Cher compatriote et frère internaute,
Vous avez exprimé le sentiment de tout individu responsable qui utilise la logique pour parler d'un sujet et d'humanisme, de bon sens en ce qui a trait aux rapports d'individus à individus quelque soient les torts qu'on reproche à un tel ou à une telle : Duvaliériste, Lavalassien, Prévalien/Lespwà rien.
Gérard Latortue alias Gwo Gera a déçu les espoirs de presque tous au départ précipité de Jean Bertand Aristide qui fut en partie responsable desses déboires. Nous dirions même que les masses Aristidiennes observaient les changements qui pourraient avoir lieu à leur avantage et à l'avantage du pays. Je ne voudrais pas citer le nom de quiconque pour venir corroborer ce que je dis. Demandez à cette fameuse jounalisite haïtienne, dont le nom m'échappe, actuellement vivant en exil Ã
Montréal et elle vous (nous) dira plus long sur les DÉGAINES DE CE GROS MOSO QUI A CAUSÉ HAITI A PERDRE, UNE FOIS DE PLUS, UNE OCCASION D'OR DE SE RETROUVER SUR LE CHEMIN DU DÉVELOPPEMENT.
Si Monsieur Gwo Gera insiste qu'il est innocent, qu'il se rappelle qu'il avait accaparé illégalement, malhonnêtement, "dwète-longuement" deux voitures de l'État haïtien et des populations affamées d'Haïti. C'est après qu'on avait "crié le chalbari derrière lui" qu'il a vite fait de se raviser sachant que " Haiti et lui seraient deux hommes perdus".
Gwo Gera ferait mieux de "Quit while he is ahead". Ce serait mieux pour lui. Certains semblent insinuer, pas nous, que si Dumarsais "l'apprenti et sans convictions" Siméus avait continué à LUTTER POUR GARDER SON NOM SUR LE BALLOT en 2005/2006", Gwo Gera caressait fortement l'dée même de faire passer Dumarsais Siméus
à "L'INFINIF" (Infini pour être correct). Siméus dut "chape sa poule très vite."
Encore une fois, bon travail cher chapeauteur! Kenbe fèm. Pa lague.
Serge
Radio Haïti Connexion--
www.live365. com/stations/ haiticonnexion? site=pro -- une subdivision de Haïti Connexion Network, LLC (www.haiticonnexionn etwork.com), au service de la diaspora haïtienne et de la société haïtienne.
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LE NET EN ACTION
Le but est atteint : un message est sorti et tout de suite des réactions…Elles sont de tout type : certaines approuvent ce qui est dit et d’autres, au contraire viennent démonter les idées exprimées. C’est ce qui est arrivé après la parution de mon texte « Attention madame GILLES » C’est ainsi que doivent fonctionner les forums sur le Net. Cette façon d’agir prouve que sur le NET on fait preuve d’une certaine maturité, qu’on commence à faire l’apprentissage de l’art d’accepter les idées contraires. Chacun a le droit de s’exprimer pourvu qu’il n’utilise pas des propos triviaux. C’est un droit qui lui est réservé de rapporter et de commenter sur ce qui se dit. La lutte pour le départ de Jean-Claude DUVALIER nous a valu ce droit sacré qui nous a été enlevé durant si longtemps par des régimes dictatoriaux qui ont causé tant de torts au pays. Ce combat pour le droit à la parole a été très ardu et nous l’avons acquis au prix de beaucoup de sacrifices, de beaucoup de pertes en vie humaine. Aussi, ne sommes-nous pas prêt à le perdre ? Le perdre serait un coup dur porté aux vaillants combattants qui sont tombés et aussi à nous tous qui avions risqué notre vie durant cette dangereuse période où nous affrontions un régime encore fort et bien soutenu par beaucoup de miliciens, beaucoup de Duvaliéristes zélés et un nombre incalculable de militaires attachés à leur avenir et à leur chef. A cette époque nous n’avions pas eu accès à l’Internet, cette force incontournable. Il fallait livrer un combat face à face avec tout le risque que cela comportait. A cette époque, des journalistes laissaient leur maison pour ne plus y retourner, des opposants se faisaient maltraités, tabassés, humiliés et disparaissaient systématiquement, emportés par le flot de la mort qui épargnait seulement les silencieux, les muets.. Seuls les déterminés, les résignés, et surtout ceux-là qui, par leur bravoure et leur intelligente stratégie s’étaient imposés sur la scène au point qu’ils étaient connus de la communauté internationale qui les recouvrait d’un voile fragile, loin d’être une cuirasse mais quand même protecteur dans une certaine mesure. Mes interventions, lors, sur les différents médias, sur la revue « LE COURRIER » surtout, mettaient ma vie en danger comme celle de bien d’autres compagnons de plume. Je me souviens, après la parution d’un texte titré« TOI AUSSI MON FILS TU EN AS LE DROIT ou PLAIDOIRIE POUR DES ECOLES MATERNELLES PUBLIQUES» publié sur le COURRIER, j’avais reçu des menaces et des avertissements musclés venant de toutes parts. On me reprochait d’avoir écrit : « Afin que devenu grand, mon fils, tu ne sois pas un intolérant, un autocrate bouché à l’émeri». Pour les thuriféraires, l’intolérant et l’autocrate bouché à l’émeri ne pourrait être autre que monsieur Jean Claude DUVALIER. N’était la protection manifeste de feu mon cousin et ami Ernest BENNETT je serais, à coup sûr, embastillé, torturé et qui sait, exécuté. Malgré tout, nous n’avions pas lâché prise, nous n’avions pas baissé les bras, nous avions continué à lutter pour nous, pour tous nos frères et sœurs laissés pour compte et aussi pour nos frères et sœurs qui jouissaient de la tranquillité de la vie étrangère. C’était pénible et risqué mais il nous fallait décrocher ce droit à tout prix et pour nous et pour nos enfants. Il était fondamental pour nous tous, car il nous permet de nous sentir libres, libres de réclamer ce qui nous est dû, libres de dire la vérité et de dénoncer les mauvaises gestions de nos dirigeants, libres enfin de réclamer des correctifs à ce qui est mal fait. Madame GILLES ainsi que d’autres amis Internautes qui ne partagent pas mes points de vue m’ont reproché, avec beaucoup de gentillesse, il faut le reconnaître, que j’ai été de mains trop vivantes envers l’ex-premier ministre Gérard LATORTUE. En réponse, je leur dirai tout de suite que ce que j’ai écrit sur le compte de l’ex-premier ministre ne vient pas de moi. Je n’ai fait que rapporter et commenter ce qui se dit de lui. J’ai fait comprendre à Madame GILLES que l’opinion qu’elle a du Gonaïvien n’est pas celle du commun des haïtiens qui persistent à croire que monsieur LATORTUE, qui disait qu’il était capable de résoudre les problèmes du pays avait piteusement échoué. Quelque soient les circonstances qui ont été à la base de son échec, l’essentiel est que : il n’a pas respecté ses promesses qui étaient 1.- de rétablir l’ordre par la restauration de l’autorité de l’État dans le pays 2.- de soulager la misère du peuple par la création immédiate d’activités à haute intensité de main d’œuvre 3.- de faire jouer ses bonnes relations avec les instances étrangères en vue de trouver les fonds nécessaires à cette fin. 4.- de mettre Haïti sur les rails du développement en donnant une leçon de bonne «gouvernance». «Je vais montrer ce qu’on appelle gouverner un pays» avait-il dit. En sus, il avait lancé un mot historique tourné en dérision : « A L’IMPOSSIBLE ON EST TENU» question de vouloir faire comprendre qu’il n’avait pas de rendez-vous avec l’échec. Malheureusement, à la déception de tous, on a vu la terre de J.J. DESSALINES accoucher d’une souris anémiée, souffrant d’anémie falciforme et ferriprive à la fois. Monsieur LATORTUE a eu le même comportement que Monsieur Marc BAZIN et les autres qui ont travaillé à l’étranger de vouloir mettre en avant leurs bonnes relations avec l’étranger. Ainsi, ils ont semé en Haïti l’idée que le salut de notre nation doit passer par l’aide étrangère, en un mot qu’il nous faut la main du blanc. Ce que les défenseurs de monsieur LATORTUE ont du mal à comprendre c’est que l’observateur qui a faim, qui se retrouve dans la tourmente avec des kidnappeurs, des violeurs, des voleurs, des arnaqueurs, qui voit son avenir et celui des ses enfants hypothéqués n’a pas de temps ni de patience pour faire toutes ces considérations, pour essayer de comprendre le pourquoi de son malheur. Pour lui, celui qui se dit capable de résoudre ses problèmes et qui a de fait lutté pour avoir les rennes du pouvoir doit se battre comme un diable dans un bénitier pour se montrer à la hauteur de sa tache sinon il est tout simplement honni et déshonoré. On a eu l’exemple avec Jean Bertrand ARISTIDE qui s’était mis en tête qu’il pouvait indéfiniment amadouer le peuple par ses flatteuses paroles et par ses belles et mirobolantes promesses. Il avait oublié que la patience a des limites.. Il a eu, en fin de règne, à vivre la pénible et l’amère expérience de voir son peuple qui l’adorait presque, l’abandonner et prêt à le lyncher parce qu’il lui avait refusé du pain. Les hommes au pouvoir doivent savoir et ne pas oublier que «là où il n’y a plus rien, le roi perd ses droits». Vous vous dites capables, faites votre preuve sinon vous serez ridiculisé et exposerez même votre vie. On ne joue pas avec un peuple affamé. Et, un point important à retenir : avec les nouvelles technologies, le peuple à la latitude de VOIR, de SAVOIR et de VOULOIR. Les mêmes voitures luxueuses que vous roulez, les mêmes jolies maisons que vous habitez, les belles et bonnes écoles que fréquentent vos enfants, les miséreux les voient aussi, ils savent ce qu’elles valent et ils veulent les avoir eux aussi. Donc, messieurs et dames faites attention! Nous ne sommes plus au temps de TONTON NORD. Toujours avec non moins de politesse un autre ami Internaute me traite de Duvaliériste et me reproche d’avoir ménagé messieurs Jean Marie CHANOINE et Théodore ACHILLE jr, deux anciens ministres de Jean Claude DUVALIER. Je dirai rapidement à cet ami Internaute et sans risque d’être contredit, que je n’ai jamais été Duvaliériste mais de préférence un farouche opposant à ce régime. Mieux, je lui ferai savoir que je n’ai jamais professé «d’ISTE» dans ma vie. Si à l’extrême je voudrais ambitionner un ISTE, je dirais à la limite que je suis un ANALYSTE car sur les journaux et sur le NET, cela fait des années que je me constitue un analyste œuvrant dans le ‘’chapeautage’’ des textes à caractère politique, littéraire, social etc…Si cet ami veut prendre le temps d’aller fouiller dans les archives de Haitian Politics, du NOUVELLISTE, de LE MATIN, des GRANDS DÉBATS, de PORTE PAROLE, de LE COURRIER et autres, il verra la quantité de textes que j’ai publiés relativement aux gouvernements rétrogrades et sanguinaires du Dr François DUVALIER et de son fils J-C. DUVALIER qu’on n’arrive pas malheureusement à oublier à cause de la mauvaise gestion des différents régimes qui les ont succédés. C’est avec peine, devant l’évidence des chiffres, que je constate que comparativement à cesdits gouvernements le taux de chaumage a considérablement augmenté. C’est également avec la mort dans l’âme que je vis la triste réalité qui veut que l’état de misère de notre peuple s’est sensiblement aggravé depuis le départ de Jean-Claude DUVALIER. C’est une honte et un mauvais déclin. Cela ne devrait pas arriver. Cependant, en dépit de tout, ces dictateurs, pour tout le mal qu’ils ont fait au pays, n’auront pas mon absolution. A mes yeux, ils resteront des destructeurs de pays, des apatrides qui ont échappés à l’appel de la justice. Je ne peux pas oublier l’arrestation politique de mon père opérée au beau milieu de la nuit durant laquelle notre maison a été saccagée, les bijoux de ma mère volés, la recette journalière de son magasin emportée. Cette nuit au cours de laquelle mon jeune frère, bébé, le dernier né de la famille, dormait sur un divan a été lancé par terre à la manière d’un sac de linge par ces assassins qui fouillaient partout, restera gravé dans ma mémoire et fera de moi un inflexible solidaire de tous mes frères et sœurs victimes des massacres duvaliériens. L’ordre de faire feu sur feu mon père, le mot feu résonne encore à mes oreilles…Je veux rendre un hommage mérité et exprimer mon éternelle reconnaissance à la mémoire du feu intègre et digne soldat MAURISSESAU originaire de Port de Paix qui avait refusé d’exécuter l’ordre en répondant« MON CAPITAINE, JE NE PEUX PAS TIRER, MONSIEUR CELESTIN N’EST PAS ARMÉ». Mon père a eu la vie sauve grâce à ce vaillant soldat éclairé et plein de personnalité qui repose aujourd’hui de son sommeil éternel. Que le ciel lui soit agréable. M’entendre traiter de DUVALIERISTE me fait mal, me jette dans une grande tristesse. Je me sens insulté et j’enrage à chaque fois que quelqu’un se permet de me traiter de Duvaliériste pour la simple raison que j’avais travaillé, en tant que professionnel, en tant que technicien dans la fonction publique haïtienne. Ce qui me console c’est que, pour avoir travaillé également sous le gouvernement d’ARISTIDE certains disent que je suis un LAVALASSIEN et d’autres,’’ poutchiste’’, parce que j’étais encore en fonction lors du coup d’État militaire.
L’ami me demande de me prononcer sur les agissements de Jean Marie CHANOINE et de Théodore ACILLE jr, deux anciens ministres de Jean Claude DUVALIER. Je dirai à mon compagnon de plume que je ne suis pas de tempérament à brûler les Dieux que j’ai adorés. CHANOINE et ACHILLE sont des amis. Jean Marie CHANOINE est comme moi de Saint Louis du Nord. Il fut mon plus proche voisin, pour être clair, nous avions partagé la même cour et son jeune frère Roger fut mon condisciple .Ses parents ont toujours été les amis des miens. Théodore ACHILLE jr, fut le condisciple de mon frère aîné Frantz CELESTIN. Son père, confrère avocat de mon père fut également son excellent ami. Sa mère et la mienne, jusqu'à date, entretiennent de bons rapports amicaux. Ceci étant établi, je crois que j’ai le droit de me garder de dire quoique ce soit d’eux et de laisser le soin aux autres de le faire. Je peux me réserver ce droit. D’ailleurs ce sont des messieurs ayant la capacité de répondre, de part eux-mêmes, de toute accusation qui pourrait être portée contre eux. Il n’est pas de mon devoir de me constituer l’accusateur de mes amis tout comme il ne m’est point fait l’obligation d’être leur défenseur d’autant que je sais qu’ils sont en mesure de se défendre. Cet ami Internaute prétend également que je me prélasse dans mon ‘’confort diasporien’’. Pour son édification, je préciserai que de 1949 à 2001 j’avais toujours vécu en Haïti ce qui signifie que j’ai toujours été dans l’œil du cyclone.. Ce sont les régimes infantiles de l’après DUVALIER, responsables de la perte de l’autorité de l’État qui ont fait que des haïtiens ont laissé en masse le pays parce qu’il n’y avait plus moyen de vivre dans cet enfer, dans ce climat où l’on jouait sa vie à pile ou face. Et, quand le verbeux PREVAL avait déclaré qu’il était incapable d’assurer sa propre sécurité, c’était une façon claire, pour lui, de lancer un sauve qui peut. C’est alors que j’avais pris le chemin du ciel étranger. Contrairement à ce que pense mon ami, je ne suis pas dans le confort de la diaspora. Arrivé en terre étrangère, j’ai été obligé de retourner à l’Université pour pouvoir travailler et gérer le quotidien. Si on veut chercher un privilégié, qu’on aille ailleurs mais pas de mon coté. Je ferai remarquer, en passant, au défenseur de monsieur LATORTUE que je n’ai absolument rien de personnel contre l’ex-premier Ministre. Je m’en prends tout simplement à son administration. Même là encore, je dirais à la limite, car, comme je l’ai écrit, je n’ai fais que rapporter ce qui est dit de lui. D’ailleurs, tout ce que j’ai traité relativement à sa gestion est d’ordre public. Ce sont des éléments connus de tous. Ils sont dans les journaux, à la radio, sur l’Internet et à la télévision. Ma touche n’a été que de commenter, que de «chapeauter» le VOX POPULI. «Chapeauter» c’est ce à quoi je m’adonne, à mes heures libres, depuis des années. J’ai commenté beaucoup de textes. J’ai même chapeauté le discours de Stockholm d’Albert CAMUS. La majorité des textes de Jean L. THEAGENE, des publications de Ray Kilick, du Dr Volvick Rémy JOSEPH, de feu Gérard ETIENNE, de Gérard BISSAINTHE, d’Anthony GEORGES-PIERRE, du Dr Pierre Mendez ALCINDOR, de Hudes DESRAMEAUX, de Pratt MEMENOM, de l’agronome Jean Erich RENE, de Daly VALET, de madame GILLES et autres ont été chapeautés. Alors ce qui dérange c’est que des fois l’analyse n’est pas toujours tendre. Ce qui dérange, surtout c’est qu’il y a des travailleurs intellectuels qui ne se sont pas encore affranchis de leur carcan d’intouchables. Ils ne sont pas capables de supporter les rigueurs des idées contraires. Certainement les défenseurs de PREVAL auront du mal à digérer les propos de madame GILLES à l’endroit de leur idole. Ils diront, par exemple, que madame ne devrait pas écrire : « Preval était toujours considéré comme un tafiateur, un vaurien» tandis que la pauvre n’a fait que répéter ce qui se dit dans tous les coins. Les lavalassiens réclameront la tête de monsieur LATORTUE que s’est permis de qualifier leur leader de dilapidateur. Tout en ‘’taclant’’ PREVAL au passage, dans sa lette au NOUVELLISTE il écrira, à coté de pas mal d’autres propos antérieurs non moins piquants, non moins offensants : «Accordez-moi que cette dépense a été utile (960 autres millions de dollars investis !), qu'elle est très modeste au regard des usages en cours dans les pays en développement á diplomatie dynamique , qu'elle est infiniment inférieure aux dépenses non productives dilapidées par la présidence Aristide pour gaver ses avocats et ses groupes de pressions aux Etats-Unis et en Afrique, et qu'elle est probablement du même ordre (car les hôtels, les restaurants et les avions ne sont pas gratuits), que celle engagée par la nouvelle équipe gouvernementale pour des voyages à l'étranger, avant même son investiture officielle et depuis .D'ailleurs , je souhaite respectueusement , au passage , aux nouveaux chefs de l'exécutif,encore plus de résultats, et de récolter le 25 juillet ce que nous avons essayé de semer, pour « un million de dollars dans les décombres de Lavalasse». Mon grand problème réside au niveau du fait que l’haïtien, quelque soit son degré d’instruction, portera toujours une besace lui permettant de voir et d’exposer la faute des autres tandis qu’il cache son coté faible et voudrait que l’on se taise sur ses erreurs, sur ses égarements. A la vérité il y a un grand pas qui a été fait. Il en reste cependant bien d’autres à faire. En attendant, je dis qu’il est bien temps que nos professionnels pensent à s’enrichir dans leurs entreprises privées. Que les normaliens ouvrent de bonnes écoles afin de remplacer toutes ces écoles bidon, propriétés de tenanciers de borlette et d’analphabètes fonctionnels où on enseigne l’erreur. Que les ingénieurs aillent faire fortune dans leur firme de construction afin de contrer l’action des ‘’boss maçon’’ qui mettent en danger la vie de la population. Que les agronomes aillent bêcher, fouiller, labourer, gratter, retourner la terre aux fins de trouver le trésor qu’elle cache en son sein. Enfin que finisse cette histoire de faire et de défaire dans l’administration publique. Je persiste à inviter tous les accusés à faire la lumière sur leur gestion car il est bien temps que l’on bannisse, que l’on extirpe de notre culture cette mentalité de vouloir être millionnaire aux dépens des recettes publiques. Je donne l’exemple : Parallèlement à mes activités privées de pharmacien (pharmacien officinal et pharmacien préparateur) j’ai été durant longtemps un fonctionnaire de l’Etat. J’étais pharmacien de service puis pharmacien inspecteur à la Direction de contrôle des pharmacies, des narcotiques et des médicaments, Président de l’association des pharmaciens d’Haïti, Directeur Général de l’agence d’approvisionnement des pharmacies communautaires, membre et chef de plusieurs cabinets de ministre, ce, de plusieurs gouvernements, Chef de division de la Division de prévention et d’éducation du CICC/ programme du gouvernement et DEA, de lutte contre la drogue, je répète de lutte contre la drogue, Secrétaire Général au ministère des finances. Je me mets aux cotés de monsieur Marc BAZIN et je déclare comme lui : JE SUIS PROPRE. Que ceux-là qui se sentent en odeur de sainteté fassent de même.
LECHAPEAUTEUR Maurice CELESTIN
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