Publié par Khrys (RSCA.be) (lu 782 fois)
Le RSC Anderlecht souhaite s'investir pour Haïti qui a été frappé par des violents tremblements de terre. C'est la raison pour laquelle le club bruxellois a décidé de vendre aux enchères des maillots portés par les joueurs lors de la victoire 0-4 obtenue à Sclessin face au Standard de Liège le 17 janvier dernier. Les vareuses que les deux buteurs anderlechtois, Romelu Lukaku et Jonathan Legear, portaient lors de cette victoire en déplacement sont désormais vendus aux enchères sur eBay. Le bénéfice de cette vente sera intégralement versé à l'opération Haïti Lavi 1212.
Les deux maillots seront bien évidemment signés par les joueurs en question et ils seront en outre accompagnés d'un certificat de conformité. Tant Romelu Lukaku que Jonathan Legear les remettront personnellement à leurs acheteurs.
- Cliquez ICI pour faire une enchère sur le maillot officiel du match RSCA - Standard porté par Romelu Lukaku.
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09-01-2010/ Romelu Lukaku : "C’est trop tôt pour le Soulier d’Or
"08-01-2010/ Selon des connaisseurs, Romelu Lukaku n'est pas trop jeune pour gagner le Soulier d'Or
A NOS LECTEURS
La presse du monde entier a couvert le tremblement de terre qui a secoué le sud d’Haïti le 12 janvier dernier. Plusieurs écrivains locaux ont pu aussi témoigner des souffrances de leur peuple. Mais qu’en était-il des journalistes de Port-au-Prince ? Avec leurs bureaux détruits, leurs imprimeries hors d’usage et plusieurs employés blessés ou disparus, les deux quotidiens de la capitale, Le Matin et Le Nouvelliste, sont dans l’impossibilité de paraître. Nous leur avons donc proposé, ainsi qu’à l’hebdomadaire Haïti Liberté, publié à New York, de réaliser cette édition spéciale dans nos colonnes, qui se prolonge sur notre site. Nous remercions tous ceux qui nous ont aidés dans cette entreprise, et en premier lieu Daly Valet, le directeur du Matin, et Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Avec leurs collaborateurs, dans des conditions plus que difficiles, ils sont parvenus à tracer ce portrait d’Haïti – un pays
qui, malgré son très grand malheur, veut continuer à vivre.
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Je suis effectivement en Haïti pour le compte de l’UMPP et mes premières visites sont aux victimes de la catastrophe pour mesurer l’ampleur des dégâts et de voir, avec l’aide de la population, comment s’organiser pour secourir les sinistrés et les déplacés. Dans le but d’assumer notre destin de peuple libre du fait de l’absence probante de l’Etat, il est de toute urgence d’initier les coordinations pour ne pas laisser seul l’international décider la reconstruction du pays à notre place. Vu l’urgence du moment et l’incapacité du gouvernement à secourir les sinistrés, Il est de toute urgence de s’organiser non seulement pour mettre à l’abri la population qui dort à la belle étoile mais surtout d’éviter des risques d’épidémie comme le paludisme, le cholera et d’autres maladies infectieuses. Les maisons sont détruites ou fissurées, il faut penser au relogement. La vie, si elle existait à peine dans le pays, n’existe plus, elle apporte avec elle tous les rêves et les espoirs des hommes et des femmes dans un chaos qui ne dit pas son nom. Malgré tout les hommes et les femmes de ce pays, comme toujours, se font montre d’un désir ardent, d’une fureur de vivre telle que ce peuple est capable de l’impossible. Comme toujours, il lui manque des encadrements, des hommes et des femmes qui soient à la hauteur des missions qu’ils (elles) se sont données. Le plus dur pour ce peuple est que l’Etat qu’il tentait de construire depuis est décimé. Ce pays est l’ombre de lui-même. Le Parti en Avant, l’UMPP et le camp patriotique doivent comprendre qu’il faut penser le pays du point de vue global et non en termes des mesurettes sans fondement. Ce qui oblige le rassemblement de toutes les forces vives de la nation pour se constituer en interlocuteur valable face à l’international pour que le pays ne se reconstruise pas en dehors de nous et contre nous. Il n’en est pas question de laisser l’international seul décider à notre place. Il faut s’organiser. De ce fait, nous refusons d’être des assistés mais de véritables acteurs de notre propre projet de société. Il y a lieu dans un premier temps de gérer l’urgence de savoir comment aider les plus frappés des catastrophes pour pouvoir par la suite penser la réorganisation sociale du pays qui impliquerait au moins un début d’Etat. Dans un deuxième temps, ce serait de prendre en compte l’avis des sismologues pour une réorganisation des espaces de vie sur l’ensemble de notre territoire national. Il y a lieu aussi de comprendre, pour ceux et celles qui sont à l’extérieur du pays, qu’il y a une réalité virtuelle qui est complètement différente de celle de la réalité du terrain. C’est pour dire que notre regard de l’extérieur sur Haïti est totalement biaisé et si flou qu’il nous donne l’impression qu’en écrivant seulement sur le net que nous sommes pour quelque chose dans la reconstruction de ce pays. Il faut cesser cette illusion d’optique pour faire corps avec le réel. La preuve, sans électricité et en l’absence de tout confort, on est belle et bien dans l’Haïti réelle. C’est pour dire qu’en étant coupé du monde on ne fait plus partie de la réalité virtuelle à laquelle on appartient mais confronté au pays réel qu’on rêve de transformer à coups de mots. Port-au-Prince, avec ses milliers de cadavres sous le béton, est comme un grand cimetière en plein ciel et les villes de province qui sont toutes déjà touchées par la famine et la sécheresse et à cause des déplacés en masse vont vers une possible explosion sociale si des mesures drastiques d’irrigation et de reboisement ne sont pas prises dans l’immédiat. Plus de la moitié des rescapés de la catastrophe sont amputés soit d’une jambe, d’un bras, ce qui demande des aménagements des espaces publics pouvant donner accès aux handicapés. Puisqu’il n’en est pas question de laisser de coté cette population qui souffre du handicap au bord de la route. Il est de constater également que l’aide internationale ne touche pas encore les sinistrés pour des raisons que voici : 1- L’absence de structures étatiques autonomes et efficaces mises en place par l’équipe gouvernentale pouvant assumer la distribution de l’aide alimentaire. Ce qui fait que l’international doit non seulement nous apporter de l’aide mais elle doit aussi assumer son acheminement, sa sécurité et surtout sa distribution ; 2- L’absence des structures d’accueil dans les villes et les sections communales pour les déplacés tout en leur assurant non seulement un soutien psychologique et alimentaire, mais surtout des mises en place pour les aider à se construire une nouvelle vie ; 3- Dans les sections communales limitrophes de Port-au-Prince, plus de la moitié des écoles sont détruites, il faut penser à leur reconstruction pour que nos enfants ne soient pas privés du pain béni de l’instruction seule capable de leur permettre d’espérer une qualité de vie différente de celle dont ils sont en train de vivre actuellement ; 4- Ainsi sans un accompagnement des familles, il serait impossible aux enfants d’évoluer dans un environnement qui leur assurait un cadre de vie adéquat dans leur apprentissage ; 5- Pour relever la barque nationale et pour que la nation continue à exister, il faut initier la coordination de toutes les forces vives de la nation pour revitaliser l’Etat pour une prise en charge totale de notre destinée de peuple libre et indépendant. Dans ce cadre là, l’UMPP et les autres organisations composant la Sodana (solidarité internationale) sont au travail depuis le 15 janvier 2010 pour initier la coordination en vue d’apporter aide et assistance aux victimes du séisme et de participer du coup à l’élaboration et l’application d’un véritable plan national de la reconstruction du pays. En conclusion, l’UMPP ET LE PARTI EN AVANT partagent avec peine les souffrances de notre peuple et promettent de les accompagner jusqu’à la victoire finale. |
--- On Thu, 2/4/10, JEAN AUDAN CATEL <jeanaud...@yahoo.fr> wrote:
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> Haïti-Nation change de peau!
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> Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur
> le site www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos
> commentaires et analyses comme vous le faites sur le forum,
> avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés
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> googlegroup Haïti-Nation.
>
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>
> Haïti-Nation est un projet d'éducation civique et
> démocratique de l'association Action Pour le
> Développement D'Haïti -Apodha.
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> Pour nous contacter : apod...@yahoo.fr
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HAITIAN INTERNATIONAL GROUP
"UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE POUR UNE HAITI MODERNE, LIBRE ET PROSPÈRE"
(www.haitianinternationalgroup.com), au service des citoyennes et des citoyens Haïtiens concernés du globe.
A group of American missionaries charged with kidnapping for trying to take 33 children out of earthquake-ravaged Haiti to the Dominican Republic.
It is written!
Mind is deceitful above all things, and it is exceedingly perverse and corrupt and severely, mortally sick! Who can know it [perceive, understand, be acquainted with his own mind?
But, for those missionaries let us rather bow saying each name, that they were gracious! High-minded or not it doesn’t matter! The horizon of these Haitian children and many others is blotted out by an envelope of dark clouds. If lightning flashed from those clouds! sorry to say! Don’t put any blame on these Missionaries. They were all helpers. If they charged with any epithet, it is because morality and decency does not exist in any Haitian public servant.
The natural, non-spiritual Government does not accept or welcome or admit into their inner circle the gifts and teachings and revelations of the Spirit of God, for they are folly (meaningless nonsense) for those two men (Belle rive and Preval); and they’re incapable of knowing them [of progressively recognizing, understanding, and becoming better acquainted with them] because they are spiritually discerned and estimated and appreciated.
Those embezzlers in the republic of Port-au-Prince do not have the decency and the morality to keep those missionaries in Port-au-Prince jail;
Redemption ministries and Mission of Charity Church of God in Haiti, request their release immediately without any condition and a public apology!
Now we need everybody to help us to get out of this envelope of dark clouds. and implement God & Dessalines policy! To save our children! Tend the soil! Guard the land! And keep everybody safe!
Harry Laventure, Chairman, Mission of Charity Church of God in Haiti
11205 Alpharetta Hwy Ste F-1
Roswell, GA 30076
--- On Thu, 2/4/10, keno...@aol.com <keno...@aol.com> wrote:
| Où est passée la pétition pour le départ de la MINUSTAH???? --- En date de : Ven 5.2.10, JEAN AUDAN CATEL <jeanaud...@yahoo.fr> a écrit : |
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28 janvier
Par Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS
Le tremblement de terre qui a gravement touché Haïti et sa population le 12 janvier 2010, a été le révélateur d’une catastrophe paradoxale. La catastrophe était incontestablement naturelle. Elle a rayé de la carte le centre de Port au Prince, la capitale et les régions immédiatement voisines. Elle a détruit les infrastructures, tué des milliers de personnes. Mais elle a eu aussi des retombées politiques et sociales tout aussi fortes. Elle a en effet comme effacé les institutions. Présidence de la république et ministères, parlement, ont subi la violence du séisme comme les habitations les plus précaires. La réapparition tardive du chef de l’Etat, René Préval, dans un commissariat de police, seul édifice public en condition de l’accueillir, a permis de mesurer la portée du drame. Un tel évènement dans un pays pauvre a des effets autrement plus destructeurs qu’en Italie et au Japon. Le pays a été d’autant plus sinistré qu’il est le plus pauvre des Amériques, le seul PMA (pays moins avancé) du continent. Mais le paradoxe ne s’arrête pas là.
Haïti a rapidement occupé une place majeure dans l’actualité internationale. En dépit de sa pauvreté, de son absence d’intérêt économique et stratégique, ainsi que de la suspension brutale de toute forme de communication dans les secondes ayant suivi le séisme. Les medias sont les principaux responsables de cet étonnant paradoxe. L’omniprésence des images télévisuelles dans le monde d’aujourd’hui a en effet bouleversé la donne en matière d’information. Une catastrophe donne matière à émotions fortes et durables. Le film d’un drame alimente en continu le voyeurisme et la captation du spectateur. L’indice d’écoute mètre étalon validant la légitimité d’un programme est stimulé par cette information sensationnaliste centré sur le fait divers, qu’il soit individuel ou collectif. Or bien davantage que dans une catastrophe affectant un pays développé il y avait là, à Port au Prince, en dépit des difficultés de communication, matière à nourrir en boucle les petits écrans. Une sorte de surenchère obscène valorisant les situations extrêmes et parfois les plus insupportables, a monopolisé les bulletins d’information pendant quelques jours.
Les responsables politiques du monde entier ont intégré cette donnée dans leurs petits calculs comme dans leurs grands projets. Traumatisée par les medias, et très vite par tous ceux qui vivent avec et dans les meéias, gens du spectacle, et vedettes de la chanson internationale, l’opinion s’est mobilisée. Très vite tous les gouvernements du monde, y compris de façon inusitée plusieurs gouvernements africains, ont réagi. Ils ont signalé leurs dons et initiatives dans les médias de leurs pays respectifs. Allemagne, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Chine, Côte d’Ivoire, Cuba, Espagne, Etats-Unis, France, Israël, Nicaragua, Pays-Bas, Pérou, République Dominicaine, Royaume-Uni, Russie, Sénégal, Venezuela ont combiné l’envoi d’une aide matérielle et celle de journalistes chargés d’en couvrir le déploiement. Au fil des reportages, le sauvetage d’enfants, porteurs d’une charge émotionnelle forte a été plus particulièrement mis en valeur de façon différentielle et nationalisée. L’Espagne a valorisé le petit garçon de deux ans sauvé par les secouristes venus de Valladolid. Alors que les médias anglophones ont privilégié la petite fille sortie des décombres par une équipe australienne. Pays pauvre, Haïti exportait traditionnellement ses enfants donnés par des parents dans le dénuement à des orphelinats privés en contact avec des adoptants de pays riches. Médias télévisuels et politiques ont consacré à ces « orphelins » de la misère un temps d’antenne appréciable.
Cette médiatisation concurrentielle d’une aide qui l’était tout autant s’est faite dans un immense désordre. L’ingérence humanitaire étant l’objectif privilégié chacun a prétendu occuper sa place dans ce qu’il faut bien appeler un marché du drame, et de l’humanitaire. L’engorgement de l’aide en certains point d’arrivée, sur les aéroports de Port au Prince et de Saint Domingue, dans la République Dominicaine voisine, l’absence de logistique cohérente de répartition entre secouristes, urgentistes, et donc les retards à porter secours là où une priorité aurait du s’imposer étaient au bout de l’exercice. Le chaos n’était pas seulement celui d’une capitale détruite. Il était aussi chez les donateurs. La faute en a été attribuée à ce moment-là dans la plupart des médias aux pillages et aux désordres, à la réalité d’un pays sans Etat, aux Nations Unies, qui auraient été à Port au Prince rayées de la carte à l’image de leur siège local aplati par le séisme.
Canada et Etats-Unis ont engagé en s’appuyant sur ce contexte et en parallèle une action humanitaire militarisée. Les Etats-Unis ont envoyé de façon unilatérale leur aide et leurs médecins sur un porte-avion nucléaire accompagnés de plusieurs milliers de fusiliers marins. Ils ont pris en mains l’aéroport de Port au Prince. Les Canadiens ont eux débarqué à Jacmel avec 2000 hommes. La République Dominicaine voisine a installé à Jimani sur la frontière un hôpital d’urgence et accueilli plusieurs milliers de blessés dés le premier moment. Le Brésil, responsable de la force des Nations Unies, la MINUSTAH, déployée depuis 2004, a protesté après « l’OPA » des Etats-Unis sur l’aéroport de la capitale. La MINUSTAH et ses 6956 hommes ont une expérience du terrain qu’elle a pacifié. Elle a maintenu l’ordre pendant six ans. Ses médecins argentins ont les premiers apporté des soins aux sinistrés. Elle a installé les premiers secours alimentaires. Elle a regretté la distribution de drapeaux des Etats-Unis par les forces nord-américaines. Le Brésil a rapidement suivi Canada et Etats-Unis dans leur méthode et annoncé le doublement de ses casques bleus sur le terrain pour accompagner son aide.
Le sinistre a ainsi donné lieu à une redéfinition du pouvoir régional et international d’abord par les Etats-Unis qui ont fait une démonstration de force, militaire, humanitaire et médiatique. Bien qu’humanitaire l’opération a été tout aussi unilatérale que celle guerrière de 2003 en Irak. Elle s’inscrit dans le contexte paradoxal pour le président démocrate Barack Obama, de l’interprétation offensive de la doctrine Monroë donnée par Théodore Roosevelt, l’un de ses lointains prédécesseurs républicains en 1904, sous forme de corollaire. Elle permet de mieux comprendre le sens politique et diplomatique de l’accord de coopération militaire signé avec la Colombie en 2009. Les raisons en sont sans doute multiples, d’ordre politique (répondre à l’attente des électeurs noirs traditionnellement mobilisés par Haïti), électoral (consultation partielle au Massachussetts), sécuritaire (bloquer à la source un afflux potentiel de réfugiés de la mer), diplomatiques (affirmer un leadership moral en conformité au prix Nobel de la paix attribué à un président militairement tout aussi engagé que son prédécesseur), régional en signalant le retour spectaculaire de l’Amérique du Nord dans l’hémisphère occidental.
Deux autres acteurs régionaux ont eux aussi marqué leur territoire. Le Canada a tenu à perpétuer son influence dans un territoire où elle lui a toujours été reconnue. Le Canada est en effet comme Haïti, membre de la Francophonie. Il accueille sur son territoire plusieurs dizaines de milliers de Haïtiens. Comme en 2004 il est intervenu, militairement et humanitairement, à la périphérie de la zone des Etats-Unis, à Jacmel, au Sud de la capitale. Le Brésil avait fait en 2004 un investissement diplomatique inédit, alors critiqué par le Venezuela, en prenant la direction de la MINUSTAH. Aucun pays d’Amérique latine n’avait avant 2004 pris la direction d’une opération de paix. Il a défendu becs et ongles ses prérogatives, sa légitimité à gérer et coordonner l’aide internationale. Cet investissement a pris d’autant plus de poids qu’il a annoncé une aide matérielle importante et le doublement de ses casques bleus qui devraient passer de 1200 à plus de 2000. Le Conseil de sécurité, réuni le 19 janvier 2010, a sanctionné ce rapport de force. Il a cautionné le rôle central du Brésil et décidé l’envoi de 3500 casques bleus supplémentaires. Canada et Etats-Unis se sont concertés et ont établi une forme d’association avec la MINUSTAH. La conférence des donateurs, préparée et présidée par le Canada, en concertation avec les Etats-Unis et le Brésil, s’est réunie à Montréal le 25 janvier 2010. Le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, est arrivé dans un avion des forces aériennes canadiennes.
Près de quinze jours après le tremblement de terre, cette crise humanitaire a accouché de nouveaux rapports de force régionaux comme internationaux. Les Etats-Unis ont confirmé leur distance à l’égard des Nations unies. Ils coopèrent éventuellement avec elle, mais gardent leur autonomie d’appréciation et de décision. Ils ont par ailleurs réussi à faire passer par leur maîtrise de l’information, en particulier en Europe, le message d’un nouveau leadership humanitaire, bienveillant mais hiérarchisé. La priorité donnée par leurs aiguilleurs aux avions transportant la secrétaire d’Etat , Hillary Clinton, et des journalistes, sur des avions de secouristes, regrettée par MSF, n’a pratiquement pas été reprise sur les grandes chaînes de télévision françaises par exemple. Ils ont malgré tout sur un terrain d’influence traditionnel été contraints de faire une place à d’autres comme en 2004. Canada, Brésil, et avec le Brésil, l’ONU, ont en effet en affichant détermination, matériel et soldats, préservé pour l’un et acquis pour l’autre une place dans le jeu diplomatique. La France en revanche à la différence de la crise antérieure, en 2004, s’est trouvée hors jeu du fait de nouvelles concurrences mais aussi de son absence de réaction et de propositions articulées sur un acte régalien fort. Les deux soldats français qui seuls étaient au sein de la MINUSTAH à la veille du tremblement de terre n’ont pas été renforcés. La France qui a intégré l’OTAN et qui a signé un partenariat stratégique avec le Brésil, n’a semble-t-il pas voulu ou su jouer l’une ou l’autre de ces cartes pour rester présente et influente en Haïti comme en Amérique latine.
Il y a cent trente ans, après avoir visité le pays des merveilles, Alice entra dans le miroir pour y découvrir le monde à l’envers. Si Alice renaissait de nos jours, elle n’aurait besoin de traverser aucun miroir : il lui suffirait de se pencher à la fenêtre.
A l’école du monde à l’envers, le plomb apprend à flotter, le bouchon à couler, les vipères à voler et les nuages à ramper le long des chemins.
Dans le monde d’aujourd’hui, monde à l’envers, les pays qui défendent la paix universelle sont ceux qui fabriquent le plus d’armes et qui en vendent le plus aux autres pays. Les banques les plus prestigieuses sont celles qui blanchissent le plus de narcodollars et celles qui renferment le plus d’argent volé. Les industries qui réussissent le mieux sont celles qui polluent le plus la planète ; et la sauvegarde de l’environnement est le plus brillant fonds de commerce des entreprises qui l’anéantissent.
Le monde à l’envers nous apprend à subir la réalité au lieu de la changer, à oublier le passé au lieu de l’écouter et à accepter l’avenir au lieu de l’imaginer : ainsi se pratique le crime, et ainsi est-il encouragé. Dans son école, l’école du crime, les cours d’impuissance, d’amnésie et de résignation sont obligatoires. Mais il y a toujours une grâce cachée dans chaque disgrâce, et tôt ou tard, chaque voix trouve sa contre-voix et chaque école sa contre-école.
Eduquer par l’exemple
De toutes les institutions éducatives, l’école du monde à l’envers est la plus démocratique : elle n’exige aucun examen d’admission, ne nécessite aucune inscription et délivre gratuitement ses cours, à tous et partout, sur la terre comme au ciel : elle est la fille du système qui a conquis, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, le pouvoir universel.
Les modèles de la réussite
Le monde à l’envers présente la particularité de récompenser à l’envers : il méprise l’honnêteté, punit le travail, encourage l’absence de scrupules et alimente le cannibalisme. Ses maîtres calomnient la nature : l’injustice, disent-ils, est une loi naturelle. Milton Friedman, l’un des membres les plus prestigieux de son corps enseignant, parle du « taux naturel de chômage ». Selon la loi naturelle, prétendent Richard Herrnstein et Charles Murray, les noirs se situent au plus bas degré de l’échelle sociale. Pour expliquer ses succès en affaires, John D. Rockefeller se plaisait à déclarer que la nature récompense les plus aptes et punit les inutiles. Et plus d’un siècle plus tard, de nombreux maîtres du monde continuent à croire que Charles Darwin a écrit ses livres pour leur prédire la gloire.
| Pas si vite au besogne, c'est pour dire que je ne suis pas tout seul sur le terrain et mon point de vue est partagé par la majorité du groupe. Dr Bastien est un membre important du groupe, il est tout à fait libre de s'exprimer comme il l'entend. Quant à Francisque, je continue par voir en lui l'homme de conviction, le type d'homme intègre dont le pays va avoir besoin dans sa possible reconstruction. Le pays a besoin de nous, il faut s'organiser pour venir à son aide. Je continue malgré tout mon travail de terrain jusqu'au bout. Pour ceux et celles qui veulent participer à nos actions, ils, elles, peuvent toujours le faire en nous contactant au 38318057 ou envoyer un e-mail à Serge Pierre Pierre ou au Dr Bastien. Que la lutte pour la libération nationale continue! |
| --- En date de : Ven 5.2.10, Max Jeanty <madma...@yahoo.com> a écrit : |
| Salut Catel, Catel, c'est Eric. Mwen pa tande w. Donnes moi de tes nouvelles. Eric |