Internet libère-t-il la femme ?

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Daniel Alouidor

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Mar 7, 2009, 8:49:25 AM3/7/09
to debanasyonal Ayiti, Grand Debats, haitian politics, vinoush, Haiti Nation2, Haiti Connexion

Internet libère-t-il la femme ?



Alors que dimanche 8 mars est célébrée la Journée internationale de la femme, enquête sur la Toile, espace de parole, de travail et de gain de temps pour les Françaises


Deux jeunes femmes font leur choix de vêtements sur un site internet à Caen (AFP).

Elle ne veut pas le reconnaître, mais Stéphanie, alias Clarabel, est une star du Net. Chaque jour, des centaines d’internautes se précipitent sur son blog pour suivre ses recommandations de lecture (1). Même les éditeurs se bousculent pour lui adresser leurs livres. Depuis quelques semaines, le site de cette femme au foyer de 33 ans, mère d’une petite fille, arrive en tête des blogs littéraires les plus consultés, devant celui de l’écrivain Pierre Assouline, longtemps premier de la liste (2). «C’est flatteur, dit-elle, mais cela ne va pas bouleverser le monde. Je lis, je partage et ceux qui m’aiment me suivent.»

Modeste Stéphanie. Et pourtant elle fait partie des rares femmes dont l’opinion compte sur la Toile : peu, en effet, figurent dans les classements des blogs les plus influents. Un paradoxe, puisqu’en France – et c’est une spécificité – elles bloguent davantage que les hommes. Actives ou au foyer, les Françaises sont de plus en plus nombreuses à tenir un journal de bord, récits de leur vie personnelle ou chroniques thématiques.. « Sur Internet comme ailleurs, dès qu’il y a des enjeux de pouvoir, le plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder à des postes stratégiques fonctionne », observe Isabelle Collet, docteur en sciences de l’éducation (3). Classique, donc. Même si, cette fois, cela ne semble pas les dissuader d’investir la blogosphère pour prendre la parole.

Certains blogs féminins affichent d’ailleurs des audiences très enviables, au point de produire des revenus : « La publicité, mais aussi les billets sponsorisés, les piges pour la presse ou des marques permettent à quelques-unes de vivre ou d’arrondir confortablement leurs fins de mois », assure Élodie Jacquemond, créatrice du Nuage des filles, annuaire de blogs et sites communautaires (4). Évidemment, noteront les esprits chagrins, ces carnets multimédia traitent surtout de thématiques dites féminines : cuisine, bébé, mode, beauté… « Lorsqu’elles abordent d’autres sujets, elles ont plus de mal à percer, analyse Isabelle Collet. Alors, elles restent sur des thèmes qu’elles connaissent. Quoi qu’il en soit, ajoute-t-elle, les blogs permettent aux femmes d’accéder à l’espace public, ce qui représente un progrès considérable. »

Internet libère un temps précieux pour les femmes

Moyen d’expression incomparable, y compris dans les pays où s’exerce la censure, Internet se révèle aussi un outil pratique pour simplifier la vie. Marie, maman de trois enfants, salariée à plein-temps, en fait chaque jour l’expérience : « J’effectue l’essentiel de mes courses sur Internet, raconte cette femme de 33 ans, responsable des ressources humaines. Munie de mon e-Carte bleue, j’achète toutes sortes de produits : alimentation, vêtements, électroménager, jouets, voyages… C’est pratique, rapide, et certains produits sont moins chers sur le Net. » Les femmes, plus encore que les hommes, apprécient le gain de temps. De son côté, Murielle, directrice d’un centre hospitalier, profite, des avantages du télétravail : « J’ai accès chez moi à ma messagerie professionnelle, explique cette femme cadre de 34 ans. C’est très pratique, notamment lorsque je passe la journée en réunion à l’extérieur. Je n’ai plus besoin de retourner au bureau pour traiter les éventuelles urgences et, du coup, je peux voir un peu plus mes deux enfants.»

Si le télétravail partiel libère un temps précieux pour les femmes, il permet également à certaines de trouver un emploi salarié ou de se mettre à leur compte. Emmanuelle Falsanisi vient ainsi de franchir le pas. Directrice des partenariats dans une grande entreprise, elle a quitté son poste pour lancer Sagaplanet.com : «J’étais arrivée au bout d’un chemin professionnel, confie cette quadra à l’allure volontaire. Je souhaitais m’investir dans un domaine plus culturel de type multimédia.»

Le télétravail, un "réel progrès"

Le télétravail, pourtant, ne fait pas recette en France. Certains craignent qu’il n’incite les femmes à retourner au foyer. « Je m’interrogeais aussi, reconnaît Isabelle Collet, mais les enquêtes montrent, au contraire, qu’il s’agit d’un réel progrès, même sur la question de l’enfermement à la maison puisqu’il est préférable de travailler chez soi plutôt que de ne pas travailler. » Seul bémol : l’éventuel isolement. Un inconvénient auquel Internet peut aussi remédier grâce aux réseaux professionnels féminins, désormais très nombreux sur la Toile. « Il s’en crée aujourd’hui dans tous les univers et dans toute la France, affirme Emmanuelle Gagliardi, co-auteur d’un guide et d’un site sur le sujet (3). Les femmes y partagent leurs expériences en abordant des problématiques qui leur sont propres. »

Elles échangent, s’organisent, s’entraident. Un esprit communautaire semble souffler sur la Toile où de nombreux sites s’adressent exclusivement à elles : ainsi Badiliz.fr, les petites annonces au féminin, Terrafemina.com… « Leurs attentes sont différentes de celles des hommes. Elles utilisent d’abord Internet pour progresser dans leur vie », note Anne-Laure Vincent, créatrice de Marmiton.org et aujourd’hui directrice d’Aufeminin.com, précurseur du genre en France. N’hésitant pas à demander conseil en ligne sur les sujets qui les préoccupent (couple, enfants, sexualité…), elles préfèrent s’adresser à des personnes vivant les mêmes expériences plutôt qu’à leurs proches. « Les forums représentent 20 % de l’audience d’Aufeminin.com, confirme Anne-Laure Vincent, grossesse et bébé étant les thématiques les plus populaires.»

De plus en plus nombreuses à se connecter, les femmes sont en train de s’approprier l’outil Internet. « Le numérique est une chance pour nous toutes», explique l’enthousiaste Natacha Quester-Séméon, fondatrice de Girl Power 3, un réseau féminin, et d’i-Marginal, société de création de contenus Web. «Et pas seulement parce qu’il permet de s’exprimer, de développer une activité économique, de gagner du temps… Les femmes doivent également bénéficier de l’innovation et des métiers qui se créent, insiste cette trentenaire à la longue chevelure brune. Le numérique est une révolution technologique qui implique aussi une révolution sociale. Il faut lever les barrières psychologiques et ne pas croire que ce monde-là n’est pas pour nous. »

Or, la première barrière reste la technique, un domaine dans lequel les femmes se sentent toujours démunies. « C’est un frein plus symbolique que réel, mais efficace », observe Isabelle Collet. Malgré un nombre croissant de femmes actives sur Internet, très peu sont encore aux commandes du Web de demain.

Paula PINTO GOMES

(1) http://blogclarabel.canalblog.com
(2) Classement Wikio.
(3) Auteur de L’informatique a-t-elle un sexe ? Hackers, mythes et réalités (L’Harmattan).
(4) www.lenuagedesfilles.com
(5) Guide des clubs et réseaux au féminin
(Cherche-Midi) et http://interdit-aux-hommes.net


Michel Portal

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Mar 8, 2009, 5:53:17 AM3/8/09
to haiti-...@googlegroups.com
Bonne fête à Toutes et bonjour à Tous,

Jardinons, reboisons, bicyclettons, utilisons l'énergie solaire, purifions l'eau, écoutons et parlons, rions, dansons: il en restera toujours quelque chose. Beaucoup de Plein-de-sous devrons prochainement s'y remettre aussi. Sans entraînement ce sera dur!

Un angle d'attaque monétaire pour surmonter la crise générale (seconde mouture après discussions).

Vers une création publique de la monnaie

Le pouvoir de battre monnaie a toujours été le pouvoir du roi. En démocratie ce pouvoir revient aux peuples, à leurs représentants*. La création publique de monnaie, exercée en apparence par les banques centrales est en réalité remise à des banques privées qui produisent une circulation monétaire folle - plusieurs dizaines de fois supérieures à l'échange réel de biens et de services -. Par ce biais elles endettent tous les états, même les mieux gérés et disposent de liquidités géantes qui leur permettent d'acheter indûment entreprises et marchés. La terre n'est pas infinie, la monnaie ne peut l'être.
Le système a explosé avec un cortège de drames qui n'est pas terminé pour des millions de personnes. La tendance est maintant inversée: déflation mais l'exploitation va continuer si nous laissons faire. Comment réguler le futur système monétaire mondial du G20, planétairement? continentalement? nationalement? localement?. La lutte ne peut pas être uniquement individuelle, plusieurs présidents américains ont été assassinés pour s'être attaqués au monstre.

 

Au niveau quasi mondial
Qui frappe monnaie? La FED. Mais derrière cette banque aux allures publiques se cache un cartel de banques privées prenant intérêts et dirigeant en sous-main la politique des USA, en accordant ou refusant le crédit ici ou là, en "diversifiant" les taux d'intérêts des prêts de façon tendancieuse.
La crise financière actuelle pourrait démasquer le cartel mais bizarrement les médias n'en disent mot... Prudente la FED a réduit ses intérêts à quasiment zéro actuellement! Subite vertu ou crainte de retour de flamme? Que les Etats-Unis continuent avec la FED telle qu'elle, est leur affaire mais mondialement ça ne peut durer.
Un G20 a pris l'initiative de forger un nouveau (?) système monétaire. Les tractations sont en cours. Manifestons, veillons, surveillons et proposons* en vue des 19 et 20 mars à Bruxelles et jusqu'au 2 avril à Londres pour des décisions équitables (?). Ayons présent à l'esprit que c’est l’inéquité économique qui gonfle tragiquement les flux migratoires. L'argent n'est pas une malédiction, mais une invention souvent pratique, de responsabilité strictement humaine.
Première remarque: pour gagner en crédibilité, le G20 aurait besoin d'être étendu. Pourquoi pas à tous les pays de l'ONU? Certains humains seraient-ils moins humains que d'autres?

Européennement 
Quid de la BCE (comme la FED ses taux baissent)? De la zone euro? Pourrait-elle devenir exemplaire en matière de création de monnaie ? Nous ne voulons ni d'une “planche à billets” irresponsable, ni d'intérêts sur les prêts au profit d'intérêts privés qui endettent même les états vertueux. Au coeur: la suppression de l'article 123 de Lisbonne (ex 104 de Maastricht) interdisant les emprunts d'un état à sa propre banque centrale s'impose. Il y a des élections européennes en juin, nous, citoyens, pouvons poser des questions aux listes en lice. Aux partis d'être clairs sur leur option "monnaie".
Mettre la création de la monnaie et les banques centrales sous autorité publique* n'implique pas de nationaliser toute la banque. Les banques privées ont leur place, mais pas dans la création de monnaie. Comme les autres entreprises, publiques ou privées, elles seraient inspirées de ne pas penser qu'à leurs actionnaires. De gré ou par la loi, elles devront faire place à leurs acteurs et à leurs clients devenus rapidement partenaires. L'argent simplifie beaucoup les échanges, mais il ne "travaille" pas!

Personnellement
  A cause de la crise, j'ai remis en cause mon ancienne banque au profit d'une petite banque coopérative (20 000 sociétaires en 20 ans). Dans cette banque, l'échelle des salaires entre le moins payé et le plus payé de l'entreprise va de 1 à 3. Quelle que soit la somme que tu prêtes, tu as droit à une voix et une seule aux conseils. Plusieurs banques dans ce style existent en Europe. Regroupement des banques honnêtes? De vraies coopératives? Création de crédits locaux partout?
  Il faut ensuite que les orientations justes durent! Après la seconde guerre mondiale, de jeunes banques dynamiques s'étaient lancées sur des bases coopératives. Nous avons eu les "Trente Glorieuses", mais depuis, ces groupes ont perdu et leur cap et maintenant leur honneur.
  Contrôler, surveiller sonnent mal. Le problème d'actualité pour la démocratie me semble pourtant être celui d'une vérification citoyenne des banques (centrales et autres). Et un problème d’imagination**: pour qu'elles deviennent créatrices d'une monnaie orientée le bien commun avec un crédit ouvert par principe à tous. Démocratie signifie droit de vote à tous, mais aussi que chacun compte pour un (démocratie économique). Un homme, une voix comme on disait, est capable de donner les meilleurs chances à "ce qui est juste". Dans les entreprises les plus diverses et dans les conseils de banques, aussi.

* Il y a une occasion historique de commencer à séparer "pouvoir constitué" et "pouvoir constituant" confondus jusqu'à présent. Ceux qui écrivent constitutions, règles et lois sont ceux qui en bénéficient le plus. Ils sont trop souvent juges et parties; hum!
Les "pouvoirs constitués", tous nos actuels élus, ont déjà plus de pouvoirs qu'ils n’en peuvent vérifier. Aussi tout nouveau pouvoir, celui de faire évoluer une constitution par exemple ou la banque, sera mieux assuré en d'autres mains: un pouvoir constituant.
Les pouvoirs constituants pourraient être attribués à des assemblées formées de citoyen-nes volontaires, tirés au sort et s'engageant à rester non-candidats lors d'élections consécutives à cet exercice. A ces braves - honnêtement défrayés et assurés de retrouver leur emploi - on ajouterait des hommes et femmes politiques élus par leurs pairs (avec parité homme femme)... Un peu sur le modèle des jurys d'assises qui mêlent 9 jurés décideurs tirés au sort, représentants du peuple et 3 juges pros (ne votant pas mais là pour éclairer les jurés). Evidemment les débats seraient publics et nul n'aura un second mandat. 
  Dès maintenant, rêve et imagination aidant l'atterrisage de l'utopie, rien n'emêche chacun de participer à la réflexion, aux débats et à l'écriture de nouvelles règles bancaires et de constitutions viscéralement démocrates.

**Dans un monde où tout passe, évolue et se transforme, pourquoi l'argent, seul, serait-il permanent? L'argent ne doit-il pas "rouiller" perdre progressivement sa valeur pour empêcher l'avarice thésaurisatrice et manipulatrice. Pas trop vite pour permettre des projets à long terme. Une date limite de validité comme les autres produits? Pourquoi-pas? Les billets s'approchant de leur date de péremption pourraient être négociés auprès des banques centrales et de leus conseils...en fonction du projet visé. Est-il vraiment social? écologique?

Cordialement et polycitoyennement

Michel Portal
41 rue du Château
F 56400 Auray
Breizh / France / Ewropo




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