Madame Emmanuelle Gilles,
La drame dans nos débats actuels sur l’avenir d’Haïti est que trop
souvent nous faisons des procès d’intention.
Dans votre réponse d’entrée de jeu vous me dites:
“Monsieur Bissainthe, soyez honnête”.
Ce qui implique que vous pensez que je ne le suis pas. Si nous ne partons
pas du principe que vous et moi nous sommes honnêtes, le dialogue entre
nous ne sera qu'un jeu. Et l'heure n'est pas au jeu.
Pour ne pas perdre notre temps, je vais commencer par le commencement, à
savoir la présence de la Minustah chez nous, car c’est essentiellement le
fond du débat.
Nous n’allons pas finassez sur les mots, nous demander si oui on non la
Minustah est une “occupation”, une “colonisation”, une “tutelle”.
La Minustah s’est présentée dès le départ comme une “force de
stabilisation”. Quel que soit le nom que l’on donne à la Minustah,
nous CONSTATONS un fait: une armée étrangère se trouve sur le sol
d’Haïti. Or la Constitution haïtienne interdit formellement la présence
sur le sol d’Haïti de toute force armée étrangère. Voici les articles 263
et 263.1 de cette constitution:
Article 263:
La Force Publique se compose de deux (2) Corps distincts:
a) les Forces Armées d'Haïti;
b) les Forces de Police.
Article 263.1:
Aucun autre Corps Armé ne peut exister sur le Territoire
National.
J’aimerais que vous expliquiez ce qui justifie la présence même
provisoire sur le sol haïtien d’une force armée étrangère, alors que la
Constitution du pays l’interdit formellement.
Je vais passer en revue les raisons qui sont données habituellement et
vous me direz si vous vous basez sur ces raisons ou si vous en avez
d’autres. Elles sont de deux sortes:
1.- La Minustah a été RÉCLAMÉE par des instances haïtiennes.
2.- La Minustah a été IMPOSÉE par la Communauté Internationale (l’ONU
et/ou l’OEA)
Analysons les deux cas:
1.- La Minustah a été RÉCLAMÉE par des instances haïtiennes.
Quelle est l’instance haïtienne qui a le droit de réclamer la présence
d’une armée étrangère sur le territoire d’Haïti, donc de mettre en
veilleuse les articles ci-dessus cités de la Constitution haïtienne?
Historiquement nous constatons que c’est le “Conseil des Sages” qui s’est
donné ce droit. Quelle est la valeur légale, constitutionnelle du
“Conseil des Sages”?
Simple rappel: en 1994 le Président Aristide avait demandé une
intervention militaire étrangère en Haïti, alors que la Constitution,
ainsi qu’il l’avait lui-même plusieurs fois déclaré auparavant, ne lui
donnait aucun droit de le faire. Je reviendrai dans un texte séparé sur
les raisons invoquées par le Président Clinton dans une récente
déclaration pour justifier l’intervention militaire de 1994.
2.- La Minustah a été IMPOSÉE par la Communauté Internationale (l’ONU
et/ou l’OEA)
Si c’est la raison invoquée, qu’est-ce qui donne à la Communauté
Internationale (ONU et/ou OEA) le droit d’intervenir dans les affaires
internes d’Haïti?
La théorie qui est habituellement avancée est “le droit et même le devoir
d’ingérence”. Quelle est la valeur de ce “droit et même devoir
d’ingérence”?
Nous constatons que M. Bernard Kouchner, actuellement Ministre des
Affaires Étrangères de la France, qui avait été jusqu’ici un des plus
ardents défenseurs de ce droit ou devoir d’ingérence, a récemment
contesté haut et clair, urbi et orbi, la validité de ce droit ou devoir
d’ingérence. Ceux qui chez nous défendent encore ce droit ou devoir
d’ingérence risquent d’être plus royalistes que le roi.
Pour le moment n’allons pas plus loin. Essayons d’abord de voir clair
dans les questions posées ci-dessus, à savoir: qu’est-ce qui justifie la
présence d’une armée étrangère sur le sol haïtien? Une demande
haïtienne ou une décision étrangère? Dans chaque option quelle est
l’explication juridique et rationnelle avancée?
Avant de terminer je tiens à préciser que si j’ai dit que votre
argumentation ressemble comme deux gouttes d’eau à l’argumentation des
colonialistes et des racistes des années 1950 d’avant les indépendances
des pays du Tiers-Monde, je ne veux aucunement dire que vous-même êtes ou
colonialiste ou raciste. Je vous ai assez lu pour savoir que vous ne
l’êtes pas. Mais il se trouve que les colonialistes et les racistes
disaient essentiellement la même chose que vous, à savoir: ces pays
(vous, vous dites Haïti) ne sont prêts pour l’Indépendance (vous, vous
dites: Haïti n’est mûre pour le départ de la Minustah) et une fois les
armées étrangères parties ce serait le chaos, et pour des raisons
conjoncturelles et pour des raisons historiques.
Par ailleurs, je tiens à préciser que si j’ai dit que votre argumentation
ressemble comme deux gouttes d’eau à l’argumentation des colonialistes et
des racistes des années 1950 d’avant les indépendances des pays du
Tiers-Monde, je ne veux aucunement dire que vous-même êtes ou
colonialiste ou raciste. Je vous ai assez lu pour savoir que vous ne
l’êtes pas. Mais il se trouve que les colonialistes et les racistes
disaient essentiellement la même chose que vous, à savoir: ces pays
(vous, vous dites Haïti) ne sont pas prêts pour l’Independence (vous,
vous dites: Haïti n’est mûre pour le départ de la Minustah) et qu’une
fois les armées étrangères parties ce serait le chaos et pour des raisons
conjoncturelles et pour des raisons historiques.
Vous terminez en disant:
« M. Bissainthe, il me semblerait que vous avez vraiment les
réponses aux questions haïtiennes. Vous êtes l'un des Haïtiens utiles à
son pays qui se gaspillent à l'étranger. Je me demande comment des
gens comme vous ne soyez pas dans votre pays pour prendre en main les
rênes du pouvoir. Une réponse haïtienne est souhaitée mais la
grande question c'est à quand cette réponse. Faites qu'elle
devienne réalité. Je ne dis pas que cette réalité est impossible,
Henri Christophe l'a fait et Estime l'a fait. Tout ce que je
demande c'est qu'on identifie nos Christophe et nos Estimé avant nos bla
bla bla. »
Dans ce cas je vous pose une question: si pour vous j’ai vraiment les
réponses aux questions haïtiennes, pourquoi ne pas rejoindre notre camp
de nationalistes-souverainistes au lieu de nous combattre?
Gérard Bissainthe
11 octobre 2009
gera...@orange.fr
__________________________________________________________
At 10:29 07/10/2009 -0700, Emmanuelle Gilles wrote:
Monsieur Bissainthe,
Soyez honnête, reprenez mes questions comme je les avais posées et non
pas comme vous voudriez les interpréter. Voici les questions que
j'avais posées:
· Pensez-vous que le départ
de la MINUSTHA entrainera la fin des gangs, la fin du kidnapping, la fin
des abus policiers et l’infiltration des gangs au sein de cette
institution ? Les Haïtiens sont t-ils en mesure de gérer la situation
sécuritaire, si c’est le cas pourquoi ils ont eu des difficultés de
2004-2006 ? (reference: criminalite, traffic de la drogue et une force de
police au service du gouvernement lavalas)
· Comment envisagez vous
l’après MINUSTHA ? quel groupe prendra la relève et quelles sont les
garanties que le pays sera géré de manière responsable. (ce
n'etait pas le cas durant la gestion du gouvernement lavalas, la creation
des chimeres et la gestion du pouvoir n'etait pas un exemple d'un succes
haitien); Ceci ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'Haitiens
competents qui pouvaient diriger) - le probleme est toujours au niveau
des choix des dirigeants. C'est la raison pour laquelle j'ai
demande a ce qu'on mette plus d'emphase sur les elections de 2010
-
· Comment pouvez vous être
certain que les groupes déstabilisateurs, particulièrement les
politiciens activistes machiavéliques et leurs gangs ne reviendront pas
semer leur terreur comme ils en ont fait dans les années
2003-2007. Et s’ils reviennent, comment allez vous les gérer en
absence de munitions. (si on n'a pas une armee responsable puisqu'elle
est abolie par des Haitiens eux-memes, et le pays etait reduit a une
force de police au service d'un homme, ma question reste donc valable a
la lumiere de cette situation). Quelle serait la solution
haitienne?
· Ou sommes nous 23 ans après
le départ des Duvaliers ? n’avons-nous pas régressé de 20 ans
? Quel plan envisagez vous de mettre en œuvre en vue de remettre
Haïti sur les rails du développement ? avec quels moyens ?
Pouvons nous diriger le pays avec de la fierté ? Il me semblerait
que c’est notre seule ressource que nous mettons en pratique depuis
1804. L’histoire ne nous a pas légué seulement notre
souveraineté car nous avons également subi les contrecoups de notre
faillite, de notre incompétence et de notre inconscience. (peut
etre qu'on doit mettre de cote les etrangers pour se concentrer sur nous,
faire notre autocritique independamment des etrangers, ce serait une
occasion pour vous d'etre plus honnete envers vous meme)
· D’après vous, qu’est ce
qui diffère la mission de l’ONU des autres missions dans d’autres
pays. Pourquoi les autres pays ne considèrent pas la mission
comme une occupation et pour les Haïtiens, elle en est une ?
sommes-nous plus nationalistes que les autres pays ou souffrons-nous
d’un syndrome paranoïaque qui nous empêche de reconnaitre nos torts
et nos faiblesses pour profiter de l’assistance technique que la
mission nous offre. (vu qu'il s'agit d'une mission temporaire, je ne vois
pas la raison pour ce tohu-bohu - est ce la raison pour laquelle je
ne peux pas avoir la meme reaction que vous. En 2003 et 2004, le
pays etait aux aboies - les kidnappeurs circulaient et fonctionnaient
librement. La population souhaitait que les marines reviennent car
le mandat de la MINUSTHA ne lui permettait pas d'intervenir. C'est
a mon tour de poser la question a Bissainthe: Pourquoi les Haitiens
n'ont pas mis une fin au kidnapping et pourquoi tant d'innocents ont ete
tues? J'aurais voulu que la reponse fut haitienne pourtant elle ne
l'etait pas. Pourquoi M. Bissainthe. Ne detournez plus
les question.
Quant a vos interpretations: Comment se fait-il que les arguments
employes par Madame Gilles pour justifier la continuation de la Minustah
ressemblent comme deux gouttes d'eau a ceux qu'utilisaient les
colonialistes et les racistes dans les annees 1950 et avant pour
justifier la continuation de la colonisation ? Leur these etait aussi:
sans la colonisation c'est le chaos.
Votre interpretation est fausse et c'est ainsi que les Haitiens
commencent leur desunion, c'est ainsi que les Haitiens commencent a se
diviser, c'est ainsi que les Haitiens commencent a s'opposer a l'un et
l'autre et c'est ainsi que le pays perit. La haine de votre
prochain est dans votre sang. C'est pour cette raison que le
pays connait toute cette violence. Je ne saurais dire que sans la
colonisation c'est le chaos car je maintiens qu'il s'agit d'une mission
et non une colonisation. J'ai dit et je le repete qu'avec le
depart precipite de la mission, sans planification de notre part, sans un
plan de securite adequat, on risque de tomber dans le memes climat
d'insecurite que celui connu en 2003-2006. Ce que je preconise
c'est que les Haitiens s'organisent, de mettre au pouvoir une bonne
equipe competente et visionnaire et ainsi planifier le retrait de la
MINUSTHA avec la professionalisation et le renforcement de la force de
police, sinon le pouvoir sera tres fragile et le risque de
destabilisation augmentera. Qu'est ce qui est si difficile a
comprendre?
e.g. Aristide avait fait appel a la presence de l'ONU pour proteger
les institutions du pays donc son pouvoir mais lorsqu'il etait question
d'organiser des elections, il a demande leur retrait et ils etaient tous
partis. Il a organise ces propres elections a sa maniere.
C'est pourquoi je dis que ce ne sont pas des occupants. Si on
pouvait demander a des occupants d'un pays de partir et ils plient
bagage pour partir, Mon Dieu, il n'y aurait pas d'occupation du
tout. Depuis quand peut-on decider de l'arrivee et du depart d'une
occupation et depuis quand fait on une demande d'occupation.
M. Bissainthe, il me semblerait que vous avez vraiment les reponses
aux questions haitiennes. Vous etes l'un des Haitiens utiles a son pays
qui se gaspillent a l'etranger. Je me demande comment des gens
comme vous ne soyez pas dans votre pays pour prendre en main les renes du
pouvoir. Une reponse haitienne est souhaitee mais la grande
question c'est a quand cette reponse. Faites qu'elle devienne
realite. Je ne dis pas que cette realite est impossible, Henri
Christophe l'a fait et Estime l'a fait. Tout ce que je demande
c'est qu'on identifie nos Christophe et nos estime avant nos bla bla
bla.
De : GERARD BISSAINTHE <
gera...@orange.fr>
À :
jeapo...@gmail.com;
grands...@yahoogroupes.fr;
vin...@yahoogroupes.fr
Envoyé le : Mer 7 Octobre 2009, 10 h 44 min 23 s
Objet : questions posées par l'article d'Emmanuelle Gilles sur la
Minustah
Plusieurs remarques a propos de la demonstration erudite et articulee
d'Emmmanuelle Gilles sur l'utilite de Minustah:
1.- Est-ce qu'une solution haitienne donc autre que le Minustah n'etait
pas possible et meme preferable? Quelle est la genese de l'installation
de la Minustah ?
2.- Comment se fait-il que les arguments employes par Madame Gilles pour
justifier la continuation de la Minustah ressemblent comme deux gouttes
d'eau a ceux qu'utilisaient les colonialistes et les racistes dans les
annees 1950 et avant pour justifier la continuation de la colonisation ?
Leur these etait aussi: sans la colonisation c'est le chaos.
3.- Etant donne que dans bien des cas, on a eu le chaos apres la
colonisation, fallait-il rester dans la colonisation?
Et comme on n'y est pas reste, faut-il y retourner aujourd'hui et
rejoindre, par exemple, la Martinique et la Guadeloupe?
4.- Si la Minustah est actuellement incontournable, quand ne sera-t-elle
plus incontournable? S'il nous faut periodiquement et rituellement une
intervention etrangere, quant et comment s'arretera le cycle de ces
interventions?
Voila les questions brulantes que l'article de Madame Gilles pose a
elle-même et a nous tous et auxquelles il faudrait repondre avec
honnetete et courage.
Gerard Bissainthe
7 octobre 2009
gera...@orange.fr
At 20:56 06/10/2009 -0700, Emmanuelle Gilles wrote:
Merci Herve pour cette note d'encouragement. Je suis satisfaite de
voir que nous sommes sur la meme longueur d'onde. Nous avons tous
notre role a jouer dans l'Haiti de demain. Salutations.
Emmanuelle.
.
De : Herve Leveille <
herve...@yahoo.com>
À :
groupedee...@yahoogroupes.fr
Envoyé le : Lun 5 Octobre 2009, 8 h 30 min 33 s
Objet : Re: POURQUOI JE NE SUIS PAS DâₙACCORD AVEC LA PETITION
ANTI-ONU.
A Mme EEmmanuelle Gilles,
Madame,
Je viens de lire ou plutot de deguster votre texte sur la petition
anti-ONU. Je me permets de vous presenter mes compliments pour votre
courage ainsi que la justesse de votre expose. J'ai connu au College
Manno Gilles qui est devenu par la suite medecin. Vous surement etre sa
fille ou sa niece, avec toutes les consequences (positives) que cela
influe.
Encore merci pour votre position,
Herve Leveille
--- On Sun, 10/4/09, Reseau Citadelle - Cyrus Sibert <reseaucitadelle@
yahoo.fr> wrote:
From: Reseau Citadelle - Cyrus Sibert <reseaucitadelle@
yahoo.fr>
Subject: [groupedeDalyValet] POURQUOI JE NE SUIS PAS D’™ACCORD AVEC
LA PETITION ANTI-ONU.
To: "Cyrus Sibert" <reseaucitadelle@
yahoo.fr>
Date: Sunday, October 4, 2009, 9:08 PM
POURQUOI JE NE SUIS PAS D̢۪ACCORD AVEC LA PETITIOTION ANTI-ONU
Par Emmanuelle Gilles
En lisant ces échanges et la pétition lancée par Dore, je me
suis mise à réfléchir et je me demande si on est
tombé de la tête. Quel châtiment sommes nous en train de
payer à vouloir toujours semer la pagaille dans notre pays au lieu
de planifier convenablement son avenir. Tout d’abord Ã
Dore et les es faux nationalistes, je dois poser ces questions :
· Pensez-vous que le
départ de la MINUSTHA entrainera la fin des gangs, la fin du
kidnapping, la fin des abus policiers et l̢۪infiltrltration des gangs
au sein de cette institution ? Les Haïtiens sont t-ils en mesure de
gérer la situation sécuritaire, si c’est le cas pourquoi ils ont
eu des difficultÃltés de 2004-2006 ?
· Comment envisagez
vous l’après MINUSTHA ? quel groupe prendra la relève et quelles
sont les garanties que le pays sera géré de manière
responsable.
· Comment pouvez vous
être certain que les groupes déstabilisateurs, particulièrement
les politiciens activistes machiavéliques et leurs gangs ne
reviendront pas semer leur terreur comme ils en ont fait dans les
années 2003-2007. Et s’ils reviennent, comment allez vous les
gÃgérer en absence de munitions.
· Ou sommes nous 23
ans après le départ des Duvaliers ? nâ€â„„¢avons-nous pas
régressé de 20 ans ? Quel plan envisagez vous de mettre en
œuvre en vue de remettre Haïti sur les rails du développement
? avec quels moyens ? Pouvons nous diriger le pays avec de la
fierté ? Il me semblerait que c’est notre e seule ressource
que nous mettons en pratique depuis 1804. L̢۪histoire ne
nous a pas légué seuseulement notre souveraineté car nous avons
également subi les contrecoups de notre faillite, de notre
incompétence et de notre inconscience.
· D’après vo
vous, qu’est ce qui diffère la mission de le l’ONU des autres
missions dans dâ€â„â‚â„¢autres pays. Pourquoi les autres
pays ne considèrent pas la mission comme une occupation et pour les
Haïtiens, elle en est une ? sommes-nous plus nationalistes que
les autres pays ou souffrons-nous d’un syndrome paranoïaqueque qui
nous empêche de reconnaitre nos torts et nos faiblesses pour profiter
de l̢۪assistance technique que la mission on nous offre.
· Êtes-vous au
courant quâ€ââ„¢en Mai 2009, près de 500 Haïtiens entrainés par
la MINUSTHA sont les premiers contingents Haïtiens de casques bleus
à participer à la mission du Tchad. Le
Président Tchadien, doit - il les traiter comme des occupants ? Ouvrez
vos esprits !
En 2005, êtes vous au courant que les forces militaires et les
policiers de l’ONU dépêchés en HaÃHaïti n’étaient
pas venu avec là l’intention d’y rester. Ilssp; Ils devraient
quitter le pays après les élections de 2006 à condition que
la situation s’amÃméliore. Le Conseil de Sécurité
nâₙavait-il pas demandé au Secrétaire Genneral de préparer la
diminution progressive de la force pensant que les élections allaient
stabiliser le pays. Que s’est t-il passé ? Les
opératiotions Bagdad et la terreur dominaient le pays. Le
kidnapping qui avait commencé avec des gangs est devenu
généralisé et transformé en un business rentable qui attirait
aussi bien les gens de rue que les familles normales de toutes les
couches sociales. La mission s’est donc prolongÃngée et la
diminution des effectifs est passée par une augmentation des
effectifs.
Evidemment, vous nâₙavez rien compris de ces missions puisque vous
nâ₂™avez pas fait votre devoir de recherche avant votre
pétition. Il est clair que vous vous êtes fié
à des rumeurs concoctés par des groupements cibles qui ont un
but précis. Je ne peux pas me permettre de vous laisser
dans vos égarements ni vous laisser continuer à laver les
cerveaux de nos compatriotes avec une attitude révolutionnaire idiote
alors que vous n’av¢avez même pas les moyens de prendre votre pays
en main sans l’aide extérieure. Une e force militaire
n’est pas nécessairementent une occupation militaire dans un
contexte d̢۪une mismission de paix. La force est venue
remplir une mission déterminée en guise d’assistance
techniqnique et sécuritaire à un gouvernement dont les
institutions accusent une très grande faiblesse. Cette fois, ce
n’est pas les étrangers qui maintiennent nt notre peuple dans
l’ignorance et dans lâ₢ₙesclavage mais nous même avec cette
souverainetÃé toujours proclamée à haute voix.
C’est dommage que des talents de votre re niveau qui sont sensés
éclairer les plus jeunes et ceux qui ont moins d’accès Ã
l; l̢۪information induisez en erreur tout un peuple, certertains par
ignorance et d̢۪autres par ambition de pouvouvoir.. J̢۪ai aussi
une fierté de mon pn pays mais ma réaction à cette fierté
ne va jamais dépasser la logique. Vous vous êtes
laissé exploiter par des agents déstabilisateurs qui remplissent
votre cerveau de mensonges et vous réagissez dans lâₙerreur
malgré le fait qu’uâ„¢un membre haïtien de la MINUSTHA dans une
interview avec Cyrus Sibert a partagé avec vous certains faits que
vous nâₙavez pas pris en compte, pourtant il disait la
véritté. Votre réaction ne vous rend pas
plus patriote que ceux comme moi qui n̢۪adoptentent pas votre position
parce que nous avons une lecture plus réaliste, logique de la
situation. Dites que je maitrise ces missions mieux que vous et que
je suis en mesure de vous confirmer que les missions des Nations Unies
qui sont maintenant dans 16 pays, inclus le Kosovo en Europe,
Israel, Chypre, le Pakistan, Tchad, East Timor etc… ne
sont pas une occupation de ces pays. Dâ€ââ„¢ailleurs, la mission
au Kosovo a permis à ce pays à obtenir son indépendance
de la Serbie.
Il y a un secteur dont la présence de la MINUSTHA nuit parce qu’il
il ne peut plus appliquer son agenda de déstabilisation, de
criminalité, de fauteurs de trouble pour pouvoir dominer la scène
politique. La MINUSTHA avec la PNH ont pu neutraliser les
excès de zèle de certains groupes déstabilisateurs.
Ils sont contre la MINUSTHA pour leur propre raison et non pas pour une
question de souveraineté. On n’acquiert pas une
souveraineté pour quâââₙon houspille notre pays et notre peuple
après. Nous devons reconnaitre qu’aprèƒÂ¨s 200 ans
d’indépendance nous avons Ãs échoué. Les vrais
patriotes ne voient pas une chaise présidentielle pour remplir leur
poche et une autorité qui sert à opprimer leur peuple plutôt
que développer leur pays. Ils doivent voir qu’on a un pays ds
délabré qui a besoin d’âêtre fixé, un peuple qui a
besoin dժ̻tre nourri et une société qui a besoin
d’être respectée. CâC’est ce que la fierté de 1804
devrait nous permermettre de réaliser. En clair, nous
devons nous concentrer sur une planification sérieuse de la gestion du
pouvoir en 2010 avec une équipe compétente pour une réussite
soutenable. Ne croyez pas que cette équipe pourra mettre sur
pied des reformes en faveur du changement sans une résistance des «
patripoches » dont la signature de certains figurent déjÃ
sur la pétition. Un vrai danger. Un départ
forcé et non préparé de la MINUSTHA ne sera jamais Ã
notre avantage du point de vue stabilité. Nous avons
besoin de cette stabilite pour notre developpement.
Pour ce que je connais de ces missions de très près, les Nations
Unies ne peuvent pas occuper un pays. Dâₙailleurs son rôle
est d’ai™aider des pays sous tutelle à recouvrir leur
indépendance (e.g. Namibie, Kosovo). Les Nations Unies ne
peuvent pas violer sa charte qui n’inclut pas lâ€â¢â‚â„¢occupation
d’un pays. Je dirais que notrotre souveraineté n’est pas
plus compromise se avec la mission qu’elle ne l’¢â‚â„¢est avec nos
partenaires économiques bilatéraux qui nous ont toujours dicte nos
choix politiques depuis plus des décennies. Partout dans
le monde, les soldats sont des soldats et il y a toujours des
dérapages mais l’ONU NU à des règlements qui gouvernent
des soldats qui violent les principes et les règlements.
Malheureusement, vous n’avez pas une mémoire se suffisamment fidele
pour vous rappeler ce qu’était le pays avant là l’arrivée de
la mission. Lorsque je voivois des pays profiter de l̢۪assistance
des Nations Unienies sans aucun souci, vos réactions étonnent et
embarrassent. La vie et la survie viennent avant la
fierté. A en juger par les noms de certains signataires de la
pétition, ceux qui veulent se donner un air innocent, ce sont de pures
démagogues, corrompus, qui se servent du pays pour leur propre
gain. Parmi eux on trouve un grand opportuniste qui touchait
$37,000 dollars US par mois du temps d̢۪Aristide, des sommes qui
devaevaient entretenir son style de vie exagérément au dessus de
ces moyens aux USA, sa présence en Haïti était uniquement pour
toucher des sous qui étaient transférés aux USA tandis que le
peuple était en majorité au chômage. Méfiez vous
de ceux qui parlent dans un langage et agissent dans un autre. En
plus du fait que je ne partage pas lâ€â„„¢idée de la pétition, je
n’a„¢apposerais jamais ma signature a coté de ces faux patriotes.
J’aurais voulu voir cette pÃpétition lorsque des enfants de six
ans ont été violés en présence de leur mère. J’en
connais au moins 2 cas. Jâ€â¢â‚â„¢en connais aussi des cas ou la
femme a été violée en présence de son mari avec ses mains
nouées et les yeux bandés pouvant seulement entendre le cri
des douleurs de la femme. Combien de nos compatriotes ont quitté
leur pays en dégout ? Combien dâₙHaïtiens se sont
révoltés facee a cette indécence et ont choisi le chemin
dâ€ââ„¢un exil sans espoir. Maintenant quâ€â„„¢on commence
a avoir un peu de répit, maintenant quâₙon commence a sortir dans
les rues sans crainte malgré la situation volatile, maintenant
qu̢۪on commence a circuler et que des polpoliciers sont constamment
évalués dans leur comportement, Maintenant que la police
inspecte les quartiers, placent des policiers dans certains quartiers
populaires, vont de maison en maison pour demander aux résidents
s’ils sont en sÃsécurité avec les agents placés dans leur
quartier – vous demandez le départ de la misssion sous prétexte
d’une souveraineté ? Entre vous et moi, lequel est le plus
patriote. Quelle est votre définition du mot patriote? Est-ce
qu̢۪on on est patriote parce qu̢۪on peut crier a bas
lâââₙoccupation ou n’est-on pas patriote pote pour avoir accepte
que notre nation fasse des sacrifices pour que la population puisse jouir
pleinement de leur droit de vivre en paix.
Pour tous ceux qui vivent à l’Ģétranger, Ã
l’abri du kidnapping,ng, du « klorox » et à l’abri des
vols à à main armée, il est facile de vouloir crier tout haut
le départ de la MINUSTHA mais pensez aux mamans dont leurs filles ont
été violées par des gangs, pensez à ceux qui ont perdu
des enfants et des parents dans le kidnapping, pensez à ceux qui
se sont sentis obligés dâₙexporter leurs enfants Ã
l’‚™Ã©tranger pour leur sécurité, pensez à tous les
cerveaux qui se sont enfuis pour une garantie de survie. Pensez
à tous ceux qui sont tombés par des mains
féroces. Pensez aux monstres qui ont cousu des marbres
dans leurs partis génitaux pour mieux terroriser les jeunes filles
qu’ils ont violées. Pensez ez à toutes ces horreurs de
2004, 2005, et de 2006. Pensez à la recrudescence des
chimères qui recevaient des ordres de leur patron pour semer la
terreur. Pensez à l’incapacité des Haïtiens Ãs
à venir au secours du peuple en absence d’un¢une armée et
d̢۪une force de police fiable. Autant que je me souvienne, en 2004 nous
avions une force de police inexpérimentée qui portait leur
allégeance au chef d’Etat lavalas et non au peuple. Pensensez
à la désolation des familles haïtiennes qui ont vécu dans
l’angoisse pendant des es années, pensez à la frustration
des jeunes en l̢۪absence de vie sociale et de vie nocturne.
Pensez ez à la faillite des « business », la réduction de
l’activité éc©conomique au centre ville. Pensez aux
écoles qui étaient souvent fermées pour cause de trouble.
Rappelez- vous du désastre des cyclones aux Gonaïves, à part
la Croix Rouge Haïtienne, c’Ģétait les étrangers qui
allaient dans l̢۪eau pour secourir des enfants et des adultes.
Lorsque vous pensez à ces choses, vous vous rendrez compte que
cette pétition n’est pas seulement erronée du fait quâ€â‚â„¢il
ne s’agit pas d’une â„¢une occupation mais une action égoïste
et irresponsable. Votre pétition au parlement Européen ?
Notez que les membres de ce parlement, particulièrement ceux qui sont
membres du Conseil de Sécurité avec leur droit de veto ont leur
ambassade en Haïti qui leur fournit régulièrement des
informations. Comme dans toutes les missions, ils doivent participer au
briefing de la MINUSTHA. Ce sont ces mêmes pays membres
qui sont parmi les plus grands bailleurs de fonds Ã
Haïti. Au départ de la MINUSTHA, lorsque nos frères
commencent à sâ€ââ„¢entredéchirer et a s’entretuer commomme
je l’ai toujours vécu depuis mon enfancance, dites moi si vous
allez faire appel à ces membres du parlement Européen pour vous
venir en aide ? Je vous assure qu’en rÃréponse
à votre pétition, les Ambassades affirmeront que les progrès
réalisés en matière de sécurité sont grâce à la
présence de la MINUSTHA. Ainsi les contributeurs de cette
mission n’auront aucun intérÃrêt à risquer les efforts
réalisés après 5 ans d’investissement en HaÃÂïti.
Pourquoi la MINUSTHA nâ€â„„¢est pas une occupation ?
Ces missions sont établies dans plusieurs pays là ou une
stabilité politique est menacée et où des guérilleros
armés menacent la sécurité nationale ou régionale. La
MINUSTHA a un mandat bien précis et il ne pourra jamais intervenir
dans des activités en dehors de son mandat. Le
Représentant Spécial du Secrétaire du General à la
tête de la MINUSTHA n’a pas le droit de de s’ingérer dans les
affaires internes du pu pays. S̢۪il doit rencontrer le
Présidsident, il doit faire une demande d’audience auprÃrès de
lui en bonne et due forme. Celui-ci peut choisir de le
recevoir quand il veut. S̢۪il commet une actaction contraire
à son mandat ou s’il porte te atteinte à la dignité
du Chef de lâ€ââ„¢Etat ou du pays hôte, le Président aurait droit
de le prononcer persona non grata tout comme ils font pour les
Ambassadeurs. Vous devez cesser de propager cette
grosse sottise. Le mouvement que vous avez initié avec votre
pétition et cette campagne anti-MINUSTHA ne fera que perpétrer la
mission car vous êtes en train de déstabiliser leurs
efforts. Le Représentant Spécial actuel est de
nationalité Tunisienne et donc ne peut pas menacer les parlementaires
de leur décliner des visas américains. C’est faux, ce
n’est pas du tout le out le rôle d’un Représentant
SpÃSpécial. Si vous aviez fait vos recherches sur le rôle de ces
missions, vous auriez pu démentir des rumeurs absurdes et dépourvus
de sens. Certes, il se pourrait que certaines puissances
influencent la mission pour faire passer leur propre agenda, mais vous
savez très bien que ces puissances nâ€ââ„¢ont pas besoin de la
MINUSTHA pour agir car ils lâ€ââ„¢ont toujours fait avec ou sans la
MINUSTHA. Dâₙailleurs ils rentrent dans votre pays pour
arrêter ddes gens à leur guise et vous n’avez jamaimais rien
dit. Je pense que si nous devons préserver notre
souveraineté, la vraie menace n’est pas du du tout la MINUSTHA qui
est venu et s̢۪en ira mais certartains Etats puissants qui nous ont
rendus dépendants dâₙeux économiquement depuis des
décennies. Là encore, ils ne sont pas
vraiment intéressés à notre île comme on le pense, ils
nous gardent sous leur domination économique, en voyant notre
intérêt extrême pour notre poche individuelle et notre dédain
pour notre propre développement et celui de notre peuple. La
preuve en est bien grande, ils accordent beaucoup d’argent nt Ã
Costa Rica mais celui-ci développe son pays. Ils ne
s’éternisent pas dans une sempiterternelle fierté ridicule, ils
prennent action en vue dâₙavancer. El Salvador, Nicaragua, deux
pays ou la mission de l’ONU étaient également pr présente
suivent la voie du développement, et la République Dominicaine a
déjà pris son essor alors que les haïtiens continuent
à parler de souveraineté après 200 ans. Des pays comme
lâₙArgentine et d’autres de de l’Amérique Latine font appel
au PNUD poupour gérer des projets dont ils ne sont pas en mesure de
gérer faute de capacités, certains projets sont financés par
leur gouvernement, des fois à hauteur de 300 millions – les
haïtiens auraient préférÃé étoouffer les projets et
empocher lâ€ââ„¢argent plutôt que de les soumettre Ã
l’expertise étrangère. Vive la sousouveraineté ! A bas
le développement dâₙHaïti ! Pourtant les Argentins ne voyaient
pas unn problème lié à leur souveraineté, ils visaient
des résultats.
Aux « pétitionneurs », une fois que nous arrivons à voter
au pouvoir un Président digne à la hauteur de sa tache.
Un Chef d’Etat qui seraerait capable d’assurer la sécuritÃÂé
du territoire, un Chef d’Etat qui accorderait un une priorité a la
bonne gouvernance, a respecter et faire respecter les droits humains, un
peuple qui respecte les lois et l’autorité, une nation qui
unannanimement embrasse le changement, un système judiciaire qui
fonctionne, je ne pense pas que les pays contributeurs voudront continuer
a maintenir la mission chez vous. Il y va de soi que la mission
partira lorsqu̢۪il aura juge que notre situation est stable au po point
de vue gouvernance, sécuritaire et judiciaire.
Je me rappelle la première visite de mon enfant en Haïti en
février 2004, profitant de ses vacances d’hiver.. Elle
n̢۪avait que it que 4 ans. Lors de notre retour, on a
été bloquée dans le pays car tous les vols étaient suspendus,
on a du parcourir des sentiers scabreux dans le but dâ€â™Ã©viter les
chimères jeunes de près de 14 et 15 ans, les pieds nus et qui
tiraient à tout bout de champ dans les rues avant d’arriver
à l’aâ‚â„¢aéroport. Ma chance de trouver un petit
avion pour transiter en République voisine était mince mais
jâₙétais chanceuse de pouvoir trouver une place parmmi une foule
dans un petit avion de 15 places. Ma fille était assise sur
moi. On était soulager dâ€ââ„¢avoir pu échapper l’enfer.
On avaitait l’impression d’êt„¢ÃƒÂªtre dans un camion tap
tap. On venait de traverser lâ€ââ„¢enfer. Je me
demande comment vous osez parler de souveraineté et de
dignité à côté de ces horreurs qui étaient presque le
vécu quotidien des Haïtiens durant cette période.
Ceux dont leurs membres ont été arrachés en miettes, des jeunes
filles comme Farah Dessources dont les deux yeux ont été crevés
et jetés sans raison aucune. Avez-vous oublié cette
période noire ? Ou pensez vous que nous avons appris notre
leçon et nous avons maintenant un peuple repenti de leur violence
barbare et expié de leurs péchés.
Mes chers internautes, signer une pétition de ce genre confirmera non
seulement notre ignorance, notre nature instable mais notre inconscience
vis-à -vis notre pays et notre peuple. Je décline ma
participation à cette pétition et je demande à tous ceux
qui comprennent la situation à la lumière des informations
fournies d’en faire autant. Câ€â¢â‚â„¢est le moment ou jamais
pour que les Haïtiens sâₙunissent pour changer l’image de leur
leur pays. Concentrons nous sur les élections de 2010,
choisissons une bonne équipe et écrasons la mafia qui détruit et
qui déstabilise au lieu de vous joindre a cette mafia.
Supportons les efforts d’un PrÃrésident valable au lieu de le
détruire. Pensez pays et non pas vos désirs
individuels.
Je souhaite que la MINUSTHA continue à travailler avec le
gouvernement Haïtien en vue d’aider à améliorer la situation
sécuritaire et à créer des conditions pour la relance des
activités économiques et d’investissement dans notrotre
pays. Les efforts déployés par le prochain gouvernement
pour la paix et la stabilité ainsi que le développement de notre
pays détermineront le départ de la MINUSTHA en temps opportun.
Dans les informations plus loin vous verrez que les effectifs de la
MINUSTHA comptent non pas seulement des soldats mais un personnel civil
dont 1,200 Haïtiens employés par la MINUSTHA et 491
internationaux. Ces haïtiens acquièrent de
lâ€â„„¢expérience qu’ils peuvent mettre en ap application chez eux
et ailleurs. Beaucoup d’Haïtiens ont
l’¢â‚â„¢opportunité de se rendre dans les autres missions en cours
que vous verrez sur la liste que j’ai ajoutée ©e plus bas. En
outre, la MINUSTHA a préparé et entrainé près de 500
policiers Haïtiens qui ont été déployés pour la
première fois à la mission du Tchad comme des casques
bleus. Je vous assure que le Tchad n’est pas occupcupé et les
Tchadiens ne le pensent pas. Comme chez nous, ils ont souvent des
troubles politiques, ce qui explique la présence de la mission chez
eux.
Quitte à ce que les réactions des faux ultranationalistes me
bombardent de toutes sortes de noms, je maintiens ma position et je
demeure indifférente à des réactions intéressées des
compatriotes qui ne tiennent pas compte de la vraie réalité du
pays.
A mon ami Dore, je remarque que vous avec ete plutot mal informe et que
vous etes de bonne foi.
Gilles
Pour votre édification notez les informations officielles ci-après
sur les Missions de Maintien de Paix ainsi que la liste des missions
à travers le monde dans le passé et dans le présent. Je vous
demande de les parcourir avant de formuler votre opinion.
Qu̢۪est ce une mission de maintien de paix :
« Le maintien de la paix des Nations Unies est un instrument unique et
dynamique conçu par l’Organisnisation en vue d’aider les pays en
proie à p; des conflits à créer les conditions d’une
paix durable. La première mission de maintien de laa paix de l’ONU
a été crÃréée en 1948, lorsque le Conseil de sécurité
a autorisé le déploiement dâ€ââ„¢observateurs militaires au
Proche-Orient afin de superviser la mise en œuvre de l’accord
d’arm‚â„¢armistice signé entre Israël et ses voisins arabes..
L’expression « maintien de la paix ix » ne figure pas dans la
Charte des Nations Unies et ne peut être expliquée par une simple
définition. Dag HammarskjÃÂld, le deuxième Secrétaire
général des Nations Unies, a fait référence au maintien de la
paix comme s’inscrivant st sous le Chapitre « six et demi » de
la Charte, entre les méthodes traditionnelles de résolution
pacifique des différends, telles que la négociation et la
médiation placées sous le Chapitre VI, et les actions plus
coercitives autorisées sous le Chapitre VII.
Au fil des ans, le maintien de la paix des Nations Unies a évolué
de manière à répondre aux exigences posées par
différents conflits et un paysage politique changeant. Né Ã
l’éƒÂ©poque où les rivalités de la Guerre froide paralysaient
régulièrement le Conseil de sécurité, le maintien de la paix
avait comme principaux objectifs le maintien de cessez-le-feu et la
stabilisation des situations sur le terrain afin que les efforts
entrepris au niveau politique puissent aboutir à un règlement
pacifique des conflits. Ces missions étaient composées
dâ€â„„¢observateurs militaires et de troupes légèrement armées
ayant des fonctions de supervision, de préparation de rapports et
d’établissement de la la confiance en appui aux cessez-le-feu et
à des accords de paix limités.
Avec la fin de la Guerre froide, le contexte stratégique du maintien
de la paix des Nations Unies a profondément changé, conduisant
l’Organisatsation à modifier et étendre ses opérations
sur le terrain de missions « traditionnelles » impliquant des
tâches strictement militaires à des entreprises
pluridimensionnelle s complexes destinées à veiller à la
mise en œuvre d’acc¢accord de paix globaux et à aider Ã
bâtir les fondations d’une paix durable. Aujourdâ₢ₙhui, les
soldats de la paix entreprennent une grande diversitté de tâches
complexes, allant de lâ€ââ„¢appui à la mise en place
d̢۪instituttutions de gouvernance durables, la surveillance des
droits de l’homme, la réforme du secteur de la sÃÂécurité au
désarmement, à la démobilisation et la réinsertion des
anciens combattants.
La nature des conflits a également changé au cours de ces
dernières années. Initialement conçu comme un moyen de régler
des conflits inter-étatiques, le maintien de la paix a progressivement
été appliqué aux conflits intra-étatiques et aux guerres
civiles. Bien que les soldats demeurent l’ÃÂépine dorsale de la
plupart des opérations de maintien de la paix, celles-ci se composent
également d’administrateurs, dà d’économistes, de policiers,
dâ€Ã¢â‚™experts juridiques, de démineurs, dâ€â‚â„¢observateurs
électoraux, d’observatvateurs des droits de l’homme, de
spécialististes dans les domaines des affaires civiles, de la
gouvernance ainsi que des employés humanitaires et des experts en
communication et en information publique.
Le maintien de la paix des Nations Unies continue d’évoluer, tant
sur le plan conceptuel ql qu’opérationnel, afin de relever les
nouveuveaux défis et réalités politiques. Face à la
demande croissante pour des opérations de paix de plus en plus
complexes, les Nations Unies ont vu, ces dernières années, leurs
capacités utilisées à leurs limites d’une manière qui
est st sans précédent .L’Organisation on s’est activement t
employée à renforcer ses capacités de gestion et d’appui
aux opérations sur le terterrain et, de cette façon, a contribué
à la fonction la plus importante des Nations Unies: le maintien de
la paix et de la sécurité. »
Les diverses missions des Nations Unies en cours dans différentes
régions:
Afrique
Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad
(MINURCAT)
Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS)
Opération des Nations Unies en Cote d’Ivoire (ONUCI)
Mission des Nations Unies au Liberia (MINUL)
Mission dâₙObservation des Nations Unies en République
DÃémocratique du Congo (MONUC)
Mission des Nations Unies pour l̢۪organisation d̢۪un
referendeferendum au Sahara Occidental
Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB)
Asie :
Mission intégrée des Nations Unies au Timor Leste (MINUT)
Groupe d̢۪Observateurs des Natiations Unies en Inde et en Pakistan
(UNMOGIP)
Mission d̢۪Assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA)
;
Europe :
Force des Nations Unies chargées du maintien de la Paix Ã
Chypre (UNFICYP0
Mission dâₙAdministration intérimaire des Nations Unies en KKosovo
(MINUK)
Moyen Orient :
Force des Nations Unies Chargée d’Observer le Degagementent
(FNUOD)
Force Interimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)
Organisme des Nations Unies Chargee de la Surveillance de la Treve
(ONUST) Israel
Amérique :
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTHA)
Le mandat de la MINUSTAH consiste à assurer un climat sûr et
stable, Ã appuyer le processus politique en cours, Ã
assister le Gouvernement d'Haïti dans le renforcement des institutions
y compris celles de l'état de droit ainsi qu'à promouvoir et
défendre les droits de l’homme.
Renfort tempemporaire
Le 22 juin 2005, par sa résolution 1608, le Conseil de sécurité
a décidé que la MINUSTAH comportera, à titre temporaire, un
contingent d’un maximum de 7 500 militaires de tous les rangs et dÃ
d’un maximum de 1 897 policiers, et a demandéƒÂ© au Secrétaire
général dâ€â™Ã©laborer, en temps voulu, une stratégie de
diminution progressive des forces de la MINUSTAH au cours de la
période postélectorale, en fonction de la situation sur le terrain;
Effectif autorisé
De par sa résolution 1702 du 15 août 2006, le Conseil de
sécurité a décidé que la MINUSTAH comportera, à titre
temporaire, un contingent d̢۪un maximum de 7 200 militaires de te tous
les rangs et d̢۪un maximum de 1 951 policiers. Le Le Conseil a aussi
autorisé le déploiement de 16 spécialistes des questions
pénitentiaires détachés par les Etats Membres.
Effectifs au 31 août 2009:
9 123 personnel en uniforme, y compris 7 057 soldats, 2 066 agents de
police.
Personnel civil international : 492
Personnel civil local : 1 221
Volontaires des Nations Unies : 205
Pays fournissant des effectifs militaires
Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Croatie, Equateur,
Etats-Unis d'Amérique, France, Guatemala, Jordanie, Népal,
Paraguay, Pérou, Philippines, Sri Lanka et Uruguay.
Pays fournissant des agents de police
Argentine, Bénin, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Chili,
Chine, Colombie, Côte d'Ivoire, Croatie, Egypte, El Salvador, Espagne,
Etats-Unis d'Amérique, France, Guinée, Inde, Jamaïque, Jordanie,
Madagascar, Mali, Népal, Niger, Nigéria, Pakistan, Philippines,
République Centre-Africaine, RD du Congo, Roumanie, Russie, Rwanda,
Sénégal, Serbie, Sri Lanka, Suisse, Tchad, Togo, Turquie, Uruguay
et Yemen
Le Chef de la Police de l’ONU est assuré par un Guinéen©en
Le Chef du Contingent Militaire par un Brésilien
Pertes en vie humaine 25 soldats
7 agent de police de l'ONU
8 personnel civil international
5 personnel civil local
45 au total
Coût de la mission Méthode de financement:
Les crédits ouverts aux fins du financement de la MINUSTAH sont
portés à un compte spécial.
Budget approuvé :
Pour la période du 1er juillet 2009 au 30 juin 2010 : $611.75 millions
de dollars (A/C.5/63/25)
Les Operations des Nations Unies ci-après sont
terminées. (Il faut noter que les opérations sont
toujours temporaires. )
Afrique
Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Ã °rythrée (MINUEE)
Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB)
Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL)
Mission de vérification des Nations Unies en Angola I (UNAVEM I)
Mission de vérification des Nations Unies en Angola II (UNAVEM II)
Mission de vérification des Nations Unies en Angola III (UNAVEM III)
Mission d'observation des Nations Unies en Angola (MONUA)
Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINURCA)
Groupe d'observateurs des Nations Unies dans la Bande d'Aouzou (GONUBA)
Opération des Nations Unies au Congo (ONUC)
Mission d'observation des Nations Unies au Libéria (MONUL)
Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ)
Groupe d'assistance des Nations Unies pour la période de transition
(GANUPT)
Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR)
Mission d'observation des Nations Unies Ouganda-Rwanda (MONUOR)
Mission d'observation des Nations Unies en Sierra Leone (MONUSIL)
Opération des Nations Unies en Somalie I (ONUSOM I)
Opération des Nations Unies en Somalie II (ONUSOM II)
Amériques
Groupe d'observateurs des Nations Unies en Amérique centrale (ONUCA)
Mission du Représentant du Secrétaire général en
République dominicaine (DOMREP)
Mission d'observation des Nations Unies en El Salvador (ONUSAL)
Mission de vérification des Nations Unies au Guatemala (MINUGUA)
Mission des Nations Unies en Haïti (MINUHA)
Mission d'appui des Nations Unies en Haïti (MANUH)
Mission de transition des Nations Unies en Haïti (MITNUH)
Mission de police civile des Nations Unies en Haïti (MIPONUH)
Asie et Pacifique
Mission d'appui des Nations Unies au Timor oriental (MANUTO)
Mission de bons offices des Nations Unies en Afghanistan et au Pakistan
(UNGOMAP)
Mission préparatoire des Nations Unies au Cambodge (MIPRENUC)
Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge (APRONUC)
Administration transitoire des Nations Unies au Timor oriental (ATNUTO)
Mission d'observation des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan
(UNIPOM)
Mission d'observation des Nations Unies au Tadjikistan (MONUT)
Force de sécurité des Nations Unies en Nouvelle Guinée
occidentale (UNSF)
Europe
Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG)
Opération des Nations Unies pour le rétablissement de la confiance
en Croatie (ONURC)
Administration transitoire des Nations Unies pour la Slavonie orientale,
la Baranja et le Srem occidental (ATNUSO)
Groupe d'appui de la police civile des Nations Unies (UNPSG)
Force de protection des Nations Unies (FORPRONU)
Force de déploiement préventif des Nations Unies (FORDEPRENU)
Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG)
Mission d'observation des Nations Unies à Prevlaka (MONUP)
Mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine (MINUBH)
Moyen-Orient
Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Iran et l'Iraq
(GONMUII)
Groupe d'observation des Nations Unies au Liban (GONUL)
Force d'urgence des Nations Unies I (FUNU I)
Force d'urgence des Nations Unies I (FUNU II)
Mission d'observation des Nations Unies au Yemen (UNYOM)