HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.
Haïti-République Dominicaine
Au nombre des signataires : l’ancien premier ministre haïtien Rony Smarth, l’ex-ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo Guy Alexandre, des écrivains et des historiens de renom
mardi 3 novembre 2009,
Son Excellence Dr. Leonel Fernández Reyna Président de la République Dominicaine
Monsieur le Président,
Suite aux traitements inacceptables dont ont été victimes des ressortissants haïtiens en République Dominicaine et à la campagne de haine orchestrée dans la presse par des secteurs et des personnalités publiques que l’on présente comme vos alliés, nous, intellectuels haïtiens issus pour la plupart des milieux médiatiques, intellectuels, universitaires et des droits humains, vous interpellons publiquement. Nous sollicitons de votre part, Monsieur le Président, une réaction qui puisse préserver la tranquillité de nos compatriotes ainsi que des relations harmonieuses entre nos deux pays.
Les récents événements ne sont pas, comme on a l’habitude de les qualifier, des situations exagérées par des groupes qui veulent voir Haïti et la République Dominicaine continuer leur cheminement en s’ignorant mutuellement, affectés par des relations tendues et anormales. Il s’agit désormais d’un ensemble de faits étalés sur toute l’année 2008 et qui font encore des victimes dans les rangs de citoyens haïtiens.
Nous sommes conscients de l’obligation pour notre pays de réguler son flux migratoire vers la République Dominicaine afin de ne pas dépasser un seuil gérable par les autorités dominicaines. Cependant, au regard des conventions internationales régissant la migration, les étrangers ont le droit à la protection des États où ils vivent, indépendamment de leur statut. La main-d’œuvre haïtienne apporte une contribution significative à l’économie dominicaine, même si, par intérêt, certains groupes refusent de le reconnaître. En une semaine, il y a eu près de soixante titres concernant la présence haïtienne dans les médias dominicains. Ce qui est symptomatique d’un problème de fond. La société dominicaine aurait eu une perception plus juste et bien meilleure des travailleurs haïtiens, si l’État dominicain acceptait de reconnaître publiquement leur mérite.
Compte tenu de ce contexte alarmant qui se dessine, nous sommes hautement préoccupés par la menace qui pèse désormais sur tout haïtien installé en territoire dominicain ou y séjournant temporairement. L’histoire mouvementée de nos deux pays et les faits sanglants qui l’ont marquée légitiment notre inquiétude et nous autorisent à faire preuve de vigilance face à ces signaux comme les prémices d’événements de bien plus grande ampleur.
Nous vous interpellons, Monsieur le Président afin que vous mettiez en branle un train de mesures visant à apaiser les tensions actuelles et à favoriser une meilleure compréhension entre les Dominicains et les Haïtiens vivant en République Dominicaine et que ces derniers puissent dûment bénéficier de la sécurité, de la protection de l’État et de ses institutions. Nous vous convions enfin à réactiver avec l’Exécutif haïtien, les mécanismes binationaux de coopération pour poser, dans la sérénité, tous les problèmes et contentieux non vidés entre nos deux pays. Une telle action permettra d’éviter la reproduction d’actes malheureux renvoyant à un passé que les Haïtiens comme les Dominicains voudraient voir révolu. Tâchons de construire un présent et de préparer un avenir qui soit profitable aux deux peuples.
Recevez, Monsieur le Président, l’expression de nos plus cordiales salutations.
Hérold Jean-François
Yanick Lahens
Patrice Dumont
Marvel Dandin
Suzy Castor
Sabine Manigat
Michel Hector
Odette Roy Fombrun
Jean-Claude Bajeux
Rosny Smarth (ancien premier ministre)
Guy Alexandre(ancin ambassadeur en R. Dominicaine)
Guy Pierre
Arnold Antonin
Sylvie Bajeux Wadestrandt
Jesi Chancy Manigat
Roody Edmé
Claude Moïse
Richard Mathelier
Gusti Clara Gaillard
Tony Cantave
Evelyne Margron
Gotson Pierre
Lyonel Trouillot
Pierre Manigat
Dominique Mathon
Karine Bouchereau
Rose-Myrlie Joseph
Rachelle Doucet
Matari Pierre
Marc-Antoine Louis
12-Lire : « Les Lamentations de Jérémie » SAINTE BIBLIE VERSION SEGOND REVISEE.
(Suite) Conformité générique de l’œuvre. Nous soutenons que le texte des Lamentations de Jérémie appartient au registre élégiaque tant par les thèmes traités que par ses objectifs. On doit prendre en compte son <ton plaintif particulièrement adapté à l’évocation d’un mort ou à l’expression d’une souffrance amoureuse due à un abandon ou à une absence. < (Source internet)
Le pathos dans Les Lamentations de Jérémie. L’œuvre s’empêtre dans le pathos. On pleure beaucoup dans une œuvre élégiaque. C’est le cas d’Israël, la victime : « Elle pleure dans la nuit// Ses larmes coulent sur les joues. C’est le cas aussi pour le témoin-énonciateur qui s’est employé à mettre la détresse en musique en adoptant une attitude de personne éplorée. Alors, les <yeux< sont la partie du corps le plus utilisés, au Chap. 3 V 49 : « Mes yeux ruissellent sans repos,//Sans relâche// Mes yeux me font souffrir » ; puis au Chap. 4 V17 : « Nos yeux se consumaient encore »
L’étape suivante pour l’énonciateur consistera, de manière spectaculaire à associe les lecteurs à sa douleur : « Regardez et voyez//S’il est une douleur pareille à ma//douleur,//A celle que L’Eternel m’a affligée// Au jour de son ardente colère » Chap. 1 V 12.
Et la dernière étape bouclera la boucle en l’invitant à pleurer : « Laisse couler tes larmes comme un torrent » Chap. V 18. En conclusion, on se bornera à constater que l’énonciateur s’est laissé aller à la détresse avec abandon, sans faire preuve d’aucune retenue. C’est le contraire de la maxime qui postule que < les grandes douleurs sont muettes.
Le lexique au travers des champs lexicaux. Il est question de deuil et de tristesse : « La joie a délaissé nos cœurs,// Nos danses ont été changées en deuil » Chap. 5 V 15.
En réponse aux malheurs qui se sont abattus sur le pays, Il y est question, d’<amertume< de < détresse< d’<affliction< à cause du < désastre< de la < destruction<, de l’<humiliation<
Champ lexical du malheur. On peut dresser une liste partielle des malheurs qui justifient la détresse en termes de : <Juda est déportée< + <Tous les persécuteurs l’atteignent< + <Elle est soumise à la corvée< + <Elle est devenue veuve< + Toutes ses portes sont en ruine<
: Chap. V 5 : <Il (L’Eternel) multiplié chez la fille de Juda//plaintes et gémissements »
Esthétique de l’œuvre. On voit à l’œuvre une esthétique du ressassement, de la répétition, du cumul, selon la logique du cœur abreuvé de peine. Un exemple est donné par le champ lexical de la destruction : <Il (Le Seigneur) a englouti Israël,// Il a englouti tous ses donjons,// Il a détruit ses forteresses ;// […..] Il a détruit le lieu de son assemblée » Chap. 2 V 5, 6.
Approfondissons le sujet en recourant à l’histoire littéraire. Tentative de définition : < élégie (féminin) Une élégie est un poème lyrique qui a généralement pour thème la fuite du temps, l'amour, la mort, la mélancolie, etc. L'adjectif élégiaque désigne un ton, un thème, un poème exprimant une plainte douloureuse, la mélancolie, ou un poète qui a écrit des élégies.
Origines. L'élégie, comme tout genre lyrique, est issue des prières et des hymnes religieux (voir dossier sur la poésie lyrique). L'élégie s'est renouvelée à la Renaissance en empruntant à la complainte : expression de plaintes et regrets, déploration d'un mort dans le but de susciter la pitié.
L'églogue. Issue de l'idylle, qui se présentait comme un petit tableau pastoral (v. Théocrite). Aussi, influences du théâtre pour les dialogues et de l'ode pour la célébration de la nature.
Postérité. L'élégie est toujours pratiquée au XXe siècle (ex.: Rilke), mais d'une manière beaucoup plus libre: il n'y a plus nécessairement de références à la nature, ni de souci d'ordre et d'harmonie. Le seul critère qui demeure: le thème (ou la tonalité) de la mélancolie.
Le roman pastoral (ex.: l'Astrée) et la pastorale dramatique (ex.: l'Aminta d
L’élégie chez les romantiques. En histoire littéraire, on apprend que : < e genre connu dans l’Antiquité se perpétue à toutes les époques de la poésie française Comme exemple de l’élégie romantique on peut citer un poème de Marceline Desbordes-Valmore Les séparés (Poésies, 1821), dans lequel cette poétesse qui a fait du ton élégiaque son mode d’écriture poétique de prédilection mêle les deux genres d’élégies en associant la souffrance d’amour due à un abandon et la douleur due à un deuil.
D’autres poètes romantiques ont écrit des Élégies sur le deuil, souvent pour les mères après la perte de leurs enfants. Citons Marguerite-Victoire Babois Élégies sur la mort de ma fille âgée de cinq ans ou celles d’Adélaïde Dufrénoy sur les ruptures amoureuses L’amour, élégie ou Au Luxembourg. Évariste de Parny a aussi épanché ses sentiments après une rupture sentimentale. Lamartine, Alfred de Musset, Victor Hugo… même s’ils n’ont pas donné à leurs poèmes le titre d’Élégie, ont fait de même. Les poèmes dédiés par Hugo à sa fille chérie Léopoldine en sont un exemple émouvant.
Au XXe siècle, la poésie d’origine avant-gardiste a retrouvé le ton élégiaque quand des poètes (des hommes) ont perdu une femme aimée : Pierre Jean Jouve avec Hélène (1936) de Matière céleste (1937), Henri Michaux avec Nous deux encore (1948), Jacques Roubaud avec Quelque chose noir (1986), Bernard Dufour avec Le Temps passe quand même (1997), Jean-Pierre Verheggen avec Gisella (2004), André Velter avec ses Poèmes pour Chantal Mauduit : Le Septième Sommet (1998) et L’amour extrême (2000).(Sources Internet)
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Lundi 9 novembre 2009
55 BANDUNG 55 - RENCONTRES AFRO-ASIATIQUES A PARIS
RENCONTRES AFRO-ASIATIQUES A PARIS
11 jours de manifestations culturelles
du 5 au 15 novembre 2009
à l’Espace culturel Saraaba
19, rue de la Goutte d’Or
VOIR : http://www.legrigriinternational.com/article-55-bandung-55-38853633.html
Par Elsie HAAS - Publié dans : Culture 2009
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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40
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Lundi 9 novembre 2009
Un communiqué du festival du film d'Amiens pour dire notre tristesse à l'annonce du décès de
notre ami de toujours Samba Félix Ndiaye.
Jean-pierre Garcia
--
29° Festival International du Film d'Amiens
29th Amiens International Film Festival
13-22 Novembre 2009
November, 13-22, 2009
MCA, Place Léon Gontier
80000 Amiens -France
Tel/Ph. +33 (0)3 22 71 35 70
Fax +33 (0)3 22 92 53 04
www.filmfestamiens.org
En mémoire de Samba Félix Ndiaye
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la brusque disparition, le 6 novembre à Dakar, de Samba Félix Ndiaye ; il avait 64 ans.
Revenu dans son Sénégal natal depuis quelques années, Samba Félix Ndiaye a passé près de trois décennies en France, tout en filmant avec une grande sensibilité son pays et son continent. Homme aussi bon que passionné, Samba Félix Ndiaye était à l’écoute des autres et aimait partager ses idées comme son expérience. Il restera toujours, pour ceux qui l’ont connu, le cinéaste indigné par toutes les formes d’injustice qui frappaient le Continent : en Afrique de l’ouest comme du côté des Grands Lacs. Son cinéma en témoigne si besoin est.
Considéré à juste titre comme le père du cinéma documentaire africain, il n’aimait pas cette étiquette et souriait en niant cette affirmation. Il évoquait le travail des jeunes cinéastes du Continent, le seul valable pour lui.
Dès son premier film, Perantal (1975), Samba Félix Ndiaye s’oriente vers le documentaire, « À aucun moment je n’ai douté de la proximité de la fiction et du documentaire, mieux, je trouve que la frontière entre ces deux formes de cinéma est très mince. Quoi qu’un peu partisan sur les bords, je considère souvent que le renouvellement de la fiction passe par les cinéastes qui oeuvrent aussi dans le documentaire, ou qui sont en tout cas des documentaristes à la base. » (in Le Film Africain, n° 35/36). Après avoir été tenté par la fiction (il a longtemps cherché à financer un long métrage sur les signares de Saint Louis du Sénégal), toute sont oeuvre sera consacrée au documentaire : « Il faut savoir que les premiers films du cinéma africain sont des documentaires. Je pense que Borom Sarret de Sembène Ousmane est un film documentaire. Et s’il est un film africain qui m’a donné envie de faire du cinéma, c’est bien celui-là. » (ibid.).
Dans les années soixante, Samba Félix Ndiaye se forge une véritable culture cinématographique : « Dakar. Il y a de cela une trentaine d’années, nous étions passionnés de cinéma. Deux fois par semaine, nous nous réunissions dans la petite salle de projection du CCF (Centre Culturel Français) pour assister aux séances du Ciné-Club. Au fil du temps, de
révoltes en révolutions, nous avions fini par en prendre possession. Nos choix partisans, nos querelles fratricides, nos sempiternelles provocations et nos menaces avaient usé les nerfs des animateurs patentés du centre (…) nous étions jeunes, passionnés bouillonnants, prétentieux, insolents et surtout très bien documentés. » (Le Film africain, n° 27). C’est à cette époque qu’il découvre les films qu’il revendiquera comme certaines de ses influences : Terre sans pain (Las Hurdes) de Luis Buñuel, A Valparaiso de Joris Ivens, Tabou de F.W. Murnau, Nanouk l’Esquimau de Robert Flaherty et surtout Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini, mais aussi Pather Panchali de Satyajit Ray, Le Voleur de bicyclette de Vittorio de Sica. Les grands auteurs du cinéma novo brésilien l’ont aussi fortement marqué, à l’instar
d’autres cinéastes sénégalais.
Samba Félix Ndiaye a toujours été préoccupé par l’avenir et l’évolution du documentaire en Afrique. Il n’était pas avare de conseils, mais aussi de critiques : « Un cinéaste, c’est son regard personnel qui nous montre la chose qu’il est le seul à voir. Les cinéastes, d’où qu’ils viennent, ne nous disent que leur part de vérité, un reflet de leur réalité. Le cinéma c’est l’art de l’artifice, toujours en quête d’une vérité, utilisant des machines enregistreuses capables de saisir, chez les êtres les plus anodins, des beautés d’une extrême profondeur. Comment se fait-il que, depuis trois générations de cinéastes au moins, les problèmes de forme et de fond qui agitent la cinématographie africaine ne trouvent pas de solutions théoriques ; est-ce que nous avons tendance à isoler la toile du cadre ? » (Le Film africain, n° 27).
En 1989, Samba Félix Ndiaye réalise une magistrale série de cinq courts métrages, Le Trésor des poubelles ; une évocation de la magie et du savoir-faire des Dakarois dans la transformation des matériaux de récupération. Des films sans pratiquement aucun commentaire ; le réalisateur ne provoque jamais de véritables entretiens, mais laisse parler
ceux qui sont devant la caméra, il les filme à sa hauteur. Par la suite il fera toujours preuve d’humilité et de recul dans sa façon de préparer ses films, de tourner et d’aborder ses interlocuteurs. En cela, il affirme sa dette vis à vis du talent de conteuse de sa grand-mère et pose son lien direct avec l’héritage africain.
Il nous laisse un regard vif, lucide et humaniste sur les petits métiers du Sénégal (Le Trésor des poubelles), sur la voie de chemin de fer et axe de communication entre le Sénégal et le Mali (Dakar-Bamako), sur le village de Ngor menacé par l’urbanisation dakaroise (Ngor, l’esprit des lieux), sur Léopold Sedar Senghor (Lettre à Senghor), sur la tragédie du Rwanda (Rwanda pour mémoire), sur l’évolution et l’avenir de l’Afrique (Questions à la terre natale)… Son oeuvre inestimable a marqué et inspirera encore plusieurs générations de réalisateurs.
Le Festival international du film d’Amiens partage la grande tristesse de ses proches et, aux côtés de nombreux cinéastes, rendra hommage à ce créateur sensible et d’une rare exigence intellectuelle lors de sa 29ème édition.
Par Elsie HAAS - Publié dans : Culture 2009
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Lundi 9 novembre 2009
Ca s’est passé le 7 novembre à la frontière entre Pedernales et Anse-à-Pitres.
Les événements d’après le récit d' Espacinsular
VOIR http://www.espacinsular.org/spip.php?article8889
SANTO DOMINGO, República Dominicana, 8 de noviembre de 2009.- Una fuente de Espacio Insular reveló anoche que el haitiano muerto por militares al servicio del Cuerpo Especializado de Seguridad Fronteriza (CESFRONT) fue asesinado por soldados dominicanos porque este se negó a darle dinero estos para que le permitiera cruzar a la ciudad de Pedernales, fronteriza con Anses a Pitres (Haití).
L’Haïtien qui est mort a été tué par les militaires du « Corps spécialisé dans la sécurité de la frontière ». Il a été assassiné par les soldats de la RD parce qu’il refusait de leur donner de l’argent contre l’autorisation de traverser la frontière entre Anse à Pitres et Pedernales.
Le journaliste fait le récit en espagnol (que je ne traduirai pas) du déroulement des faits.
A noter que parmi ces faits : « los haitianos fueron golpeados por los militares porque ellos no tenían dinero para pagar el "peaje clandestino"
les Haïtiens ont été agressés par les militaires parce qu’ils ne possédaient pas l’argent pour payer le « péage clandestin ».
Peuple haïtien, encore une fois, ce crime vient à l'appui
de ce que dénonce l’homme d’affaires de la RD, M. Alberto Luma
VOIR : RD, Le chef d’entreprise Alberto Luma, demande un changement de mentalité et de direction dans la société dominicaine.
L’hypercorruption en RD qui touche toutes
les couches de la société et notamment les militaires.
Tuer un homme parce qu’il n’a pas l’argent pour payer
La traversée de la frontière montre le niveau
De corruption et d’absence de morale dans cette société
Comme l'a montré M. Luma.
Peuple haïtien, les exactions commises contre les Haïtiens en RD
Sont aussi perpétrées contre la population de la RD
Par la même « gang »
Ce sont les mêmes qui des deux côtés de l’île Quisqueya
Sèment le désordre, la violence et l’insécurité.
Ceux qui, hier encore, se réunissaient en RD pour écouter
Un ténor de l’extrème-droite militant actif contre les immigés haïtiens
Sont ceux là même qui aujourd’hui se travestissent du manteau
De patriotisme et souhaitent t’enrôler dans leur combat à eux.
Peuple haïtien, souviens-toi, tu n’es pas amnésique
Qu’ont fait ces gens en 2003/ 2004 ?
Ces gens n’ont-ils pas financé et appuyé des rebelles basés justement en RD pour commettre des exactions régulières dans ton pays ?
Des crimes monstrueux restés impunis contre tes frères, tes sœurs, tes enfants, ta famille, tes amis ?
Ces gens-là n’ont-ils pas boycotté la commémoration du bicentenaire de l’indépendance de ton pays ?
Ces gens-là ne sont-ils pas les mêmes qui ont appuyé, financé, organisé le coup d’Etat de 2004 ?
Ces gens-là ne sont-ils pas les mêmes qui dansaient le rara dans les rues de Paris quand Guy Philippe
et ses potes cassaient les oeuvres d'art du Mupanah ?
Ces gens-là ne sont-ils pas les mêmes qui ont applaudi quand la Minustah, sous prétexte de chasse aux chimères, organisait des opérations de répression dans les quartiers pauvres, tuant femmes et enfants innocents ?
Ces gens-là ont-ils dénoncé, pétitionné quand les soldats de l’Onu, les Sri-Lankais ont été accusés de viols sur mineurs ?
Réfléchis peuple haïtien.
Ne trouves-tu pas bizarre le fait que ça fait exactement 5 ans que la Minustah se trouve en Haïti,
et que ce ne soit que maintenant , 1 an avant des élections présidentielles
que ces gens-là découvrent brusquement que la Minustah occupe Haïti ?
Peuple haïtien, tu n’es pas amnésique, tu n’as pas la maladie d’Alzheimer,
Tu connais ton histoire, celle par exemple de l’occupation américaine,
Tu te souviens de Benoit Batraville, tu te souviens de Charlemagne Péralte,
Tu te souviens des Cacos
Tu te souviens comment étaient applaudis les exactions des militaires des USA contre les Cacos
par ces gens-là;
Et comment, quant à leur tour se sentant victimisés par l’occupant yankee,
ces gens-là t’ont enrôlé dans leur croisade contre l’occupant.
Peuple haïtien, souviens toi, les Cacos ont été torturés
Charlemagne Pérale, crucifié le 1er novembre 1919
Benoit Batraville, assassiné le 20 mai 1920
Ceux qui avaient été aux avant-postes de la lutte contre l’occupant ont tous été massacrés.
Peuple haïtien, c’est ainsi que tes leaders, tes ressources humaines
Tes hommes et femmes de qualité, de conscience et de foi
Sont les premières victimes des « camps patrotiques »
Souviens- toi de Jacques Roumain, des frères Izmery, de Jean-Marie Vincent, de Laraque
et de tous ceux, froidement assassinés, pour avoir lutté pour une société de justice et de paix.
Peule haïtien, tu n’es ni amnésique, ni atteint de la maladie d’Alzheimer
Tu sais que les mêmes actions entraînent les mêmes conséquences.`
Ne te laisse pas, encore une fois, manipuler.
Ne t'en va pas, encore une fois, te faire assassiner
pour ceux qui, hier encore, applaudissaient à la déstabilisation de ton pays.
Occupe- toi de tes affaires
Elles sont nombreuses et fort difficiles à résoudre.
Occupe-toi
De tes enfants, de ta famille
Ils ont besoin de ta protection, de ton amour.
Sois solidaire de tes voisins
La bonté est toujours récompensée
Occupe-toi de ton environnement
de l'eau, des toilettes, des ordures
de tes conditions de vie.
Regagne ton autonomie
C’est ton combat
Celui pour te sortir de la dépendance et de la délinquance
qui sont des marassa (jumeaux)
Peuple haïtien, prends note
Manuel et Anaïse de Gouverneurs de la Rosée
de l'écrivain Jacques Roumain, sont tes modèles.
Ne t'occupe pas de ces gens-là
qui font des listes
pour t'envoyer déchouker leurs ennemis à eux
pour demain t'accuser de barbarie.
Laisse-les s'agiter,
s'envoyer en l'air,
à coups de déclarations tonitruantes
rappelle-toi de ce proverbe :
"Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder."
Par Elsie HAAS - Publié dans : Haïti 2009
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Samedi 7 novembre 2009
TANBOU / TAMBOUR
Automne / Fall / Otòn 2009
Lisez /Read / Li : Tanbou / Tambour : http://www.tanbou.com
Dans ce numéro:
o Éditorial I: Des fleurs pour Mercedes Sosa
o Editoryal II: Ted Kennedy, yon nonm ki te rete djanm pou defann dwa malere
o A letter by Senator Ted Kennedy sent to Barak Obama before his death
o Pou poze baz fondasyon yon Akademi Kreyòl Ayisyen
-pa Tontongi
o Tribune libre: La crise à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, du Rectorat au Palais national
-Marot Barriès
o L'esclavage ou rien
-Myrtha Gilbert
o Crisis and Hope: Theirs and ours
-by Noam Chomsky First published in Boston Review of September-October 2009
o La Constitution de 1987: bouc émissaire
-par Franck Laraque
o I Hate to Bother You
-by Eduardo Galeano previously published in the August 2009 issue of CounterPunch
o Losing my religion for equality
-by Jimmy Carter previously published in Global Comment of July 22, 2009
o Un accroc international mis sous le boisseau
-par Franck Laraque
Poetry in English: Vilvalex Calice: Faux Dieux, Dangling at the end of Hope; Roland Denis: Misunderstood; Marylin Laurent: You don't know me; Tontongi: Poetico Agwe in Cambridge.
Pwezi an kreyòl: Edner Saint-Amour: Ayiti cheri; Emmanuel Védrine: Pòtoprens o tan prezan; Roland Denis: Lakay; André Fouad: Kè m son gwo boulva, Elatriye, Brase, Zosman rèv, Mwen renmen w, Manje lakay... wouy, wouy se wololoy; Tontongi: Memori mwen memorye, Revenan.
Poésie en français: Nounous: À l'angle de vos regards et de ma trajectoire, Impromptu estival, Lettres à mes ombres (extraits); Edner Saint-Amour: La tyrannie, L'ivresse du pouvoir, Poète et Poésie, Haïti richesse et lumière; Guamacice Delice: Brise polie; Fednel Alexandre: J'ai gardé la trace du baiser dans mon sang; Bobby Paul: Le deuil des vers blancs; Veuve de nuit de Noël; Les airs du mal, Épitaphe I, Épitaphe II, Parfumée, Fleur et pierre, Vilvalex Calice: La terre natale; Tontongi: Dialogue de sourds et faux épanchement; J'ai revu encore le campeur, L'Errant malheureux, Une nuit à l'Arcahaie, Une paire de criminels.
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Par Elsie HAAS - Publié dans : Culture 2009
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Dimanche 8 novembre 2009
Qu’est-ce qu’une langue créole ?
Par Hugues St. Fort
Précisons tout d’abord que malgré le titre commode de ma communication, il n’y a pas une langue créole. Il y a des langues créoles. Le mot créole est apparu en français vers la fin du XVIème siècle et provient de l’espagnol criollo. On retrouve dans les deux langues l’étymologie latine (creare = créer). Le terme « créole » a désigné, quand il a été inventé, les Européens nés dans les colonies pour les distinguer des métropolitains. L’une des créoles les plus célèbres dans l’histoire française a été Joséphine de Beauharnais, née à la Martinique et devenue impératrice des Français en 1804 après avoir épousé Napoléon Bonaparte. Par la suite, le terme « créole » fut utilisé en tant qu’adjectif pour désigner tout ce qui était indigène aux colonies : plantes, animaux, coutumes, cuisine, musique, manières de vivre…Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il en vint à désigner des esclaves nés dans les colonies ainsi que la langue qu’ils parlaient. Doit-on mettre cela en rapport avec l’augmentation massive des esclaves dans les colonies à partir des années 1740 ? Rappelons qu’à la veille de la Révolution française en 1789, il y avait environ 750.000 esclaves à St. Domingue contre peut-être 50.000 colons. On connaît la différence classique mise en place par les colons français à St.Domingue entre les esclaves dits « bossales » (ceux qui sont nés en Afrique, qui ont été transplantés plus tard à St.Domingue, qui étaient considérés frustes et lourds et ne pouvaient parler la langue du pays) et les esclaves dits « créoles » (ceux qui sont nés à St. Domingue, qui vivaient au contact des colons et qui apparemment parlaient et comprenaient le français). Dans ce cas, ce qu’on appelle le créole ou du moins ses sources les plus lointaines serait l’appropriation approximative de la langue du colon (ici, le français) que se seraient faits les esclaves créoles devenus les « agents essentiels de la socialisation et de l’acculturation des nombreux bossales récemment immigrés » (Robert Chaudenson, 1995).
Dans la littérature créolistique classique, on désigne sous le nom de créole une langue pidgin qui est devenue la langue maternelle d’une communauté linguistique. Un pidgin est traditionnellement défini dans la littérature comme le parler qui s’établit quand deux groupes de populations qui ne partagent pas la même langue essaient de se comprendre mutuellement. Ce qui en résulte se présente comme un parler avec une structure grammaticale, un lexique et des états stylistiques réduits. D’autre part, le pidgin n’est la langue maternelle de personne. Mais, après une ou deux générations, le pidgin se stabilise et devient la langue maternelle de la communauté linguistique. C’est alors un créole.
Cette définition est la définition traditionnelle véhiculée par les linguistes depuis près de cinquante ans et c’est le linguiste américain Robert Hall (1962) qui a contribué à l’affiner. Les linguistes se réfèrent au processus de créolisation pour désigner l’expansion des traits structuraux, sémantiques et stylistiques du parler pidgin, expansion qui permet à la langue créole ainsi constituée d’acquérir la complexité formelle et fonctionnelle des autres langues. Soulignons cependant que certains linguistes contemporains tendent à remettre en question cette définition depuis quelque temps.
Le linguiste créoliste jamaïcain Mervin Alleyne (1971) a été le premier à mettre en cause cette relation pidgin-créole car il n’y a pas d’évidence que ce pidgin existait avant l’apparition du créole. Selon lui, la présence de traits de morphologie flexionnelle fossilisés en créole haïtien apporte l’évidence que les Européens n’ont pas communiqué avec les esclaves africains dans un français simplifié (baby talk), ce qui aurait favorisé le développement de pidgins dans les plantations. D’autres linguistes créolistes ont apporté d’autres évidences pour signaler l’inadéquation de l’hypothèse de la créolisation du pidgin.
Pour continuer cette tentative de définition du créole, les linguistes ont avancé le concept de « continuum créole » pour décrire une gamme de variation linguistique qui existe dans plusieurs communautés d’expression créole à des niveaux divers. Ces variations s’étendent à partir de formes utilisées aux niveaux sociaux les plus bas appelées « basilectes » jusqu’aux formes utilisées aux niveaux sociaux les plus élevés appelées « acrolectes ». Entre ces deux extrêmes se placent des formes intermédiaires appelées « mésolectes ». Le continuum créole appelé aussi par les linguistes « continuum post-créole » décrit un processus de « décréolisation » qui est en fait un processus d’assimilation d’un créole par la langue standard avec laquelle il coexiste. De ce point de vue, certains linguistes américains ont théorisé que l’anglais parlé par les Noirs américains (Black English ou African American Vernacular English) serait à l’origine un créole qui s’est décréolisé au contact de l’anglais standard parlé dans les médias, enseigné dans les institutions scolaires…
Comme cela se passe dans la plupart des disciplines scientifiques, (pensez aux économistes par exemple !) il n’est pas toujours facile de voir deux linguistes s’entendre parfaitement sur une définition des langues créoles (même si tous admettent sans problèmes que les créoles sont des langues pleines au même titre que toutes les autres). Certains linguistes ont développé l’idée que les créoles se caractériseraient par des traits structurels particuliers qu’ils seraient les seuls à exhiber. Cette hypothèse qui a eu son heure de gloire dans le monde de la créolistique se trouve largement discréditée aujourd’hui. Sur le plan syntaxique, les linguistes doutent profondément de l’existence d’une spécificité créole, c’est-à-dire de langues spéciales, de langues à part à cause de traits particuliers qu’elles partageraient toutes. La plupart des linguistes rejettent cette définition. Par exemple, le linguiste haïtien Michel DeGraff, professeur titulaire à MIT, soutient que les langues créoles sont des langues ordinaires nées dans des conditions extraordinaires. Il se réfère bien sûr à l’esclavage pour qualifier ces conditions extraordinaires. De plus en plus, la tendance, pour définir les langues créoles, est à faire appel aux conditions historiques et sociolinguistiques et moins à une certaine spécificité grammaticale qui ne se retrouverait dans aucune autre langue naturelle.
Par Elsie HAAS - Publié dans : Hughes Saint-Fort chronique
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Dimanche 8 novembre 2009
Les photos sont de Françoise Bourcillier. Elles ont été prises en août 2009
Par Elsie HAAS - Publié dans : Culture 2009
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Dimanche 8 novembre 2009
La croyance des indigènes et des esclaves d'origine africaine fut rabaissée à de primitives superstitions parfois à de l'idolâtrie et le plus souvent de la sorcellerie. Toutes les superstitions de l'Europe médiévale leur furent attribuées, même la poupée de sorcières accompagnée de son aiguille connue depuis l'antiquité pour jeter un mauvais sort sur un ennemi ou un adversaire ( et même le désir de le tuer ) passait comme une intervention (la poupée de Vodou et l'aiguille ) de cette force productive enchaînée. (6)
Ces êtres humains, malgré les malheurs de leur captivité et l'horreur de la traversée de l'Atlantique, avaient apporté avec eux toutes leurs coordonnées métaphysiques, leur système de communication et d'information que la sauvagerie des Européens n'avait pas effacé de leur mémoire. Malgré l'interdiction de pratiquer les éléments liés à leur nature, ces individus enchaînés contre leur volonté avaient gardé en essence l'âme et le rythme de leur culture en accord avec leurs traditions ancestrales. Malgré l'interdiction de la parole et de l'écriture du maître d'origine française, ils avaient pu communiquer leur sentiment en créant leur propre langage. l'information en général, contrôlée par l'administration coloniale n'était pas à leur portée. Toute communication du savoir écrit de la France leur était interdite. Les Européens avaient empêché à cette main d'oeuvre soumise de penser à sa liberté afin d'éviter d'incontournables représailles.
L'originalité du système colonial, depuis 1492, résidait dans l'emploi de la terreur tant physique que spirituelle. Les conquérants avaient misé, en brisant leurs échines par des actes aussi barbares que cruels, sur la docilité et la loyauté de ces êtres humains pour être en paix avec leur conscience. Ils les avaient marginalisés et infériorisés pour les rendre dépendants du maître et du système esclavagiste afin de justifier l'ordre nouveau (à l'époque) qu'ils avaient établi. Plus ils côtoyaient le maître, plus ils avaient la chance d'une meilleure émancipation.
Malgré l'abominable Code de Colbert qui avait transformé ces êtres humains en choses à produire, ils avaient chanté, dans leur langue, leur peine et leur résistance et ils s'étaient rebellés contre le système, contre l'oppression et contre l'esclavage. Malgré le souci constant du pouvoir colonial pour intimider et asphyxier la main d'oeuvre servile, ces êtres humains enchaînés n'avaient pas hésité à se révolter afin de revendiquer un droit naturel : celui d'être libre.
La langue devait-elle être écrite pour que la tradition fût transmise aux nouvelles générations ? L'art devait-il se soumettre aux exigences de la conservation écrite pour véhicuelr les traditions culturelles ?
Malgré leurs déboires continuels et leurs rudes épreuves pendant plus de trois cent ans, ils avaient gardé dans leur mémoire l'organisation social de leur lieu d'origine, les valeurs religieuses apprises de leurs ancêtres et leurs connaisances techniques pour les combiner avec la mémoire des populations conquises puis soumises en Amérique. Une véritable armoire de connaissances qu'ils devaient réserver et transmettre, malgré la répression et la cruauté de l'administration coloniale, des planteurs et des propriétaires de moulin.Toute cette connaissance cachée et codée restait, le plus souvent incomprise du maître et des fouetteurs.
De l'Espagne à la France, les concepts de déshumanisation de la force de travail n'avaient pas changé. L'institution esclavagiste en Amérique avait été inventée pour satisfaire les intérêts économiques de la classe dirigeante et du pouvoir colonial et non pour évangéliser ce sauvages. Cette institution manipulait moralement et aussi culturellement la conscience des esclaves dans le but de surexploiter avec sauvagerie plus d'un million d'êtres humains humiliés et avilis. Toutes ces horreurs avaient été planifiées et exécutées selon les besoins du capital et du marché du sucre.
En 1528, les Espagnols avaient entrepris la construction de l'Université de Santo Domingo où tout individu libre pouvait jouir du savoir académique. Toutes less couches sociales avaient été forcées d'apprendre et de s'exprimer dans la langue de l'oppression. même leur nom d'origine avait été hispanisé avec le système de l'encomienda (7) (Unidos en el mismo idioma- unis dans la même langue)
Sur la partie ouest de l'île, ceux qui vaquaient librement à leurs activités n'avaient pratiquement aucun centre universitaire pour s'instruire et s'informer. A part quelques clubs et surtout des associations de Francs-maçons,(8) Les colons français n'ont pas laissé de traces importantes sur le plan éducatif. l'accumulation des richesses était le bien-fondé de leur entreprise coloniale. Ils n'étaient pas préoccupés par la vulgarisation du pain de l'instruction. Cette initiative était, aux yeux des maîtres des esclaves, une entrave à l'accomplissement de l'objectif colonial. (9) la langue française était utilisée comme un véhicule de communication parmi les planteurs et les marchands, dans l'administration et pour certains services religieux. Il était même interdit aux colons de permettre aux esclaves d'acquérir des connaissances, sauf l'enseignement religieux, sous peine d'être privé de leurs esclaves. La langue française n'était pas mise à la portée des esclaves dont la sous-humanité était déjà remarquablement acceptée par les oppresseurs. Ils étaient trop bêtes et trop idiots pour comprendre les nuances d'une langue aussi supérieure et raffinée.
Or, une expérience déplorable a prouvé que l'abus des lumières est souvent le principe des révolutions, et que l'ignorance est un lien nécessaire pour les hommes enchaînés par la violence ou flétris par les préjugés. Ce serait donc une imprudence bien dangereuse de tolérer plus longtemps, dans la colonie, des écoles pour les nègres et les gens de couleur. Qu'iraient-ils apprendre dans ces établissements ? Ils n'y puiseront pas les connaissances supérieures qui feront de l'homme éclairé le premier esclave de la loi; et leur intelligence enorgueillie d'une instruction imparfaite et grossière, leur représentera sans cesse le régime colonial comme le code de la tyrannie et de l'oppression.(10)
p.7,8,9,10,11,12 du livre.
A SUIVRE Par Elsie HAAS - Publié dans : A. Talleyrand chroniques
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Samedi 7 novembre 2009
Dans "Haïti en Marche" "Ti gout pa ti gout " de Jean Mapou est une des rubriques (avec les textes instructifs et poétiques de Max Manigat) que je préfère avec celle intitulée LIBRE PENSER signée de Oscar Germain;
Ces deux rubriques, l'une en français et l'autre en créole, ont ceci en commun de, mine de rien, je veux dire sans ostentation et même mieux avec discrétion et élégance, nous faire découvrir des aspects divers et nombreux de la culture haïtienne, régionale et nationale; de nous faire réfléchir sur non seulement la société haïtienne, mais sur le monde tel qu'il est.
Aujourd'hui, pour celles et ceux qui ne parlent pas le créole, le texte qui suit est un compte rendu de la troisième rencontre de l'association " Sosyete Koukouy " qui existe dpuis 44 ans (bravo !) dans le cadre de la journée de célébration internationale du créole. Il s'agissait de faire le point avec des linguistes ayant fait le déplacement pour l'occasion, sur certains aspects de l'orthographe officielle du créole haïtien. Et aussi essayer de comprendre pourquoi la langue créole n'évolue pas plus rapidement. Il y a eu également le dimanche, la vente signature d'une nouvelle revue collective en créole "Pawol Kreyol" Et le dimanche soir plusieurs manifestations culturelles également, récital de poésie, représentation de Gouverneurs de la Rosée en créole ( Mèt Lawouze) . La rencontre s'est déroulée du vendredi 22 octobre au dimanche 25 à Miami.
M’ap remesye tout Koukouy ki te fè deplasman vin nan selebrasyon jounen entenasyonal kreyòl-la nan Miyami.
Sosyete Koukouy te òganize 3èm wounmble entènasyonal-li ki derape depi nan vandredi 22 Oktòb a minui rive nan dimanch swa 25 oktòb a minui. Delegasyon te soti Monreyal, Towonto, Konetikèt, Ayiti, Omstead. Nou te sanble pou de rezon: chita reflechi sou direksyon Mouvman Kreyòl Ayisyen-an ak Sosyete Koukouy depi kreyasyon-l an 1965 rive jouk jounen Jodi-a 2009. Sa fè 44 ane ekzistans. Dezyèm rezon-an se kesyon òtograf ofisyèl-la. Gen 30 ane depi gouvennman ayisyen-an bay lanng kreyòl-la youn òtograf ofisyèl. Nou te bezwen chita ak kèk lenguis ak kèk mounn k’ap fè rechèch sou lanng nan pou konnen nan ki pwen nou ye. Ki pwogrè ki fèt e ki enkonvenyan ki anpeche lanng kreyòl-la evolye kòmsadwa.
Aktivite yo te dire 2 jou byen plen. Depi nan vandredi envite yo te sanble kay Man Lizo. Nan samdi maten, nou te sanble nan Little Haiti Cultural Complex -la . Apre sesyon sou aktivite Koukouy yo nan chak zòn yo, nou sanble ak youn ekip lenguis, chèchè ki te gen ladann: doktè Gerard Fererre, pwofesè Dimitry Hilton, JR Cadely, JR PLacide, Ernst Mirville, Fequiere Vilsaint, Max Manigat, pwofesè Roger Savain, Emile Celestin Megie, Pierre Vernet…
Diskisyon te chita antwòt sou pwoblèm mete osnon wete tirè ak apostwòf kozman relatif “ke” franse-a ki rantre
nan kreyòl-la, “ I ” nazalize, kreyasyon mo nèf, etsetera.
Nan dimanch Koukouy te sanble pou diskite sou Pawòl Kreyòl premye revi literè nan lanng kreyòl ayisyen. S’oun
revi kolektif ki pran youn ane preparasyon. Nou te fè vant siyati-a nan dimanch apre-midi. Nou pran desizyon pou nou pibliye dezyèm revi-a nan 6 mwa. L’ap gen menm fòm liv la, mwens paj, tèm prensipal la se pral pwezi kreyòl.Nan aswè, atis koukouy ak lòt atis sipotè te sanble nan oditoriyòm tou nèf ki nan Little Haiti-a pou youn sware atistik. Apre youn prezantasyon sou lanng kreyòl la ak Michel Ange Hyppolite, Sheila Austin ak Pierre Vernet, pati kiltirèl la derape ak koral koukouy nan youn omaj pou peyizan yo sou direksyon Kiki Wainwright. Apre youn bèl powèm Konbit (Wanègès) anbyans lan kontinye ak youn dans konbit kote atis chantè Yvette Leblanc ak Yonie Marcel esprime yo ak chante, danse , pwezi . Nan dezyèm pati-a te gen Andre Fouad ak Jesler Mesidor , Edeline Clermont, Yolande Thomas ki te di youn bèl tèks sou Pòtoprens nan tan lontan (Ralba ekri). Nou fini ak youn tranch pyèsteyat Gouverneurs de la rosee (mèt Lawouze) Youn tèks Jan Mapou- Paula Pean ak Janjan Dezire nan wòl Manuel, Kiki Wainwright an wòl Byeneme; Jeanette Gregoire nan wol Anayiz, Gary nan wol Larivwa, Nadege Etienne, Rose st Jean, Josemith, Mikette Wainwright, Marie Florence …nan wòl fanmiy Doriska, Ernst Registre nan wòl Jèvrilyen. Apre teyat la, nou te envite piblik la al pran youn ti kolasyon ak nou.
Par Elsie HAAS - Publié dans : Culture 2009
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Samedi 7 novembre 2009
Sleepless Night with Edouard Duval Carrie’s Vaudou Deities
UNDER THE KONGO MOON
Saturday, November 7th, Midnight – Sunday, November 8th, 3am.
The 13 ft tall glamorous and regal Vaudou Goddess Erzulie Freda will be installed Saturday morning across from Mango’s Tropical Café. A Rara Band (Rara Lakay) will animate the sculpture during most of the evening. Mango’s Dancers will
perform a 10 minute dance every hour on the hour, beginning at midnight with a final performance at 3am. The Goddess will dance as well. The sculpture will be enclosed with garden torches that will stay lit most of the evening giving the space
a festive and eerie incandescence. Other glowing gods and goddesses of the Vaudou pantheon will adorn the Miami Beach Botanical Gardens as part of the Sleepless Night events, and on Sunday morning the Erzulie Freda sculpture will be
relocated to the Miami Beach Botanical Gardens where it will join the seven other deities already installed there. This divine party is not to be missed!
"Nuit sans sommeil "avec les déités du vaudou de Edouad Duval Carrié
Sous la lune Kongo
Installation de la statue haute de 13 pieds (en m ?) de la déesse vaudoue Erzulie Fréda samedi matin au Mango Tropical Café. Une bande de rara (Rara Lakay) fera vivre la sculpture pendant presque toute la soirée. Les artistes du groupe Mango danseront dix minutes toutes les heures, à partir de minuit jusqu'à 3h du matin ou se tiendra le dernier spectale.
La déesse dansera également. La sculpture sera entourée de torches qui resteront allumées pendant toute la soirée créant un espace vibrant et irradiant. D'autres dieux et déesses merveilleux du panthéon vaudou décoreront le Jardin Botanique de Miami Beach participant à la "Nuit Sans sommeil"; et le dimanche matin la sculpture d'Erzulie Freda sera replacée au Jardin Botanique où elle retrouvera les autres déités déjà installées là.
Il ne faut pas rater cette fête divine !
Ca a l'air magique et pour sûr que nous ici on va rater cette fête nocturne.
Edouard Duval Carrié, vous devriez venir faire des événements en Europe aussi.
Bien sûr en été, parce que les dieux et déesses du panthéon vaudou n'apprécient pas trop le froid, d'après ce qu'on dit.
Peut-être que nous aurons quand même un prix de consolation avec des photos ou bien un petit film relatant l'événement ?
Par Elsie HAAS - Publié dans : Culture 2009
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//Bientot des jours triomphants !
Jean Erich Rene
Quels que soient votre age, votre position sociale ou politique, nul ne doit ignorer les règles de la biensêance et du protocole. Il existe toujours un code d’êthique à suivre en tout et partout surtout lorsqu’on est membre du Parlement ou bien lorsqu’on assume la magistrature suprême de l’Etat. Le Palais lêgislatif n’est pas une boutique. Le Palais National n’est pas le repère d’Al Capon. “Malheur à celui par qui le scandale arrive” nous prèviennent les Saintes Ecritures. S’associer à des truands de la trempe d’Amaral Duclona pour commettre des crimes aussi crapuleux sur des ressortissants francais et brèsilien en mission en Haiti, vous aliène ipso facto l’estime de tous. Le charbon quoique utile, allumé, vous brule le doigt ou bien vous salit la main. Rècemment la présence simultannee des Premiers Ministres des Affaires étrangères de la France, du Brésil et du Général américain est symptomatique d’un feu nourri. La visite impromptue du Procureur Général dominicain au Palais National est la suite du processus enclenché.
Point n’est besoin de s’entourer de l’aura d’une certaine élite intellectuelle, mille fois vendue au rabais, pour se dédouaner par devant l’opinion publique. Les faits sociaux surpassent le réquisitoire des avocats d’une cause perdue d’avance. Lorsqu’on est plongé dans la boue jusqu’au cou, vaut mieux ne pas bouger. Le moindre geste vous coupe le souffle en condamnant votre bouche et votre nez, ces deux orifices vitaux de la voie respiratoire. Le Général Antonio Noriega croyait que , grace aux hommes fidèles de son armée, il était le maitre incontestable du Panama. Par un dimanche ensoleillé, il a du s’embarquer à bord d’un hélicoptére de la US Navy pour se retrouver dans une prison de Fort Lauderdale à Miami. Aujourd’hui encore il continue son périple en France.
Porter des accusations sans aucun fondement contre le Premier Ministre sortant participe de la plus pure dàmagogie. Placer les amis les plus féroces dans des postes clés ne fait que vous précipiter davantage dans l’abime . Mentir au procureur de la Justice délégué par des plaignants aussi influents que la France et surtout le Brésil qui a la commande de la Minustah, est un acte suicidaire. Depuis 1816 Jules Solime Milscent, ce peintre des moeurs haitiennes dans “Le Chien et le Loup” nous a appris à juger les hommes en fonction de ce qu’ils font mais non en fonction de ce qu’ils disent. Milscent illustre ce travers par la posture d’un chien présent parmi une meute de loups en pleine opération mais qui se declare innocent. Tous ceux qui se rassemblent se ressemblent et risquent de subir le même verdict que ses compagnons d’infortune. Voici comment Jules Solime Milscent approche ce dilemme:
“ On se conduit suivant l’occasion
On se conforme à toute opinion
Ainsi l’homme s’offrant sous des traits différents
Il aime se cacher pour agir librement
Ce n’est point en public qu’il montre le penchant
Qu’il a recu de la nature
Au début du 21e siècle, il n’est pas conseillé à un quidam, sans aucune lecture ni écriture de prendre logement au Palais National. Haïti a signé des Conventions et des Accords internationaux qui transcendent les mandats présidentiels. Un Chef d’Etat ne saurait agir à sa guise. Il est vraiment puéril et meme, dégradant pour un Président de se soumettre à l’interrogatoire d’un procureur de Santo Domingo, en lui transmettant par surcroit le dossier d’Amaral Duclona.Tonnerre de Brest! L’Honorable Dr Francois Duvalier aurait rougi et massé ses troupes sur la frontière. Et Sony Borge n’hésiterait pas à faire tonner ses canons! Et William Regala répondrait rapidement à l’assaut! Quelle déchéance! C’est une preuve flagrante d’ignorance de tenter de dévier le cours d’une enquête criminelle en présentant Duclona et Jolicoeur comme deux personnalités distinctes . Ce coup d’arnaque ne résistera pas à l’épreuve des techniques du Laboratoires de la Police Scientifique.
La chromatographie process en phase liquide et gazeuse à partir du clavier d’un ordinateur communique sur la lune tous les documents. Le Microscope Binoculaire à 4 objectifs révèle avec aisance les faux en écriture. Un passeport a été livré à Duclona alias Jolicoeur par la Chancellerie haitienne, l’analyse comparative des données permettra de vérifier son authenticité. Amaral Duclona n’est pas un inconnu. Il a déjà pris l’avion. Son nom avec ses empreintes digitales et la couleur de son iris sont inscrits dans les dossiers de la American Airlines et de la Air France Il faisait parti du cortège présidentiel. De plus, lors de ses campagnes d’intimidation commanditees par le PM d’alors, il s’est exposé en maintes fois aux objectifs des cameras des journalistes. Son profil peut être facilement identifié par photogramétrie. Par ailleurs, il a un code génétique qui l’assimile à sa lignée parentale. A quoi sert ce gros mensonge? Lorsqu’un Président de la République porte des oeilléres aussi opaques, il se couvre d’opprobre. En une telle occurrence, il n’est plus habilité à diriger. Sa destitution est un impèratif de l’heure.
A l’ère de l’informatique, la bible des temps modernes, presque toutes les vérités sont révélées urbi et orbi, en une fraction de seconde. Un procureur de Justice n’effectue pas une visite de courtoisie au Président d’Haiti. Il n’entreprendra jamais un tel voyage pour cueillir seulement l’acte de naissance d’Amaral ou quelques bribes d’information . Les valises diplomatiques se prêtent mieux à ce genre d’échange. Il n’est pas en quête de Barbancourt, c’est la Justice qui poursuit son cours. Tenter de faire de la capture d’Amaral un incident diplomatique sent un peu le cramoisi. Les relations publiques ont pris de nos jours une importance considérable. Compte tenu de la multiplicité des rapports entre les Nations, le locataire du Palais national doit être initié aux arcanes de certaines sciences. La présence du Procureur Général de Justice au Palais National est une insulte qui fait partir du fond de nos coeurs ce cri de Tertulien Guilbaud :
Si j’étais un condor
Puis dans mon vaste orgueil
Je prendrai ton drapeau
O mon pays que j’aime! Et monterai bien haut
L’agiter dans l’azur afin qu’au sein du gouffre
D’ou montent les sanglots, l’esclave noir qui souffre
Le voyant resplendir au-dessus de son front
Croient aux jours triomphants qui bientot écloront