Je viens d'écouter ce reportage, cela ne changera jamais, car la plupart de nous ne veulent pas accepter que nous sommes un peuple malade et complexé. Seule une thérapie nationale par l’histoire, démontrant les effets néfastes de la colonisation, pourrait nous faire prendre conscience de notre état.
Comme exemple les mulâtres qui se rendaient en France pour étudier, vu leur âge avancé en comparaison avec les élèves français et le choc culturel qu’ils subissaient se faisaient appeler grimaud ou coquebin. Ceci voulait dire à l’époque : « crétin, nigaud, difficulté d’apprentissage, etc.» En retournant au pays ils attribuaient le mot grimaud à d’autres Haïtiens de couleur pâle mais en les différenciant par leurs cheveux et changeant l’orthographe du mot, soit grimeau qui devenait grimelle au féminin. Mot existant seulement en français-haitien, de plus ils ont spécifié pour faire la différence entre mulâtre et grimeau « sheve swa ( cheveux de soie), bon sheve en comparaison avec tèt krot (crotte) qui signifie tête caca et tèt grenn (des graines de poivres), tèt pwav etc. Ceci n’est même pas considéré comme du racisme, mais plutôt une
ségrégation accompagnée de la violence verbale. Ce qui veut dire un mulâtre se rapprochant du blanc par son apparence n’était pas considéré comme grimaud, d'après ces métis irresponsables de cette période de notre histoire, là encore une autre preuve de complexe d’infériorité. Les grimauds (grimeaux) et coquebins (kokobe) ont laissé des empreintes tout à fait tristes dans notre société. La couleur pâle du grimaud devenait le profil du " bon moun" et la déficience intellectuelle ou physique de quelqu'un devenait le profil du coquebin comme dans le cas de Marcel kokob.
Ce vocabulaire complexé a fait son chemin dans les jeux de billes ou "marble" (jouèt mab) le joueur le plus habile était un pirate et le maladroit était le kokob. Tandis que la couleur du "bon moun" est
recherché jusqu'à présent car la grande majorité d'entre nous veulent améliorer la race. Donc le peuple vivant au-dessous du seuil de la pauvreté est composé de "vyé moun" qui ne doivent pas avoir les mêmes faveurs que les"moun santi bon" car ce sont des "têtes crottes (tête caca)." Donc, nous avons deux types de bipèdes en Haiti, l'un d'eux est associé aux humains et l'autre aux animaux ( moun lèd santi fo, ki pa kon papye ijenik, kap itilise gren roch sho ou byen fèyi bwa, men'm fèyi kan'n).
Ceux-ci ne sont que des exemples de notre base d’évolution. Ne me dites pas qu’avec ces références et l’acceptation de nos élites de cette tradition que ce n’est pas normal d’avoir une population souffrant de la blancomanie? Nous avons hérité de trop de tares il faut avoir un gouvernement sérieux pouvant faire quelque chose, afin d’éliminer notre mentalité de race inférieure voulant se rapprocher du blanc tout en prenant un plaisir immense à dénigrer nos frères. Ceci est dû tout simplement à des traumatismes héréditaires. C’est pourquoi nous faisons toujours appel aux blancs pour régler nos problèmes. Pensez-vous qu’ils sont en notre faveur ou la leur?
Avez-vous lu dernièrement les recommandations de nos compatriotes concernant l’exploitation de nos mines? Beaucoup d’entre nous s’identifient aux blancs tandis que le peuple héroïque vit toujours comme des minables.
Certains enfoirés haïtiens veulent faire croire qu'ils sont différents des autres noirs aux yeux des blancs, quelle tristesse! Rendons-nous dans n'importe quel pays de blancs, il n’y aura pas d’exception pour nous.
En 2011, des pièces de théâtre sur la vente des esclaves, ou certains blancs étaient peints en noir avec une corde au cou tandis que d’autres les fouettaient, étaient encore à la mode en Suède. Ne fut-ce qu’une prise de position très médiatisée des étudiants africains pour contrecarrer cet acte insultant, il serait encore de mise. Je suis sûr que si l'un de nos compatriotes aurait vécu cette situation dans ce pays de blancs blonds au yeux bleus il serait offusqué par cette plaisanterie de très mauvais goût, à moins
que c'est une "peau noire masques blancs" (Frantz Fanon)
En 2005 au Canada un psychiatre du nom de Doc Mailloux affirmait qu’une étude universitaire confirmait que le quotient intellectuel des noirs était en moyenne inférieur à celui des autres races comme les blancs et les Asiatiques.
Ce qui veut dire que rien n’a changé pour certains blancs, nous sommes toujours des grimauds. Puisque les membres du gouvernement se considèrent comme des mulâtres et des grimauds cela veut tout dire.
Les représentants de la Minustah "volè kabrit" ne se feront pas fouiller à l'entrée des magasins et super marché, car " yo gen tèt swa", chose incroyable qui se passe en Haiti, des "massissi" ont violé un jeune homme à Port Salut et l'ont posté sur YouTube. D'autres ont été dénoncés au commissariat de P.V. en proposant à des jeunes de faire une course sans pantalon avec une bouteille de Beck's dans le cul et que le gagnant allait recevoir 300.00 dol. US. Des situations gênantes de la sorte mettent l'haïtien dans l'embarras pour informer les médias des propositions dégoutantes de ces personnages qui dépassent l'imagination. Il y avait même des rumeurs disant que les Bangladesh baisaient les chèvres. Ce sont ces corrompus et ces pervers ayant tous les vices du monde qui sont autorisés à entrer dans les
magasins sans se faire fouiller. Sans compter certains mulâtres déportés pour vols et voies de fait.
J'en reviendrai avec d'autres exemples sur le phénomène de l'éducation.
Quand est-ce, l’exploitation de notre peuple, encouragée par ces monstres locaux, se terminera-t-elle? Wa tande rèl!
Bonne soirée
Pierre André