Marc Arthur, mwen konprann fristasyon 'w. Mwen kwe ke tout aysyen kosekan ta renmen we yo retire dwet yo nan zafe nou. Me pou sa rive fet, fok nou ka kanpe sou 2 pie nou e asime responsabilite nou.
Mwen pa vle imilye peson. Sa mwen te vle di, se ke le le li tan pou nou tout sispan ranse epi pou nou komanse travay tout bon vre pou retire yo nan peyi a.
Le ou gen yon abse sou ko ou, premye bagay pou fe se gade abse en fas, admet li la epi al kay dokte pou retire li. Menm si ou pa vle we abse a, menm si ou mete yon bel foula sou li, li la kan menm et lap kontinye gwosi.
An nou sispan mete foula sou dependans nou, an nou sispan aplodi politisyen malachtong kap bay gwo parol ki pa kanpe sou anyen. Tout se bla bla. An nou sispan bla bla, an travay pou konstwi peyi a. Tank n'ap kontinye panse nou indepandan, tank nou dako ke blan a finanse tout bagay depi yo "repspekte protokol", n'ap rete nan rans sa vitam eternam e se sa a menm blan a vle. An nou chanje mantalite nou! e an nou komanse konstwi peyi a.
Kijan pou sa fet? Mwen pa gen tout repons yo. Selman mwen ka di ke le yon jen gason oswa jen fi jwenn paran'l kap ede li pou l'al lekol, li kabap chwazi pou li al lekol tout bon pou li ka jwenn yon bon metye k'ap pemet li viv pou demen li pa bezwen kob paran'l enko; Tankou tou, li kapab pran menm kob sa a e chwazi pou'l ranse, depanse kob la nan manje chak jou ak gaspiye'l nan banboch elatrye, ki ap fel rete depandan de paran'l jouk tan paran yo di abraham se ase.
Menm si nou bezwen yo jodi a, nou dwe travay pou nou kapab kanpe sou de pie nou, ti pa ti pa, ak menm kob sa ke yo ban nou jodia. Sa vle di ilize kob la pou bati institisyon yo, voye ti moun yo lekol ak atire investisman kap pote developman. Kwelye a ke nou gen yon lot gouvenman ak yon lot kalite dirijan, mwen espere sa va rive fet.
Se sa mwen te vle di.
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Chia
L'histoire de la chia comme aliment remonte à plus de 3.500 ans Avant-Jésus Christ. Cultivée par les Indiens Aztèques, elle est actuellement développée au mexique, en Argentine, en Bolivie, au Vénézuéla et en Californie. Les montagnes haïtiennes se prêtent avantageusement à cette culture. On a eu des essais de récoltes réussies à l'Estère, à Beaumont, au Cap Haïtien, à la Gonâve, à Camp Perrin, à Jacmel, à Miragoâne, etc. Les résultats de laboratoire de l'Estère dépassent les normes internationales. Avec deux(2) récoltes par an la chia représente pour les fermiers haïtiens un aliment, une source de revenus et un produit d'exportation. Le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation disposera d'un personnel technique pour aider les cultivateurs de chia. Des semences de chia seront offertes gratuitement aux agriculteurs vivant à plus de 500 mètres d'altitude. Ils pourront sans engrais et sans irrigation obtenir deux à trois récoltes par an et vendre leur production à une compagnie installée en Haïti.

Jatropha Biocarburant
Jatropha biodiesel

Plantation de Jatropha
La production de biocarbures au coeur de la stratégie énergétique des Présidents Bush et Lula pour les Caraïbes offre à Haïti la possibilité de développer sa capacité énergétiques de cultiver des plantes oléagineuses comme le jatropha connu sous le nom de "gwo metsiyen". Cette plante qui pousse à l'état sauvage permettra de créer des emplois, de réhabiliter l'environnement, de changer le visage économique d'Haïti. Le MDN appuiera pleinement l'aide technique internationale et les investisseurs étrangers de l'axe Washington-Brésil désireux de jeter les bases d'un plan national d'installation de plantations bioénergétiques de jatropha en Haiti.

Magasins de l'Etat
FINANCE, ECONOMIE et DEVELOPPEMENT
La CREME de la CREME
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Nos Brillants Experts Financiers et Economistes Haitiens
The BEST in the World
La CREME de la CREME
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Toutes les Generations de 1803 - 2011
M. Abelard,
Je suis desolee mais je ne comprends pas votre question et je cite - "En quoi l'utilisation de la plateforme de la BRH va aider le beneficiaire pour lui imposer imposer un frais forfetaire?"
Quant aux precisions demandees - Les frais sont imposes a la source, peu importe ou la personne vit, c'est-a-dire, si cette mesure ne vise que la diaspora, comme vous le pretendez, pourquoi alors je suis obligee de payer ces memes 1.50 aussi, lors d'un tranfert national ou international... je vis pourtant en Haiti?
Je ne suis pas un expert en banking, cependant sans plateforme regulateur nous n'aurons pas les services tels que e-wallet et e-banking etc... avec lesquels plus personne n'est obligee de rester en ligne devant une banque... ou maison de transfert. Quant a l'accessibilite d'un tel service au consommateur meme le plus demuni??? Tout le monde a aujourd'hui un telephone cellulaire en Haiti - meme le plus pauvre. Il sera alors en mesure de recevoir son argent partout en Haiti sur son cell sans problemes. Je pense que ceci est un avantage enorme - personne aime perdre 2 ou 3 heures a une banque pour recevoir quelques
dollars ou faire une transaction simple.
Pour en finir, pourquoi vous sentez-vous abuse? par quoi et par qui? Qui vous force d'envoyer de l'argent en Haiti? A part votre famille... Qui vous force de preferer une maison de transfert en lieu et place d'une banque avec ses taux de transferts bien plus bas? A part votre famille...
Cordialement
Anne-Rose Schoen
Bonsoir PFA et MAPL,
(je m’excuse d’ailleurs pour ne pas avoir mis tous les accents, mais mon ordinateur personnel est en “tune up” et celui-la ne veut pas “m’obéir” à 100%... LOL).
Je n’ai pas l’intention de défender le Président Martelly, ni sa facon d’agir, de gouverner ou s’adresser au grand public.
J’aimerais simplement faire certaines annotations et – permettez-le-moi svp- corrections, car la realité est quand meme un peu differente (par rapport au “fameux” USD 1.50).
Mon texte n’est pas non plus un plaidoyer pour ou contre cette mesure, mais – comme je le dis toujours – allons d’abord nous mettre d’accord sur les faits et discutons du bienfondé ou non de la mesure après.
D’abord, il ne s’agit pas d’une taxe (qui demande d’ailleurs une loi votée au Parlement), mais plutot d’un frais de service afin de pouvoir utiliser la plateforme de la BRH pour tous les transferts sans distinction aucune. La ’’daispopo’’ n’est alors pas visée per se, car le circulaire de la Banque Centrale inclut tous les transferts à partir de l’étranger, comme à partir d’Haiti (transferts de compte à compte banquaire comme maison de transferts au destinataire). En envoyant alors de l’argent à partir d’Haiti à ma fille par exemple, je dois – à partir du 1er juillet, car elle étudie en République Domincaine - payer un frais de service d’USD 1.50 par transfert. Ce montant est une sorte de forfaitaire ou frais de service pour l’utilisation de la plateforme de paiement de la BRH pour les frais de test, de certification, d’utilisation et d’inspection et ne comprend ni de commissions, ni de TCA.
Comme announcé par le Président Martelly durant sa conférence de presse de la semaine dernière, une partie de cette argent servira pour constituer un fonds de scolarisation, dont tout le monde parle autant.
Pour mettre la mesure en contexte, j’aimerais vous rappeler aussi que tous les services banquaires, partout au monde ont un frais de service y attaché... un ATM nous coute plus chèr qu’un caissier au guichet, pourtant, personne ne trouve ceci inapproprié.
Dites-moi quelle Banque Centrale dans quel pays au monde ne charge pas pour l’utilisation de sa plateforme?
Dernierement j’ai lu un article dans les fora (un peu exagéré à mon gout d’ailleurs) sur les banques haitiennes qui a connu un succès extraordinaire. L’écho était unanime... il nous faut un meilleur service et des nouveaux produits “up-to-date” pour soulager la souffrance des consommateurs haitiens qui font la longue ligne sous le soleil brulant... comme e-wallet, e-banking etc...
Nous savons tous que ces services ont un cout particulier, pourtant nous l’acceptons, car ils nous epargnent un temps d’attente interminable, des frustrations et des delais inutiles. Nous gagnons ainsi un espace certain et precieux que nous pouvons maximiser dans nos affaires quotidiennes, au bureau ou à la maison et dans notre vie privée.
L’utilisation d’une plateforme pareille nous parait aujourd’hui peut-etre un peu bizarre et cher, mais correctement mis en place, ce système nous dynamisera certainement notre vie de tous les jours de demain.
J’aimerais également ajouter quelques mots à la fin de mon petit exposé au sujet du pourcentage qui servira au fond de scolarisation et je m’excuse d’etre, une fois de plus, aussi directe.
Depuis toujours, les members de la Diaspora criaient haut et fort de vouloir contribuer au développement du pays. Combien de fois nous avons cités les fameux paroles de JFK en nous sentons si justes et si philantropes... no, it is not what the country can do for us, as we are the knights in the shining armor, riding on our white horse “cladaclap, cladaclap” over the draw bridge into the battle to save Lady Marion.
Au meme moment où un Président nous demande de contribuer activement à l’amélioration de notre status quo educationel, “van vire” immédiatement, et nous nous plaignons de l’injustice intolérable. Plus de question de ce que “nous pouvons faire pour notre pays” – ou devrais-je dire, de ce que nous pouvons faire pour les enfants démunis de notre pays.
Depuis toujours nous reclamons l’inclusion et justice pour tous les citoyens, mais au moment ou quelqu’un frappe à notre porte pour nous demander, admettons-le, un sacrifice plutot gérable d’ USD 1.50 (frais de service inclus – de plus pour un produit que nous reclamons depuis des mois... be careful what you are wishing for...), nous trouvons toutes sortes d’excuses pour crucifier le messager.
Beaucoup d’internautes reclament depuis belle lurette un service civil obligatoire, tel que le service de pompier volontaire ou le don d’un jour de travail par mois ... Si nous avons autant de problèmes avec USD 1.50, qu’allons-nous faire au moment où un gouvernement quelconque deciderait d’appliquer une mesure pareille? Oublier convenablement nos bonnes intentions ou “mettre la main à la patte”? Talk is so cheap, let’s translate it at least sometimes into action.
Bonne soiree
Anne-Rose Schoen
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Monsieur Abelard,
Je crois que vous vous trompez dans l’interprétation du circulaire de la BRH: les couts du transfert, incluant les frais, commissions, la TCA et autres frais sont payés par celui qui envoie l’argent.
D’après ce que j’ai compris, toutes les transactions bancaires passeront dans l’avenir à travers cette nouvelle plateforme de la Banque Centrale, comme c’est supposé etre le norme partout au monde. Cette plateforme est d’ailleurs en élaboration depuis un certain temps déjà. Si je ne me trompe pas, le premier projet date de 2004.
Pour repondre à votre question de la necessité de la plateforme dans la vie quotidienne des transactions bancaires: comme déjà dit, je ne suis pas un expert en banking, mais je crois que le role d’une banque centrale est de servir entre autres en tant que regulateur, controleur et superviseur des transactions financières, peu importe leur origine ou destination.
Je ne comprends cependant pas votre référence aux lignes d’attente. La BRH ne sert pas directement un clientèle bancaire; elle ne pourrait alors pas etre responsable du bon ou mauvais service donné par une banque privée ou étatique quelconque sur place.
Je vous remercie de vouloir m’expliquer “l’abus” dont souffre la Diaspora, mais je dois vous avouer que jusqu’à présent je suis un peu perdue.
De quelle manière un politicien haitien pourra faire “des recettes” en diaspora? .. et de quelle manière il pourra maintenir à distance ceux qui s’interessent à la politique active? Ne choississons-nous pas cette distance nous-meme? Depuis quand nous sommes maintenus à distance, si nous voulons vraiment nous impliquer dans la politique active ou autre part? Qui suce qui? En envoyant un transfert, tout le pays en bénéficie? Biensur, si je paie ma servante, tout le pays en bénéficie également, car d’une manière ou d’une autre ca fait marcher l’économie... pourtant cette servante n’abuse pas de moi, ni moi d’elle. Nous avons une relation d’affaires, comme d’autres ont une obligation envers leurs parents. Cependant en envoyant l'argent a nos parents, nous ne supportons a priori pas le pays, mais notre famille. Autrement tous les membres de la Diaspora enverraient de l'argent en Haiti pour soutenir des projets ou le gouvernement ou un ONG, et nous savons que cec n'est pas le cas.
Je ne comprends pas pourquoi, si souvent, la Diaspora ne se considère qu’une victime. Personne force personne de vivre à l’étranger... au contraire. Pourquoi ne pas revenir et ouvrir une enterprise, travailler pour une compagnie établie, aider la population... ?
Nous ne sommes pas unique avec notre status de Diaspora. La “Federation des Déplacés” est le plus grand et plus influent “lobbying group” en Allemagne. Meme aujourd’hui, plus de 60 et 80 ans après avoir été chassés de leurs demeures dans l’est de l’Europe, ses membres excercent une pression extraordinaire et efficace sur le gouvernement allemand. La différence est que nous ne sommes pas organisés, ni unis, autrement la Diaspora serait capable de controler la politique haitienne à l’aise et à 80% - 90%.
Une campagne professionnelle de lobbying aurait d’ailleurs pu provoquer un amendement de la Constitution depuis très longtemps.
En assistant à des multiples congrès et réunions de la Fédération des Déplacés depuis mon plus jeune enfance, j’ai appris deux choses:
1) Personne ne veut vraiment abandoner son confort actuel pour s’aventurier dans un pays en voie de developpement, sans infrastructures de base, systeme de santé ou tout betement sans aucun cinema, Mc Donald’s ou Burger King.
2) La faute se trouve toujours chez l’autrui... ce sont les circonstances, l’insécurité, la politique, les parents, etc etc... ce n’est jamais nous qui sommes responsables de ne pas pouvoir revenir.
En éspèrant d’avoir repondu à vos questions, je vous remercie également de cet échange.
Cordialement
Anne-Rose Schoen
Bonjour PFA,
Je crois qu’il ne faut pas melanger les pommes avec les poireaux, mais avant de repondre j’aimerais insister une fois de plus que je ne discute ni le Président Martelly, ni sa politique ou sa facon de gouverner. Le sujet est purement technique et j’aimerais le garder à ce niveau.
L’équipe du President n’a rien à faire par rapport au circulaire de la BRH. La mesure announcée est communiquée aux banques de la place qui ont l’obligation de l’appliquer et d’informer parallellement leurs clients.
Il s’agit d’un frais de service, prélevé à l’origine, sur les transferts nationaux et internationaux, peu importe ou habite le “sender” et peu importe s’il s’agit d’une transaction bancaire ou de maison de transfert. Ce montant est une sorte de forfaitaire ou frais de service pour l’utilisation de la nouvelle plateforme de paiement de la BRH pour les frais de test, de certification, d’utilisation et d’inspection et ne comprend ni de commissions, ni de TCA.
Contrairement à ce que tu dis, les clients d’une maison de transfert ou d’une banque ont toujours payé et payeront toujours des frais de service, composés d’un frais bancaire ou de maison de transfert, des commissions pour les agents sur place et de la TCA. Maintenant à partir du 15 juin et/ou 1er juillet (dependamment d’ou vient ou va la transaction) un cout unique d’USD 1.50 s’ajoute aux autres frais, peut importe ou se trouve la personne qui envoie. Depuis toujours aussi (en Haiti), c’est la personne qui envoie de l’argent qui paie tout et pas vice versa.
Une petite annotation: Je ne peux pas parler d’autres banques, mais en recevant un transfert à la Citibank aux USA, j’ai toujours du payer USD 25.00 par transfert recu... pourtant en Haiti, la reception est gratuite. En comparant alors les USD 25.00 aux USA avec les USD 1.50 en Haiti, j’ose appelé le cout de la BRH une aubaine.
Revenant à nos moutons: Un transfert bancaire est habituellement toujours moins cher qu’un transfert d’argent via une maison de transfert, mais il prend aussi plusieurs jours et ne comprend pas le service de transfert en nature ou l’appel téléphonique donné habituellement au client ou autres services, tel que la disponibilité d’un agent quelconque un peu partout à travers le pays, etc.
Depuis 2004 le projet d’une plateforme générale inspectant, controlant et supervisant toutes les transactions bancaires en Haiti est en étude. Cette plateforme (d’apres les explications que j’ai recu; comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas un expert en finances, ni en banking) est aussi la condition sine qua non pour offrir à la population haitienne des produits “up-to-date”, tel que e-wallet, e-banking, mobile banking etc... Une plateforme pareille doit etre testée et le test ainsi que son operation a un cout certain, qui, à travers le monde, est chargé, en partie au moins et d’une manière ou d’une autre, au client.
Si tu ne paies pas de frais dans ton ATM, je suis sure que tu les paie quelque part d’autre, car rien n’est gratuit ... (sauf la mort et elle te coute la vie – LOL). Les frais bancaires aux USA ne sont pas bon marchés non plus, mais la compétition est plus grande et les sources de revenus pour un organe regulateur comme la banque centrale sont plus nombreuses également.
Maintenant: Une partie de ces nouveaux frais de service de la BRH (le pourcentage exact n’a pas encore été publié à ma connaissance) sera transférée à ce fameux fonds de scolarisation, dont nous parlons si souvent aujourd’hui.
Voila - Je ne suis d’ailleurs pas non plus en train de défendre la BRH et ses mesures, j’essaie simplement t’expliquer ce qui se passe.
Pour commenter ton paragraphe sur la “diaspopo” et son support certain au pays, j’aimerais ajouter la reflexion suivante:
A 98% la Diaspora supporte les members de sa famille – elle ne se soucie point du pays ... et ceci est normal et humain. Nous supportons tous d’une manière ou d’une autre notre famille (à moins d’etre complètement irresponsable) et tout le monde le fait à travers le monde, meme dans les pays les plus structurés avec une assurance veillesse la plus performante. Le couts de vie sont alors plus hauts et les structures en place nous empechent de nous organiser autrement. Je m’explique: Les 3 dernières années de la vie de mes parents, mes frères et moi étions obligés de co-financer les soins de mes parents avec 2,700.00 euros par mois (malgré une participation de l’Etat de 1,250.00 euro par mois). Nous aurions biensur pu choisir de ne rien faire, car l’Etat allemande ne laisse personne mourir dans la rue. Cependant le resultat aurait été un “trou”, sans service, ni dignité humaine et nous ne voulions pas une fin de vie pareille pour nos parents.
Oui, le Gouvernement haitien est fautif à ne pas nous offrir de services sociaux adéquats et basiques... cependant nous ne payons pas assez de taxes non plus pour ces services. Dans un pays comme l’Allemagne, entre autres, 40% des salaires sont percus à la source pour payer les services sociaux et faire fonctionner le gouvernement. Biensur, le Gouvernement haitien est corrompu et pourquoi payer des taxes, si nous ne recevons pas de service?... mais quoi vient avant? La poule ou l’oeuf?
Nous sommes dans un carrefour déterminant dans notre vie de peuple et pour la première fois depuis longtemps, un membre du secteur privé est à la gouvernance de ce pays. Rien ne vient de rien et la tache est si énorme que personne ne semble savoir où commencer.
Donnons une chance à cette administration et commencons à participer activement dans la vie publique.
Car entre temps, nous vivons dans un pays où plus de 50% de la population a moins de 15 ans et où 40% de tous les enfants ne peuvent pas aller à une école quelconque...
Donnons-leur une chance. De toute facon, la preuve viendra très bientot, d’ici septembre... allons voir ce qui se passe avec ce fonds et crions “haro sur le baudet” et "qu'on le jette aux lions" après... s’il y aurait matière de le faire.
Pour conclure et pour repondre à ton dernier paragraphe: biensur il y a de multiples facons de réduire le nombre de transferts vers Haiti... mais il faudrait d’abord éduquer la population cible, changer leur comportement et leurs habitudes et ceci prendra beaucoup de temps.
Entre temps, et grace à un effort citoyen commun, des millions d’enfants pourriont peut-etre finalement aller à l’école...
Bisous
Anne-Rose
Monsieur Abelard,
Je crois que vous vous référez à une circulaire ulterieure, car celle du 31 mai dit clairement et je cite:
“Les frais de test, de certification, d’utilisation et d’inspection de USD 1.50 doivent etre prélévés conformément aux règles en usage actuellement dans les institutions visées par la présente. Les frais seront donc percus à la source que ce soit sur les transferts expedités à l’étranger ou sur les transferts récus (éspeces et nature) de l’étranger”.
L’Etat d’un pays développé controle les transactions banquaires partout où il le juge necessaire - rares les pays où une banque quelconque peut encore se cacher derrière une loi obsolète – comme il est le cas en Haiti avec sa loi sur la fiscalité, qui devrait d’ailleurs etre mise à jour au plus vite.
Vous dites que la Diaspora “a du” organiser des rencontres de levés de fonds? Qui la force à faire quelque chose contre sa volonté? Il y avait des soirées pareilles en Haiti aussi, où tout le monde était libre d’y participer ou pas. Non, je ne comprends toujours pas.
La Constitution haitienne (permettez-moi de l’appeler ainsi, car nous n’avons qu’une et le label de 1987 commence à devenir un peu ridicule) a été créée dans un contexte particulier et émotionnel de “makout pa ladann, etranje pa ladann et diaspora pa ladann” – elle a également réduit le pouvoir presidential de beaucoup. Elle a été votée avec une participation (si je me rappelle de 51%) et rares les personnes qui avaient lu le texte avant le referendum, encore moins ceux qui protestaient... Pourquoi la Diaspora ne reagissait pas en groupe organisé à l’époque? Pourquoi depuis lors elle est restée désunie en lieu et place de s’organiser et entamer une campagne pour amender le document? Qui empeche la Diaspora de le faire maintenant? Ou est le problème? Pourquoi les expatriés d’autres pays tel qu’Israel peuvent excercer autant de pression sur un gouvernement ou un autre? Ils ont tous ce qu’il nous manque en Haiti comme “lòt bò”... l’union. Chez nous ce terme n’existe malheureusement que sur les armoiries et quand il s’agit pour nous d’etre CONTRE quelque chose, mais pas quand il s’agit d’etre POUR quelque chose.
Ce n’est pas le point non plus, si vous avez du laisser le pays ou si vous avez decidé de partir. Notre sort n’est pas unique au monde et sans vouloir comparer, le notre est beaucoup moins traumatisant que celui des déplacés en Europe entre 1919 et 1945, où des millions de familles ont du partir de chez elles du jour au lendemain en laissant tout en arrière... après y avoir vecu durant plus de 800 ans.
Les membres de la Diaspora supportent leurs familles et c’est tout-à-fait normal, en conséquence ils supportent bien sur le pays aussi et ceci est un fait (et je l’ai dit également). Cependant, sans parents, qui enverra de l’argent en Haiti? Plus personne. Alors, de quoi parlons-nous...
Je n’ai pas comparé la rélation “famille – diaspora” à la relation “employeur – employé”, mais le fait reste et demeure qu’en employant quelqu’un, vous faites marcher l’économie du pays d’une manière ou d’une autre... comme un transfert à mon père ou cousin fait tourner la roue de l’économie du pays.
Cordialement
Anne-Rose Schoen
1) Personne ne veut vraiment abandoner son confort actuel pour s’aventurier dans un pays en voie de developpement, sans infrastructures de base, systeme de santé ou tout betement sans aucun cinema, Mc Donald’s ou Burger King.
2) La faute se trouve toujours chez l’autrui... ce sont les circonstances, l’insécurité, la politique, les parents, etc etc... ce n’est jamais nous qui sommes responsables de ne pas pouvoir revenir.
1) Personne ne veut vraiment abandoner son confort actuel pour s’aventurier dans un pays en voie de developpement, sans infrastructures de base, systeme de santé ou tout betement sans aucun cinema, Mc Donald’s ou Burger King.
2) La faute se trouve toujours chez l’autrui... ce sont les circonstances, l’insécurité, la politique, les parents, etc etc... ce n’est jamais nous qui sommes responsables de ne pas pouvoir revenir.
The Haitian American Society Building Fund
Organizing Haiti &the Haitian American Network and Business Foundation
Present
Café Haiti TM
Definition: Café Haiti is a premiere, executive, qualitative, cultural, political and socio-economic forum of the people of Haiti. This is the venue where finest Haitian intellectuals meet to think about Haiti’s future and draw prescriptions for solving current problems. In making recommendations for Haiti’s socio-cultural, political and economic advancement, Café Haiti seeks to improve and promote Haiti’s best image abroad. Café Haiti also projects, promotes, and honors Haitian Scholars, Artists and innovators, and media personalities each time during its 5 event nights and film projection per year.
Event Details
Event Title: Café Haïti TM “Hommages à Bob Lemoine »
Term: “Hard to Swallow: Haiti in its Hardest Times”
Date: June 25, 2011
Time: 7:00PM– 12:30 PM
Location: The CROWNE PLAZA Hotel and Conference Center (Holiday Inn Hotel)
3 Executive Blvd, Suffern, New York 10901
Guests of Honor: All Time Respected Radio Personalities Bob Lemoine & Wife Rolande Coradin
Great Performances: Classics, Opera, Haiti’s most Valuable Music Execution by Isaacson Buteau
Guests of Honor: Trumpet Player Edy Brisseaux
Satire: Jean D. Simon
Dinner & Dance: By Finest Chef and Finest DJ also, (Special Dinner for Executives and VIPs)
Honorarium: Plaques and Awards (Your Wishes to the Lemoines to be added to Night’s DVD)
Space: Limited, very formal, 4 Star Hotel &Conference center, 4 Star Chef, 4 Star Guests, 1st registered 1st served $ 75 per person, $15 film projection following night Executive and VIP seats available. Reservation: By June 15th at www.organizinghaiti.org, call 845-323-2854 for VIP consideration.
Note: Their Latest Film to be projected on Sunday June 26 at 7:00PM
Film Title: L’Automne en Mille Morceaux, Movie Actors will be present to sign autographs
Theater: Ramapo Cultural Art Center, Main Street Spring Valley, 10977
Fee: Regular $15/person, Special $ 35/person with VIP Seat, Pop Corn Service and a Toast of
Wine/Champaign any extra is for sale…
Tickets: 845-323-2854 Enjoy the Moment! Café Haiti is all you Got!
Bonsoir PFA,
Comme je l’ai déjà dit à plusieurs fois, je ne suis pas un expert en banking, mais voici mon interprétation de la situation:
1) Le Président de la République a fait une conférence de presse autour de “son” projet, qui est le fonds de scolarisation. La circulaire de la BRH parle d’une mesure administrative et si tu la lis, tu verras que nul part elle parle du projet de la présidence.
A mon avis, il revient à chaque secteur/ département d’expliquer ses propres projets/mesures au grand public.
2) Dans tous les pays, toutes les transactions bancaires sont sujettes aux vérifications d’un organisme-régulateur. Autrement, comment faire une lutte efficace d’anti-blanchissement d’argent, de terrorisme etc.?
Pourquoi d’ailleurs faut-il présenter en Haïti une déclaration écrite pour tous les montants dépassant USD 500.00 par transfert, par jour et envoyé à la même personne? Ceci est une mesure de contrôle de la BRH et en vigueur depuis de nombreuses années.
La libre entreprise est bien sur en grande partie gérée par l’offre et la demande. Cependant dans aucun pays organisé tu peux “augmenter” les prix à ta volonté et au-delà d’une marge tolérable. Partout il y a des régulateurs en place pour protéger le consommateur sur le plan économique, financier etc.
Non, il ne s’agit pas d’une taxe, mais d’un frais de service et partout ces frais d’un service rendu existent, ils sont seulement souvent gérés de manière différente.
4) – je n’ai pas vu un 3 – Si tu ne paies rien à Wells Fargo, tant mieux pour toi. Toutes les banques ont une tarification différente et ceci fait partie de leurs avantages compétitifs. Les tarifs varient également de pays en pays.
Comme déjà dit dans mon courriel d’avant, la Citibank en Floride me charge USD 25.00 pour chaque transfert reçu venant d’une banque aux USA ou à l’étranger. C’est alors mon choix de rester à Citibank et de ne pas traverser à Wells Fargo, par exemple. Il y a beaucoup plus d’alternatives aux USA ou en Europe qu’en Haïti et ceci est aussi une des causes de la hausse des prix de beaucoup de produits sur le marché. Tu n’as qu’à regarder Air France. Un ticket Santo Domingo – Paris – Santo Domingo coute plus de 50% meilleure marché que PAP – Paris – PAP. De même pour les tarifs d’AA etc etc.
5) Je sais que mes parents ont du payer un frais en Allemagne pour recevoir de l’argent envoyé à parti d’Haïti. Il y a alors au moins un pays qui gère cette question différemment. Voila pourquoi j’ai fait ce petit ajout.
6) Comme déjà dit: toutes les banques à travers le monde ont une politique de prix différente. Elles ne bougent cependant qu’à l’intérieur de la fourchette admise et approuvée par leur Banque Centrale ou régulateur respectif.
D’ailleurs, nous savons tous que notre pays est extrêmement chérant et nous contribuons également tous activement à la hausse de ces prix... Comment tu veux qu’aujourd’hui nous devons payer plus d’USD 2,000.00 – 3,000.00 par mois pour une maison que ne coutait 750.00 - 1,500.00 avant janvier 2010.
Nous nous plaignons quand quelqu’un d’autre augmente les couts, mais quand il s’agit de nos biens, nous trouvons vite l’explication de la rareté de logement.
7) Je ne connais pas le fonctionnement de cette ONG (Fonkoze), mais il est un fait certain qu’en diminuant le nombre des transferts, nous économiserons USD 1.50 par transfert non effectué. Maintenant, si ces USD 1.50 seraient vraiment utilisés pour la scolarisation des enfants démunis (nous pourrions le vérifier en septembre), ne penses-tu pas que ce petit sacrifice collectif a valu la peine et continue à valoir la peine dans l’avenir... l’éducation étant la clef de notre développement socio-économique et social?
8) Pourquoi prendre tout de manière si négative? Tu me rappelles d’un juif orthodoxe qui déclare haut et fort que sa “souffrance est plus grande que celle des autres” et que “tous les juifs sont des rescapés du Holocauste”. Comme toujours, j’aimerais citer ma mère qui rétorquait dans des situations pareilles et je cite “Qui es tu de vouloir juger ma souffrance? La connais-tu? Est-elle vraiment plus petite que la tienne? et... “Pendant que ta mère et grande mère mangeait des hot-dogs à Brooklyn, nous avons vécu le Holocauste et la persécution, alors explique-moi ta détresse!”.
Non, je ne diminue rien, mais, partout au monde, des enfants responsables soutiennent leurs familles. Ceci est louable, mais aussi tout-à-fait juste. Chacun le fait à sa façon et avec ses moyens. Beaucoup d’haïtiens vont au delà du tolérable pour supporter leurs familles en Haïti, mais faire des sacrifices énormes n’est pas une exclusivité de la Diaspora haïtienne. Comme la souffrance n’est pas une exclusivité du peuple juif ... ou du peuple haïtien.
9) Dans mon courriel à Pierre Abelard, j’ai décrit mon expérience personnelle durant mon enfance et adolescence, qui se réfère aux réunions de la Fédération des Déplacés d’Allemagne. Durant toutes ces années, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui était prêt à retourner dans la “patrie” ... personne ne voulait laisser son confort dans l’ouest et le remplacer par l’insécurité d’une vie dans l’est de l’Europe.
Personne n’était jamais non plus responsable de cette décision. C’était toujours une combinaison de circonstances en dehors de la volonté du déplacé. Quasiment tout le monde insistait cependant de vouloir retourner.
Nous ne sommes alors pas uniques au monde dans notre détresse d’un peuple vivant à l’étranger.
Je dois aussi t’avouer que je pense souvent à cette expérience de mon enfance, car les arguments de tous les déplacés partout se ressemblent étrangement et servent tous le même but: Se donner et donner aux autres une explication valable pour ne pas retourner au pays.
Je ne pense pas que qui que ce soit devrait avoir une mauvaise conscience de vouloir rester à l’étranger ... ou de vouloir vivre en Haïti. Nous ne sommes que des êtres humains avec nos forces et nos faiblesses et nous avons tous le droit d’être heureux... où nous voulons et ... bien sur où nous pouvons. Nous, qui nous sommes heureusement maitre de cette décision, devrions remercier chaque jour le Créateur de nous avoir donné ce cadeau... que beaucoup de nos compatriotes n’ont pas reçu et ne recevrons jamais.
Burger King et Mac Donald’s ne sont qu’une figure de style pour moi et pas du tout un jugement de valeurs. Je m’excuse d’ailleurs de n’avoir pas été plus claire dans l’explication de sa signification:
A part des boissons gazeuses et d’une seule “Domino’s”, il n’existe aucune concession “productrice” en Haïti... même pas une Mac Donald’s, Burger King Kentucky Fried Chicken ou Pizza Hut (je ne me réfère bien sur pas aux importations, telles que les concessionnaires de véhicules etc...). Ne parlons pas de Caribbean Cinema (55 en République Dominicaine), Outback, City Wok ou Tony Roma’s. Ou des magasins exclusifs de Cartier et de Louis Viutton... il y en a, juste à coté, dans le même pays que Trouillot n’osait pas comparer à Haïti. Ceci n’a rien avoir avec “gwo soulye”, mais avec l’absence d’un avancement social certain, qui – à travers le monde – se traduit entre autres par les concessions internationales.
J’espère d’avoir clarifié les points ouverts et je te souhaite un bon dimanche.
Bisous
Anne-Rose