Re: [Forum culturel] Vive Salnave!

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JACQUES MALI

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Oct 12, 2010, 11:56:24 AM10/12/10
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A Mr Marcel Salnave,
Je n'ai pas lu votre livre, je regrette.
Je l'ai cherche mais ne l'ai pas trouve.
En ce qui me concerne, j'ai comme reference l'Antenor Firmin du
Dr Jean Price Mars que j' ai lu et qui relate sur Sylvain Salnve.
L' Historienn Jean Price Mars n'est pas tendre vis a vis de Salnave dans son livre.
Me basant sur la preface de Charles Dupuy, j'ai l'impression que vous ne seriez pas d'accord avec le Dr jean Price Mars sur bien de points:
Par exemple, Price Mars nous apprend qu'aussitot que Salnave revenu d'exil et aceuilli triomphalement au Cap Haitien, il s'empressa de reconstituer Comite revolutionnaire qui prit l'aspect d'un gouvernement local. Malheureusement sans desemparer, nous dit Price Mars,
ilcommenca a poursuivre tous ceux qui a ses yeux, paraissaient suspectsd'antipathie ou
opposes a son mouvementpour avoir plus ou moins coopere avec le geffrardisme triomphant apres l'affaire du " bulldog". p.26 de son livre.
Ce sont ces messieurs ( LES CACOS) ayant fui pour leur vie vers les montagnes qui vont fomenter en premier la revolte anti salnaviste.
Autrement dit, pour Price Mars, Salnave avait commence les hostilites.
Il y aurait encore beaucoup d'autres points a debattre. Par exemple encore, se declarant
" Chef d'execution de la volonte du peuple pour le triomphe des INSTITUTIONS LIBERALES"
Avait-il rempli cette mision lors de l'exercise de son pouvoir?
Price Mars pense que non.
La dissolution des Chambres legislatives suite a la discussion sur la petition de Mme Leon Montas....
La populace endiablee dominee par des femmes publiques, encouragee par des officiers de l'armee qui envait la salle de seance pour expulser les parlementaires  et clouer les portes de l'edifice en criant VIVE SALNAVE.
Price Mars en deduit donc apres cet episode:
" Les jeux etaient faits. L'epreuve de force a laquelle l'Affaire Leon Montas avait abouti,
montrait a l'evidence la maniere dont Salnav voulait gouverner" p.31
On pourrait encore y aller avec le Dr Jean Price Mars sur la question de la preoccupation de reequilibre social qu'avait le President a vie Salnave.
On verra ce qu'en pensait Price Mars une prochaine fois.
 
J'aimerais bien avoir votre point de vue sur les considerations de Price Mars.
Mr Marcel Salnave.
Cordialement.
Jacques Mali.


--- On Mon, 10/11/10, Marcel Salnave <msal...@gmail.com> wrote:

From: Marcel Salnave <msal...@gmail.com>
Subject: [Forum culturel] Vive Salnave!
To: forumc...@googlegroups.com
Date: Monday, October 11, 2010, 11:19 AM

     Préface de Vive Salnave, le livre de Marcel Salnave
                                                                         par Charles Dupuy
                             

    Il n’existe pas d’exemple de politicien ou de chef d’État haïtien qui aura été aussi passionnément adulé par le peuple que ne le fut Sylvain Salnave. Esprit chevaleresque et généreux, il exerçait un magnétisme exceptionnel, une séduction irrésistible sur la foule. C’était un beau Mulâtre à la tête puissante, aux grands yeux perçants, aux sourcils broussailleux et à la moustache de mousquetaire. Quand, caracolant sur son beau destrier, l’indomptable Salnave arriva à Port-au-Prince pour se faire élire président de la République, il provoqua par sa belle assurance d’extraordinaire mouvements d’enthousiasme et d’exaltation de la part des classes défavorisées, en particulier chez les femmes très sensibles à la puissante fascination de l’homme.
    Né au Cap-Haïtien le 7 février 1826, Sylvain Salnave avait grandi dans les environs du Haut-du-Cap. Il était le fils d’une couturière sans instruction et d’un vétéran de la guerre de l’Indépendance reconverti dans le commerce. Le jeune Sylvain apprendra le métier de tailleur, deviendra spéculateur en denrées avant d’embrasser la profession militaire dont il fera sa vraie passion et sa seule raison de vivre. Commandant dans un régiment de cavalerie, officier intrépide, il exerça son ascendant d’abord sur ses soldats avant que l’opinion admirative ne commence à le regarder comme un militaire promis au plus brillant avenir. Il atteint la célébrité lorsqu’il fit sauter d’un coup de pistolet le buste de l’empereur Soulouque qui trônait au milieu du salon de son chef de division. Le turbulent Salnave ne tardera pas à se révolter contre Geffrard, le successeur de Soulouque, dont il redoutait le caractère vaniteux et les tendances autocratiques. Après avoir fomenté la révolte au Cap-Haïtien, il se vit forcé de traverser la frontière pendant qu’un tribunal militaire le condamnait à mort par contumace.
    Quand le 9 mai 1865, Salnave quitte son exil dominicain pour revenir au Cap-Haïtien, sa ville natale, il est accueilli en sauveur de la nation par un peuple en délire. Le président Geffrard réagira en assiégeant la ville avec ses douze mille Tirailleurs de la garde. Ce siège long et meurtrier ne prendra fin qu’avec l’intervention du Bulldog, une canonnière anglaise qui, avec deux autres bâtiments de guerre de Sa Gracieuse Majesté, le Galatea et le Lily, vinrent bombarder les forts de la ville mais aussi le transept de son église, un outrage dont les habitants garderont longtemps un souvenir meurtri. Geffrard finit donc par mater l’insurrection et à l’emporter dans sa guerre contre Salnave, mais, après six mois de siège, celui qui sort grandi de l’affrontement, celui dont le peuple attend le retour pour lui confier son destin, c’est Sylvain Salnave. Le peuple qui a été témoin de sa sollicitude envers les démunis, de son esprit de justice et de sa noblesse d’âme en fait une idole sur laquelle il fonde les plus grandes espérances. Dénué de préjugés, Salnave s’adressait aux puissants comme aux plus humbles de ses concitoyens avec les mêmes mots: «frère an moin», mon frère. Champion des meurt-la-faim et des laissés-pour-compte, il avait développé un esprit de partage, une obsession de justice sociale, un sens de l’altruisme et du désintéressement tels que les masses reconnaissantes cimenteront leur sort au sien et feront de son seul nom un cri de ralliement.          
    Le 14 juin 1867, Sylvain Salnave prêtait serment sur la nouvelle constitution comme président de la République d’Haïti. L’événement survenait soixante-trois ans après l’indépendance de ce pays où s’étaient accumulées des divisions et des haines sociales implacables. Salnave n’était pas plutôt installé au Palais que ses ennemis s’apprêtaient déjà à transformer sa présidence en un vaste et meurtrier combat, en une sanglante guerre civile. On allumait la guerre contre lui pour l’accuser cyniquement ensuite d’utiliser le prétexte de la guerre afin d’accroître son pouvoir. Cette lutte contre Salnave sera aussi longue que funeste. Plus de cinquante ans après ces affrontements fratricides qui allaient ravager le pays, les ruines en étaient encore partout visibles. Jamais les Haïtiens ne se seront combattus et entre-tués avec autant de furie et d’acharnement.
    Comment faut-il alors comprendre la lutte de Salnave et comment faut-il regarder les turpitudes sanglantes de cette interminable guerre civile qu’il mena avec l’énergie du désespoir. C’est ce que Marcel Salnave fils tente d’expliquer dans cet ouvrage. Alors qu’une certaine école historique s’est longtemps complue à nous représenter Salnave sous les traits de sa plus vilaine caricature, celle d’un président populiste et d’un démagogue fanatique, l’auteur nous le présente ici sous un jour tout à fait surprenant et inattendu. Documents à l’appui, Marcel Salnave fils reconstitue dans une optique nouvelle la trame du jeu politique souterrain, décrit les véritables enjeux diplomatiques qui sous-tendaient cette guerre civile sans oublier les traditions séculaires de domination des grandes puissances auxquels Salnave se trouva directement confronté.   
    Descendant direct de Sylvain Salnave, l’auteur se garde bien d’entrer dans le terrain miné de la polémique pour rester dans le domaine de l’histoire et le travail qu’il nous offre est celui d’un chercheur honnête et scrupuleux. Sa dialectique est rigoureuse, son raisonnement est sûr et l’information solide. Nous apprendrons que Salnave n’était pas ce soldat brutal, ce militaire ivre de poudre, de mitrailles et de batailles auquel on nous avait habitué. Nous apprendrons que si Salnave s’est jeté avec autant d’ardeur dans la mêlée, c’était pour défendre une noble cause. Et cette cause n’était pas tant la sienne que celle des classes laborieuses dont il incarnait les espoirs et les aspirations.
    Salnave avait réuni dans son camp l’immense peuple des déshérites, celui des quartiers défavorisés, celui des hommes sans travail et des paysans sans terre. Il avait contre lui les grandes puissances d’argent, l’élite financière et la classe bourgeoise fortunée. Ce livre veut décoder les dessous de cette bataille à finir, de ce duel sans pitié qui mit aux prises Salnave et les forces de la réaction. Cette étude ne se veut pas tant un plaidoyer en faveur de Salnave qu’une explication raisonnée de son combat et des convictions qui le guidaient.
    Salnave n’avait qu’une seule politique et qu’une seule religion, c’était celle du peuple. Il croyait en son peuple de toutes ses forces, de tout son être et de toutes ses espérances. Au rebours des politiciens dévorés d’ambitions, Salnave nous offre l’image d’un homme désintéressé, dépourvu de prétention et simple dans ses manières. Réputé pour son honnêteté foncière et son intégrité absolue, sa générosité était de celle débordante, excessive des âmes bien nées. Homme de principe et d’une irréprochable rigueur morale, il méprisait l’argent et l’État haïtien ne lui devait pas moins de cinq mois de salaire quand il fut lâchement livré à ses ennemis.
    La présidence de Salnave est la plus mouvementée de toute l’histoire d’Haïti. L’étude des trente mois que dura son gouvernement nous met à nu tout le mécanisme politique haïtien. Écrit avec un rare souci de rigueur et de précision, cet essai historique de Marcel Salnave fils nous révélera, par ricochet, toute la physionomie intellectuelle et sociale de l’époque. On verra défiler les diplomates, les hommes d’église, les généraux, les politiciens, les représentants du peuple et puis le peuple lui-même. Et puis aussi les femmes, ces humbles femmes du peuple qui adoraient Salnave et qui, avec lui et pour lui, faisaient, pour la première fois, irruption dans l’arène politique haïtienne. Comme on sait, les tribunaux révolutionnaires se montreront d’une férocité implacable envers elles, appliqueront contre ces malheureuses une répression qui consistait avant tout à leur faire payer leur engagement total, aveugle, absolu, aux côtés de La douce comme elles appelaient affectueusement le président Salnave.            
    Sylvain Salnave aura été le président de tous les superlatifs et de tous les paradoxes. Mulâtre, il fut idolâtré par les masses noires; Capois, il fut adoré des Port-au-Princiens; homme du Nord, il fut soutenu par les paysans du Sud. Dans ses revers et dans ses victoires, dans sa gloire comme dans ses souffrances, Salnave reste le chef d’État que le peuple haïtien aura le plus aimé et aujourd’hui encore, ce vieux cri de guerre, «Vive Salnave! aïe, bobo!» demeure le seul qui soit capable de traduire sa jubilation et d’exprimer son allégresse. Que vive Salnave! coindel...@hotmail.com Pour rejoindre Marcel Salnave composez le (678) 580-2574

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JACQUES MALI

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Oct 15, 2010, 8:32:50 AM10/15/10
to forumc...@googlegroups.com, haiti-...@googlegroups.com
Mr Salnave,
Vous ecrivez:
"  Qui a dit que Sylvain Salnave S'est Sauve  un Samedi Soir Sans Souper Sans Savoir Son Sort? Ce n'est surement pas Price Mars."
Vous avez raison, ce n'est pas  Price Mars ni Alain Turnier non plus qui l'ont dit.
A ces propos, je vous livre ce qu'ont ecrit ces deux Historiens.
Selon le Docteur Jean Price Mars: " il (Salnave) sollicita l'asile diplomatique, mais cette protection n'ayant pu etre accordee que pour lui seul, CHEVALERESQUE JUSQU'AU CREUX DE L'INFORTUNE, il la refusa pour partager le sort de ses compagnons et s'enfuir avec eux vers la Dominicanie"  Dr Jean Price Mars, Antenor Firmin,p.40.
A son tour, l'Historien Alain Turnier retorquait:
" L'assertion du Dr Jean Price Mars ne semble pas fondee. Le matin meme, dans une
situation apparemment sans espoir, Salnave avait refuse l'offre de mediation et d'asile du corps diplomatique. La defaite consommee, il ne pouvait avoir sa place a la residence du Ministre americain ou se trouvaient deja environ deux mille cinq cents refugies dans un entassement a peine imaginable.
Au sujet du passage de Salnave en sa residnce, le Ministre Basset ecrit au Secretaire d'Etat americain: " Salnave, quelques generaux et un petit nombre de defenseurs passant et s'arretant a ma residence fuirent vers la Coupe. Durant la nuit, je lui ai envoye un messager pour lui conseiller de fuir vers un territoire neutre. Il accepta et partit pour Santo Domingo." Cette lettre (Archives Ntles USA, Despatches M 82, roll 3,15 janvier 1870 ) ne mentionne pas de demande d'asile de la part du vaincu."
Alain Turnier, Quan la Nation demande des comptes, p.150.
Il n'etait donc pas question pour ces deux Historiens de pretendre que Salnave s'etait SAUVE.
Ce n'etait pas Salnave.
Turnier poursuit encore en nous livrant un autre pan du caractere de l'Homme:
" Il convient de noter que, si dans l'anarchie des finances publiques des abus ont ete perpetres par les suppots du President Salnave a leur profit, jamais aucune accusation de
peculat n'a ete souleve contre lui personellement, meme apres sa mort.
Il etait indifferent a l'argent au point qu'a sa chute l'Etat lui devait cinq mois de salaire.
un cas unique dans notre Histoire. Dans son esprit, le ranconnement du commerce, les extorsions de fond pratiquees contre les nantis, les actes de pillage a main armee etaient lies aux besoins d'une guerre sans merci, ou il fallait vaincre ou perir. Sa passion, c'etait l'excercise du Pouvoir, la soldatesque, la guerre ou il s'exposait au premier rang des combattants, a la poursuite de continuels exploits." Alain Turnier, Quand la Nation demande des comptes, p.161, p.162.
 
Cette tranche d'Histoire de la presidence de Salnave est fascinante, Mr Salnave..
C'est la raison pour laquelle je m'appretais a acceuillir avec une grande joie
votre VIVE SALNAVE.
Je compte bien le lire.
Cordialement.
Jacques Mali.


--- On Wed, 10/13/10, Marcel Salnave <msal...@gmail.com> wrote:

From: Marcel Salnave <msal...@gmail.com>
Subject: Re: [Forum culturel] Vive Salnave!
To: forumc...@googlegroups.com
Date: Wednesday, October 13, 2010, 3:31 PM

Rien n'est perdu, cher Monsieur Mali, vous aurez l'occasion de mieux savoir du livre. Les commentaires vont arriver car le livre fait doucement son petit bonhomme de chemin. Avez-vous lu le livre d' André Georges Adam: Une crise Haïtienne (1867- 1869) Sylvain Salnave? Il faut le faire. Vous saurez mieux de la présidence de Salnave. Mon livre ne vient que corroborer l'étude d'Adam sur cette période avec, bien  entendu, l'apport de documents inédits. C'est une autre façon d'aborder l'Histoire.
 
Qui a dit que: Sylvain Salnave S'est Sauvé un Samedi Soir Sans Souper Sans Savoir Son Sort? Ce n'est surement pas Price Mars. Pourtant c'est ce que j'ai toujours su. Vous allez en savoir... ça je vous le promets.
 
Pour ceux qui se trouvent en Haïti, je suis en pourparler avec quelqu'un du métier qui va se constituer un stock de livres. Alors un peu de patience.
 
En attendant, cher Monsieur Mali, vous pouvez toujours vous régaler des "Parlons peu..." de feu mon père Marcel Salnave
 
Parlons peu...
 
"Dessalines le Grand est un bloc" 

Nous avons tous le respect de la mort. Mais, le respect des morts – ce qui n'est pas tout à fait la même chose – ne subsiste qu'avec le souvenir des êtres disparus ou ce qui est tout à fait la même chose – la croyance en la persistance de la vie. Monsieur Renan disait que "les esprits envolés de cette terre s'assemblent aux Champs Elysées, selon leurs goûts et leurs affinités." Aussi, avec quelle religieuse émotion n'a t-il pas dédié sa vie de Jésus à l'âme pure de sa sœur Henriette" dont il avait gardé un souvenir vivace.
 
Je m'excuse d'imprimer aujourd'hui un ton inaccoutumé à ma chronique. Mais j’ai assisté, hier matin, à une des plus importantes manifestations du souvenir. Le gouvernement faisait célébrer un service funèbre à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jean-Jacques Dessalines. La foule, plus nombreuse que jamais, avait littéralement rempli la Basilique Notre Dame et quand eut fini la cérémonie religieuse, avec le même enthousiasme, elle s’était rendue à la statue de l’Empereur, au Champs de Mars, pour des démonstrations patriotiques. Et tout cela m’a remué l’être jusqu’au doute...
 
Combien je voudrais pouvoir affirmer que nous avons réellement communié dans une même pensée de repentir! Combien j’eusse aimé que ce témoignage de reconnaissance que, chaque année, le gouvernement invite la nation à rendre au Grand Chef haïtien, ne soit pas un acte banal, une simple manifestation artificielle à nos propres yeux mais bien un moment, une minute de foi sincère en les mânes de l’aïeul!

“Dessalines le Grand est un bloc!” Le président Vincent, en empruntant le mot célèbre pour l’appliquer à l’Empereur, dictait par-là l’attitude toute de foi et de respect qu’il importe à nous haïtiens d’avoir envers le père de notre Indépendance. L’action dessalinienne doit être placée au-dessus des contingences et des passions et, véritablement, l’histoire devrait se garder de la commenter. Il faut accepter Dessalines avec ses défauts et ses vertus; croire que ce pays qu’il nous a légué est son oeuvre, une oeuvre inachevée, sans doute, mais que les héritiers ne pourront eux-mêmes parfaire que s’ils y mettent l’esprit de suite nécessaire.
 
Marcel Salnave
Haïti-Journal 18 octobre 1940
 
 
 
 
 
2010/10/13 JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
Mr Salnave,
Je n'habite pas les Etats Unis.
Je voulais savoir la ou on pouvait trouver le livre en Haiti.
Je ne voulais nullement vous engager dans des discussions steriles.
Vu, que vous aviez presente sur les fora la preface du livre ecrite par Mr Charles Dupuy
pour en faire la promotion, je pensais que la moindre chose aurait ete pour vous d'orienter le futur lecteur que j'aurais ete.
Je ne serais jamais entre dans un echange vous livrant mes opinions sans l'avoir lu.
Cependant, pour avoir lu plusieurs versions sur Salnave qui synchronisaient,
je vous demandais tout simplement ce que vous pensiez des points faits par le Dr
Jean Price Mars qui a aussi fait des recherches sur Salnave.
Cela se fait couremment qu'un ecrivain s'ouvre au public avant meme que le livre en question soit mis sur le marche. Au fait, cela sert a faire de la promotion pour le livre.
Je pensais que ca aurait ete le cas.
Dommage....
Jacques Mali.


--- On Tue, 10/12/10, Marcel Salnave <msal...@gmail.com> wrote:

From: Marcel Salnave <msal...@gmail.com>
Subject: Re: [Forum culturel] Vive Salnave!
To:
forumc...@googlegroups.com
Date: Tuesday, October 12, 2010, 8:22 PM

Dans ces conditions, cher Monsieur Mali, lisez le livre. Je ne peux pas me prêter à des dicussions stériles. Merci en tout cas, de l'intéret que vous portez à mon livre. Pour vous le procurer appeler le 678-580-2574.
 
Marcel Salnave
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Larose Vernet

unread,
Oct 15, 2010, 12:43:24 PM10/15/10
to haiti-...@googlegroups.com
Cher maître,
L'histoire politique nous rattrape toujours.. J'avais déjà abordé, à travers Demesvar Delorme, entre l'absolutisme et la libéralisme du temps de la présidence de S.Salnave. Quand j'enseignais, «Évolution des idées politiques en Haïti» à l' INAGHEI, un cours créé par Dr. Pradel Pompilus, je me sentais rapidement mal à l'aise, car il est difficile d'établir un corpus sur les idées politiques haïtiennes. J'en fis part aux étudiants de mon intention de plus assurer cet enseignement. Dans mon cours de sociologie politique, en effet, j'examinais le corps-État victimaire, l'absence d'un principe de dévolution du pouvoir d'État : on ne pouvait à la fois être guerrier et idéologue, à la limite un intellectuel folklorique. Existe une incompatibilité entre la satrapie et la pratique discursive. Mon collègue et ami Dr Eddy Arnold Jean a pris la relève.
Je souligne en passant, si comme président, l'État Haïtien doit 6 mois au président Salnave, moi, c'est 10 mois, au titre de directeur de la cellule de pilotage du PNEF au MENJS, le ministre Pierre Buteau, semblerait-il pour des raisons politiques, me notifia verbalement, mon contrat n'était pas valable, du bénévolat forcé dans un des États les plus corrompus.
J'attends avec la même impatience de regarder si les «documents inédits» reposent sur la formulation d'une problématique qui rompt avec l'histoire chronique et anachronique.
Sur la signification de la notion de révolution dans l'histoire politique de ce pays.
S.S«Bulletin de la Révolution s'intitulait "Chef d'exécution de la volonté du peuple pour le triomphe des institutions libérales...»
JPM «Exécution de Salnave...Quelle macabre plaisanterie d'évoquer la défense de la Constitution quand on a la piétinait de propos délibérés pour réaliser la conquête et la possession du pouvoir suprême.» Anténor Firmin, p.41
La question du "proto socialisme".
JPM«une certaine critique contemporaine...un précurseur s
du socialisme en Haïti, quelque chose comme la préfiguration du Marxisme appliqué à l'histoire d'Haïti?» p.42
JPM«tous ses ministres appartenaient à ce qu'on appelle l'élite du pays et tous se généraux furent de la même catégorie sociale...» p.43
Il n'est que d'attendre l'ouvrage. Vive Salnave me renvoie à « à bas la Chambre», une posture satrapique !
À la prochaine !


--- En date de : Ven 15.10.10, JACQUES MALI <jak...@yahoo.com> a écrit :
--
Haïti-Nation change de peau!
 
Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site http://www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos commentaires et analyses, comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le googlegroup Haïti-Nation.
 
Pour nous contacter : rl...@haiti-nation.com ou con...@haiti-nation.com
 
Haiti-nation.com, le forum officiel d'Haïti Nation !

Edner Saint-amour

unread,
Oct 15, 2010, 12:55:37 PM10/15/10
to haiti-...@googlegroups.com

LA MAISON

Si la gang, la clique organise le balcon

Pour assurer sa pleine domination

Laissant la majorité au bas de l’échelon

Se vautrant dans la misère et l’oppression

 

Si la minorité égoïste organise le plafond

Pour assurer sa pleine domination

Laissant le peuple au bas de l’échelon

Pataugeant dans la misère et l’oppression

 

Si le peuple n’a pas droit d’habitation

Celui de se loger même dans le salon

Il existe un problème dans la maison

Qui exige qu’on opère une révolution

 

La maison est en fait à tout le monde

Pour qu’il vive, s’installe à la ronde

L’un plus que l’autre n’est pas légitime

Dans la demeure tous sont de la même estime

 

Cessez de lutter pour la meilleure place

En appliquant des coups de point à la face

Aménageons la maison pour tout l’ensemble

Où dans l’amour tous les cœurs se rassemblent

 

Si le privilège s’érige en maître de la maison

Où la tyrannie pousse sans cesse à la rébellion

La demeure ramenée à même point d’explosion

Ne vivra dans le temps que l’espace d’une saison

 

Quand toute assemblée sinon le cortège

Se meut au rythme égoïste des privilèges

L’assise de la maison reste très fragile

Et s’écrasera au moindre choc comme l’argile

 

Construisons notre maison dans la transparence

Dans le roc solide du mérite et de la confiance

Afin que  notre demeure puisse longtemps durer

Et l’homme vive dans le sérénité et la sécurité

 

Tant qu’on s’accroche à ses intérêts personnels

Sans vouloir toucher à ce qui est universel

La demeure sera d’un accident fragile

Qui se coulera come un morceau d’argile

 

Dans son sein émergeront des bourreaux

Des bandits, des chimères, des zenglendos

Qui tiendront toute la société en siège

Rendue prisonnière de leur égoïste privilège

 

Hélas! Le hasard comme maître de la chance

Répandra à profusion la vanne de la violence

Pour subsister l’homme ne pensera qu’à la domination

La force de la tyrannie acculera le monde à la destruction

 

Dans la joute où l’homme se convertit en lion

La force déterminera la règle de la perversion

La ruse se chargera de ses odieuses conditions

Où la violence s’allie à la vengeance à répétition

 

Ainsi s’implantera un système tout infernal

Où l’âme humaine se spécialisera au mal

L’idéal malsain du chak koukou klere pou je w

Ébauchera une vilaine jungle sans fraternité

 

Non!La pauvreté n’est ni hasard ni accident

Mais le fruit d’une organisation de charlatans

Qui voient en tout son seul profit personnel

Pour réduire la société en un simple bordel

 

Dépourvu de tout esprit qui rassemble

À rendre les âmes au vivre ensemble

La tyrannie sera nature des liens sociaux

Attendant la révolution donnant l’assaut

 

Sur le balcon Pierre mange son épi de maïs

Dans la cuisine Jean grille son Roroli

À chacun l’occupation de ses petites affaires

La vie se pense au ventre pour faire sa carrière

 

Pourquoi vouloir la main

Sans la tête

Pourquoi vouloir le don

Sans la pensée

Mendier dans une âme de prédateur

Répugne à la dignité, à l’honneur

L’amour est le meilleur ciment

Qui colle l’humanité sans désagrément

 

 

Edner SaintAmour


--- En date de : Ven, 15.10.10, Larose Vernet <verne...@yahoo.fr> a écrit :

De : Larose Vernet <verne...@yahoo.fr>
Objet : Re : [www.haiti-nation.com] Re: [Forum culturel] Vive Salnave!
À : haiti-...@googlegroups.com
Date: vendredi 15 octobre 2010 12 h 43

JACQUES MALI

unread,
Oct 19, 2010, 11:25:41 AM10/19/10
to haiti-...@googlegroups.com
Cher Professeur,
Vos commentaires sont interessants.
Je retiens particulierement le personnage de Demesvar Deslorme evoluant dans le gouvernement Salnave.
Etat d'ame?
Principe?
Theorie et Pratique?
Comment se situer?
Dilemme?
Autant de choses interessantes qu'on pourrait  approfondir.
Bien a vous.
Jacques Mali.


--- On Fri, 10/15/10, Larose Vernet <verne...@yahoo.fr> wrote:
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