Jacques, Edwin,
Les amis,
Le problème grandissant des clandestins haïtiens dans les caraïbes, en Amérique en général et ailleurs n'est pas facile à résoudre...
Force est de constater que les haïtiens font mauvaise impression partout en Amérique en général à cause cette volonté tenace de certaines "élites" de ''foutre'' leur propre pays, leur héritage dans l'abime, dès fois, à cause de leur ignorance, leur intérêt de nègre marron et mesquin, leur manque de vision collective(voir personnelle, familiale,...), leur manque d'éducation, de compétences, de façons de faire et de voir les choses typiques à notre race. Bref notre gros péché et obstacle: NOTRE MENTALITE...
Quelques cas:
*** Bahamas:
La semaine dernière j'ai lu un article de Bahamas qui chiffrait les dépenses des autorités de l'immigration de ce pays pour la gestion des clandestins haïtiens (interception, rapatriement et autres): $ 900,000.00 $B pour 2008.
Quel poids pour eux Seigneur !
Sa yo fè yap péyé?
Qu’est-ce qu’ils ont à avoir dans la situation haïtienne pour dépenses autant d’argent des contribuables locaux et légaux dans une cause qui n’est pas la leur?
Nou sé plichon ?
*** Guadeloupe:
L’année un ami haïtien qui visitait ce territoire était gêné de vivre un événement courant dans ces territoires. Il était dans un autobus en "touriste légal" et se déplaçait pour visiter des places. Des gendarmes ont a arrêté l'autobus pour s'assurer de l’identité des gens, et aussi qu'il n'y avait pas d'illégaux haïtiens qui se déplaçaient d’un point à un autre pour se cacher ?
N’ont-ils pas leur propre problème sur les épaules pour gérer celui de la première république noire du monde ?
*** Guadeloupe/Martinique:
Des guadeloupéens et martiniquais se plaignent du fait qu'il y a des ILLEGAUX HAITIENS qui viennent non seulement pour leur réduire l'accès à du boulot sur le marché du travail et surtout ces mêmes haïtiens pratiquent des tarifs très bas et ridicules (domaine agricole et autres). Ce qui en évidence n'est pas profitable pour l'économie du pays, le revenu individuel, les taxes,...
Vous savez ce sont des citoyens caribéens, français et européens !!! Ils doivent avoir un salaire qui répond à leur niveau de vie. Oups !
Les haïtiens viennent menacer leur niveau de vie. J'imagine actuellement les frictions qu'il peut y avoir actuellement dans ces places pour les ILLEGAUX haïtiens, il y a actuellement la grève pour la vie chère…
http://www.islandscommission.org/pub/docs/80_95_fr_presentation_guadeloupe.pdf
http://www.minorityrights.org/4196/guadeloupe/guadeloupe-overview.html
*** Providenciales(Provo pour les haitiens)/Turks and Caicos:
Un jeune homme d'originaire du Cap que l'on m'a présenté par personnes interposées me contacte souvent ici de Provo pour me raconter ses stress. Il est un clandestin haïtien en Provo. Il veut connaitre les moyens pour faire une demande d'asile politique pour le Canada.
Il est dans la trentaine, jeune professionnel haïtien qui n'avait aucune option de vivre dignement au Cap-Haitien après des années de sacrifices consacrées aux études.
Retourner en Haiti est loin d'être une option pour lui malgré sa situation d'illégal en Provo et surtout les autorités locales qui les traquent pour les retourner à "la maison", Home Sweet Home, HAITI.
Pour régulariser ses papiers ou l'acheter en réalité, des personnes lui ont proposé d'aller travailler dans des champs dans des conditions inconnues, il hésite et il a peur.... Si pépin qui prendra sa défense ? Les autorités haïtiennes !?!?!?! naaannn !!
*** Rep. Dominicaine:(# 1)
Avant mon départ pour le Canada, fin de l'année ratée de notre histoire: 2004, j'avais quelqu’un qui travaillais chez moi, une dame très sympathique et désespérée. Des "frères" haïtiens" dans leur gentillesse habituelle ont brulé sa maison pour des histoires banales de jalousie, elle a du logé ses enfants dans plusieurs maisons(de la famille, des amis), et elle n'avait pas d'autre choix que de rester chez moi, j'ai du lui donner une chambre.
Mais elle avait un grand espoir malgré que sa famille fût éparpillée, son mari.
Son mari vivait en rep. Dominicaine en situation irrégulière et travaillait dans le domaine de la construction. Elle avait hâte de le rejoindre. Fin 2004, la "providence" a permis que son mari obtienne la résidence dominicaine. Elle est venu nous remercier pour le soutien que ma femme et moi lui avait accordé pour le logement et le travail à la maison, et avec cette impression de délivrance que vous pouvez imaginer sur son visage, elle nous a annoncé qu'elle allait rejoindre son mari.
Pryè a monté gras la desan!!!
Je lui ai dit:(avec ma grande gueule habituelle mais sympathique :-) )
As-tu la résidence dominicaine?
Et que cela peut-être difficile de vivre dans cette situation (irrégulière, illégale) en RD?
Pas la peine de vous dire pendant un moment elle a vu en moi "un petit Satan" qui ne comprenait pas que le Bon Dieu avait répondu à ses prières ou qui ne voulait pas qu'elle s'en aille pour "l'exploiter"!!
J'ai rétracté et nous lui avons souhaité du succès dans son entreprise, nous avons dit comment que nous étions contents pour elle et sa famille.
Les enfants devraient suivre le train (Illégal) au cours de l'année, je n’ai pas eu de nouvelles.....
*** Republique Dominicaine: (# 2)
-- Une haïtienne m'a dit une fois qu'elle préfère MILLES fois travailler chez les dominicains.
En RD, elle accès :
- à un salaire,
- une chambre pour vivre et dormir (ils sont logés)
- Télévision + COURANT ELECTRIQUE !!! Wé !!
- l'école du soir..
Et qu'elle ne comprenait pas les comportements pompeux des haïtiens et des "madan maryé" qui se prennent pour bourgeoises et qui ne ratent pas une occasion pour humilier les autres…
-- Une fois ma femme revenait de la RD en autobus. Il y avait des illégaux haïtiens que les dominicains VENAIENT à peine chasser de leur territoire. Et devinez les amis?
Dans l'autobus, ils PLANIFIAIENT DEJA leur retour en terre voisine...
Certains récidivent même 12 fois de suite que les dominicains finissent pas dire que c’est une perte de temps de retourner ces enfants de Dessalines chez eux. (Lavé min siyé atè)
--- ...
*** Haiti:
J'étais un comptable dans une OI en Haiti qui avait plein de projets sur le terrain: développement participatif, trafique de personnes sur la frontière. J'ai eu de la chance d'approcher la situation RD + RH de plusieurs façons et plein de choses de mon pays avant d’immigrer. Cela m'a permis de voir d'autres réalités d'un territoire que j'aime beaucoup visiter, la RD…
J'ai visité + travailler à Ouanaminthe+Dajabon, Anse-à-Pitre+Perdenales...
Devinez?
C'est quasi-impossible d'empêcher les haïtiens de traverser la frontière. Cette tendance qui s'est installée en routine sur la frontière qui dès fois fait l'affaire de trafiquants de part et d'autres causera des problèmes pour les haïtiens qui deviennent une forme de menace pour la population locale dominicaine.
Je pourrai vous raconter plein de choses sur mes expériences personnelles et autres...
Jacques, Edwin,
Je pense que des personnages comme vous sont réalistes et connaissent déjà et bien cette réalité ....
Je vous mets en attache une photo que j’ai prise en 2004 durant mon voyage d’exploration Haiti-Dominicanie pour mon anniversaire avec des amis. C’est une haïtienne qui vend des marchandises (culottes, caleçons,…) dans une ‘cuvette’ sur la Place centrale de Puerto Plata en face de la cathédrale San Felipe. C’était en été et il y avait plein de touristes locaux, régionaux et internationaux, notre sœur était la seule vendeuse sur cette jolie place….
Imaginez la tristesse !
Elle était contente qu’on lui ait adressé la parole. Et oui ! j’ai fermé ma grande gueule, je ne lui ai pas demandé si elle était illégale et si elle comptait retourner dans son pays, le pays dit pour nous Haïtiens, HAITI.
Mes amis, vous lui aurez conseillé de retourner en Haiti, son pays pour y vivre plus dignement ???
Avez-vous compris le message ????
ILLEGAUX HAIIENS EN RD ET DANS LES CARAIBES
Pourquoi on a l’impression que les haïtiens pratiquent une forme d'IMMOBILISME face à cette situation?
D'après moi ils sont réalistes et savent qu'ils n'ont rien à proposer, alors ils ne disent rien et espèrent peut-être que le voisin proposera un petit truc, leur propre poposition pour calmer les choses.
La solution d'une bonne relation saine et équilibrée entre les deux pays passe par le développement durable d'Haiti. C'est le seule moyen pour un retour à l'équilibre entre en Haiti et la République Dominicaine, entre Haiti et ses partenaires caribéens et entre Haiti et l’Amérique…
Qui doit faire le développement d’Haiti ?
La liste des réponses possibles :
- Saint-Jésus-Obama (Parce qu’il est noir et une partie de ses ancêtres vient d’Afrique comme nous) et les américains
- Les Haïtiens eux-mêmes
- Les pays amis d’Haiti
- Les Haïtiens eux-mêmes
- L’aide ou l’assistance sociale internationale,
- Les Haïtiens eux-même
- Les fonds de Pétro-Caribe
- Les Haïtiens eux-mêmes
- Les lwas du voudous
- Les Haïtiens eux-mêmes
- La mendicité internationale auprès des pays du Nord
- Les Haïtiens eux-même
- Un budget national stupidement construit sur l’espérance de fonds de la grande charité et générosité des pays Nord (a la traca papa)
- Les Haïtiens eux-mêmes
- Les Dominicains
- Les Haïtiens eux-mêmes
- Le CARICOM
- Les Haïtiens eux-mêmes
- Les OI, ONG, …
- Les Haïtiens eux-mêmes
- Le retour de Jésus-Christ
- Les Haïtiens eux-mêmes
- …
Les dés sont jetés, faites votre choix Madame, Monsieur !!!
D'après mois, il n'y a pas 36 solutions.
Haiti est le problème (Machine production de misère et d'Illégaux) et Haiti en est la solution. Root-Cause-Analysis.
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Root-Cause-Analysis |
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Effets : Banditisme, famine, ILLEGAUX, … |
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Problèmes : Vie chère, Misère, délabrement du territoire,… |
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Causes : Haiti = Problème de vision, de gestion, déchirement interne, depuis plus de 200 ans |
Si voulez éliminer les effets il faut aller à la racine, applique des solutions durables sur les causes, non sur les effets.
En général toute la machine à sous de certaines organisations en Haiti et aussi de l’état apporte des projets pour éradiquer des effets. Mais les causes ne sont pas touchées. Est-ce un hasard, de l’ignorance ou c’est voulu par plusieurs acteurs haïtiens ?
Toutes solutions cométiques (comme campagne médiatique contre le trafique humain, demande TPS pour les haïtiens encore et encore, manifestation anti-dominicain, bla-bla, …) ne changeront pas les choses.
J’ai l’impression qu’on est en train de demander aux autres de chercher des solutions à notre place.
J’ai lu que les dominicains veulent mettre un terme à ce problème en lançant un processus de légalisation de certains illégaux… C’est bien mais pour moi cette initiative est aussi compliqué que de ne rien faire.
Scénario
(1) Les dominicains régularisent la situation de certains sans-papiers haïtiens.
a. Les dominicains vont accepter sur leur territoire des travailleurs haïtiens indispensables à leur agriculture, à la construction, à d’autres secteurs…
b. Les autres éléments indispensables DEVRONT retourner à la maison : Haiti Chérie.
c. Puisque certains activistes-nationalistes haïtiens voient rouge lorsqu’il s’agit de la RD, en n’hésitant pas à faire collecte de fonds, dinner-conférences(vent déboutonin), pétitions, campagnes anti-dominicains, même inviter les touristes à ne pas mettre les pieds en RD (mauvaise tactique), les dominicains devront obligatoirement devenir plus stricte en matière d’immigration, de rapatriement, de contrôle de la frontière…
d. Ils prendront des mesures terribles pour contrôler leur frontière et pour diminuer le nombre de cas Haïtiens à gérer, et de là arranger son portrait sur la scène internationale en matière de gestion du bon voisinage.
e. La population suivra le rythme en voyant des haïtiens insister à venir chez eux illégalement, ils deviendront violents…
(2) Les tarifs, salaires, prix
a. Si le travailleur haïtien saisonnier ou résident devient légal pour travailler, alors normalement les prix devront suivre et s’ajuster aux prix que pratiquent les dominicains == C’est normal !!!
b. Mais il y a une complication ! On a noté que plus de 80% de travailleurs dans le secteur de la construction dominicaine sont haïtien. Il y a un prix à payer pour que cela soit possible. La construction est un secteur très prometteur en RD, le pays est un énorme sentier à ciel ouvert. Les 80% de travailleurs qui travaillent en RD à des prix en deçà de la moyenne font l’affaire des grandes compagnies de constructions, indirectement de l’état dominicain (Via des taxes et des permis de construction), des illégaux haïtiens et de leur famille en Haiti et NON du dominicain moyen qui se voit du pain lui enlevé dans la bouche et qui est dans l’impossibilité de travailler à cause d’un haïtien qui sort quelque part et qui pratique des prix de misère(Il grogne).
c. Mais si les haïtiens devraient pratiquer des prix réguliers, ils n’auront plus de boulot. A prix égal c’est préférable d’engager un dominicain, un élément local. Là encore tous les dominicains trouveront leur part (Compagnie de construction, travailleur dominicain, l’état dominicain) mais pas les illégaux et leur famille. De toute façon les lois dominicaines sont claires en matière de recrutement du personnel, FAVORISER LE LOCAL !!! contrairement à Haiti.
d. En étant légal l’haïtien qui veut fonctionner sur le marché dominicain de manière équitable devra affronter la concurrence locale et devenir compétitif en matière de compétences et autres. Il ne sera plus avantagé par les bas prix qu’il pratiquait mais au moins il pourra revendiquer son droit selon les lois dominicaines sur place.
e. Les haïtiens devront se rabattre sur les secteurs que le travailleur dominicain ne veut plus fonctionner.(Cela se passe partout en matière d’immigration, même au Canada : Taxis, Soins Infirmiers,…).
(3) Les haïtiens en Haiti :
a. Les haïtiens ne changeront pas de comportement et continueront quand même à pénétrer le territoire dominicain comme d’habitude.
b. Ils auront moins de chance de travailler, et d’être tolérer sur place en tant qu’illégaux. Cela deviendra dangereux dans tous les sens. Certains retourneront en Haiti, mais d’autres resteront sur place (pito ou lèd nou la). Et étant donné il faut vivre et se nourrir ils se tourneront vers des solutions embêtantes comme (La prostitution, le vol,…). Ces haïtiens deviendront dangereux et pour les haïtiens légaux (Jalousie,…) et pour les dominicains et leur famille…
c. Les dominicains de la région de Cibao commencent à inviter gentiment les illégaux haïtiens à rentrer chez eux. Ils ne veulent plus tolérer ces éléments dans leur voisinage, ils ne veulent plus leur donner de boulot et de logement. Récemment environ 3000 illégaux ont pris la décision de retourner en Haiti face à la demande concerté des résidents locaux mais selon les dominicains les illégaux haïtiens en dominicanie sont estimés à des millions de personnes. Pensez-vous qu’ils vont tous retourner gentiment chez eux ?
Mes amis quelle est la solution ? Qu’est-ce qu’il faut faire ? Comment dire aux Haïtiens de ne plus pénétrer des territoires étrangers ILLEGALEMENT ?
Il faut faire quelquechose mais quoi?
A suivre….
Bonne nuit !
Paul Gino(Canada)
PG,
Tu soulèves là une question très délicate et très importante:
celle des Haitiens vivant à l'Etranger dans la clandestinité.
Il n'y a pas de doute que ces Haitiens peuvent constituer des charges sociales lourdes, et pesantes sur ces pays qui se sont vus confrontés a cette réalité haitienne.
Il n'y a pas de doute non plus que ces Haitiens sont plutot mal percus dans ces memes pays que tu as cité:
A la Martinique, ou je me trouvais, il y a quelque années, une marchande martiniquaise injuriait une Haitienne d' " Espece d'Haitien". Je t'assure qu'avec le ton déclenché, il n'y aurait pas pu exister plus gros juron.
C'est le lot plutot désagréable que doit supporter nos compatriotes frères en pays étranger.
Malgré tout, Paul-Gino, je ne peux pas m'empecher, dans la circonstance de la réalité que nous nous voyons vivre, d'y trouver dans cette migration clandestine quelque points néenmoins positifs sur certains aspects de cette réalité:
Pour commencer, je m'attacherai à la République Dominicaine que je connais bien pour illustrer mon point de vue:
Ce matin encore, j'ecoutais dans les nouvelles que 80% des Haitiens vivant sur cette terre ne détenaient pas des pièces d'identification.
Soit, mais si tu as lu le rapport qu'Edwin Paraison nous a livré sur ce forum, et que je t'exhorte à lire, les transferts vers Haiti de ces migrants vont de l'ordre de 200 à 300 millions de dollars américains annuellement:
Tout récemment encore, alors que je me trouvais, à l'Hotel Allegria de Cabarete, RD, l'employé haitien du front desk me disait qu'il était en train de construire une maison au Cap-Haitien avec les fruits de son travail, cependant, malgré tout, il ne resterait pas en République Dominicaine éternellement.
Il comptait retourner en Haiti pour y vivre, considérant qu'il n'etait pas dans son pays là-bas, subissant certains préjugés à chaque fois qu'un Haitien s'était mal comporté, la suite devenant malheureusement une repercussion-image sur l'ensemble de la communauté haitienne.
Préjugés contre ces Haitiens, oui...
mais, botton line, il peuvent se faire un peu d'argent pour envoyer lakay.
200 a 300 millions de dollars americains annuellement.
C'etait un premier point.
A vingt minutes de Cabarete, à Sosua, ville touristique par excellence, tous les recoins commerciaux regorgeaient d'Haitiens étalant fièrement aux touristes leurs objets d'art, tableaux, sculptures d'art etc pour les délices du "Blanc" qui appreciait.
L'oeuvre artistique haitienne émane désormais de la RD aussi, influencant, depuis des années déja, l'oeuvre productrice dominicaine, meme si, vise-versa.
(les influences se mariant avec un accent teinté haitien, j'estime quand-meme positif.)
Nos artisans y trouvent une grande place pour s'épanouir dans le secteur touristique Dominicain. Il y a de quoi etre fier.
Beaucoup de nos compatriotes, surtout ceux qui vivent en Amérique du Nord et en Europe seraient surpris de savoir que seulement 6 à 10% de nos Haitiens en RD se retrouvent dans le secteur sucrier. Il y a eu une certaine promotion sociale(si on peut se permettre l'expression), de la population haitienne se tablant plutot dans le secteur de la construction aujourdh'ui.
Ce secteur vital à l'économie dominicaine emploie comme main d'oeuvre les Haitiens en grande proportion. Je ne connais pas les chiffres, mais j'oserais m'aventurer et dire 90% de cette main d'oeuvre.
Si on lit encore le rapport que nous a soumis Edwin Paraison, on saura que l'Haitien dans ce secteur touche un salaire journalier de 11$.82, soit beaucoup plus qu'il aurait touché en Haiti, en plus, on peut miser qu'il est assuré d'une constance au niveau de l'emploi.
Je ne connais pas non plus les chiffres d'emploi considérables dans ce secteur, mais on peut croire que ce serait des dizaines ou des centaines de milliers de travailleurs qui se retrouveraient plutot au chomage en Haiti,
( notre marché n'offrant pas un luxe d'investissement dans le secteur de la construction en Haiti.)
Pour tout cela, je trouve ces aspects de la migration clandestine, bénéfiques sur certains points à Haiti.
Je pourrais y aller on and on...
Peut-etre, d'autres pourront m'aider à ajouter à la listes des aspects positifs de cette migration.
Si il y a des problèmes liés à cette migration, nous le savons,
il y a aussi pour sur des positifs sur cette situation.
Je te prie de le croire.
Sans démagogie....
A une prochaine...
Cordialement,
Jacques.
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Les amis, |
Date: Thursday, February 12, 2009, 3:35 PM
Guadeloupe«Le ministre blanc abandonne les nègres»La colère des Guadeloupéens se nourrit d'un sentiment d'injustice sociale et raciale
Le Nouvel Observateur. - Quelle est la vraie nature de la crise sociale en Guadeloupe ?
Patricia Braflan-Trobo. - La Guadeloupe est confrontée depuis plusieurs années à des problèmes de nature différente qui s'imbriquent aujourd'hui. Je veux parler, bien sûr, du coût de la vie, et notamment celui de l'alimentation, de l'eau ou du carburant, mais aussi du chômage, des difficultés énormes dans l'enseignement, du scandale de la pollution des terres agricoles par le chlordécone ou encore de la spéculation immobilière dans l'île. Le point commun de cette accumulation de colères et de mécontentements, c'est un sentiment partagé d'injustice sociale. D'injustice raciale aussi.
N. O. - La lutte contre la vie chère se double d'une lutte contre les discriminations ?
P. Braflan-Trobo. - En Guadeloupe, les deux sont liées. Comme ailleurs, la richesse y est concentrée entre les mains d'un tout petit nombre. Mais la particularité, ici, c'est que les privilégiés qui contrôlent 80% de notre économie sont tous blancs et pour la plupart descendants des anciens colonisateurs européens.
Les pouvoirs publics mesurent mal le degré d'exaspération des Guadeloupéens d'origine africaine et indienne qui sentent que certains postes leur sont interdits. C est bien simple : dans leur grande majorité, les manifestants sont noirs. Et dans leur écrasante majorité, tous leurs interlocuteurs sont blancs. Le préfet, son équipe, mais aussi les chefs d'entreprise ou encore les directeurs des services publics... La Guadeloupe est une ancienne colonie qui s'est départementalisée. Elle porte encore ce lourd héritage. C'est pour cela que le départ précipité d'Yves Jégo a été si mal perçu. Partout ailleurs en France, on aurait dit : le ministre est parti. Ici on dit : le ministre blanc méprise et abandonne les nègres autour de la table.
N. O. - En quoi ce mouvement se distingue- t-il des grèves à répétition qu'a connues la Guadeloupe ?
P. Braflan-Trobo. - C' est un mouvement inédit dans toute la Caraïbe, par son ampleur et sa durée. Par son mode d'organisation, aussi. Les élus locaux comme les pouvoirs publics l'ont compris trop tard. Il ne s'agit pas d'une grève syndicale classique comme la Guadeloupe en a connu.
Depuis quelques années, de nombreux collectifs se sont créés autour des agriculteurs, du problème de l'eau, de l'éducation... Ce sont eux que l'on retrouve au coeur du collectif LKP aujourd'hui.
Les syndicats sont présents, bien sûr. Certains partis politiques locaux aussi, ainsi que ceux qui ont fini par rejoindre les manifestants. Mais cette diversité rend les grévistes plus proches de la population et fédère des militants aussi différents que les indépendantistes revendiqués du syndicat UGTG ou ceux d'ordinaire beaucoup plus modérés de la CFTC. A la fin du mois dernier, plus de cinquante organisations différentes avaient rejoint le mouvement. Leurs revendications multiples compliquent pour les décideurs la sortie de crise.Patricia Braflan-Trobo est universitaire, auteur de «Conflits sociaux en Guadeloupe. Histoire, identité et culture dans les grèves en Guadeloupe», L'Harmattan, 2007.=================================================
La faute de JégoEn musique, le contretemps est un art. En politique, c'est une faute. Parti pour la Guadeloupe tard, bien tard - dix longs jours après la grève générale du 20 janvier -, Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, est rentré bien trop tôt à Paris au goût des salariés en grève et des élus, qui ont du coup appelé à une «journée île morte». Mais on ne discute pas un ordre.
Rappelé en métropole par François Fillon, soucieux de préserver les deniers de l'Etat, le ministre, qui s'est engagé - imprudemment ?- sur une augmentation de salaire de 200 euros en contrepartie d'allégements de charges, a obtempéré. C'est le premier conflit d'ampleur auquel est confronté ce sarkozyste de longue date.
Maire de Montereau-Fault-Yonne, avait organisé, à partir de 2004, les campagnes d'adhésion pour le futur candidat UMP Il est finalement entré au gouvernement en mars 2008 après avoir agité l'hypothèse d'une candidature à la tête de la liste UMP pour les élections régionales de 2010. Aujourd hui, Yves Jégo a toujours le soutien de son champion, qui pour le moment ne lui reproche pas de retard à l'allumage dans ce dossier qualifié d «hyperdifficile»par un conseiller du président. Jégo est «resté très longtemps sur place», observe-t-on. On jugera à la fin, dit-on à l'Elysée, où l'on semble regretter le retour prématuré du secrétaire d'Etat. Une critique implicite de Matignon, désormais en première ligne ?
Carole Barjon, Matthieu CroissandeauLe Nouvel Observateur=================================
Guadeloupe : la "pwofitasyon" ne passe plusLE MONDE | 09.02.09 | 10h30 * Mis à jour le 09.02.09 | 16h04L'aiguille de la jauge continue à baisser et la station Total de Grand-Camp est fermée. La pompe Esso après le pont de la Gabarre aussi, comme celle de la Jaille. Pas plus de chance avec Texaco à Gosier, Vito à Moudong ou Wipco à Houelbourg. Rien au carrefour Blanchard. Il faut abandonner la voiture. Dans Pointe-à-Pitre et ses environs, depuis le début de la grève générale, le 20janvier, trouver de l'essence devient assez sportif.
Les loueurs proposent toujours des voitures, mais le réservoir est quasiment vide.__Mardi 3 février, une file d'automobilistes serpente le long de la nationale qui borde le quartier Anquetil, devant la seule station ouverte. Temps d'attente estimé, trois heures, par 29°. Les "clims" ronronnent. Sur Radio Caraïbes international (RCI), Evelyne, une habitante de Saint-François, s'indigne. D'origine indienne, salariée du privé non gréviste, elle soutiendra "jusqu'au bout" le mouvement social engagé par le Liyannaj kont' pwofitasyon (LKP), le Collectif contre l'exploitation, qui regroupe une cinquantaine d'organisations.Mais elle a été menacée dans la file d'attente d'une station, par les gros bras de l'UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), à l'origine du collectif, pour avoir laissé passer son patron, un "blanc-pays". "J'ai eu honte. Ce n'est pas mon pays, ça. Réfléchissons à notre conscience. A notre identité", lance-t-elle. Tout n'est pas à voir en noir et blanc.
"ICI, ON APPELLE ÇA "MANGER COCHON""
L'ouverture et la fermeture des pompes obéissent à un jeu qui fluctue avec le rapport de forces entre le LKP, l'Etat et les patrons. Ce n'est pas un hasard si la pénurie d'essence se trouve au centre de la crise qui secoue la Guadeloupe. Les rois du pétrole cristallisent les frustrations contre la vie chère et contre la "pwofitasyon" qui pourrit la vie économique de l'île à tous les niveaux. "Ici, on appelle ça "manger cochon". Il n'y a pas de morale, il n'y a que l'argent qui compte", dit Bernard Duguet, un gérant de station-service.__Les pétroliers s'entendent entre eux, préfèrent payer une amende plutôt que de déposer leurs comptes annuels au greffe du tribunal. Alors qu'il existe une société de raffinage, la SARA (Société anonyme de raffinement des Antilles) dans laquelle Total est majoritaire, chacun des actionnaires importe directement pour son compte du pétrole déjà raffiné.
Les instances européennes sont grugées de leurs taxes grâce à de faux bordereaux où "Sainte-Lucie" (Etat des Caraïbes membre du Commonwealth) se transforme en "Sainte-Luce" (commune française de la Martinique). Mais c'est bien à Sainte-Lucie que le pétrole est stocké en grande quantité, permettant de jouer sur les prix.__Les pétroliers font également payer aux gérants des stations-service l'essence dilatée par la chaleur, tout en acquittant eux-mêmes les taxes pour un liquide à 15° : ainsi, un camion de 10 000 litres en contient en réalité 9760. Cela représente pas mal de pleins, 240 litres d'essence en moins par camion. La facture sur 10 000 litres est pourtant payable par les gérants "au cul du camion". Au bout de l'année, les profits sont colossaux.
Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, a demandé une enquête sur la filière pétrolière. Le prérapport, dont Le Monde s'est procuré une copie, est atterrant. Signe que ce sujet cristallise les tensions : la seule mesure concrète annoncée lundi 9 février est la réduction du prix de l'essence de 6 centimes par litre.__Aux Antilles, la richesse tient en peu de mains. Notamment dans celles de ces grandes familles de békés, qui sont aujourd'hui sur la sellette. La diffusion du documentaire de Canal+ Les derniers maîtres de la Martinique, vendredi 6 février, a fait grand bruit, ici. Le quotidien France-Antilles y a consacré une page, le jour même. Le béké Alain Huyghes-Despointes y présente ses excuses "à tous ceux qui ont été ou qui pourraient être blessés lors de la diffusion de ce document". Il dit qu'il a signé en 1998 une pétition reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité. Mais quelle déclaration peut effacer ses propos tenus devant la caméra ? : "Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n'y a pas d'harmonie. Moi, je ne trouve pas ça bien. Nous, on a voulu préserver la race."
Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre (Lapwent sur les panneaux), un Afro-Antillais qui a fait ses études de médecine à Bordeaux, analyse : "Les colons ont eu la canne, puis la grande distribution et le pétrole."
Cet homme de 57 ans à l'aspect juvénile, qui a succédé à son père, explique que l'implantation de la grande distribution a tué dans l'¦uf la naissance d'une bourgeoisie moyenne issue du commerce. Dans une famille, on "réussit" quand on devient fonctionnaire, puisque le salaire est majoré de 40 %, pour prime de vie chère. Le président du CHU juge la période "passionnante". Car le démantèlement des mécanismes post-coloniaux - l'organisation administrative et les secteurs-clés de l'économie sont toujours tenus par les Blancs - lui paraît aujourd'hui possible.
"C'EST HISTORIQUE CE QUI ARRIVE"
C'est à la Guadeloupe que se trouve le plus grand supermarché français, Carrefour à Destreland, qui appartient au groupe Hayot. Une vraie ville. Des incidents ont failli éclater, lors d'une brève réouverture, vendredi; les manifestants ont traité de "faux frères" les clients qui s'y étaient rués pour se réapprovisionner.
Quelques réservoirs percés ou siphonnés, des incivilités ne peuvent occulter la liesse et le sentiment de libération qui parcourt l'île depuis trois semaines; des milliers de Guadeloupéens dans les rues - l'équivalent de manifestations de 6 millions de personnes dans la métropole -, "chansons à nous" tout le jour, et, en signe de reconnaissance, un petit ruban rouge que l'on attache à l'antenne de sa voiture, aux passants de son jean, à son balcon.
La phrase qui court sur les trottoirs, que l'on se passe comme un sésame pour un avenir meilleur et répétée avec ferveur ? "C'est historique ce qui arrive." Pour la vie quotidienne, on se débrouille, malgré les coupures de courant et les magasins fermés; d'ailleurs, comme on dit, "Débouya, pas péché". La nouvelle se répand comme la poudre : à Basse-Terre, dans un camion, on a 60 ¦ufs pour 6 euros.
Au carrefour Bergevin, à l'entrée du port de fret et tout le long de la route, un marché de fruits et légumes a éclos, à des prix défiant toute concurrence. On peut même faire ses courses la nuit. En ville, devant les rideaux de fer, on a installé des tables, des chaises : on discute et on joue. "Il y a vingt ans, on aurait eu des morts. Il y a une vraie volonté de part et d'autre que la situation soit maîtrisée", observe Bernard Carbon, un consultant installé depuis des années en Guadeloupe, appelé fréquemment à la rescousse pour résoudre les conflits sociaux.-----------------------------------------------------------------------------------
Alex Lollia, un prof de philo militant à la CTU (Centrale des travailleurs unis), affiche un grand sourire : "Il y avait tellement longtemps que l'on attendait quelque chose qui ressemble à ça. C'est inimaginable ce qui se produit." Pour lui, l'avenir tient maintenant en une question, au-delà du résultat des négociations avec le gouvernement : quel pouvoir pour résoudre durablement les revendications ?Béatrice Gurrey
Correcte, Granneg,
J'analysais le cote avantage haitien, pas dominicain.
Dans la construction, peut-etre, le salaire est minimal,
je dis peut-etre ne sachant pas,
mais l'ouvrier qui travaille dans les factory gagne 5 a 6 dollars par jour,
ce qui fait que l'Haitien dans la construction gagne plus que beaucoup de Dominicains par jour.
Merci pour la remarque qui semble etre juste.
Cordialement.
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Messieurs,
Je ne veux pas dire beaucoup sur la question migratoire. Il faut reconnaître que la migratoin est un problème complexe. Au-delà d’une simple dispersion purement mécanique de l’homme dans l’espace, le déplacement interétatique de la main-d’œuvre comporte des dimensions économiques et sociologiques que tous les pays ne sont pas prêts à accepter.
Est-ce qu’il y a des choses à faire en Haïti? Je réponds par la positive. Le pays est vierge. Il y a lieu de mettre l’accent sur le secteur porteur de croissance. Le gouvernement l’a-t-il fait ? Guichard DORE
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AIDE INTERNATIONALE DE LA RD POUR HAITI ?
Chers amis et membres du forum, A l´attention de Paul-Gino, Jacques et Granneg
Je n´avais pas eu le temps de réagir sur vos échanges de la semaine passée, je partage donc aujourd´hui avec Vs mes points de vue sur le sujet : AIDE INTERNATIONALE DE LA RD POUR HAITI ? COOPERATION HAITIANO DOMINICAINE Pour réaliser l´indépendance de leur pays, l´une des actions entreprises par les séparatistes dominicains a été une alliance stratégique avec les opposants de Jean Pierre (Juan Pablo) Boyer. Le 27 février 1844 après 22 ans de présence militaire et politique, Juan Pablo Duarte (qui s´était enrôlé dans l´armée haïtienne) a la tête des combattants dominicains proclamait la création du nouvel état-nation, avec un embryon de l´armée dominicaine formé par les régiments 31, 32, 33 des Unités Haïtiennes. http://www.ejercito.mil.do/index.php?option=com_content&task=view&id=155&Itemid=119 Durant la guerre de la Restauration entre 1863 et 1865 contre l´Espagne qui avait repris le contrôle de la partie orientale, les combattants dominicains, parmi lesquels l´on retrouve Matias Ramon Mella l´un des pères de la patrie (avec Duarte et Sanchez), non seulement avaient reçu l´appui politique de Nicholas Fabre Geffrard en utilisant le territoire haïtien comme base pour leurs activités subversives, mais aussi des armes et des munitions. http://www.empresasradiofonicas.net/web/blog.php?bid=801 (Jose Miguel Soto Jiménez, Ecrivain, Politicien et ancien secrétaire d´Etat des Forces Armées Dominicaines) En 1965, lors de la guerre d´Avril contre l´occupation américaine, le poète et éducateur Jacques Viau ainsi que d´autres compatriotes haïtiens exiles en RD, armes a la main ont lutte et péri avec des combattants dominicains pour défendre la souveraineté de la république sœur. Hier c´était Haïti, aujourd´hui c´est la RD. Des enfants et des patients haïtiens traversent la frontière chaque jour pour recevoir soit le pain de l´instruction (en plus d´un repas chaud du PAM/RD) soit des soins médicaux. En outre, il y a bien sur les apports logistiques et humanitaires au passage des phénomènes naturels qui ont frappe Haïti pendant les dernières années. D´autre part, l´assistance offerte par les secteurs démocratiques dominicains pour la lutte anti-duvaliériste doit être vue comme une contribution de nos voisins a la lutte démocratique haïtienne. Les deux peuples qui sont et restes solidaires, en dehors de l´assistance officielle, sont les premiers à se donner la main réciproquement : Naufrages de « yola » ou « kante » sur les cotes de l´un ou l´autre des deux territoires. Inondations de Jimani en 2004 (+de 600 morts) les premiers secours sont arrives de Fonds Parisien. Ces actions, sont de façon naturelle des composantes de la coopération haitiano-dominicaine. Laquelle doit se développer dans un cadre formel, conçue et assumée dans la dignité et le respect mutuels, par la société civile et les responsables des deux pays, à la limite de leurs moyens. La coopération cubano-haïtienne peut servir de modèle. A rappeler qu´en territoire cubain, plus de 400,000 haïtiens et cubano-haïtiens, d´origine rurale et dans un temps « sans papiers » comme nos compatriotes en RD, sont aujourd´hui totalement intégrés a tous les niveaux de la vie cubaine. Haïti comme un Etat faible à besoin de la coopération internationale. Mais l´aide que nous recevons de la France, du Canada ou des Etats Unis, en aucun cas ne doit servir de chantage ou d´auto-censure pour paralyser la défense des droits de nos compatriotes vivant dans ces pays. POLITIQUE INTERNATIONALE DE LA RD FACE A HAITI Le discours officiel dominicain sur la scène internationale cependant, présente Haïti comme une charge. Un ex president a compare une fois notre pays a un cadáver « Este muerto no lo cargo yo » (cadav sa-a pa mwen pap pote-l). La grande contradiction: D´un cote les appels réitérés des trois derniers mandataires (Balaguer, Mejia, Fernandez) et de la diplomatie dominicaine a la communauté internationale pour un appui financier a Haïti a la hauteur de la situation (ce qui est de l´intérêt national de la RD), et d´un autre, une sorte de négation de la coopération dominicaine par de hauts fonctionnaires, en décrivant les apports mentionnes plus haut comme un fardeau. Trois objectifs répondent à cette ligne officielle : Neutraliser le gouvernement haïtien, Affronter les dénonces des Groupes de Droits humains sur la situation des migrants irréguliers, et de façon subliminale, profiter de l´instabilité politique et sociale d´Haïti, qu´un secteur influent du gouvernement considère comme un Etat en faillite, afin de promouvoir un leadership régional.
MIGRATION HAITIENNE EN RD ET DROITS HUMAINS Il est injustifiable qu´après plus de 100 ans de présence permanente dans un pays une communauté forte de prés de 800,000 personnes se retrouve en sa plus grande majorité dans une situation irrégulière. Et que l´on veuille retirer la nationalité à des adultes qui sont nés en RD, sous le fallacieux prétexte que leur déclaration de naissance révèle présentement des vices de forme. En Amérique du Nord par exemple, les pays récepteurs établissent un cuota annuel pour les pays d´origine des migrants, qui oscille dans le cas d´Haïti entre 20,000 et 25,000. Ici, nous n´avons jamais fait l´objet d´un programme de régularisation, même après l´expérience dramatique de 1937. Ce drame lie a la migration, les mexicains le vivent a la frontière avec les Etats Unis. Plus de 4,000 mexicains et latino américains ont perdu la vie en essayant de pénétrer clandestinement chez l´oncle Sam pendant les 12 dernières années, malgré les US$ 30,000 millions investis par les autorités américaines pour sécuriser la frontière, ainsi que le TLC trilatéral signe entre les Etats Unis, le Mexique et le Canada. Seulement pour l´année 2006, 514,000 mexicains ont été expulses des Etats Unis, sur un total de 858,000 étrangers qui font partie des 13 millions de sans papiers qui vivent et travaillent dans ce pays. http://iblnews.com/story.php?id=35827 Que dire des dominicains qui bravent le canal de la Mona pour arriver a Puerto Rico. Combien de victimes depuis l´an 2000 ? Mais, ceux qui ont pu atteindre les cotes et ceux qui ont voyage légalement constituent aujourd´hui 10% de la population de cette ile. Combien de victimes de la traite parmi les femmes dominicaines qui se retrouvent dans toutes les iles des caraïbes et en Haïti évidemment, ou la communauté dominicaine est estimée aujourd´hui a plus de 25,000 personnes. L´Etat dominicain malgré des moyens supérieurs a Haïti et les efforts constamment déployés n´arrive pas ni a retenir ces personnes, ni a vaincre cet odieux trafic. Plus de 2 millions de dominicains vivent en dehors de l´ile, avec une tendance croissante qui chiffre a plus de la moitie de la population, les gens qui voudraient laisser le pays. (52% selon différents sondages) Le dossier de la migration irrégulière haïtienne vers la RD ou les autres iles des Antilles doit être analyse dans le contexte d´un phénomène global connu dans sa manifestation intra régionale sous l´appellation migration sud-sud. C´est à dire des migrants des pays du sud qui se déplacent vers d´autres pays en voie de développement. Exemples : Nicaraguayens vers le Costa Rica, les boliviens vers l´Argentine, les colombiens vers le Venezuela et bien sur les haïtiens vers la RD. En plus des facteurs socio économiques, politiques et environnementaux qui expliquent la migration internationale, dans le cas de la migration sud-sud il y a d´autres facteurs tels, la proximité, les réseaux communautaires et familiaux établis entres des peuples frontaliers par exemple. Sans oublier le trafic de personnes avec la complicité officielle des deux cotes. Nous le répétons toujours il est impossible pour des femmes de Pilate ou de Limbe d´arriver a Santiago sans soudoyer les militaires dominicains en poste sur les routes et chemins venant de la frontière de Dajabon/Ouanaminthe. En situation irrégulière dans la majorité des cas, ces migrants de souches défavorisées de leurs pays d´origine souffrent d´exclusion et de différents types de préjugés dans la société d´accueil. Il ya aussi les chocs culturels, les problèmes d´intégration et de convivialité, qui doivent être gérés de façon pratique pour réduire le niveau des conflits entre les nouveaux venus et les nationaux. C´est une réalité non exclusive a nos compatriotes. Nonobstant, la campagne médiatique anti –haïtienne tolérée par les responsables qui provoque les actions collectives xénophobes depuis mai 2005 a date, place notre communauté dans une situation de vulnérabilité sans pareille dans la région. LE VRAI PROBLEME Nous devons d´autre part, rappeler a nos amis dominicains que jusqu´a présent, entre 10,000 et 12,000 coupeurs de canne chaque année sont embauches par les usines sucrières a travers du circuit des « buscones » (trafiquants). Cette immigration laborale a été traditionnellement recherchée, encouragée et voulue par la partie dominicaine Pour Renforcer les arguments de Jacques, je dirai que nous avons la bonne réputation d´être de rudes et d´honnêtes travailleurs… nous avons construit la nouvelle capitale, (la zone que le president a surnomme « Nueva York Chiquito ») nous avons construit les tunnels, nous avons construit les 70,000 chambres d´hôtel, nous avons construit les centres commerciaux et tous les building, nous avons été indispensables pour le Metro, nous supportons jusqu´a présent l´industrie sucrière… nous récoltons le café dans les montagnes de Barahona et le riz dans le cibao. Mais au fond, le problème n´est pas une question de dépréciation du salaire de l´ouvrier dominicain, sinon le vrai problème et la encore nous apportons notre contribution, c´est la migration interne dominicaine du au changement du modèle économique. D´une économie agricole la RD est passée à une économie de services, tourisme et zone franche. Des écoles professionnelles, des centres de formation technologiques sont places dans les zones rurales les plus reculées. Les jeunes paysans dominicains ont maintenant le choix : soit de se former ou de se rendre a la ville la plus proche pour faire le mototaxi (motoconcho), ou travailler comme « Saki Panky » sur les plages, ou venir a la capitale continuer leurs études. Dans tous les cas, ils n´iront plus dans les champs. Nous faisons actuellement dans ce pays ce que les dominicains ne veulent plus faire. Mais pourquoi pensez Vs que les autorités dominicaines s´évertuent à publiciser le cout que représenterait l´immigration irrégulière haïtienne sans jamais reconnaitre sa contribution ? Et les apports en général des haïtiens dans l´économie dominicaine. Je vous fais en pièce jointe un texte en espagnol que j´avais préparé pour l´OIM qui a été traduit en partie par le GARR. http://www.garr-haiti.org/spip.php?article407
COMMENT REGULARISER LES HAITIENS ILLEGAUX EN RD
Serge PP dans des echanges precedents avaient fait des suggestions auxquelles j´ajoute : 1- Reprise du programme d´octroi de documents par le gouvernement haïtien a ses concitoyens qui a couvert plus de 80,000 personnes entre mai 2002 et décembre 2003. (Acte de naissance gratuit et le passeport a US$ 35 au lieu d’US $ 70) 2- Accord migratoire entre les deux pays qui doit prévoir une amnistie pour tous les haïtiens qui peuvent prouver qu´ils résident en territoire dominicain (même irrégulièrement) pendant les 5 dernières années jusqu´en 2005. La nationalité dominicaine a toutes les personnes nées d´haïtiens jusqu´en 2005. La résidence ou naturalisation a tous les pensionnaires haïtiens de l´Etat dominicain (anciens travailleurs du CEA) 3- Cette vaste opération devrait se faire avec la participation du gouvernement haïtien a travers de l´ambassade et des consulats, le secteur prive dominicain et des organismes internationaux spécialisés en la matière comme l´OIM. 4- Etablir un plafond annuel selon les capacités d´accueil de la RD et en accord aux lois en vigueur en la matière, pour ceux qui veulent résider légalement dans ce pays et qui sont arrives a partir de 2006. COMMENT GERER LES IMPACTS 1- Un programme de rapatriement volontaire devrait être mis sur pied avec un budget adéquat, pour la réinsertion des personnes qui seraient rapatriées en Haïti. La BID avait il y a deux ans je crois une enveloppe de US$ 15 millions pour faciliter le retour volontaire de cadres professionnels de la diaspora. Il ne serait pas extrêmement difficile de trouver des fonds pour un programme de ce genre. 2- Du cote dominicain, je suis sur comme l´avait fait Trujillo en 1937, qu´ils ne toucheront pas la main d´œuvre indispensable dans l´agriculture et la construction. Les étudiants et les investisseurs sont des groupes naturellement attrayants. Les cadres professionnels, prêtres et pasteurs sont plus au moins en règle. Les femmes mendiantes ne sont pas plus qu´une centaine. Les artistes peintres et artisans sont tolérés dans les pôles touristiques. Les groupes les plus vulnérables seront : Les acteurs de l´économie informelle (vendeurs de rue) et les travailleuses du sexe dont le nombre augmente à la capitale et dans les villes touristiques. Combien sont-ils ? Je ne pense pas qu´ils soient plus que 5,000
COMMENT DECOURAGER LES VOYAGES CLANDESTINS COTE HAITI ET DANS QUEL CONTEXTE LES HAITIENS N´IRONT PLUS EN RD POUR RISQUER LEUR PEAU? C´est pas évident. Pour les raisons et causes évoquées par Paul-Gino. Si les pays cites y compris la RD n´arrivent pas a le faire, il est irréaliste dans l´immédiat de le demander aux dirigeants haïtiens. De toutes façons les initiatives d´encadrement de la paysannerie, et d´assistance technique, afin d´élever la production locale ou créer des emplois nous mettront sur la bonne voie pour atteindre nos buts a moyen et long terme. QU´EST-CE QUI EST POSSIBLE MAINTENANT SANS DETOUR NI DEMAGOGIE 1- La formalisation d´un contrat de travail individuel pour tous les travailleurs haïtiens dans les usines sucrieres, les entreprises d´agro-exportation et les compagnies de construction 2- L´octroi immédiat de la résidence ou la naturalisation aux pensionnaires haïtiens de l´Etat dominicain (malgré qu´ils touchent un petit cheque de RD$ 500 ou RD$ 600 pour avoir contribue a l´assurance sociale, de façon contradictoire, ils n´ont pas une résidence définitive) 3- L´usage accorde entre les deux Etats d´un document transfrontalier de voyage (biométrique) pour les habitants des deux cotes de la ligne frontalière. Le cout légal actuel d´un voyage est de US$ 300 (acte de naissance, extrait d´archives, photos, visa dominicain + voyages a PAP pour ces démarches) sans ajouter la taxe de sortie dans les deux pays. 4- Mettre fin aux rapatriements massifs (la situation aux Etas Unis maintenant ne nous aide pas bcp) en évaluant les cas individuellement. 5- Application de la constitution dominicaine en ce qui a trait au jus soli, jusqu´a la reforme constitutionnelle 6- Sans mettre en péril la liberté d´expression, censurer les appels a la haine fréquemment véhiculés par les medias dominicains contre la communauté haïtienne. (IL faut quand même souligner que la presse progressiste dominicaine rappelle toujours a l´opinion publique que les dominicains sont aussi des immigrants. Voyez la réaction face a un commentaire sarcastique contre les dominicains aux Etats Unis http://i.abusora.com/News.php?item_id=55971&keyword_id=207 ) TRAVAIL SYNDICAL Une alliance stratégique entre des syndicats haïtiens (en Haïti) et des syndicats dominicains donnerait lieu à un engagement bi national syndical pour la formation des ouvriers « sans papiers » et la défense de leurs droits. De toute façon, nous avons déjà eu gain de cause face à l´Usine sucrière de la famille Viccini à San Pedro de Macoris. http://enmacondo.wordpress.com/2008/11/28/consorcio-vicini-braceros-haitianos-y-la-justicia/
QU´EST-CE QU´ON A OFFRIR DU COTE HAITIEN ? 1- Encadrement et assistance consulaire 2- Négociations diplomatiques 3- Engagement du MHAVE
Evidemment nous rêvons, s´il n´y n’a aucune volonté politique en Haïti à faire respecter notre dignité de peuple. QUI AIDE QUI ? US$ 500 millions de produits et services dominicains vendus sur le marche haitien US$ 1 milliard d´investissements haitiens en RD 6.8% de contribution de la main d´œuvre haitienne dans le secteur de la construction 16% de taxes percus sur les transferts de nos compatriotes US$ 2.7 millions chaque semaine dans les marches bi nationaux + de US$ 100 millions (premier semestre 2008) pour les visas payes et les voyages d´affaires de citoyens haitiens en RD http://www.espacinsular.org/spip.php?article5986&var_recherche=edwin%20paraison Etc…
Le nouveau contexte des relations haitiano-dominicaines nous indique clairement qu´il y a une interdépendance entre les deux pays. Que la migration haïtienne sciemment utilisée peut servir d´outil de co-développement pour nos deux `peuples. Sur cette base que nous réclamons plus de transparence aux dirigeants des deux pays dans la gestion de nos rapports Je m´excuse d´avoir été un peu long. Edwin |
De: P. G. U. <vazi...@yahoo.com> |
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Cher Edwin,
J'aime ton approche sur la question,
en attendant d'elaborer, j'aime bien encore la question:
QUI AIDE QUI?
C'est pourquoi, j'ai toujours pense que dans le cadre des negotiations de la comission bilaterale devant discutter de la cooperation commerciale, economique et autres sujets tenant compte de la migration,
je ne cesse de reiterer ma foi que nous avons des atouts pour aborder ces negotiations d'egal a egal.
Faut-il encore que nous ayons des Diplomates chevronnes, competents, et rompus aux negotiations face a ces reputes professionnels Dominicains, nommes membres de leur delegation deja plus d'un an.
Nous attendons encore, comme tu le sais que les membres de la delegation haitienne soient nommes.
Tu t'imagines dans ces conditions, que nous ne sommes pas encore prets, vu que notre gouvernement n'a pas encore compris que la question Haitiano-Dominicaine ou vise-versa devrait retenir toute son attention
"bar none" considerant la delicatesse de la question pour les habitants de l'ile Quisqueya, et surtout j'ajoute, les avantages benefiques d'une cooperation economique commerciale intense qui pourrait faciliter nos produits commerciaux comme le Rhum Barbancourt et notre clairin local sur leur marche allechant de 11 millions d'Habitants.
Je te laisse la, en attendant une prochaine..
Cordialement.
From: Edwin Paraison <ed_pa...@yahoo.fr> |