Dr. Georges Michel,
J'admire votre tenacite. Vous insistez malgre tout que la Constitution de 1987 interdit la Double Nationalite mais, ne defend pas le Cumul de Nationalites. Dans votre presentation a New York le 31 mai de cette annee, vous declarez que si les constituants de 1987 ont juge bon d'interdire la Double Nationalite, ils n'ont jamais interdit le Cumul de Nationalites qui est une espece juridique differente dont les effets sont tres voisins de ceux de la Double Nationalite, et qui pourraient etre reglementes par une simple loi, sans avoir a toucher a la Constitution... Yah right!...La Constitution etant la loi mere du pays, toute autre loi qui n'est pas en conformite avec elle serait inconstitutionnelle.
En effet, bon nombre de pays, notamment des pays de l'Europe, traitent de la question du Cumul de Nationalites. Certains d'entre eux, tel que la France, l'admettent sans restriction. Par exemple, l'acquisition volontaire d'une nationalite etrangere par un de leurs ressortissants n'entraine pas la perte de la nationalite d'origine de ce dernier. Ils ne l'obligent pas a faire aucun choix. Tandis que d'autres pays l'acceptent avec des restrictions. Pour eux, l'acquisition volontaire d'une autre nationalite par un national suppose la renonciation a la nationalite d'origine.
Voyons, par le biais d'une analyse honnete de notre situation, dans quelle mesure nous pourrons determiner si la Constitution de 1987 reunit les conditions necessaires pour meriter tant d'insistance de votre part a propos du Cumul de Nationalites.
La loi haitienne sur la Nationalite, en depit du fait qu'elle interdit la Double Nationalite par son article 15, elle semble aussi bien s'efforcer d'empecher le Cumul de Nationalites par son article 13 selon lequel la Nationalite Haitienne se perd, entre autre, par la naturalisation acquise en pays etranger. Ainsi, tout haitien souhaitant acquerir une nationalite etrangere perd ipso facto sa nationalite d'origine. Ce qui signifie que l'acquisition volontaire d'une nationalite etrangere par un haitien represente ici une interdiction aulieu d'une source de Cumul de Nationalites. En d'autres termes, si la Constitution ne defend pas le Cumul de Nationalites, pourquoi cet acte doit-il supposer la renonciation a la nationalite d'origine? Ecoutons ce que Maitre Theodore Achille eut a dire a ce sujet: "Posant le principe fondamental du non cumul de nationalites, l'article 15 de la Constitution haitienne nous amene a nous interroger sur la sphere d'intervention legislative dans la quelle l'Etat haitien exerce sa souverainete, a savoir:
1. les modes d'acquisition de la nationalite;
2. la perte de la nationalite;
3. la question de la double nationalite eu egard a la Constitution, la loi, la jurisprudence".
Plus pres de nous, la Commission Presidentielle, dirigee par Claude Moise, dans son rapport du 10 juillet 2009 declare: "Les constituants de 1987 ont adopte sur la question de la nationalite, une position rigide; ils ont enferme le concept de nationalite dans des regles restrictives, non seulement en rendant son attribution difficile mais, en prohibant formellement tout Cumul de Nationalites. Ils ont fait de la Nationalite haitienne une nationalite exigeante quant a ses conditions, et exclusive par le non cumul de nationalites".
MWEN PA TA KA DI L MIEUX KE SA.
Sur ce, l'evidence est flagrante, de par l'article 13 de la Constitution de 1987, que l'adoption volontaire d'une nationalite etrangere par un haitien n'est pas sans effet en droit interne. La legislation haitienne y prevoit la perte de sa nationalite d'origine. Ce qui l'interdit de se traduire par un Cumul de Nationalites. De ce fait, Je peux prendre la liberte de conclure ainsi:
Si l'haitien souhaitant acquerir une autre nationalite ne devait pas renoncer a la sienne, il pourrait considerer votre option a savoir que la Constitution de 1987 ne defend pas le Cumul de Nationalites et accepter de se faufiler dans ce trou que vous proposez. Mais, compte tenu de cette preuve du contraire, il doit etre de preference prudent de ne pas s'engager dans cette direction. Sinon, il risquerait d'etre la souri en guise d'etre le chat; et dans ce cas, il serait l'attrappe aulieu d'etre l'attrappeur.
Veuillez recevoir, Monsieur le Docteur, mes salutations distinguees.
Merci!
Alix Claude,
Chicago. Illinois
New York, le 12 juin 2010 Espérons que le docteur George ''paka pa la'' Michel ne persistera pas dans sa mésinterprétation et qu'il ne continuera pas à induire les moins initiés en erreur. M. Claude a bien lu le document soumis par M. Claude Moïse dans son rapport sur les Amendements à apporter à la Constitution de 1987 dont nous étions surpris en lisant le paragraphe ci-dessous mentionné: ".......la Commission Presidentielle, dirigee par Claude Moise, dans son rapport du 10 juillet 2009 declare: "Les constituants de 1987 ont adopte sur la question de la nationalite, une position rigide; ils ont enferme le concept de nationalite dans des regles restrictives, non seulement en rendant son attribution difficile mais, en prohibant formellement tout Cumul de Nationalites. Ils ont fait de la Nationalite haitienne une nationalite exigeante quant a ses conditions, et exclusive par le non cumul de nationalites". |
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MWEN PA TA KA DI L MIEUX KE SA.
Sur ce, l'evidence est flagrante, de par l'article 13 de la Constitution de 1987, que l'adoption volontaire d'une nationalite etrangere par un haitien n'est pas sans effet en droit interne. La legislation haitienne y prevoit la perte de sa nationalite d'origine. Ce qui l'interdit de se traduire par un Cumul de Nationalites. De ce fait, Je peux prendre la liberte de conclure ainsi:
Si l'haitien souhaitant acquerir une autre nationalite ne devait pas renoncer a la sienne, il pourrait considerer votre option a savoir que la Constitution de 1987 ne defend pas le Cumul de Nationalites et accepter de se faufiler dans ce trou que vous proposez. Mais, compte tenu de cette preuve du contraire, il doit etre de preference prudent de ne pas s'engager dans cette direction. Sinon, il risquerait d'etre la souri en guise d'etre le chat; et dans ce cas, il serait l'attrappe au lieu d'etre l'attrappeur." |
Les Constituants de 1987 ont délibérément choisi d'exclure ou de refuser la Double Nationalité aux haïtiens et haïtiennes qui avaient fui l'oppression écrasante de François ''le terrible'' Duvalier et qui à l'époque avaient été taxés de KAMOKEN par François lui-même. En un mot, ou bien nous acceptons par Referendum la Double Nationalité ou par Ame\ndement de la Constitution par l'Assemblée Législative et Classer une fois pour toutes cette exclusion. Patriotiquement, Serge --- On Fri, 6/11/10, lix...@comcast.net <lix...@comcast.net> wrote: |
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Avant d’appeler le Dr. G. Michel un "paka pa la voulant induire tout commun et mortel en erreur par ses mésinterprétations", il faudrait peut-être comprendre d’abord son argumentation.
Je suis parfaitement d’accord avec ceux qui appelle la Constitution haïtienne anti-démocratique (arrêtons de l’appeler svp « de 1987 » - nous n’avons qu’une constitution –basta).
Elle est « anti » dans son esprit et elle a été conçue durant une période exceptionnelle, se basant sur trois grands piliers totalement émotionnels, mais symptomatiques de l’époque:
Makout pa ladann – Diaspora pa ladann – Etranje pa ladann…
Entre autres, elle est aussi totalement contradictoire en interdisant par exemple un amendement par referendum – ayant reçu pourtant sa seule et unique légitimité par la vox populi. Or… la législation universelle nous dit qu’aucune loi ne peut être supérieure à son mécanisme de création.
Cependant et étant donné que le débat se focalise sur la double ou dual nationalité, je préfère de ne pas entrer dans les autres anachronismes, ci-dessus mentionnés.
Avant tout, j’aimerais aussi insister sur le fait que je suis à 100% d’accord avec le besoin urgent de pouvoir avoir une double ou dual nationalité en Haiti, car le cumul de nationalités dans le sens propre -et qui d’après le Dr. Michel n’est pas interdit par la Constitution- n’arrangera guère le problème haïtien et continuera à garder un grand pourcentage des forces vives de la nation enfermé dans le limbo actuel d’illégalité totale.
Comme toujours, il est fascinant de voir à quel point nous restons dans la même argumentation sans entrer dans le fond du problème… alors :
« C’est quoi un cumul de nationalités et pourquoi n’essayons-nous pas d’analyser cette thématique d’une manière pragmatique et rationnelle au lieu de nous submerger dans les émotions habituelles ? »
Prenons un autre pays qui n’accepte pas la double nationalité, mais doit se résigner et tolérer le cumul de nationalités : l’Allemagne.
Un allemand perd sa nationalité, automatiquement et immédiatement, s’il applique volontairement pour une autre nationalité. Il ou elle a -depuis quelques années seulement- la possibilité d’appliquer pour une exception, énumérant des circonstances extraordinaires, rendant impossible par exemple l’exercice de sa profession dans le pays adoptif en question. Un exemple récent : un notaire allemand pouvait devenir dominicain et garder sa nationalité allemande après avoir démontré l’incapacité d’exercer sa profession en République Dominicaine – où il faut avoir la nationalité dominicaine pour pouvoir travailler en tant que notaire licencié.
Cependant : la loi dominicaine donne aussi automatiquement la nationalité dominicaine à l’époux ou l’épouse étranger… alors, cet allemand aurait pu devenir dominicain en épousant une dominicaine – et ainsi cumuler une autre nationalité, sans n’avoir jamais « appliqué » pour une autre nationalité = sans avoir perdu sa nationalité allemande.
En appliquant pour la nationalité américaine, un allemand perd sa nationalité d’origine. Un enfant allemand né des deux parents allemands aux USA est américain et allemand.
Un enfant des parents turcs nés en Allemagne est turc. L’Allemagne ne donne pas sa nationalité par le territoire. Un enfant d’un parent allemand, né partout au monde est allemand – car l’Allemagne donne la nationalité par parenté jusqu’à la 3ème ou 5ème génération (je ne suis pas sure, car la législation a changé il y a quelques années).
D’après cette logique, un allemand né en Haïti de père haïtien et mère allemande a le droit du cumul de nationalités : haïtienne par leur père et allemande par leur mère.
De l’autre coté, un allemand ne pourra pas devenir haïtien – à moins de perdre sa nationalité allemande ou de bénéficier d’un changement de loi ou l’haïtien/ne donne sa nationalité automatiquement à son époux/ se… et bien sur il faudrait également se marier à se moment.
Alors, dans un cumul de nationalités, il ne s’agit pas d’une adoption volontaire d’une autre nationalité, mais d’un fait incontrôlable tel que :
1) la législation du pays adoptif – per ex. par un mariage
2) la naissance dans un pays permettant l’adoption de la nationalité du pays
3) le droit à une tierce nationalité due à un parent capable de déléguer sa nationalité à l’enfant en question, selon les lois du pays en question.
La Constitution allemande est claire, mais les lois régissant la matière expliquent les cas de la vie quotidienne.
Appliquer pour un passeport n’a rien avoir avec l’application pour une autre nationalité.
Voila le cumul de nationalités…
Et voila aussi, pourquoi ce concept n’arrange pas le conflit actuel, car il ne ressoude pas le problème au niveau de ses racines et n’est pas adapté à la réalité haïtienne d’aujourd’hui non plus.
Ceci dit et avec tout le respect, je ne suis pas non plus d’accord avec la commission Claude Moise sur l’interdiction formelle du cumul des nationalités, car nous n’avons pas –comme le dit si bien le Docteur Michel- une loi traitant cette question.
Une constitution est la loi mère, qui a besoin des lois régissant les différents aspects de la vie quotidienne. Les lois traitant le cumul de nationalités – comme tant d’autres lois- n’ont jamais été développées.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons dans d’autres pays des « Courts Constitutionnelles » traitant uniquement des questions de la constitution, en se référant aux transcrits des séances de travail des pères et mères des constitutions respectives. Pour clarifier un conflit constitutionnel, les transcrits sont consultés, en essayant de comprendre et d’interpréter le sens original de l’article crée à l’époque.
Savez-vous que les transcrits de notre Constitution ne sont pas en Haïti ???? Quelqu’un a pris ce trésor haïtien sans égal et le garde aux USA ?
Voila une autre absurdité totale (pour ne pas dire criminelle) dont personne n’a jamais parlé pour ne pas dire contre laquelle personne n’a jamais protesté…
Anne-Rose Schoen
New York, le 12 juin 2010 Espérons que le docteur George ''paka pa la'' Michel ne persistera pas dans sa mésinterprétation et qu'il ne continuera pas à induire les moins initiés en erreur. M. Claude a bien lu le document soumis par M. Claude Moïse dans son rapport sur les Amendements à apporter à la Constitution de 1987 dont nous étions surpris en lisant le paragraphe ci-dessous mentionné: ".......la Commission Presidentielle, dirigee par Claude Moise, dans son rapport du 10 juillet 2009 declare: "Les constituants de 1987 ont adopte sur la question de la nationalite, une position rigide; ils ont enferme le concept de nationalite dans des regles restrictives, non seulement en rendant son attribution difficile mais, en prohibant formellement tout Cumul de Nationalites. Ils ont fait de la Nationalite haitienne une nationalite exigeante quant a ses conditions, et exclusive par le non cumul de nationalites".
MWEN PA TA KA DI L MIEUX KE SA.
Sur ce, l'evidence est flagrante, de par l'article 13 de la Constitution de 1987, que l'adoption volontaire d'une nationalite etrangere par un haitien n'est pas sans effet en droit interne. La legislation haitienne y prevoit la perte de sa nationalite d'origine. Ce qui l'interdit de se traduire par un Cumul de Nationalites. De ce fait, Je peux prendre la liberte de conclure ainsi:
Si l'haitien souhaitant acquerir une autre nationalite ne devait pas renoncer a la sienne, il pourrait considerer votre option a savoir que la Constitution de 1987 ne defend pas le Cumul de Nationalites et accepter de se faufiler dans ce trou que vous proposez. Mais, compte tenu de cette preuve du contraire, il doit etre de preference prudent de ne pas s'engager dans cette direction. Sinon, il risquerait d'etre la souri en guise d'etre le chat; et dans ce cas, il serait l'attrappe au lieu d'etre l'attrappeur." Les Constituants de 1987 ont délibérément choisi d'exclure ou de refuser la Double Nationalité aux haïtiens et haïtiennes qui avaient fui l'oppression écrasante de François ''le terrible'' Duvalier et qui à l'époque avaient été taxés de KAMOKEN par François lui-même. En un mot, ou bien nous acceptons par Referendum la Double Nationalité ou par Ame\ndement de la Constitution par l'Assemblée Législative et Classer une fois pour toutes cette exclusion. Patriotiquement, Serge |
| --- On Fri, 6/11/10, lixco2@comcast.net <lixco2@comcast.net> wrote: |
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DOUBLE NATIONALITE VS CUMUL DE NATIONALITES
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