Soussou vs Sous-souverain
« Et si ca me plait d’être battu » vs « Est ce un devoir de se laisser tuer et gifler par son propre monstre »»
On nous a offert deux modèles de souverainistes : Mireille Durocher Bertin et Dr Gérard Etienne. La première fut la porte-parole interne d’une force spécialisée dans la correction de la démocratie et le déchiquètement a coup de machettes, de M16, et d’ Uzi des soussous de la démocratie. L’autre était le porte-parole at large des déchiqueteurs et spécialiste en communication internationale avec compétence pour démontrer que ce qui se passait en Haïti entre le 29 Septembre 1991 au 15 octobre 1994 était un championnat de jet de tomate entre patriotes.
Une force armée !
On veut nous convaincre que c’est un passage obligé pour récupérer, garantir et préserver une certaine souveraineté nationale.On nous dit que ce sera une forme armée « moderne » mais pour exercer sa veille fonction : mettre les kokorats au pas en corrigeant tous ce qu’ils auront a choisir. Ce sera une force « professionnelle » qui retournera les devoirs aux élèves avec rapidité après les avoir corrigé. L’esprit de finesse sera au rendez vous et on n’aura plus des « gros peaux » de la trempe de Cedras /Michel François.
En attendant, On nous a avancé des exemples de pays qui ont une force de sécurité : Costa Rica avec sa police, et d’autre pays qui ont une police pour la sécurité interne et une force militaire pour répondre aux agressions externes. Or, pendant plus 75 ans c'est-à-dire depuis l’occupation américaine, la police et le militaire en Haïti étaient une seule et même chose. La raison d’être était la même : surveiller et protéger les intérêts de ses créateurs occidentaux et rassurer les oligarques indigènes dans la course au pillage debridé.
Wait a minute !nous avons une force de police comme le Costa Rica alors pourquoi serait –elle insuffisante pour le gout des élites Haïtiennes ? La seule réponse qu’on peut imaginer est celle-ci : elle n’est pas répressive assez, elle ne tue pas suffisamment. Elle ne met pas a les kokorats a leur place de façon « Professionnelle » comme au beau vieux temps. Elle ne veut pas corriger des exercices de démocraties qui ont des « ratures » .Par exemple , en 2004, On a embauché des mercenaires indélicats comme Guy Philippe et Jodel Chamblain et des « contracteurs » voraces comme Gerard LaTortue et Arnold Bruno. « Se necesita algo mas bravo con mas chile »
Etranger pa mele !.
Les observateurs attentifs reconnaissent que le peuple n’a jamais fait appel a aucune force étrangère pour venir s’implanter en Haïti. Ce fut ceux qui ont peur du peuple et qui ne font pas assez de confiance a la police nationale qui ont lancé cet appel urgent a cause de ce qui pourrait arriver au cas ce dernier découvrirait a temps les dessous du contrat social. Alors comment veut –on que ce même peuple qui n’avait aucun intérêt a les faire venir et qui continue a n’avoir aucune motivation sérieuse pour les mettre dehors doit -il s’engager a cote de ceux qui prétendent que l’occupation ne les convient plus ?
Si les élites ne veulent pas l’occupation, elles n’ont pas encore donné signe de ce rejet. Au contraire, il y a un processus d’accommodation qui fait l’affaire de plus d’un. Elle devient une garantie pour maintenir l’oisiveté au plus haut niveau. Elle est une assurance pour piller à partir d’une échéance bien déterminée. Elle substitue peu a peu a l’état traditionnelle. Elle décide le jeu politique à sa façon pour eviter l'embouteillage des correcteurs de democratie .Elle transforme la fripouillerie en leadership et la grivoiserie en spectacle de salon sans gener personne.Ainsi, les élites Haïtiennes ne se sentent pas obliger de négocier aucune forme nouvelle de cohabitation avec les intérêts populaires. Elles ne se sentent pas concerner a verser un « down paiement » comme acte de bonne foi dans la configuration d'un nouvel espace social.
Mais en investiguant le degré de complicité des souverainistes avec la force d’occupation qu’elle prétend s’opposer on se demande celle-ci : doit –on les prendre au sérieux ? Il convient seulement de visiter le parcours des échantillons souverainistes identifiés pour comprendre l’état d’esprit de ce segment des élites qui a la mauvaise habitude de jouer au patriotisme quand ils sont mis a l’écart pour un certain temps. La vérité est celle-ci : Tous les « souverainistes » ont travaillé a un certain moment pour la force qu’ils accusent de les avoir dépouillé de la souveraineté.( I know ! I know ! C’est du voyé monte, du tout voum se do)
Peut- on être au service de l’étranger dans l’ombre et être contre lui en public ?Il parait que c’est la caractéristique des souverainistes Haïtiens parce qu’ils doivent empêcher a tout prix qu’on n'explore pas ce qu’il y a en dessous de ce souverainisme soudain et suspect. Par exemple ,Qui a financé l’organisation des droits Humains de Jean Jacques Honorat, qui ont travaillé avec lui pour assurer le succès du putsch, et Comment arrive t’on a cette cohabitation entre une armée qui tuait au moins 25 a 50 kokorats par jour pendant trois ans ?
Souveraineté ou dignité Humaine !
A cote de ces deux modèles souverainistes proposés ci-dessus , nous avions eu l’honneur d’avoir aussi quelques échantillons de patriotes exemplaires :Jeune Haïti, Les Riobé, Dr Lionel Lainé, les rêveurs de cazal, mais ils sont tous déchiquetés par le macoutisme. Dans cette celebration d'heros "touffés" il parait qu’on a oublié le meilleur échantillon souverainiste et doublé de patriote : Bernard Sansaricq avec ces deux ou trois expeditions suspectes dans le den-gonn du Jean-Claudisme. Lui aussi a envoyé de la viande fraiche au moulin-déchiqueteur. Il semble que les meilleurs échantillons souverainistes sont ceux déchiquètent avec discretion , ceux qui justifient le déchiquetage, ceux qui bénéficient du processus de déchiquètement et qui essaient de nier leur participation dans la construction du moulin-déchiqueteur. Pour l’histoire, Malgré les 7000 et plus de tués avec les complicités des souverainistes entre 1994 et 2004, le peuple Haïtien n’a jamais demandé a aucune puissance étrangère d’intervenir. Il résista a sa façon. Il continuera a résister pour défendre le droit de choisir en toute independence .
L’exemple Pathétique de l’incident de 1963 me touche jusqu'à la moelle .Mon sang de patriote est chauffé au rouge. J’imagine un papa Doc en kaki jaune et un prof en soutane kakajako regardant l’un et l’autre en chien de « faillance » essayant de se convaincre que l’autre est un soldat pan-yol.
J’assure qu’en 2013, En cas de répétition de cette hardiesse c'est a dire que les Dominicains menaceraient d'envahir ce pays pour vendre des poulets , Je me vois déjà en tenu vert-pintade a morne Casse pres de la base du contingent Uriguayen,aguerri comme au temps des cacos, espérant le « chef suprême » de la résistance Haïtienne qui arrive en culotte sur un char Mardigras donnerait l’ordre aux combattants pour la souveraineté nationale de tirer sur tout ce qui ressemble a des francs tireurs Pan-yol.
C'est en pensant a cette grande bataille des volails qu'il me vient cette question :Quand la patrie est en danger le peuple doit-il rejoindre sur la ligne du front ceux qui ont crée le danger, et qui ont une longue histoire de bafouer leur dignité?
En observant ce que l’intelligence Haïtienne considère comme des modèles de citoyens souverainistes, Je commence par penser aux premières années de l’Independence particulièrement après la mise en place du code rural. Je pense a ceci : En cas d’un retour des français, comment allait se prendre les élites Haitiennes pour convaincre les masses que la patrie etait en danger, leur liberté etait menacée, leurs bien-etre etaient en danger quand ils n’ont jamais eu les unes et les autres en premier lieu ?
Aujourd‘hui les bottes impériales sont bien sur nos têtes et tapent nos cotes .Trois questions me hantent et que j’essaie de répondre :
1) Qui a fait plus de tort a la dignité de la majorité des Haïtiens: les élites haïtiennes ou les forces étrangères ?
2) En rejoignant les élites pour le départ des forces étrangères, quelle est la garantie que la dignité de tout homme, sans distinction aucune, sera respectée ?
3) Quelle sera la différence entre aujourd’hui et demain pour ceux qui n’ont jamais connu le fruit de la liberté et encore moins les bienfaits de l’épanouissement ?
Comme on peut constater , une force armée a coté de la police nationale est la dernière chose que le pays a besoin .La priorité des priorités est d’engager les élites a repenser leurs pratiques en adoptant de nouvelles normes fondées sur la responsabilité réciproque. C’est le moment aussi de commencer a construire quelques choses d’intérêt commun qui donnera de la signification a la notion de patrie et faire de la souveraineté une tranchée qui vaut la peine d’être récupérée. Malheureusement, en considérant les échantillons souverainistes, il y a lieu de croire que certains secteurs qui jouent aux patriotes offensés ne sont que que des correcteurs democratiques nostalgiques qui ont cette vieille "habitude" de manipuler l'opinion publique pour leurs propres besoins de clan.
Willy Pompilus
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Soussou vs Sous-souverain
« Et si ca me plait d’être battu » vs « Est ce un devoir de se laisser tuer et gifler par son propre monstre »»
On nous a offert deux modèles de souverainistes : Mireille Durocher Bertin et Dr Gérard Etienne. La première fut la porte-parole interne d’une force spécialisée dans la correction de la démocratie et le déchiquètement a coup de machettes, de M16, et d’ Uzi des soussous de la démocratie. L’autre était le porte-parole at large des déchiqueteurs et spécialiste en communication internationale avec compétence pour démontrer que ce qui se passait en Haïti entre le 29 Septembre 1991 au 15 octobre 1994 était un championnat de jet de tomate entre patriotes.
Une force armée !
On veut nous convaincre que c’est un passage obligé pour récupérer, garantir et préserver une certaine souveraineté nationale.On nous dit que ce sera une forme armée « moderne » mais pour exercer sa veille fonction : mettre les kokorats au pas en corrigeant tous ce qu’ils auront a choisir. Ce sera une force « professionnelle » qui retournera les devoirs aux élèves avec rapidité après les avoir corrigé. L’esprit de finesse sera au rendez vous et on n’aura plus des « gros peaux » de la trempe de Cedras /Michel François.
En attendant, On nous a avancé des exemples de pays qui ont une force de sécurité : Costa Rica avec sa police, et d’autre pays qui ont une police pour la sécurité interne et une force militaire pour répondre aux agressions externes. Or, pendant plus 75 ans c'est-à -dire depuis l’occupation américaine, la police et le militaire en Haïti étaient une seule et même chose. La raison d’être était la même : surveiller et protéger les intérêts de ses créateurs occidentaux et rassurer les oligarques indigènes dans la course au pillage debridé.
Wait a minute !nous avons une force de police comme le Costa Rica alors pourquoi serait –elle insuffisante pour le gout des élites Haïtiennes ? La seule réponse qu’on peut imaginer est celle-ci : elle n’est pas répressive assez, elle ne tue pas suffisamment. Elle ne met pas a les kokorats a leur place de façon « Professionnelle » comme au beau vieux temps. Elle ne veut pas corriger des exercices de démocraties qui ont des « ratures » .Par exemple , en 2004, On a embauché des mercenaires indélicats comme Guy Philippe et Jodel Chamblain et des « contracteurs » voraces comme Gerard LaTortue et Arnold Bruno. « Se necesita algo mas bravo con mas chile »
Etranger pa mele !.
Les observateurs attentifs reconnaissent que le peuple n’a jamais fait appel a aucune force étrangère pour venir s’implanter en Haïti. Ce fut ceux qui ont peur du peuple et qui ne font pas assez de confiance a la police nationale qui ont lancé cet appel urgent a cause de ce qui pourrait arriver au cas ce dernier découvrirait a temps les dessous du contrat social. Alors comment veut –on que ce même peuple qui n’avait aucun intérêt a les faire venir et qui continue a n’avoir aucune motivation sérieuse pour les mettre dehors doit -il s’engager a cote de ceux qui prétendent que l’occupation ne les convient plus ?
Si les élites ne veulent pas l’occupation, elles n’ont pas encore donné signe de ce rejet. Au contraire, il y a un processus d’accommodation qui fait l’affaire de plus d’un. Elle devient une garantie pour maintenir l’oisiveté au plus haut niveau. Elle est une assurance pour piller à partir d’une échéance bien déterminée. Elle substitue peu a peu a l’état traditionnelle. Elle décide le jeu politique à sa façon pour eviter l'embouteillage des correcteurs de democratie .Elle transforme la fripouillerie en leadership et la grivoiserie en spectacle de salon sans gener personne.Ainsi, les élites Haïtiennes ne se sentent pas obliger de négocier aucune forme nouvelle de cohabitation avec les intérêts populaires. Elles ne se sentent pas concerner a verser un « down paiement » comme acte de bonne foi dans la configuration d'un nouvel espace social.
Mais en investiguant le degré de complicité des souverainistes avec la force d’occupation qu’elle prétend s’opposer on se demande celle-ci : doit –on les prendre au sérieux ? Il convient seulement de visiter le parcours des échantillons souverainistes identifiés pour comprendre l’état d’esprit de ce segment des élites qui a la mauvaise habitude de jouer au patriotisme quand ils sont mis a l’écart pour un certain temps. La vérité est celle-ci : Tous les « souverainistes » ont travaillé a un certain moment pour la force qu’ils accusent de les avoir dépouillé de la souveraineté.( I know ! I know ! C’est du voyé monte, du tout voum se do)
Peut- on être au service de l’étranger dans l’ombre et être contre lui en public ?Il parait que c’est la caractéristique des souverainistes Haïtiens parce qu’ils doivent empêcher a tout prix qu’on n'explore pas ce qu’il y a en dessous de ce souverainisme soudain et suspect. Par exemple ,Qui a financé l’organisation des droits Humains de Jean Jacques Honorat, qui ont travaillé avec lui pour assurer le succès du putsch, et Comment arrive t’on a cette cohabitation entre une armée qui tuait au moins 25 a 50 kokorats par jour pendant trois ans ?
Souveraineté ou dignité Humaine !
A cote de ces deux modèles souverainistes proposés ci-dessus , nous avions eu l’honneur d’avoir aussi quelques échantillons de patriotes exemplaires :Jeune Haïti, Les Riobé, Dr Lionel Lainé, les rêveurs de cazal, mais ils sont tous déchiquetés par le macoutisme. Dans cette celebration d'heros "touffés" il parait qu’on a oublié le meilleur échantillon souverainiste et doublé de patriote : Bernard Sansaricq avec ces deux ou trois expeditions suspectes dans le den-gonn du Jean-Claudisme. Lui aussi a envoyé de la viande fraiche au moulin-déchiqueteur. Il semble que les meilleurs échantillons souverainistes sont ceux déchiquètent avec discretion , ceux qui justifient le déchiquetage, ceux qui bénéficient du processus de déchiquètement et qui essaient de nier leur participation dans la construction du moulin-déchiqueteur. Pour l’histoire, Malgré les 7000 et plus de tués avec les complicités des souverainistes entre 1994 et 2004, le peuple Haïtien n’a jamais demandé a aucune puissance étrangère d’intervenir. Il résista a sa façon. Il continuera a résister pour défendre le droit de choisir en toute independence .
L’exemple Pathétique de l’incident de 1963 me touche jusqu'à la moelle .Mon sang de patriote est chauffé au rouge. J’imagine un papa Doc en kaki jaune et un prof en soutane kakajako regardant l’un et l’autre en chien de « faillance » essayant de se convaincre que l’autre est un soldat pan-yol.
J’assure qu’en 2013, En cas de répétition de cette hardiesse c'est a dire que les Dominicains menaceraient d'envahir ce pays pour vendre des poulets , Je me vois déjà en tenu vert-pintade a morne Casse pres de la base du contingent Uriguayen,aguerri comme au temps des cacos, espérant le « chef suprême » de la résistance Haïtienne qui arrive en culotte sur un char Mardigras donnerait l’ordre aux combattants pour la souveraineté nationale de tirer sur tout ce qui ressemble a des francs tireurs Pan-yol.
C'est en pensant a cette grande bataille des volails qu'il me vient cette question :Quand la patrie est en danger le peuple doit-il rejoindre sur la ligne du front ceux qui ont crée le danger, et qui ont une longue histoire de bafouer leur dignité?
En observant ce que l’intelligence Haïtienne considère comme des modèles de citoyens souverainistes, Je commence par penser aux premières années de l’Independence particulièrement après la mise en place du code rural. Je pense a ceci : En cas d’un retour des français, comment allait se prendre les élites Haitiennes pour convaincre les masses que la patrie etait en danger, leur liberté etait menacée, leurs bien-etre etaient en danger quand ils n’ont jamais eu les unes et les autres en premier lieu ?
Aujourd‘hui les bottes impériales sont bien sur nos têtes et tapent nos cotes .Trois questions me hantent et que j’essaie de répondre :
1) Qui a fait plus de tort a la dignité de la majorité des Haïtiens: les élites haïtiennes ou les forces étrangères ?
2) En rejoignant les élites pour le départ des forces étrangères, quelle est la garantie que la dignité de tout homme, sans distinction aucune, sera respectée ?
3) Quelle sera la différence entre aujourd’hui et demain pour ceux qui n’ont jamais connu le fruit de la liberté et encore moins les bienfaits de l’épanouissement ?
Comme on peut constater , une force armée a coté de la police nationale est la dernière chose que le pays a besoin .La priorité des priorités est d’engager les élites a repenser leurs pratiques en adoptant de nouvelles normes fondées sur la responsabilité réciproque. C’est le moment aussi de commencer a construire quelques choses d’intérêt commun qui donnera de la signification a la notion de patrie et faire de la souveraineté une tranchée qui vaut la peine d’être récupérée. Malheureusement, en considérant les échantillons souverainistes, il y a lieu de croire que certains secteurs qui jouent aux patriotes offensés ne sont que que des correcteurs democratiques nostalgiques qui ont cette vieille "habitude" de manipuler l'opinion publique pour leurs propres besoins de clan.
Willy Pompilus
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Jacques mon ami,
Dans ton texte responsif à madame Letitiah Sept, tu as écrit ce qui suit (je cite tes mots en italique) :
« Peut-être encore de 1804 à 1806, ce qualificatif de "nationale" pour notre armée se terminant peut-être pour elle avec l'assassinat de l'Empereur, puisqu'après dans sa logique, je suppose, cette armée se mettait au service des intérêts féodaux de l'Elite haïtienne? (Si ce n'est pas sa thèse, ça aurait pu être facilement celle des "Dessalinistes".
Je vois là bien facilement la thèse de mon ami le Professeur Roselor François, en tout cas.) »
Avant d'aller plus loin, j'aimerais d'abord préciser que dans notre histoire le mot « indigène » a une signification 100 % positive. Le mot « indigène » figure en grand titre et à répétition dans l’acte de l’indépendance du pays (batisté peyi a). En outre, dans notre histoire comme dans celle de l’Amérique Latine, le mot indigène (indigeno, indigena) est synonyme d’autochtone et de national.
Jacques zanmi m, je veux bien et je compte bien apporter tous les arguments nécessaires pour soutenir ma thèse mais bien avant de le faire permets-moi de te remettre en mémoire les 3 principaux actes solemnels et indispensables posés par l'Armée Indigène avant le 17 octobre 1806.
LES TROIS GRANDS ENGAGEMENTS PRIS PAR L’ARMÉE INDIGÈNE AU NOM DU PEUPLE AVANT 1806 (s'il te plait Jacques, prends bien le temps de les relire)
ENGAGEMENT I:
FONDATION D’UN PAYS LIBRE et SOUVERAIN
ACTE DE L’INDÉPENDANCE
LIBERTÉ OU LA MORT
ARMÉE INDIGÈNE
Signés : DESSALINES, général en chef; CHRISTOPHE, PÉTION, CLERVAUX, GEFFRARD, VERNET, GABART, généraux de division;
P. ROMAIN, E. GÉRIN, F. CAPOIX, DAUT, Jean-Louis FRANÇOIS, FÉROU, CANGÉ, L. BAZELAIS, Magloire AMBROISE, J.- J. HERNE,Toussaint BRAVE, YAYOU, généraux de brigade ;MAGNY, ROUX, chefs-de-brigade;
CHARAIRON, B. LORET, QUENÉ, MARKAJOUX, DUPUY, CARBONNE, DIAQUOI Aîné, J. RAPHAEL, MALET, DERÉNONCOURT, officiers de l'armée ; et
BOISROND-TONNERRE, secrétaire
N.B. Il existait déjà une première déclaration d’indépendance signée par Dessalines, Christophe et Clerveaux. Elle était rédigée après la grande VICTOIRE de VERTIÈRES. Mais, on dirait qu’à travers cette nouvelle déclaration, Dessalines voulait engager toute l’Armée qui représentait l’ensemble du Peuple Haitien.
ENGAGEMENT II:
RECONNAISSANCE DU LEADERSHIP SITUATIONNEL INDISPENSABLE DE JEAN JACQUES DESSALINES, SYNONYME DE PROTECTION DE NOTRE LIBERTÉ
(un leadership perçu est un leadership reconnu, vice versa)
Au nom du peuple d'Haïti.
« Nous, généraux et chefs des armées de l'île d'Haïti, pénétrés de reconnaissance des bienfaits que nous avons éprouvé du général en chef Jean-Jacques Dessalines, le protecteur de la liberté dont jouit le peuple ;
« Au nom de la Liberté, au nom de l'Indépendance, au nom du Peuple qu'il a rendu heureux, nous le proclamons Gouverneur « général, à vie, d'Haïti. Nous jurons d'obéir aveuglément aux lois émanées de son autorité, la seule que nous reconnaîtrons. Nous lui donnons le droit de faire la paix, la guerre et de nommer son successeur.
« Fait au quartier-général des Gonaïves, ce premier jour de janvier mil huit cent quatre et le premier jour de l'Indépendance.
Signé : Gabart, Paul Romain, P.-J. Herne, Capois, Christophe, Geffrard, E. Gérin, Vernet, Pétion, Clervaux, Jean-Louis François, Cangé, Férou, Yayou, Toussaint Brave, Magloire Ambroise, L. Bazelais. »
APPROBATION DU PROJET DE SOCIÉTÉ CONÇU PAR LE PÈRE FONDATEUR DE LA NATION
« Tant en notre nom particulier qu'en celui du peuple d'Haïti, qui nous a légalement constitués les organes fidèles et les interprètes de sa volonté,
« En présence de l'Être-suprême, devant qui les mortels sont égaux, et qui n'a répandu tant d'espèces de créatures différentes, sur la surface du globe qu'aux fins de manifester sa gloire et sa puissance par la diversité de ses œuvres ;
« En face de la nature entière, dont nous avons été si injustement et depuis si longtemps considérés comme les enfants repoussés :
« Déclarons que la teneur de la présente Constitution est l'expression libre, spontanée et invariable de nos cœurs et de la volonté générale de nos concitoyens… »
(Suivi du texte de la Constitution de1805)
Maintenant, les grandes questions auxquelles mon ami Jacques et moi devrions essayer de répondre sont les suivantes:
1. QU'EST CE QU'UNE ARMÉE INDIGÈNE ou NATIONALE EN 1804?
2. QU'EST CE QUI RENDAIT NOTRE ARMÉE INDIGÈNE ou NATIONALE EN 1804?
3. L'ARMÉE INDIGÈNE ÉTAIT-ELLE UNE SIMPLE INSTITUTION MILITAIRE?
4. QUELLE ÉTAIT LA MISSION DE CETTE ARMÉE?
5. QUEL SONT LES PROJETS INTELLECTUELS QUI ÉTAIENT AU COEUR DE CETTE ARMÉE?
Et mes questions à Jacques sont les suivantes:
Après 1806, il y a eu 4 bandes armées commandées respectivement par Pétion, Christophe, Rigaud, Goman.Laquelle de ces 4 fractions armées était notre Armée Indigène? De quelle armée parlait-on ici? Peux-tu s'il te plait nous expliquer la mission de ces forces armées? Quels intérêts défendaient-elles? Ceux d’un individu, d'un groupe ou ceux du peuple haïtien? Étaient-elles en mesure de défendre le pays contre les forces colonial esclavagistes? Si oui, pourquoi accepter de payer une lourde indemnité pour une liberté acquise par le sang? L'Armée Indigène d'avant 1806 aurait-elle accepté de la payer? Ou était passée la devise : liberté ou la mort?
Pour finir Jacques, je dirais que la nouvelle Haiti deviendra possible seulement quand tous les élèves et étudiants haitiens auront bien appris et maîtrisé l'ÉPISTÉMOLOGIE de notre grande révolution (1791-1804). À ce moment là, ils se mettront à enseigner toute la VÉRITÉ HISTORIQUE aux nègres et aux peuples opprimés du monde entier, comme le très regretté commandante Hugo Chavez eut à le faire un jour dans cette vidéo à l'intention des Sieurs Martelly et Lamothe: http://www.youtube.com/watch?v=_4TZjzUYzLQ
Ah oui, contrairement à notre président et à notre premier ministre, Chavez connait bien l'importance de Jean Jacques Dessalines dans l'histoire du continent. Et Hugo Chavez n'a pu passer sous silence le nom de l'Empereur dans le récit de la lutte pour la libération de l'Amérique Latine contrairemen à nos "intellos" qui ont essuyé la honte nationale dans la célébration de Jacmel (ils n'ont pas mentionné une seul fois le nom Dessalines).
Quelle belle leçon d'histoire de Chavez aux petits nègres qui ne font que dire Oui aux blancs! Quand on a en mémoire l'exemple du grand Dessalines on doit logiquement (à l'instar de Morales, Coreja, Chavez ou Maduro) dire Non au néo-colonialisme! Non au néo-libéralisme! Bref, Non à l'impérialisme!
Selon Félix Morisseau Leroy,
« On dit qu’il y a des nègres qui disent: oui, oui!
Qu’il y a des nègres qui disent: Yes, sir!i
Tu nous as appris à dire: non
Dessalines, apprends à tous les nègres
A tous les nègres de la planète à dire: non
Dessalines n’a pas à se confesser
Il n’a pas à demander pardon à Dieu
C’est lui, Dessalines, le bras de Dieu.
C’est lui, la justice de Dieu! »
A suivre... Le projet intellectuel modernité/anti-colonialité de l'Armée Indigène face au "projet modernité/colonialité" des Européens
À bientôt
Cordialement Roselor
Soussou vs Sous-souverain
« Et si ca me plait d’être battu » vs « Est ce un devoir de se laisser tuer et gifler par son propre monstre »»
On nous a offert deux modèles de souverainistes : Mireille Durocher Bertin et Dr Gérard Etienne. La première fut la porte-parole interne d’une force spécialisée dans la correction de la démocratie et le déchiquètement a coup de machettes, de M16, et d’ Uzi des soussous de la démocratie. L’autre était le porte-parole at large des déchiqueteurs et spécialiste en communication internationale avec compétence pour démontrer que ce qui se passait en Haïti entre le 29 Septembre 1991 au 15 octobre 1994 était un championnat de jet de tomate entre patriotes.
Une force armée !
On veut nous convaincre que c’est un passage obligé pour récupérer, garantir et préserver une certaine souveraineté nationale.On nous dit que ce sera une forme armée « moderne » mais pour exercer sa veille fonction : mettre les kokorats au pas en corrigeant tous ce qu’ils auront a choisir. Ce sera une force « professionnelle » qui retournera les devoirs aux élèves avec rapidité après les avoir corrigé. L’esprit de finesse sera au rendez vous et on n’aura plus des « gros peaux » de la trempe de Cedras /Michel François.
En attendant, On nous a avancé des exemples de pays qui ont une force de sécurité : Costa Rica avec sa police, et d’autre pays qui ont une police pour la sécurité interne et une force militaire pour répondre aux agressions externes. Or, pendant plus 75 ans c'est-à -dire depuis l’occupation américaine, la police et le militaire en Haïti étaient une seule et même chose. La raison d’être était la même : surveiller et protéger les intérêts de ses créateurs occidentaux et rassurer les oligarques indigènes dans la course au pillage debridé.
Wait a minute !nous avons une force de police comme le Costa Rica alors pourquoi serait –elle insuffisante pour le gout des élites Haïtiennes ? La seule réponse qu’on peut imaginer est celle-ci : elle n’est pas répressive assez, elle ne tue pas suffisamment. Elle ne met pas a les kokorats a leur place de façon « Professionnelle » comme au beau vieux temps. Elle ne veut pas corriger des exercices de démocraties qui ont des « ratures » .Par exemple , en 2004, On a embauché des mercenaires indélicats comme Guy Philippe et Jodel Chamblain et des « contracteurs » voraces comme Gerard LaTortue et Arnold Bruno. « Se necesita algo mas bravo con mas chile »
Etranger pa mele !.
Les observateurs attentifs reconnaissent que le peuple n’a jamais fait appel a aucune force étrangère pour venir s’implanter en Haïti. Ce fut ceux qui ont peur du peuple et qui ne font pas assez de confiance a la police nationale qui ont lancé cet appel urgent a cause de ce qui pourrait arriver au cas ce dernier découvrirait a temps les dessous du contrat social. Alors comment veut –on que ce même peuple qui n’avait aucun intérêt a les faire venir et qui continue a n’avoir aucune motivation sérieuse pour les mettre dehors doit -il s’engager a cote de ceux qui prétendent que l’occupation ne les convient plus ?
Si les élites ne veulent pas l’occupation, elles n’ont pas encore donné signe de ce rejet. Au contraire, il y a un processus d’accommodation qui fait l’affaire de plus d’un. Elle devient une garantie pour maintenir l’oisiveté au plus haut niveau. Elle est une assurance pour piller à partir d’une échéance bien déterminée. Elle substitue peu a peu a l’état traditionnelle. Elle décide le jeu politique à sa façon pour eviter l'embouteillage des correcteurs de democratie .Elle transforme la fripouillerie en leadership et la grivoiserie en spectacle de salon sans gener personne.Ainsi, les élites Haïtiennes ne se sentent pas obliger de négocier aucune forme nouvelle de cohabitation avec les intérêts populaires. Elles ne se sentent pas concerner a verser un « down paiement » comme acte de bonne foi dans la configuration d'un nouvel espace social.
Mais en investiguant le degré de complicité des souverainistes avec la force d’occupation qu’elle prétend s’opposer on se demande celle-ci : doit –on les prendre au sérieux ? Il convient seulement de visiter le parcours des échantillons souverainistes identifiés pour comprendre l’état d’esprit de ce segment des élites qui a la mauvaise habitude de jouer au patriotisme quand ils sont mis a l’écart pour un certain temps. La vérité est celle-ci : Tous les « souverainistes » ont travaillé a un certain moment pour la force qu’ils accusent de les avoir dépouillé de la souveraineté.( I know ! I know ! C’est du voyé monte, du tout voum se do)
Peut- on être au service de l’étranger dans l’ombre et être contre lui en public ?Il parait que c’est la caractéristique des souverainistes Haïtiens parce qu’ils doivent empêcher a tout prix qu’on n'explore pas ce qu’il y a en dessous de ce souverainisme soudain et suspect. Par exemple ,Qui a financé l’organisation des droits Humains de Jean Jacques Honorat, qui ont travaillé avec lui pour assurer le succès du putsch, et Comment arrive t’on a cette cohabitation entre une armée qui tuait au moins 25 a 50 kokorats par jour pendant trois ans ?
Souveraineté ou dignité Humaine !
A cote de ces deux modèles souverainistes proposés ci-dessus , nous avions eu l’honneur d’avoir aussi quelques échantillons de patriotes exemplaires :Jeune Haïti, Les Riobé, Dr Lionel Lainé, les rêveurs de cazal, mais ils sont tous déchiquetés par le macoutisme. Dans cette celebration d'heros "touffés" il parait qu’on a oublié le meilleur échantillon souverainiste et doublé de patriote : Bernard Sansaricq avec ces deux ou trois expeditions suspectes dans le den-gonn du Jean-Claudisme. Lui aussi a envoyé de la viande fraiche au moulin-déchiqueteur. Il semble que les meilleurs échantillons souverainistes sont ceux déchiquètent avec discretion , ceux qui justifient le déchiquetage, ceux qui bénéficient du processus de déchiquètement et qui essaient de nier leur participation dans la construction du moulin-déchiqueteur. Pour l’histoire, Malgré les 7000 et plus de tués avec les complicités des souverainistes entre 1994 et 2004, le peuple Haïtien n’a jamais demandé a aucune puissance étrangère d’intervenir. Il résista a sa façon. Il continuera a résister pour défendre le droit de choisir en toute independence .
L’exemple Pathétique de l’incident de 1963 me touche jusqu'à la moelle .Mon sang de patriote est chauffé au rouge. J’imagine un papa Doc en kaki jaune et un prof en soutane kakajako regardant l’un et l’autre en chien de « faillance » essayant de se convaincre que l’autre est un soldat pan-yol.
J’assure qu’en 2013, En cas de répétition de cette hardiesse c'est a dire que les Dominicains menaceraient d'envahir ce pays pour vendre des poulets , Je me vois déjà en tenu vert-pintade a morne Casse pres de la base du contingent Uriguayen,aguerri comme au temps des cacos, espérant le « chef suprême » de la résistance Haïtienne qui arrive en culotte sur un char Mardigras donnerait l’ordre aux combattants pour la souveraineté nationale de tirer sur tout ce qui ressemble a des francs tireurs Pan-yol.
C'est en pensant a cette grande bataille des volails qu'il me vient cette question :Quand la patrie est en danger le peuple doit-il rejoindre sur la ligne du front ceux qui ont crée le danger, et qui ont une longue histoire de bafouer leur dignité?
En observant ce que l’intelligence Haïtienne considère comme des modèles de citoyens souverainistes, Je commence par penser aux premières années de l’Independence particulièrement après la mise en place du code rural. Je pense a ceci : En cas d’un retour des français, comment allait se prendre les élites Haitiennes pour convaincre les masses que la patrie etait en danger, leur liberté etait menacée, leurs bien-etre etaient en danger quand ils n’ont jamais eu les unes et les autres en premier lieu ?
Aujourd‘hui les bottes impériales sont bien sur nos têtes et tapent nos cotes .Trois questions me hantent et que j’essaie de répondre :
1) Qui a fait plus de tort a la dignité de la majorité des Haïtiens: les élites haïtiennes ou les forces étrangères ?
2) En rejoignant les élites pour le départ des forces étrangères, quelle est la garantie que la dignité de tout homme, sans distinction aucune, sera respectée ?
3) Quelle sera la différence entre aujourd’hui et demain pour ceux qui n’ont jamais connu le fruit de la liberté et encore moins les bienfaits de l’épanouissement ?
Comme on peut constater , une force armée a coté de la police nationale est la dernière chose que le pays a besoin .La priorité des priorités est d’engager les élites a repenser leurs pratiques en adoptant de nouvelles normes fondées sur la responsabilité réciproque. C’est le moment aussi de commencer a construire quelques choses d’intérêt commun qui donnera de la signification a la notion de patrie et faire de la souveraineté une tranchée qui vaut la peine d’être récupérée. Malheureusement, en considérant les échantillons souverainistes, il y a lieu de croire que certains secteurs qui jouent aux patriotes offensés ne sont que que des correcteurs democratiques nostalgiques qui ont cette vieille "habitude" de manipuler l'opinion publique pour leurs propres besoins de clan.
Willy Pompilus
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Chère madame Sept,
Plus tard, je présenterai une lecture globale de votre texte. En attendant, j’aimerais souligner deux petites choses :
1. Je voudrais vous dire de faire attention à votre approche et discours. À force de vouloir à tout prix démolir le concept « Armée indigène » vous risquez de vous noyer et de creuser votre propre tombeau. Car, sans vous en rendre compte vous affichez un discours à couleur néolibérale. Faites un effort s'il vous plait pour sortir du paradigme moderniste/positiviste. Aujourd’hui les intellectuels progressistes du « Grand Sud » (Asiatiques, Latinos, Australiens progressistes, Africains et ceux évoluant dans la diaspora Anglo-américaine), en particulier ceux issus de la grande mouvance des POSTS (Postmodernisme, Poststructuralisme, Postmodernisme, Postcolonialisme, Post-développement) plaident pour « l’indigénisation » (indigenization) des sciences sociales. Indigenisation pour eux est synonyme de non-européen, autochtone ou national. Il existe au sein du monde académique des pays du « Sud », un mouvement qui veut rendre les sciences sociales indigènes. Par exemple, Huang Yunong and Zhang Xiong (2008) dans “A reflection on the indigenization discourse in social work” affirme que "The contemporary indigenization movement in social sciences is a third-world or postcolonial phenomenon (Boroujerdi, 2002; Chang, 2005)" « le mouvement contemporain de l’indigenisation en sciences sociales est un phénomène tiers-mondiste ou postcolonial » (ma traduction)
Il en est de même pour le concept « subalterne ».
2. Je maintiens le mot « bande » puisqu’il s’agit ici (dans le cas de Pétion et de Christophe) de hors-la-loi qui ont fait le coup d’État du 17 octobre 1806. Il y avait : la bande à Pétion, la bande à Christophe, la bande à Rigaud et la bande à Goman. Et tout notre mal vient de là. Qu’est ce qu’ils ont offert de bon pour peuple Haïtien ? Rien, sinon que la guerre civile dévastatrice, l’enterrement des idéaux de la Grande Révolution de 1791-1804, la mise en place d'un autre modèle de société et l’indemnité contre notre liberté obtenue à prix de sang.
Madame Sept, vous avez écrit :
« Alexandre Petion a pu, grace a sa sagesse politique et force militaire, pu maintenir une paix avec Rigaud a son retour en Haiti et nous a laisse des institutions qui demeurent cheres a nous, parmi elle: "La premiere Republique Noire du Monde", La Republique d'Haiti. Goman a pu forcer les mains de Petion et de Rigaud pour arriver a un consensus terrien qui, jusqu'a nos jours, on pu reduire la tension de la question fonciere en Haiti: la distribution des terres aux petits paysans du Sud. Quant a Henri Christophe, il a laisse la marque d'une identite que les Haitiens poursuivent jusqu'ici. Donc on ne peut pas qualifier leurs gouvernements sous le terme desinvolte de "Bande". »
Là, je dois dire tout simplement wow! Quelle lecture et quelle interprétation de notre histoire! À mon avis, vous essayez en vain d’extraire de l’huile dans des pierres. Chère madame, vous parlez d’Haïti? On parle de ce pays qui a fait la plus grande révolution moderne du monde occidental. Une telle lecture me fait penser une fois de plus à Catts Pressoir. Selon Catts Pressoir (1935), « Le docteur Dorsainvil a fait remarquer que l'idée d'Indépendance a été imaginée et réalisée par les hommes les moins instruits de ce temps; la civilisation française avait tellement fasciné les autres qu'ils lui sont restés aveuglément fidèles et n'ont rien compris à la grande révolution haïtienne… » Décidément, permettez-moi de vous dire que vous n'avez encore rien compris à la grande révolution haitienne.
"Pétion grâce à sa sagesse politique et force militaire, pu maintenir une paix avec Rigaud à son retour en Haïti et nous a laissé des institutions qui demeurent chères à nous, parmi elle : « La première République Noire du monde "
Vous avez dit : « Sagesse politique »? Le 1er janvier 1804, n’avait-il pas juré de renoncer à la France? Qu’est ce que cela impliquait? Pour une meilleure compréhension, lisez le discours du général en chef de l’Armée Indigène. Puis, dites-moi pourquoi Pétion a-t-il choisi de faire le copier/coller du « Républicanisme de cette même France colonialiste et esclavagiste? Quelle "sagesse politique"?!
Aujourd’hui, les tenants du postmodernisme et du postcolonialisme ont mis à nu les différentes composantes du « Républicanisme français ». Il y a toute une masse de littérature anglophone sur ces critiques. Ce régime politique, une production de la « Philosophie des Lumières », est maintenant étudié et connu pour son caractère raciste, narcissique, aristocratique et sexiste et surtout son néo-colonialisme. En conséquence, il est tout à fait logique que la « Première République Noire du monde » soit dans un tel état. Dans cette « Première République Noire du monde » il y a une minorité d’hommes et de femmes qui se battent entre eux pour le contrôle des institutions républicaines racistes (exclusion de la culture de la majorité) et de l’autre côté, une grande majorité exclue, marginalisée, méprisée et traitée comme esclaves de la minorité républicaine. Bref, être républicain, c'est être raciste, narcissique et arrogant.
À suivre…
À très bientôt
Cordialement Roselor
Cher Jacques,
En 1804, Armée indigène= Armée nationale. Mais, contraiment à monsieur Bissainthe, aujourd’hui plus que dans le passé, j’ai de bonnes raisons de croire qu’à partir de1806 notre armée a cessé d’être INDIGÈNE ou NATIONALE pour se transformer en une force néocoloniale qui s’est surtout distinguée par les différents services rendus aux puissances impérialistes. Et je réaffirme de toutes mes forces qu’au lendemain du 17 octobre 1806, notre armée a cessé d’être une ARMÉE INDIGÈNE OU NATIONALE pour se changer en une bande de mercenaires antinationaux qui n’ont fait que défendre les intérêts d’une minorité d’Haïtiens aliénés, cupides et stupides qui ont collaboré avec l’impérialisme euro-américain au détriment de la grande majorité des Haitiens. Nos militaires, en particulier les hauts gradés sont devenus de vrais collaborateurs soumis, toujours prêts à défendre les intérêts d’une certaine classes d’hommes et de femmes et surtout ceux des grandes puissances esclavagistes, racistes, colonialistes, néocolonialistes de l’occident. Après 1806, le militaire haïtien s’est souvent métamorphosé en un vrai collabo interne de forces externes ennemies. Il s’est souvent dit en lui-même pour répéter l’autre: « Être au service des maîtres blancs, c’est être supérieur aux autres indigènes. Je serai le boy du chef des blancs : le chien du roi est le roi des chiens. »
Les arguments pour soutenir ma position se baseront sur les trois engagements fondamentaux pris par l’armée indigène avant 1806 devant la postérité et devant l’univers. J’analyserai le fond épistémologique de ces proclamations à la lumière de ce qui se passe dans certains pays en développement, notamment en Asie et en Amérique Latine pendant les trois dernières décennies. Je soulignerai brièvement la signification et la portée de ce premier fatal coup d’état réalisé en ce funeste mois d’octobre 1806. Ma version de choses sera le fruit de plusieurs semaines de lectures actives, de réflexions critiques, de recherches académiques effectuées dans cette vaste gamme de littérature anglophone très récente disponible dans les différents moteurs de recherches universitaires mondiales.
Bonne journée et à bientôt!
Cordialement Roselor
Jacques mon ami,
Je t’attendais justement là. Tu avais déjà brandi cet argument dans une de tes échanges avec Dr Saint-Fort. Je savais que tu allais remettre ces idées sur le tapis. Une fois pour toute nous allons tirer cette histoire au clair. Alors venons-en au fait.
« Le pouvoir de « Jean Jacques Dessalines entreprit de distribuer les terres depossedees des colons aux Generaux prenant la part du lion, aux officiers obtenant dependant de leur grade et les miettes restant aux petits soldats quand ils n'etaient pas oublies tout simplement.
Ainsi etait parti, le nouvel etat sous la gouvernance de Dessalines. »
Ok. J’ai pris note. Mais, juste avant de vous répondre, je voudrais bien avoir tes références et tes sources. Faisons les choses d'une façon plus académique. S’il te plait, expose pour nous le ou les décrets lois en question ainsi que les différentes mesures prises par Dessalines pour la distribution de ces terres. Je t’attends mon ami. Et n’oublie pas également mes dernières questions. Elles méritent quand même d’être répondues, n’est-ce pas???Bonne fin de semaine
Cordialement Roselor
Je t’attendais justement là. Tu avais déjà brandi cet argument dans une de tes échanges avec Dr Saint-Fort. Je savais que tu allais remettre ces idées sur le tapis. Une fois pour toute nous allons tirer cette histoire au clair. Alors venons-en au fait.
« Le pouvoir de « Jean Jacques Dessalines entreprit de distribuer les terres depossedees des colons aux Generaux prenant la part du lion, aux officiers obtenant dependant de leur grade et les miettes restant aux petits soldats quand ils n'etaient pas oublies tout simplement.
Ainsi etait parti, le nouvel etat sous la gouvernance de Dessalines. »
Mr. Jacques Mali.
Vos réponses ont l’allure habituelle de Q.E.D.
Nos compliments !
Nevertheless, I submit to you that Dessalines and company deliberately massacred more than 25 000 whites French inhabitants in order to rob them of their properties.
This pattern has been repeated time and time again since 1804. Nowadays, there are numerous expatriates who are trying to recuperate theirs properties in Haiti after the regime of Duvalier and Aristide. They left the country because they feared for their life.
The Senator Moise Jean Charles apparently is spearheading the occupation of properties and seizure of chattel in Haiti. We are strongly advising the Senator that, the properties of the late Dr Joseph Vincent belong now to an American citizen. Thus hands off!
This undertaking is devoid of political overtone. It is just a bunch of thugs in action.
We did not register any opinion from our friend Ms. Anne Rose Schoen. We did read, her pointed remarks about the presumed lynch of two homosexual men. Voici l’horreur!
What about that?
Cordially,
Jedi (mirror of Haiti)
Cher Jacques,
Pour mieux répondre à ton texte, je le mets en rouge et le divise en quatre parties :
I. « A la vérité, très peux et rares sont les historiens qui se sont hasardés sur le sujet, mais c'est dommage car, soumis aux réflexions, on aurait mieux compris l'anarchie foncière qui a existe suite aux différentes décisions de nos premiers dirigeants et qui continue conséquemment à persister encore dans le pays jusqu'à présent. »
Mon ami, contrairement à ce que tu penses, la question agraire durant la période post-coloniale haïtienne est très étudiée tant en Haïti qu’à l’étranger. Ces quelques ouvrages et articles qui suivent peuvent en témoigner: Paul Moral (1961) dans « Le paysan Haïtien »; Benoît Joachim dans « Les racines du sous-développement » (prix Deschamps 79); Berthony Dupont dans « Jean Jacques Dessalines : l’itinéraire d’un révolutionnaire »; Gérard Pierre Charles dans « La economia haitiana y su via de desarollo »; Ricardo Pattee (1956) dans « Haïti pueblo afroantillano »; Johanna Von Grafenstein Gareis dans « Jean Jacques Dessalines, fundador de la nacion haitiana »; Matts Lundahl dans « Defense and Distribution : Agricultural Policy in Haiti during the Reign of Jean Jacques Dessalines, 1804-1806 »; etc.
D’autre part, aujourd’hui, plusieurs auteurs avec des statistiques à l’appui ont prouvé que dans le passé une très faible place a été accordée à la révolution haïtienne dans l’historiographie occidentale. Ces auteurs ont été surtout inspirés par l’œuvre magistrale d’un grand et vrai intellectuel haïtien, bien sûr, un anglophone. Je parle de Rolph Trouillot l’auteur de « Silencing the Past: Power and the Production of History ». En passant, je me demande combien d’Haïtiens et Haïtiennes francophones, intellectuels et étudiants, ont déjà consulté voire lu ce livre à succès de notre compatriote publié en 1995. On n’a qu’à jeter un coup dans les bibliographies de leurs différentes publications pour voir que le nombre est infiniment minime. Si pendant longtemps, la révolution haïtienne a été réduite au silence, durant les deux dernières décennies elle a été, par contre, l’objet de beaucoup d’attention de la part de chercheurs nationaux et internationaux, en particulier dans le monde académique anglophone. Rien que durant la dernière décennie, « 392 nouveaux titres sur la révolution haïtienne sont apparus sur le marché mondiale » (Julia V. Douthwaite (2012) dans « The Haitian Revolution Today: New Voices, Complications, Potentials ». Aujourd’hui, des écrivains tels que Clinton Hutton, Deborah Jenson, Julia Garfield, Sara Castro-Karen, Daut L. Marlene, John Thornton, etc. et à un degré moindre Laurent Dubois et Philippe Girard, grâce à de nouvelles approches nous ont offert de nouvelles lectures sur l'histoire nationale.
Si donc on continue d’avancer certains arguments dépassés, ce n’est que par pure ignorance ou par paresse intellectuelle. Et, je dirais que notre ignorance et paresse intellectuelle seraient le résultat de notre attachement exagéré aux traditions françaises.
Alix Mathon se situe dans la lignée des historiens haïtiens francophones traditionnels tels que les B. Ardouin, Saint-Rémy des Cayes et autres. L’absence d’esprit critique chez ces derniers, leur approche moderniste et positiviste et surtout leur côté raciste font d’eux des historiens simplistes et limités. Malheureusement pour ces derniers, il existe dans notre Vodou national une mémoire vivante qui aide certains auteurs à produire aujourd’hui une historiographie plus sérieuse et crédible. Je connais des auteurs haïtiens et étrangers qui ont attiré notre attention sur cette profonde et riche source historique qu’est le vodou national. À titre d’exemples, j’ai en ma possession deux œuvres magistrales presque totalement inconnues du monde francophone haïtien. Il s’agit de « NOU LA, WE HERE: REMEMBRANCE AND POWER IN THE ARTS OF HAITIAN VODOU » de Leslie Anne Brice (2007) de University of Maryland et “HAITI, HISTORY and the GODS” de Joan Dayan (1995) qui de l’avis de Laurent Dubois (2001) est “the scholar who has produced the most important monograph on Haitian Vodou to be published in the last few years”.
II. « …la nationalisation par séquestration de la propriété des colons. Par dépossession des colons, l'État d'Haïti allait détenir la majeure partie des moyens de production de la nation, fait alors unique dans le monde.... »
Quand tu as mentionné le nom d’Alix Mathon comme ta source, je me suis donné la peine de voir de près ce qu’il a dans le ventre en tant qu’historien. Je suis allé à la recherche d’un de ses livres : « La fin des baïonnettes ». Maintenant, je sais plus ou moins qui est Alix Mathon. Dans ce livre, il s’est clairement identifié par le biais de son arbre généalogique dont voici un court extrait : « Un riche industriel lillois, Eugène Mathon, tourmenté du désir de connaître son ascendance, se paya, il y a quelques années de cela, la fantaisie d’ordonner à un spécialiste, la recherche des origines de la famille Mathon.
Il s’en suivit une publication de l’arbre généalogique des Mathon… »
Et là, il me rappelle un certain Carl Henri J. Gomez et son fameux « arbre généalogique ». Comme c’est étrange, ils tiennent tous deux le même discours :
Alix Mathon écrit ce qui suit : « …la nationalisation par séquestration de la propriété des colons. Par dépossession des colons, l'État d'Haïti allait détenir la majeure partie des moyens de production de la nation, fait alors unique dans le monde.... »
Et Carl Henri J. Gomez de son côté a repris la même idée en ces termes: « Dessalines and company deliberately massacred more than 25 000 whites French inhabitants in order to rob them of their properties. »
Soulignons la proximité du langage de deux arrières petits fils de colons français : « Séquestration », « dépossession » ou « rob=vol des propriétés des colons blancs. »
Un tel langage prouve qu’ils n’ont aucun respect pour le côté maternel.
N’est-il pas choquant d’entendre de la bouche d'un soi-disant compatriote des expressions du genre "séquestrer ou voler les propriétés de colons " ?
Combien ces propriétés ont-ils coûté aux colons?
Comment peut-on oser dire ou écrire « voler les propriétés de colons » quand on sait parfaitement bien les conditions dans lesquelles ces propriétés ont été acquises par ces derniers?
Les Mathon, Gomez et compagnie ont la mauvaise habitude d’oublier que les propriétés en question ont été extorquées aux autochtones de l’île. Ils oublient souvent qu’elles sont faites à base de sang et de sueur de millions d’Amérindiens et d’esclaves africains. Ils oublient souvent que le sang de nos pères et de nos mères ont servi d’engrais pour enrichir ces « propriétés des colons ». Ils oublient que les Dessalines, Capois, Daut, Boisrond Tonnerre, Gabart, Clerveaux et autres n’ont fait que "confisquer" la terre du sang de leurs pères et mères. Confisquer signifie "enlever en vertu d'un droit". Dessalines a "confisqué" en vertu du droit du sang de ses frères et soeurs et de la victoire de Vertières.
Tenir un tel discours est une façon voilée d’appuyer l’esclavage de nos pères et mères africains. Un tel discours est tout simplement pro-esclavagiste et pro-colonialiste.
« Séquestration, vol »? Ce ne sont pas des termes dignes d’un historien haïtien. Il y a là l’eternel penchant pour la défense de l’intérêt du père blanc au détriment de la mère esclave.
De plus, je me demande en quoi l’article 12 de la constitution de 1805 peut-il déranger un Haïtien.
III. « ...L’Indépendance est proclamée le 1er janvier 1804; le 2 janvier 1804 le Gouverneur General arrête:
Que tous les baux à ferme des habitations sont et demeurent résiliés; Enjoint aux administrateurs principaux des Départements de tenir la main a ce présent arrêté, qui sera lu, publie et affiche partout ou besoin sera."...
" ...cette situation non prévue par la nouvelle administration faisait de la guerre de l'Indépendance, vue sur cet aspect, une Révolution Agraire.
Le premier État socialiste du monde. »
État socialiste??? Quelle mauvaise lecture! La volonté de défendre l’intérêt du père enlève tout équilibre et tout esprit d’analyse critique chez l’auteur. Pourtant Matts Lundahl, dans « Defense and Distribution: Agricultural Policy in Haiti during the Reign of Jean Jacques Dessalines, 1804-1806 »voit les choses autrement. La thèse de Lundahl se résume ainsi: « La création des grands domaines nationaux fut déterminée par la nécessité de garantir de grands revenus à l’État afin d’équiper et d’entretenir une grande armée. Car, il existait une réelle menace d’un retour des forces colonialistes françaises qui avaient déjà une présence dans la partie orientale de l’île. » (Ma traduction) (Johanna Von Grafenstein Gareis dans « Jean Jacques Dessalines, fundador de la nacion haitiana ».
En d’autres termes, la politique agraire était intimement liée à la politique de défense nationale.
IV. « L'État haïtien allait, des lors, se comporter en dépositaire du butin à partager entre les guerriers qui sortaient glorieux des champs de bataille. Et ce fut l'inauguration d'une seconde révolution agraire.
Le Pouvoir entreprit de distribuer les terres nationalisées, dans son incapacité à les socialiser.
Il fut donc réservé, a l'armée, l'exclusivité dans ce partage de père de famille. Les généraux, bien entendu, se réservèrent la part du lion, et les autres officiers en prenaient pour leur grade. A ce train, il devait y avoir des oublies.
Tout naturellement ce furent les petits soldats...Cette pietaille." »
Notons bien que Mathon ne dispose pas de sources (déclarations ou lois) à sa disposition pour prouver que Dessalines avait distribué des terres. La politique agraire de Dessalines se résume en ces différentes lois que voici :
Décret du 2 janvier 1804 : annulation des baux à ferme
L’arrêté du 7 février 1804 : annulation des « Ventes ou donations, soit des meubles, soit d’immeubles, faites par des personnes émigrées en faveur de celles restées dans le pays… »
Article 12 de la constitution de 1805 : Interdiction aux colons blancs d’être propriétaires sur notre sol.
Le décret du 24 juillet 1805 : vérification générale des titres de propriétés
Décret du 1er septembre 1806 : contrôle de la validité des actes de cession de propriété… (voir Paul Moral, Le paysan Haïtien, page 28, 29)
Benoît Joachim dans « Les racines du sous-développement » (prix Deschamps 79), p.139 résume la politique agraire de Dessalines en ces termes :
ü Créer un important secteur de propriété d’État;
ü Poursuivre les accapareurs et autres faux propriétaires;
ü Annuler les aliénations opérées par les colons depuis la guerre de l’indépendance;
ü Vérifier les titres de propriétés;
ü Subordonner la vente des denrées par le propriétaire au paiement des parts due à l’État et au cultivateur;
ü Limiter la course au profit à l’importation et à l’exportation en fixant dans chaque place de commerce un nombre de négociants seuls autorisés à recevoir des cargaisons en consignation et à tour de rôle.
Ici, Mathon ne parle de Dessalines mais plutôt de Pétion. Les lois de Pétion sont là:
Arrêté du 30 décembre 1809; Loi du 21 octobre 1811; Loi du 5 novembre 1812; Loi du 27 avril 1814; Loi du 19 aout 1814; Loi du 23 décembre 1814.
À ce sujet, Paul Moral rapporte ce qui suit : « L’aristocratie sudiste, pour conserver ses conquêtes, maintenir ses positions, et surtout pour entretenir la fidélité de l’armée et des cultivateurs doit faire d’importantes concessions. Les distributions gratuites de terres constituent l’aspect essentiel de la politique agraire du gouvernement de Pétion. Elles ont pu les partis-pris aidant, inspirer d’excessifs panégyriques. Mais il est tout de même incontestable qu’elles ont atteint une certaine ampleur. Il est difficile d’évaluer le nombre et la superficie totale de concessions faites dans les départements de l’ouest et du Sud, entre 1807 et 1817 : 150.000 à 170.000 hectares peut-être, répartis entre plus de 10.000 bénéficiaires. Les officiers supérieurs et les hauts fonctionnaires reçoivent chacun une habitation sucrière ou caféière à titre de « don national » : la formule fleurira plus tard. Le général Borgella entre ainsi en possession, en 1812 de l’habitation Custine (2000 carreaux) dans la plaine de Cavaillon…Le président Pétion, détient quant à lui, trois grandes habitations sucrières aux environs de Port-au-Prince (Volant-le-Thor, Rochelande et Momance)…. »
« En 1809 : aux invalides et aux militaires en non activité de service, sous officiers et soldats : 5 carreaux; aux sous-lieutenants, lieutenants et capitaines : 10 carreaux; aux chefs de bataillons : 15 carreaux.
En 1814 : aux officiers en activité de service-chefs de bataillon ou d’escadrons : 35 carreaux; capitaines : 30 carreaux; lieutenants : 25 carreaux; sous-lieutenants : 20 carreaux. »
« La loi du 20 avril 1807, « concernant la police des habitations, les obligations réciproques des propriétaires, des fermiers et des cultivateurs » ne diffèrent pas beaucoup des règlements de Toussaint Louverture et des dispositions du Code Henry (maintien du quart de répartition, institution de la carte de la journée, de semaine et de mois, « pour justifier l’exactitude des cultivateurs au travail, obligation d’un permis pour se rendre au marché, d’un passeport pour s’absenter au-delà des limites de la paroisse, répression du vagabonde et de la sédition) »
(Extrait du livre de Paul Moral (1961), Le Paysan Haïtien, p. 31, 32)À bientôt
Cordialement RoselorMonsieur Carl Henri J. Gomez a écrit: "...I submit to you that Dessalines and company deliberately massacred more than 25 000 whites French inhabitants in order to rob them of their properties."
Et Boisrond Tonnerre de lui répondre ainsi:
"...Des représailles! Et pourquoi la France nous menacerait-elle? Élevé dans son sein, formé par le fameux Ysabeau, j’ai lu l’histoire de ce pays avec attention, j’y ai vu dans la Saint-Barthélemy, dans sa dernière révolution, des exemples qu’elle a donnés au monde et qui lui ôtent le droit de se plaindre. Le massacre des prisons, le meurtre d’un roi, prouvent qu’à défaut du sang noir, cette nation barbare boit le sien sans horreur. D’ailleurs, tout est bon pour affermir la liberté et l’indépendance : Mithridate, un roi d’Asie, fait tuer cent mille Romains en un jour pour assurer celle de son peuple; plus tard les siciliens, et ensuite les Génois, massacrent autant de Français, vainqueurs insolents. Partout les peuples se vengent par le sang et quel sang nous propose-t-on encore de verser? Celui de nos tyrans, celui de quelques milliers d’artisans de troubles! Précieuse libation offerte aux ombres de nos frères fouettés, marqués, noyés, fusillés, dévorés par les chiens. En vérité, on est bien venu de craindre de les répondre. Entendez-vous les cris de vos frères que les blancs fouettent dans les îles voisines? Voyez-vous les affronts dont ils les accablent? Les temples, les théâtres, les promenades, l’exercice du cheval, la faculté de s’asseoir en présence des blancs, tout leur est interdit. Ce que vous avez vu ici se répète d’un bout à l’autre de l’Amérique, sur notre malheureuse race, ses infortunes s’accroissent même depuis nos triomphes. On se venge de nos succès sur nos frères enchaînés. Les blancs qui vivent encore ici ne ressemblent pas à ceux des Antilles, dit-on; je le crois bien, ils ont trop peur, mais laissez-les respirer, levez le pied de dessus leur tête et vous verrez si le dard est arraché à ces serpents; modérés sous Toussaint, leurs prétentions n’ont-elles pas monté avec leur sécurité? À la fin du règne de ce héros, n’étaient-ils pas arrivés jusqu’à nous mépriser? Sous Leclerc, ne parlaient-ils pas de nous remettre aux fers et, sous Rochambeau, ne l’ont-ils pas tenté?...Frappons donc sans remèdes, immolons sans pitié, et vous Général, allez à la gloire en vengeant vos frères et les malheureux Indiens massacrés par d’autres blancs…"
(Gaspard Théodore Mollien (2006) Haïti ou Saint-Domingue Tome II, p.17, 18)
J’ai fini par comprendre que le néolibéralisme n’est qu’une des nombreuses manifestations de l’impérialisme. En effet, l’impérialisme dans son très long cheminement s’est présenté sous différents visages que sont le colonialisme, l’esclavagisme, le féodalisme, le néocolonialisme, le capitalisme, le communisme, le développement alisme, le libéralisme, le néolibéralisme, la globalisation, etc. Tous ces systèmes politiques sont une seule et même chose. Ils prennent tous la forme d’un système économique basé sur l’exploitation raciale ou l’infériorité raciale de « l’autre ». Aujourd’hui, face à la résistance de certains mouvements des peuples du « Grand Sud » (Sud en termes de perspective, non pas géographiquement) le néolibéralisme est mis à nu. Mais, ce n’est que partie remise, car la politique néolibérale se métamorphosera en quelque chose d’autre. Avec la crise qui sévit dans le monde capitalisme, les laboratoires de l’Ouest travaillent déjà sur une nouvelle couche de maquillage pour transformer le néolibéralisme en quelque chose d'autre à imposer.
Ainsi, pour éviter d'avaler toute nouvelle pilulle, nous devons impérativement comprendre que les différentes manifestations de l’impérialisme ont toutes comme toile de fond : le « Whiteness » ou la suprématie blanche (le mythe d’une race supérieure), l’essentialisme (le mythe d’une culture pure), le positivisme (le mythe d’une seule vérité scientifique), la méta-narration ou les grands récits (le mythe du grand discours), l’universalisme (le centre est la mesure de toute connaissance) et le Christianisme euro-américain (le mythe du monopole de Dieu).
Nous devons également comprendre comment ces systèmes ont procédé pour se reproduire et assurer leur domination. Nous devons savoir qu'ils l’ont fait grâce au discours fabriqué et véhiculé par le monde académique de l’Ouest (en particulier au niveau des sciences sociales et humaines) avec comme principale référence les « Lumières ».
Et là, je voudrais donc vous conseiller de faire très attention à votre discours. Car, le néolibéralisme est avant tout un certain discours. C’est un type de savoir hégémonique qui arrive à s’imposer grâce à la construction d’un grand discours.
J’ai noté que dans le continent américain Haïti est le seul pays qui n’a pas réussi à inquiéter voire mettre en échec la politique néolibérale. La raison est connue. Il s'agit de l’absence de mouvements sociaux anti néolibéraux sérieux et surtout de l’absence quasi-totale d’un discours anti-néolibéral radical chez nos élites (politique et intellectuelle). J’ai souligné beaucoup de choses dans nos discours qui sont conformes au néolibéralisme que nous critiquons tant.En Haïti, les connaissances en sciences sociales s’alignent dans le sens de la politique néolibérale. Les théories étudiées en sciences sociales sont celles qui confortent le plus l’impérialisme et ses dérivés. Nos docteurs sont formés en sciences sociales et humaines pour supporter le système et l’aider (à travers leur analyse et discours) à se perpétuer. Culturellement, nous sommes en dehors du grand mouvement anti néolibéral développé dans le « Grand Sud ». Bientôt, je produirai un texte académique sur ce sujet et vous verrez plus clair de quoi je parle.
Au cours de mes dernières recherches, je suis tombé sur une nouvelle gamme de littérature qui m’a complètement secoué. Et, en lisant j'ai vite compris que les intellectuels francophones de notre pays sont à des années lumière d'un discours de changement.De plus, quand vous dites : « la gestation d'une litterature specifiquement Haitienne qui a culmine au mouvement indigeniste du debut du 20ieme siecle. » De quelle littérature parlez-vous? Vous appelez cela une « littérature spécifiquement haïtienne »? Avons-nous vraiment eu un mouvement indigéniste chez nous? Mwen bwè pwa. Je pense qu’il y a lieu de parler de « l’indigénisation » de notre « mouvement indigéniste ».
Par exemple, combien d’œuvres en créole cette littérature a-t-elle produite?
Jacques Roumain et Jacques S. Alexis sont certes deux lettrés exceptionnels. Hélas, ils sont malheureusement morts jeunes.
Qu’est ce que ce mouvement a-t-il produit d’autre?
Puis, vous continuez en disant : « La Science reste la Science, partout ou elle est. Si les Sciences sociales ont le besoin d'etre "indigenisees" dans leur essence, c'est qu'elles n'ont jamais ete des Sciences. »
Essayez de faire un peu de recherche critique sur l’origine des Sciences Sociales? Cherchez à comprendre leur rôle dans la colonisation. Faites par exemple des recherches sur le « Projet Camelot » ou « Camelot Project » des Américains pour l’Amérique Latine. Et je suis sûr que vous finirez par comprendre et changer d’avis.
Je parlerai d'Anténor Firmin une prochaine fois.En attendant, je vous souhaite une belle journée.
Cordialement Roselor
Mr. Roselor François.
Mr. François,
We are very surprised but far from being astonished, by your answer. Usually in academia, it exists a logical process to invalidate a statement like ours, whereas:
"...I submit to you that Dessalines and company deliberately massacred more than 25 000 whites French inhabitants in order to rob them of their properties." Our alma matter, Mc Gill University must be reeling from that kind of discredit.
Instead, Mr.Roselor François have chosen, an excerpt of Boisrond Tonnerre who clearly personified his statement:
“we need the skin of a white man to parchment, his skull for an inkwell, his blood for ink, and a bayonet for a pen”
« il nous faut la peau d'un blanc pour parchemin, son crâne pour écritoire, son sang pour encre et une baïonnette pour plume »
When a writer chooses to use a quote, which is a monument for bloodthirsty savagery, he makes it his and his alone to suit his purpose. According to the historian Joseph saint Remy,
Louis Félix Mathurin Boisrond (Tonnerre) revelled to be : « un sanguinaire .., Vicieux .., plein de vanité, délateur, perfide, Boisrond-Tonnerre devient pour ainsi dire l'âme damnée du nouveau gouvernement ».
That profile is congruent with Boisrond-Tonnerre abandoning his studies in France for hedonistic pleasures and political action.
An eloquent contrasting profile with Mandiba, a Nobel Price recipient and the first President of a liberated South Africa.

Boisrond Tonnerre left us a legacy of political, economic social and moral turmoil, the second Mandiba (Mandela) put his country, South Africa, on a path of forward looking renewal.
Mr. Roselor François’s model is Boisrond-Tonnerre, our model is Mandiba.
Our friend Mr. Moise LLC may wish to take in account that the divide is too large to fill between the destructor of dreams and the builder of hope.
“Me and my House we will worship only our Lord, the God of Abraham, Isaac and Jacob”
Cordialement,
Jedi (miroir d’Haïti)
Mr. Roselor François.
Mr. François,
Vous n’êtes pas sans le savoir que vous ne serez jamais en mesure de faire la leçon ni à Madame Laetitiah Sept, ni à moi.
Ce discours est plutôt malsain et fait appel à la turpitude des ignorants, des illogiques, des violents et des sanguinaires. Vous êtes adeptes uniquement à filer par la tangente. Si on vous ménage une porte de sortie, c’est un effet d’éducation et de culture.
Nous avons bien pris soin de ne pas vous accablez avec l’atavisme de vos ancêtres de la période pré Républicaine, alors ayez la décence de garder ma généalogie hors de votre mire.
Quant à Mme. Laetitiah, elle est bien capable de vous donner une réplique en bonne et due forme. Laetitiah,( la bonne) est bien cultivée, bien renseignée, articulée et elle a le débit nécessaire pour vous noyer dans vos citations mal placées et plutôt mal digérées.
Si nous sommes en train de discuter des idées et des politiques, gardez-vous des dérapages. Jusqu’à présent, cela semble quasiment être pour vous un travail herculéen. La question sur le tapis est : (en rouge par vous)
« Dessalines and company deliberately massacred more than 25 000 whites French inhabitants in order to rob them of their properties. »
Mais que voulez-vous, lorsqu’on est à cours d’argument, on se transforme en Lavalasse néo-nationaliste, anarchiste, noiriste. Tous ces qualificatifs sont pour vous amuser. Vous êtes tellement friands des mots en iste et isme . LOL
Cordialement,
Jedi (miroir d’Haïti)
Mr. Willy Pompilus.
Mr. Pompilus,
Nous constatons que malgré les aléas de la vie, vous n’avez pas perdu votre sens de l’humour même si elle est noire.
Cordialement,
Jedi (miroir d’Haïti)
From: HaitiCo...@yahoogroups.com [mailto:HaitiCo...@yahoogroups.com] On Behalf Of natania etienne
Sent: Wednesday, July 24, 2013 4:57 PM
To: koze-ma...@googlegroups.com; HaitiCo...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com
Cc: 'Roselor François'; jak...@yahoo.com; 'Sept Laetitiah'
Subject: RE: [KozeMandeChez] Re: [HaitiConnexion] #5// Ni Indigene, ni etrangere: Armee Nationale! Reponse # 2 à Jacques Mali
Jedi les fachos, chasse le naturel ils reviennent au galop, imagine quand ces gens ont des armes ils sont sans pitie. Ils arretent en plein jour les pas vrais ceux dont ils sont jaloux chut la democratie a plusieurs dimensions.
Natania Etienne
De : koze-ma...@googlegroups.com [mailto:koze-ma...@googlegroups.com] De la part de Willy Pompilus
Envoyé : Wednesday, July 24, 2013 3:25 PM
À : HaitiCo...@yahoogroups.com; tout-...@googlegroups.com; forumc...@googlegroups.com; koze-ma...@googlegroups.com
Cc : 'Roselor François'; jak...@yahoo.com; 'Sept Laetitiah'
Objet : [KozeMandeChez] Re: [HaitiConnexion] #5// Ni Indigene, ni etrangere: Armee Nationale! Reponse # 2 à Jacques Mali
Mr Gomez
Priere de ne pas intervenir dans une conversation entre deux vrais haitiens, membres d'une meme famille: la famille haitienne, l'authentique.
Willy Pompilus
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Soussou vs Sous-souverain
« Et si ca me plait d’être battu » vs « Est ce un devoir de se laisser tuer et gifler par son propre monstre »»
On nous a offert deux modèles de souverainistes : Mireille Durocher Bertin et Dr Gérard Etienne. La première fut la porte-parole interne d’une force spécialisée dans la correction de la démocratie et le déchiquètement a coup de machettes, de M16, et d’ Uzi des soussous de la démocratie. L’autre était le porte-parole at large des déchiqueteurs et spécialiste en communication internationale avec compétence pour démontrer que ce qui se passait en Haïti entre le 29 Septembre 1991 au 15 octobre 1994 était un championnat de jet de tomate entre patriotes.
Une force armée !
On veut nous convaincre que c’est un passage obligé pour récupérer, garantir et préserver une certaine souveraineté nationale.On nous dit que ce sera une forme armée « moderne » mais pour exercer sa veille fonction : mettre les kokorats au pas en corrigeant tous ce qu’ils auront a choisir. Ce sera une force « professionnelle » qui retournera les devoirs aux élèves avec rapidité après les avoir corrigé. L’esprit de finesse sera au rendez vous et on n’aura plus des « gros peaux » de la trempe de Cedras /Michel François.
En attendant, On nous a avancé des exemples de pays qui ont une force de sécurité : Costa Rica avec sa police, et d’autre pays qui ont une police pour la sécurité interne et une force militaire pour répondre aux agressions externes. Or, pendant plus 75 ans c'est-à -dire depuis l’occupation américaine, la police et le militaire en Haïti étaient une seule et même chose. La raison d’être était la même : surveiller et protéger les intérêts de ses créateurs occidentaux et rassurer les oligarques indigènes dans la course au pillage debridé.
Wait a minute !nous avons une force de police comme le Costa Rica alors pourquoi serait –elle insuffisante pour le gout des élites Haïtiennes ? La seule réponse qu’on peut imaginer est celle-ci : elle n’est pas répressive assez, elle ne tue pas suffisamment. Elle ne met pas a les kokorats a leur place de façon « Professionnelle » comme au beau vieux temps. Elle ne veut pas corriger des exercices de démocraties qui ont des « ratures » .Par exemple , en 2004, On a embauché des mercenaires indélicats comme Guy Philippe et Jodel Chamblain et des « contracteurs » voraces comme Gerard LaTortue et Arnold Bruno. « Se necesita algo mas bravo con mas chile »
Etranger pa mele !.
Les observateurs attentifs reconnaissent que le peuple n’a jamais fait appel a aucune force étrangère pour venir s’implanter en Haïti. Ce fut ceux qui ont peur du peuple et qui ne font pas assez de confiance a la police nationale qui ont lancé cet appel urgent a cause de ce qui pourrait arriver au cas ce dernier découvrirait a temps les dessous du contrat social. Alors comment veut –on que ce même peuple qui n’avait aucun intérêt a les faire venir et qui continue a n’avoir aucune motivation sérieuse pour les mettre dehors doit -il s’engager a cote de ceux qui prétendent que l’occupation ne les convient plus ?
Si les élites ne veulent pas l’occupation, elles n’ont pas encore donné signe de ce rejet. Au contraire, il y a un processus d’accommodation qui fait l’affaire de plus d’un. Elle devient une garantie pour maintenir l’oisiveté au plus haut niveau. Elle est une assurance pour piller à partir d’une échéance bien déterminée. Elle substitue peu a peu a l’état traditionnelle. Elle décide le jeu politique à sa façon pour eviter l'embouteillage des correcteurs de democratie .Elle transforme la fripouillerie en leadership et la grivoiserie en spectacle de salon sans gener personne.Ainsi, les élites Haïtiennes ne se sentent pas obliger de négocier aucune forme nouvelle de cohabitation avec les intérêts populaires. Elles ne se sentent pas concerner a verser un « down paiement » comme acte de bonne foi dans la configuration d'un nouvel espace social.
Mais en investiguant le degré de complicité des souverainistes avec la force d’occupation qu’elle prétend s’opposer on se demande celle-ci : doit –on les prendre au sérieux ? Il convient seulement de visiter le parcours des échantillons souverainistes identifiés pour comprendre l’état d’esprit de ce segment des élites qui a la mauvaise habitude de jouer au patriotisme quand ils sont mis a l’écart pour un certain temps. La vérité est celle-ci : Tous les « souverainistes » ont travaillé a un certain moment pour la force qu’ils accusent de les avoir dépouillé de la souveraineté.( I know ! I know ! C’est du voyé monte, du tout voum se do)
Peut- on être au service de l’étranger dans l’ombre et être contre lui en public ?Il parait que c’est la caractéristique des souverainistes Haïtiens parce qu’ils doivent empêcher a tout prix qu’on n'explore pas ce qu’il y a en dessous de ce souverainisme soudain et suspect. Par exemple ,Qui a financé l’organisation des droits Humains de Jean Jacques Honorat, qui ont travaillé avec lui pour assurer le succès du putsch, et Comment arrive t’on a cette cohabitation entre une armée qui tuait au moins 25 a 50 kokorats par jour pendant trois ans ?
Souveraineté ou dignité Humaine !
A cote de ces deux modèles souverainistes proposés ci-dessus , nous avions eu l’honneur d’avoir aussi quelques échantillons de patriotes exemplaires :Jeune Haïti, Les Riobé, Dr Lionel Lainé, les rêveurs de cazal, mais ils sont tous déchiquetés par le macoutisme. Dans cette celebration d'heros "touffés" il parait qu’on a oublié le meilleur échantillon souverainiste et doublé de patriote : Bernard Sansaricq avec ces deux ou trois expeditions suspectes dans le den-gonn du Jean-Claudisme. Lui aussi a envoyé de la viande fraiche au moulin-déchiqueteur. Il semble que les meilleurs échantillons souverainistes sont ceux déchiquètent avec discretion , ceux qui justifient le déchiquetage, ceux qui bénéficient du processus de déchiquètement et qui essaient de nier leur participation dans la construction du moulin-déchiqueteur. Pour l’histoire, Malgré les 7000 et plus de tués avec les complicités des souverainistes entre 1994 et 2004, le peuple Haïtien n’a jamais demandé a aucune puissance étrangère d’intervenir. Il résista a sa façon. Il continuera a résister pour défendre le droit de choisir en toute independence .
L’exemple Pathétique de l’incident de 1963 me touche jusqu'à la moelle .Mon sang de patriote est chauffé au rouge. J’imagine un papa Doc en kaki jaune et un prof en soutane kakajako regardant l’un et l’autre en chien de « faillance » essayant de se convaincre que l’autre est un soldat pan-yol.
J’assure qu’en 2013, En cas de répétition de cette hardiesse c'est a dire que les Dominicains menaceraient d'envahir ce pays pour vendre des poulets , Je me vois déjà en tenu vert-pintade a morne Casse pres de la base du contingent Uriguayen,aguerri comme au temps des cacos, espérant le « chef suprême » de la résistance Haïtienne qui arrive en culotte sur un char Mardigras donnerait l’ordre aux combattants pour la souveraineté nationale de tirer sur tout ce qui ressemble a des francs tireurs Pan-yol.
C'est en pensant a cette grande bataille des volails qu'il me vient cette question :Quand la patrie est en danger le peuple doit-il rejoindre sur la ligne du front ceux qui ont crée le danger, et qui ont une longue histoire de bafouer leur dignité?
En observant ce que l’intelligence Haïtienne considère comme des modèles de citoyens souverainistes, Je commence par penser aux premières années de l’Independence particulièrement après la mise en place du code rural. Je pense a ceci : En cas d’un retour des français, comment allait se prendre les élites Haitiennes pour convaincre les masses que la patrie etait en danger, leur liberté etait menacée, leurs bien-etre etaient en danger quand ils n’ont jamais eu les unes et les autres en premier lieu ?
Aujourd‘hui les bottes impériales sont bien sur nos têtes et tapent nos cotes .Trois questions me hantent et que j’essaie de répondre :
1) Qui a fait plus de tort a la dignité de la majorité des Haïtiens: les élites haïtiennes ou les forces étrangères ?
2) En rejoignant les élites pour le départ des forces étrangères, quelle est la garantie que la dignité de tout homme, sans distinction aucune, sera respectée ?
3) Quelle sera la différence entre aujourd’hui et demain pour ceux qui n’ont jamais connu le fruit de la liberté et encore moins les bienfaits de l’épanouissement ?
Comme on peut constater , une force armée a coté de la police nationale est la dernière chose que le pays a besoin .La priorité des priorités est d’engager les élites a repenser leurs pratiques en adoptant de nouvelles normes fondées sur la responsabilité réciproque. C’est le moment aussi de commencer a construire quelques choses d’intérêt commun qui donnera de la signification a la notion de patrie et faire de la souveraineté une tranchée qui vaut la peine d’être récupérée. Malheureusement, en considérant les échantillons souverainistes, il y a lieu de croire que certains secteurs qui jouent aux patriotes offensés ne sont que que des correcteurs democratiques nostalgiques qui ont cette vieille "habitude" de manipuler l'opinion publique pour leurs propres besoins de clan.
Willy Pompilus
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Jacques mon ami,
Je tiens d’abord à te présenter mes excuses pour le retard. Comme d’habitude, je suis content de pouvoir discuter avec toi. Pour aller plus vite, j’ai identifié et souligné dans ton texte trois grandes idées:
Chère madame Sept,
D’une manière générale, j’aime échanger, discuter et dialoguer. Tous ceux et celles qui me connaissent le savent bien. Et quand les échanges, discussions et dialogues se portent sur Haïti, je mets encore plus de cœur et de passion. Tout ça, c’est pour vous dire que j’étais bien parti pour avoir une discussion constructive avec vous. Mais, après avoir constaté dans l’esprit comme dans les lettres de votre texte un jeu de diversion et surtout une tentative de coup bas, je me demande si je ne perds pas un temps précieux que je ne puis, d’ailleurs, me permettre de perdre.Jacques zanmi m,
Ou kwè ou ran n ou kont ki gwosè pawol ke ou di la? Li pi grav ankô, paske se ékri ou ékri yo. Wow! Je n’arrive pas y croire.
Mais, je me suis vite ressaisi en me rappelant que nos cerveaux sont complètement dérangés par cette histoire à la bretonne. Depuis que j’ai commencé à analyser le discours du manuel de J.C. Dorsainvi/Frères de l’Instruction Chrétienne, je m’attends à toute sorte de réflexion de la part de l’Haïtien instruit.
Tu poses la question: « De quel droit et de quel règlement me parles-tu là »
Eh bien mon ami, je vais te le dire.
1. Je te parle du droit de mes ancêtres d’avoir un salaire pour les 200 et plus années de travaux forcés non rémunérés qui ont fait la richesse de la France et de l'Europe d’aujourd’hui.
2. Je parle du droit d’avoir justice pour les 200 et plus années de meurtres, d’assassinats, de viols, de tortures de toutes sortes et de violence (physique, morale, systémique, symbolique, etc.)
3. Je parle des droits d’auteurs pour nos sciences (connaissance médicale, médecine vétérinaire, et autres types de savoirs) volées par ces colons français.
4. Je te parle du droit de réclamation que me procure l’Acte de l’Indépendance pour les 3 précédents points.
Tu demandes plus loin: « Ou se trouve l'acte d'achat du colon? Remarque que tu aurais pu poser la même question aux nouveaux libres de l'après 1804. »
Mon ami, les nouveaux libres ont payé cette terre avec leur sang et leur sueur. Je le répète encore Jacques : Plus que 200 ans de travaux forcés sans salaire. Calcule le montant si tu peux.
Tu continues pour conclure : « En définitif, l'Haïti que nous connaissons aujourd’hui appartenait seulement qu'aux Arawaks, aux tainos, aux peaux rouges de l'avant 1492, mais pas aux noirs venus d'Afrique, mon ami. Je sais que c'est dur pour toi d'entendre ca, mais c'est ca la vérité, cher ami. »
En effet mon ami Jacques, venant d’un « nationaliste haïtien » comme toi, ces mots sont durs à entendre. Mais, puisque je me rends compte que ce « nationaliste » confond vérité et mensonge, je comprends vite que c’est un Haïtien qui a été plutôt induit en erreur par une certaine « pédagogie de grands mensonges » élaborée dans un but bien précis.
Oui, c’est vrai. Haïti appartenait aux Arawaks, Tainos et autres Amérindiens. C’est un fait. Mais, qui a tué ces Amérindiens? En tout cas, ce ne sont pas mes ancêtres mon ami.
De plus, tu écris : « pas aux noirs venus d’Afrique ». Ça, c’est totalement faux mon ami. Erreur Jacques, les « noirs ne sont pas venus d’Afrique », ils ont été plutôt kidnappés d’Afrique. Il y a tout un océan de différence. Tu vois Jacques? Dans le récit historique, les mots ont tout leur sens et pèsent lourd dans la compréhension des faits. Ces noirs, mes ancêtres, ont été arrachés de force, puis enchaînés et transportés comme des bêtes sauvages. Les Français eux par contre sont venus de France ou d’ailleurs de leur plein gré avec un but bien défini : s’enrichir en volant, en exploitant et en tuant.
Pour nous, c’est une toute autre démarche. On nous a arrachés de force et nous séparer de notre confort, de notre bonheur, de notre joie, de notre amour et de notre paix.
C’est ça la vérité mon ami. Tu as fait une très mauvaise lecture des choses. Donc, Jacques, je suis en mesure de conclure que cette terre appartient bien à mes ancêtres. Car, ils l’ont payé de leur vie, de leur sang, de leur sueur et de leur force. Si tu reconnais et accepte la part de ton côté maternel, elle est à toi également. Donc, elle est à nous.
Je reviendrai bientôt pour la question agraire.
À suivre…
Bon dimanche mon ami!
Cordialement Roselor
d
Jacques mon ami,
Dans cette discussion, tu te retrouves malheureusement du mauvais côté, celui de l’oppresseur. Au fond mon ami, il s’agit d’un débat concernant l’esclavage et surtout du génocide de toute une race d’hommes et de femmes. Avant tout, c’est de ça dont il est question. Et, sans te rendre compte tu es entrain de supporter l’esclavage des Noirs que les Blancs d’aujourd’hui ont pourtant qualifié de « crime contre l’humanité ». Ta cause est donc indéfendable et perdue d’avance. Remarque bien, tu as évité le point central de mon texte : « l’acte d’achat des nouveaux libres », ce sont les 200 et plus années de travail non rémunéré. L’ouvrier a quand même droit à son salaire. C’est aussi simple que ça. La loi des vainqueurs n’est pas l’essentiel ici. C’est plutôt le travail non rémunéré de leurs ancêtres qui donne aux nouveaux libres le droit de confisquer cette terre. Le sang et la sueur des esclaves ont servi d’engrais à cette terre.Cordialement Roselor
Cher Jacques,
Tu as dit Mentor ou Menteur? Lol!Des représentations du pouvoir dessalinien notées chez Thomas Madiou
"Twou manti pa fon"
Au 19e siècle, la plupart des premiers historiens haïtiens étaient de grands privilégiés. Certains ont pu passer leur jeunesse en France loin de l’enfer du système colonial esclavagiste. Ils ont vécu parmi les Français, se sont faits des amis français et ont reçu la même éducation que ces derniers. Ils ont donc été formés pour penser comme eux, parler comme eux, voir comme eux et par conséquent écrire l’histoire comme eux. L’éducation française de l’époque a mis en nos premiers historiens ce même regard raciste des Français des siècles esclavagistes. À partir d’une simple lecture critique de leurs récits, on peut respirer facilement l’air vif de leurs préjugés. J’ai lu les récits de trois historiens Français de la période post-coloniale qui ont présenté leur propre version d’histoire d’Haïti. Il s’agit des officiels Louis Dubroca, Pamphile de la Croix et Gaspard Théodore Mollien. Dans leur langage, ils ne sont pas si différents des nôtres. Ils ont en commun ce même discours colonialiste.Tu as dit Mentor ou Menteur? Lol!
Cher Jacques,
Ah ce fameux Mentor! D’après ce même Madiou, Mentor était un Noir qui se croyait plus Français que le Français. « Il avait cru qu’Haïti était devenue presque barbare depuis l’évacuation des Français, que les hommes les plus instruits n’y avaient que des connaissances élémentaires, et qu’il eut été facilement accueilli comme un prodige des Lumières. Il avait donc conçu de grands projets d’ambition, et il avait pensé qu’il eut pu les réaliser. Mais, sa déception avait été grande lorsqu’ils s’était vu au milieu d’un certain nombre d’hommes vraiment éclairés des Chanlatte, des Boisrond Tonnerre, des Chareron, des Diaquoi, des Bonnet, des Bazelais,….Dès lors il n’avait plus songé, pour atteindre une haute position, qu’à capter la bienveillance et à s’attirer la confiance de l’empereur, en flattant ses passions….Dessalines admirait le langage brillant de Mentor, et celui-ci découvrit l'impression favorable qu'il avait produite. Il s'efforça de la fortifier en parlant avec ferveur de la férocité des Français, de la haine qu'il leur avait vouée et de leur impuissance contre Haïti. Il dit dans un cercle d'officiers qu’il avait été chassé du Conseil des Cinq Cents, à cause de sa couleur noire. Dessalines, transporté, le serra contre son cœur. Il flatta tellement les passions de l'empereur qu'il fut comblé de ses faveurs et admis dans son état-major. Son ambition se développa rapidement, et jugeant Dessalines incapable de gouverner Haïti, au sein de la paix, il rêva de l'empire. Mais pour y parvenir, il fallait que nos guerriers les plus influents cessassent d'exister, ou tombassent dans une position de disgrâce. Il ne craignit pas de s'efforcer d'inciter Dessalines contre Christophe, Geffrard, Pétion. Christophe ne tarda pas à découvrir qu'il ne convoitait pas moins que lui la première dignité de l’état. Il songea à miner l'autorité de Dessalines qui était déjà entré sous l'influence des adroites séductions de Mentor. Il avait connu ce dernier, au Cap, sous Toussaint Louverture, lors de la seconde mission de Sonthonax, et il le savait capable des projets les plus audacieux. Il se montra bienveillant envers ceux que repoussait l'empereur, se fit secrètement le protecteur des hommes en disgrâce, se créa des amis, continua ses relations avec les généraux Pétion, Geffrard, et leur représenta Mentor comme un agent du parti colonial…. » (Histoire d'Haiti,T. 3, p. 213)
II. « …la nationalisation par séquestration de la propriété des colons. Pardépossession des colons, l'État d'Haïti allait détenir la majeure partie des moyens de production de la nation, fait alors unique dans le monde.... »
« Aujourd'hui, premier janvier mil huit cent quatre, le général en chef del'armée indigène, accompagné des généraux, chefs de l'armée, convoqués à l'effet de prendre les mesures qui doivent tendre au bonheur du pays.Après avoir fait connaître aux généraux assemblés, ses véritables intentions d'assurer à jamais aux indigènes d'Haïti, un gouvernement stable, objet de sa plus vive sollicitude ; ce qu'il a fait par un discours qui tend à faire connaître aux puissances étrangères, la résolution de le rendre indépendant, et de jouir d'une liberté consacrée par le sang du peuple de cette île; et après avoir recueilli les avis, a demandé que chacun des généraux assemblésprononçât le serment de renoncer à jamais à la France, de mourir plutôt que de vivre sous sa domination, et de combattre jusqu'au dernier soupir pour l'indépendance. Les généraux, pénétrés de ces principes sacrés, après avoir donné d'une voix unanime leur adhésion au projet bien manifesté d'indépendance, ont tous juré à la postérité, à l'univers entier, de renoncer à jamais à la France et de mourir plutôt que de vivre sous sa domination. »
Fait au quartier-général des Gonaïves, le 1er janvier 1804, l'an 1er de l'indépendance.
Signés : DESSALINES, général en chef; CHRISTOPHE, PÉTION,CLERVAUX, GEFFRARD, VERNET, GABART, généraux de division;
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Jacques mon ami,
Bon matin
Je sais tout l’effet que produit toute tentative de déconstruction d’un mythe bien enraciné dans le cœur de toute une classe d’hommes et de femmes. Ça a l’air d’une grande déchirure. Mais, je sais aussi qu'après une prise de conscience ça passera et ça guérira bien vite.Jacques mon ami,
Tu dis: « Ou konnen ke san Pétion, pat gen independans d’Haïti » Mwen pat janm konnen sa non zanmi m. Prouve-le moi Jacques. Je t’écoute cher ami. Développe ta thèse. Et en passant j’ai de petites questions pour toi.Mr. Jacques Mali.
Cher Mr. Mali,
Nous sommes revenus des vacances. Nous avons lu en partie vos échanges avec Mr. Roselor François.
Chapeau !
Vous avez soutenu avec brio la défense de l’histoire comme elle est. Les velléités révisionnistes de Mr. François et sa tentative d’asservir l’histoire à son agenda a reçu une fin de non-recevoir par la logique et les faits.
Comment Mr. François peut-il arriver la ?
La seule aberration qui mimique sa dénaturation de l’événement historique, est le comportement du Kidnappeur Américain Ariel Castro qui après avoir séquestré trois femmes durant plus de 10 ans va à l’église tous les dimanches. Nous nous demandons que se passait-il dans sa tete ? Les constructions mentales sont des créations difficiles à apprivoiser. Vous faites un travail que l’intelligentsia Haïtienne devrait entreprendre depuis des décennies. Clinton a bien choisi ses mots : Haïti a besoin d’une REFONTE.
Cordialement,
Jedi (miroir d’Haïti)
P.S. les morons doivent comprendre que nous n’avons pas dit que Mr. Roselor François était comme Ariel Castro.
Cher Jacques,
J’espère que tu es en pleine forme. Je suis de retour avec un petit retard à cause d’un rhume qui a ralenti un peu mon élan dans cette discussion. Mais, fort heureusement, je commence à me retablir.Jacques ton approche est interessante. Mon pere David feuerwerker avait decouvert des manuscrits en 1940 qu il avait trouve suspects apres la guerre il a entrepris une recherche de 30 ans en fouillant documents apres documents aux archives nationales a paris un historien ayant tronque les documents d origine les suivants se sont contente de le citer sans aller faire la recherche aux sources…La recherche a abouti en une brique :« L’emancipation des juifs en France de l’ancien regime au second empire»Ainsi c est aux archives en secondant mon père que j ai decouvert Saint-Domingue les tenors de l emancipation des juifs etant les memes que ceux qui se sont battu pour l emancipation des esclaves ……..
Natania Etienne
De : koze-ma...@googlegroups.com [mailto:koze-ma...@googlegroups.com] De la part de JACQUES MALI
Envoyé : Thursday, August 15, 2013 3:57 PM
À : koze-ma...@googlegroups.com; Haiti-Nation googlegroups. com; forum culturel; haiti connection; Tout-Haiti Googlegroups
Objet : Re: [KozeMandeChez] RE: ( Jacques, je suis de retour) Ni indigene, ni etrangere: Armee Nationale!
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