Cher Paul, Meci de cette haute marque de sympathie. C"est tres genereux de votre depart. Vous avez ete temoin. Merci d'avoir par vous-meme choisi de temoigner. Que Dieu vous garde. Kenbe la! daly ----------------- --- On Sat, 4/24/10, Paul Joseph <paulj...@yahoo.fr> wrote:
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En attendant de reprendre, une fois de plus, point par point les mots de Monsieur Daly Valet faisant l'apologie de l'apartheid social en Haïti sous couvert de dénoncer la crasse, je vous prie de lire cet article sur Ibo Simon, le confrère de Valet en Guadeloupe.
La préoccupation qui est la notre (Josué et moi) et exprimée par bon nombre internautes (Hugues Saint-Fort, Abel Jean Pierre, Maurice Célestin, Emmanuelle Gilles, Camille Loty Malebranche, PFA, Norluck Dorange, Asheley Pierre, Fritz Dorvilier et d'autres encore), est qu'on ne parvienne pas à monter les Pétionvillois contre ceux que Monsieur Valet présente pour des assiégeants. Étant donné que Monsieur Valet en appelle à l'État, vue l'inexistence de cette entité. A qui en appellera Monsieur Valet pour libérer la ville de ses "sauterelles", comme il désigne les sinistrés (les Hutus, en Rwanda, disaient les "cafards" en parlant des Tutsis) ?
Bien à vous,
Fritz Calixte
La Guadeloupe, marquée par un chômage plus important encore qu’en métropole, connaît aussi la montée d’une variante locale de l’extrême droite, personnalisée par un démagogue xénophobe du nom d’Ibo Simon. Voilà ce qu’en écrivent nos camarades de Combat Ouvrier.
Depuis plusieurs mois, on assiste en Guadeloupe à la montée d’un politicien réactionnaire, Ibo Simon. Sa xénophobie s’exerce en particulier à l’encontre de la communauté haïtienne, même si elle n’épargne pas au passage les immigrés de l’île proche de la Dominique et tous les immigrés de la Caraïbe en général. Sa démagogie trouve un certain écho, comme en témoigne le nombre de voix obtenu par le personnage dans différentes élections depuis six ans. Que dans cette petite île des Caraïbes sous tutelle française, comptant 420 000 habitants, une fraction de la population s’en prenne à d’autres originaires des Caraïbes, voilà qui paraît surprenant, voire surréaliste à première vue.
Mais à première vue seulement, car, les mêmes causes engendrant les mêmes effets, c’est la même xénophobie qu’on peut observer dans de nombreux pays du monde. L’installation d’une forte communauté d’immigrés, à une époque où la population défavorisée du pays d’accueil elle-même connaît des difficultés économiques et sociales, est utilisée par des politiciens sans scrupules pour susciter et attiser des haines ethniques ou raciales. On l’a vu en France avec Le Pen ou en Côte-d’Ivoire avec les violences contre les immigrés originaires du Burkina Faso.
En Guadeloupe, le phénomène est nouveau, du moins dans son ampleur actuelle. Il est apparu avec la formation et l’installation d’une assez forte communauté d’immigrés haïtiens ayant fui le chômage et la misère en Haïti. Cette immigration s’est accrue après le coup d’État du général Cédras en septembre 1991.
Et comme dans beaucoup de pays, des politiciens démagogues tentent d’utiliser à leur profit politique les sentiments xénophobes et les préjugés plus ou moins forts dans certaines couches de la population guadeloupéenne qui rendent les immigrés responsables de leurs difficultés ou de leurs déboires. Ces politiciens exploitent cette situation pour se faire une place et gagner des voix aux élections. Ibo Simon a, en quelque sorte, adapté la démagogie de l’extrême droite aux conditions de la Guadeloupe par une mixture mélangeant un « noirisme » façon Duvalier en Haïti avec de la xénophobie anti-haïtienne et anti-dominiquaise.
Au mois de juillet dernier, la maison d’un immigré de la Dominique fut mise à sac par un groupe d’individus, assisté d’Ibo Simon. Lui et sa famille ont été expulsés. La propriétaire s’était plainte au groupe d’Ibo Simon du fait que son locataire dominiquais ne payait pas son loyer et de son prétendu mauvais comportement en général. Quelque temps auparavant, Ibo Simon avait lancé des appels à des rassemblements pour aller expulser des Haïtiens des lopins de terre sur lesquels ils travaillaient. Ses appels ne se comptent plus pour aller sur le marché de Pointe-à-Pitre faire la chasse aux marchands clandestins immigrés ou pour chasser les marchandes ambulantes de la principale rue commerçante de Pointe-à-Pitre. Ces tentatives de mobilisation active ont généralement mobilisé entre 20 et 50 personnes et les actions n’ont pas vraiment abouti. Mais elles ont néanmoins impressionné et effrayé un certain nombre d’immigrés haïtiens. Et surtout elles ont reçu l’approbation d’un nombre important de gens venant d’un milieu hétérogène composé de petits commerçants, de petits agriculteurs, de transporteurs, de petits cadres, de chômeurs, de déclassés divers et parfois, malheureusement, aussi de certains travailleurs.
A Pointe-à-Pitre, l’action d’Ibo Simon et de ses partisans contre les vendeuses ambulantes dans la rue principale a été discutée au conseil municipal à majorité « progressiste » (ex-communiste). Ce dernier a pris une délibération pour interdire la vente ambulante à tous les vendeurs de cette rue, leur réservant un autre emplacement pour leur commerce.
Les déclarations haineuses et ordurières d’Ibo Simon à l’égard de la communauté haïtienne sont légion. Et elles trouvent un relais complaisant dans les médias. Voici quelques extraits des propos d’Ibo Simon entendus le 28 mars 2001 au cours d’une émission télévisée sur Canal 10, intitulée « Tous les jours 13 heures ». Il qualifie les Haïtiens de « racaille », de « vermine », d’« indésirables ».
« Les Haïtiens de Guadeloupe se battent contre les Guadeloupéens de Marie-Galante pour une place sur le marché », « lls ne paient pas leur loyer »,, « Ils n’apportent rien à la Guadeloupe, ils ne dépensent pas un centime en Guadeloupe, ils n’achètent rien des Guadeloupéens, ils pratiquent le Vaudou, ils ont des pratiques de malédiction, satanique et machiavélique ». « Ils habitent à soixante dans une case et ne paient pas leur loyer ». « C’est la racaille, ils font bloc pour prendre les maisons des Guadeloupéens qui ont peur d’eux à cause du sortilège..., les Guadeloupéens pensent qu’ils peuvent les empoisonner », « ils vont se coucher à l’hôpital sur le compte des contribuables, ils ne paient pas d’impôts », « ils touchent le RMI, les allocations de la Sécurité sociale sans être déclarés, avec de faux papiers ».
« Ils mangent leur propre nourriture et ne vont jamais dans les restaurants guadeloupéens », « ils ne font rien pour les Guadeloupéens en cas de cyclone et de catastrophe », « un chien a plus de valeur qu’un Haïtien... et en général, un parasite, un indésirable, une racaille, c’est un chien... », etc., etc.
Ces propos ont été versés au dossier d’une plainte en justice déposée contre Ibo Simon par plusieurs associations haïtiennes soutenues par des groupes, partis, associations guadeloupéens. Ils ne sont qu’un extrait des ignominies quotidiennes de cet individu qui, à longueur d’émission, à longueur de propos, un peu partout, à l’antenne comme dans ses meetings, distille son venin xénophobe et raciste. Parmi les derniers propos en date, il y a l’appel à la constitution de groupes de surveillance en uniforme.
Il faut noter aussi qu’Ibo Simon s’en est déjà pris à la communauté d’origine hindoue de Guadeloupe, ce qui lui a valu une plainte en justice.
Mais bien qu’étant lui-même un Noir, Ibo Simon ne perd pas une occasion de traiter les Noirs de bons à rien, de fainéants, d’incapables. Ce dénigrement systématique lors des émissions télévisées qu’il anime chaque jour sur Canal 10 , une télévision privée, s’il est dénoncé par certains militants politiques, intellectuels ou par des journalistes, est par contre toléré par une large fraction de la population, noire dans sa grande majorité. La population réagit généralement très vivement au moindre propos raciste et n’accepterait pas d’un Européen le millième de ce que dit Ibo Simon. Elle laisse pourtant passer ses diatribes et ses propos orduriers quotidiens contre les Noirs en général.
Comment le comprendre sinon par le fait qu’Ibo Simon reprend à son compte des propos que les gens de la population échangent entre eux de façon habituelle et quotidienne. Ces propos constituent une forme d’autodénigrement qui traduit surtout le manque de confiance en elle-même de cette population noire, après des dizaines d’années d’esclavage et de colonialisme, violent ou paternaliste. Ibo Simon rappelle sans cesse qu’il est lui-même d’origine populaire et en lui se reconnaissent bien des gens. Pour excuser ses propos, certains d’entre eux expliquent qu’Ibo Simon « est dur envers les Noirs pour mieux les faire progresser et s’améliorer ». Qui aime bien châtie bien, en somme...
Mais lorsque Ibo Simon reprend à son compte des propos d’autodénigrement venant des milieux populaires, c’est une manière d’établir un lien, de créer une connivence avec les milieux populaires en leur disant : « Voyez, nous sommes pareils ! Vous pouvez me faire confiance ! Entre Noirs, nous devons nous dire nos quatre vérités ». Il cherche ainsi à s’assurer des soutiens forts, à créer des fidélités envers sa personne, lui qui se dit « le Noir le plus intelligent, le plus clairvoyant, le plus... » etc. Son verbiage est une mixture de « noirisme » duvaliériste et d’un zeste de garvéisme ou de farakhanisme. Il ne cesse de proclamer son admiration pour Marcus Garvey, ex-prophète noir américain du « retour en Afrique », et pour Farakhan, l’actuel leader noir américain des Musulmans noirs.
Evidemment, les propos anti-immigrés d’Ibo Simon, l’autodénigrement amplifié dans les émissions télévisées, ne peuvent que satisfaire les milieux patronaux et tout ce que l’île peut compter de racistes, masqués au sein de l’administration française qui est loin d’avoir perdu les comportements colonialistes d’antan. Maintenir ou accroître le manque de confiance de la population en sa propre capacité à agir ne peut que satisfaire les patrons. C’est un frein dans ses luttes pour transformer ses conditions de vie.
Ce n’est pas par hasard si Ibo Simon et ses sbires qui ont fait de la xénophobie anti-haïtienne leur principal cheval de bataille, s’en prennent en même temps aux grèves et aux manifestations ouvrières. Ibo Simon a déclaré à plusieurs reprises qu’il fallait constituer des groupes pour aller demander aux travailleurs en grève des comptes sur leurs mouvements. Il a comme projet d’intervenir systématiquement lors des mouvements sociaux pour qu’ils durent moins longtemps et ne perturbent pas la vie économique ! D’une manière générale, il prend toujours position d’emblée contre tout mouvement, toute manifestation de travailleurs.
Certes, pour le moment, le mouvement créé autour de lui est minoritaire et n’a pas les moyens de s’opposer de front aux travailleurs. Mais son orientation est délibérément anti-ouvrière. Derrière la propagande xénophobe, il y a clairement le désir de mettre au pas les travailleurs du pays. C’est pour cette raison que les travailleurs heureusement peu nombreux, quoique pas inexistants qui soutiennent Ibo Simon et sa clique jouent contre leur propre camp, contre leur propre classe. Ibo Simon déclare vouloir le bien de tous et travailler « pour la Guadeloupe », mais lui et ses amis politiciens de droite défendent des intérêts bien précis, ceux des patrons et des exploiteurs.
Alors, à qui profite le crime ? Sans aucun doute au lobby patronal et possédant, béké et blanc en général, à certains possédants syro-libanais (dont le directeur de Canal 10). Pour ces gens-là, plus il y a de divisions dans les rangs des classes pauvres, selon leur origine géographique, ethnique ou autre, mieux ils peuvent régner. Et les propos d’Ibo Simon contre les Noirs rejoignent ce que pensent en général les patrons (en majorité des Blancs à la forte mentalité colonialiste et raciste !) mais qu’ils ne peuvent exprimer publiquement, sans risque de réactions peut-être violentes. Et puis, tout ce qui affaiblit moralement les travailleurs ne peut que renforcer les patrons. Il n’est donc pas étonnant qu’un certain nombre d’entre eux aient impulsé et soutenu financièrement les campagnes électorales d’Ibo Simon. Aux élections régionales de 1995, Ibo Simon a constitué une liste avec un vieux politicien blanc issu d’une riche famille békée, personnage très réactionnaire de la vieille droite RPR, liée aux milieux patronaux. Ce cheval de retour, en deuxième position sur la liste, a pu se faire élire et se refaire ainsi une virginité politique, alors même qu’il avait perdu depuis longtemps tous ses mandats électoraux. Lors des dernières élections municipales à Pointe-à-Pitre, Ibo Simon a reçu le soutien d’un autre vieux prétendant de la droite chiraquienne, à la recherche depuis longtemps du moindre poste électif. Dans les fourgons d’Ibo Simon, il a pu se faire élire conseiller municipal de Pointe-à-Pitre. Ce sont ces gens-là qui servent à Ibo Simon de conseillers politiques, ainsi que certains patrons qui, de manière occulte, lui fournissent la logistique nécessaire.
Ibo Simon est né il y a plus de soixante ans et a vécu dans le quartier pauvre de Basse-Terre. Il le revendique avec fierté, comme il assume avec fierté le fait d’avoir très peu fréquenté l’école et de n’avoir même pas le certificat d’études. « Ti George » (petit Georges), comme on l’appelait familièrement dans les quartiers au cours de sa jeunesse, a commencé une carrière de chanteur dans les orchestres locaux et les bals populaires.
Ensuite, il a passé plusieurs années en France comme beaucoup de jeunes immigrés de Guadeloupe. Il avoue lui-même son passé de petit voleur et dealer de drogue, ce qui lui valut un séjour à la prison de la Santé à Paris.
De retour en Guadeloupe, il s’est forgé une popularité de chanteur et d’acteur après avoir joué dans des films de Christian Lara (cinéaste antillais) et sorti quelques chansons retransmises à la radio. C’est un personnage original, par sa façon excentrique de s’habiller, par le choix d’un nouveau nom africain (Waka Danaka) qu’il abandonna par la suite, par son verbe haut dans les rues des villes où il discute avec un peu tout le monde. Et surtout Ibo Simon n’en finit pas de mettre l’accent sur sa couleur noire et ses traits africains, ce qui lui vaut d’autant plus la sympathie d’une fraction du petit peuple noir des quartiers pauvres.
Ensuite, est venue la période Canal 10, une télévision locale où Ibo Simon gagne vraiment en popularité. A tel point qu’il s’est présenté aux élections municipales de Pointe-à-Pitre en 1995 et a créé la surprise avec 8 % des suffrages. Il put alors siéger au conseil municipal. Aux élections législatives de 1997, il obtint 14,53 % des voix, devançant bien des hommes politiques connus. Il fit notamment beaucoup mieux que le Parti Communiste Guadeloupéen qui ne rassembla que 2,78 % des voix dans cette circonscription. Aux élections régionales, par deux fois, il parvint à obtenir deux sièges avec plus de 7 % des voix. Aux dernières élections municipales, en mars 2001, sa progression sur Pointe-à-Pitre a été spectaculaire avec plus de 22 % des voix au second tour, puisqu’il réussit à mettre le vieux maire progressiste en place en ballottage.
Fort de ses résultats électoraux, Ibo Simon tente aujourd’hui de structurer son mouvement : « Gwadloup doubout » (Guadeloupe debout). Il a reçu de nouveaux soutiens de quelques personnes et notabilités ayant pignon sur rue dans l’île, une pharmacienne, des membres de professions libérales, des avocats. Parmi ces avocats, on compte l’un des avocats indépendantistes les plus en vue. Ses appels à la mobilisation, notamment par le biais de Canal 10, lors d’une première affaire en justice le 5 septembre dernier, ont été entendus puisque près de 1500 personnes se sont rassemblées devant le tribunal de Pointe-à-Pitre. Ce qui est important et représente, par exemple, un nombre comparable à celui de certaines manifestations syndicales. L’affaire ayant été reportée au 14 novembre, les partisans de « Gwadloup doubout » ont lancé de nouveaux appels à la mobilisation pour ce jour-là au même endroit. Ils annoncent aussi la création d’un journal du mouvement.
Voilà donc « Ti George » aujourd’hui conseiller municipal de Pointe-à-Pitre et conseiller régional, bénéficiant d’une certaine base sociale, petite mais remuante et menaçante. Lui et ses partisans déclarent à tout propos que ceux qui le critiquent ne sont que des « intellectuels » coupés de la réalité et qui jalousent les succès du « petit nègre ». Derrière son aspect original et folklorique, Ibo Simon est donc un politicien populiste roué, démagogue et dangereux. Il aime se vanter en affirmant que Jean-Marie Le Pen « est un petit garçon par rapport à lui ». Lors d’un des voyages de Le Pen dans l’île de St-Martin, qui fait partie de l’archipel guadeloupéen, Ibo Simon le reçut devant les caméras de Canal 10, lui serra chaleureusement la main avec force louanges. Le représentant du Front National en fut lui-même médusé.
La fraction de la population sur laquelle s’appuie Ibo Simon est généralement constituée de petits artisans, de vendeurs sur les marchés, de petits agriculteurs, membres d’une petite bourgeoisie, pas toujours riches ou parfois en difficulté. Ce sont ceux-là qui sont les plus prompts à dénoncer la concurrence des Haïtiens, l’argent donné aux Rmistes qui sont taxés de fainéantise, d’être des assistés. C’est avec ceux-là qu’Ibo Simon entretient des relations très suivies, les rencontrant, les invitant dans ses émissions, leur donnant des responsabilités dans son mouvement. Mais il bénéficie aussi du soutien ou de l’approbation de beaucoup de petites gens des quartiers pauvres, notamment de chômeurs (il existe en Guadeloupe un volant permanent de 35 % de chômeurs).
Ces petits bourgeois, ces petites gens, ces pauvres qui nourrissent rancoeur et colère contre l’administration et l’État cultivent toute une série de préjugés et ont vite fait de trouver aussi dans l’immigré le bouc émissaire responsable de tous leurs problèmes. Ce sont ces préjugés qu’utilise Ibo Simon.
La montée importante de l’insécurité et de la délinquance est une autre source importante de mécontentement. Aussi, Ibo Simon flatte-t-il constamment les sentiments sécuritaires de la population.
Mais le vote Ibo Simon est aussi un vote protestataire de gens déçus par les politiciens des partis de gauche et de droite classiques. Ces partis n’ont pas combattu la dégradation économique et en particulier le chômage, responsable d’une situation sociale qui pèse lourdement sur la vie des couches les plus pauvres. De plus, les politiciens classiques impliqués dans une série de scandales petits et grands, de détournements de fonds publics, sont de plus en plus discrédités aux yeux d’une fraction de la population, en particulier cette frange marginale, exclue, pauvre. Parmi elle, beaucoup, qui ne votent jamais, sont allés voter Ibo Simon pour montrer leur mécontentement.
La responsabilité de l’État français dans le développement de l’extrême droite raciste dans son ex-colonie devenue juridiquement « département français » est donc capitale. En laissant perdurer chômage et misère, il a créé les conditions favorables à l’éclosion de la xénophobie et à son exploitation démagogique par un individu cynique et sans scrupules. Les partis de gouvernement de la droite chiraquienne ou de la gauche mitterrando-jospinienne en portent aussi la responsabilité.
Les travailleurs n’ont donc aucun intérêt à laisser se développer la xénophobie et à rester sans réagir face à un mouvement comme celui d’Ibo Simon. Car, en cas de besoin, demain, les patrons et la bourgeoisie pourraient l’utiliser comme une véritable machine de guerre contre la classe ouvrière.
Les patrons peuvent jouer sur les deux tableaux : utiliser les anti-immigrés contre les grèves, contre les travailleurs, et utiliser des immigrés pour leur main-d’oeuvre à bon marché, pour certains travaux agricoles délaissés par les Guadeloupéens. Ce qui gêne les patrons, ce sont les luttes, les grèves, ce n’est pas l’immigration. Bien au contraire. Ils la favorisent quand elle peut servir leurs intérêts. Lors des grandes grèves de la canne de 1970 à 1975, ils sont eux-mêmes allés chercher ces travailleurs haïtiens pour leur proposer du travail et tenter ainsi de faire échec aux grèves. Bon nombre d’entre eux exploitent des travailleurs haïtiens, notamment dans les champs de banane. Certains travaillent sans inscription à la Sécurité sociale et pour des salaires dérisoires.
Il faut donc dénoncer et expliquer en quoi la politique xénophobe et un mouvement comme « Gwadloup doubou » peuvent être utilisés demain contre les travailleurs et les pauvres par les patrons et par la bourgeoisie pour tenter de briser leurs luttes et les mettre au pas.
Quant à la démagogie « noiriste », Duvalier et ses tontons macoutes l’ont utilisée dans le passé en Haïti pour instaurer l’une des pires dictatures qui aient existé. Nous n’en sommes pas là aujourd’hui, bien entendu. Le phénomène Ibo Simon peut être passager et pourrait se dégonfler demain. Mais il serait irresponsable de parier là-dessus et de ne rien faire.
C’est donc une raison supplémentaire pour que les travailleurs en profitent pour renforcer leurs rangs, leurs organisations et leurs luttes. D’autant plus qu’il pourra être nécessaire de s’opposer par tous les moyens à certaines actions musclées contre les immigrés haïtiens.
Il est indispensable que les travailleurs parviennent à comprendre le jeu retors d’Ibo Simon pour mieux le combattre. C’est un politicien caméléon, capable on l’a vu de critiquer, de dénigrer les indépendantistes, les Noirs, mais en même temps, il embouche parfois les trompettes de l’identité noire. Demain, au gré des événements, il pourrait très bien aller plus loin dans cette voie-là malgré ses déclarations anti-indépendantistes d’aujourd’hui.
S’il parvient à conserver ou agrandir sa base sociale, il est certain que les sacrifices que les politiciens classiques rêvent d’imposer aux salariés pour le bénéfice du patronat, lui, Ibo Simon pourra les imposer avec ses bandes agissantes. Alors, même si nous en sommes loin, il faut prendre ces perspectives menaçantes au sérieux.
Face à ce mouvement d’extrême droite, ce proto-fascisme noir, le mouvement des travailleurs doit se renforcer moralement et se donner une organisation de lutte capable de s’opposer à toute mise au pas, capable de rendre des coups pour se faire respecter.
Seule une telle organisation pourra conduire des luttes permettant de rendre stérile le terreau même sur lequel poussent l’influence d’Ibo Simon et les idées xénophobes. Seule la lutte des travailleurs contre les licenciements, contre le chômage et la misère, contre la déchéance de la société actuelle pourra redonner confiance à la frange démoralisée du monde du travail. Car le découragement est aussi un terrain favorable au développement des idées xénophobes. C’est dans cette voie-là, celle de la lutte pour la transformation sociale, que les travailleurs, les organisations ouvrières, partis et syndicats, les militants du mouvement ouvrier pourront rallier à eux les exclus, les pauvres, les défavorisés, les déclassés dont une fraction fournit à Ibo Simon et à ses sbires un terrain favorable.
* * * *
Cette chaîne de télévision parallèle a fait depuis plusieurs années d’Ibo Simon son animateur vedette. Jusqu’au mois de juillet dernier, il y tenait une émission quotidienne en direct, qui était rediffusée au cours de la journée. Depuis trois mois, elle est interrompue, de peur qu’Ibo Simon n’aggrave le dossier juridique contre lui et Canal 10. L’affaire devrait être jugée le 14 novembre. En attendant, ce sont les partisans d’Ibo Simon qui occupent l’antenne. Avec plus d’habileté, pour éviter les plaintes en justice, ils n’en continuent pas moins de répandre propos et explications xénophobes à l’encontre des Haïtiens. L’émission d’Ibo Simon était très écoutée par le petit peuple. Il faut dire que l’homme sait parler le langage du peuple des quartiers défavorisés, qu’il s’exprime entièrement en langue vernaculaire, le créole, et que, bon orateur, il sait capter l’attention d’un tel public. De plus, Canal 10 est en général une chaîne populaire. Elle retransmet les événements de la rue. Ses animateurs ne ratent pas une occasion de filmer et de faire parler les petites gens : travailleurs, chômeurs, artisans. Elle retransmet aussi intégralement les séances de conseils municipaux, celles du conseil général et du conseil régional, les concerts populaires. La population est très souvent invitée à intervenir soit dans les studios, soit par téléphone à l’antenne. Le taux d’écoute de Canal 10 est donc important au sein de la population. On comprend mieux comment cette chaîne de télévision a pu jouer un rôle important dans la popularité d’Ibo Simon et, dans le même temps, conforter bien des gens dans leurs préjugés xénophobes.
Cher Fritz Calixte, Tu viens de poster un message sur nos forums titré malhonnetement "Daly Valet fait l'apologie de l'apartheid social". Je te reconnais le droit de defendre tes points. Je t'ai meme félicité ainsi que ton ami Josue pour la facture de ton papier replieque à mon édito. Bien sur, en depit du ton ordurier du propos. Je suis pour le debat. Car il est évident que nous avons une comprehension differente des problemes de la cité. Mais je pense que tu es allé trop loin dans ton dermier message. Quand il y a persistance dans la mauvaise représentation de l'autre, on glisse dès lors dans la diabolisation et la manipulation outrancière. Tu es en train de trivialiser un débat qui avait le potentiel de nourrir la
réflexion citoyenne et intellectuelle autour du drame haitien. Tu as le potentiel pour de tels échanges. Tu choisis plutot de gaspiller ce capital intellectuel dans le gratuit et de te lancer dans des attaques ad hominem contre moi, ce qui donne l'impression que tu es en train de regler un compte personnel par le denigrement. Pourtant, ils sont nombreux les internautes a te convier a plus de retenue dans le propos. Car les injures et les insultes ne peuvent que devaluer une parole intelligente. Ce cote voyou de tes papiers peuvent etre un handicap a ton evolution intellectuelle et citoyenne. Tu donnes meme dans la malhonnete. Tu presentes un journaliste Guadeloupeen comme etant le confrere de "Daly Valet". Comme si je connaissais le monsieur et operais dans le meme champ que lui en Haiti. Je comprends qu'il exerce le meme metier que moi, mais ta facon de nous le representer peut preter a
equivoque. Ces genres d'amalgame relevent de la manipulation politique malsaine et rappelle les beaux jours du stalinisme. Je sais de quel serail ideologique tu proviens. Mais l'integrite intellectuelle est souvent bonne compagnie dans tout combat. Ce que tu sembles ne pas assimiler dans ta ferenesie de faire fleche de tout bois pour attaquer un contradicteur. Je note meme que tu dis que j'ai qualifie de sauterelles les sinistrés qui ont trouve refuge a Petion-Ville. Quand meme ! Un peu d'honnetete. J'ai parle de "sauterellles du commerce informel", comme dans l'expression francaise "nuee de sauterelles" pour designer une multitude immaitrisable. C'est une metaphore pour representer le nombre et la mobilité. Les petits marchés pullullent. Ceux qui s'y adonnent sont tres mobiles. A port-au-Prince et a Petion-Ville, cette mobilité des petits marchands constitue un casse-tete insoluble et apparemment indepassable pour les responsables
municipaux. A Petion-Ville, Claire Lydie Parent a comme abdiqué et semble admettre sa defaite dans ses efforts de resoudre ce probleme. Poursuivis le jour par les agents municipaux, les petits marchés fonctionnent la nuit à la chandelle jusqu'au petit jour. Il y a toute une clientele qui fréquente les marchés de Petion-Ville la nuit, bougie en mains, vu le black-out chronique et persistant. Quand je suis retourné en Haiti l'été dernier, j'etais surpris de constater ce phenomene de marchés de nuit à la chandelle. Je peux te dire que c'est beau à voir poétiquement ces points de lumiere au creux de l'obscurité de minuit. J'avais meme demandé a un de nos reporters au Matin de nous faire un reportage sur le phénomene. Tout cela bien avant le 12 Janvier. C'est beau à voir, dis-je, poetiquement seulement, mais non recommandable pour le bien de la cité. Le commerce informel est un phenomene urbain en
Haiti, cher ami, qui n'a rien à voir avec le seisme. Je l'ai dit dans mon edito, je me cite: "Tout n'est pas à mettre sur le compte du seisme dans le cas de Petion-Ville". Si de telles mises au point ne suffisent pas à te remettre à une certaine hauteur intellectuelle, celle qui devrait etre ethiquement la tienne dans ton approche des choses, je concluerai que tu souffres d'une crise d'identité et du paraitre, et que mon nom ne te servirait au fond que de tremplin pour sortir de l'anonymat. Car vu la notorieté associée à mon nom - sans fausse modestie - il me semble que tu te dis qu'il te suffit de joindre le nom "Daly Valet" à tes commentaires pour leur assurer un tant soit peu de visibilité dans le flux des échanges de nos forums. Ne dénonce pas la mégalomanie de l'autre quand ce travers parait caractériser dramatiquement ton emballement à vouloir
etre par Daly. J'ai ri quand j'ai lu ta reference à ce journaliste Guadeloupéen. La vérité c'est que j'ai passé une partie de ma carriere de journaliste à denoncer la xenophobie dont les Guadeloupéens font montre à l'endroit de nos freres Haitiens etablis chez eux. Là encore il ne faut pas confondre xenophobie, racisme et apartheid. Tu as fait des études superieures. Les concepts ont leurs sens et ne sont point interchangeables. Je soumets à ta meditation l'article ci-après que j'avais publié le 10 mars 2009 dans les colonnes du Nouvelliste. Il traite justement de la rebellion antillaise de 2009 et de la crise d'identité guadeloupéenne dans le contexte des rapports sous-régionaux inter-caribéens. Ce texte a été reproduit dans beaucoup de journaux progressistes martiniquais et guadeloupeens. C'est dire que ta strategie de l'attaque par l'amalgame ne peut que
te retourner sous forme de boomerang. Inevstigue davantage sur les autres, sur leur parcours avant de t'embarquer dans des injures de canniveau à leur endroit. On peut se parler meme en privé si cela te dit pour plus de civilité dans les échanges intellectuells et pour un meilleur apprentissage de l'un et de l'autre. Si tu veux edifier pour longtemps ta tente dans les bas-fonds, tu y pataugeras tout seul. Je ne t'y rejoindrai pas. Je peux etre comme toi relativement jeune, cher ami. Mais ce Daly Valet que tu méconnais évidemment, gentan fè deja anpil dezod...tankou manman l ta di w. Kenbe la ! daly
--- On Sun, 4/25/10, Fritz Calixte <cali...@yahoo.fr> wrote: | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Folks,
Please use the link below to watch the petition "Haiti claims Justice."
As a kind reminder, I would like for you to keep in mind that this petition concerns a fight for historical justice. It is meant to be a non-partisan fight, one that can gather all Haitians without distinction.
The claim is based on historical facts. The request IS NOT linked to any political affiliations whatsoever. We hope to have a real mobilization of Haitians in Haiti, as well as Haitians all over the world. However, we welcome all debates as long as we remember that we are all Haitians first.
Best regards
J-P Dahomey
Chers amis
Merci d'utiliser le lien ci-après pour visualiser la pétition "Haiti claims Justice". Je voudrais préciser tout d'abord que la pétition concerne un combat pour la justice historique. Ce combat n'est adossé à aucun parti politique mais vise plutot à rassembler tous les Haitiens sans distinction.
La requete de la pétition est fondée sur des faits de l'histoire connus de tous. Dans ce sens, répetons-le, elle n'a parti lié à aucun regroupement politique. Nous souhaitons de ce fait mobiliser tous les Haitiens, en Haiti comme à l'étranger. Nous sommes ouverts au débat pour autant qu'on garde à l'esprit que nous sommes Haitiens d'abord et avant tout.
Bien à vous,
J-P Dahomey.
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Cher Daly Valet,
Je m'apprêtais à vous envoyer mon mail reprenant point par point la portée des mots que vous avez employés dans vos différents messages jusqu'ici. La lecture de votre dernier message m'en a dissuadé. Au-delà des injures que vous avez proférées et qui vous installent en solo dans le caniveau, j'en retiens une chose. Vous avez en dépit de tout compris le sens de notre protestation. Vous avez apporté suffisamment de rectifications pour enlever la charge haineuse de votre éditorial. Le combat contre la saleté, qui est noble, peut être mené sans la stigmatisation de celles et ceux qui se plient en quatre, en l'absence de l'État, pour offrir un avenir à leurs enfants.
La prochaine fois, faites-vous relire. Un historien de la trempe de Claude Moïse ne devrait pas laisser passer de tels textes.
Sachez, quant à moi, que je reste un fidèle lecteur de vos éditos dans Le Matin.
Bonne continuation !
Bien cordialement,
Fritz Calixte
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Cher Norluck, Votre devinette aura le mérite de faire réfléchir sur la fondation de certaines contrées de l’histoire de notre chère petite patrie. Je me permets de répondre à votre devinette en précisant que je n’ai pas de mérite particulier à le faire, sinon d’en profiter pour apporter quelques éléments de réflexion à la faveur de la question. Pétion-ville est une ville fondée historiquement sur une volonté de séparation allaitée à la source du système de ségrégation qui marquait encore les mentalités à la sortie de la colonisation esclavagiste. Pétion-Ville était conçue pour être exclusivement une ville de mulâtres, pour les mulâtres par les mulâtres (surprenant, non ?). Le projet même de la ville était fondé sur cette ségrégation originelle. Voilà pourquoi, comme vous l’avez si bien indiqué dans une correspondance antérieure postée sur le forum digital, tous les noms de rue de Pétion-ville, sont des noms de généraux mulâtres. La rue Louverture elle-même n’était pas en référence à Toussaint, mais au mulâtre Louverture. Tout cela a été bien montré par vous. C’est comme le lycée Alexandre Pétion. Jadis, il fallait ne pas souffrir du « délit de faciès », c'est-à-dire il fallait avoir le teint de peau qu’il faut pour avoir eu droit à l’éducation dispensée au Lycée Alexandre Pétion. Tout cela est derrière nous heureusement et on ne peut que s’en réjouir. Cependant, l’énigme d’histoire que vous nous aviez conviée à résoudre me permet de faire le point suivant. La structure de reproduction sociale en Haïti reste à peu près la même. Ses coordonnées se sont déplacées. Mais le problème de stratification sociale en Haïti persiste, hélas. Les nouvelles pratiques de ségrégation sociale s’accommodent d’un rideau de fumée, sans changer les stratégies de fond. Les enfants des anciens bossales sont entassés dans les cités qui couronnent la grande ceinture de Port-au-Prince. Du nord au Sud de la Capitale. De Bon repos en passant par Cité soleil, Martissant, Carrefour, jusqu’à « le Lambi ». Une ceinture rouge de privation et de conditions de vie inimaginables. Juste un trait visible dans nos 27,750 km2 de désolation. Les meilleures chances que ces gens peuvent s’offrir à eux-mêmes dans un système monté de toutes pièces contre eux depuis l’assassinat de Dessalines, consistent à prendre le large. Il y en a qui préfèrent se jeter aux bouches des requins de mer, au lieu de continuer à se laisser assassiner socialement et économiquement par les requins de l’intérieur. Par ailleurs, quand on a une société fondée sur cette ségrégation originelle et qui se perpétue sous des formes diverses et variées, c’est vraiment minable de jouer au parvenu en parlant des gens qui sont réduits à cette misère abjecte comme des assiégeants d’une Pétion-Ville historiquement ségrégative. Et que ces mêmes gens nous parlent de combat contre une quelconque mentalité de pourceaux, c’est vraiment le comble de l’expression du mépris social. Moi, je dis devant de telle farce de conscience critique, il nous faut garder intact notre capacité d’indignation et toujours dire NON. Car – et je me répète volontiers - les pourceaux ne sont pas ceux qui sont forcés de vivre dans les conditions abjectes, mais ceux qui exploitent ces conditions. Permettez-moi de partager cette anecdote de la sagesse populaire sur les conditions de vie et leur appréciation par les gens qui y vivent : « Gen fanm ki posede yon sèl pantalèt, men li lave l chak jou. Gen lot fanm ki posede 2 douzèn pantalèt, men apre 2 semèn, li paka jwenn yon grenn ki pwop pou l mete sou li ». Alors, voyez-vous mon cher Norluck, il faut rester vigilant contre cette idée qui veut que les pauvres aiment vivre dans la crasse. Par contre, il est un fait historique que les profiteurs du système actuel, en ont perpétué la reproduction assez longtemps pour qu’on puisse voir que ce sont eux les pourceaux. Quand on veut que son pays soit propre et développé, on ne commence pas par stigmatiser les gens qui sont victimes du sous-développement. On commence par attaquer les causes du sous-développement (en l’occurrence ici l’exploitation séculaire fondée sur la ségrégation nèg anwo / nèg anba ; éduqués/ analphabètes, sauterelles/albatros). Il nous faut une refondation nationale, avec une Pétion-Ville belle pour tout le monde et non réservée à une catégorie qui se serait sentie comme assiégée par la présence de la foule. Cher Norluck, merci pour l’énigme qui me permet de dire non à la reproduction de la ségrégation originelle.
Bien à vous,
J-P Dahomey. |
Norluck,
Je veux repondre a ta devinette sur Petion-Ville qui n'en est pas une a la verite quand on s'interesse a l'Histoire d'Haiti. Mwen pa bwe poi, comme tu vas le voir. En debattre(question sociale, noir, mulatre) peut permettre a la societe haitienne de guerir ses propres blessures, comme tu l'as si bien dit. Et j'y adhere.
Arrivons maintenant a la devinette en ouvrant les pages de notre histoire:
Thomas Madiou, , l'Historien, nous apprend dans son tome 7 de l'Histoire D'Haiti page 104 ce qui suit:
" Le 15 Septembre(1831), le President (Boyer) adressa un message a la chambre par lequel il lui proposa de fonder a la Coupe, a deux lieues de Port-au-Prince dans la montagne, une ville qui serait un lieu de surete pour recevoir en depot les archives publiques, en cas d'invasion francaise. Le 15 Septembre, considerant qu'en raison de la situation actuelle des rapports politiques d'Haiti avec l'exterieur,la prudence commandait d'etablir dans un lieu de surete, des depots pour recevoir les archives publiques, le materiel des arsenaux et des magasins de l'Etat et de preparer surtout un asile propice pour y transporter au besoin le siege du gouvernement, la Chambre rendit la loi suivante:
Article 1er- IL SERA FONDE A LA COUPE UNE VILLE QUI, EN MEMOIRE DE L'ILLUSTRE FONDATEUR DE LA REPUBLIQUE,SERA NOMMEE PETION.
Le Senat accepta cette loi, le 22 septembre et le President la promulgua le lendemain.
La ville fut en effet tracee sur sept carreaux de terre de l'habitation la Coupe formant le plateau de la propriete, et LES RUES RECURENTLES NOMS DES PERSONNAGES QUI AVAIENT LE PLUS FIGURE DANS NOTRE DRAME REVOLUTIONNAIRE A PARTIR DE 1791.On commenca la construction des edifices publics: Palais National, eglise, magasin de depot. Des emplacements furent vendus en grand nombre a des citoyens du Port-au-Prince qui y batirent des maisons; et aujourd'hui la Coupe est un lieu de plaisance ou on va generalement en changement d'air."
J'arrete la les references au tome 7 d'HISTOIRE D'HAITI du premier Historien haitien Thomas Madiou.
Trois elements de taille a retenir cependant pour la comprehension:
1- On decida de construire Petion-Ville pour parer a une eventuelle attaque des Francais.
2- On decida de nommer la ville en honneur a Petion.
3- Les rue recurent les noms de personnages ayant figure dans le drame revolutionnaire.
Venons donc maintenant aux noms des rue de la ville de Petion, apres ce petit rale que tu as du apprecier, Norluck, je suis sur.
Pourquoi ces noms? Pourquoi pas les noms de Dessalines, de Cristophe aussi fondateurs de la Republique?
La reponse est simple. Le nom de Dessalines etait banni en 1831
dans la cite et Christophe avait ete ennemi de la Republique de l'Ouest. Il etait normal, tu conviendras, qu'on ne puisse nommer les rues de la ville avec les noms de Christophe et allies mais plutot avec les noms des generaux allies a Petion et a Boyer.
Pourquoi les rues n'ont que des noms de personnes mulatres?
Ce n'est pas vrai. Passons donc en revue quelque noms:
Rue Metellus- Metellus etait un noir. Il y a parente la avec Jean Metellus l'ecrivain.
Rue Louverture- Il s'agit la de Toussaint Louverture et non d'un general mulatre comme a voulu le faire croire Mr Dahomey qui affichait un peu de mauvaise foi, je pense.
Rue Moyse- La, il s'agit d,un autre Louverture, neveu de Toussaint, et si tu remarques, on a tout simplement nomme la rue Moyse pour ne pas confondre avec Toussaint.
Rue Darguain- Arguin, on me dit etait une ile en Afrique,ou on menait les esclaves pour etre transportes a St Domingue. La rue serait nommee pour ce noir qui venait d'Arguin, d'ou le nom Darguin.
Rue Lambert- Lambert etait un noir.
Rue Magny- Je ne suis pas sur, mais on me dit que Magny serait un noir.
Rue Rebecca- Il parait que Rebecca etait un noir.
Rue Chavannes- On connait l'histoire d'Oge et de Chavannes. Chavannes etait un noir.
Voici pour les Noirs, si toutefois, il n'y aurait pas d'autres.
Yo pat mete Boukman. Ne me demande pas pourquoi.
Je vois deja ta conclusion, puisque tu ne sembles avoir qu'un track mind.
Continuons...
Pourquoi tant de noms de mulatres, maintenant?
Referons nous encore une fois a Thomas Madiou dans le tome 3 cette fois-ci de son manuel d'HISTOIRE D'HAITI.
Dans la page 150, Norluck, tu pourras retrouver tous les signataire de l'acte d'independance d'Haiti du 1er Janvier 1804.
Madiou les reprend pour nous:
" Fait aux Gonaives, ce 1er Janvier 1804 et le 1er de l'Independance d'Haiti.
Signe: Dessalines,general en chef; Christophe,Petion, Clervaux,Geffrard,Vernet,Gabart, generaux de division;
P.Romain, E. Gerin, F.Capoix,Daut, J.L.Francois,Ferou, Cange,
L.Bazelais, Magloire Ambroise, JJ Herne, Toussaint Brave, Yayou,generaux de brigade;Bonnet, F.Papalier, Morelly, Chevalier,Marion adjudants-generaux;Magny, Roux, chefs de brigade; Chareron, B.Loret,Qenez,Makajoux,Dupui,Carbonne,Diaquoi aine, Raphael, Mallet, Derenoncourt; officiers de l'armee; et Boirond Tonerre, secretaire.
Je ne sais pas si tu as remarque, Norluck, mais il y a beaucoup, et certainement plus de mulatres que de noirs a avoir signe l'acte de l'independance d'Haiti.
Cela veut dire quoi?
Cela veut dire que les mulatres ont joue un role capital dans l'independance d'Haiti. Sans l'union sacree des Noirs et des Mulatres, il n'y aurait pas eu d'independance d'Haiti. J'espere que tu as compris cela, Norluck.
Aujourd'hui, on a tendance a oublier le role important qu'ont joue les mulatres dans l'independance d'Haiti alors que sans les mulatres, il n'y avait pas de 1er Janvier 1804. C'est dommage que l'Haitien ne comprend encore que sans l'union dans ce pays, il sera difficile a Haiti d'avancer. On prefere parler d'apartheid social etc... et faire comprendre au mulatre que le pays n'est pas a lui,bla bla,bla....
Puisque tu aimes poser des devinettes, Norluck, je voudrais a mon tour te poser une question: Es tu d'accord que sans les mulatres, il n'y aurait pas eu de 1er janvier 1804?
Bon...Pour revenir encore une fois au nom des rues de Petion-Ville, Norluck:
Tu as remarque, mon Frere, que de tous les noms signataires de l'acte de l'independance, qu'il y a au moins 7 ou 8 generaux qui retrouvent leurs noms a Petion-Ville.
Tu conviendras que c'est un hommage merite, quand-meme.
J'ai explique qu'on ne pouvait s'attendre a retrouver les noms de Dessalines et de Christophe ou encore de generaux qui auraient gagne les rangs de la Republique du Nord avec Christophe.
Politique... politique... encore qu'il y aurait eu d'autres noms de mulatres associes aux rue de PV comme celui de Boirond Tonerre fameux pour son " IL NOUS FAUT LA PEAU D'UN BLANC POUR ECRITOIRE......"
Il y a aussi la rue Gregoire a PV en faveur d'un blanc cette fois-ci, l'abbe Gregoire.
Ceci dit, on pourrait encore s'etendre d'avantage sur la matiere, puisque d'autres rues ont ete nommees apres comme la rue Borno ou impasse Claudinette Fouchard parce que tout simplement comme explication, cela arrive souvent en Haiti que la rue porte le nom de cette famille qui habitait principalement la zone.
Pourquoi pas Rue Magloire, Norluck?
Tout simplement parce que le President Magloire n'a pas habite Petion Ville.
Il faut pas aller chercher midi a quatorze heures, mon Frere.
En conclusion: L'aspect phisique de Petion Ville a completement change par rapport a ce que decrit Thomas Madiou en designant PV comme lieu de plaisance ou l'on va generalement en changement d'air.
Petion Ville est aujourd'hui ceinturee de bidonvilles. L'equipe Norluck, Dahomey et Julien n'ont pas trouve qu'il etait normal pour les habitants de Petion-Ville de se preoccuper de cette situation, preferant trouver a dire et a redire sur un systeme de shema colonnial perdurant a Petion-Ville.
Daly Valet avait bien cerne la situation pourtant avec son ras le bol que j'avais partage. Il avait vite ete taxe d'anti-peuple pour son edito.
Comme quoi, les citoyens concernes de PV,devraient accepter sans se preocupper sur les laideurs actuelles de Petion-Ville.
Non, messieurs, ce n'est pas serieux.
Du nivellement par le bas, on n'en a pas besoin.
Je ne vais pas etre plus long....
Merci de m'avoir prete ton attention, Norluck.
Cordialement.
Jacques.
P.S- L'arpenteur qui avait fait le plan de Petion-Ville n'etait autre que Louis Rigaud, fils du General Andre Rigaud. Un plan magnifique ou on pouvait voir la Place Boyer, le marche de PV,etc....
Le Palais National aurait ete la ou se trouve actuellement la caserne de Petion-Ville.
L'eglise St Pierre est aussi Pierre pour Jean Pierre Boyer.
Il parait que St Jean Bosco serait aussi Jean pour Jean Pierre Boyer. Je doute. Je ne crois pas que St Jean Bosco existait encore avec Boyer, President.
Petion-Ville etait une fierte haitienne. Puisse t'elle encore l'etre.
Je ne veux pas croire qu'elle est perdue....
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Norluck,
1-Je vois que tu voudrais deja enterrer Petion-Ville avec ton requiem. En quelque part, j'ai l'impression que tu te rejouis de voir PV, reduit a cet etat bidonvilise et poussiereux.Les murs sont tombes et le shema colonial s'est effondre a PV avec le seisme, sembles tu vouloir nous dire. Si tu t'en rejouis, tel n'est pas le cas pour moi. Je reve encore du Petion-Ville d'antan ou la ville etait propre et jolie avec ses Places publiques depourvues du spectacle auquel nous assistons aujourd'hui.
A chacun donc, sa vision.....
Je suis content cependant d'avoir resolu ta devinette. Mwen pat bwe poi et la verite historique, quoique imparfaite, est desormais connue.
2-Le FAUX ajoute a d'autres faux, nous dis-tu?
Petion etait un des peres fondateurs, Illustre Heros de l'Independance d'Haiti. Il n'etait pas le seul, certes, mais Illustre Heros quand meme. Ou se trouve le faux, la?
Les archives ne furent jamais deplacees a PV parce que, une fois la menace francaise dissipee, on abandonna le plan de deplacer la capitale vers Petion-Ville.
3-Qu'il y aie un probleme Noir Mulatre en Haiti, c'est vrai. Il y en a eu hier, il y en a aujourdh'ui et il y en aura surement demain, mais je n'en fais pas une affaire d'etat. Il y a des prejuges partout dans le monde. Travaillons alors comme Martin Luther King esperant un monde where people will not be judged by the color of their skin, but rather by the content of their caracter.
4-Je t'ai pose une question, tu es passe par une tangeante plutot que de la repondre, mais cela aurait ete tellement simple de dire: oui, c'est vrai puisque c'est une verite et non un FAUX. Admettre pour toi est a ce point difficile, mon ami?
Mais, c'est justement la le probleme: De ne pas reconnaitre et ne pas glorifier cette union sacree des Noirs et des Mulatres qui aura forge l'independance haitienne.
Noirs et Mulatres, Haitiens authentiques, Heros de la Republique....
Je te repose une deuxieme fois la question puisque tu n'as pas repondu: Y aurait-il eu independance d'Haiti en 1804 sans l'union des Noirs et des Mulatres?
5-Mulat te moun anba, Neg Nwa te moun anba en 1804 et subitement avec l'assasinat de Dessalines en 1806, le mulatres sont devenus Neg anwo et les Noirs sont devenus Neg anba selon toi. Bon...
Mon Frere, je te dirai que tous les signataires de l'acte de l'independance, Noirs et Mulatres, etaient deja des Negs Anwo, forts de leurs grades de Generaux.
Je vais te citer l'Historien Alix Mathon pour que tu puisses comprendre.
" Le Pouvoir (Dessalines) entreprit de distribuer les terres nationalisees.
Il fut donc reserve, a l'armee, l'exclusivite dans ce partage de pere de famille. Les generaux, bien entendu, se reserverent la part du lion, et les autres officiers en prenaient pour leurs grades. A ce train, il devait avoir des oublies.
Tout naturellement ce fut les petits soldats...cette pietaille"
C'etait pour te faire comprendre qu'on n'avait pas attendu 1806
pour faire des Negs d'anwo et des Negs d'anba.
6-Au niveau des exemples que tu as choisi pour illustrer apartheid social, on pourrait aller on and on avec des exemples in reverse,
donc, je ne m'y attarderai pas.
7- Mouvement GNB 2004-
L'essence portait essentiellement sur un retour avant 1946, tu nous dit. Bon Dieu! Faisais-tu parti du GNB pour le savoir?
Bon, voila un mouvement qui reunissait toutes les couches sociales de la Nation, tous les secteurs de la societe civile, mais tu as prefere y voir seulement un effort pour aller a l'avant 1946. Il ne faut pas etre obsede, mon Frere.
Bon, tu n'es pas d'accord qu'il y a eu de la mediocrite et de l'incompetence durant ces 50 dernieres annees? Il y aurait FAUX la? C'est mon opinion aussi que nous avons regresse. Compare donc avec la Republique Dominicaine.
Pourquoi pas le pouvoir aux plus cabables? Noirs ou Mulatres.
Le pouvoir aux plus capables pour le plus grand nombre et l'interet general. Nous aurions mieux avance comme ca. Nou pa lan pati national ou pati liberal la'w non.
8- Oui, je connais beaucoup de mulatres qui ont vote pour Titide en 1990. Ils croyaient qu'il pouvait faire avancer Haiti...
D'autres se sont battus pour le retour a l'ordre constitutionel.
Ils ont ete decus, entre nous. Tu ne trouves pas qu'ils auraient du l'etre ?
9- Finalement, Norluck, je te crois obsede non seulement par la religion Vodou, mais aussi par cette question de couleur.
Tu as envoye deux fleches,sans peut-etre meme le savoir, l'une a JJJ et l'autre a Daly Valet. A JJ,tu lui disais, attention pou yo (neg anwo) pa utilise'w et a Dany tu disais attention pou petionvillois (neg anwo) pa di'w se ne neg anba ou ye. Tu n'as pas employe ces termes, bien sur, mais j'ai traduit pour toi. Il y a pour toi cette obcession de categoriser, je trouve. Connaissant ces messieurs, ils sont bien dans leur peau, ils n'en feraient jamais un cas, mais comment JJ pourrait il etre exploite et qui viendrait dire a Daly qu'il n'a pas sa place a Petion-Ville?
Bien, discutter de problemes sociaux ou de prejuges est souhaitable, ne serait-ce que pour vider contentieux, s'il y a, pour faire avancer notre pays, mais se laisser obseder par ce probleme est tout aussi nefaste, puisque en fin de compte, nous perdons de vue les vrais problemes de notre pays.
Bon, c'est tout pour aujourd'hui, mais de toutes les facons, je demeure a ta disposition pour discutter et debattre de ce que tu voudras.
Cordialement.
Jacques. . |
From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
To: haiti-...@googlegroups.com
Sent: Sun, May 2, 2010 12:09:24 PM
Subject: Re: [www.haiti-nation.com] Requiem pour Petion-Ville
- L'obsession est la fixation de l'idée. Je suis un obsédé de la recherche de la vérité. Un chercheur, trouve et dit ce qu'il trouve comme vérité. Il sait qu'il n'est pas le détenteur de LA VERITE. Des théories qui firent école, hier, sont devenues obsolètes, à force de nouvelles découvertes. Je suis un chercheur en Anthropologie qui partage avec mes frères et soeurs Haitiens, mes trouvailles sur le Vodoun, un thème villipendé. Si tu trouves cela une obsession. Je suis plus qu'obsédé. C'est une passion. Et, j'en suis fier.
- Je ne suis jamais prisonnier des clichés. Ton "Union Sacrée des Noirs et des Mulâtres" tant chantée depuis toujours dans nos littératures orientées, ne me dit rien du tout. Il y a eu, selon moi, une alliance conjoncturelle qui dura très peu. Les hésitations (la révolution manquée) de Toussaint l'avaient conduit à Fort de Joux. Les compromis de Dessalines (il laissa les pretres et les professeurs et tant d'autres) lui ont valu le Pont Rouge. Ce sont ceux qui vont lui diaboliser dans l'histoire. La vérité (comme le soleil) finit par éclater, en dépit de la volonté de Pétion, sa clique et ses héritiers politiques de bannir son nom (le cacher avec leur doigt) dans l'histoire. On est là aujourd'hui pour prendre appui sur le passé, pour comprendre le présent et envisager l'avenir. Sans histoire, sans mémoire. Sans mémoire, sans Avenir. Une histoire faussée ou dite en véritée biaisée conduit nécdessairement à des erreurs d'appréciation.
- J'ai souligné à l'encre rouge le terme L'ILLUSTRE FONDATEUR dans l'article 1er de la loi votée par le Parlement sous Boyer qui se réfère à Pétion. Mes maigres notions élémentaires de droit me fournissent les éléments de ma réaction. L' ... article défini de ILLUSTRE FONDATEUR. Je vois que tu as repris avec le mot HEROS. Je tiens encore à ce que j'ai écrit précédemment. Il fut, certes, l'un des pères fondateurs de la République. Pourquoi l'élite politique et le leadership social de l'époque octroyèrent-ils ce titre de ILLUSTRE FONDATEUR à Pascal Sabès dit Pétion?
EDIKASYON SE SOLISYON Toutan ou pa ka bare solèy ak pla men, wou pap janm ka anpeche moun gade pou wè klè Menm PARAN pa ka viv pou pitit toutan. Paran ka sèlman travay pou devlòpman timoun, nan yon fason lè li rive majè pou li pran renn lavi li. Se timoun nan ki pou profite nan edikasyon para nap ba li, pou li rive yon nonm demen. San edikasyon, menmsi paran ta ba li anpil ja lajan, lap, timoun sa a pap ka jere li, lap gagote tout, epitou, li degrenngole desann, chita sou dèyè vin pòv. Se menm jan ak yon Nasyon. Menmsi Etazini ak Kanada ki se peyi rich, ta bay Ayiti nan jenerozite yo, mwatye nan bidgè yo, anpil milya, si Ayisyen pa montre matirite li, nan zafè ekonik osinon jesyon,, lap fè sèlman 10 an a 25 ap gagote lajan epitou kon lajan fini, li retounen nan menm plas mizè. Wou ka achte diploma men wou pa ka achte konesans. Menmsi Japon ta alfate tout Ayiti, si Ayiti pa gen moun pou pran larelèv nan antretyen ak reparasyon rout yo, apre 25 an tout alfat kraze, pa gen rout. Chanjman pèp Ayisyen ap soti nan mitan tout Nasyon, nan kole zepòl elit dirijan ak pèp nan ba li pen lenstriksyon ak edikasyon valab pou li demare sou rout pwogrè ak devlòpman. Kebek te rive fè revolisyon pa tou. Anpil profesè Ayisen te kontribye nan zafè edike elèv nan Kebèk pou konbat analfabetis. Japon te Bay anpil elèv japonè bous pou ale etidye na peyi loksidan, lè yo te tounen, Leta Japonè ba yo bon jan ankadreman, li di yo mesye, ponn tout konensan tale pran lòtbò . Se konsa nan kèk ane Japon te vin yon pisans ekonomik. Sou Prezidan Manigat, mwen rankontre nan Newyork ak Boston, Etidyan Ayisyen ki te jwenn bous vini etidye,. Men apre Prezidan Manigat te vin tonbe, tout elèv tè retounen pou represyon. Yo tout te rete nan peyi Etazini. Jan yon ti blag di : teyorikman, li egziste twa klas, blan, Afranchi ak esklav, men pratikman an Ayiti genyen de klas; klan blan ak esklav, si yon esklav bezwen afranchi tèt yo, se jwenn yon vizan vwayaje nan peyi etranje. Enben etidyan sa yo te Afranchi tèt. Paske genyen yon lwa ki vle, revolisyon manje pwòp pitit, sa menm kanibal pa janm fè, manje manm pwòp tribi pa li. Antouka, yon rekò 31 ranvèsman, 23 ekzil, twa asasina prouve sa.
Men si nou chita toujou nan menm vye routin nan anyen pap janm chanje. Routin ki fè yo kwè nan: 1) Teyori twa A, Ameriken, Ame, Ajan pou konkeri pouvwa ale fè revolisyon palè 2) Nan andoktrinman elèv, drese moun kon bèt, pou li tounen domestic kap viv nan linosans ki fè yo pase akote edikasyon enstriksyon, fòmasyon, edifikasyon epanouyisman ki menen nan chanjman. Andoktrinman pou kale zonbi tèt atè osinon mons malfini manje tipoul 3) Nan yon sistèm edikasyon baze sèlman sou memwa pou resite leson, kote elèv robo 100 mèg memwa afè etalaj konesans site gran otè sèlman pou fè yo gen konesans, yo moun save distenge kip a kanmarad lòt osinon pou pote boure apiye gouvènman fantòch pou rive fè gran manjè nan revolisyon pale, tè glise, monte jodi tonbe demen. 4) Fòmil resèt majik kon li cho li kwuit osinon fòmil règ syans natirèl ki jere lanati, pou ale jere moun ki gen volonte, emosyon ak libète 5) Teyori nyaj vid kap depase tout tan 6) Konbat tout moun ki lespri sou preteks ke yo ka gen anbisyon pou rive sou pouvwa. Men se yon bagay mwen konnen, toutan wou pa ka bare solèy la ak dwèt, wou pap janm ka anpeche moun wè klè. Se yon bagay enposib menm jan yon ki tan fantas gen menm laj ak papa li. 7) Nan lajan sèlman pou bati yon Nasyon, alòske se lajan ki fè moun, se moun ki te fè lajan nan Chin ak Inde nan lan 500 avan Jésus christ. Avan sa te gen anpil lòt sivilizasyon florizan. Edner Saint Amour--- En date de : Lun, 3.5.10, Max Jeanty <madma...@yahoo.com> a écrit :
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À : haiti-...@googlegroups.com |
PFA,
Je te remercie pour ta question et permets moi de te dire au prealable que j'avais particulierement apprecie ton beau texte sur Petion-Ville.
Pour ta question a savoir pourquoi il y avait plus de Generaux mulatres que de noirs signataires de l'acte de l'independance?
Je dirais en me fiant a mon bon sens et a mon intelligence, sans pretendre cependant etre plus intelligent ou avoir plus de bon sens qu'un autre, ceci:
Les mulatres, fils de Blancs de la colonie avaient de meilleures opportunites de tirer avantages de cette affiliation parentale au blanc.( affranchi libre, instruction ) .
Ces avantages de depart facilitaient, j'estime,leur integration dans l'armee des Blancs au depart a des postes de commandemant.
J'aurais mieux souhaite voir des Historiens de la trempe du Professeur, Manigat, georges Michel, ou Georges Corvington repondre a cette question.
Peut-etre qu'ils le feront.
En attendant, c'est ma reponse mais pas necessairement la meilleure.
J'en parlerai a Georges Michel. C'etait une bonne question qui merite d'etre approfondie.
Je te remercie PFA.
Cordialement.
Jacques..
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Norluck,
Je te remercie pour ta reponse civile et courtoise.
Tu me permettras cette fois-ci de prendre en compe seulement tes commentaires sur le GNB, La Republique Dominicaine, et les derniers 50 ans de mediocrite et d'incompetence que nous avons connu.
J'estime que nous avons suffisemment debattu Petion et Petion-Ville pour y rester encore. Bien.....
Je commencerai par la question de la Republique Dominicaine. Contrairement a toi, je crois qu'il y a tout a comparer avec la Republique Dominicaine. Sur le meme zile, comment se fait-il qu'en l'espace de ces 50 ans derniers. nous avons, en termes de developpement economique, accumule un retard de cents ans?
Que le pouvoir aie ete noir ou mulatre pendant ces 50 dernieres annees, ce n'est pas ce qui m'interesse.( encore une difference entre toi et moi, je ne me laisse pas obnibuler par une question de savoir si le pouvoir etait noir ou mulatre, mais je sais que je suis Haitien, et justement c'est en tant qu'Haitien
que je ressens cette peine immense que nou betize pendant justement ces 50 dernieres annees d'incompetence et de mediocrite.
Qu'on le veuille ou non, l'age d'or du tourisme haitien s'est situe pendant la periode D'estime et de Magloire. OOPS, 2 Noirs pendant que j'y pense....
C'est que Estime avait des idees, mon Frere. Progressiste et visionnaire...
c'est le moins qu'on pouvait dire d'Estime, et le President Magloire avait eu le merite immense d'avoir poursuivi l'oeuvre d'Estime. On ne voit plus ca encore de nos jours. Maintenant, Il faut a tout prix detruire l'oeuvre du predescesseur.
Le Bicentenaire, une realisation extraordinaire du President Estime.....
Elle etait si extraordinaire que les Dominicains ont cru bon de la copier a cette epoque pour construire leur Marecon, aujourdh'ui encore, une fierte dominicaine. Qu'avons nous fait de notre Bicentaire, nous Haitiens?
Tu te rappelles de la musique du pere de notre Compas Direct, Nemours Jean Batiste avec son fameux:
LA SALINE GEN POUL FE YON SEL AK BICENTNE,
BOULE, BOULE FRANCOIS, PEP OU ENSAM DEYER'W.
Waye.... c'en est fait....
La Saline a fait un avec le Bicentaire, dans la boue et dans la crasse, j'ose dire. Nemours Jean Batiste pat konen li te ka prophete kon sa, dans son temps.
Voici pour toi, Norluck, les 50 dernieres annees de mediocrite et d'incompetence.
Et tu voudrais que je veuille que Petion-Ville devienne comme ca aussi?
Revenons aux Dominicains, maintenant....
En 1950, ils nous copiaient.
En 2010, ils nous ont depasse de cents ans a cause de 50 ans de mediocrite et d'incompetence de nos Gouvernants.
Et tu voudrais apres ca, que je ne dise pas qu'il y a eu mediocrite et incompetence pendant ces 50 dernieres annees de kraze-brize....
Bon... tu fais une approche cependant qui retient mon attention...
COLONISATION FRANCAISE- COLONISATION ESPAGNOLE.
Granneg Latortue, dans le temps, avait fait remarque que toutes les colonies francaises devenues independantes etaient restees terriblement sous-developpees alors que celles espagnoles et british n'avaient nullement subi ce sort.
La question etait au moins d'analyser pourquoi, mais je lui avais vite dit que ce n'etait pas le cas pour la Martnique et la Guadeloupe....
Voila que tu reviens avec cette these, meme si un peu differente.
Je ne saurais dire si tu as raison, cependant j'ai developpe ma propre these moi-meme sur la problemqatique haitienne-dominicaine.
Je me disais que d'un cote, l'esclavage etait dur et brutal avec la culture de la canne a sucre et que de l'autre cote, l'esclavave etait plutot docile avec leurs occupations d'elevage d'animaux (Boeuf et autres).
L'experience esclavagiste de l'ante 1804 aurait fasconne de maniere differente les deux peuples. L' Haitien aurait developpe une mefiance terrible pour l'Etranger tandis que le Dominicain aura dans son histoire post 1804
toujours une demande de cooperation, partenariat, tutelle avec l'etranger.
Cette mefiance n'a jamais existe chez elle. Elle etait toujours ouverte aux invitations. D'ou pour moi, les Dominicains auraient developpe une mentalite plus ouverte,considerant leur experience coloniale..
Je prends un exemple: Il y a eu des deux cotes de l'ile occupation americaine a peu pres a la meme epoque 1915-1932.
Les Americains ont dans les deux pays debarque avec leur baseball.
Aujourd'hui, les Dominicains se font une fortune avec le baseball, alors qu'en Haiti ce jeu a disparu. Je m'imagine seulement, rebelles que nous sommes, le baseball etant le jeu du Blanc, nous l'avons rejette tandis que le Dominicain y avait vu lui-meme une opportunite.. C'etait un exemple entre autres pour montrer que l'Haitien avait cultive une mentalite de mefiance fasconnee par son experience esclavagiste comparee a une mentalite d'ouverture du Dominicain.
Ma these vaut ce qu'elle vaut, tout comme la tienne d'ailleurs.
Je pourrais ajouter encore...
Demandez (un Blanc) a l'Haitien L'ile de La Tortue-
Son premier reflexe: Terre de Dessalines.
Demandez au Dominicain la meme question
son premier reflexe: Combien?
Fermeture et ouverture consequence d'experience propre a ces deux pays.
C'etait une these que j'essaierais bien de sortir pour un doctorat, si jamais a mon age je decidais de retourner a l'universite.
L'experience coloniale qui aurait fasconee des mentalites.
Experiece coloniale francaise....
Experience coloniale espagnole...
Experience coloniale British ou portugaise ou encore hollandaise.
Nap trip....
Anyway, mwen pap rete, mwen fek senti yon secousse de tremblement de terre la'w.
Mwen pap rete anba beton enko. Eh, pito'm kouri.
M'ale.
Ce sera pour demain cette histoire de GNB.
Cordialement.
Jacques. |
Fapy , est ce que c est normal qu’Air France n ait pas donne d explication ? Observatrice des haitiens depuis 43 ans je ne pense pas que les haitiens soient complexes bien au contraire.
Natania ETIENNE
De : haiti-nation@googlegroups.com
[mailto:haiti-nation@googlegroups.com] De la part de PFA
Envoyé : 3 mai 2010 19:57
À : haiti-nation@googlegroups.com;
vin...@yahoogroupes.fr
Objet :
[www.haiti-nation.com] Re: Re: Requiem pour Petion-Ville
(PFA)
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Fapy , est ce que c est normal qu’Air France n ait pas donne d explication ? Observatrice des haitiens depuis 43 ans je ne pense pas que le s haitiens soient comp le xes bien au contraire.
Natania ETIENNE
De : haiti-nation@ goog le groups.com [mailto: haiti-nation@ goog le groups.com ] De la part de PFA
Envoyé : 3 mai 2010 19:57
À : haiti-nation@ goog le groups.com ; vin...@yahoogroupes.fr
Objet : [www.haiti-nation.com] Re: Re: Requiem pour Petion-Vil le (PFA)
Jacques,
Merci beaucoup de cette tentative de reponse. Je pense que tu as tape dans le mil le . Les liens parentaux et le ur instruction le ur ont, sans aucun doute, facilite l'integration dans l'armee des blancs; j'aimerais bien que professeur Manigat ainsi que Georges Corvington et Georges Michel contribuent a ce debat qui nous est si salutaire.
Je te remercie de ta contribution a ce debat. J'en ai tel le ment appris sur Petion-Vil le et sur l'histoire d'Haiti. Je compte sauvegarder toutes le s interventions autour de ce debat pour y revenir a une date ulterieure.
J'ai une autre question pour toi: je sais que le blame game ne servira pas a grand chose et qu'il nous faut avancer de l'avant si nous ne voulons pas rater le 21eme siec le , en ce sens je te rejoins quand tu dis que, contrairement a Norluck, noirs ou mulatres ce n'est pas l'importat pour toi. Mais ne penses-tu pas qu'il nous faut rebattre le s cartes si nous voulons avancer, aussi douloureux que cela puisse etre? Et je pense que la meil le ure facon de s'y prendre est de repenser l'eco le haitienne. Car le s haitiens en general ont de gros prob le mes de self esteem. Je te donne un examp le .
Il y a quelques semaines, une tres bonne amie a moi qui avait ete en Haiti pour des affaires etait a l'aeroporrt Mais gate pour son vol de retour. Pendant qu'el le y etait, un employe de Air France annoncait que tous le s vols sur Paris through Pointe a Pitres etaient annu le s. Alors le s haitiens furieux et decus commencaient a protester et a lancer des cliches du genre "bagay sa yo pa fet nan ankenn peyi nomal", "se sel ayisyens yo ka fe sa"....Ce n'est qu'en arrivant a NY que mon amie a vu a la te le qu'une eruption volcanique rendait tout voyage en Europe impossib le .
Il nous une eco le capab le de nous guerir de ces b le ssures post colonia le s et de nous reconcilier avec nous memes.
Prends soin de toi!
PFA
From: JACQUES MALI <jak...@yahoo.com>
To: haiti-nation@ goog le groups.com
Sent: Mon, May 3, 2010 11:04:56 AM
Subject: Re: [www.haiti-nation.com] Re: Requiem pour Petion-Vil le (PFA)
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PFA, Je te remercie pour ta question et permets moi de te dire au prealab le que j'avais particulierement apprecie ton beau texte sur Petion-Vil le . |
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Pour ta question a savoir pourquoi il y avait plus de Generaux mulatres que de noirs signataires de l'acte de l'independance? Je dirais en me fiant a mon bon sens et a mon intelligence, sans pretendre cependant etre plus intelligent ou avoir plus de bon sens qu'un autre, ceci: |
Les mulatres, fils de Blancs de la colonie avaient de meil le ures opportunites de tirer avantages de cette affiliation parenta le au blanc.( affranchi libre, instruction ) . Ces avantages de depart facilitaient, j'estime, le ur integration dans l'armee des Blancs au depart a des postes de commandemant. J'aurais mieux souhaite voir des Historiens de la trempe du Professeur, Manigat, georges Michel , ou Georges Corvington repondre a cette question. |
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Peut-etre qu'ils le feront. En attendant, c'est ma reponse mais pas necessairement la meil le ure. |
J'en par le rai a Georges Michel. C'etait une bonne question qui merite d'etre approfondie. |
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Je te remercie PFA. Cordia le ment. Jacques..
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Haïti-Nation change de peau!
Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site http://www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos commentaires et analyses, comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le goog le group Haïti-Nation.
Pour nous contacter : rl...@haiti-nation.com ou con...@haiti-nation.com
Max,
Goudou goudou rekomanse .
Celui d'y hier qui m'a surpris a mon bureau, a du etre de 4points 5. --- On Mon, 5/3/10, Max Jeanty <madma...@yahoo.com> wrote: |
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J'ai lu ça sur le web:
"Gouverner c'est prévoir et on sait depuis Talleyrand que "Les financiers ne font bien leurs affaires que quand les États font mal les leurs". L'échec du politque est patent parce qu'il a démissionné de son rôle en matière économique."
Et aussi ça :
"Paradoxe des défenseurs du libéralisme, il soutiennent une logique permettant à une seule personne de gagner 4 milliards de dollars en un an qui nécessite de maintenir un milliard d'humains avec un revenu d'un dollar par jour. Cette situation jugée scandaleuse en Afrique pour stigmatiser la fortune des dictateurs - et se donner bonne conscience - n'engendre aucune mise en cause. C'est légal - "astucieux" selon Obama - quand on fait des affaires. Le milliardaire a le droit de corrompre le dictateur mais le dictateur n'a pas le droit d'être corrrompu. Le plus infréquentable des deux n'est pas le plus inepte."

Lu sur le web :
Haiti: $70 million Port Development Project in Port-au-Prince with South Florida companies.
Haiti’s WIN Group and Miami-based Santé Holding Corp. on
Tuesday announced a $70 million project to redevelop Terminal Varreux,
Haiti’s largest privately-owned shipping terminal and port
facility.
This initiative, the largest private sector investment made public
in Haiti since January’s earthquake, will support relief efforts and lay
the foundation for the modernization of the country’s
shipping industry, said Youri Mevs, managing partner of the WIN
Group, a family-owned conglomerate.
WIN Group owns and operates Terminal Varreux, about two miles north
of Port-au-Prince’s main public port.
Résumé
en français de l'info.
Le goupe Win qui appartient à la famille Mevs possède un port prive en Haïti qui s'appelle Terminal Vareux.
Ce goupe Win avec des entreprises privées de Miami réunies sous le nom de Sante Holding Corp vont investir 70 millions de dollars US pour moderniser le port privé appartenant à la famille Mevs
Le port privé de la famille Mevs se trouve à quelques
kilomètres du port public (appartenant à
l'Etat)
Et
cette remarque à la fin de l’article :
This is what
Baussan did not want, he fought with Mevs. He wanted to continue
controlling the Port in Port-au-Prince. Préval was protecting Baussan,
unfortunately the earthquake changed the equation. Terminal
de Varreux is going to be Number ONE.
Traduction
:
C’est ce que Baussan
ne voulait pas, il s’est battu avec Mevs. Il voulait continuer à
contrôler le port de Port-au-Prince. Préval protégeait
Baussan, malheureusemennt le tremblement de terre a changé
l’équation. Le terminal de Varreux sera Numéro UN.
Tonnerre !
Toutes mes excuses.
Mais, comment ne pas être indigné face à cette réaction
d'Haïtiens qui se mêlent de querelle entre milliardaires,
alors que leur pays est en train d’être découpé en morceaux.
au profit de quelques-uns.
Où est-ce que ces gens ont appris à penser ?
Ne sont-ils pas capables de voir que ce projet ruine celui d’un port
national ?
Ne savent-ils pas que l’Etat a besoin de recettes pour fonctionner ?
Eux, qui passent leur temps à se plaindre –ou feindre de se
plaindre de la faiblesse de l’Etat-
ne sont-ils pas capables de comprendre, qu’encore une fois, c’est
l’Etat qui sort affaibli dans cette affaire ?
Et la population dont ils prétendent se soucier qui en
pâtira.
ll n'y a pas à s'en faire pour Baussan, on peut imaginer
qu'il trouvera sa part dans le gâteau de la
reconstruction.
Pourquoi dans le plan de reconstruction n’était pas inclus la modernisation du port national ?
Parce que l'Etat est corrompu ?
Parce qu'il est impossible de lutter contre la corruption
même dans l'Haïti d'après le 12
janvier?
Et le secteur privé il est tout blanc ?
Il paye ses taxes comme il le devrait ?
Il paye ses employés comme il le devrait ?
Les activités portuaires ne sont-elles pas génératrices de
recettes pour l'Etat ?
Les recettes ne peuvent pas servir à l'Etat pour mener une
une politique sociale ?
Dans quelles écoles ont été ces gens-là
qui se réjouissent de la victoire d'un groupe de milliardaires sur un autre
et ne réalisent pas qu'il s'agit d'un hold up sur les ressources du pays,
similaire dans ses conséquences à celui de l'importation du riz Miyami ?
VOIR Le
marché haïtien du riz : un cas emblématique de la
dérégulation capitaliste
Au moment où, vu la crise financière mondiale, -regardez la
Grèce-
l'ensemble des gouvernements du monde cherchent à remplir
leurs caisses
afin de conserver un minimum d'indépendance politique,
on trouve des infantiles pour se réjouir que Monsieur X ait gagné
sur Monsieur Y.
et que la Nation sorte perdante de ce deal.
Entendons-nous bien, M. Mevs a tout à fait le droit de développer son port privé.
Mais l'Etat haïtien devrait avoir également le même droit.
Ainsi la concurrence ne serait pas faussée, as they say.
D'autant plus qu'avec la "reconstrution",
on peut prévoir un développement des activités portuaires
génératrices de bénéfices importants
auxquels l'Etat renonce au profit d'un monopole.
C’est pathétique une telle absence de vision.
Ces gens-là , comme disait à juste titre Fidel Castro, sont des
analphabètes économiques .
Le groupe Win le sait bien.
Ca fait un moment qu'il "développe" Haïti et qu'il "win" (gagne)
et qu'Haïti "loose" (perd).

Cher ami,
Franchement Norluck, je ne sais pas si je dois rire ou sourire quand j'entends parler de 150 ans de pouvoir mulatre et de 50 ans de pouvoir noir. J'ai l'impression, en ce qui me concerne, que c'est de l'histoire a faire dormir debout les enfants. En admettant que Petion et Boyer auraient symbolise le pouvoir mulatre, pourrait-on en dire autant pour soulouque, Salnave, Salomon aux timon des affaires. Le parti national avec un certain courant ideologique plutot noiriste avait occuppe les devants de la scene specialement apres la defaite de Bazelais et de ses partisans du parti liberal. J'admettrais encore que l'occupation americaine nous aurait encore donne des Presidents mulatres, mais a partir D'estime, on a eu que des Presidents noirs.
Pouvoir noir - 50 ans?
Parle t'on d'ideologie ou de clan?
De toutes les facons, comment en dehors de toute partisanerie, ne devrait-on pas reconnaitre qu'on a regresse ces dernieres 50 annees? Je t'ai donne l'exemple du bicentenaire hier. 50 ans plus tard, qu'est-il devenu? Yon sèl ak La Salline....
2 occupations militaires etrangeres en l'espace de 10 ans a cause de nos desordres politiques.....
L'anarchie qui a remplace l'ordre et la discipline..,
De quelles preuves as- tu besoin encore?
On n'a pas besoin d'etre Nancy Roc, Michel Soukar, ou Bernadin pour le voir.
Ceci dit, j'admets que sous Jean Claude Duvalier, il y a eu des avancements economiques durant la periode des annees 1980.
Mais, parlons de pouvoir noir ces dernieres 50 annees.
Duvalier pere a eu sa clique de mulatre, et n'en parlons pas de Jean Claude Duvalier.
Aristide- pouvoir noir?
Notre Pere Prete President avait ses Mews, ses Vorbe, ses Gladys Lauture, ses Lavlanet, ses Trouillot et l'associe de Cambronne, que tu avais mentionne, qui tenaient bien la garde. Si, a la surface, ce sont les chimeres et Rat pa kk, qui dominaient la scene, lè li te bezwoin relax et pale parole serye, ce n'etait pas avec les chimeres. Le President Preval, de son cote, s'est retrouve aussi a l'aise avec ces memes Vorbe, Mews etc..
Meme en perdant les lavalas nette nan trou yo, il a pu quand meme se retrouver relax et se recuperer dans la tour des 2 brosses.
Tu as pu mieux observer que moi, mon frere, puisque tu te trouvais au palais.
Pouvoir noir- pouvoir mulatre- J'en ris, moi.
Tu me dis que Charles Henry Baker s'associait avec le commandant Pongnon pour reprimer dans le sang le mouvement syndical dans sa factorie a Cite Soleil. Je ne le savais pas, mais crois-moi, j'aurais ete l'un des premiers a le savoir. Tu t'es du tromper, car ses usines ne sont pas a Cite Soleil, mais plutot sur la route de l'aeroport a la rue Jean-gilles.
Pourrais-tu aussi nous lister les cents et plus lycees que Lavalas aurait construit et dans quel etat de fonctionnement sont-ils aujourdh'ui?. Nous aurions mieux apprecie.
Tu nous dis egalement que le GNB voulait revenir au statu quo ante de 1946?
Il te faudrait le prouver et non le dire. Tu le crois vraiment?
Un mouvement drainant toutes le couches sociales de la population avec le seul but d'arriver au statu quo ante de 1946?.
Et bien! Nou pa gen chans vre!
Le mal est vraiment infini et malfini, mon Frere.
Bon, je t'attendrai a la prochaine.
Cordialement.
Jacques. |
J’AIME HAITI J’aime Haiti pour etre le premier pays au monde A avoir accompli une revolution trois en une seule J’aime Haiti pour m’avoir donne la fierte noble D’etre citoyen de la premiere republique noire du monde J’aime Haiti pour m’avoir donne la fierte noble D’etre citoyen d’un pays père du Panamericanisme
J’aime Haiti parce que je suis le descendant de Toussaint Louverture Qui avait dit :en me renversant on n’abattit a Saint-Domingue Que le tronc de l’arbre de la liberte des Noires mais elle repoussera par ses racines parce qu’elles sont profondes et nombreuses
J’aime Haiti parce que je suis le descendant d’Alexandre Petion Qui avait dit : le peuple Haitien a fait l’Indpendance A l’univers entier et non seulement a la France Rien ne pourra le faire revenir de cette inebranlable resolution
J’aime Haiti parce que je suis le descendant de Jean jacques Dessalines Qui avait dit : je fais ce qu’il fallait faire Je me fiche de que dira la posterite J’aime Haiti parce que je suis le descendant de Beaubrun ardoin Qui avait dit : fais ce que tu dois, advienne que pourra
Mais je deteste le système politique qui repose sur la violence Sous l’effet de la deviation des ideaux des peres de la patrie Qui force tout le peuple a vivre sous le joug de la prostration Comme consequence de l’irresponsabilite crimiminelle des autorites
Edner Saint Amour--- En date de : Mar, 4.5.10, JACQUES MALI <jak...@yahoo.com> a écrit :
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Norluck,
J'ai pris bonne note de tes commentaires.
1915 etait encore une fois une consequence de nos desordres politiques.
Quand est ce que nous allons comprendre qu'il est temps d'en finir avec nos desordres?
Porte toi bien.
Cordialement.
Jacques. |
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Sur Anro anbaA On va regarder ca sous un autre angle sans vous contredire D’abord la notion d’en haut et d’en bas est relatif tout depend ou l’en est. Quand on est dans l’avion a une tres autre altitude, on regarde on ne voit que des nuages etant des coulettes d’eau, en Haut et en bas deecline un meme panorama. De plus, la notion d’en haut et d’en bas a un sens que par rapport au centre de gravite ou d’attraction d’une planete. Dans le vide eloigne des planetes si on lance un corps ca peut aller meme horizontalement. La force de gravite de la terre n’est pas la meme que la lune etant plus faible ou les objets peuvent meme voyager horizontalement. |
pour faire des Negs d'anwo et des Negs d'anba. |
Sur Aristide 7- Mouvement GNB 2004-
Quant a Aristide il a ete un mauvais choix du peuple qui se trompait. On ne peut donner a un poete de jouer le role d’un economiste. Ca n’a pas de bon sens. UN pretre est un homme de parole, de vertu, de morale alors que le politicien est un homme d’action. Un chretien surtout un chef religieux doit renoncer a la violence alors que le chef d’etat a le monopole de la violence. Comme Jesus disait, donnez a Dieu ce qui est Dieu, et a Cesar ce qui est a Cesar. Jesus fait le partage du pouvoir spirituel propre a un chef religieux et le pouvoir temporel propre a un chef d’etat. L’echec d’Aristide etait avant meme d’arriver au pouvoir, c’est le peuple Haitien qui ne pouvait le voir parce qu’il croit dans le DEUS EX MACHINA
Sur le vodou |
8- Oui, je connais beaucoup de mulatres qui ont vote pour Titide en 1990. Ils |
Quand au Vodou, il est mauvais socialement d’exclure ou de persecuter un groupe d’individus. Beaucoup de religions ont connu a l’interieur d’elles des changements, des evolutions positives comme le Hindouisme, le judaisme, le christianisme. Peut etre si avait pas l’habitude de persecuter le vodou, il y aurait deja des changements ou on conservera ce qu’il faut conserver, et modifier ce qu’il faut modifier. Si depuis depuis 1503 on combattait le vodou sans reussir a l’eradiquer alors qu’il resiste encore de nos jours, c’est preuve que la persecution n’est pas une strategie efficace. Viser un changement a l’interieur du vodou meme est le moyen de mettre fin a sa pollution comme toutes les autres religions ont pollue aussi. Quand a la superstition, pour le chretien, 7 est le chiffre de perfection, 66 le chiffre du signe de la bete, pour l’Americain, l3 est le chiffre de malheur, pour le Bokor le poupee est un signe de mauvais, pour les jeunes de ma generation, 13 est le chiffre de l’amour. Conclusion 7=13=66=poupee=superstition parce que tous sont des creations de l’homme et non divine, donc ces creations n’ont aucune puissance de mystere ou mystique+ Edner Saint Amour--- En date de : Lun, 3.5.10, Edner Saint-amour <edp...@yahoo.ca> a écrit :
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Date: lundi 3 mai 2010 11 h 47 |
From: Edner Saint-amour <edp...@yahoo.ca>
To: haiti-...@googlegroups.com
Sent: Wed, May 5, 2010 3:58:33 PM
Subject: Re: [www.haiti-nation.com] Requiem pour Petion-Ville