Je suis de cet avis. Je n'ai pas pu
écouter l'émission mais j'en ai lu la retranscription. Arrêtons le complexe.
Haïti est un pays bilingue, certes. Mais à défaut d'une politique éducative et
culturelle appropriée ce bilinguisme reste un leurre. Nous devons admettre
cette réalité : la majorité des haïtiens ne s'exprime pas dans les deux
langues. Shabba aurait pu, si son français n'est pas intelligible à un
non-créolophone, je dis bien non-créolophone, se faire traduire. En revanche
s'il arrive à se faire comprendre par le français, le béninois, le suisse ou le
malien (apparemment c'est le cas) alors il peut s'exprimer en français et on s'en fout qu'il fasse des
fautes. Le français n'est pas sa langue même si ça l'est sur papier. Le cas
de Shabba est le reflet de la réalité linguistique de notre.Haïti. Je dis bien
réalité linguistique et non éducative (il y a des haïtiens qui détiennent un diplôme
universitaire et qui ne s'expriment pas correctement en français).
Arrêtons l'hypocrisie. Cette hypocrisie a relégué et relègue toute une partie
de la population (la majorité) des sphères de pouvoir et notamment de la
connaissance. En laissant croire que tout le monde parle et doit bien parler
français nous avons créé un complexe qui fait que nombre d'haïtiens préfèrent
se taire de peur d'être ridiculisés. Le français n'est pas un monument, c'est
juste un moyen de communication. Cessons d'être plus royalistes que le roi. Beaucoup de français (et même des cadres) sont tellement pourris en orthographe qu'on a proposé
dernièrement de modifier les règles de la langue pour l'adapter au niveau réel
des français. J'ai des collègues étudiants français qui font encore, en
troisième cycle, plus de faute de français qu'on en faisait en terminale
(philo, Haïti -Belladère).
En vérité plus nous ridiculisons ceux qui font des fautes de français en Haïti,
plus ils hésiteront à s'exprimer en français et moins ils parleront français.
Laissons-les faire des fautes, car l'appétit vient en mangeant. Pour finir je
voudrais poser ces questions : qui n'a jamais fait de faute de français? Toi,
l'haïtien, ta langue maternelle c'est le créole ou le français (ou les deux)?
Ces informations nous renseigneraient sur ta classe sociale !
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ÂÂIntervenant à l'émission «Couleurs tropicales» de RFI, l'étoile montante de «Djakout Mizik» a été incapable de hisser son élocution à la dimension de son art...
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IMAGES DU GOUVERNEMENT D’ELIE LESCOT
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Réhabilitation, correction et vérité historique       Pourquoi faire venir à Paris l’historien, Marcel B. Auguste pour, entre autres sujets, parler du gouvernement d’Elie Lescot ? Une des préoccupations majeures des organisateurs de cette initiative, est de rétablir la vérité historique sur un homme d’Etat mal compris, odieusement calomnié notamment par certains acteurs de la <Révolution de 1946< dont certains sont encore en vie. En effet, il a toujours existé et circulé des idées négatives, sur le gouvernement d’Elie Lescot, et sur sa personne à qui on a reproché, entre autre péché, son soi-disant mulâtrisme impénitent. Or selon ce que nous avons entendu autour de nous, cet Homme d’Etat ne mérite pas l’image dépréciative dont il est affublé, parce que son gouvernement n’a pas été la pire administration que le pays ait connue. Loin s’en faut. Alors quelle a été cette administration, en termes d’acquis positifs ou de réalisations positives pour le pays ? Ce sont à ces interrogations que les conférences que prononcera l’invité spécial viendront satisfaire. Il faut savoir que l’historien Marcel B. Auguste à écrit : « L’Administration du Gouvernement du Président Elie Lescot (1941-1946) » Aussi est-elle la personne appropriée pour traiter d’un tel sujet.
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Expérience personnelle   A cause d’une grave carence de connaissances historiques, le peu que nous avons pu apprendre sur le gouvernement d’Elie Lescot, l’a été au travers de récits romancés lus notamment dans le roman de Jacques Stephen Alexis : « Les Arbres Musiciens » Le romancier ne s’est pas privé de véhiculer une image négative d’un président très peu patriote qui a fait la preuve à deux reprises de son inaptitude à défendre les intérêts du pays, notamment face aux intérêts des grandes compagnies américaines dont il a facilité l’implantation en Haïti, et la <Campagne des rejetés< visant à déraciner le vaudou dans l’âme des paysans haïtiens. Le roman situe son action dans un contexte géopolitique marqué par deux faits capitaux, d’abord la Seconde Guerre Mondiale, puis l’offensive politique des Etats-Unis, puissance montante en passe d’acquérir la stature de superpuissance mondiale caractérisée par un interventionnisme agressif. En Haïti, cela s’est traduit par une offensive sur les fronts politique, économique et religieux du Grand Voisin dont l’objectif avoué sera de faire d’Haïti son arrière-cour. C’est dans ce contexte qu’on situe l’action néfaste de l’administration d’Elie Lescot s’employant servilement à faciliter les choses au pays de l’Oncle Sam. Pour donner une idée de la tonalité des thèses anti-Lescot du roman, nous reproduisons deux parties d’une étude-fleuve publiée en 2007 sur le roman « Les Arbres Musiciens »
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<Secteur politique.  Le gouvernement d’Elie Lescot avait une opposition très active, mais qui a dû mettre une sourdine à ses attaques virulentes, et même se voir obligée de mettre en veilleuse ses activités normales d’opposition pour cause de solidarité avec le gouvernement. En effet, la situation de guerre des Etats-Unis au côté des pays alliés était présentée comme la guerre du camp de la démocratie contre le camp fasciste. Au moment même où le gouvernement haïtien était engagé dans la guerre, il serait mal venu de lui mettre du bâton dans les roues, même pour des questions internes, de peur d’être montrés du doigt. La situation est présentée en ces termes, par le narrateur : « Certes, l’entrée en guerre contre le fascisme avait amené une tacite et relative paix de Dieu que respectaient la plupart des groupes et factions politiques en dépit des palinodies et des ventes à l’ancan des richesses nationales. On admettait confusément qu’on ne pouvait s’opposer violemment à un gouvernement aussi corrompu fût-il, alors qu’il s’était engagé dans la grande croisade antihitlérienne dont l’issue était décisive pour la liberté dans le monde. » (p. 158)<
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<Secteur étatique  Le gouvernement d’Elie Lescot était contraint de marcher au pas, sous le diktat du puissant hôte. Une de ces contraintes consistait à montrer le poing pour porter le peuple et les secteurs de l’opposition à se tenir tranquilles face aux menées inamicales des yankees. Le plus directement visés étaient les paysans qui couraient le risque d’être dépossédés de leurs terres. Mais le peuple pouvait être facilement embobiné par des explications captieuses, cependant il restait des secteurs tels que la presse et les intellectuels, auxquels il faudrait beaucoup expliquer pour les convaincre, sans aucune certitude d‘y parvenir. Comme on savait ne pas avoir de justifications plausibles à leur fournir, restait la voie de la violence étatique. Le président n’allait pas quatre chemins pour le dire : « La force publique était là pour persuader les récalcitrants. Les ennemis du gouvernement, les nationalistes bornés communistes et autres énergumènes matérialistes et athées étaient prévenus. Toute propagande, même sournoise, serait punie avec la dernière rigueur. Le président avait enfin annoncé que ‘’sa politique serait dorénavant le reflet fidèle de la politique des Etats-Unis’’ » (p. 65)<
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Bonjour,
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Au moins, Shabba a eu le courage d'accepter l'interview. Le chanteur du groupe musical N.L a été se cacher quand il remarquait la présence de l'interviewer, micro et camera en main, à l'hôtel où le groupe N-L séjournait en France. Pourtant, Réginald Cangé n'a jamais eu aucun problème ou aucune difficulté de langage. Richie s'exprime bien dans la langue de Victor Hugo. J'ai moi-même rencontré des élèves en classe de Philo qui ne peuvent pas s'exprimer en Français. Puis, ils se déclarent Philosophes pour mystifier les faibles. On ne doit pas avoir honte de s'exprimer en creole quand besoin est.
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Bobby
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