LA GOURDE : Unité Monétaire d’Haïti
- Connaissez-vous l’histoire de la
Gourde ?
G*O*U*R*D*E : Six lettres formant un mot, évocateur de
mille et une convoitises :
Adjectif devenu nom ;
Synonyme de monnaie ou de stupide.
Désignant une chose : bouteille,
calebasse séchée, bout de papier ;
Pièce sonnante et trébuchante ;
Polygone à sept cotes ;
Indiquant un objet : moyen d’échange ;
unité de compte.
La Gourde est tout cela à la fois et mieux
encore …
Elle est omniprésente. Puissante et docile.
Elle fait tourner aussi bien la tête que la
grande machine.
De la ménagère au banquier ; de l’écolier
a l’agrégé ;
De Job a Crésus, nul ne s’en passe.
Frivole et vagabonde, elle circule de main en
main pour faire l’unité.
Elle cherche à raconter une histoire.
Son histoire.
L’Histoire que l’on n’écoute jamais puisqu’elle
est muette.
Les Origines de la Gourde :
Apres la conquête de Mexico par Hernan Cortes,
Les souverains espagnols décident de fonder en 1536 la première Monnaie d’Amérique. Les pièces frappées suivant des techniques très
rudimentaires étaient de forme irrégulière et de poids inégaux.
A partir de la seconde moitié du XVIIème siècle
elles devenaient plus régulières. Elles étaient
désormais acceptées dans toutes les transactions à Saint-Domingue en fonction
du poids. Elles étaient considérées
comme une monnaie forte (peso gordo) par rapport aux précédentes devenues une
monnaie faible.
Au fil des siècles et par déformation, le mot
peso qui signifie piastre a conservé sa signification originaire tandis que l’adjectif
gordo (Lourd) a donné le nom gourde.
C’est pour cela que les mots piastres et
Gourdes désignent indifféremment l’unité monétaire haïtienne.
Les premiers Pas :
A la mort de Jean-Jacques Dessalines, le pays
se retrouve morcelé en deux Etats qui héritent de la situation monétaire
chaotique qui prévalait à Saint-Domingue.
Celui établi dans la partie Nord parvient à se
procurer sa propre monnaie dès le mois de septembre 1807, tandis que dans la République
qui occupe le reste du territoire, les autorités monétaires sont amenées à
percer les anciennes monnaies espagnoles et françaises qui circulaient encore
et à extraire de leur milieu une petite pièce pour servir de monnaie d’appoint.
La pièce extraite de la piastre espagnole est fixée
a 18 centimes ou 2 escalins tandis que la piastre espagnole, malgré l’extraction
qui en est faite, conserve sa valeur originaire de : 11 escalins ou 8
livres 5 sols :
Les premiers pas monétaires de la République l’enlisent
dans l’inflation. Pour y remédier, des
billets de caisse sont émis en 1813 dont le remboursement est garanti par les biens
du domaine prive de l’Etat.
La Gourdes est depuis lors adoptée pour
designer l’unité monétaire haïtienne.
Aucun de ces billets n’a été retrouvé à date.
LA PREMIERE GOURDE :
Apres les déboires de son prédécesseur, le président
Jean-Pierre Boyer décide de retirer définitivement de la circulation les pièces
percées.
L’appauvrissement des Caisses du Trésor
Public, à la suite du paiement de la première annuité de la dette de l’indépendance
imposée par la France, oblige les autorités monétaires à émettre, en vertu de
la loi du 16 avril 1827, de nouveaux billets de Caisse.
Une véritable monnaie nationale composée de pièces
d’argent de 100 centimes, pesant 2 gros 56 grains et valant une gourde, est créée.
Cette loi resta en vigueur jusqu’à la fin des années
1860, sauf sous l’Empire de Faustin 1er (1849-1859), elle fut momentanément
remplacée par celles des 31 juillet 1849 et 16 avril 1851. Elle fut remise en vigueur à la restauration
de la République en 1859.
Tous les billets émis entre 1827 et 1868
portent la date du 16 avril 1827.
LE RETABLISSEMENT DE LA GOURDE :
Le renversement de l’Empire amena au pouvoir,
le General Fabre Nicolas Geffard. Il
restaure la République et remet en vigueur la loi du 16 avril 1827.
De nouveaux billets, imprimes en Angleterre
par la firme Waterloo & Sons, sont mis en circulation. La qualité du papier et les éléments de sécurité
reflètent l’air du temps. La Gourde est désormais
plus élégante et porte l’effigie du chef de l’Etat.
Le filigrane introduit des 1839 est définitivement
adopté.
POUR LE MEILLEUR ET POUR L’EMPIRE :
Apres la révolution de Praslin et les bouleversements
qui s’en sont suivis, Faustin 1er devient le second Empereur d’Haïti
en 1849. Durant les dix années de son règne,
il y eut une abondante émission de monnaies métalliques que d’aucuns qualifient
d’essais ou de simples fantaisies.
Toutefois, il s’y dégage une certaine velléité en faveur d’un changement
du nom de l’unité monétaire et de sa valeur.
Le Piastre tend à remplacer la Gourde.
L’Age d’or de la Gourde :
Se plaçant en droite ligne des idéaux du Parti
National, Lysines Félicite Salomon a son arrivée au pouvoir reprend le projet
de création de la banque.
A cet effet, un contrat de concession pour l’établissement
de la Banque nationale d’Haïti est signe à Paris le 30 juillet 1880. Le contrat accorde à la banque le privilège
exclusif d’émission de billets au porteur, bénéficiant du cours légal, sans
toutefois enlever au gouvernement le droit d’émettre lui-même une monnaie métallique
d’or, d’argent et de bronze.
Une nouvelle monnaie en argent, dessinée par
Edmond Laforesterie et frappée à Paris, est mise en circulation des 1881 selon
les specifications établies par le Traite de Paris du 23 décembre 1865. Elle pèse 25 gammes d’argent.
L’unité monétaire haïtienne s’aligne aux cotes
des pays de l’Union Latine : Etats Unis, Vatican, Brésil, Espagne, Irlande,
Congo, etc.
Merci Thierry.
Serge
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BON A SAVOIR :HISTORIQUE DE LA GOURDE,MONNAIE NATIONALE D'HAITI
La gourde, monnaie nationale d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹Ha€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¯ti
La gourde est la monnaie nationale d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹Ha€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¯ti. Son code est HTG. Il est divis€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â© en 100 centimes.Le mot € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¼gourde€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â½ est une traduction du mot espagnol € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¼gordo€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â½ (gros, gras), un terme qui se
r€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©f€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©rait au peso, monnaie d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹Ã’£Â©change accept€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©e dans les colonies fran€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â§aises des Antilles,
€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£ la fin du xviiie si€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨cle et au d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©but du xixe si€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨cle. Apr€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨s l€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹Ind€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©pendance, le terme fut adopt€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â© pour d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©signer la monnaie de base d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹Ha€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¯ti.
La
premi€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨re utilisation de la gourde date de 1813. Elle rempla€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â§a la livre au cours de 1 gourde = 8 livres 5 sous. En 1870 et 1872, la gourde fut
r€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©Ã’£Â©valu€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©e, la premi€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨re fois de 10 € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£ 1, et la deuxi€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨me fois de 300 € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£ 1. € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£â’ ’¹ l€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹Ã’£Â©poque, il n€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹y avait que des billets, le mot piastre € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©tait parfois utilis€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©, en particulier sur un billet de 1875.

Piastre
En 1881, le cours fut index€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â© sur celui du franc fran€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â§ais au taux de 5 francs = 1 gourde.
La convertibilit€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â© au
franc fut suspendue en 1912 et la gourde fut index€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©e sur le dollar am€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©ricain au taux de 5 gourdes pour un dollar.
Cette indexation fut abandonn€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©e en 1989 et le cours est maintenant flottant. Mais le terme dollar ha€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¯tien pour 5 gourdes est encore usit€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©. De la m€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Âªme mani€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨re, le mot penny est utilis€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â© pour 5
centimes. On parle € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©galement du terme arlequin pour une pi€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â¨ce de 5 gourdes.
La Constitution de 1987 dans son chapitre 1, article 6, d€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©finit la gourde comme € ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¼l€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â¹unit€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â© mon€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã’£Â©taire
nationale€ ¢â’¢¬ € ¢Â¢Ã¢â’ ’¹ € ¢â’ ’¹Â½.
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