Salut: A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide? NON!

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Carl Henri Jedidiah Gomez

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Dec 11, 2013, 9:09:33 PM12/11/13
to Haiti Think Tank, flhec...@aol.com, tout-...@googlegroups.com, forumculturel, tout...@yahoogroups.com, jrg...@aol.com, core...@yahoo.fr, HaitiConnexion, haiti Nation, Natania Etienne, reseauc...@yahoogroupes.fr, haitian...@yahoogroups.com, sept...@yahoo.com
Bravo Mme. Etienne,
C'est un Nage Waza Ura no Kata en bonne et due forme.
Jedi (miroir d'Haiti)
 

To: flhec...@aol.com; haitiant...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr; forumc...@googlegroups.com; tout...@yahoogroups.com; jrg...@aol.com; core...@yahoo.fr
CC: reseauc...@yahoogroupes.fr; haitian...@yahoogroups.com; sept...@yahoo.com
From: natania...@videotron.ca
Date: Wed, 11 Dec 2013 17:59:27 -0500
Subject: [HaitianThinkTank] Re : Salut: A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide? NON!

 
 


 


Quel scandale que pour se faire plaisir Florence n ait meme pas pris la peine de verifier la difference entre le Xhosa,  la langue que Mandela parlait en plus de l'anglais une langue differente du Zoulu il n etait pas de cette derniere tribu. Comme c est facile de se donner un genre et de se pretendre proprietaire de Mandela . Il n est pas trop tard pour apprendre le people Bantou et ses multiples branches gagne a etre connu mais cela ne sert a rien dans une rage populiste de tordre la realite.
natania Etienne

 
 
Le 11/12/13, flhec...@aol.com a écrit :
                   Me zanmi,depi ki le nou te konin Mandela??? 

Sept,A quoi s'attendre de gens qui ont contribue au sabotage du bicentennaire de l'independance.Ils auraient pu faire un treve 1er et 2 Janvier a fin d'honorer les ancetres.
                 Plus grand que nos ancetres, 
ils ne peuvent pas faire leur Mea Culpa a la nation
  Ils sont telllement rempli de haine,au point qu'ils ne peuvent rien comprendre, Ils sont a l'etat sauvage. On aurait pense qu'apres 2010, il y aurait un peu de compassion, d'apaisement, de retrait, de fraternite:ooh non!!!!!!! c'est la pagaille avec le mot d'ordre et motto " la masse :Led et Santi KK"
C'est un etat d'esprit tout a fait devergonde, immoral et inhumain ou la raison n'existe pas.
Mais tu sais Sept, malgre tout, il faut bosser dur  !!!!

Me zanmi,depi ki le nou te konin Mandela??? 
Afrik=jouman; Zulu= jouman (lang Mandella), exil en Afrik = jouman

Sept, je n'arrive rien a comprendre dans tout cela. c'est ce que l'on appelle"vagabondage"
Le mec passe 7 ans en exileen Afrique du Sud. Sa femme et lui enseignet a l'universite. Il fai son doctorat en linguistic,"Zulu"qui est jusqu'a present conteste par eux parceque c'est en Afique du Sud et pas a la Sorbonne. Enfin!!!

C'est la premiere fois que j'assiste a des souhaits de condoleances avec telle vulgarite

Peace
PS: I can conclude by saying that this forum gives the opportunity to evaluate our social skills.
I'm afraid that they don' look good at all.
We have become so cruel, disrespectful, aggressive, destructive that we are unable to be civil to each other, What a shame

-----Original Message-----
From: nataniaetienne <natania...@videotron.ca>
 rigolo mauvais montage...
natania etienne
 
Le 11/12/13, Sept Laetitiah <sept...@yahoo.com> a écrit :
 
Quel est ce genre de discussion droite et gauche qui se deroule ici? Si ce jrgab11 peut nous assurer qu'il etait un membre de l'entourage de Mandela ou d'Aristide de 2004 jusqu'au moment ou Aristide aurait perdu tout ses cheveux, et Mandela se aurait besoin d'une cane pour se ternir droit (2008 environ), il peut affirmer quelque chose. Sinon, il ne fait que parler dans le vent.
N'est-ce pas honteux que ces energumenes ont failli fusiller Tabo M'Beki, president Sud-Africain en visite en Haiti, le 1er Janvier 2004 au Gonaives?
Metayer with   Machete.jpgAristide Mbeki exile South Africa
 
Nous sommes certains que si quelque chose etait arrive a Mr Mbeki, les gens comme Jrgab11 en aurait attribue les responsabilites a Mr. Aristide.
De toute evidence, jrgab11 n'a pas suivi le parcours de Mandela, ou n'a rien appris de lui. Essayons d'edifier un peu jrgab11:
 
Cette photo represente Nelson Mandela et Frederik De Kerk, l'un de ceux qui l'on garde en prison pendant 27 ans de sa vie,
 
 
 
Alors, pourquoi Mandela ne rencontrerait-il pas un chef d'etat dechu qui n'a jamais fait aucun mal a lui ou a son peuple? Pour les boules de Jrgab11? Not a chance. Par ailleurs, Nelson n'a jamais eu peur de personne. Le voila avec nul autre que... Fidel Castro...
 
Face a Fidel, Nelson les bras de Nelson transcende l'homme pour l'elever au status d'ange.
Castro yaje kuba inshuti ye ikomeye mu buzima busanzwe
Mohamar Kadhaffi
Papa Yohani Paul II na Nelson Mandela
 
Regardez ceci, jrgab11, a cote de Margaret Thatcher, son Bois mesure vraiment 2 metres.
Margaret Thatcher na Nelson Mandela
 
Pour Michael Jackson, il le reduit a 1m50
Michael Jackson nawe yifuje kubonana na Nelson Mandela abigeraho
 
Face a l'angelique Whitney Houston, le Bois de Nelson disparait completement.
Whitney Houston yishimiye cyane kubonana na Mandela
 
 
 
 
 
 
 
I Tripoli ku 18 Gicurasi 1990 ubwo Mandela yari asuye Khadafi
 
 
Pour son fils, Aristide, son Bois sera de 2m50, car Mr. Mandela sait que la presence d'Haiti comme premiere Republique Africaine dans le nouveau monde n'est pas tolere et est constamment aux bords de l'extinction. Car Mr. Mandela comprend tres bien ce jeu primitif qui consiste a eradiquer les populations pour prendre leur place. Il sait que la premiere ligne de combat est l'ennemi qui se trouve chez soi qui fait son pain au beurre au service des ONG internationales.
000_PAR2004081376028_(WEB)
 
 


On Wednesday, December 11, 2013 2:38 PM, "jrg...@aol.com" <jrg...@aol.com> wrote:
Vous voulez me dire vous ne voyez pas que c'est une photo TRUQUEE? Alors le bras gauche de Mandela mesure deux (2) metres?  Ainsi vous acceptez tous les mensonges que l'on met sur les reseaux? Ne savez-vous pas que si le President avait rencontre Mandela tous les Haitiens morts de 1804 a nos jours seraient ressuscites pour en etre informes afin que nul ne pretexte ignorance?.
En tout cas , analysez la photo et faites-moi part de vos conclusions et de vos commentaires.
 
Jean R Gabriel

-----Original Message-----
From: flhector125 <flhec...@aol.com>
To: VINOUSH <VIN...@yahoogroupes.fr>; forumculturel <forumc...@googlegroups.com>; tout-haiti <tout-...@googlegroups.com>
Cc: grandsdebats <grands...@yahoogroups.com>; grandsdebatsgroupe <grandsdeb...@yahoo.com>; reseaucitadelle <reseauc...@yahoogroupes.fr>; haitianthinktank <haitiant...@yahoogroups.com>; Haitianpolitics <Haitian...@yahoogroups.com>; haitianadvocacy <haitian...@yahoogroups.com>; jrgab11 <jrg...@aol.com>
Sent: Wed, Dec 11, 2013 1:48 pm
Subject: Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide?


aristide-mandela
 
1- Y a-t-il preuve qu’Haïti n'était pas limitée dans le nombre de délégués qu’elle pouvait envoyer aux obsèques du Président Mandela ?
 
2- Durant le séjour du Président Aristide en Afrique du Sud, le Président Mandela n'a daigné même une fois le rencontrer. Pendant plus de 6 ans, le Leader  de l'Afrique du Sud n'a même pas trouvé quelques minutes pour notre leader, et nous voudrions que celui-ci rencontre dans la mort Celui qui a refusé de le  rencontrer dans la vie! Ce serait se prêter au ridicule!
 
3 – Qui nous dit que le Président Aristide n’a pas été invité et qu’il aurait décliné l’invitation ? Car l’un des traits fondamentaux de la personnalité du Président Aristide est la  MEFIANCE. Il voit danger là où il n’y a nullement  danger… Je doute très fort qu’il eût accepté l’invitation des Représentants de l’Etat Haitien.
 
4 – Ceux-là qui écrivent ces notes-là ont-ils tous les renseignements, ou , est-ce tout court de l’intoxication médiatique, du « voye monte » ?
 
Jean R Gabriel 



 
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Sept Laetitiah

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Dec 11, 2013, 10:03:23 PM12/11/13
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Les bateaux de Napoléon, chambres à gaz flottantes de Saint-Domingue

bateau Napoloén
01-10-2013claude1
En 1802, inaugurant une technique d’extermination qui allait être banalisée cent quarante ans plus tard par Hitler, le corps expéditionnaire de Napoléon commença à exterminer les Afro-descendants civils de Saint-Domingue (République  d’Haïti) en enfermant  des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards dans des cales de bateaux où l’on faisait brûler du soufre.
Les malheureux succombaient, dans des souffrances atroces, à l’inhalation de dioxyde de soufre, le gaz produit par la combustion.
Les cales étaient ensuite vidées par les marins qui faisaient disparaître les cadavres dans la mer en les lestant avec des sacs remplis de sable ou avec des boulets de canon.
Napoléon, ayant compris que le rétablissement de l’esclavage serait impossible, voulait faire disparaître les Afro-descendants ayant connu la liberté pour les remplacer par des Africains, ce qui aurait l’avantage de relancer le commerce des ports négriers français.
Il est difficile de ne pas considérer qu’une telle entreprise – que la victoire des résistants haïtiens empêcha d’être menée à son terme – était un génocide.
Plusieurs milliers d’Haïtiens succombèrent à ces opérations d’extermination menées sur le seul critère de la couleur de peau.
C’était la première fois, dans l’histoire, qu’on entreprenait d’exterminer froidement, selon des méthodes rationalisées, une population désignée selon des critères racistes.


On Wednesday, December 11, 2013 9:09 PM, Carl Henri Jedidiah Gomez <chjg...@hotmail.com> wrote:
Bravo Mme. Etienne,
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Carl Henri Jedidiah Gomez

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Dec 12, 2013, 12:30:36 PM12/12/13
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Mesdames et Messieurs,

Nous sommes heureux de constater que Mme. Laetitiah Sept dans une poussée miraculeuse d'humanisme met carrément Napoléon sur la sellette pour des présumés crimes contre l'humanité. Elle adopte la thèse polémique de Mr. Claude Ribbe, l’auteur du livre intitulé: Le Crime de Napoléon.

 Est-ce une acceptation de facto des crimes contre l'humanité de Dessalines et de Napoléon et d’Hitler? Car on ne saurait avoir deux systèmes de Justice. Ce sera un simulacre.

Nous serons prêts à la rejoindre pour supporter et maintenir très haut, l’étendard de la moralité universelle ancrée dans un humanisme galopant. La moralité de par sa nature est  intemporelle. Napoléon deviendra pour nous un criminel, si ces accusations ne sont pas farfelues

Que le crime soit commit par Caïn (Abel) ou par Aristide (présumé Mireille Durocher), ce sont des crimes, qui doivent recevoir notre anathème à perpétuité, notre désapprobation permanente et les coupables devront subir des rétributions adéquates, comme une dissuasion  à toute répétition des crimes. De façon que le monde ait un répit avec ces sanguinaires et ceux qui sont en herbe.

Nous sautons sur cette opportunité pour remercier Mme. Sylvie Bajeux, pour son travail inlassable de défense des droits humains en Haïti et nous la félicitons pour avoir reçu l’une des plus hautes distinctions citoyennes de la République Française, la Croix de la Légion d’Honneur.

http://www.berrouet-oriol.com/voix-d-ici-et-d-ailleurs/haute-distinction-citoyenne

 
Néanmoins, Mme Sept doit nous faire la preuve de l’inhumanité de Napoléon. Nous savons que les écrits de Claude Ribbe sont biaisés et teintés de parti pris. Nous vous offrons, chers lecteurs ci-dessous, une réfutation de la thèse de Mr. Ribbe. Nous ne souscrivons aux écrits de Branda Pierre ou de Jerome Gautheret.

Encore une fois nous écrivons pour les 0.01% de la population.

Jedi (miroir d’Haïti)
 

Une thèse montée de toutes pièces :


Le crime de Napoléon


 de Claude Ribbe


(Article de BRANDA  Pierre)



Le Retour de l' « Ogre Corse »
Les instructions à Leclerc
Le Chevalier de Fréminville
Les chambres à gaz
Une comptabilité macabre

Diplômé de gestion et chef d'entreprise, Pierre Branda a publié plusieurs études sur les finances du Consulat et de l'Empire. Il est membre du Souvenir Napoléonien (délégation des Alpes-Maritimes).

« Autant le dire tout de suite : Le Crime de Napoléon n'est pas un livre d'histoire » a écrit au début de sa critique littéraire Jérôme Gautheret du Monde (1er décembre 2005). Alors, pourquoi en parler ? Tout simplement parce que ce livre a été présenté comme tel et qu'un grand nombre de ses conclusions ont été à peine discutées par certains médias télévisuels trop souvent réducteurs. Aussi, il n'est pas inutile de revenir sur le fond de l'ouvrage de Monsieur Ribbe. Car c'est bien à partir de « faits historiques » que l'auteur a construit son pamphlet. Cet ouvrage est aussi constitué d'importants passages concernant l'état actuel de notre société. Si notre propos n'est pas d'en discuter, pour mémoire, néanmoins, nous avons tenu à en citer un extrait significatif : « La France, parce qu'elle a vécu de l'esclavage et qu'elle ne veut pas le reconnaître, parce que le Directoire s'est prostitué à Bonaparte, est restée raciste, comme chaque descendant d'esclave peut le constater aisément en se promenant dans la rue. Au XXIe siècle, dans les prestigieux quartiers de Paris où s'alignent encore les résidences des colons de Saint-Domingue, on ne tolère les « nègres » que pour faire peur à l'entrée des magasins de luxe et les négresses que pour pousser les landaus des enfants « blancs » (page 23). Le ton est donné. Il ne nous appartient pas ici de répondre politiquement à Claude Ribbe. Certains chanteurs de Rap sont également peu amènes envers la France et ses grands personnages. L'auteur n'a pas les mêmes outrances mais à défaut de faire du Rap, nous verrons qu'en matière historique, il dérape allègrement.

Selon lui, le rétablissement de l'esclavage n'est pas le plus grave « crime » de Napoléon. Car chacun sait qu'il n'a pas été le premier ni le dernier à y recourir. De plus, personne n'a ignoré la loi de 1802 qui mit fin à l'abolition de l'esclavage dans certaines colonies. Un colloque important s'est en effet tenu à Paris en 2002 à ce propos. Non, le véritable « crime » de Napoléon consiste dans un « génocide » perpétré à grande échelle contre les noirs antillais. « Sans le précédent de Napoléon, pas de lois de Nuremberg. Hitler le sait. » (page 25) écrit l'auteur. Du coup, voilà l'Empereur des Français devenu le « monstre absolu », le responsable de tous les crimes depuis 1802 puisque désormais chacun pouvait suivre son exemple. Pour fabriquer sa thèse, Monsieur Ribbe avait besoin de cinq ingrédients principaux : une personnalité abominable, une volonté criminelle affirmée, un témoin irrécusable, un mode d'exécution horrible et enfin une ampleur criminelle hors normes. Examinons tour à tour les « recettes » employés par l'auteur pour mystifier l'histoire :

 

Le Retour de l' « Ogre Corse »

Pour commettre, un crime, il faut forcément un personnage détestable. Monsieur Ribbe s'en prend tout d'abord assez longuement à la personnalité de Napoléon. Et en la matière, il n'hésite pas à reprendre tous les vieux poncifs du genre que ce soit l'inceste avec Pauline ou sa paternité présumée du premier enfant d'Hortense. Il y a aussi la pauvre Esther Vesey, « mulâtresse » de seize ans qui a subi à Sainte-Hélène le « négrophobe » pour satisfaire sa « libido saisonnière » et sa « fascination névrotique du colon impuissant pour la domination sexuelle de sa captive, à la fois convoitée et méprisée » (page 76). Quant au racisme de Napoléon envers les noirs, Ribbe l'attribue à sa « haine » envers le général Dumas (ce « colosse nègre » toujours supérieur en grade au moment de sa rencontre avec un Bonaparte « dressé sur ses ergots » et mesurant « cinq pieds deux pouces ») (page 64) et à « un secret de famille non assumé », sa lointaine descendance d'un « Francesco Buonaparte, dit au XVIéme siècle le « Maure » ou le « Maure de Sarzane » (page 62). Tout cela n'est guère sérieux et pourrait même prêter à sourire si le propos ne se voulait pas si grave. En tout cas, un pamphlétaire anti-bonapartiste du XIXe siècle n'aurait pas pu faire mieux ! Il ne manque plus que l' « Ogre corse » à son propos...

 

Les instructions à Leclerc

Pour que le crime soit constitué, il faut une volonté sans équivoque. Lorsque Leclerc, le beau-frère de Napoléon, part pour reprendre le contrôle de l'île de Saint-Domingue dirigée par le général noir Toussaint-Louverture, il reçoit d'après Ribbe une instruction « verbale » d' « exterminer les citoyens « noirs » (page 110). Seulement verbale, car l'auteur est bien en peine de trouver une preuve écrite à ses dires car il n'en existe pas. Les instructions secrètes reçues par le mari de Pauline Bonaparte contenaient tout au plus des ordres de déportation en Guyane pour ceux qui s' « étaient mal comportés ». C'était assurément peu suffisant pour en faire l'un des pères du nazisme. Aussi, Ribbe trouve une parade bien commode : « Napoléon a toujours pensé à sa légende. Jamais d'écrit pour ordonner l'inavouable » (page 99). L'auteur méconnaît profondément l'histoire du Premier Empire. Quand Napoléon veut réprimer une révolte, il ne se prive pas de l'ordonner par écrit et sans détours. Sa correspondance publiée récemment par la Fondation Napoléon en fournit plusieurs exemples pour l'Italie ou l'Espagne. Aussi, il est très étonnant que pour un « négrophobe » de son acabit, il ait voulu dissimuler son « crime ». Cela ne résiste pas à l'analyse des faits. S'il y avait eu des instructions très sévères envers les noirs, Leclerc en aurait reçu l'ordre formel. Plus loin dans son livre, Ribbe écrit encore : « Dans sa dernière lettre datée du 7 octobre 1802, Leclerc répète de manière incantatoire les instructions négrophobes qui lui ont été données aux Tuileries : « Il faut détruire tous les nègres de la Montagne, hommes et femmes, ne garder que les enfants au-dessous de douze ans […..] » Voilà, nous y sommes ! La volonté de génocide semble patente. Sauf que... Ribbe a « omis » de citer la phrase qui précédait ce texte et qui invalide totalement sa thèse : « Voici mon opinion sur ce pays » écrivait Leclerc à la veille de succomber à la fièvre jaune.

 

Le Chevalier de Fréminville

Pour décrire l'horreur, il fallait un témoin : ce sera essentiellement le Chevalier de Fréminville, officier de marine présent à Saint-Domingue. Les extraits choisis décrivent les horreurs perpétrés par le général Rochambeau, successeur du général Leclerc. Les noyades en série de noirs remplirent évidemment de dégoût le jeune officier. Selon Ribbe, cette situation est bien entendu le fait des ordres « implicites » de Bonaparte. Sauf que.. Frémiville avait donné sa propre version des faits : « D'un côté comme de l'autre, pas de quartier ! Rochambeau rivalisa de barbarie, avec les généraux noirs. Ces derniers faisaient scier, entre deux planches les Blancs qui tombaient entre leurs mains. Ils leur arrachaient les yeux avec un tire-bourre, et les brûlèrent tout vifs. Les Blancs, eux autres, noyaient impitoyablement les noirs » . Bien entendu, ce passage a été « oublié » dans l'ouvrage qui nous occupe. Cette atroce escalade nourrie par des militaires sanguinaires, Rochambeau côté français et Dessalines côté haïtien, ne pouvait en effet convenir à la thèse centrale de l'ouvrage de Ribbe. De toute façon, pour lui, les exactions commises par les insurgés ne l'ont été qu'en « état de légitime défense » (page 194)... Mais là, pas de citation à ce propos.

 

Les chambres à gaz

Pour que le « crime » soit horrible, il fallait que son « génocide » ressemble à celui perpétré par les nazis. Aussi, quoi de mieux que les chambres à gaz ? Ribbe affirme que ce fut un mode courant d'exécution des rebelles mais aussi des civils noirs tombant aux mains des français. Il se base pour cela sur les affirmations de trois historiens du XIXe siècle (dont deux Haïtiens), Thomas Madiou, Antoine Métral et Juste Chancelatte et sur celle de Victor Schoelcher, ardent adversaire de Napoléon III, dans sa biographie de Toussaint Louverture. Si les mémoires du temps évoquent bien des mises à mort cruelles, ce mode d'exécution n'y figure pas. Certes l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'absence des « chambres à gaz ». Cette « guerre de couleurs » comme l'appela Fréminville n'épargna aucune horreur à l'un ou l'autre camp. Mais par contre, que cette possibilité de crime ait inspiré le régime nazi, c'est impossible. Les livres de Thomas Madiou et d'Antoine Métral n'ont été publiés qu'à Haïti (respectivement en 1848 et 1825) et jamais traduits en d'autres langues. Quant au livre de Victor Schoelcher qui a aboli avec sa loi l'esclavage en France, il est peu vraisemblable qu'il ait figuré dans les bibliothèques des dirigeants nazis... De toute façon, Hitler en cette matière n'avait pas à chercher bien loin, la Première Guerre mondiale qu'il avait connue n'avait pas été avare avec ce mode d'extermination.

 

Une comptabilité macabre
Pour que le « crime » soit impressionnant, il faut un nombre de victimes considérable au moins de l'ordre du million. Aussi, Ribbe termine son ouvrage de la manière suivante : « A cause de lui, au moins deux cent mille Africains seront déportés dans les colonies françaises et un million d'autres perdront la vie à l'occasion de ces opérations de déportation si l'on retient de cinq Africains morts pour un esclave débarqué aux Antilles » (page 195). Bigre ! Sauf que... sous l'Empire, la traite n'a concerné que 20 000 noirs Africains (contre plus d'un million au XVIIIe siècle) et que le taux de mortalité à bord des bateaux négriers était de 10 % environ. Donc il n'y eut pas un million de morts mais deux mille à cause de la traite négrière. Ce chiffre était bien entendu bien trop « maigre » pour conclure ce « Crime de Napoléon ».


Sans ces cinq éléments, le « crime » de Napoléon s'effondre. Monsieur Ribbe avait cependant bien réussi son « casting » car ce nom est toujours capable de susciter les passions avec presque les mêmes outrances qu'il y a 200 ans. Encore un sujet de plus pour les (vrais) historiens de Napoléon !

 

http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/critiqueribbe_branda_decembre2005.asp


 


 Quand Napoléon annonce Hitler


LE MONDE | 30.11.2005 à 14h30• Mis à jour le30.11.2005 à 14h30|


Par Jérôme Gautheret


Autant le dire tout de suite : Le Crime de Napoléon n'est pas un livre d'histoire. En effet, il serait dangereux de prendre cet ouvrage pour autre chose qu'une charge polémique dirigée contre les "historiographes officiels", accusés de minimiser le passé esclavagiste de la France. Si la demande de relecture critique du fait colonial est légitime, on peut douter que ce pamphlet y contribue vraiment.


A l'heure du bicentenaire d'Austerlitz, le livre de l'écrivain guadeloupéen Claude Ribbe revient sur un épisode beaucoup moins glorieux : le rétablissement en 1802 de l'esclavage, aboli en 1794, et l'envoi dans les Antilles d'un corps expéditionnaire qui multiplia les exactions sans réussir à éviter la perte de Saint-Domingue.


Le récit de l'auteur est alerte et accablant. Mais ses partis pris créent vite un certain trouble. Ainsi de l'utilisation systématique et anachronique du terme de "génocide" pour qualifier la répression qui s'abattit sur les populations des Antilles : les exactions furent d'une violence extrême, mais rien ne démontre l'existence d'un "plan d'extermination" secret derrière les ordres lointains de Bonaparte. Par ailleurs, d'autres formules provoquent le malaise. Sous la plume de Claude Ribbe, les prisons qui accueillent les prisonniers déportés deviennent des "camps de concentration", les cales des bateaux dans lesquelles des hommes et des femmes périrent par étouffement, après avoir été intoxiqués au soufre, sont appelées "chambres à gaz"...


Ces analogies transparentes ont pour but de nourrir la thèse centrale de l'auteur, que par ailleurs rien n'étaye : Napoléon est "le premier dictateur raciste de l'histoire", "aventurier négrophobe" dont l'action "préfigure de manière évidente la politique d'extermination engagée contre les juifs et les Tziganes durant la seconde guerre mondiale". Le rétablissement du Code noir annoncerait les lois de Nuremberg, et les massacres de l'armée napoléonienne seraient un avant-goût de la solution finale... Comme si le message n'était pas assez clair, l'éditeur a choisi pour illustrer la couverture une photographie d'Adolf Hitler se recueillant sur le tombeau de l'Empereur, en juin 1940. Une ultime provocation qui discrédite encore un peu plus le propos, sans doute promis à un bel avenir dans la confusion actuelle.


Au lecteur qui souhaiterait une synthèse sérieuse sur la période, on conseillera plutôt le récent Esclavage, métissage, liberté. La Révolution française en Guadeloupe 1789-1802 de Frédéric Régent (Grasset). Une synthèse plus aride, mais autrement recommandable.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2005/11/30/quand-napoleon-annonce-hitler_715932_3260.html

 

Date: Wed, 11 Dec 2013 19:03:23 -0800
From: sept...@yahoo.com
Subject: [haitination.org] A St Domingue, the Buck Stopped with Dessalines! Les bateaux de Napoléon, chambres à gaz flottantes de Saint-Domingue! Salut: A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide? NON!
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Sept Laetitiah

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Dec 12, 2013, 1:13:55 PM12/12/13
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http://www.cairn.info/revue-napoleonica-la-revue-2012-3-page-54.htm
 
Histoire militaire/Mémoire

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AuteurPhilippe R. Girard [∗][∗]Philippe Girard est professeur associé d’histoire caribéenne...
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du même auteur



Mars 1803 aurait pu être une période agréable à Cap-Français (Cap-Haïtien), le centre commercial et politique de Saint-Domingue (Haïti). La saison des pluies n’avait pas encore débuté et l’air était encore frais et sain. Mais Saint-Domingue était en guerre. Un an plus tôt, le premier consul Napoléon Bonaparte avait envoyé une expédition de 20 000 hommes pour renverser le gouverneur Toussaint Louverture. Louverture avait été capturé et exilé, mais les cultivateurs des plantations, convaincus que Bonaparte voulait rétablir l’esclavage, s’étaient révoltés. Dans les provinces Ouest et Nord, l’armée expéditionnaire, sous les ordres de Donatien de Rochambeau, ne contrôlait plus en mars 1803 que les principaux ports et les plaines côtières. Une révolte venait d’éclater dans la province Sud, jusque-là plutôt calme. Seule la province Est (République Dominicaine) restait tranquille [figure 1].
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Figure 1 : Colonie française de Saint-Domingue (Haïti). Carte par Philippe Girard.
De 1801 à 1809, Santo Domingo (République Dominicaine) était aussi sous occupation française.

2 C’est dans ce contexte incertain que le Napoléon jeta l’ancre au Cap-Français vers le 1er mars 1803. Il apportait de Cuba 40 000 gourdes en espèces, 25 chevaux et 10 chiens qui allaient jouer un rôle central dans l’épisode le plus sombre de la guerre d’indépendance haïtienne.[1][1] Le départ immédiat des chiens de Cuba est mentionné Louis...
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Selon un auteur de l’époque, ces chiens cubains, apparentés aux chiens de Santo Domingo, étaient “les égaux des plus grands lévriers écossais ou russes… L’apparence et les mouvements de cet animal prouvent instantanément sa supériorité.”[2][2] Charles Hamilton Smith, History of Dogs; Canidae or Genus...
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[Figure 2]
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Figure 2: Charles Hamilton Smith, Natural History of Dogs; Canidae or Genus Canis of Authors; Including also the Genera Hyaena and Proteles vol. 2 (Edinburgh: W. H. Lizars, 1840), 307.

3 Une foule enthousiaste envahit les rues pour fêter l’arrivée des chiens.[3][3] Sur l’exécution, voir Lacroix, “Mémoire secret”,...
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Les spectateurs jetaient des fleurs sur leur passage et les décoraient de cocardes et de rubans. Rochambeau décida aussitôt de les mettre à l’épreuve. Pendant qu’on les faisait jeûner, une arène en bois fut bâtie à la hâte, probablement dans le jardin des Religieuses, un ancien couvent et école catholique situé au cœur de Cap-Français (Figure 3).[4][4] L’exécution eut lieu aux Religieuses selon Bouvet de...
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Figure 3 : Phelipeau, “Plan de la ville du Cap François et de ses environs dans l’isle St. Domingue” (1786), Article 14/3, Service Historique de la Défense – Département de la Marine, Vincennes, France.

4 Sous-titre : L’exécution de mars 1803 eut probablement lieu au couvent des Religieuses au centre de cette carte. D’autres auteurs situent l’épisode dans l’ancienne maison du gouvernement (à droite de la Place d’Armes) ou l’habitation Charrier du Haut-du-Cap (à gauche de cette carte, hors du cadre). Les exécutions suivantes eurent lieu dans les jardins de la nouvelle maison du gouvernement, à droite des Religieuses. Le Nord est à droite sur cette carte.


5 Le jour venu, une foule turbulente s’assembla pour assister à un spectacle qui promettait d’être aussi unique que sauvage. Les détails nous ont été transmis par le marin français Jean-Baptiste Lemonnier-Delafosse, le général français Pamphile Lacroix, et l’officier mulâtre Juste Chanlatte, qui furent apparemment témoins de cette scène, et par les historiens du dix-neuvième siècle Thomas Madiou et Beaubrun Ardouin, qui se basèrent sur des témoignages de vétérans de la Révolution Haïtienne.
6 Un prisonnier noir fut tout d’abord mené dans l’arène et lié à un poteau (selon Lacroix, Madiou et Ardouin, c’était le serviteur du général Pierre Boyer, le chef d’état-major de Rochambeau). Ce fut ensuite au tour des chiens d’entrer en scène. Les cris de la foule et les tiraillements de la faim auraient dû attiser leur ardeur mais, ne parvenant pas à comprendre ce qu’on attendait d’eux, ils restèrent immobiles auprès du prisonnier. Ce n’est qu’après que leurs meneurs les encouragèrent (et que Boyer, selon Ardouin et Madiou, ouvrit l’estomac de la victime d’un coup de sabre) qu’ils émergèrent enfin de leur torpeur. Soudain, dans un tourbillon de poussière rouge sang, ils dévorèrent leur proie au son d’une fanfare militaire et des rugissements de la foule. L’exécution ne dura que quelques minutes. Après avoir assouvi leur soif de vengeance, les spectateurs se retirèrent chez eux pendant que les chiens, ayant prouvé leur ardeur guerrière, étaient apprêtés pour leur prochaine mission, une opération contre les rebelles de l’île voisine de La Tortue.
7 L’utilisation de chiens mangeurs et chasseurs d’hommes peut surprendre dans le contexte d’une campagne napoléonienne car des méthodes aussi barbares semblent plus adaptées à la Rome antique qu’à l’ère des Droits de l’Homme. Mais l’exécution de mars 1803 est bien documentée et ne détonne pas dans une expédition marquée par des atrocités allant des noyades de masse au bûcher. Les principaux faits ne font pas débat, mais trois sujets connexes exigent des clarifications : celui de la responsabilité (qui décida d’acheter les chiens ?), du motif (pourquoi utiliser des chiens ?) et de l’efficacité (les chiens remplirent-ils leur mission ?). L’historiographie apporte des réponses claires à ces trois questions. Rochambeau fut le principal fautif, l’utilisation des chiens refléta la brutalité gratuite de Rochambeau et Boyer, et les chiens furent une importante arme psychologique dans la guerre contre les rebelles domingois.[5][5] Sur les motifs de Rochambeau, voir Cressé, Histoire de...
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8 Il faut cependant se méfier de ces réponses catégoriques. Les livres sur la Révolution Haïtienne mentionnent invariablement cette exécution par les chiens, événement trop frappant pour être passé sous silence, mais aucun ne l’étudie en profondeur. Les historiens recyclent généralement des passages des histoires de Madiou et d’Ardouin publiées en 1847 et 1853 et qui sont parfois inexactes (les témoignages de Lemonnier-Delafosse and Chanlatte sont rarement cités alors qu’ils ont été publiés ; le mémoire manuscrit de Lacroix, conservé aux Archives Nationales, l’est encore moins). Ces ouvrages décrivent avec force détails l’exécution de mars 1803 mais en disent peu sur le contexte dans lequel les chiens furent achetés et employés. Il faut pour cela se tourner vers des sources d’archives situées en France, en Angleterre, à Cuba et aux États-Unis, et plus particulièrement les communiqués militaires et diplomatiques français au Service Historique de la Défense et aux Archives Nationales.
9 Ces sources nous permettent de dresser un portrait du rôle joué par les chiens très différent de celui qui transparaît dans l’historiographie traditionnelle. Elles montrent que, contrairement à ce qui est souvent avancé, ce ne fut pas Rochambeau qui décida d’acheter des chiens mais son prédécesseur au poste de capitaine général de Saint-Domingue, Victoire Leclerc (dont la réputation est plus flatteuse), et l’agent diplomatique de la France à Cuba, Louis de Noailles (qui agit en grande partie de son propre chef). Loin d’être l’acte irrationnel de quelques fous sadiques, le recours aux chiens fut avant tout une décision militaire visant à se donner le moyen de localiser et effrayer les rebelles (sur un plan plus personnel, Noailles cherchait aussi à s’enrichir). Il faut enfin noter que les chiens, dont le rôle est mis en avant dans les ouvrages historiques, furent d’une importance militaire quasi-nulle. Les officiers français réalisèrent vite qu’ils se battaient mal et n’effrayaient pas les rebelles. Au contraire, ils convainquirent beaucoup d’officiers de couleur hésitants à quitter l’armée française.
10 Au vu de cet échec flagrant, on peut se demander pourquoi les chiens occupent une telle place dans les histoires de la Révolution Haïtienne. C’est en déplaçant le débat sur le terrain des enjeux de mémoire qu’on peut expliquer cette contradiction apparente. En établissant un lien entre les souffrances des Haïtiens et celles des Amérindiens taïnos trois cents ans plus tôt et en soulignant l’aspect déshumanisant du colonialisme européen, l’épisode des chiens fournit aux partisans de l’indépendance un argument fédérateur pour les siècles à venir – un « lieu de mémoire » pour reprendre la nomenclature de Pierre Nora.

I) Les décideurs

11 Le compte rendu le plus détaillé du processus décisionnel qui aboutit à l’utilisation de chiens de combat à Saint-Domingue se trouve dans les Études sur l’histoire d’Haïti de Beaubrun Ardouin. Il y affirme que Donatien de Rochambeau envoya Louis de Noailles à Cuba à l’automne 1802 avec l’ordre d’y acheter des chiens.[6][6] Ardouin, Études vol. 5, p. 340. Voir aussi Denis Laurent-Ropa,...
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Attribuer cette décision à Rochambeau semble logique quand on connaît son profil aussi dépravé que réactionnaire, mais il faut en fait remonter à son prédécesseur Victoire Leclerc, le beau-frère de Napoléon Bonaparte et premier capitaine général de l’expédition de Saint-Domingue.
12 Leclerc n’agit pas sur ordre de Paris. Pendant les débats stratégiques qui avaient précédé l’expédition, un général français avait suggéré d’utiliser des guides indiens recrutés en Floride car il trouvait ce procédé « beaucoup moins immoral sans doute que celui des chiens qu’on emploie à Cuba pour la destruction des noirs marrons ».[7][7] [Louis Marie] Turreau, “Plan pour la conquête de Saint-Domingue”...
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Dans ses instructions à Leclerc, Bonaparte n’avait pas parlé de l’utilisation de chiens et lui avait demandé de renverser Louverture par la ruse ou des manœuvres militaires classiques.[8][8] Napoléon Bonaparte, “Notes pour servir aux instructions...
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En 1803, après avoir eu vent des méthodes barbares employées par l’armée française à Saint-Domingue, le ministre de la marine Denis Decrès écrivit pour rappeler à Rochambeau que ce n’était pas par la « rigueur des châtiments » mais par la déportation en Corse que le premier consul comptait dompter les rebelles.[9][9] Denis Decrès à Rochambeau (12 mars 1803), CC9/ B22, AN...
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13 Leclerc ne mentionna pas l’usage de chiens avant son départ de la France. Peut-être cette idée lui vint lors de la longue traversée de l’Atlantique en décembre 1801-février 1802, quand ce bourgeois métropolitain, qui ne connaissait rien aux Antilles, eut pour la première fois l’occasion de se familiariser avec l’histoire de Saint-Domingue. Leclerc apporta avec lui une bibliothèque impressionnante et apprit peut-être que Bartolome de Las Casas et Guillaume Raynal, dans leurs célèbres histoires des Antilles, avaient mentionné l’usage que les conquistadors espagnols avaient fait de chiens de combat pour pourchasser les Taïnos d’Hispaniola.[10][10] Sur la bibliothèque de Victoire Leclerc, voir “Procès...
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14 Après son arrivée à Saint-Domingue, un planteur informa Leclerc qu’on employait à Cuba des chiens pour poursuivre les esclaves en fuite.[11][11] Gambart à Leclerc (27 mars 1802), Box 3/ 162, Rochambeau...
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D’autres cas étaient bien connus dans la colonie. Pendant leur guerre contre les marrons des Montagnes Bleues de la Jamaïque, les Anglais avaient employé des chiens cubains qui s’étaient avérés moins efficaces qu’espéré.[12][12] Roger Norman Buckley, éd. , The Haitian Journal of Lieutenant...
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Après avoir envahi Saint-Domingue en 1793-1798, les Anglais avaient demandé au gouverneur de Cuba 200 chiens pour les aider à chasser les rebelles des montagnes (le gouverneur avait refusé de se séparer de chiens qui étaient trop utiles aux planteurs cubains).[13][13] Adam Williamson à [Don Juan Nepomuceno de Quintana] (10...
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L’histoire européenne regorge aussi d’exemples d’utilisation de chiens de combat (comme dans l’Histoire naturelle de Pline), mais les documents datant de 1802-1803 se cantonnent à des précédents régionaux et n’y font pas référence.[14][14] John Bostock et Henry T. Riley, The Natural History of Pliny...
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15 En février 1802, peu après son arrivée dans la colonie, Leclerc envoya l’administrateur civil François Lequoy-Mongiraud à Cuba pour y emprunter de l’argent et acheter 500 chiens. Leclerc attachait apparemment de l’importance à ce dernier point car quelques semaines plus tard il écrivit à Lequoy-Mongiraud pour lui rappeler cet aspect de sa mission.[15][15]“Je n’avais point perdu de vue les chiens dont vous...
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Lequoy-Mongiraud, peu enclin à se mêler à une affaire aussi sordide, n’avait toujours pas envoyé les 500 chiens requis quand Leclerc mourut soudainement de la fièvre jaune en novembre 1802. Nul doute que ces retards exaspérèrent Leclerc, déjà au bord de la crise de nerfs peu avant son décès en raison de multiples échecs professionnels et personnels. Mais ils permirent de sauvegarder sa réputation car ils occultèrent son rôle de pionnier dans ce triste épisode.
16 Après la mort de Leclerc, Rochambeau envoya le général Louis de Noailles à la Jamaïque, à Cuba et aux États-Unis pour y emprunter de grosses sommes d’argent. Noailles avait aussi pour mission d’évaluer le potentiel militaire de la Jamaïque, de recruter 1 000 soldats à Cuba, d’espionner les défenses de La Havane et mille autres choses encore. Mais ses ordres détaillés, contrairement à ce qu’avance Ardouin, ne parlaient pas de chiens.[16][16] Daure et Rochambeau, “Instructions pour le général de...
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Ceci n’a rien de surprenant puisque, selon ses lettres à Decrès, c’est en obtenant des renforts en hommes que Rochambeau espérait parvenir à « la destruction, ou déportation, des généraux noirs, ou de couleur, des officiers, des soldats, et des fermiers, en totalité ».[17][17] Rochambeau à Decrès (7 déc. 1802), CC9B/ 19, AN...
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Rochambeau passa aussi sous silence la question des chiens dans sa correspondance avec le gouverneur de Cuba, préférant insister sur ses besoins pressants en argent et en nourriture.[18][18] Rochambeau au marquis de Someruelos (21 mai 1803), in Franco,...
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17 Après s’être arrêté en Jamaïque aux alentours de Noël, Noailles partit pour La Havane, où il passa la majeure partie de l’hiver et du printemps 1802-1803 (contrairement à ses instructions, il n’alla jamais aux États-Unis).[19][19] Selon certaines sources, Noailles resta en Jamaïque jusqu’au...
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Dans son premier rapport de La Havane, Noailles indiqua qu’il avait fait des progrès sur le plan financier mais que le gouverneur, le marquis de Someruelos, refusait catégoriquement d’envoyer des soldats. Il n’insista pas, probablement parce qu’il avait noté que les régiments locaux « ne manœuvrent jamais » et utilisaient une tactique « vraiment gothique ». Noailles apprit en outre que Leclerc avait cherché à acquérir des chiens quelques mois auparavant, idée qui attira aussitôt son attention. Il s’attela à cette tâche bien que les ordres de Rochambeau ne disaient rien sur la question et qu’il avait « beaucoup de peine à obtenir les chiens et à décider les conducteurs… D’après ce que j’ai recueilli il faudrait au moins dans la colonie 400 chiens. Les Anglais en avaient 300 dans leur expédition mais ils agissaient sur un seul point ». Il espérait pouvoir assembler assez de chiens pour en envoyer sous peu sur le Napoléon (100 chiens), le Courrier (50) et la Supérieure (50), ainsi que des chevaux et de l’argent.[20][20] Noailles à Rochambeau (30 déc. 1802), 416AP/ 1, AN...
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18 Les finances de l’armée de Saint-Domingue ne permettaient pas d’acquérir des chiens dont le coût, selon Ardouin, s’élevait à la somme faramineuse de 927 000 francs.[21][21] Ardouin, Études vol. 5, p. 341. Une source raconte que...
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Noailles pressa donc Someruelos de lui accorder une avance supplémentaire, lui soulignant que si la France perdait Saint-Domingue, Cuba serait bientôt en proie à une guerre servile. Someruelos accepta de prêter 160 000 gourdes et autorisa Noailles à exporter 400 chiens et leurs conducteurs, de même que 300 chevaux.[22][22] Noailles à Someruelos (10 fév. 1803), 416AP/ 1, AN...
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Les autorités cubaines avancèrent les fonds pour l’achat des chiens et chevaux, de même que, tout au long de l’expédition, les frais de réparation des navires français à l’arsenal de La Havane et les dépenses d’agents français comme Noailles.
19 Ces prêts généreux ne suffirent pas à financer l’armée de Saint-Domingue, qui recevait peu de fonds de Paris et se retrouva à court d’argent. En sus des emprunts contractés à La Havane (et Veracruz, Caracas et Carthagène), les agents diplomatiques français se mirent donc à faire des affaires plus ou moins licites.[23][23] Sur Veracruz, voir Lanchamp, “Instructions pour suivre...
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À La Havane, certains agents vendirent la nourriture qu’ils avaient apportée sur leurs navires, de même que des serviteurs et prisonniers noirs venus de Saint-Domingue, violant ainsi les règles commerciales mercantilistes de l’Espagne et courant le risque de déstabiliser la société esclavagiste de Cuba.[24][24] Noailles à Rochambeau (18 fév. 1803), 416AP/ 1, AN ; Jean...
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Ulcéré par ces cas de contrebande et s’inquiétant de la situation financière de ses débiteurs, Someruelos envoya un représentant à Saint-Domingue en mars 1803 pour « se plaindre que des nègres roués ont été vendus en cachette ou importés sur des navires de guerre ou d’état » et demander que les Français arrêtent d’emprunter de l’argent.[25][25] Someruelos, “Instrucción que se da al Sr. D. Francisco...
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Il rappela aussi à Noailles qu’il n’avait toujours pas remboursé l’achat des chiens.[26][26] Someruelos à Noailles (21 avr. 1803), 416AP/ 1, AN...
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Mais la situation financière de l’expédition était si désespérée que les Français n’étaient pas à même de payer leurs dettes. Bonaparte, ayant appris avec horreur que des agents de Leclerc et de Rochambeau avaient emprunté des sommes considérables au nom de la France, annula tout simplement les lettres de changes émises à Saint-Domingue et refusa de rembourser l’argent emprunté.[27][27]“Le ministre du trésor public enverra à Saint-Domingue...
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Dans les faits, ce fut donc le trésor colonial cubain qui finança, bien malgré lui, les chiens utilisés lors de l’expédition.
20 Fin février 1803, Noailles annonça fièrement qu’une première cargaison de 100 chiens était prête à partir. C’était les chiens du Napoléon, dont l’arrivée au Cap-Français vers le 1er mars fut si remarquée.[28][28] Noailles à Daure (23 fév. 1803), 416AP/ 1, AN...
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Rochambeau ne réprimanda jamais Noailles pour son initiative et endossa donc tacitement sa décision. La question devait être d’un intérêt secondaire pour lui car dans ses lettres il s’intéressait exclusivement à obtenir de l’argent (des colonies espagnoles), des soldats (de France), et de la nourriture (des États-Unis). Mais comme les chiens se trouvaient déjà dans la colonie, il dut conclure qu’il valait la peine de voir jusqu’où pouvait mener cette expérience.

II) Motivations

21 Les récits de Thomas Madiou et Beaubrun Ardouin, qui attribuent l’utilisation de chiens à la perversion de Donatien de Rochambeau, mentionnent que d’autres généraux plus humains, comme Michel Claparède, Bertrand Clauzel et Pierre Thouvenot, refusèrent d’assister à l’exécution de mars 1803 en forme de protestation.[29][29] Madiou, Histoire d’Haïti vol. 2, p. 411 ; Ardouin, Études...
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Ces trois hommes étaient en effet des personnages progressistes qui furent plus tard impliqués dans une tentative de renverser Rochambeau.[30][30] Thouvenot à Rochambeau (15 sept. 1803), B7/ 10, SHD-DAT...
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Mais les documents indiquent qu’ils n’étaient pas fondamentalement opposés à l’utilisation de chiens, tout au moins dans un rôle guerrier, et qu’ils en employèrent dans des opérations militaires.[31][31] Jacques Boyé à Bertrand Clauzel (7 mars 1803), no. 2043,...
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Ils n’étaient pas les seuls dans ce cas. Beaucoup d’officiers français étaient prêts à utiliser des chiens, non pas par goût pour les spectacles barbares mais pour assister l’armée expéditionnaire.
22 C’est principalement le contexte militaire difficile de 1802-1803 qui explique le recours aux chiens. L’expédition de Saint-Domingue eut beau recevoir un total de 43 000 soldats des ports d’Europe, elle était toujours à court d’hommes à cause de combats continuels et de l’épidémie de fièvre jaune de l’été 1802. En mars 1803, Rochambeau se plaignait de n’avoir plus que 11 600 hommes sous ses ordres (plus 4 100 aux hôpitaux) alors même que la saison des fièvres de l’été 1803 n’avait pas encore débuté.[32][32] Rochambeau à Decrès (29 mars 1803), CC9A/ 33, AN...
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Dans une lettre après l’autre, il supplia Denis Decrès d’envoyer 30 000 renforts dans les mois à venir, mais il devait savoir qu’un effort aussi considérable, représentant dix pour cent des effectifs de l’armée française, était peu probable alors que le gouvernement avait déjà fait d’énormes sacrifices.[33][33] Daure and Rochambeau, “Extrait des instructions données…...
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23 Jusqu’à l’automne 1802, l’expédition avait comblé ses pertes en ayant recours à des soldats de couleur, qui étaient immunisés contre la fièvre jaune après avoir vécu longtemps dans la colonie. Mais des rumeurs accusant Napoléon Bonaparte de vouloir rétablir l’esclavage à Saint-Domingue et des exécutions sommaires de personnes de couleur accusées de soutenir les rebelles avaient incité la majeure partie des unités coloniales du Nord et de l’Ouest à se joindre aux rebelles en octobre 1802. Averti par la rumeur que la guerre avec l’Angleterre allait reprendre, Rochambeau savait qu’il ne pourrait pas non plus compter sur des renforts de France.[34][34] Rochambeau à [Noailles] (13 mars 1803), B7/ 9, SHD-DAT...
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24 Ce manque d’hommes explique en grande partie pourquoi Rochambeau accepta d’employer des chiens de combat. « Le nombre des soldats diminuait considérablement, et les forces physiques des Européens s’affaiblissaient prodigieusement », expliqua-t-il par la suite. « On voulut remédier à ces inconvénients et réparer s’il était possible les maux présents. On fit donc venir des chiens de Cuba dont les Espagnols et les Anglais s’étaient servis précédemment dans les guerres du Nouveau Monde ».[35][35] Rochambeau, “Précis des opérations de l’expédition...
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25 Les chiens devaient jouer un rôle tactique crucial dans ce que nous appellerions aujourd’hui une guérilla, terme apparu plus tard pendant la guerre d’Espagne, auquel les Français préféraient alors ceux de guerre d’embuscade ou guerre d’Arabes en référence à la campagne d’Égypte. Dans ce type de conflit, la principale difficulté pour la puissance dominante n’est pas de détruire l’ennemi mais de le localiser. Tirant parti du terrain montagneux de Saint-Domingue, les rebelles tombaient par surprise sur des unités ou plantations françaises, brûlaient ce qu’ils pouvaient, puis se retiraient dès la première contre-attaque. Les poursuivre dans les bois ne servait habituellement à rien car les rebelles connaissaient bien le terrain et disparaissaient dans la nature. Les poursuivre pouvait aussi être dangereux car les colonnes françaises, lentes et peu manœuvrables, étaient très vulnérables dans les jungles montagneuses de l’intérieur de la colonie.[36][36] Pierre Boyer à Decrès (10 mars 1803), CC9A/ 34, AN...
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26 Dès le mois d’août 1802, le général Pierre Boyer avait identifié les techniques les plus efficaces contre les insurgés. Les Français devraient selon lui utiliser des petits groupes de 100 soldats pour cerner un secteur avant de l’attaquer. « C’est une chasse absolument qu’il faut faire, en pénétrant l’épaisseur des forêts, avec une certaine quantité de traqueurs tandis que les issues et les crêtes des montagnes sont occupées par des postes ».[37][37] Boyer à Jean-Baptiste Brunet (23 août 1802), B7/ 6, SHD-DAT...
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Le terme de « chasse » employé par Boyer frappa beaucoup son supérieur immédiat, qui l’utilisa aussi quand il transmit ses recommandations au quartier général.[38][38] Brunet à Leclerc (26 août 180]), 135AP/ 6, AN...
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27 Pour mettre en place les tactiques de Boyer, la plus grande difficulté était de trouver des soldats suffisamment agiles pour poursuivre les rebelles dans les montagnes.[39][39] Rochambeau à Decrès (14 mars 1803), CC9A/ 33, AN...
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Bonaparte avait envoyé un excès de demi-brigades de ligne (infanterie lourde) alors que des demi-brigades légères auraient été plus adaptées au terrain.[40][40] Jean-Baptiste Guillemain de Vaivres, “Extrait d’un état...
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Parmi les derniers renforts arrivés à Saint-Domingue se trouvaient deux demi-brigades de ligne polonaises qui étaient singulièrement lentes et qui peinaient à s’adapter aux mornes (collines) et à la chaleur antillaise.[41][41] Leclerc à Bonaparte (16 sept. 1802), in Roussier, Lettres,...
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L’armée expéditionnaire préférait donc employer des auxiliaires de couleur comme guides et troupes légères (avant la Révolution, les planteurs avaient souvent utilisé des esclaves au lieu de chiens pour traquer le gibier).[42][42] Sur l’utilisation de noirs comme chiens de chasse, voir...
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Mais la défection des unités coloniales à l’automne 1802 laissa à Rochambeau peu d’hommes aptes à poursuivre les rebelles et mettre en application les tactiques de Boyer.
28 C’est parce que les chiens pouvaient remplir ce rôle tactique qu’ils furent utilisés. « Ces chiens peuvent rattraper un nègre en les mettant sur sa piste deux jours après qu’il s’est échappé », nota Louis de Noailles avec admiration.[43][43] Noailles à Daure (12 fév. 1803), 416AP/ 1, AN...
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Thouvenot, l’un des généraux qui selon Madiou et Ardouin se serait opposé à l’utilisation de chiens, était tout aussi enthousiaste. Les chiens « sont un des moyens les plus efficaces pour éviter les embuscades des brigands et les atteindre dans leur fuite. Sans ces chiens, les nègres nous échapperaient toujours ».[44][44] Thouvenot à Hugues-Bernard Maret (8 mars 1803), B7/ 20,...
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Un plan stratégique d’ensemble préparé par Thouvenot en mars 1803 stipula que l’expédition devrait bâtir des blockhaus pour défendre les ports avec de petites garnisons, rassembler les soldats restants en quelques points afin d’avoir une masse de manœuvre, et utiliser 400 chiens « pour faire la chasse aux nègres dans les mornes et dans les bois ».[45][45] Thouvenot, “Plan de campagne” (6 mars 1803), B7/ 9,...
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29 Les mesures psychologiques visant à influencer la population civile ont aussi leur rôle à jouer dans une guerre révolutionnaire. Les Français avaient d’abord cherché à s’attirer le soutien de la population de couleur en insistant qu’ils ne voulaient pas rétablir l’esclavage. Mais au fil de l’expédition la propagande officielle visa plus à effrayer qu’à séduire et l’armée expéditionnaire se mit à utiliser des punitions atroces dans le but de dissuader les personnes tentées de se joindre aux rebelles.
30 Dans ses instructions à Victoire Leclerc, Bonaparte avait seulement exigé de déporter les chefs rebelles, mais quand l’insurrection se généralisa à l’été et automne 1802 Leclerc commença à employer des pelotons d’exécution, puis des potences, puis des noyades de masse, espérant à chaque fois qu’il serait possible de décourager les rebelles en augmentant d’un degré la violence des représailles.[46][46] Thouvenot à Capt. Roi (7 sept. 1802), B7/ 20, SHD-DAT...
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Rochambeau alla encore plus loin et rétablit des tortures datant de l’Ancien Régime, notamment le bûcher, mais sans succès : les rebelles, dont la force d’âme était remarquable, ne ployèrent pas.[47][47] Sur le courage des rebelles, voir Leclerc à Bonaparte (7...
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L’utilisation de chiens de combat était la dernière occasion pour les Français d’effrayer leurs ennemis. « Les chiens éprouveront une telle terreur à ces brigands, qu’étant sans espoir de nous échapper, ils se rendront à discrétion », expliqua Thouvenot.[48][48] Thouvenot à Lespinasse (8 mars 1803), B7/ 20, SHD-DAT...
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31 Boucher les trous dans les rangs, traquer les rebelles dans les mornes boisés et intimider l’adversaire : telles furent les principales raisons qui expliquent le recours à des chiens de combat à Saint-Domingue. Le sadisme de quelques individus peut expliquer certains incidents comme l’exécution de mars 1803, mais il n’y avait pas que des barbares qui soutenaient l’usage des chiens (Thouvenot admit par exemple que cette mesure « paraît d’abord inhumaine » mais la jugea nécessaire).[49][49] Thouvenot à Lespinasse (8 mars 1803), B7/ 20, SHD-DAT...
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Seule l’expérience pourrait démontrer si les chiens étaient à même de gagner la guerre pour la France.

III) Les chiens au combat

32 L’ouvrage qui en dit le plus sur le rôle militaire des chiens utilisés pendant la guerre d’indépendance haïtienne est A Historical Account of the Black Empire of Hayti (1805) par Marcus Rainsford. Selon Rainsford, pendant leur dressage, les chiens étaient enfermés sans manger dans un chenil non loin d’un mannequin de rebelle rempli d’entrailles d’animaux à l’odeur alléchante [figure 4]. Après plusieurs jours de jeûne, les chiens étaient enfin autorisés à se jeter sur la nourriture et dans une sorte de réflexe pavlovien apprenaient ainsi à associer les noirs et leur subsistance. Les Français lâchaient ensuite les chiens dans les bois où ils attaquaient et dévoraient tous les noirs qu’ils rencontraient, femmes, enfants et civils compris.[50][50] Rainsford, An Historical Account, 339, p. 423-429...
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Figure 4 : J. Barlow, “The mode of training Blood Hounds in St. Domingo, and of exercising them by Chasseurs”, in Marcus Rainsford, A Historical Account of the Black Empire of Hayti (London: Albion Press, 1805), p. 422.

33 L’Historical Account fut publié en 1805, peu après les faits, mais il fut écrit par un Anglais francophobe qui n’avait passé que quelques semaines à Saint-Domingue en 1799 et n’avait pas été lui-même témoin de l’expédition Leclerc-Rochambeau. Le compte rendu de Rainsford doit donc être recoupé par des sources d’archives. Celles-ci confirment ce qu’il avance sur le dressage des chiens mais peignent un portrait bien moins flatteur de leur carrière militaire, qui s’avéra en tout point désastreuse.
34 La première cargaison de chiens débarqua au Cap-Français peu après le début d’une insurrection (la troisième en un an) dans l’île voisine de La Tortue, où les Français avaient bâti un réseau d’hôpitaux pour les convalescents de la fièvre jaune. Ce soulèvement visait directement les malades, qui furent massacrés avec une sauvagerie qui choqua beaucoup les Français et explique peut-être la férocité avec laquelle ils réagirent. Des soldats furent aussitôt dépêchés du Cap-Français, mais le terrain de l’île permit aux rebelles de se cacher et trois semaines plus tard les attaques continuaient encore.[51][51] Daure à Decrès (6 mars 1803), CC9/ B20, AN ...
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Le 8 mars, le commandant de La Tortue, l’adjudant-commandant Ramel, fut renvoyé pour punir son manque d’ardeur et remplacé par l’adjudant-commandant Boscu.[52][52] Boyé à Adj. Cdt. Ramet (8 mars 1803), no. 2053, CC9B/ 11,...
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Ce dernier reçut pour ordre de poursuivre les rebelles « sans relâche jusqu’à extinction ». Afin de l’aider à « débusquer les brigands de leurs repaires » on lui confia un détachement de 25 chiens parmi ceux distribués à différentes unités de la région du Cap-Français après l’arrivée du Napoléon.[53][53] Jacques Boyé à Adj. Cdt. Boscu (8 mars 1803), no. 2055,...
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35 L’expédition punitive de La Tortue fut la première à utiliser des chiens de combat. L’optimisme était de mise et leur déploiement fut préparé avec minutie. Les conducteurs étant peu nombreux, ceux venus de Cuba reçurent une double ration de nourriture et l’amiral de la station du Cap-Français ratissa ses navires à la recherche de marins connaissant ce métier peu commun.[54][54] Boyé à Louis-René de Latouche-Tréville (9 mars 1803),...
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Boscu ayant aussi sous ses ordres des soldats de couleur de la garde nationale, ses supérieurs lui recommandèrent de mettre en place une stricte ségrégation raciale.[55][55] Boyé à Boscu (9 mars 1803), no. 2063, CC9B/ 11, AN. Voir...
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Ils craignaient que les gardes nationaux ne tentent d’empoisonner les chiens, que les chiens « ne se familiarisent avec leur vue et leur odeur », ou qu’ils ne se retournent contre eux s’ils étaient déployés côte à côte. Les instructions de Boscu expliquaient aussi les tactiques à mettre en œuvre. Les gardes nationaux serviraient à garder les sources et les hôpitaux afin que les rebelles ne puissent s’approvisionner en eau ou s’attaquer aux malades. Pendant ce temps, des colonnes blanches chasseraient les rebelles dans les mornes avec l’aide des chiens, qui « serviront à découvrir et à lever leurs embuscades ».[56][56] Maillard à Boscu (9 mars 1803), no. 1086, CC9B/ 10, AN. ...
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36 Un passage des instructions attire le regard : « il sera nécessaire, pour les mettre au goût, de leur donner avant de les lâcher des appas ».[57][57]“Il sera nécessaire, pour les mettre au goût, de leur...
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L’auteur faisait peut-être référence aux mannequins mentionnés par Rainsford, à moins qu’il ne s’agisse de vraies victimes. Selon un historien haïtien qui eut accès à des documents conservés dans des collections privées, Rochambeau écrivit à cette époque « je ne dois pas vous laisser ignorer qu’il ne vous sera passé en compte aucune ration ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger ».[58][58] Sannon, Histoire de Toussaint Louverture vol. 3, p. 152. ...
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« Des ordres par écrit furent expédiés pour leur donner à manger un demi-nègre par jour », écrivit aussi un général français qui servit à La Tortue.[59][59] Lacroix, “Mémoire secret”, p. 42 ...
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37 Il existe beaucoup de documents détaillés concernant le déploiement des chiens à La Tortue mais étonnamment peu sur leur utilisation effective. Fin mars, les Français annoncèrent avoir mis fin aux activités rebelles sur l’île mais ne dirent rien de l’aide apportée par les chiens.[60][60] Clauzel à Rochambeau (26 mars 1803), no. 1212, CC9B/ 10,...
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Cette omission suggère qu’ils avaient déçu. Un vétéran de l’expédition indiqua plus tard que les chiens, bien que très utiles en théorie, « n’ont point produit d’effet à l’île de La Tortue, parce qu’ils précédaient des détachements nègres et mulâtres, et qu’ils étaient familiarisés avec l’odeur qu’ils exhalent ».[61][61] Philippe-Albert de Lattre, Campagne des Français à Saint-Domingue...
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« Dans les engagements les chiens ne furent d’aucun secours. Les premiers coups de fusil les épouvantèrent. On en perdit plusieurs, entr’autres des chiennes pleines », raconte aussi le général Lacroix, qui servit à La Tortue.[62][62] Lacroix, “Mémoire secret,” p. 42 ...
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38 Le 17 mars, alors que les combats faisaient encore rage à La Tortue, les progrès de la rébellion dans la province Sud forcèrent Rochambeau à déplacer son quartier général du Cap-Français à Port-Républicain (aujourd’hui Port-au-Prince). Des mauvaises nouvelles l’y attendaient. Les rebelles s’étaient emparés de Petit-Goâve, port situé à l’ouest de Port-Républicain. Rochambeau envoya 600 hommes sur le vaisseau Duguay Trouin et la frégate Franchise pour reprendre la ville, mais malgré de durs combats les Français ne purent chasser les rebelles et durent battre en retraite. L’échec coûta 15 officiers et 150 soldats à Rochambeau.[63][63] Capt. Lhermitte à Rochambeau (29 mars 1803), BN08269 / ...
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39 Les documents militaires officiels de l’époque ne mentionnent pas l’utilisation de chiens de combat à Petit-Goâve, mais Madiou et Ardouin, se basant sur des traditions orales, avancent que 50 chiens furent utilisés pendant l’attaque afin de poursuivre les rebelles quand ils se replieraient. Mais la défaite inattendue des forces françaises créa une telle confusion que les chiens se retournèrent contre leur camp dans la chaleur des combats.[64][64] Ardouin, Études vol. 5, p. 397 ; Madiou, Histoire d’Haïti...
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Leur récit est confirmé par celui d’un officier français qui raconte que « ces chiens ne furent employés qu’une fois, dans l’inutile expédition contre le Petit-Goâve ; nous y perdîmes 400 hommes et les chiens dévorèrent quelques-uns de nos blessés ».[65][65] Lenoir, “Notes sur l’état actuel de Saint-Domingue…”...
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40 L’arrivée de renforts en mars 1803, dont la 2e demi-brigade polonaise, incita Rochambeau à lancer une offensive ambitieuse pour pacifier toute la province Sud avant le retour de la saison des pluies. Il comptait envoyer quatre colonnes de 500 hommes chacune à Abricots, Les Irois, Tiburon et Dame-Marie, petits bourgs situés à l’extrême sud-ouest de la colonie. De là, ils marcheraient de concert tout le long de la péninsule formant la « mâchoire » inférieure de Saint-Domingue. Les colonnes avançant le long des côtes nord et sud de la péninsule seraient accompagnées par des escadres navales, tandis que celles envoyées dans l’intérieur s’appuieraient sur des escouades de dix chiens pour disperser les attroupements de rebelles devant elles. Si tout se passait comme escompté, les colonnes se rejoindraient au-delà de Grand-Goâve et de Baynet près de Port-Républicain, où elles établiraient un cordon défensif pour empêcher les rebelles de pénétrer à nouveau dans la province Sud.[66][66] Rochambeau à Brunet (29 mars 1803), B7/ 9, SHD-DAT; Thouvenot...
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41 Mal menée, l’offensive échoua lamentablement. Malgré l’exemple récent de La Tortue, des unités de couleur de la garde nationale accompagnaient les chiens, qui avaient été recrutés localement car ceux de Cuba n’avaient pas encore été envoyés dans le Sud. Les officiers chargés de mener chaque colonne déléguèrent cette tâche à des subordonnés manquant d’expérience, les soldats polonais furent envoyés dans les mornes alors qu’on les savait peu mobiles, et chaque colonne avança à son rythme alors qu’elles auraient dû procéder en tandem pour repousser les rebelles de manière systématique. Le général commandant les forces rebelles dans le Sud, Nicolas Geffrard, eut l’intelligence d’attaquer tour à tour chaque colonne isolée et l’offensive fut un échec cuisant.[67][67] Thouvenot à Alexandre Berthier (10 mai 1803), B7/ 10, SHD-DAT...
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42 Comme après les opérations à La Tortue et Petit-Goâve, les rapports écrits juste après l’offensive du Sud donnèrent très peu de détails sur le rôle joué par les chiens. On peut en revanche citer un compte rendu général dans lequel Rochambeau les jugea « insuffisants pour ne pas dire inutiles. On les employa deux fois [sic], ils ne mordirent personne, ne furent d’aucune utilité vis-à-vis de peuples pourvus d’armes à feu, et firent regretter les sommes qu’on avait employées pour les faire arriver à grands frais ».[68][68] Rochambeau, “Précis des opérations de l’expédition...
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Rochambeau se contenta par la suite de se replier dans des ports fortifiés pour y attendre des renforts de France et le retour d’un temps plus clément à l’automne-hiver 1803.[69][69] Rochambeau à Decrès (31 mars 1803), CC9A/ 34, AN...
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43 L-a rupture de la paix d’Amiens (juin 1803 à Saint-Domingue) ne permit pas l’arrivée de ces renforts. Au lieu de reprendre l’offensive, les Français subirent une série de sièges dans lesquels les chiens n’avaient aucun rôle tactique à jour. Même si les circonstances avaient été différentes, il est peu probable qu’ils auraient pu faire basculer la guerre tant ils furent inefficaces lors des trois opérations auxquelles ils prirent part (La Tortue, Petit-Goâve et l’offensive dans le Sud).

IV) La guerre psychologique

44 En sus de leur rôle purement militaire, les chiens auraient pu théoriquement jouer un deuxième rôle en terrorisant les rebelles. C’est dans cette optique qu’il faut analyser l’exécution de mars 1803 et d’autres organisées par la suite. Sous Donatien de Rochambeau, les méthodes de mise à mort les plus communes étaient décrites avec un argot spécialisé qui se voulait drôle. « Ces barbares avaient créé un nouveau vocabulaire », écrivit un officier rebelle. « Noyer 200 individus, c’était un coup de filet national. Pendre, c’était monter en grade, être dévoré par les chiens, c’était descendre dans l’arène, fusiller, c’était laver la figure avec du plomb, et brûler enfin, c’était opérer chaudement ».[70][70] Louis Boisrond-Tonnerre, “Mémoire pour servir à l’histoire...
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45 Les exécutions par les chiens devinrent relativement courantes au Cap-Français. Elles avaient lieu dans le jardin de la maison du gouvernement, de l’autre côté de la rue du couvent des Religieuses.[71][71]“Pour mieux allumer chez eux la soif du sang des nègres,...
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Thomas Madiou et Marcus Rainsford avancent aussi, de manière peu crédible, que des chiens nageaient dans la baie et dévoraient les victimes qu’on y noyait ; ils sont aussi les seuls auteurs à mentionner des exécutions par les chiens hors de Cap-Français.[72][72]« Des dogues, qui nageaient autour des chaloupes, déchiraient...
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[Figure 5]
...


Figure 5 : J. Barlow, “The Mode of exterminating the Black Army as practiced by the French”, in Marcus Rainsford, A Historical Account of the Black Empire of Hayti (London: Albion Press, 1805), p. 327.

46 Des chiens sont visibles au bas de l’image.
47 L’une de ces exécutions, vers le 12 mars 1803, impliqua le tristement célèbre Pierre Boyer. De mauvaise humeur après une querelle avec un cabrouettier (conducteur de chariot), « il voulait faire périr un nègre » pour se calmer les nerfs. Le surlendemain, « parce qu’un de ses guides avait été absent de chez lui une heure de plus que le temps de la permission, il a exercé sur cet individu le droit de mort. Il a ordonné qu’il fut conduit au jardin du grand gouvernement, et mis à mort par les chiens ; ce qui a été exécuté ».[73][73] Procureur assistant du tribunal du Cap au juge Ludot (27...
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48 Ces méthodes atroces, pas plus que la crucifixion ou le bûcher, ne parvinrent pas à décourager la population de couleur. Un général français, décrivant sûrement l’exécution mentionnée ci-dessus, nota qu’« un guide du général Boyer livré à ce supplice était le premier à agacer les chiens, et tout en criant avec un accent modéré, mange donc, il leur présentait lui-même à sucer ses membres déchirés ».[74][74] Lacroix, “Mémoire secret,” p. 41. Souligné dans l’original...
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Les rebelles captifs faisaient face à la mort avec courage, en partie parce que, refusant d’être remis dans l’esclavage, ils avaient pris pour devise « la liberté ou la mort ». Certains des rebelles bossales (nés en Afrique) croyaient aussi qu’après leur mort ils rejoindraient le monde parallèle des esprits en « Guinée ». Une exécution, même cruelle, était donc pour eux l’occasion de partir rejoindre les membres de leur famille restés en Afrique.[75][75] Francis Alexander Stanislaus de Wimpffen, A Voyage to Saint...
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49 Paradoxalement, le seul effet de ces atrocités fut de rendre la position des Français encore plus critique. Le moral des soldats dans les villes assiégées, déjà au plus bas, ne fit que se ressentir de ces scènes macabres, et les atrocités incitèrent les rebelles à se venger sur les prisonniers français.[76][76] Lacroix, “Mémoire secret”, p. 41 ; Lacroix, La révolution...
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Les exécutions arbitraires convainquirent en outre les soldats de couleur encore loyaux de se joindre aux rebelles.[77][77] Thouvenot à Clauzel (20 avr. 1803), B7/ 20, SHD-DAT; Arango,...
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Le chef des rebelles Jean-Jacques Dessalines expliqua ainsi qu’il avait quitté l’armée française parce que ses collègues « furent noyés, exposés aux gibets ou dévorés par ces animaux que notre malheureuse isle nourrissait pour la seconde fois [après les Taïnos] par la destruction de ses enfants ».[78][78] Jean-Jacques Dessalines au ministre anglais (2 sept. 1803),...
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Son second Nicolas Geffrard, écrivant au gouverneur adjoint de Cuba, relata aussi que « des chiens dressés à boire du sang humain ont mangé deux ou trois de nos frères chaque jour au Cap-Français. Votre excellence aurait peine à croire que ces cannibales furent élevés pour la garde d’honneur du capitaine-général [Rochambeau] ».[79][79] Nicolas Geffrard à Sebastián Kindelán (14 sept. 1803),...
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V) Bilan

50 À l’époque de l’expédition, ceux qui critiquaient l’utilisation de chiens arguaient du caractère déshonorant de cette méthode, tandis que ceux qui la défendaient notaient que les rebelles avaient eux aussi commis des atrocités et avaient perdu tout ascendant moral.[80][80]“Cette mesure qui paraît d’abord inhumaine est légitimée...
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Mais Noailles acheta les chiens pour des raisons de tactique et de propagande plus que d’éthique et c’est sur le plan pratique que sa décision doit être évaluée. Selon ces critères, l’utilisation de chiens s’avéra non seulement ignominieuse mais coûteuse et inefficace. Les chiens ne furent envoyés que trois fois au combat, chaque fois sans succès, et ne firent jamais la différence, ce qui eut le don d’agacer Rochambeau dans ses mémoires. Légèrement plus efficaces comme bourreaux, les chiens ne parvinrent pas néanmoins à terroriser les rebelles et incitèrent même les troupes coloniales à entrer en rébellion.
51 Les achats de chiens continuèrent pourtant bien après que leur inutilité fut démontrée. En mai 1803, après l’échec de l’offensive Sud qui marqua la dernière utilisation des chiens au combat, Louis de Noailles écrivit de La Havane qu’il venait tout juste d’acheter « 106 chevaux et 300 chiens. Je les crois tels qu’on peut les désirer et je pense qu’il serait difficile d’en obtenir d’aussi bons à quelque prix que ce soit ».[81][81] Noailles à Rochambeau (8 mai 1803), 416AP/ 1, AN...
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Soit il n’avait pas été informé du manque de succès des chiens à Saint-Domingue, soit (et c’est plus probable) il avait un intérêt financier à continuer ce coûteux programme. Selon un autre envoyé français à La Havane, « 300 chiens des rues au lieu de ceux propices à la chasse furent ramassés pour remplir au moins une certaine quantité et former une somme en ligne de dépense ».[82][82] Vermonnet à Decrès (8 août 1803), CC9/ B22, AN...
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Bien mal acquis ne profite jamais : Noailles mourut cette même année lors d’une attaque contre un navire anglais.
52 Les chiens achetés à cette date tardive s’avérèrent encore plus inutiles que leurs prédécesseurs. Trois cents chiens embarqués en juin moururent quand le bateau coula.[83][83] Capt. Reynaud à Rochambeau (c. 3 June 1803), lot 225, Vente...
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Cent cinq chiens, dans une cargaison de 289 chiens, moururent pendant le court trajet de La Havane à Cap-Français sur le brick La Sagesse en juillet.[84][84] Boyé à Daure (3 juil. 1803), no. 2667, CC9B/ 11, AN...
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Quand la guerre reprit avec l’Angleterre, un navire anglais captura le schooner Diligente ayant à son bord « 100 limiers [bloodhounds] cubains destinés à accompagner l’armée combattant contre les noirs ».[85][85] Henry William Bayntun à John T. Duckworth (30 juin 1803),...
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En incluant les 100 chiens qui avaient débarqué du Napoléon en mars, ces 789 chiens représentent probablement la totalité des cargaisons envoyées de Cuba à Saint-Domingue pendant la guerre d’indépendance haïtienne. Soixante-quatre pour cent d’entre eux n’atteignirent jamais leur destination.
53 Quand les escadres anglaises établirent un blocus de Saint-Domingue au cours de l’été 1803, les survivants de l’expédition, tant hommes que chiens, se retrouvèrent assiégés dans les ports. Au fil des mois, les garnisons affamées dévorèrent tout ce qui leur tombait sur la main, chevaux, canne à sucre, graines de coton… et les chiens, qui eurent enfin une fin utile en améliorant l’ordinaire de la troupe.[86][86] Rochambeau, “Aperçu général sur les troubles des colonies...
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Après avoir épuisé ses dernières réserves, l’expédition abandonna alors la colonie aux rebelles, qui déclarèrent l’indépendance en novembre 1803, puis de manière plus officielle le 1er janvier 1804. Haïti était née.

VI) Enjeux de mémoire

54 L’inutilité, tant militaire que psychologique, des chiens de combat contraste avec la place qu’ils occupent dans la mémoire collective haïtienne. Voyageant en Haïti en 1826-1827, un consul anglais entendit souvent dire que « Rochambeau, pour entraîner ses limiers [bloodhounds], appâtait les malheureux prisonniers noirs en face de la maison du gouvernement, et ces pauvres hères étaient littéralement mis en pièces ».[87][87] Charles Mackenzie, Notes on Haiti Made during a Residence...
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Lorsqu’ils retracèrent les luttes révolutionnaires, les historiens et vétérans haïtiens du XIXe siècle donnèrent aux chiens une place de premier choix dans la litanie des atrocités commises par les Français ; c’est toujours le cas aujourd’hui.[88][88] Beaubrun Ardouin, Géographie de l’île d’Haïti (1832...
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55 Dans la culture populaire, les chiens ont toujours été mal vus en Haïti, probablement en raison de leur rôle à l’époque coloniale. Pendant la guerre d’indépendance, les Français tuèrent un prêtre vodou qui tenait un gros chien blanc en laisse, peut-être pour se moquer de l’autorité des blancs.[89][89] Lacroix à Clauzel (11 oct. 1802), B7/ 17, SHD-DAT...
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À la fin du XIXe siècle, un autre consul anglais nota que l’une des pires insultes en Haïti était « neg mangé chen » (ce noir mange des chiens).[90][90] Spenser St. John, Hayti or the Black Republic (1884 ; nouv. ...
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Les chiens demeurent un symbole récurrent dans la culture populaire haïtienne. Ils apparaissent dans de nombreuses œuvres littéraires et plus d’une centaine de proverbes en Kreyòl tels que « sa k atè se pou chen » (ce qui est à terre c’est pour les chiens).[91][91] André Vilaire Chéry, Le chien comme métaphore en Haïti,...
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« L’État n’est pas ton ami » explique une chanson paysanne associant les chiens à l’autorité. « On ne peut résister à la force / Déteste le chien / Mais dis-lui que ses dents sont blanches ».[92][92] Joan Dayan, Haiti, History, and the Gods (1995 ; nouv. éd. ,...
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56 L’utilisation par la France de chiens de combat, anecdotique sur le plan militaire et pourtant si célèbre, n’est pas sans rappeler le concept de « lieux de mémoire » cher à Pierre Nora : ces monuments, lieux ou histoires qui servent de points d’appui à la mémoire collective. Dans un article de 1989, Nora ajouta que les sociétés agricoles postcoloniales ont particulièrement besoin de ces lieux de mémoire car ils n’ont pas assez de « milieux de mémoire », la « disparition de la culture paysanne » et les « ravages ethnologiques de la colonisation » ayant détruit leur mémoire collective originelle. La volonté politique qui est nécessaire pour créer et maintenir ces lieux de mémoire dans une société à la recherche de son passé est évidente dans le cas haïtien.[93][93]“Lieux de mémoire” de Pierre Nora, “Between Memory...
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57 Les chiens sont au cœur de la mémoire collective haïtienne car ils sont devenus une métaphore pour les horreurs de l’impérialisme. Utiliser des rebelles pour nourrir des chiens les reléguait au statut d’animal. Utiliser des animaux pour démembrer des humains mettait aussi à nu la logique raciste de l’impérialisme et démentait le mythe selon lequel le colonialiste et le planteur agissaient pour le bien du « nègre ». S’attaquant aux politiques raciales de Napoléon Bonaparte dans la Caraïbe, l’abolitionniste Henri Grégoire ne manqua donc pas de mentionner l’utilisation de chiens par Rochambeau, imitant en cela Bartolome de Las Casas, qui avait utilisé le même exemple pour dénoncer la colonisation espagnole trois siècles plus tôt dans sa Destruction des Indes. De même, les patriotes haïtiens qui furent recolonisés en 1915-1934 (cette fois par les Américains) accusèrent les Marines d’avoir importé des chiens des Philippines pour dénoncer l’occupation de leur pays. L’accusation était sans fondement, mais elle déchaîna une tempête politique en Haïti et aux États-Unis.[94][94] Sur Grégoire, voir Henri Grégoire, De la littérature...
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58 Mettre en exergue un crime qui rappelait ceux des conquistadors espagnols permit aussi à Jean-Jacques Dessalines, qui gouverna Haïti juste après l’indépendance, d’établir un parallèle entre deux peuples, les Amérindiens taïnos et les esclaves africains, qui n’avaient aucun lien de parenté mais qui avaient tous deux souffert de l’impérialisme européen – des « frères de sang » en quelque sorte. Il rebaptisa ainsi Saint-Domingue (nom franco-espagnol) Haïti (mot taïno), donna à son armée le titre délirant d’ « Armée des Incas » et dit avoir « vengé l’Amérique », ce qui lui permit de prouver que son régime, loin d’être un simple agrégat d’esclaves rebelles, était l’héritier légitime de civilisations anciennes en lutte avec un Ancien Monde dépravé.[95][95] Sur le lien entre Taïnos et Haïtiens, voir Dessalines...
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59 De manière plus générale, la parabole du chien mangeur d’hommes permit à l’état haïtien d’acquérir une légitimité à une époque où l’esclavage restait la norme dans la région, la France considérait Haïti comme une colonie rebelle, et les Haïtiens avaient mauvaise presse pour avoir massacré les planteurs blancs dans les mois suivant l’indépendance. Pour justifier les massacres de 1804 et le droit d’Haïti à l’auto-détermination, les Haïtiens dénoncèrent donc la vision idéaliste de l’impérialisme véhiculée par les auteurs européens en insistant sur le fait que les Français, qui avaient offert des noirs en pâture aux chiens, avaient perdu toute crédibilité dans leur mission civilisatrice. « Hommes blancs », entonna un général haïtien après avoir décrit l’exécution de mars 1803, « si vous aviez entrevu ce sein désossé, ces membres épars, ces lambeaux palpitans, ces chairs meurtries par des quadrupèdes carnassiers, vous ne parleriez plus de vos bons traitemens ! Vous ne seriez plus étonnés du juste droit de représailles ! »[96][96] Cressé, Histoire de la catastrophe, p. 67 ...
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Telle fut au final la principale contribution des terribles chiens mangeurs d’hommes : non pas comme instruments de guerre mais comme acteurs d’un récit de victimisation sous-tendant le droit d’Haïti d’exister en tant qu’état souverain.

Notes

[ * ] Philippe Girard est professeur associé d’histoire caribéenne à l’université d’état McNeese de Louisiane. Il est l’auteur de Les esclaves qui ont vaincu Napoléon : Toussaint Louverture et la guerre d’indépendance haïtienne (Rennes : Les Perséides, 2012) Retour
[1] Le départ immédiat des chiens de Cuba est mentionné Louis de Noailles à Hector Daure (23 fév. 1803), 416AP/1, Archives Nationales, Paris (AN). Les chiens arrivèrent début ventôse (fin février – début mars) selon Pamphile de Lacroix, “Mémoire secret sur l’armée et la colonie de Saint-Domingue” (c. 1803), p. 41, Pièce 98, AF/IV/1212, AN. Les chiens étaient préparés pour leur première mission au 7 mars selon Pierre Thouvenot, [Sans titre] (4-6 mars 1803), Ms. Hait. 66-220, Boston Public Library. Il est donc probable que l’exécution eut lieu le 1er mars, comme indiqué dans H. Pauléus Sannon, de Toussaint Louverture vol. 3 (Port-au-Prince : Héraux, 1920-1933), p. 152, et non “fin 1802” selon Laurent Dubois, Avengers of the New World: The Story of the Haitian Revolution (Cambridge: Harvard University Press, 2004), p. 292 Retour
[2] Charles Hamilton Smith, History of Dogs; Canidae or Genus Canis of Authors; Including also the Genera Hyaena and Proteles vol. 2 (Edinburgh: W. H. Lizars, 1840), p. 121. Le chien décrit ici fut acheté près de Sámana, servit à Saint-Domingue, puis fut amené à la Jamaïque après l’évacuation française. Merci à Jonathan North pour m’avoir parlé de ce livre Retour
[3] Sur l’exécution, voir Lacroix, “Mémoire secret”, p. 41, écrit par un général français qui servit dans l’expédition Leclerc ; A. J. B. Bouvet de Cressé, éd., Histoire de la catastrophe de Saint-Domingue (Paris : Peytieux, 1824), p. 63-68, qui reproduit le récit de l’officier mulâtre Juste Chanlatte ; Jean-Baptiste Lemonnier-Delafosse, Seconde campagne de Saint-Domingue du 1er décembre 1803 au 15 juillet 1809, précédée de souvenirs historiques et succints de la première campagne (Le Havre : Brindeau et compagnie, 1846), p. 66-68, écrit par un marin français qui servit dans l’expédition Leclerc ; Thomas Madiou, Histoire d’Haïti vol. 2 (Port-au-Prince : Courtois, 1847), p. 411-412, ouvrage historique basé sur des entretiens avec des vétérans haïtiens ; and Beaubrun Ardouin, Études sur l’histoire d’Haïti vol. 5 (Paris : Dezobry et Magdeleine, 1853-1860), p. 391-393, un autre ouvrage basé sur des entretiens Retour
[4] L’exécution eut lieu aux Religieuses selon Bouvet de Cressé, de la catastrophe, p. 64. L’ancien palais du gouvernement près de la place d’armes est mentionné Madiou, Histoire d’Haïti vol. 2, p. 441 et Ardouin, Études sur l’histoire d’Haïti vol. 5, p. 391. Lemonnier parle de l’habitation Charrier à Haut-du-Cap (où l’ordre des Religieuses avait vécu en 1781-1783) : voir Lemonnier-Delafosse, Seconde campagne de Saint-Domingue, p. 66. Sur cet ordre, voir Gabriel Debien, “Les religieuses du Cap à Saint-Domingue”, Revue d'histoire de l'Amérique française 3:3 (1949), p. 402-422 Retour
[5] Sur les motifs de Rochambeau, voir Cressé, Histoire de la catastrophe, p. 66 ; Madiou, Histoire d’Haïti vol. 2, p. 411 ; Ardouin, Études vol. 5, p. 391. Sur l’importance des chiens, voir Marcus Rainsford, An Historical Account of the Black Empire of Hayti (London: Albion Press, 1805), p. 339, 426-429 Retour
[6] Ardouin, Études vol. 5, p. 340. Voir aussi Denis Laurent-Ropa, Haïti : Une colonie française, 1625-1802 (Paris : L’Harmattan, 1993), p. 301 ; Dubois, Avengers of the New World, p. 292 Retour
[7] [Louis Marie] Turreau, “Plan pour la conquête de Saint-Domingue” (c. June 1801), B7/1, Service Historique de la Défense —Département de l’Armée de Terre, Vincennes (SHD-DAT) Retour
[8] Napoléon Bonaparte, “Notes pour servir aux instructions à donner au capitaine général Leclerc (31 Oct. 1801)”, in Paul Roussier, éd., Lettres du général Leclerc (Paris : Société de l’histoire des colonies françaises, 1937), p. 263-274 Retour
[9] Denis Decrès à Rochambeau (12 mars 1803), CC9/B22, AN Retour
[10] Sur la bibliothèque de Victoire Leclerc, voir “Procès verbal d’énumération et estimation des divers effets provenant de la succession du général en chef Leclerc” (10 nov. 1802), CC9/B23, AN. Sur Las Casas et Raynal, voir Guillaume Raynal, Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes vol. 3 (Amsterdam, 1773), p. 15 ; Bartolome de las Casas, A Short Account of the Destruction of the Indies (1559 ; nouv. éd., Penguin Books : 1999), p. 120-125 Retour
[11] Gambart à Leclerc (27 mars 1802), Box 3/162, Rochambeau Papers, University of Florida, Gainesville (RP-UF) Retour
[12] Roger Norman Buckley, éd., The Haitian Journal of Lieutenant Howard, York Hussars, 1796-98 (Knoxville : University of Tennessee Press, 1985), p. xlvi Retour
[13] Adam Williamson à [Don Juan Nepomuceno de Quintana] (10 fév. 1796) et Quintana à Williamson (25 fév. 1796), in José Luciano Franco, éd., Documentos para la historia de Haití en el Archivo Nacional (Havana, Cuba: Publicaciones des Archivo Nacional de Cuba, 1954), p. 104-105 ; Ashli White, Encountering Revolution: Haiti and the Making of the Early Republic (Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2010), p. 82 Retour
[14] John Bostock et Henry T. Riley, The Natural History of Pliny vol. 2 (London: Taylor and Francis, 1855), p. 312 Retour
[15] “Je n’avais point perdu de vue les chiens dont vous me demandez 500. Cette race a été presque perdue, et le peu qu’il y en a, vient du Mexique. Il serait impossible de compléter le nombre que vous me demandez.” De François Lequoy-Mongiraud à Leclerc (4 mars 1802), BN08268 / lot 77, RP-UF. “Le général Leclerc avait écrit au gouvernement [espagnol] pour avoir des chiens, il n’a pu en avoir que trois.” De Noailles à Donatien de Rochambeau (30 déc. 1802), 416AP/1, AN Retour
[16] Daure et Rochambeau, “Instructions pour le général de brigade Noailles” (14 déc. 1802), B7/9, SHD-DAT ; Ardouin, Études vol. 5, p. 340 Retour
[17] Rochambeau à Decrès (7 déc. 1802), CC9B/19, AN Retour
[18] Rochambeau au marquis de Someruelos (21 mai 1803), in Franco, Documentos para la historia de Haití, p. 150 Retour
[19] Selon certaines sources, Noailles resta en Jamaïque jusqu’au 28 décembre : George Nugent à John Sullivan (26 déc. 1802), CO 137/109, British National Archives (BNA) ; Philip Wright, éd., Lady Nugent’s Journal of her Residence in Jamaica from 1801 à 1805 (Kingston, Jamaica : University of the West Indies Press, 2002), p. 138. Mais Noailles écrivit de La Havane dès le 24 décembre : voir Noailles à Daure (24 déc. 1802), 416AP/1, AN ; Noailles à Rochambeau (30 déc. 1802), 416AP/1, AN Retour
[20] Noailles à Rochambeau (30 déc. 1802), 416AP/1, AN Retour
[21] Ardouin, Études vol. 5, p. 341. Une source raconte que les chiens coûtaient 50 piastres pièce (à peu près 400 francs, soit 315 000 francs pour 789 chiens) : Noailles à Rochambeau (23 fév. 1803), lot 231, Vente Rochambeau (Philippe Rouillac). Une autre parle de 500 à 600 francs pièce (soit à peu près 400 000 francs) : B. A. Lenoir, “Notes sur l’état actuel de Saint-Domingue…” (c. 1804), Dossier 9, AF/IV/1213, AN Retour
[22] Noailles à Someruelos (10 fév. 1803), 416AP/1, AN Retour
[23] Sur Veracruz, voir Lanchamp, “Instructions pour suivre les traces d'une négociation de traites sur la Veracruz” (c. 1803), B7/12, SHD-DAT. Sur Carthagène, voir François Pons à Rochambeau (6 déc. 1802), Box 14/1416, UF-RP ; Leblond Plassan à Decrès (12 déc. 1802), BB4 163, Service Historique de la Défense—Département de la Marine, Vincennes (SHD-DM). Sur Caracas, voir Thouvenot à Lemoine Villaroy (18 avr. 1803), B7/20, SHD-DAT ; Roos à Rochambeau (13 sept. 1803), Box 20/2079, RP-UF Retour
[24] Noailles à Rochambeau (18 fév. 1803), 416AP/1, AN ; Jean Vermonnet à Decrès (8 août 1803), CC9/B22, AN Retour
[25] Someruelos, “Instrucción que se da al Sr. D. Francisco de Arango para la commission con que pasa al Guarico” (5 mars 1803), in Franco, Documentos para la historia de Haití, p. 234-237 Retour
[26] Someruelos à Noailles (21 avr. 1803), 416AP/1, AN Retour
[27] “Le ministre du trésor public enverra à Saint-Domingue un inspecteur de la trésorerie, avec ordre d’arrêter les registres du payeur général, d’annuler les traites et de revenir sur le champ en France. Le même ministre fera connaître aux payeurs de Saint-Domingue… que toute lettre de change ou traite sur le trésor public, qui ne serait pas motivée sur une lettre d’un ministre autorisant la dépense dont ils feront ainsi les fonds, ne sera pas acquittée.” De Bonaparte à Ministre du Trésor Public (22 avr. 1803), in Correspondance de Napoléon Ier publiée par ordre de l’empereur Napoléon III vol. 8 (Paris : Plon et Dumaine, 1861), p. 288 Retour
[28] Noailles à Daure (23 fév. 1803), 416AP/1, AN Retour
[29] Madiou, Histoire d’Haïti vol. 2, p. 411 ; Ardouin, Études vol. 5, p. 392 Retour
[30] Thouvenot à Rochambeau (15 sept. 1803), B7/10, SHD-DAT Retour
[31] Jacques Boyé à Bertrand Clauzel (7 mars 1803), no. 2043, CC9B/11, AN ; Adj. Cdt. Maillard à Michel Claparède (10 mars 1803), no. 1091, CC9B/10, AN Retour
[32] Rochambeau à Decrès (29 mars 1803), CC9A/33, AN Retour
[33] Daure and Rochambeau, “Extrait des instructions données… au Général Boyer” (printemps 1803), CC9A/34, AN Retour
[34] Rochambeau à [Noailles] (13 mars 1803), B7/9, SHD-DAT Retour
[35] Rochambeau, “Précis des opérations de l’expédition de Saint-Domingue de 1802 à 1803” (6 oct. [déc. ?] 1803), CC9A/36, AN Retour
[36] Pierre Boyer à Decrès (10 mars 1803), CC9A/34, AN Retour
[37] Boyer à Jean-Baptiste Brunet (23 août 1802), B7/6, SHD-DAT Retour
[38] Brunet à Leclerc (26 août 180]), 135AP/6, AN Retour
[39] Rochambeau à Decrès (14 mars 1803), CC9A/33, AN Retour
[40] Jean-Baptiste Guillemain de Vaivres, “Extrait d’un état adressé par le commandant en chef de l’armée navale de Saint-Domingue…” (20 fév. 1802), CC9/B23, AN Retour
[41] Leclerc à Bonaparte (16 sept. 1802), in Roussier, Lettres, p. 228 Retour
[42] Sur l’utilisation de noirs comme chiens de chasse, voir Michel-Étienne Descourtilz, Voyage d’un naturaliste en Haïti, 1799-1803 (1809 ; nouv. éd. Paris : Plon, 1935), p. 57 Retour
[43] Noailles à Daure (12 fév. 1803), 416AP/1, AN Retour
[44] Thouvenot à Hugues-Bernard Maret (8 mars 1803), B7/20, SHD-DAT Retour
[45] Thouvenot, “Plan de campagne” (6 mars 1803), B7/9, SHD-DAT. Voir aussi Thouvenot à Senneville (9 mars 1803), B7/20, SHD-DAT Retour
[46] Thouvenot à Capt. Roi (7 sept. 1802), B7/20, SHD-DAT Retour
[47] Sur le courage des rebelles, voir Leclerc à Bonaparte (7 oct. 1802), in Roussier, Lettres, p. 253-260 ; Lemonnier-Delafosse, Seconde campagne de Saint-Domingue, p. 70-71 ; Pamphile de Lacroix, La révolution de Haïti (1819 ; nouv. éd. Paris : Karthala, 1995), p. 364 Retour
[48] Thouvenot à Lespinasse (8 mars 1803), B7/20, SHD-DAT Retour
[49] Thouvenot à Lespinasse (8 mars 1803), B7/20, SHD-DAT Retour
[50] Rainsford, An Historical Account, 339, p. 423-429 Retour
[51] Daure à Decrès (6 mars 1803), CC9/B20, AN Retour
[52] Boyé à Adj. Cdt. Ramet (8 mars 1803), no. 2053, CC9B/11, AN Retour
[53] Jacques Boyé à Adj. Cdt. Boscu (8 mars 1803), no. 2055, CC9B/11, AN Retour
[54] Boyé à Louis-René de Latouche-Tréville (9 mars 1803), no. 2059, CC9B/11, AN ; Adj. Cdt. Maillard à Claparède (10 mars 1803), no. 1091, CC9B/10, AN Retour
[55] Boyé à Boscu (9 mars 1803), no. 2063, CC9B/11, AN. Voir aussi Maillard à Rochambeau (9 mars 1803), no. 1084, CC9B/10, AN Retour
[56] Maillard à Boscu (9 mars 1803), no. 1086, CC9B/10, AN. Voir aussi Boyé à Clauzel (7 mars 1803), no. 2043, CC9B/11, AN Retour
[57] “Il sera nécessaire, pour les mettre au goût, de leur donner avant de les lâcher des appas.” Maillard à Boscu (9 mars 1803), no. 1086, CC9B/10, AN Retour
[58] Sannon, Histoire de Toussaint Louverture vol. 3, p. 152. La date (6 mai 1803) et le récipiendaire (Ramel) de la lettre ne correspondent pas à la chronologie Retour
[59] Lacroix, “Mémoire secret”, p. 42 Retour
[60] Clauzel à Rochambeau (26 mars 1803), no. 1212, CC9B/10, AN ; Boyer, “Ordre du jour” (27 mars 1803), CC9/B22, AN Retour
[61] Philippe-Albert de Lattre, Campagne des Français à Saint-Domingue et réfutation des reproches faits au Capitaine-Général Rochambeau (Paris : Locard, 1805), p. 171 Retour
[62] Lacroix, “Mémoire secret,” p. 42 Retour
[63] Capt. Lhermitte à Rochambeau (29 mars 1803), BN08269 / lot 103, RP-UF ; Daure à Decrès (31 mars 1803) CC9/B20, AN Retour
[64] Ardouin, Études vol. 5, p. 397 ; Madiou, Histoire d’Haïti vol. 3, p. 18. Voir aussi Sannon, Histoire de Toussaint Louverture vol. 3, p. 145 ; Claude Auguste et Marcel Auguste, L’expédition Leclerc, 1801-1803 (Port-au-Prince: Henri Deschamps, 1985), p. 272 ; Dubois, Avengers of the New World, p. 292 Retour
[65] Lenoir, “Notes sur l’état actuel de Saint-Domingue…” Retour
[66] Rochambeau à Brunet (29 mars 1803), B7/9, SHD-DAT; Thouvenot à Brunet (29 mars 1803), B7/20, SHD-DAT Retour
[67] Thouvenot à Alexandre Berthier (10 mai 1803), B7/10, SHD-DAT Retour
[68] Rochambeau, “Précis des opérations de l’expédition de Saint-Domingue de 1802 à 1803” (6 oct. [déc. ?] 1803), CC9A/36, AN. Voir aussi Rochambeau, “Aperçu général sur les troubles des colonies françaises de l’Amérique, suivi d’un précis de la guerre dans cette partie du monde” (c. 1805), p. 85, 1M593, SHD-DAT Retour
[69] Rochambeau à Decrès (31 mars 1803), CC9A/34, AN Retour
[70] Louis Boisrond-Tonnerre, “Mémoire pour servir à l’histoire d’Hayti” (22 juin 1804), p. 42, CC9B/27, AN. Voir aussi Baron de Vastey, Revolution and Civil Wars in Haiti (1823 ; nouv. éd., New York : Negro University Press, 1969), p. 35 Retour
[71] “Pour mieux allumer chez eux la soif du sang des nègres, on en livra journellement à leur férocité.” De Lacroix, “Mémoire secret”, p. 41. Sur la fréquence des exécutions au Cap, voir ausi Lacroze, “Mémoire contenant un aperçu succinct des événements survenus à Saint-Domingue…” (1804), CC9/B23, AN ; Anon., History of the Island of St. Domingo, from its First Discovery by Columbus à the Present Period (1818 ; nouv. éd., New York: Mahlon Day, 1824), p. 165 ; Franco, Documentos para la historia de Haití, p. 152-154, 237-259 Retour
[72] « Des dogues, qui nageaient autour des chaloupes, déchiraient ceux qui revenaient à la surface de l’eau ». De Madiou, Histoire d’Haïti vol. 2, p. 412. Voir aussi Rainsford, Historical Account, p. 326 Retour
[73] Procureur assistant du tribunal du Cap au juge Ludot (27 mars 1803), CC9/B21, AN Retour
[74] Lacroix, “Mémoire secret,” p. 41. Souligné dans l’original Retour
[75] Francis Alexander Stanislaus de Wimpffen, A Voyage to Saint Domingo in the Years 1788, 1789, and 1790 (London: T. Cadell, 1797), p. 135 Retour
[76] Lacroix, “Mémoire secret”, p. 41 ; Lacroix, La révolution de Haïti, p. 360 Retour
[77] Thouvenot à Clauzel (20 avr. 1803), B7/20, SHD-DAT; Arango, “Comisión de Arango en Santo Domingo”, p. 237-259; Poterat, “Mémoire sur la colonie de Saint-Domingue” (8 sept. 1803), CC9A/35, AN Retour
[78] Jean-Jacques Dessalines au ministre anglais (2 sept. 1803), CO 137/110, BNA Retour
[79] Nicolas Geffrard à Sebastián Kindelán (14 sept. 1803), in Franco, Documentos para la historia de Haití, p. 152-154 Retour
[80] “Cette mesure qui paraît d’abord inhumaine est légitimée par les tortures que ces scélérats font éprouver à tous ceux de nous qui ont le malheur de tomber entre leurs mains, et les chiens éprouveront une telle terreur à ces brigands, qu’étant sans espoir de nous échapper, ils se rendront à discrétion.” Thouvenot à Lespinasse (8 mars 1803), B7/20, SHD-DAT Retour
[81] Noailles à Rochambeau (8 mai 1803), 416AP/1, AN Retour
[82] Vermonnet à Decrès (8 août 1803), CC9/B22, AN Retour
[83] Capt. Reynaud à Rochambeau (c. 3 June 1803), lot 225, Vente Rochambeau (Philippe Rouillac) Retour
[84] Boyé à Daure (3 juil. 1803), no. 2667, CC9B/11, AN Retour
[85] Henry William Bayntun à John T. Duckworth (30 juin 1803), ADM 1/253, BNA. Voir aussi “A list of vessels captured by his majesty’s ships…” (juil. 1803), ADM 1/253, BNA ; Capit. de Frégate Le Bastard à Decrès (23 oct. 1803), BB4 182, SHD-DM Retour
[86] Rochambeau, “Aperçu général sur les troubles des colonies françaises de l’Amérique, suivi d’un précis de la guerre dans cette partie du monde” (c. 1805), p. 105, 1M593, SHD-DAT ; Charles d’Hénin, “Conseil de Guerre”, (2 sept. 1803), 135AP/3, AN ; Barquier à Ernouf (24 Apr. 1809), B7/18, SHD-DAT Retour
[87] Charles Mackenzie, Notes on Haiti Made during a Residence in that Republic vol. 1 (1830 ; nouv. éd., London : Frank Cass, 1971), p. 231 Retour
[88] Beaubrun Ardouin, Géographie de l’île d’Haïti (1832 ; nouv. éd., Port-au-Prince ; T. Bouchereau, 1856), p. 9 ; Vastey, Political Remarks, p. 169, 196 Retour
[89] Lacroix à Clauzel (11 oct. 1802), B7/17, SHD-DAT Retour
[90] Spenser St. John, Hayti or the Black Republic (1884 ; nouv. éd., London: Frank Cass, 1971), p. 151 Retour
[91] André Vilaire Chéry, Le chien comme métaphore en Haïti, Analyse d'un corpus de proverbes et de textes littéraires haïtiens (Port-au-Prince: Ethnos, 2004) Retour
[92] Joan Dayan, Haiti, History, and the Gods (1995 ; nouv. éd., Berkeley: University of California Press, 1998), p. 96 Retour
[93] “Lieux de mémoire” de Pierre Nora, “Between Memory and History: Les Lieux de Mémoire”, Representations 26 (Printemps 1989), p. 7 Retour
[94] Sur Grégoire, voir Henri Grégoire, De la littérature des nègres (Paris: Maradan, 1808), p. 53. Sur l’invasion de 1915, voir Robert D., Nancy G. et Michael Heinl, Written in Blood: The Story of the Haitian People, 1492-1995 (New York: University Press of America, 1996), p. 446 Retour
[95] Sur le lien entre Taïnos et Haïtiens, voir Dessalines à un ministre anglais (2 sept. 1803), CO 137/110, BNA ; Boisrond-Tonnerre, “Mémoire pour servir à l’histoire d’Hayti”, p. 1. “Armée des Incas” dans Rochambeau à Decrès (31 août 1803), CC9A/34, AN. “Vengé l’Amérique” dans Dessalines, “Proclamation” (28 Apr. 1804), AB/XIX/3302/15, AN Retour
[96] Cressé, Histoire de la catastrophe, p. 67 Retour

Résumé

L’article examine l’utilisation de chiens de combat pendant l’expédition Leclerc-Rochambeau en Haïti (1802- 1803), un épisode souvent mentionné dans les livres sur la Révolution Haïtienne mais rarement étudié de manière systématique. Les chiens, achetés à Cuba par Louis de Noailles après une première demande par le capitaine général Victoire Leclerc, auraient pu théoriquement aider les Français à réprimer l’insurrection, mais leur utilité s’avéra limitée sur le plan militaire. Ils ne furent employés que trois fois au combat et furent à chaque fois inutiles voire même dangereux. Contrairement à ce qui est souvent écrit, l’utilisation des chiens comme arme psychologique sous Donatien de Rochambeau fut aussi un échec. Même les exemples choquants de chiens dévorant des prisonniers ne parvinrent pas à diminuer l’ardeur des rebelles haïtiens ; au contraire, ces atrocités incitèrent les personnes de couleur à déserter ou à se venger. L’importance historique des chiens de combat est donc d’ordre mémoriel, en tant que symboles des horreurs de l’impérialisme venant justifier le droit d’Haïti à l’auto-détermination.


Abstract
The article examines the use of combat dogs during the Leclerc-Rochambeau expedition to Haiti (1802-1803), an episode often mentioned in histories of the Haitian Revolution but never studied in scholarly fashion. The dogs, purchased in Cuba by Louis de Noailles at the instigation of expeditionary leader Victoire Leclerc, could theoretically have assisted French forces in counterinsurgency operations, but their actual military contribution proved very limited. There are only three documented instances of their use, all of which showed the dogs to be inefficient or even dangerous to their own side. Contrary to popular perception, the dogs’ secondary use as a psychological weapon of terror under Donatien de Rochambeau also proved a failure. Even when the dogs were given such horrific tasks as devouring rebel prisoners, they failed to diminish Haitian rebels’ will to fight and in fact prompted even more defections and reprisals. The dogs’ historical relevance thus lies within the realm of public memory: as symbols of the horrors of imperialism and as a powerful argument for Haiti’s right to selfdetermination.

PLAN DE L'ARTICLE

Sept Laetitiah

unread,
Dec 12, 2013, 1:17:41 PM12/12/13
to tout-...@googlegroups.com, haiti Nation, HaitiConnexion, koze-ma...@googlegroups.com, forumculturel, Haiti Think Tank, grandsdebats, DEBANASYONAL, 5rgroup, flhec...@aol.com
Lequel arrivera a effacer les souffrances des uns pour les remplacer par ses propres souffrances? La Souffrance est Personnelle, mais l'Humanisme est Collective.

Histoire militaire/Mémoire
http://www.cairn.info/revue-napoleonica-la-revue-2012-3-page-54.htm

Ariel Charles

unread,
Dec 12, 2013, 3:40:33 PM12/12/13
to haiti-...@googlegroups.com, Forum Cult, haitico...@yahoogroups.com, Forum Cult, forumc...@googlegroups.com, haitiant...@yahoogroups.com, Forum Cult, debana...@yahoogroups.com, harry jean philippe, flhec...@aol.com, Luther Charles, Carl Henri Gomez
Qu'on nous demande d'oublier la barbarie de ces sauvages venus d'Europe, on verra bien!

Qu'on nous demande de pardonner a ces monstres a la peau claire le traitement inflige a nos ancetres: JAMAIS!

En admettant notre compatriote Dany Laferriere a l'Academie francaise, la France honore la Nation Haitienne en general, ca se concoit.
Mais quelque beau et elegant que puisse etre ce geste, il n'effacera point du front et de la main des francais le sang de nos peres.  Nous leur vouons une HAINE ETERNELLE, qu'on le sache!  Et le revisionisme pervers et cruel qui nous est de temps a autres flanque au visage est une insulte faite a toute une race! Ca Doit Cesser! Ca Doit Cesser!

Que la sagesse revienne donc a ceux qui se reveille un beau du 21eme siecle a crier au secours Leclerc, Rochambeau, et bien sur, le lache, traitre et vilain Rigaud. Assez!  Basta!  Stop!  Nos ancetres n'etaient pas des saints.  LES CRUELS FRANCAIS LEUR AVAIENT APPRIS LES RUDIMENTS DE LA BARBARIE PENDANT PRES DE TROIS CENTS ANNEES.  AUJOURD'HUI ENCORE, DEUX CENTS ANS APRES 1804, C'EST A PEINE SI NOUS POUVONS NOUS DEFAIRE DU CARCAN DE CETTE CULTURE SANGUINAIRE, SOURCE DE NOS MAUX ET DE NOS CHAGRINS.  

On peut beaucoup reprocher a Jean Bertrand Aristide, qu'on reconnaisse cependant qu'il avait absolument raison d'exiger le remboursement de la somme faramineuse que ce voleur apelle Charles X nous a enlevee!  Enough Said!

Pour une troisieme et, je l'espere, derniere annee, je vous conjure de laisser le souvenir de sombre passe enfoui sous la poussiere de l'histoire, car il est IMPOSSIBLE  de laver du sol d'Haiti le sang de nos peres.  Et s'il nous restent quelques vestiges de la vengeance exercee contre nos bourreaux et nos tortionnaires au lendemain de l'independance, qu'ils nous font regretter que Dessalines n'ait pas pu se rendre a Paris soumettre a la lame de son epee la gorge meme de Napoleon. Oh!  La moutarde nous monte au nez! Again, Enough Said!

Et maintenant mes bons amis, ecouter la fin du discours:  1804 appartient a l'histoire.  Une histoire parsemee de craute et de barbarie.  Nos revisionistes n'y peuvent rien, pas plus que nous, du reste.  La Revolution Francaise a eu lieu, la Bastille a ete prise et dechouquee par les sans culottes francaises.  Louis XVI a ete guillotines par les "civilises francais". Napoleon est mort, les anglais ont eu raison de lui, Amen! Dessalines est mort, trahi par Petion et Christophe, TOUS DES MONSTRES, nous le reconnaissons. Nous sommes aujourd'hui en 2013. IMPOSSIBLE DE TROUVER UN SEUL FRANCAIS DE FRANCE A PLEURER LA MORT DE 25000 TRUANdS A SAINT DOMINGUE, POURQUOI DEVRIONS NOUS EN TROUVER PARMI NOUS HAITIENS.  Makes no sense! No sense whatsoever!  Les francais ont enfin appris a se comporter en gens de bien, alors passons l'eponge, et ensemble marchons paisiblement vers l'avenir.

Mais aux nostalgiques de l'ere cruel de l'esclavage je dis:

Desole! On ne peut faire mentir l'histoire.

Ariel charles
12 Decembre 2013

Maurice Célestin

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Dec 13, 2013, 12:15:16 AM12/13/13
to haiti-...@googlegroups.com, haiti Nation, HaitiConnexion, koze-ma...@googlegroups.com, forumculturel, Haiti Think Tank, tout-...@googlegroups.com, sept...@yahoo.com, flhec...@aol.com

TEXTE INTÉGRAL 

Nous venons d'apprendre la victoire de l'écrivain Dany LAFERRIÈRE  aux élections qui lui ont permis de trouver un siège à l'académie française. Cette haute distinction tant rêvée par plus d'un est considérée comme un motif de fierté  tant pour le  Canada que pour Haïti. LAFERRIÈRE peut s'enorgueillir d'avoir franchi  la porte hermétique  de la prestigieuse académie française au moment même où le  grand modèle Nelson MANDELA fait ses adieux à la terre. "Siècle qui finit, siècle commence" dirait Bès de LAZ. Etre admis à ce haut lieu où siègent les immortels est toute une conquête s'exclamerait le bon québécois. Et coïncidence heureuse: il va occuper la chaise #2 jadis réservée  à  Alexandre DUMAS fils et à MONTESQUIEU. Quel honneur... 

    AD LUCEM DANY,

 Nous espérons que , quand tu devras parler de MANDELA, toi,  tu ne manqueras pas de rappeler au monde entier qu'il a suivi les pas de DESSALINES en amont et de Toussaint LOUVERTURE en avale de son long et vaillant combat contre l'apartheid. Il a su réunir avec succès les stratégies de lutte de ces deux faiseurs d'épopée. 

( Maurice CELESTIN-LECHAPEAUTEUR)


  ( SUITE  .....  )            

                   MAÎTRE ANDRÉ MICHEL À RANMASÉ

Par Maurice CELESTIN- LECHAPEAUTEUR

Ce samedi 8 décembre, j'ai eu  le bonheur d'être à l'écoute de l'émission  RANMASE-RADIO CARAÏBES-HAÏTI. Mon plaisir a été d'autant plus grand que j'ai pu écouter avec bonheur les interventions fracassantes de mon confrère et camarade de promotion maître Danton LÉGER. L'élégant latiniste a encore une fois prononcé de superbes citations  qui ont plu comme toujours. Et, une fois de plus, Jean Monar METELLUS a conduit les débats avec dextérité et avec la même pointe d'humour qui rend agréable l'écoute. Véritable délice pour les oreilles, en vérité. J'ai été heureux d'entendre le député Danton LÉGER, défendre, sans me citer,  mes points de vue exprimés, sans relâche sur Internet, relative à  la question de renonciation à la nationalité. Il est l'un des rares à partager mon approche qui veut que toutes les haïtiennes et tous les haïtiens qui ont accepté une nationalité étrangère demeurent dûment haïtiens pour n'avoir jamais renoncé à leur nationalité haïtienne. Il est d'accord avec moi que la renonciation suppose la signature de l'acte solennel de renonciation qui doit se faire par devant les autorités haïtiennes compétentes. La Constitution est claire sur la question. Maître LÉGER , comme moi, semble se demander pourquoi chercher midi à quatorze heure tandis que la Charte fondamentale de la nation dit tout par son: N'AVOIR JAMAIS RENONCÉ À SA NATIONALITÉ. En droit constitutionnel c'est le stricto sensu et non l'interprétation. En amont de toute démarche à entreprendre pour l'acquisition d'une nouvelle nationalité, il faut d'abord renoncer à la nationalité haïtienne. C'est le premier pas à faire, la première démarche à mener. Sans ce pré-requis toute autre action est nulle et non avenue.  Mon confrère et camarade de promotion Danton LÉGER l'a bien compris et l'a bien exprimé ce matin sur RANMASE.  Dans un tandem idéal avec son pair maître BERNARD, il a tenu avec brio le mot du droit véhiculé par un parler agréable à entendre.

      Il n'y avait pas que maître LÉGER. Monsieur  Stanley LUCAS a été superbe. Pour une fois, en lui, le palais national a trouvé un excellent porte-parole, un homme bien à la hauteur de sa tâche. Il a beaucoup de talent et la grande capacité de tenir tête à ses  interlocuteurs qui cherchent à le déséquilibrer sans  désemparer.  METELLUS particulièrement, visiblement   jette des pelures de banane sur son passage aux fins de le faire trébucher.  Mais en fin stratège, il ne se laisse pas intimider et se montre, au contraire, très percutant et très calme sur la défensive. Ayant une grande maîtrise de la parole, il exploite, tout à son avantage, ses larges connaissances assez diversifiées pour donner la réplique à ceux qui veulent le piéger. Fonceur, combatif, calme et agressif au besoin, il joue tout à fait bien sa partition. Voilà le type du porte parole capable de vendre la politique d'un gouvernement et de le défendre quand il se retrouve dans des impasses ou quand il a besoin de quelqu'un sur qui il peut compter dans l'adversité abîmante. Jean Monar METELLUS, utilisant à merveille le style  ironique   désappointant,  n'arrive pas pourtant à le détourner de son objectif de défendre à tout coup. Il utilise tous ses moyens  pour atteindre son but.  Bien sûr, la démagogie était au rendez-vous, mais on doit cependant admettre  qu'il tient le langage d'un démocrate qui prend du temps à écouter avec respect  l'opinion de l'autre. Enfin LUCAS a tout d'un digne et compétent porte parole. The right man at the right place.  ( à suivre....)

Suite...

Ce samedi 8 décembre, nous en avons eu pour notre écoute.  Jean Monar METELLUS a fait bon usage du  " castigat ridendo mores" de MOLIÈRE. En riant, en s'amusant même, il pose les grands problèmes du pays, il soulève les grandes questions, il met en discussion les points du jour et les  différends qui opposent les diverses tendances politiques sans oublier de faire des propositions en dépit du fait que Stanley LUCAS persiste à dire que chez nous il n'y a que des pleurnicheurs, des chialeurs et non des leaders capables de faire des propositions.

Quand était venu le tour de Maître André MICHEL d'intervenir et de faire entendre sa voix sur la mort de Nelson MANDELA, c'était tout simplement fracassant. Dans un style tranchant, caustique même, le disciple de Thémis à fustigé le comportement du Président MARTELLY qui n'a pas eu la clairvoyance de profiter de cette belle occasion qu'est la mort de Nelson MANDELA pour rappeler, dans son message, au monde entier que Toussaint L'OUVERTURE et Jean-Jacques DESSALINES ont été le phare qui a éclairé le chemin de la liberté des noirs mis en esclavage un peu partout à travers l'Univers. En tenant ces propos, maître André MICHEL semblait transmettre un message que j'aurais aimé moi même prononcer sur ce manquement du Président de la République. Il n'y a pas à sortir de là: Le Président MARTELLY  a raté un bon coup. C'est réellement déconcertant, décevant qu'à la mort de Nelson MANDELA , cet homme qui à  un moment précis de l'histoire, qui à une conjoncture politique particulière eut à porter tour à tour la casaque de nos deux héros, le nom de Toussaint L'OUVERTURE et de Jean-Jacques DESSALINES n'ait pas été cité même par le chef de leur pays. C'eut été une occasion en or, pour le premier citoyen d'Haiti de porter son pays au panthéon mondial et d'associer le nom de nos héros à celui de MANDELA et de Martin LUTHER KING qui ont poursuivi avec succès la lutte pour la libération et l'émancipation des noirs. Mais à bien considérer, monsieur MARTELLY n'est pas le seul responsable de cette méprise. Le Président OBAMA, les présidents bolivariens, le président de la république dominicaine, de Cuba, celui de l'Afrique du sud, aucun d'eux n'a pensé à exprimer leur reconnaissance à l'endroit de ces hommes d'airain qui ont prouvé à l'homme blanc que le noir, lui aussi, a  la vocation de vivre libre. 

Maître MICHEL avait tout à fait raison de s'indigner. Et, Stanley LUCAS en bon défenseur avait quand même  tenté, avec beaucoup d'intelligence et d'astuce, de se porter défenseur du Président MARTELLY. Mais les panelistes comme un seul homme ont rejeté son intervention, sa plaidoirie sans fondement conduite, il est vrai, avec audace et une certaine logique qui malheureusement ne pouvait pas tenir debout devant les arguments du peloton qui le matraquait de toutes parts.  Mais quand même on peut dire que si le coup n'était pas bon, le fond était beau. Il avait fait de son mieux à l'égal des autres invités qui ont su justifier leur présence  sur le plateau.

À samedi prochain pour un autre RANMASÉ

Maurice CÉLESTIN- LECHAPEAUTEUR




Envoyé de mon iPad

flhec...@aol.com

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Dec 13, 2013, 12:47:41 AM12/13/13
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Maitre Andre Michel aurait du comprendre que nous sommes un pays sous occupation. Le chef de l'etat haitien ne peut se permettre le luxe de faire reference a nos illustres ancetres de facon a ne pas offenser le grand patron "le blanc".
En plus, quand on appartient a un secteur qui a contribuer au sabatage du bicentennaire de l'independance ex:(S.Lucas) que vous considerez comme un prototype de "democrate", il est evident que Dessalines,Toussaint ne sont d'aucune importance. Aujourd'hui, il faut penser Clinton comme le fondateur de la nouvelle Haiti.
Haiti is open for business."vini achete".
Dans un style tranchant, caustique même, le disciple de Thémis à fustigé le comportement du Président MARTELLY qui n'a pas eu la clairvoyance de profiter de cette belle occasion qu'est la mort de Nelson MANDELA pour rappeler, dans son message, au monde entier que Toussaint L'OUVERTURE et Jean-Jacques DESSALINES ont été le phare qui a éclairé le chemin de la liberté des noirs mis en esclavage un peu partout à travers l'Univers.



Serge Pierre-Pierre

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Dec 13, 2013, 6:22:40 AM12/13/13
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Miss Flo, ma soeur matinale,

WHATEVER!!!!

Serge

 

HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.


Carl Henri Jedidiah Gomez

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Dec 18, 2013, 1:47:01 PM12/18/13
to HaitiConnexion, Sept Laetitiah, flhec...@aol.com, Haiti Think Tank, tout-...@googlegroups.com, forumculturel, tout...@yahoogroups.com, jrg...@aol.com, core...@yahoo.fr, gerardbi...@free.fr, Ariel Charles, haiti Nation, reseauc...@yahoogroupes.fr
Mme. Natania Etienne.
 
Chère Mme. Etienne,
Vraiment, vous perdez votre temps à échanger des informations et des points de vue avec Mme. Laetitiah Sept (la mauvaise). Si la bonne Laetitiah Sept est admirablement capable et honnete, la mauvaise est terriblement décevante.
 
Imaginer, sortir une atrocité conceptuelle de la sorte: comparer Yom Kippur au 1er. Janvier? Nous constatons qu'elle a des opinions mais n'a pas d'opinion basée sur une information factuelle.
 
Ce genre d'assertion ne mérite pas de réponse.
 
Cordialement,
Jedi (miroir d'Haiti)
 

To: sept...@yahoo.com; flhec...@aol.com; haitiant...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr; forumc...@googlegroups.com; tout...@yahoogroups.com; jrg...@aol.com; core...@yahoo.fr; chjg...@hotmail.com; gerardbi...@free.fr; ariel_ch...@hotmail.com; haitico...@yahoogroups.com
CC: reseauc...@yahoogroupes.fr; haitian...@yahoogroups.com
From: natania...@videotron.ca
Date: Wed, 18 Dec 2013 12:16:52 -0500
Subject: [HaitiConnexion] RE: Salut Natania:Tu as tout a fait raison, La haine, tu dois.... A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c

 

De quell droit tu me traits d autre ? Pour sauver des vies humaines meme Yom kippour peut etre brise rien ne tient devant la vie humaine est ca qui fait de moi UNE AUTRE ?

Natania Etienne

 

De : Sept Laetitiah [mailto:sept...@yahoo.com]
Envoyé : Wednesday, December 18, 2013 10:29 AM
À : natania etienne; flhec...@aol.com; haitiant...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr; forumc...@googlegroups.com; tout...@yahoogroups.com; jrg...@aol.com; core...@yahoo.fr; chjg...@hotmail.com; gerardbi...@free.fr
Cc : reseauc...@yahoogroupes.fr; haitian...@yahoogroups.com
Objet : Re: Salut Natania:Tu as tout a fait raison, La haine, tu dois.... A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c

 

 

1ier Janvier de Chaque Annee:

Le jour le plus sacre pour les Haitiens et les amis d'Haiti.

Il est celebre meme dans les bateys, car sans les evenements ayant conduit a ce jour, ils n'y aurait meme pas un Haitien dans les Bateys: ils auraient ete extincts pour toujours, extermines comme les Tainos ont ete de cette terre.

1er Janvier: As important as Yom Kippur.

New Rule: Ne jamais trivialiser pas les Jours Sacres des autres.

 

On Wednesday, December 18, 2013 10:07 AM, natania etienne <natania...@videotron.ca> wrote:

Non pas obsedee tu n as pas souffert de ce regime

Natania Etienne

 

De : flhec...@aol.com [mailto:flhec...@aol.com]
Envoyé : Monday, December 16, 2013 3:19 PM
À : natania...@videotron.ca; haitiant...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr; forumc...@googlegroups.com; tout...@yahoogroups.com; jrg...@aol.com; core...@yahoo.fr; chjg...@hotmail.com; gerardbi...@free.fr
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Objet : Re: Salut Natania:Tu as tout a fait raison, La haine, tu dois.... A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c

 

 Alors qu il y a de vrais problemes de vrais besoins entre autres dans les bateys tu choisis de pleurnicher sur le sort d’une fete qui n’a pas eu lieu

 

Natania, tu concois mes sentiments comme naifs, superflus. Mais, j'etais la et j'avais feter les 200ans d'independance des USA en 1976. Je veux bien croire que Haiti a une histoire comme les autres pays souverains de l'hemisphere. Alors , je ne vois pas comment que ce jour, 1er janvier 2004 puisse etre un simple jour.

Pour moi ce ne sera jamais un simple jour. Le jour qu'a vu naitre mon pays, ma patrie ne sera jamais un simple jour.

Haiti est membre fondateur de Nations Unies alors que d'autres nations n'existaient pas encore. 23 ans de cela, le Museum of Natural History avait un exhibition qui a dure un mois sur les deux premiere revolution de l'Amerique. Les Etas-Unis d'Amerique et le republique d'Haiti.

Haiti est une grande nation

 Tu as aussi mentioner:"feter et les haitiens dans les batays" De nos jours nous avons 2 carnaval l'an. Je pense que cela est justifiable mais celebrer notre bicentennaire n'est d'aucune importance.

Vraiment faut il feter tant que des haitiens sont otages dans les bateys. Voyons ma chere tu fais de la politique-retroviseur comme dirait Gerard Etienne

"

PS:Natania de grace, epargne-moi JBA. Je ne suis pa obssedee.

-----Original Message-----
From: natania etienne <natania...@videotron.ca>
To: flhector125 <flhec...@aol.com>; haitianthinktank <haitiant...@yahoogroups.com>; tout-haiti <tout-...@googlegroups.com>; VINOUSH <VIN...@yahoogroupes.fr>; forumculturel <forumc...@googlegroups.com>; touthaiti <tout...@yahoogroups.com>; jrgab11 <jrg...@aol.com>; corejene <core...@yahoo.fr>; chjgomez <chjg...@hotmail.com>; 'Gerard Bissainthe' <gerardbi...@free.fr>
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Sent: Mon, Dec 16, 2013 12:36 pm
Subject: RE: Salut Natania:Tu as tout a fait raison, La haine, tu dois.... A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c

Florence fais-tu semblant de croire dans ce que tu dis ou pas? Est-ce juste du militantisme soft et naif? D’un cote il n’est pas possible de faire la treve avec des tueurs d’un autre toi qui pretends ne pas faire de politique donc vouloir ignorer qu’Aristide a reclame a corps et a cris l’occupation qu’il avait pour garde du corps des hommes armes d’une compagnie de securite americaine, les gens que tu cites plus loin sont des gens qui etaient impliques dans la politique tu decides de les attaquer alors es tu a-politique ? Absolument pas….Il n’était pas question que Aristide s approprie Haiti au point de jouer la comedie du Dessalines ressuscite , Tu crois vraiment que les gens qui l’avaient encense tout d’un coup on change d’idees sans raison ? Et vois-tu Aristide a marche a travers le monde en particulier aux Etats –Unis recevant doctorat honoris causa et fleurs de toutes sortes il était adule par ce que tu appelles les blancs et tant qu’ils etaient a genoux devant lui ils etaient acceptable et ensuite ils sont redevenus blancs quelle affaire dirait-on en Haiti !!!! Alors qu il y a de vrais problemes de vrais besoins entre autres dans les bateys tu choisis de pleurnicher sur le sort d’une fete qui n’a pas eu lieu . Vraiment faut il feter tant que des haitiens sont otages dans les bateys. Voyons ma chere tu fais de la politique-retroviseur comme dirait Gerard Etienne

Natania Etienne

 

De : flhec...@aol.com [mailto:flhec...@aol.com?]
Envoyé : Monday, December 16, 2013 10:49 AM
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Objet : Salut Natania:Tu as tout a fait raison, La haine, tu dois.... A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c

 

Ma chere amie Haiti ne s’est pas reconstruit en 2004 et Aristide a fait ce jour-la preuve qu’ il n’avait plus aucun soutien international.

Tu as tout a fait raison. Le support international etait du cote de : Stanley Lucas, Guy Phillipe, L.Chambelain, A. Apaid----groupe 184.

      Le 1er Janvier 2004, j'ai ete ravi de l'occasion pour celebrer le bicentennaire de l'independance de mon pays.  Meme en periode de guerre Natania, il y a ce que l'on appele "treve". L'opposition aurait pu faire "treve" le 1er et 2 Janvier et recommencer le 3. Ils auraient pu manifester en donnant honneur aux heros de la nation.(de facon pacifique, messe, priere, ceremonie" Pour l'histoire on aurait dit qu'il y a eu deux celebrations.

 

Enfin, pour moi c'est toujours une periode triste et c'a fait mal au coeur.

 

Je n'ai qu'a dire merci a mes compatriotes, les nouveaux heros de l'occupation de la Republique d'Haiti.

Peace

Tout ca ma chere amie est tres haitien et est une des raisons pourquoi avancer est si difficile cela existe dans toutes les cultures et c’est ce que j’ai choisi de refuser en epousant Gerard Etienne je viens d’une grande lignee de rabbins j’avais le choix de me reduire a ne pas vivre l’amour que j’avais pour Gerard Etienne partir l’epouser c’était sauter dans le vide sans filet de securite. Je suis fiere aujourd hui et de lui et de moi nous n’avons pas renonce a etre nous tout en creant un monde nouveau..ma chere amie je n’ai pas de haine j’ai des principes et de la mémoire Haiti n’avancera pas tant que etre criminel est ok si on est de tel ou tel groupe village quartier famille.  Gerard Etienne etait d’une autre trempe c etait un etre sans peur d’un courage et d’une volonte a toute epreuve et lui aussi a prefere sauter dans le vide pour sans filet de securite avoir le droit a ses idees ah il ne fait pas bon en avoir c’est ca qui s’appelle dans certains secteurs avoir de la solidarite c’est a dire aucun esprit critique dans les rangs. Ma chere amie Haiti ne s’est pas reconstruit en 2004 et Aristide a fait ce jour-la preuve qu’ il n’avait plus aucun soutien international. La haine elle a été activee par ses partisans et lui comme methode de gouvernement ca marche un temps pas tout le temps.

Natania Etienne

 

De : flhec...@aol.com [mailto:flhec...@aol.com?]
Envoyé : Thursday, December 12, 2013 11:11 AM
À : natania...@videotron.ca; haitiant...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr; forumc...@googlegroups.com; tout...@yahoogroups.com; jrg...@aol.com; core...@yahoo.fr
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Objet : Salut Natania: La haine, tu dois.... A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JNON!

 

La haine , tu dois le savoir emprisonne l'esprit.

 

 Je ne connais pas JBA personellement et ne saurais comment le defendre.

Je ne defends jamais un homme,mais plutot: principes, vision, politique publique nationale, internationale. 

Je ne pratique pas le culte de la personalite. Pour moi, l'important c'est l'etat et les institutions.

Toutefois je ne saurais me trouver dans un paradygm de :

                 JBA =pere-lebruniste ou Ti Simone=culotte rose.

 

Ceci ne represente nullement la patrie que nous avait legue Dessalines Le Grand.

Je suis d'une famille de classe moyenne traditionelle Port-au-Princienne. Mes parents ne font pas de politique. Alors, moiaussi,je ne le fais pas.Mon oncle (RIP) le Docteur Yves Joseph a ouvert la premiere clinique de radiologie nucleaire en Haiti en 1980. Il etait un patriote qui aimait son pays et a apportte sa contribution au pays.

Le frere de ma grand-mere, avocat, etait Firministe et a ete jete en prison sousVilbrun Guillame Sam.

Madame Thomas Madjou, nee Joseph, militante, femme d'etat, cousine de mon grand-pere venait a la maison.Voila mes examples!!!! Mes valeurs sont des valeurs traditionelles de famille.

Comme reference de president, mes parents me parlait de Dumarsais Estime, du bicentennaire, du theatre de verdure, de jolis carnaval, de l'emancipation de la classe moyenne et des masses ect.....

La dichtomie fut l'experience que j'aivecu de Dumarsais Estime comme fonctionnaire au Ministere des Affaires Etrangeres. Juste en face, je regardais le mausolee de D.E dans un etat pitoyable et la degradation du bicentenaire quise convertissait en "latrine" 1980-1984.Ministre, son fils Jean-Robert Estime . 

Un beau jour, je me suis decidee de poser la question au fils du President D.E, l'Abassadeur Guillaume:Pourquoi ne netoyez-vous pas la tombe de votre pere?" Il repondit "ma fille, tu es tellement jeune, siJean-Robert le fait, on dira qu'il est candidat a la presidence.

 

Tu vois Natania,ce beau monde,je n'en veux pas et aujourd'hui c'est pire qu'hier.

Je veux garder l'esprit de rever qu'un beau jour Haiti sera un etat-nation.

Ma politique si tu veux le savoir c'est ce qui a ete prescrit par nos ancetres:

 

 L'union fait la Force

 

Peace

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From: natania etienne <natania...@videotron.ca>
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Sent: Thu, Dec 12, 2013 8:03 am
Subject: RE: : Salut: A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide? NON!

Florence come on le Zoulou n’est pas la langue de Mandela il n’est pas de la meme tribu. Quand tu vois l’attachement que les haitiens ont avec leur ville natale et leur copain de quartier tu peux un peu imaginer ce qu’est le phenomene de tribu. Dans les pays plus mobiles et meme chez nous les juifs epouser un sepharade ou un ashkenaze, un juif lithuanien ou un juif polonais est epouser un etranger.

Parfois la frontiere était a quelques kilometres et pourtant il y avait une grande difference : mon père d’origine juive hongroise et ma mere juive d’origine polonaise c’était pratiquement un mariage mixte.

Les Zoulous ont des coutumes semblables et differentes des Xhosas, les uns et les autres se comprennent et les Zoulous sont plus nombreux que les Xhosas mais je regrette ca n’est pas pareil cela d’autant plus que Mandela vient d’une famille que l’on appellerait de la noblesse des Xhosas.

Quant a la langue Zoulou soyons serieux ma chere que Aristide ait un doctorat en Zoulou fait sourire (aller accepte que quelqu'un sourie a propos de ton petit dieu )(j’espere que tu as autant de respect pour ton père et tes freres Michel et Luc que tu en as pour Aristide. Ces derniers avec leurs defauts et leurs qualites n’ont pas eu l’exil dore d’Aristide, chanceux  lui de sortir de l’assistanat de la pretrise a celui de president a vie) (puisqu’en Haiti president un jour president toujours)

Tu remarqueras que parmi les choses heritees du duvalierisme il y a la rage que souleve la moindre critique du president.

Je t’assure que tu ne fais pas honneur a Aristide en repetant cette histoire d’anniversaire de l’independance : qu’Aristide ait ete reduit a compter sur Mbeki pour feter apres avoir eu le tapis rouge de partout sur la planete montre a quel point il a echoue et comme disait quelqu'un que j’ai connu en Haiti qui disait que Duvalier père et Aristide aurait pu sauver Haiti j’ai été choquee d’entendre ca, mais l’echec fait encore plus mal.

Florence ton ami Willy repete a tue tete pour lui-meme et ses 3 amis que je cherche a vendre les livres de mon defunt mari pour faire de l’argent le pauvre semble etre le dernier a croire qu’Aristide a fait sa fortune en vendant des livres. Il n’a pas compris a quel point il demontre son ignorance des livres ce n’est pas des couvertures c’est des contenus, se vanter de ne pas lire c’est une honte.

Quand quelqu’un devient victime de sa propre desinformation il ne se voit pas rougir, mais meme s’il met les mains sur les yeux pour se cacher d’autres le voit or il y a deux sortes d’ignorance celle des malheureux nes sous une triste etoile qui n’ont pas eu de chance et qui travaillent pour changer le destin de leurs enfants et leur achete des livres et celle de ceux qui savent mais se contentent de peu pour : tiens l’expression francaise est amusante pour faire les coqs !!!!

Comment faire une these en Zoulou au niveau du doctorat quand la these de maitrise ne valait rien, donnee par charite par des examinateurs inconscients de leurs responsabilites, l’enseigner dans le pays au niveau universitaire aux natifs aille aille  vraiment des affirmations qui ridiculisent ceux qui repetent des niaiseries pareilles.

Florence as-tu lu la these de maitrise d’Aristide ? Tres probablement non, sinon tu ne dirais pas que c’est un genie, tu lui chercherais un autre titre.

Par contre il est tres possible que Willy l’ait lue et ait tellement honte qu’il voudrait empecher les haitiens de lire Gerard Etienne par crainte qu’ils ne puissent developper un esprit critique et commencent a poser des questions. Florence c’est beau ton affection pour Aristide c est ta religion et ton petit dieu et c’est ton droit, au contraire si ta foi en lui est forte tu pourras le voir tel qu’il est : un etre sans ame, sans conscience et tu l’aimeras autrement un peu par pitie, c’est la forme d’amour qui reste quand quelqu’un ne merite pas plus.

Les exemples sont multiples dans l’histoire meme son compere Duvalier a eu une femme, un fils qui portent le poids des actes de leur mari et père…n’a-t-on pas vu dernierement un tristounet et ridicule Nicolas Duvalier essayer de demontrer sa propre difficulte a vivre avec son nom de famille ….Aristide lui,  il a detruit ma vie, mais  moi je n’ai pas de temps pour la haine, ni la vengeance je ne veux pas la prison, ni les coups pour ce monsieur, au contraire je veux simplement qu’il vive tres longtemps, qu’il conserve sa mémoire jusqu’au bout comme Gerard Etienne et qu’il se souvienne : sa prison c’est lui-meme qui se l’infligera dans sa propre tete, il peut avoir une piscine au soleil pendant que je gele desesperemment, lui vit avec lui-meme et ses actes et moi avec mes propres souvenirs.

La haine pour ceux qui ne pensent pas comme toi est une des sources du malheur d’Haiti, Alors moi je signe ceci :

Bien amicalement

Natania Etienne

PS j’ai ecrit ceci en deux fois je suis tombee de sommeil une semaine lourde mais satisfaisante au travail …..43 e annee d’enseignement…145 eleves cette annee…

 

De : flhec...@aol.com [mailto:flhec...@aol.com?]
Envoyé : Wednesday, December 11, 2013 6:08 PM
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Objet : Re: : Salut: A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide? NON!

 

Merci Natania,

On parle le Zulu en Afrique du Sud, et bien, c'est aussi la langue de Mandela. Je suis sure qu'il parlait aussi le Zulu. Les Africains d'habitude parle plusieurs dialectes.

J'en suis que certains auraient souhaite que Mandela ne parlait pas Zulu, tout simplement parce que JBA parle Zulu apres 7 ans en Afrique du Sud.

Notre comportement n'est pas du tout a la Mandela.

Helas!!!!!!!!!!!!!

PS:on en veut au mec parce qu'ila fait l'exile en Afrique du Sud. C'a , je n'y reviens pas. Mais,L'afrique du Sud etait une injure aussi bien que la langue Zlu. Alors aujourd'hui on semblevenere le pays de Mandela. C'a ne tient pas.

 C'est vraiment "plate"

Peace.

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reseauc...@yahoogroupes.fr>; haitianadvocacy <haitian...@yahoogroups.com>; septelien <sept...@yahoo.com>
Sent: Wed, Dec 11, 2013 5:57 pm
Subject: Re : Salut: A quoi s'attendre de gens qui Re: Je crois bien que c'est bien JBA et Mandela: [Forum culturel] Mandela / Aristide?
NON!

Quel scandale que pour se faire plaisir Florence n ait meme pas pris la peine de verifier la difference entre le Xhosa,  la langue que Mandela parlait en plus de l'anglais une langue differente du Zoulu il n etait pas de cette derniere tribu. Comme c est facile de se donner un genre et de se pretender proprietaire de Mandela . Il n est pas trop tard pour apprendre le people Bantou et ses multiples branches gagne a etre connu mais cela ne sert a rien dans une rage populiste de tordre la realite.

natania etienne

 

Le 11/12/13, flhec...@aol.com a écrit :

                   Me zanmi,depi ki le nou te konin Mandela??? 

 

Sept,A quoi s'attendre de gens qui ont contribue au sabotage du bicentennaire de l'independance.Ils auraient pu faire un treve 1er et 2 Janvier a fin d'honorer les ancetres.

                 Plus grand que nos ancetres, 

ils ne peuvent pas faire leur Mea Culpa a la nation

  Ils sont telllement rempli de haine,au point qu'ils ne peuvent rien comprendre, Ils sont a l'etat sauvage. On aurait pense qu'apres 2010, il y aurait un peu de compassion, d'apaisement, de retrait, de fraternite:ooh non!!!!!!! c'est la pagaille avec le mot d'ordre et motto " la masse :Led et Santi KK"

C'est un etat d'esprit tout a fait devergonde, immoral et inhumain ou la raison n'existe pas.

Mais tu sais Sept, malgre tout, il faut bosser dur  !!!!

 

Me zanmi,depi ki le nou te konin Mandela??? 

Afrik=jouman; Zulu= jouman (lang Mandella), exil en Afrik = jouman

 

Sept, je n'arrive rien a comprendre dans tout cela. c'est ce que l'on appelle"vagabondage"

Le mec passe 7 ans en exileen Afrique du Sud. Sa femme et lui enseignet a l'universite. Il fai son doctorat en linguistic,"Zulu"qui est jusqu'a present conteste par eux parceque c'est en Afique du Sud et pas a la Sorbonne. Enfin!!!

 

C'est la premiere fois que j'assiste a des souhaits de condoleances avec telle vulgarite

 

Peace
PS: I can conclude by saying that this forum gives the opportunity to evaluate our social skills.

I'm afraid that they don' look good at all.

We have become so cruel, disrespectful, aggressive, destructive that we are unable to be civil to each other, What a shame

 

-----Original Message-----
From: nataniaetienne <natania...@videotron.ca>

 rigolo mauvais montage...

natania etienne

 

Le 11/12/13, Sept Laetitiah <sept...@yahoo.com> a écrit :

Quel est ce genre de discussion droite et gauche qui se deroule ici? Si ce jrgab11 peut nous assurer qu'il etait un membre de l'entourage de Mandela ou d'Aristide de 2004 jusqu'au moment ou Aristide aurait perdu tout ses cheveux, et Mandela se aurait besoin d'une cane pour se ternir droit (2008 environ), il peut affirmer quelque chose. Sinon, il ne fait que parler dans le vent.

N'est-ce pas honteux que ces energumenes ont failli fusiller Tabo M'Beki, president Sud-Africain en visite en Haiti, le 1er Janvier 2004 au Gonaives?

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Sept Laetitiah

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Dec 18, 2013, 2:50:44 PM12/18/13
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In good old Henglish:
.rebmevoN fo 18 si "פסח"   naitiaH,yaw eht yB


On Wednesday, December 18, 2013 1:47 PM, Carl Henri Jedidiah Gomez <chjg...@hotmail.com> wrote:
Mme. Natania Etienne.
 
Chère Mme. Etienne,
Vraiment, vous perdez votre temps à échanger des informations et des points de vue avec Mme. Laetitiah Sept (la mauvaise). Si la bonne Laetitiah Sept est admirablement capable et honnete, la mauvaise est terriblement décevante.
 
Imaginer, sortir une atrocité conceptuelle de la sorte: comparer Yom Kippur au 1er. Janvier? Nous constatons qu'elle a des opinions mais n'a pas d'opinion basée sur une information factuelle.
 
Ce genre d'assertion ne mérite pas de réponse.
 
Cordialement,
Jedi (miroir d'Haiti)
 
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Chenet - Power 102.1FM Nerette

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