Re: Re : CREOLE: Réponse à ST-FORT[Tout-Haiti] Re: Conseils de lecture au com...

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Hug...@aol.com

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Jan 8, 2012, 7:23:28 PM1/8/12
to dja_...@yahoo.fr, koze-ma...@googlegroups.com, haiti-...@googlegroups.com, forumc...@googlegroups.com, marcpr...@yahoo.fr, tout-...@googlegroups.com
 
 
Pas de problèmes, mais j'aimerais bien prendre aussi connaissance de leurs avis et opinions et, peut-être, participer aussi à l'avancement du "schmilblick". Mais, seul le regretté Coluche pouvait faire avancer le "schmilblick" !. Non?
 
Hugues Saint-Fort
 
 
In a message dated 1/8/2012 6:56:48 P.M. Eastern Standard Time, dja_...@yahoo.fr writes:
J'avais oublié ceci.

Cependant je ne manquerai pas de réagir en lisant vos textes, en cas de besoins et de nécessités.
Je ne réagis plus, je ne réagirai plus sur les textes passés, mais bien sur vos prochains textes si cela s'avère nécessaire.
Je le dois à mes correspondants.
Ils liront d'autres avis et opinions et ainsi ils pourront, comme pour les textes passés, se faire leurs propres opinions et même faire avancer le "schmilblik".






De : Dja Paul <dja_...@yahoo.fr>
À : "Hug...@aol.com" <Hug...@aol.com>
Cc : "koze-ma...@googlegroups.com" <koze-ma...@googlegroups.com>; "haiti-...@googlegroups.com" <haiti-...@googlegroups.com>; "forumc...@googlegroups.com" <forumc...@googlegroups.com>; "marcpr...@yahoo.fr" <marcpr...@yahoo.fr>; "tout-...@googlegroups.com" <tout-...@googlegroups.com>
Envoyé le : Lundi 9 Janvier 2012 0h39
Objet : Re : CREOLE: Réponse à ST-FORT[Tout-Haiti] Re: Conseils de lecture au complet ...

Certains de mes correspondants me prient de ne point vous répondre.
Ils me disent de laisser une porte de sortie de débats, une planche de salut, un échappatoire.
Je m'y plie volontiers.

Heureuse année 2012!
Mes excuses au cas où je vous ai offensé ou simplement causé des ennuis.
Ce n'était point mon intention.


De : "Hug...@aol.com" <Hug...@aol.com>
À : dja_...@yahoo.fr
Cc : koze-ma...@googlegroups.com; haiti-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com; marcpr...@yahoo.fr; tout-...@googlegroups.com
Envoyé le : Dimanche 8 Janvier 2012 23h32
Objet : Re: CREOLE: Réponse à ST-FORT[Tout-Haiti] Re: Conseils de lecture au complet ...

 
Avant de répondre à celui que j'appelle désormais "l'orgueilleux simpliste et inculte", je voudrais signaler à tous les lecteurs que je ne tomberai pas dans la bassesse de ce type qui n'a d'autre recours que de tomber dans la vulgarité parce qu'il ne peut pas répondre d'une manière savante et documentée. Je prends note et je suis sûr que les lecteurs font de même. Monsieur l'orgueilleux simpliste et inculte, Dja-Paul, mérite ô combien les qualificatifs que je lui ai décernés.
 
Passons maintenant aux choses sérieuses. Je commencerai par citer la phrase écrite par l'orgueilleux simpliste et inculte: "l'haïtien (la langue haïtienne) doit évoluer, faire son introspection, sa critique interne et enfin corriger ses erreurs". Pour Dja Paul, l'emploi du terme "haïtien" avec un "h" minuscule n'est qu'un exemple de cette figure de rhétorique qui consiste à prendre la partie pour le tout, la matière pour l'objet...Ex. quand on dit "le fer" au lieu de "l'épée"....(voir ses explications plus bas). Monsieur l'orgueilleux simpliste et inculte, votre emploi de "l'haïtien"  avec une minuscule n'est pas du tout un exemple de synecdoque (qui est aussi appelée "métonymie"). Quand vous écrivez cette phrase "L'haïtien(la langue haïtienne) doit évoluer, faire son introspection, sa critique interne, et enfin corriger ses erreurs", et que vous me dites que l'haïtien avec la minuscule se réfère aux "personnes qui parlent cette langue", vous savez que cela est faux. En français standard, on met une majuscule si on se réfère à un nom de nationalité qui occupe la fonction de sujet dans la phrase où il apparait,  mais on emploie une minuscule si on se réfère à un adjectif. D'autre part, les noms de langues prennent une minuscule.
 
Ex.(1) Le Français est bricoleur et râleur
      (2) Le français est une langue romane et le créole haïtien est un créole français.
 
 Dans l'exemple (1), "Français" est un nom de nationalité et sujet de "est". Il prend donc une majuscule. Dans l'exemple (2), "français" est un nom de langue, "romane" est un nom de langue, de même que "haïtien" et "français". C'est pourquoi ils prennent tous une minuscule.
Dans votre phrase citée plus haut, vous vous référez clairement à l'homme haïtien même si vous écrivez la langue haïtienne (erreur tout à fait pardonnable ou cas de folie furieuse?) Car, comment la langue haïtienne peut-elle faire son introspection, sa critique interne, et enfin corriger ses erreurs? Vous devez donc admettre que vous auriez du écrire "L'Haïtien (avec un grand "H") doit évoluer, faire son introspection, sa critique interne, et enfin corriger ses erreurs."
 
Seul un orgueilleux simpliste et inculte peut continuer une telle discussion et refuser d'admettre qu'il a fait une erreur. Encore une autre preuve qu'il mérite bien son nom. Dire que je suis réduit à discuter de telles banalités qui n'ont absolument rien à voir avec la linguistique!
 
Mais passons aux langues créoles où, comble de la bêtise, l'orgueilleux simpliste et inculte pense qu'il a un mot à dire.
 
Monsieur cite des dictionnaires datés de 1905, des encyclopédies qui sont toujours en retard prolongé des recherches les plus pointues en linguistique et en créolistique pour faire comme s'il sait de quoi il parle alors qu'il se présente comme quelqu'un qui ne sait pas de quoi il parle. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on ferme sa bouche. Dans les recherches contemporaines, on ne parle plus de sabir dans les définitions relatives au créole, si le terme "pidgin" est toujours utilisé, beaucoup de chercheurs natifs et non-natifs ont montré que la phase de pidgin que l'on suppose être la phase initiale d'un créole n'a jamais en fait existé. Par exemple, les linguistes spécialisés en créole haïtien après de nombreuses recherches, n'ont pas pu retrouver cette phase de pidgin dont parlent certains théoriciens des années 1940-1950.
 
Dire que parce que "la langue de France est le français, la langue d'Italie est l'italien... alors aussi la langue d'Haïti est dorénavant l'haïtien" relève de l'ineptie la plus révoltante que j'aie jamais entendue. Il est clair que vous êtes d'une inculture criante et sonnante, et que vous vous acharnez à parler de choses auxquelles vous ne comprenez absolument rien. Il y a un abime profond entre le petit orgueilleux qui se baigne dans Wikipedia et le spécialiste au courant des recherches dans sa discipline. Quand vous écrivez "Il (l'haïtien a franchi avec la plus grande des distinctions...avec honneur, mérite et respect, toutes les étapes de la constitution d'une langue, de sabir à l'haitien en passant à créole.", vous révélez tristement combien vous êtes un pauvre d'esprit qui ne sait pas de quoi il parle (remarquez que je n'ai pas dit le mot vulgaire que vous avez employez au début de votre courriel). Personne ne décide quand un idiome ou une variété devient une langue. Une langue est un système fini de règles internalisé par les locuteurs qui leur permet de comprendre et de produire à n'importe quel moment des phrases nouvelles et grammaticales.
 
A propos de l'article sur ce que vous appelez "le haïtien", il y a des tas d'insuffisances et d'absence de recherches ou citations, mais il est évident que vous n'auriez jamais pu rédiger un tel article. Je suis sûr que vous considérez ces articles tirés de Wikipedia, de Larousse ou autres encyclopédies comme la crème de la crème, le sommet de l'érudition créolistique. Mon pauvre petit, les recherches existantes sur les langues créoles parlées dans le monde sont immenses, sophistiquées, volumineuses. Vous avez beaucoup à apprendre. Qui croyez-vous impressionner avec ces textes rudimentaires, primitifs sur les langues créoles?  
 
 
 
 
 
 
In a message dated 1/8/2012 2:08:18 P.M. Eastern Standard Time, dja_...@yahoo.fr writes:
Cet envoi va être effectué le dimanche 8 janvier 2012 aux environs de 19:00 (7:00p.m.), heure européenne de Paris.
M. H. ST-FORT, vérifiez l'heure de réception chez vous.

Mieux vaut se taire et passer pour un con que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet.

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con.


Mille excuses pour le délai de réponse!
J'avais d'autres chats à fouetter. Linguiste "éclairé" ST-FORT ("éclairé" est ma première allusion perfide à l'une des citations), comment nomme-t-on cette façon de parler?
J'étais au four et au moulin. La même question?
Ce délai tombait bien. Cela permettait, peut-être à tort, à mon interlocuteur de souffler un peu, de récupérer. J'ai obéi ainsi aux sollicitudes bienveillantes et empathiques, inutiles à mon avis, de certains membres de ma famille, d'ami(e)s et connaissances.
Je suppose qu'il a repris des forces. Tant mieux! Alors je reviens à la charge.

P.S.
Je vais utiliser les réponses aux deux (2) questions posées pour une prochaine démonstration.

----- Mail transféré -----
De : "H
À : dja_...@yahoo.fr
Cc : ko
Envoyé le : Vendredi 6 Janvier 2012 1h17
Objet : [Tout-Haiti] Re: Conseils de lecture au complet du dossier "dernières contributions à l'ha...

 
SF. Je viens de prendre connaissance du très long mèl envoyé par Dja Paul en date du 3 janvier 2012. Il fait 22 pages dans la copie que j'en ai tirée sur mon imprimante. Il est  évident que je ne pourrai pas répondre à tout ce qu'il a écrit. Je choisirai donc mes réponses aujourd'hui en attendant de répondre aux autres interrogations plus tard.
 
Commençons par le point qui, à mon sens, est le moins important mais sur lequel Dja Paul revient pour la troisième fois. Je suis donc obligé de mettre les points sur les "i".
Voici ce qu'il écrit dans son mèl daté du 30 décembre 2011 à 4:49:06. La date et l'heure sont extrêmement importantes.
Dja. En surlignement j'ai mis en exergue deux (2) allusions perfides: i) La quantité volumineuse de pages; ii) La date et l'heure.
L'allusion en clair est: Dja est devenu fou. Toutes celles et tous ceux qui nous lisent ont perçu l'allusion. J'avais raison de dire que ma vigilance devait être plus aiguisée que celle d'une pintade. L'expérience des contes (ex. tou ron san fon) permet à tout Haïtien, d'un temps révolu dommage!, natif-natal de découvrir à la vitesse de l'éclair les allusions. 
Point i): Vous avez reçu la totalité du texte que vous avez pu lire inéluctablement faisant suite à mes huit (8) envois postérieurs. Suis-je le seul auteur de cette quantité de pages? M. H. ST-FORT n'y-a-t-il pas apporté une énorme contribution?
Point ii) Pour ce point, la mort dans l'âme, je dois faire allusion à l'autre des deux (2) citations. Voilà un gars qui a étudié à Paris, en Europe et qui ne sait pas ou à tout le moins oublie (toujours l'effet de la carpe rouge en corrida dès qu'il voit le pseudo DJA) qu'il y a un décalage horaire entre les USA et l'Europe. Il est actuellement de 6 heures, car variable à certains moments de l'année quand on passe de l'heure d'été à l'heure d'hiver, et inversement, car ces passages ne se font pas aux mêmes moments. C'est 6 heures en avance par rapport à l'heure aux USA. Ainsi M. H. ST-FORT quand vous recevez un courriel d'Europe avec une heure déterminée, sachez qu'en Europe il est 6h plus tôt. Ainsi les 4:49:06a.m. correspondaient à 10:49:06 a.m. J'étais déjà réveillé, levé, fait quelques exercices de maintien, avais pris mon petit déjeuner, écouté les infos à la radio, lu mon journal, et...
Croyez qu'à 4h a.m. je dors. Heureux comme dans le sketch de F. RAYNAUD! Dans la phase de sommeil paradoxal qui me permet de récupérer, de rêver, d'avoir le lendemain à mon réveil un cerveau frais et dispos. Il semblerait que ce ne soit pas idem pour d'autres. 
 
SF. "L'haïtien (la langue haïtienne) doit évoluer, faire son introspection, sa critique interne et enfin corriger ses erreurs." Dans cette phrase, Dja Paul écrit L'haïtien avec un "h" minuscule, pas majuscule. Donc, cela veut dire qu'il se réfère à ce qu'il appelle "la langue haïtienne", l'haïtien" dans sa terminologie. Mais, comment la langue haïtienne doit faire son introspection, sa critique interne et enfin corriger ses erreurs? Il est donc clair qu'il veut parler de l'être haïtien, de l'homme haïtien et dans ce cas, il aurait du faire usage du "H" majuscule puisque, selon les règles orthographiques du français standard, on met une majuscule si c'est un nom de nationalité ou de peuple, et une minuscule si c'est un adjectif. Je voudrais insister sur le fait que personnellement je n'accorde aucune importance à ce type d'erreurs et j'ai déjà dit cela dans un de mes mèls mais je suis forcé d'y revenir car ce monsieur veut insister sur ce fait en faisant comme si c'est moi qui ai commis l'erreur. (Ndla. Vous persistez à commettre une erreur. Svp, ne continuez pas. Ne dîtes plus rien). Donc, monsieur, si vous voulez conserver votre phrase en vous référant à l'homme haïtien, il vous faut écrire: "L'Haïtien (avec un "H" majuscule, pas minuscule) doit évoluer, faire son introspection, sa critique interne et enfin corriger ses erreurs". Car, je ne vois pas du tout comment la langue haïtienne peut faire son introspection, sa critique interne et enfin corriger ses erreurs. Voilà un autre exemple du défaut capital de Dja Paul: l'orgueil. Ce monsieur est orgueilleux à l'extrême. Combien de fois  lui ai-je rappelé des vérités premières en linguistique surtout au cours de notre long débat en août-septembre 2011. Il n'a rien voulu entendre et a continué à raconter des choses qui n'ont rien à voir avec la linguistique. (Mon Dieu, il a continué. Il persiste et signe. Il m'oblige à continuer. Alors allons-y).
Dja. Monsieur, je reviens maintenant à mes deux (2) questions. Étais-je en train de fouetter réellement des chats, des animaux? Suis-je boulanger ou étais-je en train de cuisiner? Quand vous étiez dans une brasserie française, vous aviez assurément demandé une bière. Vous a-t-on amené uniquement la bière ou un verre de bière? Quand vous êtes rentré dans votre chambre d'étudiant et que votre copine vous a demandé, "Hugo, ti chou, koté ou té yé?" (Hugues, mon chéri, où étai-tu?). Assurément vous avez répondu: j'étais à la brasserie et je buvais un ou deux verres. Avez-vous bu réellement les verres ou la bière?
Dans mon texte de départ j'ai pris le soin de souligner à chaque fois le mot "haïtien", employé avec "h" minuscule et "H" majuscule. A chaque fois le mot était orthographié correctement.
C'est une façon d'écrire, de parler. C'est la synecdoque, Monsieur le prof de français. Donc mon texte voulait dire que les personnes qui parlent cette langue doivent accomplir tout cela.
Attention: la réponse à mes deux (2) questions peut ne pas être la synecdoque!
 .   
 synecdoque n. f. Figure consistant à prendre la partie pour le tout, la matière pour l'objet, le contenant pour le contenu, etc. et inversement. un toit pour une maison, une fourrure pour un manteau de fourrure, boire un verre.

Ici aussi, je fais allusion à une des deux (2) citations.

SF. D'autre part, il se glorifie d'appeler le kreyòl l'haïtien. Il prend appui sur cet autre internaute (je devine qui c'est parce que on a déjà débattu, cet internaute et moi). Cet autre internaute l'a "convaincu de ne plus dénommer la langue haïtienne des manières suivantes: i) le créole haïtien; ii) kreyòl. Ces derniers mots prennent une consonance comme quoi l'haïtien serait une langue bâtarde, un embryon de langage véhiculaire et vernaculaire qui n'a point encore accouché en tant que langue à part entière".
 
Je renvoie ce monsieur au livre collectif "L'Aménagement linguistique en Haïti: enjeux, défis et propositions" par Robert Berrouet-Oriol, (qui en est le coordonnateur) Darline Cothière, Robert Fournier et Hugues Saint-Fort. Montréal, CIDIHCA, 2011 et Haiti, Editions de l'Université d'Etat d'Haïti, 2011. Il lira mon texte (pages 35-50)consacré à cette question et intitulé "Dérives conceptuelles autour de la dénomination de la langue: Créole vs Haïtien" Voici quelques passages tirés de ma contribution:
 
La majorité des linguistes qui ont étudié les langues créoles sont tous d'accord sur le fait que la diversité des langues en contact à Saint-Domingue rendait extrêmement difficile l'acquisition de l'une de ces langues en tant que lingua franca accessible à toute la population. A Saint-Domingue, les locuteurs des langues de la famille des langues du Niger-Congo qui ne sont pas mutuellement intelligibles étaient placés en contact avec des locuteurs de différents dialectes français car il n'y avait pas encore une variété standardisée du français. C'est de cette rencontre, de ce contact que le créole haïtien a pris naissance. Un système linguistique original a été créé, composé de sons (phonèmes), arrangés d'une manière particulière (phonologie) pour former des mots (morphologie) et constituer une grammaire (syntaxe) qui communique un sens (sémantique). Les habitants de Saint-Domingue ont nommé ce système linguistique original, kreyòl. Il a conservé ce nom depuis. Quand Dessalines, l'un des Pères Fondateurs, retourna au nom indien d'Haïti (Ayiti) pour remplacer celui de Saint-Domingue, il n'élimina pas la dénomination "créole" en usage depuis la colonisation. Il la conserva. Aujourd'hui, le terme devrait connoter une identité culturelle radicalement indépendante de la culture européenne avec laquelle elle a pourtant conservé des liens. Haïti a mis en place une orthographe créole standardisée et possède des traditions littéraires remarquables...
 
Si l'on doit changer le nom de la langue parlée par tous les Haïtiens, alors il faudra changer aussi un grand nombre de mots utilisés couramment en Haïti, à commencer par le nom avec lequel les Haïtiens se désignent en tant qu'êtres humains et désignent tous les êtres humains en général. Par exemple, tous ceux qui comprennent le créole haïtien savent que le mot créole "nèg" emprunté au français ne signifie pas du tout "un nègre", ne possède pas de connotation raciale ou raciste mais désigne un "homme" en général, qu'il soit noir, blanc, jaune, ...ce peut être un ami, un "mec"...Le mot "nèg" s'est tellement bien intégré dans la culture et la civilisation haïtiennes qu'il est maintenant rentré dans des expressions typiquement créoles utilisées quotidiennement en Haïti. Par exemple, gran nèg (individu riche), gwo nèg (individu grand et fort), nèg fèy (paysan), nèg brenn (individu intelligent), nèg lespri (individu rusé), nèg natif natal (enfant du pays), nèg save (intellectuel), nèg fen (individu sophistiqué), nèg mòn (paysan, campagnard, péquenot), nèg sal (clochard), ti nèg (jeune homme, individu de peu d'importance), etc.
 
Ce qu'il faut comprendre à partir de cet exemple, c'est que les locuteurs haïtiens ont réinterprété la variété française qu'ils entendaient en lui donnant un nouveau sémantisme, une nouvelle phonologie et l'ont fait entrer dans une nouvelle combinatoire. Ils n'ont pas été les premiers à composer de telles opérations. Les locuteurs de tous les pays du monde dont les langues ont traversé des périodes de contact avec d'autres langues ont pratiqué ces réinterprétations linguistiques.
 
Ce n'est pas le changement du nom de la langue parlée par les Haïtiens qui donnera une meilleure image de cette langue. Au cours du vingtième siécle, plusieurs chefs d'état africains ou asiatiques ont tenté cette expérience par rapport au nom de leur pays et ils n'en ont rien tiré. Une meilleure image s'acquiert par des facteurs tels que le développement économique, la construction d'un état de droit, le respect de la personne humaine,etc. ... (pages 41, 47-48).
 
Hugues Saint-Fort

Dja. voilà pourquoi dorénavant je parle d'haïtien pour la langue haïtienne. En mentionnant simplement quelques définitions du "créole".
J'écris l'haïtien et non le haïtien de Wikipédia, car on ne dit pas la République de Haïti mais bien la République d'Haïti. Notre linguiste "éclairé" vous dira comment on appelle le "h" d'Haïti. Merci pour sa contribution!

Du sabir au créole

Sabir
langue déformée parlée unilatéralement par un groupe mal acculturé. Peut évoluer vers un pidgin.
Pidgin
langue hybride (toujours seconde) destinée à assurer la communication entre locuteurs sans langue commune. Peut évoluer vers un créole.
Créole
pidgin nativisé, devenu une langue à part entière. Il n'est plus une langue véhiculaire seconde mais une langue vernaculaire maternelle.
Dja. L'haïtien a tellement évolué à partir du "sabir" qu'il est devenu une langue, une langue à part entière, sans restriction et qu'ainsi il est à égalité avec les autres langues. Il ne peut plus être classé, confiné dans des vocables de "créole" ou "kwéyôl" ou "kréyol" ou ... 
La langue de France est le français, la langue d'Italie est l'italien, .... alors aussi la langue d'Haïti est dorénavant l'haïtien.
Il a franchi avec la plus grande des distinctions (on a même un chercheur en linguistique créole au MIT), avec honneur, mérite et respect, toutes les étapes de la constitution d'une langue, de sabir à l'haïtien en passant à créole.

Ochan
Ouvwé (ouvoué, ouvré) lè ban. C'est un "e" accent grave à côté du "l".
ABOBO ABOBO AYIBOBO AYIBOBO, vive l'haïtien! Je parle de la langue haïtienne.
Fèmin lè ban.

En haïtien actuel:
Ochan
Ouvre lè ban
Fèmen lè ban

Wikipédia:  Je suis fier de cette mention de "Le haïtien" dans Wikipédia et je puis vous jurer, croix de fer, croix de bois, que je ne suis pas un des contributeurs de cet article.

Le haïtien (ayisyen) est une langue créole parlée par 10 millions de personnes en Haïti et environ 2 millions dans le reste du monde, surtout aux États-Unis. Le haïtien est à base lexicale française avec des influences des langues africaines fon, éwé,kikongo, yoruba et igbo ; cependant, leur influence n’a pas été très grande sur le développement du haïtien.
Depuis 1987, le créole haïtien est reconnu comme langue officielle d'Haïti à côté du français1, grâce à la mobilisation de nombreux écrivains et intellectuels haïtiens et de linguistes tels que Pradel Pompilus et Pierre Vernet. Son utilisation littéraire est anecdotique mais croissante. Beaucoup de locuteurs sont bilingues et parlent haïtien et français, mais le créole haïtien a un statut social inférieur au français. La langue est utilisée dans les médias tels que les journaux et la radio.
Un créole est une langue régionale. Il diffère d’une île à l’autre sans règle précise, très vivant selon les périodes, il est originaire d’une transformation du français et de l’anglais voire d’autres langues de l’époque coloniale (minoritaires et confinées au statut de langue « clandestine » dans le système esclavagiste et colonial) et servait aux planteurs à se faire comprendre par leurs esclaves et employés, sans leur donner d’éducation, sans grammaire et lexique complets, qui est devenue la langue maternelle des descendants des esclaves et par extension des populations de la région concernée. 
Petit Larousse 1905

Résultat : 1 réponse dans le Petit Larousse 1905.

CRÉOLE   adj.  et  n.   ( espagn.   criollo ) .  Personne de pure race blanche, née aux colonies   : Joséphine de  Beauharnais était une créole de la Martinique.   Accent créole,  accent des créoles (prononçant à peine les r.)   N.   m.  Patois des nègres aux colonies, formé de mots français vieillis ou défigurés et de mots empruntés un peu à toutes les langues étrangères.

Larousse:

LINGUISTIQUE

Le créole est une langue issue d'un sabir ou d'un pidgin et devenue progressivement la langue maternelle d'une communauté.

L'origine du créole

Dans certaines situations sociales, en réponse à des besoins de communication particuliers, sont nées des formes linguistiques hybrides, empruntant leur vocabulaire à différentes langues ou utilisant le vocabulaire d'une langue et la syntaxe d'une autre. Ces formes sont le plus souvent utilisées à l'origine pour des raisons très concrètes, par exemple entre des communautés n'ayant pas de langue commune mais entretenant des relations commerciales. Elles empruntent leur vocabulaire à une langue dominante (le français, l'anglais, le portugais…) et leurs structures grammaticales à une langue dominée (le chinois, les langues africaines…). Lorsqu'une telle forme est réduite à un vocabulaire peu important et à quelques règles de combinaison, on parle de sabir. Lorsque cette langue seconde couvre des besoins de communication plus importants et que son système syntaxique est plus étoffé, on parle de pidgin.
Ni le sabir ni le pidgin ne sont des langues maternelles. En revanche, dans certaines situations, unsabir ou un pidgin peut devenir la langue maternelle d'une communauté, disposant d'un lexique beaucoup plus étendu, d'une syntaxe plus élaborée et de domaines d'usage variés. C'est ce qui s'est produit lors de la déportation d'esclaves africains vers les îles des Antilles : on parle alors de créole.

La diversité des créoles

Par son origine, un créole nous apprend donc toujours quelque chose sur la condition sociale de ses premiers locuteurs. Il y a des créoles à base lexicale française (dans l'île de la Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, en Haïti, etc.), à base lexicale anglaise (à la Jamaïque, aux États-Unis), à base lexicale espagnole (à Porto-Rico), ou encore à base lexicale néerlandaise, portugaise ou autre. Les formes les plus parlées aujourd'hui sont le créole anglais de la Jamaïque, les créoles français d'Haïti, des petites Antilles, de la Guyane, de la Réunion et de l'île Maurice, et le créole portugais des îles du Cap-Vert, de Casamance et de Guinée-Bissau.
Les linguistes ne sont pas tous d'accord sur l'origine des créoles, ni sur leurs processus de formation. Malgré leur extrême variété, les créoles manifestent parfois des traits communs. Par exemple, le redoublement emphatique des formes verbales : sé manjé man manjé (créole des Antilles françaises), a nyam mi a nyam (créole anglais de la Jamaïque), come mi ta come papiamentu (créole des Antilles néerlandaises) – « je suis en train de manger » ou, mot à mot, « question de manger, je suis en train de manger ». Longtemps méprisés, les créoles ont aujourd'hui leur place dans l'enseignement officiel, comme aux Antilles françaises et en Haïti.

A.− 1. (Personne) qui est de race blanche, d'ascendance européenne, originaire des plus anciennes colonies d'outre-mer. Planteur créole, populations créoles; un créole, une créole. Les hommes de couleur (...) domineront un jour la race amollie des créoles (A. FrancePierre bl., 1905, p. 223).
− P. ext. Nègre, noir créole. Né dans les colonies (et non en Afrique). Les noirs créoles [de Saint-Domingue]professaient (...) le plus profond mépris pour les nègres congos (HugoBug-Jargal, 1826, p. 51).
2. Spéc., ETHNOGRAPHIE, LING. (Manière) propre aux créoles. Accent, dialecte, chanson créole; le(s) (parlers) créole(s), le créole haïtien, anglais, portugais. Ce doux parler créole qu'il [Saint-John Persea gardé encore(MauriacBloc-notes, 1958, p. 399).
Rem. 1. La notion de créole a évolué avec les connaissances linguistiques; d'abord péj. (cf. étymol. et hist.), le mot désigne aujourd'hui un système linguistique autonome, d'origine mixte, issu du contact d'une langue européenne avec des langues indigènes ou importées (Antilles), devenu langue maternelle et langue principale d'une communauté (p. oppos. à pidgin et à sabir). 2. On rencontre ds la docum. créolophone, adj. et subst. (Celui) qui parle habituellement (en tant que langue maternelle ou principale) un créole. Les territoires créolophones de l'Océan Indien (A. ValdmanLe Créole, 1977, p. 35). Le créolophone rural, qui ne distingue pas /è/ de /œ/ (Id.ibid., p. 347).
− À la créole. [En parlant de l'arrangement de choses]
♦ Coiffure à la créole. Le Roman de Paul et Virginie mit en vogue la coiffure « à la créole » (JouyHermite, t. 4, 1813, p. 278).
♦ Riz à la créole (ou riz créole). Riz préparé avec des tomates et des piments doux. Entremets à la créole. Entremets préparé avec du riz et parfumé à l'orange.
B.− (Celui ou celle) qui a le tempérament propre aux créoles ou semblable à celui des créoles, caractérisé essentiellement par l'indolence et la grâce. Vous redevenez grande dame, créole, indolente (BalzacLettres Étr. t. 1, 1850, p. 278)Mme Chasseloup-Laubat : des ombres prud'honiennes, mêlées à une grâce de créole (Goncourt,Journal, 1865, p. 135). La marquise y gagna une prostration maladive, qui fit d'elle une créole des images, passant sa vie sur une chaise-longue (RadiguetBal, 1923, p. 20).
− À la créole :
Nous vivrons à la créole, moi travaillant dans mon cabinet, toi paressant à ton aise dans ta jolie maison, ne voyant que nous.
BalzacLettres à l'Étrangère, t. 3, 1850, p. 344.
 Littré, volume 3
citations masquées
CRÉOLE
(krè-o-l') s. m. et f.

Homme blanc, femme blanche originaire des colonies. Un oeil noir où luisaient des regards de créoleV. HUGOOrient. 33. Les enfants qui ont reçu le jour dans cet autre monde ne portent plus le nom de chapetons qui honorait leurs pères ; c'est ainsi qu'on appelle ceux qui sont issus de sang espagnol dans le nouvel hémisphèreRAYNALHist. phil. VIII, 20. La supériorité que les chapetons affectent sur les créoles, ceux-ci la prennent sur les métisRAYNALib. 21. Les créoles sont en général bien faits ; à peine en voit-on un seul affligé des difformités si communes dans les autres climatsRAYNALib. XI, 31.Adj. Une femme créole. Nègre créole, nègre né aux colonies, par opposition au nègre qui provient de la traite. Espèce de coquille du genre Vénus. Les dictionnaires de Furetière et de Richelet ont criole. Ital. creolo ; de l'espagn. criollo. L'origine de criollo est douteuse ; si on le fait venir de l'espagn. criar, élever, nourrir, la formation est tout à fait irrégulière ; d'autres prétendent que c'est un mot caraïbe ; l'Académie espagnole dit que c'est un mot inventé par les conquérants des Indes occidentales et transmis par eux. CRÉOLE. - ÉTYM. Ajoutez : Les enfants des Espagnols qui sont nés aux Indes sont appelés criollo ou criolla ; les nègres donnaient ce nom aux enfants qui leur étaient nés aux Indes, pour les distinguer de ceux qui étaient nés dans la Guinée, leur patrie.... les Espagnols ont emprunté d'eux ce nomGARCILASO DE LA VEGAHist. des Yncas, t. II, p. 460, trad. française par J. Baudoin, 2 vol. in-12, Amsterdam, 1704. 
 
 












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