Cher Franck SEGUY,
La diaspora, le Net, l’anglais et le créole.
J’ai bien apprécié ta prudence en disant « Mais ce n'est qu'une pure supposition ». Pour être sur le Net depuis des années, je peux t’avouer que ce n’est que tout récemment qu’il est constaté que le Créole a fait un bond géant sur le Net, surtout dans les forums de discussions entre Haïtiens et Haïtiennes. Ceux qui maitrisent l’écriture créole comme toi, Fritz Calixte, Willy Pompilus, Pfa, Stanley Lucas, ils méritent tous des applaudissements. Dans ce groupe, ce qui m’attire, c’est le respect pour notre Créole Haïtien comme toutes les autres langues qui sont passées par de dures épreuves jusqu'à devenir des symphonies aux oreilles. C’est tout aussi frustrant de voir qu’il y en a de ceux qui pensent qu’ils peuvent écrire n’importe comment sans aucune scrupule parce que c’est le créole. Heureusement, ça évolue. Ti pa ti pa, gen anpil pwogrè kap fèt.
En diaspora étasunienne, les enfants d’origine haïtienne sont scolarisés en anglais. Grâce à grand-père ou grand-mère, ils peuvent comprendre « bannann peze, taso kabrit, soup joumou 1e janvye, diri kole ak pwa ou a djondjon, mayi moulen ak pwa rouj, poul di… paske zo poul sa yo se koupe dwèt.. ». Cependant papa et maman dans la plupart des cas préfèrent s’exprimer en anglais. Ces enfants-là qui, parfois, ne sont Haïtiens que par leurs noms de famille puisque les prénoms qu’on donne aux nouveaux nés durant les 20 dernières années n’ont plus rien à voir avec Jean-Luc, Jean-Marc, Jean-Claude, Jean-Pierre, Marie-Jeanne, Marie-Andrée, Marie-Anne… Certains de ces enfants, devenus adolescents luttent avec l’identité haïtienne qui est bafouée par la chose politique à PauP. Pif paf ! Boum ! Un événement surgit ou une star rayonne comme un Usher Raymond (dont on dit qui serait Haïtien d’origine), un Wyclef Jean qui apparait dans Grammies Award ou en Allemagne avec Shakira couvert du drapeau Haïtien, cet adolescent en pleine crise identitaire se sent réveillé dans son subconscient. Il sent qu’il a toujours été un Haïtien d’origine surtout que s’il était né d’un père ou de mère haïtien, qui eux-mêmes n’ont jamais renoncé à la nationalité haïtienne au moment de la naissance (Constitution de 1987, art. 11, 12, 13).
Pour la lecture du créole en diaspora, n’en parlons même pas. D’ailleurs, un Hugues St-Fort pourrait gentiment nous expliquer le phénomène du Cranglais (Creole-Anglais) comme les expressions : se kilès kap sonnen bèl la, rou-i-zit, a kilè ou te pounche maten an… a kilè rayd la ap pase, sou ki nonmbè poum kòl ou, se ki sobwe wap pran: nonmbè tou ou f tren, ou déjà achte tchazinez foud la, se tchiken reng mwen vle, mete yon ti at sòs ladan’l. Je ne veux même pas parler des « diaspora » qui arrivent à PauP et dont on n’arrive pas à comprendre quand ils gaspillent ce cranglais à gogo., Le so, bòt, le dat’s minn fè kenken, se pa pale paske yap grennen tenten. Moun mele !
Maurice Sixto en a fait toute une succulente pièce là-dessus. Ce phénomène de « kranglais » est connu dans notre diapora étasunienne alors qu’à Saint-Domingue, les pero (mais), vire a derecha, nap bouske yon lavi miyò fait rage. Toute cette richesse du Créole pourrait être exploitée à travers de solides réflexions entre Haïtiennes et Haïtiens mais au nom « des opinions », on risque de se permettre de tout dire sans même approfondir la scientificité du Créole de chez nous.. Je me rappelle encore de cette phrase de D’Ussol qui fait rigoler : « Françaises sont nos mœurs, nos traditions… » A la gamèz! Alatraka ! Bali boulova !
Le Créole a un long chemin à parcourir. Je me rappelle jusqu'à présent des déboires du feu Prof. Yanick Morin à York College, CUNY dans un cours d’introduction au Créole Haïtien. La pauvre eut des difficultés à s’imposer dans son enseignement. Dans ce cours, je me souviens encore des Capois qui se chamaillaient avec des Cayens, ou Port-au-Princiens pour dire « c’est karo » qu’on dit chez nous. Le Port-au-Princien se tient debout pour dire : « ah non, ki kote’w bare ak koze Karo sa a, se fer à repasser ». Chaque étudiant avait son créole qui lui était cher. La discussion continue dans une autre séance : Le Cayen exclame « se bichèt » et le Port-au-Princien-zuzu insiste que c’est « laye chez nous », etc. Finalement, j’ai vu des Haïtiens dont leur langue d’origine qui est le Créole ont obtenu des notes de D et de C au niveau universitaire. Se pa rans non ! C’était en 1995. Aujourd’hui le Créole est devenu plus riche et je ne sais plus si les variétés régionales linguistiques déclenchent encore de chaudes discussions dans une classe universitaire jusqu'à ne pas obtenir le maximum pour un cours dispensé dans leur langue natale.
La diaspora et les langues
Les gens de la diaspora aux Etats-Unis sont en face de l’anglais qui est puissant. Les Français n’investissent pas vraiment dans la promotion de leur langue au sein d’un pays super-organisé comme les Etats-Unis qui investissent beaucoup dans l’académia. Les écoles Lyceum Kennedy, Lycée Français à New York, Washington, ou ailleurs sont extrêmement chers. Il n’y a pas vraiment de programmes de subventions ou de bourses de l’OIF pour les enfants dont leurs parents seraient intéressés au Français. Les parents haïtiens qui envoient leurs enfants dans ces écoles françaises sont de véritables héros qui font le choix entre un mortgage et une scolarité extrêmement couteuse.
Dédain pour la langue créole ?
N’en parlons même pas. La mentalité construite face à cette langue, le rejet de cette langue de nègres, le mépris pour l’écriture créole. C’est toute une discussion à part.
De mon côté, je ne peux dédaigner le Créole, car c’est une partie en moi. Je ne me vois pas en train de parler Français avec un jeune homme haïtien de ma génération qui est né et a grandi en Haïti. Je le vois sur la route de Delmas au lieu de dire « Sa kap fèt » je choisis de dire « Comment vas-tu zuzu ? » Je joue au foot, au lieu de dire à un coéquipier « Joel, Joel, passe-moi le ballon » je me sentirais plus à l’aise sur le terrain, sous le feu de l’émotion de dire : « bay misye yon fant jan’mb non » … « Yo, pase’m boul non la ti pap.. leve je’w, mwen a dwat ou » De petits jargons entre Haïtien et Haïtien. Par exemple, seulement « m’m, fè respè’w tande... ou cho, wap frèt wi… jou fèy tonbe lan dlo, se jou sa a li pouri »
Je sais écrire et lire très bien le Créole. Un ami a pris son temps et m’a enseigné l’écriture créole en UN JOUR depuis 1988.
Je lis Franck SEGUY
Je te lis parce que tu respectes le Créole. Je te lis pour renouveler et enrichir mon vocabulaire (klitikliti ?). Je te lis pour chercher à relever les emprunts (bouske). Cependant, je demeure convaincu que la ligne de tes pensées « anti-boujwagrandon », on ne sera jamais d’accord car Haïti a déjà trop souffert de ces discours creux. En politique, il n’y a jamais des courbes à 180 degrés. Gade’m lan je, map gade’w lan je. Le symbole de la gauche Haïtienne qui a fait chanter la jeunesse haïtienne a dit sur les ondes aux oreilles de toute la République « Je suis déçu de cette gauche de mon pays et personne ne va m’enlever mon passeport américain. » Quand il l’a dit sur RANMASE de Radio Caraïbes, ce fut un choc pour la jeunesse des années 86. Si je ne suis pas d’accord avec toi sur le salaire minimum, tu me classeras surement parmi les « boujwagrandon »… alors que je crois que 200 gourdes, c’est peut être peu par rapport aux 300 gourdes, telles que proposées par le Ministère des affaires Sociales ( cf. Deshommes, F. Tout plaide en faveur des 200 Gourdes)… Le problème est beaucoup plus profond. Entre le discours facile et la scientificité, je choisis la dernière.
Cécité de JJJ sur F. SEGUY?
J’ai vu ta réponse. Je pensais que c’était ton opinion. Je ne voulais entrer dans une opinion alors que je ne voyais pas la porte de sortie. Je me rappelle très bien de ce que tu as dit. D’abord, tu pensais que je plaisantais… or si tu me connaissais vraiment tu devrais savoir que je ne poserais pas trois questions autour du Chef de Gouvernement de mon pays, Mme. Michèle Pierre-Louis, juste pour plaisanter. Je suis en plein désaccord avec ton classement.
Je le lis et je comprends ton type de discours. Tu as dit : Bill Clintonà Paul Farmer-à René Préval à Michèle Pierre Louis. J’ai souri. Ce discours est politique mais non scientifique. Haïti est membre fondateur de l’ONU. L’ONU ne fait pas l’occupation en Haïti. L’ONU ne fait pas la tutelle en Haïti non plus. Si tu veux vraiment parler d’occupation, demande aux survivants des années 1915 à 1934, ils te diront comment ils vécurent les bottes des Yankees. Du moins, ceux qui ont lu Roger Gaillard, ils te diront ce qu’est l’occupation. Dire tutelle ou occupation, c’est un discours facilement digestible pour les adversaires politiques mais à pénétrer les terminologies, les termes techniques de la tutelle et l’occupation, c’est toute une autre chose. Chaque fois, je vois des gens écrire des choses de ce genre sur le Net, je sais que c’est pour faire dodo les enfants.
Maintenant pour ce qui est Michèle Pierre-Louis et Bill Clinton. Les organisateurs du Congres-2009 doivent s’excuser publiquement auprès de Mme. Le Premier Ministre qui va boucler ses 12 mois à la Primature le 5 septembre en cours, sinon l’histoire va les juger sévèrement. La Primature ne devrait en aucun cas prendre cet incident comme anodin. Je vais plus loin, de connaitre Bill Clinton, cet animal politique… s’il avait même le temps de réaliser cette bévue historique, il allait lui-même céder la place à Michelle Pierre-Louis. Je n’ai aucun doute là-dessus. Clinton ne laisserait pas passer un seul instant pour ne pas se faire apprécier et applaudir. C’est l’homme qui est toujours en campagne.
An nou klè sou yon keksyon… lan zafè salè minimòm lan, depite yo ap distrè moun. Se yon okazyon an nò pou yo bouske kèk ekspè lan tout sektè pou travay sou yon pwogram ekilibre pou tout moun, tout sektè, ka satisfè san plenyadò.
Kenbe rèd.
JJJ
Malheureusement les vérités du professeur émérite, Franck Laraque, nous sont parvenues en français. En anglais ou en créole, je suppose qu'elles auraient touché probablement beaucoup plus gens de la diaspora, dans la mesure où, la majeur partie de la diaspora haïtienne vivant en Amérique du Nord, n'est pas obligée de s'intéresser au français. Mais ce n'est qu'une pure supposition. Car lorsque Jean Junior Joseph avait posé une question sur l'admisibilité de cet accroc international mis sous le boisseau, j'avais formulé une réponse en créole. Dedain pour la langue - et par extension - pour tout le peuple qui ne parle que celle-ci, dedain pour la personne (un parfait inconnu qui fouine dans une affaire qui ne le regarde pas) ou encore dedain pour la vérité crachée trop crûment... en tout cas, personne n'a osé dire un mot de mes commentaires qui ont soigneusement été évités. Même Jean Junior Joseph qui posait la question a été subitement frappé de cécité, car il n'a pas accusé réception. Je profite de l'excellent message du professeur Laraque, mon homonyme, pour redire les mêmes vérités que lui, mais que j'avais formulé depuis le 14 août dernier, à ma propre manière."Jean Junior,Mwen pa t anvi reponn ou, non. Paske m te panse se plezi ou t ap pran lè ou te poze keksyon an. Men, kòm m wè gen anpil moun "de bonne volonté" ki pa konprann keksyon ou lan, m pwofite siyale moun ki gen priyorite a se li ki pale an dènye (Si prensip pwotokòl yo pa chanje antretan). Sa vle di kisa? An bon kreyòl, Michèle Pierre-Louis se yon sibaltèn an prezans Bill Clinton: se mesaj sa a dyaspora ayisyen an voye bay peyi a. Se tankou ou ta nan yon komisarya, gen yon ajan 2 avèk 10 ajan 1, se ajan 2 a k ap dirije komisarya. Lè yon komisè rive, yo tout tonbe otomatikman sou zòd komisè a. Daprè lòd entèvenan yo te pran lapawòl nan kongrè ki t ap òganize nan lametwopòl la, ajan 2 a se Michèle Pierre-Louis, ajan 1 se rès entèvenan yo. M kite ou chache komisè sivil la nan koloni an pou kont ou.Alòs, keksyon ou lan: èske li admisib, nòmal pou Michèle Pierre-Louis pale anvan Bill Clinton nan yon kongrè ayisyen? Wi, pliske se moun ki gen pi gwo grad la ki pou pale an dènye. Bill Clinton se anvwaye espesyal Segretè jeneral Ban Ki-Moon, sa vle di nan yerachi an Ayiti a ou jwenn :Bill ClintonPaul FarmerRené PrévalMichèle Pierre-LouisKesedyoKesekwannRès yo......Kenbe la.''Franckseguy
Date: Mon, 24 Aug 2009 02:56:20 +0100
Subject: [Haïti-Nation:9903] Un accroc international mis sous le boisseau, par le Prof. Emerite Franck Laraque
From: jjj...@gmail.com
To: carlf...@yahoo.com
CC: carlf...@mindspring.com
Un accroc international mis sous le boisseau
Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?
J’ai lu avec intérêt et attention, dans le Coin de Carl, la relation du Congrès de la Diaspora Haïtienne à Miami du 6 au 9 août 2009 et les débats auxquels il a donné lieu. Carl observe avec justesse que les Haïtiens malgré des années en Amérique n’accordent pas aux autres le droit de critiquer. Mais ce n’est point ici l’objet de mon propos. Roosevelt Jean-François a, dans les Minutes du Congrès de Miami, décrit objectivement, ce me semble, le déroulement de ce congrès. Il relate un malheureux incident survenu , un impair monumental commis par un « membre du cabinet » de l’ancien Président Clinton et entériné par les intervenants. Voici comment, dans un passage des Minutes, Jean-François nous confie avec un brin d’humour un tel accroc :
Les propos du Premier Ministre étaient entrecoupés d’applaudissements venant de la satisfaction du public présent dans la salle.
Entre-temps, un membre du cabinet Clinton fait signe de la main au Dr Lauredan pour venir le trouver en coulisses . Vraisemblablement, il a fait savoir à Lauredan d’aller sur le podium pour demander au Premier Ministre de raccourcir son intervention. Lauredan a passé le message à Moïse ( Président du congrès) qui a acquiescé de la tête. Moïse a gravi le podium en glissant légèrement ses pas vers le Premier Ministre qui parlait. Il a tapé l’épaule gauche du Premier Ministre qui a dû suspendre momentanément son discours et lui a chuchoté quelques mots à l’oreille.
Le Premier Ministre a dû bâcler la fin de son intervention soulignant qu’on lui a demandé de terminer pour faire place au Président Clinton. Ce qui a déclenché un certain malaise.
La réaction des Haïtiens à la hardiesse de l’assistant de l’ancien Président Clinton, maintenant malgré ses titres et sa renommée, un émissaire de l’ONU en Haïti, est époustouflante. Dr Moïse , président du congrès, ne répond pas à l’assistant de Clinton que son intervention est inacceptable, Madame Pierre-Louis étant le Chef du gouvernement haïtien. Celle-ci, humiliée, ne rejette pas d’un revers de main l’audace de l’assistant de Clinton. Obéissant au diktat de Clinton, elle a bâclé « la fin de son intervention soulignant qu’on lui a demandé de terminer pour faire place au Président Clinton. Ce qui a déclenché un certain malaise ».Le public haïtien ne s’est pas mis debout pour exhorter, dans un sursaut de dignité nationale, le Premier ministre à continuer son discours sans aucune restriction. L’assistance n’a ressenti qu’un certain malaise. La plus grande obséquiosité prévaut ainsi du plus haut au plus bas de l’échelle. La vénalité semble conseiller à ceux qui tendent une main mendiante pour quémander l’aumône de plier l’échine s’ils veulent recevoir la manne internationale. Là ne s’arrête pas la tragi-comédie, elle est en si bon chemin. Le Président Clinton, malgré l’impardonnable intervention de son assistant prétend sans tiquer « qu’il ne va pas s’immiscer dans la politique interne (d’Haïti) ». Personne de l’assistance pour l’interroger sur la contradiction flagrante entre son affirmation et l’ accroc au protocole international causé par un membre de son entourage . Tout est mis sous le boisseau, jeté aux oubliettes.
Triste, pitoyable, écoeurant, m’écrivent des amis consternés. Réalité fort compréhensible, néanmoins, lorsque les dirigeants haïtiens, incompétents et prédateurs, monopolisent le pouvoir et mènent la danse, la valse des dollars alors que les masses crèvent de faim , alors qu’un misérable salaire minimum de 200 gourdes est refusé aux ouvriers et travailleurs aux abois.Vogue la galère, certes, avant qu’elle n’échoue sur l’évitable roc de la résistance populaire.
Franck LaraqueProfesseur émérite, City College, New York18 aout 2009
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« Un problème sans solution est un problème mal posé. »
Albert Einstein
JJ,
J'ai lu ta replique a Franck.
Toujours correcte, comme d'habitude.
Concernant: Maintenant ce qui est de Michelelle Pierre Louis et de Bill Clinton.
Ne penses-tu pas ton jugement severe concernant des excuses publiques?
Oui, il y a eu gaffe protocolaire. Mais je crois qu'il ne faut pas exxagerer en y faisant une affaire d'Etat. Des excuses publiques risquent a mon avis de donner plus d'ampleur a cet incident deja embarassant pour la Premiere Ministre.
J'aurais prefere des excuses sinceres en prive a Mme la Premiere Ministre,
pour ne pas l'embarasser d'avantage.
Soit dit, en passant, que la Premiere Ministre etait supposee s'adresser au Congres plutot le vendredi soir, mais on a du bousculer le protocole pour la "rescheduler".
Personellement , je pense que des excuses PUBLIQUES feraient encore plus de mal a la fierte haitienne.
Qu'en penses-tu?
Amities.
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