main verb to the front of the sentence). The lack of such errors has been taken as evidence that children never consider rules based solely on linear order in sentences, such as ‘move the first verb to the front of the sentence’. The computational and logical difficulties raised by these conflicting pressures have caused many researchers to conclude that language is not learnable by an unspecialized learning device1–3. Rather, humans must be born with some number of built-in constraints for deciding when and how to generalize from the stimuli they encounter. This view of a constrained language learner has dominated the field for the past 30 years or so. However, recent advances in cognitive science are causing us to reconsider the type and degree of constraints placed on the learner. Of particular interest, and the focus of this article, are recent studies on infants’ ability to acquire information about miniature artificial languages after very brief exposure. The complexity of natural language makes it exceedingly difficult to isolate factors responsible for language learning. For instance in English, when words like the and a occur at the beginnings of sentences or clauses they tend to be accompanied by intonational patterns involving brief pausing and reduced stress. There has been considerable speculation that such cues might help learners discover the syntax of their native language4 and, although infants appear to be sensitive to these features of sentences and clauses5,6, we do not know whether they are responding to pauses, reduced stress, frequently occurring words or some combination of the above. Language researchers have thus turned to artificial languages as a means of obtaining better control over the input to which learners are exposed. Artificial languages can be designed to
test precise characteristics of learning. Knowing what infants can learn should, in turn, lead to more specific hypotheses about the actual mechanisms involved. Training infants on artificial languages also controls for prior learning. This latter feature is important because there is every reason to believe that learning begins even in the womb (Box 1), and such prior learning potentially affects all studies in which infants are tested on properties of their target language (Box 2). Artificial-language research has been conducted for many years with adults7–9, but only recently with infants10–14. These new studies have led to exciting discoveries regarding the learning mechanisms available during infancy. Infant language researchers have begun by examining four aspects of the language learner’s task. The first involves identification of word-like units in speech. The second involves encoding and remembering the order in which words occur in sentences. The third involves generalization of grammatical relations. The last involves learning at the more abstract level of syntactic categories (e.g. determiner, adjective, noun and verb). This fourth sensitivity is at the root of our unique human ability to produce and comprehend novel utterances. Word segmentation A problem encountered by all language learners is the identification of words in running speech. This would be easy if words were consistently demarcated by physical cues as they are in written text, but they are not. The difficulty of this task is made all the more salient by recalling what it is like to listen to a completely unfamiliar language. For most of us, the words all seem to run together.
Although there are many plausible candidates for cues
to when a series of syllables forms a word15, a reasonably
consistent cue is that syllables within words usually have higher transitional probabilities than syllables spanning words (a ‘transitional probability’, the conditional probability of Y given X, is calculated by normalizing the co-occurrence frequency of X and Y by the frequency of X)12. For example, in the learner’s experience, the likelihood that by will follow ba in the phrase pretty baby is much higher than the likelihood that ba will follow ty. Why? Many words other than baby can follow pretty (e.g. pretty doggie, pretty mommy, pretty girl, pretty flower or pretty dolly).
N.B. Nous vous suggérons fortement de continier la lecture en allant à :
http://www.cogsci.ucsd.edu/~creel/COGS156/COGS156_files/gomezgerken02.pdf
From: koze-ma...@googlegroups.com [mailto:koze-ma...@googlegroups.com] On Behalf Of Hug...@aol.com
Sent: Wednesday, May 09, 2012 9:27 PM
To: koze-ma...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com; tout-...@googlegroups.com; haiti-...@googlegroups.com; ycaj...@infohaiti.net
Subject: [KozeMandeChez] Ma réplique à Gomez.
Ma réplique à Gomez. Ce pourrait être la dernière
Par Hugues St. Fort
Gomez, je ne sais si je dois vous mépriser ou si je dois avoir pitié de vous. Je vais vous dire pourquoi : vous détestez ce que vous êtes, vous vous haïssez vous-même. Vous haïssez votre identité d’Haïtien. Vous haïssez votre langue maternelle qui est le créole haïtien, qui n’est absolument pas le français. Car les fautes de français que vous commettez à longueur d’interventions sur le Net et surtout la masse des mots français que vous employez dans un sens complètement différent de ce à quoi le lecteur s’attendrait sont des fautes et des erreurs dues aux interférences de votre langue maternelle, le créole haïtien. Il m’est aisé en tant que linguiste de formation de les repérer. Je ne vous ai jamais corrigé sur ces questions parce que ma discipline, la linguistique, est une science descriptive qui ne s’occupe pas de prescrire comment on doit parler. Mais, si vous persistez dans vos inepties, je peux très bien en faire une liste et les mettre sur nos forums.
Ensuite, Gomez, vous haïssez votre culture d’origine, la culture haïtienne. Vous ne cessez de critiquer systématiquement tous les aspects de cette culture, alors que vous révélez inconsciemment malgré toutes vos prétentions que c’est votre culture d’origine. Sauf, quand il s’agit de banalités, je n’ai jamais lu de textes de vous célébrant les bons côtés de la culture haïtienne. Croyez-vous vraiment que la culture haïtienne n’a que des mauvais côtés ?
Vous haïssez tout autant la religion de votre pays d’origine : le vodou haïtien. Je ne vous demande absolument pas d’être vodouïsant. Moi-même, je ne le suis pas. Mais, je respecte la religion (ou les religions) de mon pays d’origine et je fais des efforts pour comprendre le vodou.
Vous écrivez que « nul ne peut nous coller une identité artificielle sur le dos ». Qu’est-ce que vous appelez une « identité artificielle » ? Qui parle de vous coller une identité artificielle ? Certainement pas moi ! Dans notre monde post-moderne, le terme « identité » est l’un des concepts fondamentaux des sciences sociales. La majorité des immigrants qui ont quitté leur société d’origine pour s’établir dans un pays d’accueil a développé une identité plurielle. Nous sommes à cheval sur deux cultures, nous sommes des transnationaux. Mais, dans votre cas, vous haïssez une partie de vous-même et vous ne râtez jamais une occasion de la minorer, de la dénigrer. Cela est clair dans toutes vos interventions et vous en êtes pleinement conscient.
Par exemple, vous vous êtes tout de suite reconnu dans le bref portrait que j’ai esquissé au cours du week-end passé dans une petite mise au point que j’ai fait passer sur les forums. J’ai en effet écrit ceci: I continue to intervene in these fora against these people who pretend to be Haitian but keep attacking and denigrating Haiti’s identity, language, culture, religion…” Je n’ai pas cité de nom mais vous avez tout de suite répondu car vous vous êtes senti visé. Personne d’autre n’a répondu. Vous avez souligné les trois thèmes que j’ai mentionnés: langue, culture, religion. Vous avez tenu à répondre parce que c’est exactement votre position. Je laisse à nos perspicaces internautes le soin d’examiner une telle réaction.
Vous écrivez au début de votre intervention : « Nous ne pouvons pas comprendre comment quelqu’un qui est tellement occupé s’acharne à répondre à nos mèls, surtout ceux d’un débile mental. »
Voici ma réponse : Pour moi, en tant que linguiste (rappelez-vous mon manifeste « Le rôle du linguiste dans les sociétés créolophones »), la cause de la langue créole est trop importante pour que je laisse un débile mental la salir. Donc, j’interviendrai toutes les fois que ce débile mental raconte des histoires débiles sur ma langue maternelle, qui est aussi sa langue maternelle (vous voyez pourquoi je le qualifie de débile mental ?) et aussi la langue maternelle de 10 millions de personnes.
Vous écrivez quelques lignes plus loin : « Bref, malgré son titre de linguiste qui ne nous impressionne pas le moins du monde, M. St. Fort ne peut pas nous dire la différence entre un langage artificiel et un langage naturel… »
Gomez, écoutez : Je n’ai pas que le titre de linguiste. Je suis linguiste. J’ai été formé dans cette discipline aux universités de Paris III-Sorbonne Nouvelle et Paris V René Descartes. J’ai défendu ma thèse de doctorat à René Descartes et j’ai gagné mon doctorat dans cette discipline. Et, écoutez bien ceci : vous ne pouvez absolument rien contre cela, mon pauvre petit monsieur, ah, ah, ah, ah.
D’autre part, je ne suis pas le moins du monde surpris que vous ne soyez pas impressionné, comme vous le dites. Après tout, vu tout ce que vous étalez sur nos forums, c’est le contraire qui m’aurait surpris. Je ne peux pas vous laisser dire n’importe quoi sur les langues créoles en général et le créole haïtien en particulier. En fait, je doute fort que vous sachiez qu’il existe d’autres créoles que le créole haïtien parlés à travers le monde. Gomez, il existe une discipline universitaire appelée créolistique (la linguistique appliquée aux langues créoles) qui s’est développée dans toute sa splendeur à partir des années 1950. A l’heure actuelle, il existe des centaines de thèses de doctorat et de recherches sophistiquées qui ont été publiées sur les langues créoles pour expliquer ce qu’est une langue créole, les évolutions de ces langues, les questions de variation et de changement au sein de ces langues, les apports de ces langues à la compréhension du langage humain. On ne peut plus écrire sur les langues créoles en amateurs, en dilettante et dire du n’importe quoi. Ce temps est révolu.
Et maintenant, passons à la question de « langage artificiel et langue naturelle ». Tout d’abord, veuillez noter que j’ai écrit « langue naturelle ». Je n’ai pas dit comme vous, « langage naturel » J’ai précisé au moins deux fois que la forme correcte n’est pas « langage naturel » mais « langue naturelle » mais vous continuez à répéter cette expression. Décidément, vous ne comprenez pas vraiment ce que vous lisez. Ecoutez-moi bien : Le langage est une faculté abstraite innée chez tous les êtres humains, les Haïtiens y compris, que vous le vouliez ou non, qui leur permet d’acquérir une langue naturelle ou des langues naturelles. Je vous signale, pour votre information, que là où l’anglais dit « language », le français possède deux mots différents pour rendre ce concept. Le français utilise « langage » et « langue ». Le terme « langage » est utilisé pour désigner la faculté humaine abstraite et innée qui distingue l’homme des animaux et le terme « langue » est utilisé pour désigner le système de communication doublement articulé et formé d’un ensemble de règles finies qui permettent de construire des phrases infinies et grammaticales. C’est par les langues que nous avons accès au langage.
Donc, un langage artificiel est un langage construit par l’homme pour des besoins techniques ou autres. Les mathématiques, la logique, mais surtout l’informatique, ont développé des langages artificiels, comme Java dans le cas de l’informatique.
Une langue naturelle, c’est tout autre chose. Elle remonte à la nuit des temps et est tout à fait différente d’un langage artificiel. Voici quelques-unes des propriétés des langues naturelles : elles sont dotées de la double articulation (ceci est fondamental), elles sont dotées du phénomène de récursivité, elles sont parlées et écrites et surtout elles se développent naturellement chez leurs locuteurs qui les possèdent en tant que langue première (L1). Par exemple, tous les Haïtiens nés et élevés en Haïti possèdent le créole comme leur première langue. Ils l’ont acquis dès leur très jeune âge (vers 3 ou 4 ans) sans apprentissage formel. Le même phénomène se répète chez tous les peuples, les Américains, les Chinois, les Français, les Japonais, les Allemands… Donc, le créole haïtien, comme tous les autres créoles, est une langue naturelle. Ce n’est pas un langage artificiel.
Je suis conscient que j’écris beaucoup trop dans cette réplique mais je ne tiens pas à revenir sur ce thème de la langue créole comme le résultat d’un apprentissage imparfait de la langue française. Voici un autre exemple que Gomez ne comprend pas ce qu’il lit. Il a peut-être lu sur Wikipédia ou quelque part sur le Net que l’une des hypothèses sur la genèse des langues créoles, pas seulement du créole haïtien, est l’hypothèse de l’apprentissage approximatif par les Africains de la langue de leur maitre, le colon européen. C’est une hypothèse qui a été émise par certains linguistes pour expliquer la genèse des langues créoles dans le Nouveau Monde entre le 17ème et le 18ème siècle. Mais, comme d’habitude, ce type qui s’acharne à vilipender sa propre langue maternelle interprète cette hypothèse comme l’explication définitive de la nature du créole haïtien et ne manque jamais une occasion de le répéter. Dans son intervention sur les forums en date du 7 mai 2012, il donne l’exemple le plus débile qui soit. Voici ce qu’il dit : « On débat encore dans nos forums l’origine du mot « Caponage » en créole. Bien…nous citons la phrase :
« atansyon pa kapon » (une petite merveille de concision pour «( lè w fè atansyon pa vle di w se kapon), nous écrit M. Marc-Arthur Pierre-Louis.
Avez-vous noté les mots français déformés artificiellement pour inventer une langue dite créole. « atansyon pa kapon » « Attention pas kapon ».
En fait, M. Pierre-Louis nous a livré la marchandise sur un plateau d’argent. Il dit c’est l’équivalent de « lè w fè atansyon pa vle di w se kapon ». Le français dira : « faire attention ne vous transformera pas en capon ». Nous avons en face de nous deux mots clés et une négation, tout ce qu’aurait dit une personne qui aurait fait un apprentissage imparfait de la structure de la langue française.
Voilà comment ces messieurs veulent nous créer une langue. Nous comprenons bien la provenance de l’épithète « parler petit-nègre ».
Le créole écrit est créé de toutes pièces comme ce langage artificiel Java de Sun Microsystems. Ils ont donné au créole un lexique emprunté à 98% du français, lui donné (sic) une écriture phonétique « atansyon pa kapon » pour essayer de lui donner un caractère singulier et une grammaire qui dit se réclamer de la Grammaire Universelle et sa sémantique un désastre sans précédent : « Un sabir truffé de mots d’emprunt signification approximative » (sic).
Ce long passage de Gomez que je viens de citer révèle à quel point ce type est vide et dépourvu de connaissances linguistiques mais s’acharne à faire le malin pour se montrer un savant. Ce qu’il dit ici est inférieur à ce qu’ont écrit les pauvres missionnaires français du 17ème siècle qui ont voulu expliquer la langue parlée par les Africains réduits en esclavage par les colons français à Saint-Domingue. Comment peut-on proposer d’explications aussi débiles en plein 21ème siècle alors que la linguistique et la créolistique ont fait des progrès immenses pour expliquer la genèse des langues créoles et leur évolution phonologique, morphologique, syntaxique ? Tout d’abord, il n’y a pas de « mots français déformés artificiellement pour inventer une langue dite créole. Ce qu’il y a, c’est que les Africains ont débarqué à Saint-Domingue avec leur propre système phonologique différent du système phonologique français (entre parenthèses, le français parlé par les colons de l’époque n’était pas encore standardisé et révélait des tas de variations phonologiques et syntaxiques) et ont interprété selon leur propre système phonologique les sons du français qu’ils entendaient de leurs maitres. Ceci est un phénomène universel et Gomez lui-même, sur le plan syntaxique, a commis sur le net des tas d’erreurs de ce genre dans ses productions de français.
Ensuite, que la plupart des mots du lexique kreyòl soient des mots empruntés au français, cela n’a rien de dégradant puisque c’est un phénomène qui se retrouve dans toutes les langues créoles. D’ailleurs, beaucoup de ces mots français ont vu leur sémantique modifiée dans les créoles français, comme dans les autres langues créoles dont la langue lexificatrice peut être une autre langue européenne, anglais, espagnol, portugais… Mais, beaucoup d’aspects de leur syntaxe n’ont pas grand-chose à voir avec le français et se rattachent plutôt soit à des langues africaines, soit se révèlent tout à fait nouveaux.
Finalement, au sujet de cette débilité répétée matin et soir par Gomez, « le créole est le résultat d’un apprentissage imparfait du français », en mettant de côté ma réponse que c’est une hypothèse qui n’est pas justifiée et qui vaut ce qu’elle vaut, il faut bien comprendre que c’est une tentative d’explication diachronique, c’est-à-dire historique. Des siècles ont passé. Le créole haïtien n’est plus ce qu’il était. Il a évolué, il s’est complexifié syntaxiquement, son vocabulaire s’est élargi, sa phonologie s’est modifié. De nouvelles générations l’ont appris. Des étrangers l’ont appris et ce qu’ils ont appris est un système renouvelé. Pour Gomez, la langue créole apprise par les Haïtiens est du mauvais français, un parler petit-nègre, dit-il. Je mets de côté les connotations furieusement racistes de ce terme qui n’est plus employé de nos jours mais que Gomez remet sur la scène dans sa rage de dénigrer sa langue maternelle. Gomez croit-il sérieusement que les Haïtiens et tous ceux qui font l’effort d’apprendre le créole haïtien (il y en a de plus en plus) sont encore à la poursuite de la langue française et n’arrivent pas à la maitriser ? Car, c’est exactement ce qu’il dit. Quand on apprend le créole haïtien ou qu’on la parle, c’est qu’on est obsédé par le désir d’apprendre le français mais qu’on est tellement … qu’on ne peut pas apprendre cette langue et on l’apprend imparfaitement. Vous comprenez pourquoi je qualifie ce type de débile mental ?
Hugues Saint-Fort
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