CASEC ET ASEC : Dans l’indifférence du pouvoir central ! Information intéressante!

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Serge Pierre-Pierre

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Aug 30, 2010, 7:48:52 AM8/30/10
to Grands Debats, Deba Nasyonal, Haiti Connexion, haiti nation, Forum Culturel, Echo Dhaiti


CASEC ET ASEC : Dans l’indifférence du pouvoir central !


Par Alix Laroche
alixl...@lematinhaiti.com

L’adoption d’une résolution comportant quatre points et présentée à la presse, hier mercredi 23 janvier, par la Fédération nationale des CASEC haïtiens (Fenacah), a clôturé un atelier de deux jours, organisé par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), dans son annexe de Turgeau, à l’intention des Casec et Asec.
Cet atelier de réflexions, déroulé autour de la problématique environnementale nationale, a réuni 140 représentants de Conseils d’administration de section communale (CASEC) et quelques cadres des ministères de l’Intérieur et de l’Environnement.
À travers la résolution, la Fenacah s’engage à œuvrer pour « la mise en place d’un système de sécurité communale, d’infrastructures rurales, d’augmentation de la production agricole et, enfin, de la protection minutieuse de l’environnement ».
Le président de la fédération, Paul André, a tenu à souligner que la décision prise ce mercredi vaut pour tout le territoire national, particulièrement pour les 570 sections communales de la République.
Présent à la clôture de l’atelier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-aimé, qui a admis que les CASEC et les ASEC connaissent des difficultés dans l’exercice de leurs fonctions, leur a promis « l’accompagnement soutenu de l’État central, les encadrements nécessaires et des séances de formation ». Ces dernières doivent débuter au mois de mars prochain.

CASEC/ASEC : la grande indifférence
La section communale est définie par la Constitution du 29 mars 1987 comme la plus petite collectivité territoriale dont la gestion, lit-on dans un document portant le sceau du ministère de l’Intérieur, est assurée par un Conseil d’administration de section communale (CASEC), élu et assisté dans sa tâche par une Assemblée de section communale (ASEC).
Outre l’aspect de la décentralisation, aux collectivités territoriales est assigné un rôle important dans la formation du Conseil électoral permanent (CEP) et dans les élections indirectes devant déboucher sur la mise en place des Assemblées municipales et départementales et la nomination des juges pour différents tribunaux. Les CASEC apportent également leur support à des projets de développement social et collaborent à la promotion des activités d’éducation civique et morale au sein de la communauté.
Néanmoins, en dépit de leur importance dans les structures de l’État
décentralisé, les CASEC et les ASEC élus comme le président, les parlementaires et les maires de la République, évoluent, selon leurs témoignages, dans l’indifférence du pouvoir central.
Ernst Saintus, 2e membre du CASEC de la 8e section communale de Martissant, élu sous la bannière du parti Rassemblement des citoyens patriotes (RCP), a déploré que les services de son administration soient logés dans un réduit à Fort Mercredi (Carrefour-Feuilles). « Et cela grâce aux efforts personnels des membres du cartel », a-t-il souligné.
« Nous n’avons trouvé, depuis notre élection, aucun encadrement de l’État. Nous sommes livrés à nous-mêmes. Les autorités centrales continuent d’ignorer superbement notre existence. De plus, nous ne sommes pas payés régulièrement par le Bureau de la délégation départementale de l’Ouest », a déclaré Ernst Saintus.


jeudi 24 janvier 2008


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