Norluck,
Excellent texte de votre part. Nous comprenons bien que les perspectives des documents des historiens de l'epoque sont biaises en faveur de Petion et contre Dessalines. Maintenant que tout ce sang a coule, nous pouvons investiguer les bases du meurtre de Dessalines. Ce meurtre, etait-il motive par des raisons purement politiques ou ont-ils une forte composante ideologique? En d'autres mots, essayons de dissequer les reflexes ideologiques des protagonistes, les poles d'interets en presence, les differences d'approche de l'action politique, de la mode de production, des conceptions de la politique exterieures, de la politique nationale et locale qui
differencient les
protagonistes.
Dessalines etait certainement tres populaire en son temps. J'ai dit "certainement" dans la mesure ou Christophe, Geffard, Petion, Gabart, vernet, Clerveau, etc... s'etaient accordes pour le nommer commandant en chef. L'empereur Dessalines fut, a coup sure, un genie militaire que peu de gens aujourd'hui meme peuvent concevoir, meme des gens a formation militaire. Ce general a traine apres lui tout une armee pour choisir un champs de bataille ou il infligea une blessure aux forces expeditionnaires Francaise dont elles ne recouvrerent jamais: la Crete-a-Pierrot. Il est meme rumeur que le Capitaine General de cette expedition, Leclerc, fut serieusement blesse
pendant cette bataille et ne
prit part a aucun combat jusqu'a
sa mort a St Domingue.
A Vertieres, Dessalines dirigeait la bataille a pres de 12 kilometres du champs de bataille, base sur l'abstraction des schemas, deplacements de forces, des courriers venu du front, des rapports des heraults. Ainsi developpa-t-il une image du champs de bataille que les commandants de champs n'avaient pas. C'est ainsi qu'il arriva a la decision cruciale de prendre la Butte Charrier, siege des batteries Francais qui gardaient l'acces de Vertieres par la ruse et par la force: il choisit comme diversion l'un de ses plus braves officiers - Francois Capois - pour attaquer de front les batteries de la Butte-Charrier tout en donnant l'ordre a l'un de ses
officiers les plus sobre,
Jean-Philippe Dault, de se glisser
subrepticement derriere les lignes de la Butte-Charrier pour prendre les batteries a la Baionette. Une fois la Butte-Charrier prise, il donna l'ordre de l'assault general de Vertieres dont les Cannons devenaient impuissant contre des soldats indigenes ayant atteint les murs de la Forteresse. Pour ces faits d'armes, le General Dessalines etait tres aime.
Cependant, le General Dessalines avaient bien des ennemis, la ou l'on ne penserait pas. Tout d'abord, il s'etait fait des ennemis mortels parmi les gens du Sud, anciens Affranchis, pas seulement mulatre. Les survivants des bandes a Dieudonne, Lamour Derance, Romaine la Prophetesse, Petit-Noel Prieur, Goman, etc... Dans un message anterieur, vous disiez que ces gens-la etaient Africains. J'ose esperer que vous n'aviez aucune connotation derogatoire de la meme consonnances que les premiers historiens Haitiens avaient donne au mot "Africain" et qui persiste a travers la litterature d'aujourd'hui meme sur ces forums sous les plumes de certains de nos
erudits, c'est-a-dire, des
"Bossales", etrangers a la colonie,
moins raffines que les creoles. Ces marrons-la n'etaient pas probablement plus Africain que Dessalines l'etait, mais beaucoup plus Africains que les Moreau De St Mery ou Ardouin. Ils etaient probablement nes a St Domingue, mais n'avaient jamais accepte ou absorbe le modele Francais qui devint si cher a nos dirigeants du passe ou du present; principalement, le mentalite absolutiste qui nous donne des predispositions monarchiques meme a l'interieur des Republiques contemporaine (cette predispostion de Michel Martelly a crier Avie! ou a percevoir son fils comme un heritier politique).
Oui, nos heros de l'Independance avaient leurs differences. Cela n'etonne pas que le "debonnaire" Alexandre Petion, le fondateur de "La Republique d'Haiti", premiere "Republique Noire du Monde", l'une des deux seules Republique qui existait entre 1806 et 1848 (la Premiere Republique Francaise tomba en 1804, au couronnement de Napoleon).
Si un embargo n'a pas ete decrete, de 1801 jusqu'a la fin du 19ieme siecle, un embargo existait de droit et de fait sur Haiti.
1. Haiti n'etait pas formellement reconnu comme une entite nationale, donc ne faisait formellement pas partie du Circuit commercial mondial.
2. Plusieurs emissaires ont ete envoye vers Haiti par la France (dont Franco de Medina sous Christophe et l'Amiral de la Gaviere sous Boyer) pour negocier l'entree d'Haiti dans le circuit mondial contre dedomagement.
3. Haiti n'etait invite dans aucun sommet mondial aucun ambassadeur n'a ete delegue vers Haiti.
4. Durant cette periode, toute les interractions entre Haiti et les pays etrangers existaient sur des bases privees ou des ressortissants etrangers etablissent boutiques en Haiti et se nomment "consul".
5. La meme situation perdure en Haiti en 2012. Qui est reellement, par exemple, Joseph Tchakonte, le grand pape du riz Tchako en Haiti? Comment a-t-il pu prendre la production de riz indigene otage?
Norluck,
Je m'etonne grandement que tu denie qu'un embargo ait existe contre Haiti des les premier jours de l'Independance de notre pays. Les opinions des historiens sont tres differentes de ce que tu viens d'ecrire. Nul autre qur l'historien Yves L. Auguste a ecrit en 1959: " Privée d’une riche et florissante colonie, vaincue sur le terrain militaire, ne se consolant pas encore de cette défaite et en attendant de pouvoir relever le gant, la France transpose la lutte sur le terrain diplomatique et politique. Par tous les moyens que lui dicte sa science aiguisée des relations internationales, elle contrecarre les efforts du jeune Etat nègre pour se faire accepter dans la société œcuménique des
nations, s’applique à
lui mettre les bâtons dans les roues
et tente, de toutes les façons, de l’isoler, si ce n’est de le réduire par l’asphyxie."
"La pression du gouvernement français pour l’annihiler continue sans désemparer, et des deux côtés de l’Atlantique ses représentants saisissent les moindres occasions pour la ranimer. Ils font tant et si bien qu’en février 1806 le Congrès américain décrète l’embargo sur le commerce entre les Etats-Unis et Haïti." Yves L. Auguste
Personnellement, je pense qu'il est malsain d'aborder l'histoire d'Haiti en termes de "pro-Petion" , "Pro-Dessalines" ou "Pro-Christophe". Si l'on procede selon cette methose, l'on ne pourra jamais arriver a une verite historique pro-active face a la realite d'aujourd'hui. Un demeure qu'aucun Haitien d'aujourd'hui n'est qualifie pour contester le nationalisme des peres fondateurs d'Haiti! Specialement lorsque Haiti gemit sous les bottes d'Armee etrangers la sous nos yeux.
Meme Jean-Pierre Boyer qui avait contracte la dette de l'Independance l'avait fait avec de nobles intentions a l'esprit: preserver l'integrite territoriale du pays. Il avait tout simplement fait un mauvais calcul economique. Cela ne met pas pour autant son nationalisme en jeu.
Durant mes excursions a travers l'histoire d'Haiti, il m'arrive jusqu'ici de ne trouver qu'un petit nombre de gouvernement Haitien qui avaient gouverne en faisant totalement fi des interets nationaux d'haiti. L'un d'eux n'est autre que le fameux "Gouvernement Interimaire" de Gerard/Latortue. Cela, on peut bien le comprendre. Gerard latortue est un agent mondial qui a ete delegue en Haiti avec une mission: pacifier Haiti pour la remettre aux interets internationaux. Pour cela, il a rassemble un groupe de jeunes mercenaires novices incapables de voir dans ses menees et assez oportunistes pour l'aider dans cette taches. Ainsi, Latortue, a-t-il corrompu ces jeunes gens pour les aider a se fletrir, si bien que personne ne veut
plus rien a voir
d'eux.
Norluck,
Qu'il s'agisse de Toussaint Louverture, Christophe, Petion, Dessalines, Rigaud, Beauvais, Pinchinat, Lambert, Makandal, Macaya, Peralte, Marie Jeanne, les Ardouin, St Mery, Placide ou Isacc Louverture, etc. il est tres anachronique que nous, Haitiens du 21ieme siecle, soient en train de choisir lequel d'entre eux a fletrir, et lequel a encenser. Ce sont nos ancetres. Ils etaient tous du cote de l'histoire. Pourquoi pas consacrer un jour pour celebrer la Naissance collective de nos aieux? Le 2 Janvier, jour des aieux? Non pas sufisants, car les ecoliers sont deja en vacances et ne le remarque meme pas. Un jour special pour celebrer Christophe, Petion, Dessalines, Toussaint Louverture, Cange, Ferou, Macaya, Dieudonne,
Jean Francois, Biassou, Candi,
Maurepas, etc...ou chaque ecolier
choisirait son personnage historique favori a representer.
Nous, Haitiens du 21ieme siecle avons deja notre lot de problemes a resoudre. Nous n'allons pas renvoyer le blame en arriere vers l'histoire. Ce serait comme expedier le ballon dans notre propre camp et marquer des buts contre notre propre equipe.
Patriotiquement,
L Sept.
18 Octobre 2012
Letitiah,
Oui, une certaine connivence avait sans doute existe entre Christophe, Petion et Geffrard complotant contre Dessalines. Les auteurs qui ont publie ces documents, lettres et proclamations comprises, je peux sans crainte d'etre contredit, les classer d'historiens partiaux et complaisant envers Petion. Autant dire que Madiou, St Remy et Beaubrun Ardouin ont tous justifie le crime, en brocardant la poitrine de Dessalines des titres meprisant de dictateur, tyran, le decrivant tel un chacal assoifie de sang, une veritable machine a tuer. Puisque Dessalines voulait d'une Nation forte, composee pour une bonne part, de citoyens-soldats (j'emprunte le mot de Kenny Bastien, mais qui l'a copie, lui ailleurs -je n'en dirai pas plus pour le moment) qui veille constamment sur son territoire, de producteurs devoues au travail afin de satisfaire la
consommation locale. La France n'etant plus le pays destinaire jouissant, sans rien verser en retour, des fruits de durs labeurs des Haitiens, etait en train d'etre remplace par des marchands venus d'Angleterre et des Etats-Unis. Les commercants marins de ces pays commencaient deja a frequenter les ports de la nouvelle Republique. C'est faux qu'un embargo etait decrete contre Haiti, comme les pro-Petion se sont mis a raconter dans leurs livres. Aucun document ne l'atteste. Le machin ONU n'existait pas encore. Encore moins son ancetre, la dite Societe des Nations qu'on pourrait ajouter "predatrices".
Donc, selon St Remy, un membre du clan de Petion, le complot aurait pris corps dans les salons meme de Dessalines, lors de la deuxieme celebration de la Fete de l'Independance, le 1er Janvier 1806 a Marchand. Souffrez que je copie and paste d'autres pages d'Etudes sur l'Histoire d'Haiti Tome 6 de Beaubrun Ardouin pour m'illustrer et comprendre le degre d'implication de chaque acteur.
"En effet, dans la soirée du 1er janvier, les salles du palais impérial resplendirent de lumières pour le bal qui devait clore la fête de l'indépendance. Le bal, la danse, étaient devenus aussi nécessaires à Dessalines, que les Te Deum à Toussaint Louverture; et, de même que celui-ci méditait ses crimes pendant cette cérémonie religieuse, de même, en cette circonstance, son ancien lieutenant saisit l'occasion de cette nuit de réjouissances consacrées à l'indépendance d'Haïti, pour méditer le sacrifice impie des deux généraux qui y avaient le plus contribué par leur courage, leur désintéressement et leur
dévouement envers ce même chef.
Après avoir dansé comme à son ordinaire, vers minuit l'empereur se retira dans sa chambre, sans affectation, il y fit appeler successivement et secrètement les généraux H. Christophe et Romain, et le colonel Pierre Toussaint, commandant de l'arrondissement de Saint-Marc. La grande affluence d'officiers et de fonctionnaires qu'il y avait au palais ne permit à qui que ce soit de remarquer l'absence momentanée du bal, de l'empereur et de ces officiers supérieurs. Là, Dessalines leur déclara qu'il était positivement informé que Geffrard et Pétion préparaient le retour de Rigaud dans le pays, afin de le reconnaître pour chef de l'Etat ; que ce projet était
concerté avec le
gouvernement français, le
dévouement de Rigaud à la France n'ayant jamais varié. Et en preuve de ce qu'il appelait ses informations positives, il leur rappela la mission de Ducoudray, celle de Mentor qui lui avait avoué ce plan. Il leur fit remarquer l'arrivée successive dans le pays de tous les anciens officiers de Rigaud, celle de Poutu, son aide de camp et secrétaire, qui avait tenté de recueillir de l'argent pour faire passer ces fonds à Rigaud et faciliter mieux son retour. Il était inoui, selon lui, que tous ces officiers qui avaient été déportés en France; comme Rigaud, eussent pu trouver le moyen d'en sortir, si cela n'entrait pas dans les vues de l'empereur Napoléon. Il rappela encore à ceux qu'il avait appelés dans sa chambre, que Geffrard
et Pétion avaient contrarié la vengeance nationale, en usant de leur autorité dans le Sud et dans l'Ouest pour sauver la vie à une infinité de Français, hommes et femmes, en leur procurant la facilité de s'évader; qu'en outre, ils contrariaient son gouvernement, son administration, en ne mettant pas dans l'exécution de ses ordres, la sévérité qu'il jugeait nécessaire au bonheur du pays, à la sécurité de l'indépendance. Enfin, il leur dit qu'il avait résolu de faire mourir, cette nuit même, Geffrard-et Pétion ; que cette immolation était indispensable à la sûreté du peuple haïtien….!
Mes commentaires... L'Empereur avait totalement raison. Son service d'intelleigence etait le meilleur en la circonstance. Puisque Andre Rigaud revint en Haiti. Ce meme Beaubrun Ardouin a raconte au Tome 8 de sa serie qu'a Paris, il apprit qu'effectivement Rigaud etait en mission pour le compte de Napoleon. Arrive sur place, n'est-ce pas que Petion, devenu president, fit de lui le commandant militaire du departement du Sud. Petion l'avait confronte personnellement sur les documents prouvant qu''il fut en mission. Sauf que la mission de Rigaud se revelait impossible a prendre corps etant donne la realite du terrain. Mais La France gagna autrement. N'est-ce pas Petion qui initia les premiers contacts pour proposer le
dedommagement
aux colons francais. En
echange, ils (Petion et sa clique) deviendraient des colons tropicaux reproduisant le schema colonial tel que nous le voyons jusqu'aujourd'hui.
Poursuivons l'expose.
… Christophe dit donc à Dessalines, qu'il croyait, comme lui, que Pétion et Geffrard se préparaient à recevoir Rigaud dans le pays; qu'il avait également remarqué le retour successif de tous ses anciens officiers. Mais il ajouta qu'il ne pensait pas que le moment fût opportun pour se défaire de ces deux généraux ; que l'empereur ne devait pas méconnaître qu'ils étaient très influents sur l'armée et sur le peuple ; que les troupes de l'Ouest et du Sud, les populations de ces départemens leur étaient dévouées ; que s'il les faisait mourir de cette manière, il était à craindre qu'il y eût un soulèvement général dans l'Ouest et dans le Sud, et que même les troupes de l'Artibonite et du Nord qui avaient vu leurs faits
d'armes dans la
guerre de l'indépendance,
pourraient se laisser séduire, ou du moins ne se prêteraient pas avec vigueur à la repression du soulèvement. Enfin, il le conjura d'attendre un peu pour laisser à Pétion et Geffrard le temps de démasquer leurs vues et leurs intrigues; qu'alors, tout puissant comme il était, l'empereur pourrait facilement anéantir eux et leur faction…
… Dessalines resta frappé des objections de Christophe; il parut convaincu qu'il fallait attendre un moment plus propice à ses vues sanguinaires; et, recommandant à ces trois officiers le silence le plus absolu sur sa communication secrète, il reparut au bal où il dansa de nouveau. Mais H. Christophe voulut sa perte plus que jamais. Il s'en ouvrit à Romain pour trouver le moyen d'avertir Geffrard surtout, qui lui paraissait plus propre à recevoir une telle confidence, à raison de son mécontentement antérieur. Christophe se persuadait que Geffrard en parlerait à Pétion, et se ménageait par là un entretien avec eux. Or,
Romain avait alors pour secrétaire, un homme de couleur nommé Bély qui avait servi dans le Sud et qui était connu de Geffrard dont il lui avait souvent parlé. Ce fut Bély qui reçut la mission de prévenir Geffrard de ce qui s'était dit dans la chambre de l'empereur. Il s'en acquitta dans le palais même. De son côté, Pierre Toussaint, alarmé d'un projet qui lui parut si funeste à Dessalines personnellement, confia ce secret à Charlotin Marcadieu qu'il connaissait fort devoué à l'empereur et capable de l'en détourner au besoin, par ses conseils. Dès qu'un secret de cette nature est dévoilé, il suit le cours de l'indiscrétion. Charlotin, aussi alarmé que son intime ami Pierre Toussaint, étant également très lié avec
Daumec, commissaire impérial à Saint-Marc, ne put lui cacher ce qu'il savait par la confiance de Pierre Toussaint. Et Daumec, nous l'avons dit, avait été associé de Geffrard à Jérémie avant d'être appelé à sa charge à Saint-Marc ; une étroite amitié entre eux en était résultée. Geffrard apprit de lui ce qu'il importait qu'il sût ainsi que Pétion ; il en avisa ce dernier ; car ce n'était plus une chose douteuse, venant de deux des membres du conseil secret…
... Dès que Christophe se fût assuré qu'ils étaient informés du projet d'assassinat contre eux, il les aborda comme à son ordinaire, comme il l'avait déjà fait à leur arrivée à Marchand. Il leur dit que leur sort, à tous trois, dépendait du plus léger caprice de Dessalines, en ne leur laissant point ignorer le danger qu'il avait déjà couru, et que leur intérêt mutuel était de se défaire de l'empereur. Celui-ci, en voyant Geffrard, en apprenant par lui la révolte de Germain Picot, avait annoncé en presence de tous les généraux, qu'il ne tarderait pas à se rendre dans le Sud pour y mettre ordre parmi les cultivateurs. Il fut donc résolu entre Christophe, Pétion et Geffrard, que ce serait l'occasion la plus favorable
pour frapper Dessalines, à cause de la haine sourde qui existait à son égard dans tous les coeurs et qui le rendrait impuissant à résister. Geffrard se chargea de l'exécution de cette périlleuse, mais indispensable mission, pour leur salut... Fin de citation.
Au moment de l'assassinat de Dessalines. Geffrard, Nicolas, le geniteur de Fabre N. Geffrard, n'etait plus. Il etait mort brusquement. Les comploteurs du sud ont insinue que Dessalines l'avait fait secretement empoisonner. Quoique mort, son "zombi" etait present le jour de l'assassinat de l'Empereur. Comment? Etienne Gerin etait devenu commandant du sud. Une soeur de Geffrard une certaine Veuve Mme Abel paraissait a l'epoque etre une des nanas de Gerin, se trouvait avec ce dernier dans la localite de Laval pres d'Anse-a-Veau. Les "conspirateurs" retrouvent leur commandant pour leur demander de se mettre a leur tete. Gerin hesite. Veuve Abel lui retorque qu'elle est prete a troquer sa pantalette et ses tapettes contre le pantalon. la botte et le sabre du general Gerin s'il refuse. ... On comprendra ici la
rage de Gerin a
tronconner le corps de
Dessalines apres avoir ordonne de faire feu sur le cheval de l'Empereur.
Il faut relire la lettre separee de Gerin a Christophe l'informant des faits tels qu'ils se seraient deroules a Pont Rouge et comparer avec la correspondance de Petion pour se faire certaines interrogations. Pourquoi Gerin a dit qu'il voulait epargner la vie de Dessalines et qu'il a blame la faible mais comprehensible reaction de l'Empereur, en tapant avec son baton sur les soldats? Pourquoi, il voulait se disculper devant Christophe de la mort de Charlotin Marcadieu? Entre les lignes, je decele que Petion sans doute ne lui aurait pas communique que le complot recevait l'approbation de Christophe, autrement, pourquoi il assure qu'il voulait "faire juger" Dessalines.
Voila.