Rappel : La question de couleur ....

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Harry Jean-Philippe

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Jul 9, 2011, 7:05:17 PM7/9/11
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le 11 Novembre 2010

En guise de réponse à Mr Jacques Théard

Comme je l'ai déjà établi dans un texte récent, j'ai compris la bourgeoisie qui a fait sienne cette vision d'une société compréhensible,harmonieuse et stable.Les sociologues, influencés par le fonctionnalisme structurel,sont émerveillés par ce qui fait bouger la société.Pendant longtemps, c'est cette approche qui a dominé la sociologie.Pour eux, merveilleux est le monde où tout est beau.

Mais depuis quelque temps, Karl Marx, Max Weber, W.E.B. Dubois, parmi d'autres,ont remis en question l'assomption d'un ordre "naturel" dans la société après avoir constaté que des modèles sociaux varient d'un endroit à l'autre et évoluent au fil du temps.

En outre, en mettant l'accent sur l'intégration sociale,le fonctionnalisme structurel tend à gommer les inégalités, fondées sur la classe sociale, la race,l'appartenance ethnique et le sexe - des divisions susceptibles de générer des tensions et conflits considérables.Cette emphase sur la stabilité au détriment du conflit et du changement donne au fonctionnalisme structurel son
caractère conservateur. En réponse à cette approche, des sociologues ont développé "le paradigme du conflit social" considérant la société comme une arène pleine d'inégalités qui engendrent le conflit et le changement. Cette approche complète le paradigme du fonctionnalisme structurel en mettant en relief non pas la solidarité, mais la division basée sur les inégalités.

Guidés par ce paradigme, des sociologues ont étudié comment des facteurs tels que la classe sociale, la race, l'éthnicité, le sexe et l'âge sont liés à la distribution inégale de l'argent, du pouvoir, de l'éducation et du prestige social. Au lieu de favoriser l'opération de la société dans son ensemble,l'analyse axée sur le conflit est sensible au déséquilibre permettant à quelques-uns de bâtir leur bonheur sur les malheurs d'une multitude.Cette approche interpelle les sociologues à attirer l'attention sur le conflit en cours entre les couches privilégiées et défavorisées - les riches face aux
pauvres, les blancs par opposition aux personnes de couleur, les hommes contre les femmes.En général, ceux qui sont au top s'efforcent de protéger leurs privilèges tandis que les infortunés essayent de gagner davantage de ressources Comme je l'ai déjà établi dans un texte récent, j'ai compris la bourgeoisie qui a fait sienne cette vision d'une société compréhensible,harmonieuse et stable.Les sociologues, influencés par le fonctionnalisme structurel,sont
émerveillés par ce qui fait bouger la société.Pendant longtemps, c'est cette approche qui a dominé la sociologie.Pour eux, merveilleux est le monde où tout est beau.

Mais depuis quelque temps, Karl Marx, Max Weber, W.E.B. Dubois, parmi d'autres,ont remis en question l'assomption d'un ordre "naturel" dans la société après avoir constaté que des modèles sociaux varient d'un endroit à l'autre et évoluent au fil du temps.

En outre, en mettant l'accent sur l'intégration sociale,le fonctionnalisme structurel tend à gommer les inégalités, fondées sur la classe sociale, la race,l'appartenance ethnique et le sexe - des divisions susceptibles de générer des tensions et conflits considérables.Cette emphase sur la stabilité au détriment du conflit et du changement donne au fonctionnalisme structurel son
caractère conservateur. En réponse à cette approche, des sociologues ont développé "le paradigme du conflit social" considérant la société comme une arène pleine d'inégalités qui engendrent le conflit et le changement. Cette approche complète le paradigme du fonctionnalisme structurel en mettant en relief non pas la solidarité, mais la division basée sur les inégalités.

Guidés par ce paradigme, des sociologues ont étudié comment des facteurs tels que la classe sociale, la race, l'éthnicité, le sexe et l'âge sont liés à la distribution inégale de l'argent, du pouvoir, de l'éducation et du prestige social. Au lieu de favoriser l'opération de la société dans son ensemble,l'analyse axée sur le conflit est sensible au déséquilibre permettant à quelques-uns de bâtir leur bonheur sur les malheurs d'une multitude.Cette approche interpelle les sociologues à attirer l'attention sur le conflit en cours entre les couches privilégiées et défavorisées - les riches face aux
pauvres, les blancs par opposition aux personnes de couleur, les hommes contre les femmes.En général, ceux qui sont au top s'efforcent de protéger leurs privilèges tandis que les infortunés essayent de gagner davantage de ressources pour eux-mêmes.

On voit aussi ces dynamiques en opération dans le secteur de l'éducation.Les familles privilégiées envoient leurs enfants dans les meilleures écoles et universités.Plus tard,on les retrouve dans des positions ou occupations qui confèrent à la fois du prestige et un revenu élevé.En revanche, les enfants des familles pauvres ne vont pas dans les meilleures écoles. En conséquence, ils sont moins bien préparés pour des études supérieures à l'université. Alors,
comme leurs parents avant eux, ces jeunes vont tout droit dans des emplois faiblement rémunérés. Dans les deux cas, la position sociale d'une génération est passée à une autre, avec les écoles justifiant la pratique non pas en termes de privilège, mais sur la base du mérite individuel.

Pendant le dernier siècle,dans plusieurs pays, des efforts
gigantesques ont été entrepris par des ouvriers,des femmes et diverses minorités ethniques pour améliorer les conditions de leur vie. Dans chacun des cas, cette approche a permis de voir comment l'inégalité et le conflit qu'il génère sont ancrés dans l'organisation de la société elle-même.

Enfin, de nombreux sociologues sensibles à cette approche ne se contentent pas seulement de comprendre la société, mais ils essayent de réduire les inégalités sociales. Karl Marx avait peu de patience avec ceux qui cherchaient seulement à comprendre comment la société fonctionne.Dans une déclaration bien connue (inscrite sur le monument au Cimetière Highgate de Londres), Marx a affirmé:

«Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde, de diverses manières; le point, cependant, c'est de le changer".

On reproche souvent aux théoriciens du conflit une certaine tendance à
sous-estimer, voire ignorer,l'importance des valeurs partagées comme
l'interdépendance pour engendrer l'unité entre les membres d'une société. En outre, on les accuse souvent de poursuivre explicitement des objectifs politiques, renonçant à toute prétention d'objectivité scientifique.

Bien entendu, les théoriciens du conflit sont mal à l'aise avec la notion que la science peut être "objective".Au contraire, soutiennent-ils que le paradigme du conflit social ainsi que toutes les approches théoriques ont des conséquences politiques, fussent-elles différentes.

Ce quadrillage sociologique est important pour dégager une perspective plus large sur le problème qui est essentiellement systémique. En d'autres termes,on doit neutraliser les sentiments personnels pour appréhender la crise dans toute son acuité en vue de déclencher urgemment le processus de conciliation nationale,
sous un leadership éclairé. Ce n'est pas trop demander à une bourgeoisie qui a compris que la boucle est bouclée et qu'elle est assise sur un barril de poudre.

Les chantages, les intimidations, les manipulations, la corruption,les pressions et les répressions peuvent réfréner la colère populaire,pendant un certain temps.Mais les désastres naturels sont impardonnables, n'offrant aucune garantie immunitaire aux
nantis.Quand tout le pays sera infesté de choléra, de malaria, de délinquance juvénile, de criminalité galopante, de chômage cuisant et de famine débordante;quand Haïti deviendra invivable,la bourgeoisie s'en ira comme des pigeons migrateurs chercher refuge ailleurs. Dans les deux cas, ce lugubre scénario ne peut pas réchauffer les coeurs.

La première République noire indépendante du monde est menacée dans ses fibres les plus profondes.Les Haïtiens sans distinction de couleur,de classe ou de crédo n'ont pas d'autre choix :qu'ils périssent sur ce lopin de terre, légué en héritage par les ancêtres ou qu'ils vivent ensemble dans un nouvel environnement où les droits de tous et de chacun à la vie, à la dignité et à la prospérité
sont garantis dans les lettres et dans les faits.

En dernier lieu, la bourgeoisie haïtienne n'a pas l'habitude d'investir son capital économique dans un agenda national de grandeur. Depuis plus de dix (10)ans, l'agronome Pierre N. Léger s'engage dans une rude bataille pour implanter un port en eau profonde et un aéroport international à Saint Louis du Sud.

Depuis 15 ans,des paysans qui ont investi le peu d'argent en leur possession attendent la construction du Port Saint Louis devant être le point focal de développement du grand Sud,apportant plus de 20.000 emplois directs dans la région.Ce port permettrait aux plus gros navires d'accoster en Haïti.

En conséquence, le fret pourrait être moins cher.En attendant,les charges au quai dans la capitale sont les plus élevées dans les Caraïbes.Par exemple,il coûte environs $815.00 pour décharger un conteneur de 20 pieds au port de Port-au-Prince, comparativement à $150.00 dans la République dominicaine.

La proximité d'Haïti aux États-Unis Amérique devrait être un argument de vente pour Le Port Saint-Louis.Par exemple,un container d'ordinateurs de la Chine déchargeant à Los Angeles, voyageant alors par camion, prendra un total de 45 jours avant d'atteindre New York.Tandis que les compagnies américaines peuvent expédier leurs marchandises vers Haïti, les faire assembler et les faire revenir
dans trois (3)jours à Miami ou six (6)jours à New York.

Ne serait-ce que par la seule construction et l'exploitation du Port
International Saint Louis,Haïti a de fortes potentialités pour être très compétitive dans l'approvisionnement du marché. Une fois le grand Sud décollé,les entrepreneurs dans le Nord voudront faire encore mieux. Malheureusement, la bourgeoisie dominant la classe des affaires ne l'entend pas de cette oreille. En conséquence, elle n'est pas disposée à investir un sou dans le projet.Est-ce le genre de bourgeoisie que la nation désire pour la création d'un pays normal? Absolument pas ... à moins qu'elle subisse une transformation radicale!

L'agronome Pierre N. Léger est un progressiste.Il en faut un autre ou deux comme lui dans cette bourgeoisie pour travailler économiquement au Relèvement et au Respect de la République.

Grande est la tentation de vider toute ma sacoche.Je dois m'arrêter là.

Harry E. Jean-Philippe

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