Mesdames et Messieurs les hauts commandants de la PNH,

11 views
Skip to first unread message

Gerry Jabon

unread,
Jan 18, 2011, 3:56:12 PM1/18/11
to

 
Mesdames et Messieurs les hauts commandants de la PNH, 

 

 

Je refuse d'être traité de complice des lâches, imposteurs, plats et  opportunistes que j'ai connus au sein de la Police Nationale D'Haiti, je n'en suis pas un. Je m'oppose toujours aux pratiques auxquelles vous vous livrez pour vous maintenir aux postes. C'est d'elles qu'il est ici question ; je les exprime sans passion, en veillant à dissocier mes états d'âme et sentiments personnels. 

 

Vous savez sciemment que, dans la Police Nationale D'Haiti, la chaîne de commandement est une filière bidirectionnelle d'autorité et de reddition de comptes  qui relie un supérieur à ses subalternes. Ces subalternes peuvent soit exécuter l'ordre, soit le transmettre à un échelon plus bas s'ils ne peuvent l'exécuter. Et selon la Loi du 28 décembre 1994 portant création de la PNH paru dans le Moniteur # 103, en principe, les policiers sont des civils. Ainsi, ils doivent obéir promptement aux ordres et aux directives de leurs supérieurs, sauf si l'ordre est manifestement illégal.

 

98 pour 100 des agents de la PNH savent crânement: "Un policier doit s'abstenir de porter son uniforme ou partie de son uniforme alors qu'il participe ou qu'il assiste à une activité politique en dehors de ses fonctions régulières, sauf sur autorisation. Il doit également s'abstenir d'utiliser son statut de policier à des fins ou avantages personnels ou à l'avantage d'une autre personne;

  

Le subordonné est-il administrativement répréhensible s'il a commis un manquement ou excès de zèle sur ordre de son supérieur immédiat?

 

Les investigations secrètes prouvent, en dehors des actes de "Zenglendo," que tout ce qu'une unité de policiers a fait, c’est parce que quelqu’un de plus haut placé lui a demandé de le faire. 

 

Les policiers doivent-ils apprendre à désobéir?

 

Dans la pratique, et ma connaissance, leur seul tort est de ne pas avoir désobéi à un ordre illégal. Les policiers haïtiens vivent en vase clos et, souvent, ils perdent de vue la vraie vie, celle de tous les autres, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas policiers. "On appelle ça l’esprit de corps."

 

Cependant, à l'intérieur de cet esprit de corps, quand la flatterie, la politique ou l'opportunisme tourne mal, il faut toujours trouver des complices quelque part. Maintenant,  la paillote brûle  chacun des exécutants  se retrouve seul pour régler la facture. La devise des chefs au sein de la PNH: "C’est celui qui ne peut pas fuir qui éteint les lois."

 

Mesdames et Messieurs les hauts commandants de la PNH: 

 

- Arrêtez de croire que les policiers sont des robots incultes, sans conscience  et incapables de penser. 

- Prenez votre courage à deux mains.

- Cessez de traiter les policiers comme des parias et des agneaux sacrificatoires. 

- Dites que vous tenez pour responsables le dispositif policier qui avait été déployé à l’aéroport à l'occasion de retour du Président Jean-Claude Duvalier. 

- Et soyez, une fois dans votre vie, des hommes et des femmes, non des lâcheurs, car il n'y a rien de mal dans le fait d' accorder un accueil avec tous les honneurs dus à un ancien chef de l'Etat.

 

En effet, je ne saurais être complice de ce genre d'hommes et de femmes, de ce genre de pratiques, en gardant le silence. Je me  demande à l'aune de quoi vous voulez punir les policiers. Et si c'était votre demi-dieu, le Président Jean-Bertrand Aristide?

  

 

 

Gerry Jabon

dord...@yahoo.fr

 

Orlando, le 18 janvier 2011.

 

 

 

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Haïti-Politique-Exil

Jean-Claude Duvalier se fait discret au lendemain de son étonnant retour

Revenu en Haïti sans être inquiété après un quart de siècle d’exil en France, l’ancien dictateur à vie et chef suprême des "Tontons Macoutes" tarde à s’expliquer sur le sens d’un séjour diversement interprété ; la PNH va sanctionner les policiers ayant fait partie du cortège aux allures présidentielles de Duvalier

lundi 17 janvier 2011,

Radio Kiskeya


L’ex-autocrate Jean-Claude Duvalier, dont la présence depuis dimanche soir à Port-au-Prince n’a cessé de provoquer des réactions d’acceptation ou dans certains cas d’indignation, n’avait toujours pas dévoilé 24 heures plus tard les vrais objectifs de son retour que des observateurs associent à une tentative de réhabilitation politique du duvaliérisme ou encore à des manoeuvres machiavéliques du Président sortant, René Préval. Une conférence de presse de M. Duvalier, prévue à son hôtel, a été annulée officiellement en raison de difficultés d’ordre logistique.

 

Selon Henry Robert Sterlin et Yves Germain Joseph, deux proches de l’ancien homme fort de l’Haïti des années 70-80, la conférence de presse devrait finalement se tenir mardi dans une salle pouvant accueillir tous les journalistes, soit au Karibe, à Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), où loge l’invité surprise ou dans un autre établissement hotelier de Port-au-Prince.

 

Interrogé sur les motifs et la durée du séjour de Jean-Claude Duvalier, M. Sterlin, dirigeant politique et ancien diplomate haïtien à Paris sous la dictature, n’était pas en mesure de fournir des précisions. Il s’est contenté de déclarer que l’ancien exilé était un homme timide "pas du tout enclin à exposer les secrets d’Etat".

 

Peu après son arrivée -avec sa compagne Véronique Roy- à l’aéroport international Toussaint Louverture par un vol régulier de la Air France en provenance de Paris via Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), l’ex-Président à vie avait indiqué laconiquement qu’il était venu "aider le peuple haïtien" dans la phase de reconstruction, un an après le séisme dévastateur de janvier 2010.

 

Acclamé par plusieurs centaines de personnes, en majorité des jeunes à peine nés lors de sa chute spectaculaire sous la pression populaire, le 7 février 1986, Baby Doc, 59 ans, visiblement très affaibli, a passé le plus clair de la journée de lundi à recevoir d’anciens collaborateurs et des duvaliéristes qui lui sont restés fidèles.

La veille, on pouvait voir parmi ceux qui l’entouraient des figures notoires de l’ancien régime tels l’ex-ministre des affaires étrangères, Adrien Raymond, Claudel Gauthier, ancien chef de protocole de la Présidence, et le colonel Christophe Dardompré, ex-commandant de la garde présidentielle.

Ce dernier est responsable de la sécurité rapprochée de Duvalier composée d’anciens officiers des ex-Forces armées d’Haïti (FAd’H), dissoutes par Jean-Bertrand Aristide en 1995.

 

Installé en veston cravate à bord d’un véhicule officiel, celui qui avait régné sans partage sur Haïti de 1971 à 1986, à la tête de la puissante milice des "Tontons Macoutes", a été conduit de l’aéroport à l’hôtel par des agents dévoués de la brigade d’intervention motorisée (BIM) -une unité spécialisée de la Police Nationale- qui avaient formé un impressionnant cortège d’une quinzaine de motocyclettes.

Quelque peu embarrassée devant l’implication excessive d’agents de l’ordre dans cette bizarre opération retour, la PNH a annoncé lundi l’adoption prochaine de sanctions administratives appropriées contre tous ceux qui avaient défilé fièrement dans les rues de la capitale en tête d’un cortège hautement sécurisé.

 

Le porte-parole de l’institution, le commissaire Frantz Lerebours, dément toutes les rumeurs faisant état d’une présence permanente de policiers dans la sécurité personnelle de Jean-Claude Duvalier et soutient que le dispositif qui avait été déployé à l’aéroport, loin de viser l’intéressé lui-même, consistait en une gestion de foule ordinaire.

Par ailleurs, le porte-parole informe que toutes les mesures sont prises en vue de contrecarrer toute éventuelle réaction violente d’un quelconque secteur politique après la proclamation des résultats définitifs du premier tour controversé des présidentielles et législatives.

 

Au centre d’une rencontre lundi entre l’Exécutif et le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, ces résultats pourraient être publiés prochainement pour tenter de mettre un terme à une grave crise post-électorale remontant aux joutes du 28 novembre entachées de fraudes et d’irrégularités multiples attribuées au pouvoir. spp/Radio Kiskeya





Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages