1808-2008: BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE D'IGNACE NAU, L'UN DES PREMIER ECRIVAIN NATIONALISTE HAITIEN.

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Letitiah Sept

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Dec 27, 2008, 5:41:20 PM12/27/08
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IGNACE NAU:
L'UN DES PERES DE LA LITTERATURE HAITIENNE:
 
 
 
L’année 2008 a marqué le bicentenaire de la naissance de l’un des premiers poètes Data : Ignace Nau. Ignace Nau est en fait le premier poète haitiens né après la déclaration d’indépendance de la jeune nation. Il naquit à Port-au-Prince dans l’année de 1808 sous la présidence d’Alexandre Pétion. Il fut le premier écrivain haïtien à recevoir ses éducations primaires et secondaires en Haïti.
 
Ignace Nau naquit seulement quatre ans après la déclaration d’Indépendance du pays. Encore enfant, il fréquenta l’école Jonathas Granville de Port-au-Prince. Cette institution scolaire ne recevait que des pensionnaires, car le type d’éducation qu’elle offrait ne pouvait être dispensé qu’à des internes. Cette école offrait une éducation académique et une éducation militaire. Tout jeune écolier était enrôlé dans les deux programmes. Une fois admis à l’école, le jeune garçon était à la charge des professeurs pour une formation civile et un militaire. L’école fixait les conditions aux parents et à l’étudiant. La liste des fournitures classiques à être fournies par les parents incluait : la carabine, le vrac, la gibecière, les bottes, l’armoirie, le foulard, le chapeau, la baïonnette, etc. en plus des plumes, crayons, livres, cahiers, tablettes d’écriture. Au cours de l’année scolaire, l’écolier doit participer à des exercices physiques du style militaire pendant deux jours de la semaine.
 
En ce temps-là, les haitiens, sans distinction d ‘origines sociales, avaient la certitude qu’ils vivaient dans un monde de Prédateurs qui n’avaient de place pour eux que dans la servitude ou la mort. Ils savaient qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour se défendre, survivre ou mourir comme des êtres humains. Ils savaient qu’ils ne pouvaient pas compter sur ce qui s’appelle par euphémisme, de nos jours, « Aide Etrangère » cette intervention paralysante, atrophiante, contrôleuse, gênante par ses intentions malsaines déguisées en providence, que cette « aide » fut militaire, financière, technique, religieuse, politique, idéologique…
Une sorte de : « je vais t’aider, surtout ne t’aide pas toi-même » intimidante par ses majuscules telles que les FMI, PAS, ONG, BID, BMD, USAID, ONG…
Et dont les promoteur crieront plus tard :
« Ils ne peuvent rien pour eux-mêmes, ils attendent tout de nous !»
« Faillite ! Faillite ! »
 
Les Européens, voulaient-ils travailler pour notre bien au premier siècle de notre indépendance, le 19ième Siècle ?
Facilement, nous, Haïtiens d’aujourd’hui, nous aurions pu suivre le chemin des Aborigènes d’Haïti au 16ième siècle : 1 millions de Tainos totalement oblitérés en moins de 50 ans de contact avec les très Catholiques Espagnols!
 
 Ou les aborigènes de l’Ile de Tasmanie ? Même histoire : La totalité de la population humaine et animale d’une île d’a peu près la superficie d’haiti oblitérée jusqu’au dernier loup tasmanien, en plein 19ieme siècle par les très protestants Anglais !
 
Que reste-t-il à spéculer sur les intentions des blancs « philosophes de lumières » de la France par rapports aux noirs d’Haïti ?
 
Nos ancêtres n’avaient pas le luxe de jouer la même partition idiote que nous choisissons d’exécuter aujourd’hui,
Se sachant perçus comme au-delà de l’acceptation de l’esclavage par les blancs,
(les esclavagistes le savaient mieux que tout autre pour avoir goûté de leur fer et de leur feu),
Ils savaient bien qu’ils étaient marqués pour l’extinction en tant qu’humain sur cette terre !
Voilà pourquoi l’école haïtienne, les familles haïtiennes,
La société haïtienne en général  de la période post-indépendance,
Avait choisi le chemin qui nous est refusé aujourd’hui par des forces internationales :
Avant tout autre chose, faire de chaque haitiens, un défenseur national formé aux valeurs haïtiennes, dans des écoles haïtiennes, suivant les valeurs historiques haïtiennes !
 
Ignace Nau est né quatre ans seulement après Vertières,
Le dernier pont qui a vu le peuple noir de St Domingue
Traverser les ponts flottants qu’ils ont jetés sur les gouffres
Crachant le feu de l’extermination de l’homme par l’homme
Pour porter la nouvelle a l’humanité entière,
Inscrite en lettres stellaires afin que chacun sache vraiment
Que Tous les Hommes naissent et demeurent  égaux en Droit,
Quelque soit la couleur de leur peau !
 
Des contemporains d’Ignace Nau ont vécu les cruautés de l’esclave.
Ignace Nau s’est assis à la table des héros de l’indépendance.
Il leur a parlé et ils les ont écouté.
Ils lui ont raconté les péripéties de Maurepas,
Toussaint, Dessalines,
Le héroïsme de Capois à la tête de son équipe de feu !
L’ordre sécrète de Napoléon Buonaparte Leclerc,
Son Capitaine Général,
D’éliminer tous les noirs qui étaient perçus comme au-delà de l’esclavage,
Dont tous les généraux indigènes et leurs soldats,
Et de rétablir l’esclavage pour le reste,
Faits des vieilles femmes, les hommes invalides et les enfants sans défense !
 
On lui raconta probablement que Rochambeau avait fait venir des chiens mangeurs d’hommes de Cuba,
Et qu’il leur offrait des noirs en pâture sous l’applaudissement de ses hommes !
De pontons remplis de noirs enchaînés, conduits en haute mer pour être incendiés !
Les témoins de ces horreurs étaient encore vivants,
Et ils racontaient sûrement les horreurs qu’ils ont survécus !
 
Les bruits couraient à l’époque que les français reviendraient avec des tigres et des loups
Dans le but d’attaquer et de dévorer les gens vivants dans les mornes.
Peut-être qu’il a eu même un instance d’un animal sauvage relâche dans les bois haitiens,
Car le mythe du tigre à longtemps dominé le folklore haitiens.
Ignace et ses contemporains ont sûrement été exposés à ce genre de témoignage.
 
Ignace Nau se rendit aux Etats-Unis vers l’Université Catholique de New York
(Connu aujourd’hui sous le nom de New York University- NYU)
Où il reçut son éducation supérieure.
Ensuite il revint en Haïti ou il devint l’aide de Camp du président Boyer.
 
En tant que le premier des intellectuels haitiens à formation indigène,
Il lui revint la tache d’initier l’histoire de la Littérature Haïtienne.
Ignace Nau fut le premier haitiens qui entreprit la tache de doter d’une histoire littéraire, un peuple dont la naissance ne précédait la sienne que de quatre ans.
Avec son frère, Emile Nau, et les frères Ardouin, Beaubrun, Celigny et Coriolan, il créa le mouvement littéraire haïtien connu sous le nom de l’Ecole de 1836.
L’école de 1836 formé par le Cénacle Romantique de 1836 d’Emile Nau, frère d’Ignace, et du cercle littéraire organisée autour du revue «La République»  fut, en fait, le premier mouvement littéraire du peuple haïtien. Parmi les historiens, les romanciers et les théoriciens de ce mouvement, Ignace était l’essayiste des petites histoires, le poètes, le romanticisme de notre histoire nationale, l’introduction de la vie paysanne haïtienne et de ses traditions autochtone dans le monde littéraire.
 
En tant que premier romancier haïtien, Ignace Nau commença a puisa dans la mémoire locale et la pensée populaire haïtienne afin de donner corps à une identité littéraire spécifiquement haïtienne. On retrouva cette identité dans le fond et la forme de l’œuvre de l’auteur. En se sens, on peut dire qu’Ignace Nau est le précurseur, non seulement de l’indigénisme haitiens, mais aussi de Jacques Roumain.
 
Ignace Nau pava également le chemin aux théoriciens haitiens tels que Antênor Firmin et Louis Joseph Janvier. En France, il collabora à la Revue des Colonie, une publication anti-esclavagiste ou fut publié certains de ses écrits.
On lui reprochait de suivre le modèle de Lamartine !
C’est tout à son honneur !
Lui, le nouveau-né, il a su choisir de marcher dans la foulée de l’homme qui a su dire de Toussaint Louverture : «Cet Homme  Fut un Nation » !
Ignace a su bien choisir ses modèles contemporains !
 
Ignace Nau fut un nationaliste haitiens.
Il fut un haut fonctionnaire du Département des Finances de la jeune République.
A ce titre, il doit avoir constaté en personne,
Les dégâts causée par cette rançon
Que le président Boyer doit avoir consenti à payer à la France
Rien que pour assurer que ses descendants ne soient exterminés jusqu’au dernier de la face de la terre.
Cette injustice connu sous le nom infâme de dette de l’indépendance
Etait motivé par l’appât du gain effréné de ceux qui voulaient tout amasser du travail des autres : les esclavagistes.
Ceux qui continuent à supporter la légitimité d’une telle spoliation, soit par apathie, soit par oubli, par irresponsabilité, légitimité ou par pure complaisance ne sont et ne seront toujours que des esclavagistes en différé.
 
Ignace reconnut le dommage qu’un tel accord causerait à l’avenir d’Haïti.
Voilà pourquoi il s’opposa à la politique de Boyer.
Dans la tradition du despotisme de la période allant de 1804 à 1986,
Où la liberté de la presse devint non négociable en Haïti,
Le gouvernement fit fermer la revue « La République ».
Nau continua des activités dans une autre revue qui s’appelle l’union.
 
Malheureusement que son oeuvre fut coupé court par sa mort prématurée en 1845.
Il avait trente six ans.
 
A l’occasion du bicentenaire de la Naissance du premier poète authentiquement haïtien
Ignace Nau,
Nous voulons mentionner les mêmes remarques qu’il avait fait en 1836,
Au moment ou il militait activement au nom de l’humanisme haitiens,
Et qui n’a changé en rien aujourd’hui, en 2008 :
 
Lorsque les Français ont été bouté hors de St Domingue,
Ils n’ont laissé rien qui avait une valeur positive,
Pour nous, haitiens, ou pour l’humanité en général !
Nous n’avions rien à payer aux français :
Ils ne nous ont laissé,
Ni un Etat Civil,
Ni un système scolaire,
Ni de l’argent dans la caisse,
Ni des plantations,
Ni une philosophie,
Ni la Science,
Ni la technologie,
Ni la Culture,
Ni même des noms formels,
Et encore moins, une littérature.
Les français n’avaient établi
Ni l’art, ni la Littérature,
Ni la Science en Haïti.
L’histoire des Français à St Domingue ne retient
Ni le nom d’une école,
Ni le nom d’un théâtre,
Ni le nom d’un livre,
Mais rien que des places d’esclavages appelés
Habitations ou Plantations !
Ils ne nous ont laissé que la douleur,
Un passé lord d’esclavage et de déshumanisation,
Trois cents ans de labeur impayé
Une dette paralysante et ruineuse,
La stigmatisation
Qui nous a tenu en dehors du concert des nations.
Même après que Haïti ait consenti à payer cette dette infâme,
Pas un français ne revint en Haïti pour créer une école !
Il nous a fallu attendre le Concordat de 1860
Où nous devions échanger nos âmes
Contre une éducation piégée,
Une éducation basée sur une francophonie enrichissante pour la France,
Exclusiviste pour les haitiens !
Education qui fait aujourd’hui le bonheur des blancs canadiens et américains !
Quant à la « Perle des Antilles,
Ils ont tué l’huître perlière avant de partir » !
 
Quoi que dise les français qui ont rédigé le Rapport du Comité Debray, la question de la dette de l’indépendance continuera à hanter l’esprit des haitiens. Dans cette résolution de 25 points, les deux derniers sont les plus importants pour les haitiens d’aujourd’hui. Voilà ce qu’a décidé ce comité sous la houlette du philosophe français Régis Debray :
 
« Quand à la restitution de la dette de l’indépendance, le Comité, qui révèle que cette question était "en dehors de [son] mandat", indique avoir proposé à ses interlocuteurs "la formation d’une commission mixte d’historiens pour établir l’enchaînement des faits et leurs circonstances exactes", mais aucune suite n’a été donnée par la partie haïtienne.
Estimant que "pour n’importe quel patriote haïtien, cette vieille affaire suscite incontestablement un pincement au coeur", le Comité affirme que ses propositions sont inscrites dans une "logique de solidarité et non de remboursement". Pour le Comité indépendant de réflexion et de propositions sur les relations franco-haïtiennes "[Haïti] est en zone de solidarité prioritaire". »
Pourquoi cela n’étonne-t-il personne ?
Mais aucune suite n’a été donnée par la partie  haïtienne (intellectuels haitiens, n’est-ce pas ?)
Bonne Année 2009 A Tous !
 
 
 
 
 
 
 

Zabeth Jean-Bergeron

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Dec 27, 2008, 7:02:43 PM12/27/08
to grands...@yahoogroups.com, debana...@yahoogroups.com, haitico...@yahoogroups.com, 5rg...@yahoogroups.com, Haiti Nation, er...@mondenet.com, Letitiah Sept
Bonne année Letitiah et merci pour tes textes sublimes qui ont su si bien m'inspirer au cours de cette douloureuse année qui s'en va..
 
                                                                            ZABETH
Laisse moi reprendre cette partie qui me comble tant. Oui Hayti n'a aucune reconnaissance envers ces predateurs. 
--- On Sat, 12/27/08, Letitiah Sept <sept...@yahoo.com> wrote:

Letitiah Sept

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Dec 27, 2008, 7:09:54 PM12/27/08
to DEBANA...@yahoogroups.com, grands...@yahoogroups.com, haitico...@yahoogroups.com, 5rg...@yahoogroups.com, Haiti Nation, er...@mondenet.com
Merci, Zabeth,
Et bonne Annee 2009.
 
Patriotiquement,
 
Let.

Zabeth Jean-Bergeron <jbzabe...@yahoo.com> wrote:
--- On Sat, 12/27/08, Letitiah Sept <septelien@yahoo.com> wrote:
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Renald Luberice

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Dec 28, 2008, 3:30:04 AM12/28/08
to haiti nation, grands...@yahoogroups.com, debana...@yahoogroups.com, Haiti Connexion, 5rg...@yahoogroups.com, jbzabe...@yahoo.com, er...@mondenet.com
Bien dit Lætitia. Je voulais pas que cette citation passe inaperçue alors je le reproduit :


"
En ce temps-là, les haitiens, sans distinction d ‘origines sociales, avaient la certitude qu’ils vivaient dans un monde de Prédateurs qui n’avaient de place pour eux que dans la servitude ou la mort. Ils savaient qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour se défendre, survivre ou mourir comme des êtres humains. Ils savaient qu’ils ne pouvaient pas compter sur ce qui s’appelle par euphémisme, de nos jours, « Aide Etrangère » cette intervention paralysante, atrophiante, contrôleuse, gênante par ses intentions malsaines déguisées en providence, que cette « aide » fut militaire, financière, technique, religieuse, politique, idéologique…
Une sorte de : « je vais t’aider, surtout ne t’aide pas toi-même » intimidante par ses majuscules telles que les FMI, PAS, ONG, BID, BMD, USAID, ONG…
Et dont les promoteur crieront plus tard :
« Ils ne peuvent rien pour eux-mêmes, ils attendent tout de nous !»
« Faillite ! Faillite ! » "

Bonnes fêtes de fin d'années !



Renald LUBERICE
Pour une Haïti à la hauteur de son histoire





Date: Sat, 27 Dec 2008 14:41:20 -0800
From: sept...@yahoo.com
Subject: [HN:Dr Etienne tu es avec nous!:344] 1808-2008: BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE D'IGNACE NAU, L'UN DES PREMIER ECRIVAIN NATIONALISTE HAITIEN.
To: grands...@yahoogroups.com; debana...@yahoogroups.com; haitico...@yahoogroups.com; 5rg...@yahoogroups.com; haiti-...@googlegroups.com; jbzabe...@yahoo.com; er...@mondenet.com

Souhaitez vous  « être au bureau sans y être » ? Oui je le veux !

Letitiah Sept

unread,
Dec 28, 2008, 9:43:20 AM12/28/08
to haiti nation, grands...@yahoogroups.com, Haiti Connexion, 5rg...@yahoogroups.com, jbzabe...@yahoo.com, debana...@yahoogroups.com
Merci, Renald, d'avoir souligne l'importance de la question de la Souverainete Nationale d'Haiti.
 
Bonne Annee!

Renald Luberice <luberic...@hotmail.com> wrote:

cetoute guy

unread,
Dec 28, 2008, 9:47:00 AM12/28/08
to haiti-...@googlegroups.com


Dimanche 28 décembre 2008
Amusant !
Cet irrésistible parcours international du mot "macoute"
Le pays "le plus pauvre de l'hémisphère ouest" a créé un vocable qui se retrouve maintenant dans les dictionnaires français.
Ya pas quoi être fier, on aurait préféré que ce soit plutôt "Ayiti se manman libète" de Toto Bissainthe;
Mais bon c'est comme ça .
Maintenant il y a  plein de  variantes.
J'ai donc lu ça sur le net :

Les sarkomacoutes ont encore frappés sans distinctions…….


par Elsie HAAS publié dans : LU SUR LE NET 2008



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