Ras-le-bol ratiboisé en deux…
Le survivant Daly Valet provoque de par son style édito-mono-titré á la Yann Ecossais (?) de l’Express dantan. C’est le deuxième éditorial qui chauffe les forums, attendons-nous encore a d’autres pour sûr. Tantôt, le mono-titre Leonel qui a suscité moult réactions dont on a suivi les déroulements entre les animateurs/animatrice des forums. Encore un autre mono-titrage « Ras-le-bol » qui va susciter pour sa part une « irruption volcanique » d’une œuvre littéraire riche de deux compatriotes, œuvre qui se révèle surtout un exercice idéologique. Jean Audan CATEL ne s’est pas laissé emballer dans le charme du texte de Calixte-Dahomey mais a pointé du doigt exactement le non-dit des auteurs de « jacasseries de Valet » pour exclamer: M’m, ca a une odeur idéologique! Et Catel a raison ! Il est clair que le team Calixte-Dahomey a fait cette brutale intervention pour placer « le sinistré » au centre versus un DV qui défend sa Pétion-Ville que l’on risque de ne plus reconnaitre, pour devenir pire qu’elle ne fut avant le 12 janvier 2010.
Le discours du survivant Valet m’intéresse. Je veux lire de LUI ce qu’Anderson Cooper ne m’a pas dit. Nous sommes déjà à trois mois du 12 janvier. Le temps des émotions et des pleurs est révolu. C’est le moment de la gestion. C’est le moment de « mare ceinture nous » pour réfléchir en méthodes, structure, organisation, planification, urbanisation, stratégies a court, moyen et long terme. Finis les pleurs… armons-nous comme des soldats car la bataille est longue, rude et sévère!
PFA nous a beaucoup dit sur Pétion-Ville. Et j’ajoute.
Pétion-Ville est devenu depuis quelques temps une Super-Merde. De Tabarre, passant la route Frères, vers le crochet Delmas 95, montant vers la rue Metellus, les marchandes envahissent les trottoirs, les embouteillages font mettre des heures pour arriver a la Place Boyer… la cochonnerie est partout. Fatras, odeurs puantes, brouhaha, s’entremêlent. Magistrat Lydie PARENT a du se faire beaucoup d’ennemis lors de son discours d’investiture : « trottoirs pour Pieton, la rue pour voiture ! » Elle a entamé une politique de « sak pa kontan anbake »
Le marché informel gâte tout par manque de marché publics. De l’autoroute de Delmas, passant delmas 101, vers le cimetière du « peuple » a gauche, longeant a droite vers le Tribunal de Paix, mon DIEU ! encore de la super-merde… Ordures, encore ordures ! Cette route n’existe qu’à une heure du matin. Et pour comprendre cette image il faudrait photographier cette situation a hauteur de 100 mètres vers 11 ou 14 heures, l’on remarquerait des gens comme des particules massés comme des blocs magnétiques. Pour sortir de cette route qui débouche sur Rue Grégoire allant directement vers l’Eglise Saint-Pierre, 30 minutes a une heure de temps ne suffisent pas. C’est impossible!
De la Rue Panaméricaine sortant de Bourdon, l’on peut trouver un espace de verdure calme mais a l’arrière des hôtels « 5 étoiles de Pétion-Ville ou 3 étoiles», de sa chambre qu’on paie a 150.00 USD, l’on a comme « ocean view, golf view, parc view », le luxe les bidonvilles Nerette, Jalousie, morne Lazarre, tutti quanti qui servent eux-mêmes « de view ». De Kenskoff allant sur la Place St-Pierre, le parc de loisirs est autres choses car les camions de sables qui reviennent « déconstombrer » les mornes restent la au coin non loin de Cabane Choucoune pour des heures, comme objets de laideur. Petion-Ville est tout ca. Je veux croire que c’est ce cri au secours que DV, celui de sauver le minimum « zwit » de ce qui est resté pour que Petion-Ville ne devienne un autre Cité-Soleil... de petites masues sur la place Saint-Pierre ou place Boyer sous prétexte « kite’m degaje’m… ou pa we LETA pafé anyen pou mwen ! »
L’édito Ras-le-bol de DV met la ville au Centre. L’écriture de Calixte-Dahomey est anthropocentrique. Rappelons-nous que c’est le cri d’un survivant.
Pétion-Ville fut le rempart des sinistrés du 12 janvier. C’est la que l’onomatopée « goodoogoodoo » fit moins de dégâts. C’est la que se trouvèrent les refugiés du séisme de toutes catégories sociales confondues : bourgeois, pèp, noirs, marrons, mulâtres, grand neg, malerez, machann poul, machann di ri, machann kat, chan’y (cireurs de bottes) … tous se jonchaient dans les rues, sur les trottoirs pour dormir ensemble et surveiller un œil fermé, un œil ouvert, les « goodoogoodoo » de ( 6.5 – 1), et tous a chaque fois ( vodouisants, catholiques, chrétiens, athées, agnostiques) s’exclamèrent en un cri monotone « JESUS !!! » Roy nous fout pran ! Tel fut le témoignage d’un ami survivant du 12 janvier qui raconte comment il a survécu et comment il a vu sa Pétion-Ville ou il a grandi. Il est un cadre de la mission onusienne a Kinshasa, en RDC et aussi membre des forums.
Valet a provoqué et il a réussi. Valet a attaqué et il a été contre-attaqué. Valet a frappé et son texte a été décortiqué mais il n’a pas été persécuté. Le « goodoogoodoo » de Calixte-Dahomey a secoué son texte dans un exercice idéologique. Je souhaiterais que Daly nous raconte un jour sur les forums comment « il a survécu».
Tout le débat s’articule autour de la nouvelle Haïti. Quelle Haïti voulons-nous construire ? Une plus juste, plus sociale, plus équilibrée, plus structurée ! Comme je l’ai dit récemment « chacun peut avoir sa petite Port-au-Prince en tête mais ce qui nous intéresse c’est la « Grande Port-au-Prince » debout selon les ingénieurs, les architectes, les urbanistes, les visionnaires, les jeunes qui sont riches en imagination » Cela vaut de même pour Pétion-Ville.
JJ JOSEPH
Le 24 avril 2010
Décidément, on va bien finir par recueillir des propos de ce monsieur un « petit manuel de valet ». Car, que Daly Valet daigne récidiver sans la moindre gêne, il y a (mais ô combien désolant !) quelque chose de pourri dans ce royaume de subalternité.
On est bien là en face d’un cas d’un monsieur Jourdain qui fait de la prose sans le savoir. Quelle est la salade que cherche à vendre monsieur Valet ? Elle n’est pas difficile à renifler comme dirait Jean Dominique, de très regrettée mémoire. Daly Valet veut dissoudre ses propos malencontreux dans un retour nostalgique de funambule sur son enfance. Le cas relève de la psychanalyse, et d’autres sont mieux placés que moi pour aider monsieur Valet avec ce problème précis. Notons seulement que l’intéressé lui-même se définit comme :
un « albatros… intellectuellement mieux armés (le pluriel est de lui. Acte manqué ? Dédoublement de personnalité ?), qui choisit plutôt ces jours-ci de parler de choses plus terre à terre qui concerne le quotidien de notre pays et de son peuple ».
Et Daly Valet n’en démord pas ; en bon albatros (= sorte d’oiseau très vorace), monsieur Valet étaie ses ailles en parlant de lui-même à la troisième personne :
« Si Daly Valet fait quelque chose, il doit être beau et grand. Mes œuvres doivent être le reflet de ma personnalité » ;
Et la valse de mégalomanie chute sur cette note qui est la marque la plus abjecte de la droite la plus infréquentable :
« je ne dirai jamais aux éléments du peuple, le peuple des populistes de l’arriération, ce qu’ils veulent entendre. »
En lisant ces lignes, j’avoue qu’une espèce de honte m’envahit. Je me vois en train de me demander comment une société qui a eu des journalistes de la trempe de Jean Dominique, en vient à produire Des Valet. Qu’est-il arrivé à la société haïtienne ? Pourquoi Daly Valet s’enfonce t-il dans mépris du peuple alors qu’il serait infiniment plus simple pour lui de présenter des excuses. Pourquoi persiste-il dans des propos qui ne sont pas dignes d’un journaliste politique, et qui auraient pu relever d’un simple malentendu ou d’un déficit dans l’expression ?
En fait, Daly Valet préfère pratiquer l’esquive et patauger dans la démagogie. Il évoque son enfance, la ville de Jérémie, Jacmel, Montréal, Washington… tout cela en espérant qu’on lui accordera le droit de cracher son venin de mépris social contre les victimes, les survivants du séisme qui, selon lui, assiègent Pétion-Ville.
En réalité, le cas-Valet est plus grave que ce que l’on ne croyait. Il est symptomatique d’un rapport au peuple qui est la marque déposée d’une espèce de cécité intellectuelle et politique dont souffre nombre de gens. Le drame dans cette affaire, c’est que Monsieur Valet est une voix autorisée dans notre pays. Et quand, comme Daly Valet, on se trouve aux manettes d’appareils idéologiques, sa cécité peut très vite devenir une épidémie pour toute une société.
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Monsieur Valet, même si je persiste à croire que vous êtes intellectuellement très moyen ou assez médiocre(le mot médiocre pour moi étant descriptif de vos productions intellectuelles et journalistiques), je me fais le devoir quand même de vous expliquer ce qui ne tourne pas rond dans vos joutes, espérant que vous vous raviserez en ayant compris « what you don’t get ».
Vous n’avez certainement pas compris que le peuple était une construction sociale. Et que le peuple n’est pas seulement l’agrégat des gens, mais aussi la représentation qu’on s’en fait. De ce fait, comme toute réflexivité fait cruellement défaut dans vos propos, votre concept de peuple charrie ou en tout cas trahit toujours une charge de mépris du populaire. Quand vous écrivez par exemple « je ne dirai jamais aux éléments du peuple ce qu’ils veulent entendre », vous insinuez que le peuple veut toujours a priori quelque chose auquel vous ne vous rabaisserez pas. Vous insinuez que, contrairement à Daly Valet qui se trouve dépositaire du « beau et du grand », le peuple est toujours dans le petit et le laid. Savez-vous que cette phrase est une phrase tristement célèbre dans l’histoire du colonialisme. Savez vous que les colons disaient : « les nègres veulent qu’on leur dise qu’ils sont prêts pour la liberté, eh ben nous, nous ne leur dirons pas ce qu’ils veulent entendre ». Alors, Monsieur Valet, Voyez-vous pourquoi je persiste à croire que vous êtes un médiocre ? Parce que vous reproduisez des schémas qui appartiennent à un temps révolus. Votre discours ne résiste pas à la moindre déconstruction.
Mais, vous voulez croire que l’objection que l’on vous fait, tient en une ligne de partage idéologique. Ainsi vous songez à «combattre le gauchisme misérabiliste …» ; «remuer la poussière sur le visage des idéologues de la crasse». C’est là encore une expression, Monsieur Valet, qui ne fait que vous rabaisser. Regardons de près la représentation à l’œuvre dans la pseudo-pensée du petit Valet : le combat contre la gauche = combat contre le misérabilisme = combat contre la poussière, la crasse = combat contre le populisme. Cette représentation de la gauche est, depuis toujours, la plus facile, la plus médiocre. Dpuis la bipolarisation (droite/gauche) de la vie politique en Europe, comme les gens de gauche se battent toujours au nom de la justice sociale, au nom du droit des plus démunis, donc au nom des gens du peuple, le discours convenu veut que la gauche rime avec misérabilisme, poussière et crasse. Car dans l'ordre de ce discours, le peuple est par essence crasseux. Daly Valet ne fait pas le moindre effort pour aller au-delà du discours convenu. Il est dans la même représentation des choses que la moyenne intellectuelle la plus basse. La représentation que Valet se fait du peuple pue le mépris social ; elle pue la haine du populaire ; elle pue l’ostracisme ; elle pue l’apartheid économique et social. Et le grave, Monsieur Valet est incapable de s’en rendre compte.
Alors, Non Monsieur Valet, ce n’est même pas une affaire de différence idéologique entre nous. Je ne pense pas que l’on puisse élever aucune de vos positions à une dimension idéologique. Et, pour être tout à fait honnête avec vous, quand je vois ce que vous écrivez comme Edito dans les colonnes du journal le Matin, j’en viens à me demander : mais où sont passés Claude Moïse, Sabine Manigat, Lyonel Trouillot ? Oui, A chacun de vos charabias, je me demande, où sont passés ces gens avec qui je n’étais pas toujours d’accord, mais qui avaient quelque chose à dire.
Alors Monsieur Valet, si vous voulez vraiment, comme vous l’écrivez sans sourciller, « dénoncer cette mentalité de pourceau dans notre société », commencez par vous demander comment dans notre pays, une telle opulence d’une infime minorité puisse côtoyer une misère si abjecte de l’écrasante majorité. Car au fond, les pourceaux ne sont pas toujours là où vous voulez les voir.
J-P Dahomey

Dieusimene vient d'accoucher, deux heures apres des comédiens de la santé, corrompus jusqu'à la moelle lui demande de quitter l'hopital avec son bébé (Jocelyne) qu'elle vient de mettre au monde , sous pretexte qu'il n'y a pas de place pour continuer a lui prodiguer des soins et de multiples demandes d'admissions. Jocelyne dans une serviette part dans la rue avec sa mere, comme un animal affrontant deja la pluie, le soleil, la poussiere et un environnement malsain pour son age. Personne ne se fait du souci des souffrances qu'endurent Dieusimene et Jocelyne. La vie leur suffit meme si cette vie est synonyme de mort...
En Haiti il y a 1.2 millions de citoyens qui vivent la realite brutale de Dieusimene et Jocelyne. Les citoyens vivants dans les 1300 camps geres par les Nations Unies sont dans une situation infrahumaine. En verite ceux qui devraient etre concernes et faire quelque chose pour alleger leurs souffrances s'en foutent, cherchant constamment de l'argent partout sur toute la planete comme des meutes de loups affamés, au nom du désert à reconstruire.. Demandez aux pasteurs et pretres debordes qui assistent commes ils le peuvent ces camps et ils vous diront qu'ils n'ont jamais vu ni René ni sa barbe. Alors il ne reste que les étranges flibustiers etrangers qui gerent les gens dans les camps sont geres comme du betail. Ces flibustiers , les fonctionnaires des "cluster" des Nations Unies, ne parlent qu'anglais. Les Haitiens ont de la difficulte en territoire Haitien a penetrer ces reunions des cluster. Les flibustiers de certaines ONG (ces veritables filiales de voyous internationaux) se caressent la barbiche, assis sur les millions collectes. Tout le monde compte des poucentages. Et comme disait recemment Ady Jean Gardy sur Radio Canada : "En Haiti il y a actuellement depuis le 12 Janvier 3 categories d'individus : les flibustiers internationaux a la recherche de contrats de plusieurs milliards pour reconstruire leur portefeuilles sechees par la crise financiere internationale, les boucaniers haitiens traditionnels du pouvoir d'Etat et d'une partie du secteur privé, la mafia du Groupe de Bourdon, a la recherche de millions a envoyer sur des comptes a l'etrranger et le reste des gens c'est a dire toute une population affamee, sans abri s'attachant le gros orteil avec des ficelles chaque 3 jours pour ne pas etre obligée d'aller a la toilette, parce qu'il n'y a ni a manger ni d'endroit pour aller faire ses besoins!"
La population attend, s'impatiente sous la bourrasque. EIle attend un chef, un Papa , et comme disait Massillon Coicou :"Un homme doit venir mais quand donc viendra-t-il ?". 3 mois apres le 12 Janvier, il faut encore aussi etablir la responsabilite du leadership au pouvoir en Haiti. Dieusimene et Jocelyne n'auraient pas du etre dans une situation pareille si Haiti avait un chapeau national au moins et non pas un corps sans tete. Ce n'est pas la nature, ni le tremblement de terre qui ont cause le malheur de Dieusimene et de Jocelyne. Les morts causes par le tremblement de terre du 12 Janvier auraient pu etre evites. La prevention des degats materiels du 12 Janvier etait possible. Et meme apres on aurait pu utiliser 1 milion de jeunes entre 14 et 30 ans pour assurer le sauvetage... Mais non, les comediens du Palais effondré sont restés "dan griyen " dans leurs pantalons dechirees, pieds nus attendant que le Bon Dieu de l'Amerique du Nord vienne a leur secours sous le regard nerveux de l'archange Sarkozy habillé de blanc , de bleu et de rouge pour leur rappeler qu'ils doivent tout reconstruire eux memes et non attendre que notre Bon Dieu fasse tout a leur place.
TRAGEDIE DU 12 JANVIER ET ESPRIT D'IRRESPONSABILITE DE L'ACTEUR PRINCIPAL
Le 12 Janvier lors du tremblement de terre l'acteur principal René Preval semblait deboussolés. Depuis plus de dix ans un rapport du Bureau des Mines informait avec certitude les responsables de l'etat Haitien qu'un tremblement de terre fapperait Haiti. Haiti sait depuis longtemps avec certitude qu'il y a deux realites incontournables en matiere de desastres naturels. La premiere notre pays a deux failles sismiques, un dans l'Ouest et la presqu'ile du Sud, l'autre dans le Nord. La deuxieme, le pays est dans un corridor ou chaque annee pendant l'ete passe des cyclones.
En Octobre 2002 le professeur Eric Calais travaillant pour le bureau des mines reconfirmait avec certitude qu'Haiti allait faire face a un tremblement de terre. On s'attendait a un tremblement de terre, on ne savait tout simplement quand? En 2008 et en 2009 on a sonné une fois de plus la sonette d'alarme. Le rapport de prevision est sortie le 7 Octobre 2008, il a fallu 300.000 morts pour que le gouvernement cree en Fevrier 2010 l'Oberservatoire de l"Environnement et de la Vulnerabilite (ONEV). C'est carrement criminel.
Pour lire le rapport qui depuis 2008 annoncait le tremblement de terre cliquez ici: http://www.bme.gouv.ht/alea%20sismique/Alea_sismique%20HAITI.pdf
Ce n’est pas le tremblement de terre qui a tue les 300.000 Haitiens mais une basence totale de leadership. 88% des maisons detruites le 12 Janvier n’ont pas ete construites il y a 200 ans. 88% des maisons detruites qui ont enseveli 300.000 personnes ont ete construites entre 1990 et 2010 sans respecter les normes de bases de la construction. Les 200 ans d’histoire n’ont rien a voir avec la destruction de ces maisons. Elles ont ete construites il y a vingt ans.
Qui etait au pouvoir ? Lavalas! Depuis 20 ans Lavalas est au pouvoir! Avec une petite eclaircie de la Tortue (2004-2005). En 20 ans , en dix ans Lavalas n'a rien fait. Depuis 2006 Rene Preval n'a rien fait non plus. Premier Ministre il y a 20 ans, President il y a 15 ans et President il y a encore 5 ans il n'a fait que pousser sa barbe et se foutant pas mal du reste du monde et de son peuple. Paul Antoine Bien Aime Ministre de l'Interieur responsable de la protection civile pendant dix ans n'a rien fait. Jacques Edouard Alexis au Cabinet Ministeriel pendant dix ans dont quatre comme Premier Ministre n'a rien fait. En dix ans nos ministres de l'education nationale, des TPTC et de la sante n'ont rien fait . Pas de plan d'urgence, pas de normes pour la construction, ni de plan d'evacuation des ecoles en cas de tremblement de terre. Pas de systeme de sante mis en place...pas d'Hopitaux! Heureusement que les americains en 1915 ont construit un Hopital General qui est encore debout et qui recoit des milliers de blesses sous les tentes . Qui a construit quoi apres ?
Depuis son arrivee au pouvoir il y a 5 ans malgre l'existence du rapport sur la possibilite de tremblements de terre en Haiti, l'agenda de Preval etait plutot tourné vers Fidel Castro et Chavez, tout en faisant semblant avec Bush et en s'accrochant à la manche du costume d'Obama en bon opportuniste et comedien. S'assurant de berner la gauche comme la droite , il s'est amusé à produire des coups d'Etat contre son peuple. Le premier pour essayer comme Chavez de changer la constitution de son pays et renforcer le pouvoir presidentiel pour sa clique envisageant une continuité pour 20 autres annees de regime Lavalas, le second manipuler les resultats des elections en vue de controler totalement le Parlement qui est devenu sa Chambre (à coucher) et enfin le monopole economique en donnant a ses amis boucaniers du cartel ou groupe de bourdon les monopoles economiques et se faisant passer pour un gauchiste populiste faire exactement le contraire avec une politique populiste en faisant cadeau a de vils prix , de toutes les entreprises de l'Etat generatrices de revenus. Lors du rache Manyok (manifestation violente contre le General Namphy et Lesly Delatour qui avait epousé la niece du general , une certaine Elisabeth Debrosse) , Rene Preval etait en tete des manifestations brulant des pneus et erigeant des barricades , en criant haut et fort "A bas Delatour! Non a la privatisation des entreprises de l'Etat!" . Aujourd'hui on a decouvert que ce n'etait qu'un comedien . La vie lui a fait un tour : par detour il a fini par epouser et Lesly et sa femme. Son agenda est tres clair : la vie des gens ne l'interesse guere. Il passe la brosse sur les urgences du peuple et se Debrosse...en s'achetant de belles maisons aux Etats-Unis et en laissant mourir les autres, tout en livrant son pays pieds et poings liés a des flibustiers et a des boucaniers.
Pour plus details graphiques sur l'agenda de Preval:

Les experts sismiques, les leaders responsables savent que dans la gestion des desastres naturels la preparation, la prevention jouent un role essentiel pour la protection et la sauvegarde des vies. Ces mesures preventives limitent considerablement l'extension des degats materiels. Trois comparaisons le demontrent Haiti, Chili, Mexique. Dans une intervalle de trois mois des temblements de terre ont frappe Haiti, 7.0 de magnitude, le Chili 8.0 de magnitude et le Mexique 7.2 de magnitude. Les violences des tremblements de terre du Chili et du Mexique etaient de loin plus grandes que celui d'Haiti. Pourtant Haiti a connu de loin plus de morts et de degats que les deux autres pays ou le tremblement de terre etait moins violent. Haiti 300.000 morts pour 7.0 de magnitude, Chili, 1000 morts pour 8.0 de magnitude, Mexique, 2 morts pour 7.2 magnitude. Les degats materiels en Haiti s'elevent a 50 milliards.
La difference en Haiti et ces deux pays? Les responsables au pouvoir au Chili et au Mexique avaient un plan d'urgence en place, un personnel entraine, un systeme de communication. En plus les responsables de ces pays ont fait respecter les normes de la construction, realiser l'education civique de la population. En dix ans Rene Preval et sa clique n'ont rien mis en place. Des 300.000 morts du 12 Janvier ces responsables de l'etat auraient pu sauver 98% d'entre eux s'ils avaient prit le temps de faire leur travail. Cette irresponsabilite, ces manquements a leur devoir constitutionnel est carrement criminel.
RECONSTRUCTION ET ESPRIT D'IRRESPONSABILITE
Le 12 Janvier a cree une faille geologique et aussi bien une faille politique . Preval,qui s'appretait a organiser des Elections bidons en Fevrier sous un concert de mardis gras a du reculer. Le Groupe de Bourdon, Lespwa, CPP et Inite depuis le 12 Janvier menacaient de tout rafler. Ils mettaient au devant de la scene tous leurs cretins avec un agenda politique batissant l'avenir uniquement avec des hommes corrompus , incapables dont certains trempés dans le trafic de la drogue . Il fallait conserver et agrandir le controle de l'initiative politique de la dictature Prevalienne. Pour ce faire, Preval, Groupe de Bourdon et le nouveau parti presidentiel Inite (qui venait par fantaisie de remplacer le parti ESPOIR de Preval) avaient besoin les pleins pouvoirs. Il n'y avait plus d'ESPOIR , puisqu'on avait tout , il n'y avait plus rien a esperer mais a consolider dans l'UNITE. Dans la strategie politique de Preval, comme Aristide avant lui ( eliminant l'Organisation Politique Lavalas au profit de Fanmi Lavalas) , il ecarte les acteurs nationaux qui ne sont pas dans son club de l'Unite et rejette d'un revers de la main le parti fantoche l'ESPOIR pour en creer un autre sans programme sans vision.
Preval prit l'avion pour New York avec des allies et des soumis tels le paysan Charles Sufra (un semi analphabete, un veilleur du temple, detenteur d'un Asile politique a Miami apres la chute d'Aristide en 2004) qui crea pour Jean Dominique sur demande de Preval en 2000 l'organisation KOZE PEP dans le but de lui livrer la presidence d'Haiti (ce qui ne fut pas etranger a sa mort) . Aristide disait en 2001 : Titid ou la mort! Aujourd'hui Preval qui n'a pas totalement oublié sa promesse voudrait pousser la femme de Jean, l'honorable Michele Montas- Dominique l’ancienne porte parole de l’occupant. Ce qui explique pourquoi Sufra et Michele Montas faisaient partie de la delegation officielle.
Le tremblement de terre a tout gaché. En vue de remonter la pente il veut faire de l'international le pion de la legitimite en conduisant l'avion du bluff avec Bellevague ou Bellerive derriere lui , passant sur les tetes des K-Plume (joué au quart de plume) et de Me Ben (eberlué d'avoir ete autant berné). Mais est-ce que ca marchera? N'est-ce pas cette strategie qui a conduit a l'echec d'Aristide? Toute politique n'est-elle pas d'abord locale?

Dans l'application de cette strategie Preval a prevu de s'appuyer sur des "allies" internationaux avides du gain. Il espere leur conceder des contrats juteux sans appel d'offre en echange de support et de services dans l'application de son plan politique prepare par le Groupe de Bourdon. Pour comprendre cette strategie de "deals" donnant-donnant visitez ces liens:
http://solutionshaiti.blogspot.com/2007/02/wall-street-journal-haiti-file.html
2. http://www.haiti-info.com/spip.php?article4730
En realité depuis son ascension au pouvoir en 2006 Preval applique une politique antidemocratique en vue d'asseoir un pouvoir absolu. Ce n'est pas la premiere fois que Preval fait vivre a Haiti ce cauchemar de corruption antidemocratique. Pour plus de details cliquez ici: http://solutionshaiti.blogspot.com/2010/01/haiti-bilan-2009-une-decennie-ratee-par.html La nommination d'un Conseil Electoral Pprovisoire (CEP) partisan en 2008, La manipulation des resultats des elections senatoriales du 19 Avril et 21 Juin 2009 et les preparations qui etaient en cours pour manipuler es resultats des elections legislatives du 28 Fevrier 2010, les amendements illegaux de la constitution, la vente pou degouden des entreprises de l'etat generatrices de revenus au Groupe de Bourdon sont des actions concretes l'ayant rapproche de son objectif (voir tableau plus haut decrivant l'agenda de Preval). Le tremblement de terre du 12 Janvier a remis en question les acquis antidemocratiques de Rene Preval mais il essaie de se reprendre, etonné de se voir encore au pouvoir, alors que le pays n'a aucune "chance" avec lui et qu'il apporte la baraka a son peuple, lui faisant tomber le ciel sur la tete.
La premiere experience presidentielle des annees 1990 de Preval et celle d'aujourd'hui a appris aux Haitiens qu'il y a des pourris etrangers prets a epouser la corruption et l'agenda degoutant des faux leaders au pouvoir en Haiti. Pour un rappel visitez ce lien: http://thekomisarscoop.com/tag/haiti/
L'economie globale est en recession. Le tremblement de terre d'Haiti est apparu comme un secours pour des centaines de compagnies americaines, francaises , italiennes, espagnoles se precipitant vers Haiti pour gagner des millions et garder les gens sous des tentes trouées. Face a cela le president Bush s'est levé pour aller voir lui aussi , et equilibrer les choses pour empecher qu'au nom de l'humanitaire , on ne fasse plus de mal a un peuple qu'il a aidé d'abord avec les millions offerts par le projet HOPE qu'il a concocté personnellement afin de creer du travail en Haiti.
Ceci n'empeche pas des flibustiers de tous poils de l'Amerique du Nord à l'Europe a se jeter sur Haiti, pour aller acheter des terres en masse dans les zones minieres, et faire tout ce qui est possible pour pouvoir acceder a 5.5 milliards de dollars en dix huit mois , une aubaine pour les predateurs habituels.
Pour l'allocation des contrats , Preval veut qu'on ferme les yeux sur ses magouilles politiques et financieres, mais promet qu'il n'y aura pas d'appels d'offres, les contrats seront donnes aux compagnies etrangeres proches de gros calibres politiques internationaux qui protegeront l'agenda antidemocratique de Rene Preval. Le drapeau de la Reconstruction est hissé au mat de la honte par de grands noms . Des miettes seront distribues aux associes du pouvoir et les hommes du Groupe de Bourdon, les petits boucaniers.
Et au cas ou un patriote oserait se lever face a Preval contre ces manieres autoritaires, il suffira de penser au sort qui avait ete reserve a Robert Marcelo le president de la Commission des marchés de l'Etat Haitien execute par un homme du palais parce qu'il voulait organiser un appel d'offre autour de l'achat de 300 bus et du materiel lourd du CNE. Pour plus de details cliquez ici: http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=69015&PubDate=2009-05-2

C'est dans ce contexte qu'apres son retour de New York Preval a proposé au parlement croupion (Inite-CPP ) la loi d'urgence enlevant toutes les garanties constitutionnelles y compris le droit de gueule et se donnant la structure de gestion de la reconstruction devant lui conferer le pouvoir absolu pour dix huit mois. Pour faire voter la loi Preval a financé les corrompus du Parlement ou de sa chambre a coucher.Preval konnen byen kijan poul fonksyone ak ti zorey grangou sa yo. Les traditionels sousous de l'Unite Joseph Lambert, Kely Bastien, Moise Jean Charles, John Joel Joseph, Michel Clerie, accompagnes des Senateurs Judnel Jean, Rudy Heriveaux, Cemephise Gilles et Mathurin. Et comme des comediens ils ont monté une piece intitulé "Mascarade", votant la loi d'urgence inconstitutionnelle . En echange de quoi? De quelques millions gourdes comme Judas ! Preval profite de l'occasion pour ecarter du meme coup le parlement et son autorite de controle et de suivi, le rendant inoperant. La communaute internationale devient son seul partenaire tout en mettant de cote l'ensemble des secteurs du pays et de la Diaspora. Qui dit mieux?
L'APRES 12 JANVIER ET LES MANOEUVRES ANTI- CONSTITUTIONNELLES
Les conseillers legaux de Rene Preval en preparant le projet de loi ont commis des erreurs graves qui rendent cette loi inconstitutionnelle. Voulant proteger les futurs actes de corruption et les poursuites judiciaires contre les responsables de l'Etat appelés à commettre des fautes criminelles Preval a aussi enterré les prerogatives du pouvoir judiciaire . La loi votee est illegale est inconstitutionnelle. La loi viole le principe de la separation des pouvoirs. La loi viole l'article 34 de la constitution. Cette loi donne des droits politiques aux etrangers de la commission de reconstruction ce qu'interdit la constitution. La loi affirme que la commission est chargee de mettre en oeuvre le plan de developpement en lieu et place du gouvernement, ce qui est illegal. La loi viole aussi l'article 15 de la loi d'urgence votee par le 9 Septembre 2008. La loi supprime les libertes individuelles. Peut-on organiser des elections libres honnetes et democratiques avec une loi qui met de cote les libertes garanties par la constitution de 1987? Deja sur ordre du palais les commissaires du gouvernement du pays ont ete invités à lancer des mandats d'arrets contre tout citoyen qui manifesterait contre cet etat des choses. Nous sommes sous la loi martiale ou l'Etat de siege. La procedure d'admission d'un avant projet de loi pour son vote a ete viole au senat. Les reglements internes du Senat font obligation a l'Executif de deposer l'avant projet au senat, ensuite le Bureau du Senat doit soumettre la loi a l'analyse d'une commission specialisee. La commission communique ensuite l'avant projet de la loi au Bureau et a l'Assemblee des Senateurs avec des recommandations. C'est seulement a ce moment que l'Assemblee des Senateurs peut considerer la loi, la debattre et voter.
L'avant projet loi sur la reconstruction n'a pas ete deposee a aucune commission du senat et n'a pu etre analyse. Les hommes de l'Unite au Senat n'ont pas respecte le processus. La loi a ete vote en moins d'une heure au senat par les senateurs aux ordres de Ti René, prets a vendre leurs femmes et leurs enfants . On est revenu au temps des comedies parlementaires dictatoriales :J'approuve ce que mon confrere a dit oui et il a raison" En plus les lois d'urgences doivent etre votees par L'Assemblee Nationale. Ce qui non plus n'a pas ete fait.
En etendant illegalement le mandat de la commission sur 18 mois la loi elimine le droit de controle et de suivi du parlement, elle met aussi de cote la Cour Superieure des Comptes, l'Unite de Lutte Contre la Corruption, l'UCREF et l'Inspecteur General du Ministere des Finances. La loi est remplie de violations tant sur le fond que sur la forme. La loi d'urgence pour ces raisons et d'autres est inconstitutionnelle. La question a se poser qui va defier Preval par devant la Cour de Cassation en questionnant la constitutionalite d la loi? Un chose est sure Preval a reveille la mobilisation en Haiti et dans la Diaspora ou les frustrations sont enormes. Il peut s'attendre aux consequences.Les manifestations vont devenir plus importantes encore et la terre va devenir chaude pour la fourmi qui se prend pour un boeuf. Il risque de connaitre le sort de Jean Pierre Boyer apres le tremblerment de terre de 1843...
RECONSTRUCTION : QUELLE RECONSTRUCTION ?
On savait deja que les maires, les organisations de la societe civile, les partis politiques et la Diaspora avaient ete ecartes dans la preparation du plan. Lors de la reunion de New York sur la Reconstruction, les representants de la Diaspora, des organisations de bases et les partis politiques ont ete ecartes pour favoriser les proches du pouvoir participant au jeu de la corruption et non de la reconstruction. La lecture du document confirme que le plan de reconstruction n'a pas ete preparé pour Haiti mais sur le dos d'Haiti et non ecrit par des Haitiens. Ce document ne reflete pas non plus les besoins de developpement et de reconstruction du pays et neglige de facon sacandaleuse les priorites immediates du peuple Haitien. Une analyse interessante du plan de reconstruction note des traces etrangeres malsaines dans la preparation du plan. Les partis politiques devraient realiser une analyse du plan de reconstruction. Ils sont etrangement silencieux. Les mauvaises langues dissent que Preval a glissé aussi quelques billets dans les poches arrieres de quelques uns.
La structure de reconstruction proposee donne des droits politiques a des etrangers qui ont des pouvoirs tres etendus au sein de la commission. Quand on se souvient du scandale de corruption de l'Irak dans le cadre des echanges du petrole contre aliments qui avaient permis a des fonctionnaires des Nations Unies de s'enrichir frauduleusement, quand on se souvient de la corruption recente des fonctionnaires des Nations Unies en Haiti on peut se demander en francais "Ou vont nous?" http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/12/17/AR2007121701914.html
Preval a tout fait pour que la Commission des Marchés charges de lancer des appels d'offres soit ecartee dans la loi d'urgence. Des compagnies de Cuba et de Venezuela sont invitée a venir se remplir les poches. L'Inspecteur General des Finances et les institutions de controle ont ete ecartees certes par peur de la transparence dans le processus de reconstruction, ainsi que la Diaspora remplacee par un proche du regime vivant a Washington. Ce dernier est plus interesse aux affaires de Preval et a ses affaires plutot qu'a l'interet national. Toutes ces indecences et ces irregularités anti democratiques se font helas sous les yeux de Clinton.
RECONSTRUCTION D'HAITI : LES YEUX DE CLINTON
Bill Clinton au Centre des Debats

En Haiti comme dans la diaspora il existe trois courants de pensee par rapport a l'ancien President Clinton. Il y a ceux qui pensent qu'il peut donner un coup de main a Haiti grace a son profil et ses contacts. Il y a ceux qui n'ont pas oublie les violations de la souverainete d'Haiti lors de la presidence de Clinton en 1994 avec le debarquement de 20.000 marines en Haiti. Ce secteur a plusieurs arguments negatives sur l'ancien president des Etats Unis. Il n'a pas tenu les promesses faites en Mars 1995 a Port-au-Prince ou il avait promis 1 million d'arbres pour le reboisement, la construction de 1000 kilometres de routes, la creation de milliers d'emplois et la construction de centres de sante. Jusqu'a son depart de la presidence des Etats Unis en 2001 rien n'a ete fait. Ce groupe affirme que des proches du president Clinton ont profité du tremblement de terre du 12 Janvier et de la situation chaotique pour s'enrichir sur le dos du peuple Haitien. Bien avant le tremblement de terre tout avait commencé d'abord avec la teleco. Ils citent souvent les articles du Wall Street Journal, cliquez ici: http://www.haiti-info.com/spip.php?article4730 et ici: http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703625304575116030721437698.html
Un troisieme groupe ne sait que penser de Clinton, trop accoquiné à Preval et ils prennent l'attitude de Saint Thomas. Ils n’y croiront que lorsqu’ils verront les resultats. Clinton risque s'il echoue de ne pas avoir le Prix nobel qu'il ambitionne depuis longtemps encore moins le poste de Secretaire General de l'ONU. Pour plus details cliquez ici: http://solutionshaiti.blogspot.com/2009/07/former-president-clinton-takes-his.html
L'association du tres humanitaire Clinton a l'insensible René Preval a cree un gene au niveau national. Il y a aussi une confusion dans les roles de Bill Clinton en Haiti. Il y a d'une part linitiative prive Bush-Clinton. Clinton a ensuite une initiative non gouvernementale a travers une ONG, la Clinton Global Foundation . Puis, Clinton a aussi un role officiel a travers les Nations Unies. En plus Clinton beneficie du support du Departement d'Etat dont sa femme est titulaire . Et enfin la loi d'urgence de Preval et de l'Unite fait maintenant de Clinton le co-president d'Haiti. Pour un homme intelligent , il est allé trop loin.....
Clinton n'a pas su faire des reserves et comme Preval rejette les regles de la diplomatie d'un tour de main. Il n'avait pas besoin de se donner tant de pouvoirs pour rien. Il aurait pu simplement rester dans son role de Representant Special du secretaire General de l'ONU et agir avec efficacité. Pourquoi si on est un democrate donner le mavais exemple, et encourager des voyous de dictateurs a dechirer la Constitution de leur pays ? Clinton aujourd’hui est un homme qui a beaucoup de pouvoir, il detient beaucoup de leviers en main. Il est un ancien President des Etats Unis, representant du Secretaire General des Nations Unies, sa femme est le Secretaire d'Etat des Etats Unis, son ancien Chef de Cabinet est directeur de la CIA, son assistant Chef de Cabinet est le Chef de Cabinet du President Obama, il a acces a la BID, la Banque Mondiale et les grands salons politiques et economiques. J'espere qu'il a lu l'histoire de Sonthonax et Louverture. Les Haitiens sont tetus, ils savent ce qu'ils veulent. Souhaitons qu'il ecoute.
Beaucoup d'Haitiens apprecient son aide, mais le malaise existe, le malaise est la. Les excuses n’ont rien change. C'est un malaise Haitien par rapport a l'ancien president des Etats Unis. Son profil en Haiti est moins populaire qu'il y a des années. On l'assimile a un element de la MINUSTHA. Et ce n'est pas bon pour les Etats-Unis.
RECONSTRUCTION ET LES NATIONS UNIES

La mission des Nations Unies en Haiti MINUSTAH etait absente du 12 au 16 Janvier. Ce sont les citoyens Haitien qui ont porte secours a leurs compatriotes. Cette institution est inefficace en Haiti. Les cluster des Nations Unies gerent les 1300 camps en Haiti commes des plantations d'esclaves. Un pretre me decrivant la situation etait revolte par les constats. Les cluster sont inondes d'etrangers qui ne parlent ni creole, ni francais avec un manque totale de sensibilite humaine. Dans les 1300 camps on retrouve des problemes de sante qui augmentent tels le typho malaria, les infections vaginales dues a la qualite de l'eau distribuee. La gestion des latrines, la collecte des dechets, la distribution inhumaine des aliments, de l'eau ressemblent a la gestion de 1300 camps d'esclaves. C'est inadmissible! Pourquoi le Secretaire General des Nations Unies Bann Kimoon ne peut-il pas faire appel a des Haitiens competents d'Haiti et de la Diaspora pour une gestion humaine et sensible de leurs freres et soeurs? Pourquoi ne pas ouvrir les Nations Unies aux milliers d'Haitiens au Canada, en France et des Etats Unis qui ont toutes de meilleures competences que ces etrangers qui traitent mal nos freres et soeurs et les religieux qui les assistent? Il y a un groupe d'etrangers au sein de la MINUSTAH en Haiti qui sont sur le terrain depuis quinze ans qui sont arrogants et regardent des haitiens comme des chiens. Le moment est venu pour le ministere des Affaires Etrangeres d'Haiti de revoir le profil de ces individus et de demander aux Nations Unies de les remplacer par des haitiens. Une chose est sure les millions collectes n'arrivent pas a la population. On peut faire mieux. Les initiatives doivent avoir une face vraiment Humaine !
A niveau politique on a l'impression que les Nations Unies ont opte pour la corruption de Rene Preval et abandonnent le peuple Haitien aux mains de mercenaires habillés en gardiens de la paix de l'ONU. L'institution a prefere l'agenda electoral incertain de Rene Preval plutot que des elections libres et acceptables repondants aux critres universellement acceptes. Edmond Mulet qui est percu comme un homme de bien, de retour a la tete de la Minusta n'a encore rien fait. Deja en Septembre dernier dans son rapport le Secretaire General des Nations Unies n'a meme pas mentionne les manipulations des resultats en faveur du parti au pouvoir denonce par le Vice President du CEP Rodol Pierre. On comprend pourquoi cette consultante electorale francaise s'amuse tous les matins à monter a cheval, galopant sur les debris et les decombres , sur des terrains d'entrainement et pretendant a chaque fois au telephone qu'elle est a une reunion. C'est beau la vie la bas ! Ce qui interesse tous ces martiens et martiennes c'est la lune a croquer ! Surtout a un moment ou le peuple haitien est au plus bas de son moral, qu'il ne sait pas si un Toussaint Louverture va renaitre des cendres pour soulever tous ces jeunes de leurs tentes et les lancer a l'assaut comme des nouveaux libres, chassant a bout de bras les affranchis boucaniers qui les meprisent et les flibustiers a la solde des nouveaux Napoleon !
Ces bandits qui ont debarqué avec leur morgue traditionnelle sont fiers d'amputer des milliers d'enfants , les autres fonctionnaires sur place font la meme chose avec ceux qui trvaillent dans l'humanitaire. Ils arrivent au bureau a 11:00 a.m. et s'envont a 3:45 p.m. les soirs ils frequentent les restaurants de Petion-Ville laissant le peuple dans la crasse et sous leurs tentes. Les millions sont depenses dans des salaires astronomiques et les conditions de la population de s'empirent depuis le 12 Janvier.
Chaque annee la MINUSTAH recoit un budget de US$732.4 millions. Le personnel militaire de la MINUSTAH comprend 12.675 officiers et soldats pour 30% de ce que cette equipe coute chaque annee de 2004 a 2010 Haiti aurait deja eu une police et une armeee professionelle.
La MINUSTAH a 1148 staffs et experts internationaux, pour faire quoi? Ces experts recoivent un salaire et des benefices dans l'ordre de US$496 millions chaque annee. Ce qui represente un salaire annuel de US$432,055.00 pour chaque expert. Par comparaison le salaire des 1300 haitiens qui font partie de la MINUSTAH represente seulement 4.6% du total des salaires. Il sont traités comme des esclaves, parce que Preval n'est pas Toussaint Louverture, mais une sorte de Yayou portant les valises de l'occupant.
Dans le budget de la MINUSTAH il y a US$10 millions pour la location de deux bateaux de croisiere qui permettent aux employes internationaux de mener la belle vie sur le dos d'Haiti. Ces employes des Nations Unies qui menent la belle vie ont donne a ces vaisseaux le nom de "bateaux d'amour."
Les Nations Unies paient US$112.500 par jour pour ces deux bateaux ou les employes etrangers de l'humanitaire des Nations Unies menent la vie de roi et pendant que les 1.2 millions d'Haitiens menent une vie de chiens et sont traites commes des esclaves dans 1300 camps sur des places publiques ou la mort se promene au bras du desespoir. Quand finira-t-elle cette comedie ?
La diaspora Haitienne qui paie ses taxes aux Etats Unis finance ce desordre en contribuant dans l'ordre de US$197 millions soit 27% du budget total. Les organisations de la Diaspora Haitienne et les elus Haitiano-Americains devraient ecrire a leurs collegues du Congres sur cette question et demander des comptes. Ce sont ces gens qui veulent gerer pour nous les 5.5 milliards de la reconstruction ? Allons donc, allons zenfants de la Patrie, le jour de gloire n'est pas encore arrivée...
Budget Supplementaire MINUSTAH cliquez ici: http://www.foxnews.com/projects/pdf/042010_budgetdocument.pdf
Nouvelles estimations budgetaires cliquez ici: http://www.foxnews.com/world/2010/03/17/haiti-million-peacekeeping-getting-high/
RECONSTRUCTION ET ONG EN HAITI

Ils sont devenus des competiteurs de l'etat. Le ministere a la condition feminine cherchait cinquante mille dollars americains pour acheter des chaudieres et des ustensiles de cuisine pour permettre aux femmes dans les camps de cuire a manger pour leurs enfants. Le ministere a fait une requete a la Croix Rouge qui n'a rien fait. Le ministere de la sante publique avait besoin de deux cents mille dollars pour les 58 centres institutions de sante de la capitale personne n'a fait le geste. Pourtant la Croix Rouge a collecte US$700 millions de dollars dont 400 aux Etats Unis et 300 a travers le monde en utilisant le nom du peuple Haitien. Partners in Health de Paul Farmer a collecte US$150 millions. Que font-ils avec l'argent collecte? Si la moitie des foyers americains ont ete genereux et donne a ces ONG un milliard de dollars pour Haiti, ces organizations semblent avoir un comportement pour etre genereux douteux par rapport aux besoins du peuple Haitien. On ne voit que la desolation, les souffrances et la misere dans les 1300 camps et dans les rues. Que font-is avec les ressources? Il faut une coordination, supervision du travail des ONG en Haiti. Il faut les responsabiliser.
LES ELECTIONS

Elles ne sont pas possibles dans les 7-9 mois a venir pour des raisons techniques et politiques. 45% des citoyens ont perdu leurs carte electorale. Les citoyens ont aussi perdu leur carte d'identite, acte de naissance, leur titre de propriete. Le local du Conseil Electoral Provisoire (CEP) et de la MINUSTAH qui apportait le soutien technique sont detruits. Les membres du Conseil Electoral sont partisans, ils sont au servie du pour voir, charges de manipuler comme par le passé les resultats des elections. Le CEP doit etre refait .
Pres de 66% des bureaux de vote sont detruits, 3 millions de citoyens affectes bougent a travers le pays, 1.2 millions vivent dans la rue, 300.000 citoyens decedes avec leur carte electorale. Techniquement les elections ne sont pas possibles dans les prochains 18-24 mois. Sans parler des libertes fondamentales supprimees par la loi d'urgence. On le sait. La population est psychologiquement sous le choc et n'est pas prete pour les elections.
Contrairement a ce qu'a affirme l'OEA les organisations politiques n'ont jamais declare qu'elles etaient d'accord avec l'organisation d'elections bidons dans sept mois. Qui va nettoyer la liste electorale avec 300.000 personnes mortes? Comment va-t-on distribuer les cartes electorales au 45% de citoyens qui ont perdu la leur? Vu que 3 millions des citoyens bougent et 1.2 d'entre eux vivent dans la rue comment va-t-on operer cette distribution? Il n'y a que Preval et ses amis qui veulent organiser des elections bidons en Haiti.
Pourquoi ont-ils peur des elections libres bien organisees? Pourquoi s'engager rapidement dans ce que les experts qualifient deja d'une mascarade? Est-ce la corruption? Pourquoi , a la fin du mandat de Preval ne pas faire la transition constitutionnelle comme ce fut le cas avec madame Trouillot en 1989-90, une transition reussie avec un CEP independant? Pourquoi ne pas permettre la preparation d’elections libres dans les 18 mois tout en restituant les libertes fondamentales ?
La plupart des Haitiens encore en deuil sont choques avec la desinvolture avec laquelle l'OEA a annoncee des elections pour Haiti sans consultations de l'ensemble des secteurs de la societe Haitienne et de la Diaspora. Les partis politiques, la societe civile et la Diaspora Haitienne n'ont pas ete consultes. L'OEA decide pour Haiti, vraiment etrange? Deux anciens president du Conseil Electoral Provisoire ont declare que les conditions actuelles rendent impossibles l'organisation d'elections en Haiti. Pourquoi l'OEA est-elle plus pressee d'organiser des elections bidons au lieu de trouver des abris surs, des maisons chalets pour 1.2 millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui sont menaces par treize cyclones d'ici le mois de Juillet? Pourquoi l'OEA n'a pas presente les conditions actuelles de l'administration et l'environnment electoral qui rendent impossible l'organisation d'elections avec des standards internationaux acceptables.
L'OEA sait que 300.000 personnes possedants leurs cartes electorales sont mortes et qu'il faudra seize mois pour reconstituer la liste electorale. L'OEA sait que les locaux du Conseil electoral ont ete detruits et les equipemennts et dossiers de l'institution disparus. L'OEA sait que 66% des bureaux de cotes sont detruits. L'OEA sait que 3 millions de citoyens sont en deplacements et 1.2 millions d'entre eux vivent dans la rue. L'OEA sait que la loi sur l'urgence supprime les libertes fondamentales, particulierement les libertes d'expression, de reunion, d'association. Ce qui est une violation de la Charte Democratique. Comment des candidats peuvent-ils faire campagne dans un envirronnement pareil? Une analyse de l'administration et de l'environnement electoral revele qu'il impossible d'organiser des elections libres et honnetes respectants les standards internationaux dans les huit mois a venir. Le mandat du president Preval prend fin dans huit mois? Quelle sera donc la solution constitutionnelle? La prolongation de son mandat comme il le souhaite a travers le passage monnayé de la loi d'urgence? Ce serait illegal. La constitution est contre la prolongation de mandat. En Mars 1989, dans des circonstances pareilles la constitution avait ete appliquee, un president provisoire est sortie de la Cour de Cassation, le Juge Ertha Pascale Trouillot qui quelques mois plus tard avait organise des elections libres honnetes et democratiques observees par l'OEA le 16 Decembre 1990. Qui dit mieux? Une chose est sure les acteurs d'Haiti n'accepteront pas des elections bidons pour garantir la continuite d'un regime corrompu jusqu'aux os. L'OEA devrait le savoir. La Reconstruction d'Haiti doit aussi passer par la morale. Tout ce qui se fait pour le moment est grandement immoral.
Haiti vit un moment triste et difficile de son histoire face a l'arrogance et la deshumanisation de certains individus avides ou cyniques et la compassion des autres. Cette portion de terre et les hommes qui y vivent n'ont jamais desesperes malgre les efforts de ceux qui voudraient nous voler ou nous faire douter de nos capacites. Ce pays, cette terre, ces hommes ont l'habitude de realiser l'impossible. Ils le feront encore une fois malgre les souffrances, malgre les menaces. Dans cette lutte on decouvre que ce pays a un esprit qui l'accompagne, des milliers d'esprits. Haiti ne mourra pas. Et comme le disait Spencer St Johns , il sera le tombeau des diplomates qui n'ont aucun esprit. Il nous faut donc travailler maintenant pour retirer dans les rues les 1.2 millions de citoyens qui vivent sous la pluie, la boue, le soleil, dans les 1300 camps entasses comme du betail dans la boue et le deshonneur. Parmi eux il y a des genies qui restent en silence et qui se preparent a s'imposer partout sur cette planete. Haiti ne mourra pas. Ce sera une longue route, les reformateurs, les democrates d'Haiti et de la Diaspora doivent se mettre au travail ! Certains comme nous sont deja prets. Nous allons le prouver. Et d'une seule voix commencons par crier à l'image de Alcius Charmant "Haiti VIVRA!". Haiti vivra pour toujours..
Les Patrons de la Reconstruction
Quelques réations à la dérive de Daly Valet
Voyez les commentaires avisés de Maurice Célestin, Emmanuelle Gilles, Ashley Pierre, Camille Loty Malebranche...
BIOPSIE DU "RAS-LE-BOL" DE DALY VALET
Par Emmanuelle et ASH
Par Maurice CELESTIN
Mes interventions n'ont pas produit l'effet escompté. Le texte « Ras-le-bol » de Daly VALET continue à susciter des controverses et même à piquer jusqu'à l'indignation certains amis Internautes qui persistent à considérer les propos du journaliste comme une insulte à la majorité nationale. Ils s’accordent à dire que les insinuations de VALET sont celles d'un « petit bourgeois réactionnaire de la classe moyenne inférieure en transfert de classe. » Le « ras-de-bol » de Daly VALET semble vouloir mettre en péril l’admiration dont jouissait le journaliste dans le public pour ses prises de position.
Voilà une situation qui me fait penser à feu mon professeur Loubet REGNIER qui disait que « les grands mots conduisent souvent aux grands maux », question de nous inviter à prendre beaucoup de précautions avec les mots qui nous prononçons et que nous écrivons surtout. Il y a, certes, un peu d’exagération dans les accusations portées contre VALET mais en tout état de cause, on doit admettre que ses propos se prêtent à diverses interprétations. A mon sens, Daly devrait se taire car plus il essaie de sortir du bourbier plus il s’enfonce dans la marre. Par exemple, Il y est jusqu’au cou depuis la publication de sa réplique dont la biopsie réalisée par madame Emmanuelle GILLES et ASH a révélé des pathologies peu favorables à la santé de son prestige et de sa réputation dans le corps social. En effet, après madame GILLES, ASH a analysé niveau par niveau le texte de Daly pour prouver que le signataire est un homme trop rempli de lui-même avec un comportement d’un démagogue pédant voulant s’attirer la bonne grâce d’une classe qu’il veut à tout prix ménager et protéger. A coté de cela, il s’est prononcé contre le fait que Daly VALET veut tirer une trop grande gloire de son retour en Haïti qui est, d’après lui, un simple choix bien calculé souvent dicté par des avantages à trouver en quelque part. Il se demande, entre les lignes, s’il est vérifiable que les sentiments d’appartenance, de patriotisme, d’amour de la patrie soient toujours les vraies raisons qui poussent des frères et sœurs à retourner au pays ? Pas nécessairement vrai dit-il ? Mais, étant donné que les sentiments ne sont pas mesurables, qu’on me permette d’accorder le bénéfice du doute à mon confrère VALET : il est rentré pour poursuivre, sur le terrain, la lutte discontinuée par son exil forcé. Cela n’empêche que le journaliste tant admiré soit l’objet d’une remise en question à cause de quelques phrases mal placées. Cela n’empêche non plus, qu’il soit en passe de perdre ce grand amour de son public, ce grand amour qu’il a conquis, qu’il a bâti sur des risques dignes d’un héros. Aura-t-il à faire l’amère expérience de savoir que le public est ingrat et qu’il est toujours du coté de l’équipe qui gagne ? Aura-t-il aussi à apprendre que ce public qui était à vos cotés dans la construction d’un édifice, oeuvre de tant de jours, est capable de le démolir en un jour ? Le métier de journaliste est le plus ingrat que je connaisse ! Un seul mot non à sa place peut faire tomber la structure qu’on croyait la plus solide.
En tout cas, si Daly est capable de découvrir qu’il y en a qui ne savent pas lire, c’est dire que lui, il sait bien lire et bien comprendre.
Alors c’est sûr qu’il comprendra…
Emmanuelle Gilles <manu...@yahoo.fr>
Je pense que Daly Valet ne se rend pas compte de l'absurdite qu'il vient de commettre en tant que journaliste de renom en ecrivant une pareille replique. Nul ne doute du niveau academique de Daly ni non plus de ses talents de journaliste. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Les points que certains d'entre nous avons souleve dans son dernier editorial sont assez clairs et sans ambiguite. La preuve, c'est que plus d'un semblait faire la meme remarque au sujet de son texte, donc il ne peut pas pretendre qu'on devrait deviner ce qu'il n'avait pas fait ressortir dans son message ou que son texte etait trop eleve pour le comprendre. Le fin journaliste devrait pouvoir eclaircir ses points de vue et se surpasser en matiere de critiques et d'attaques. Et s'il est trop susceptible pour le faire, il aurait mal choisi son metier. Nos commentaires n'exigeaient pas toute une presentation de sa biographie ou de son profil academique. Il a certes la plume mais il vient de prouver qu'il n'a pas le raffinement. C'est dommage que Daly Valet decrete que nul est a la hauteur de critiquer ses textes, dans ce cas, on se demande pourquoi il les partage avec les forums. Quel journaliste a la pretention d'etre toujours juste dans ses reflexions? Je vois que c'est tres a la mode de faire comprendre a un internaute qu'il ou elle ne "maitrise pas le sujet", et quel sujet? une autre facon de vous dire "taisez vous". Quelle democratie qu'on prone! Nous ne sommes pas prets de reussir la transformation de notre societe si ceux qui sont appelles a diriger cette transformation n'ont pas change de mentalite eux-memes.
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Ashley Pierre <dayas...@yahoo.fr> a ecrit:
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A travers ce texte de Daly, j’ai relevé des positions que je tiens à signaler comme handicape significative à notre évolution en tant que citoyens, peuple, nation.
Premièrement, toutes les références personnelles qu’il a mentionnées le placent à un niveau supérieur même quand il a reflété les conditions socio-économiques précaires dans lesquelles il a grandi.
Quand Daly écrit ceci : « Pour l'histoire. Ma mère ne sait ni lire ni écrire. Pourtant, elle m'a envoyé dans les plus grandes écoles de la ville de Jeremie, du primaire au secondaire. Tous ses enfants d'ailleurs. De l'Ecole Frère Paulin au Collège Saint Louis. Des écoles que fréquentaient les bourgeois de la ville. J'ai fait la Fac de Droit à Port-au-Prince et fréquenté les plus grandes universités nord-américaines. De Montréal à Washington. Je n'ai de complexe envers qui que ce soit. »
Cela veut dire quoi qu’il n’a de complexe envers qui que ce soit ? Cela veut dire qu’il serait en « droit » de l’avoir car c’est exactement le message en se referant aux plus grandes écoles de Jeremie, les plus grandes universités nord-américaines etc.
Voici le danger auquel nous faisons face depuis longtemps. D’autres ont carrément sans ambages affirmé leurs positions : « m pa kamarad ou », « m pat lekol nan lycee » « ou pa nan menm nivo avè m » ; « manman m pat konn li se vre, men mwen menm se nan gwo lekol ak inivesite li te voye m, tout sa poum montre ou ke nou pa menm »
Pourtant, Daly, lui, fait des jugements de niveau, il rabaisse ou humilie ceux qui ne sont pas à son « niveau », c’est comme les mettre en garde de ne plus réagir à ses textes de haut niveau lorsqu’il écrit : « Ce que j'ai noté de troublant dans la controverse autour de mon texte c'est que beaucoup de "grosses gorges" et de "plumes chaudes et impatientes" du net ne savent ni lire un texte ni en écrire un de cohérent et de sensé. Pourtant, ils jugent, jaugent et évaluent. Et ils se sont créés en plus des ouailles pour les encenser. Ils s'autocongratulent dans la bêtise. »
Je me suis demandé à qui fait-il référence ? C’est quoi ça Daly ? Si ce n’est pas faire montre de complexe. J’ai donc décidé de revoir les différentes interventions liées à son texte, pauvre Daly, je me plains donc de cet état. C’est triste, ce type de préjugé. Nous l’avons encore dans le sang. S’il y en a parmi vous qui se sentent lésés, permettez moi de vous dire que Daly vient d’adopter ici l’attitude de plusieurs petits nègres qui ont, par chance ou de n’importe quelle façon, « émancipé » et qui utilisent leur émancipation comme arme pour réduire au silence malheureusement la grande majorité qui n’ont pas eu cette chance. Sinon, pourquoi aurait-il plaqué ces références. N’aurait-il pas pu tout simplement se servir des ressources obtenues à partir de ces grandes écoles et universités sans pour autant les nommer ?
Si quelqu’un réagit virtuellement sur un texte, sur quoi va-t-on se baser pour établir son niveau ? Le fond, la forme ? Le style ? Les fautes de grammaire, de frappe ? Les mots et expressions ? Ou du moins, tout simplement Daly, sur le message envoyé ? Et ceci, peu importe tous les aspects antérieurs. Daly, ne soit pas étonné mon cher, en fait, quelqu’un peut être qui ne sait ni lire un texte, ni en écrire un de cohérent, peut être bien en mesure un message de toi…on peut apprendre à tout age et de n’importe qui »
Mes chers amis, les préjugés nous ont toujours suivi partout : On est dans la même salle de classe avec l’autre, il se croit supérieur a toi. Les élèves qui ne peuvent pas poser une question en français, ont du a mainte reprises rester avec le doute, de peur que leurs propres camarades ne se moquent de leur faiblesse de langage.
J’ai un ami qui commente toujours avec moi les questions traitées sur les forum, un jour je lui dis : pourquoi tu n’écris pas sur les forums ? Et lui de répondre : « a mon chè, se moun save ki ekri sou forum yo, ou pa wè sa, talè pou yo di m pa konn de ki sa map pale ou byen m pa konn ekri. » Avec ta correspondance Daly, tu ne fais que renforcer cette perception chez beaucoup d’autres comme mon ami.
Daly plus tard ajouta « Même mon écriture est devenue plus accessible. » Quelle modestie ! Toutefois, il faut le reconnaître, quand un texte est bien élaboré, cela donne du goût à sa lecture, et personnellement, je félicite tous ceux qui ont cette capacité. Mais que cela ne soit pas perçu comme critère d’appréhension, encore moins critère de supériorité ou d’ignorance. Sinon, il aurait fallu subir une évaluation, et obtenir un laisser passer pour envoyer un message sur les forums.
D’autre part, tu as taché certaines réactions comme suit : « Ce faisant, j'aime bien remuer de la poussière sur le visage de nos idéologues de la crasse. Ils se sont signalés dans la discussion, qui au nom du noirisme, du populaire ou de la majorité nationale; qui au nom d'un gauchisme misérabiliste et sous la carapace factice d'une rhétorique "anti-bourgeois" primaire. Ils se recrutent, hélas, parmi nos frères et soeurs haïtiens les plus instruits. Comme si le "populaire" devait forcément rimer avec le laid et l'odieux »
La encore, je me suis demandé à qui fait-il référence ? Aussi ai-je encore fait un tour auprès des réactions. Pourquoi ce ton ? Quel est le message ici ? Pourquoi ce jugement ?
Je comprends que c’est une façon de dire a ceux qui comme moi pensons qu’il faut éviter de parler n’importe comment de la masse, que nous sommes tenants d’un gauchisme misérabiliste. Je comprends aussi dans cette affirmation que Daly représente l’attitude d’un Républicain aux Etats-Unis critiquant les positions d’Obama comme socialistes. En effet, pourquoi tomber dans ce manque de courage et d’arguments en attribuant des qualificatifs d’échec à ses interlocuteurs ? Et n’est-ce pas là une présomption quand tu ajoutes : « Tout ceci pour te dire, cher ami, que je n'ai de leçon de "peuple" à recevoir d'aucun "populo" verbeux et anarchiste du net. Je n'ai pas peur non plus de leur coalition. »Y aurait-il une opposition à toi vraiment ? Pourquoi encourager des positions qui l’affirment ?
Enfin, Daly, j’ai aussi constaté à travers ton texte, que tu penses que la lutte pour que les choses fonctionnent normalement en Haïti, peut être la résultante de démarches individualistes. Tu n’es pas le premier mon cher, et tu n’es pas l’unique. Et c’est la encore un autre danger très grave. Nombreux parmi les haïtiens émancipés, honnêtes, intègres, compétents se font l’idée de pouvoir « seuls » porter un changement en Haïti Il y a beaucoup d’entre eux qui vivent encore aujourd’hui et qui ont du temps pour se rendre compte que le résultat qu’on veut obtenir en Haïti doit provenir d’un collectif, il faut l’émergence d’une conscience collective pour entamer ce processus tant rêvé. Pour cela, les haïtiens émancipés comme toi Daly, doivent se rendre compte qu’ils n’iront nulle part seuls, peut-être qu’ils réussiront leurs vies ou entreprises privées ; ils doivent se rendre compte qu’il leur faut un travail d’équipe avec les autres qui sont comme « eux » pour avoir Haïti de tes rêves, les villes Haïti des tes rêves etc. Pourquoi est-il si difficile de nous rendre compte qu’il y a une grande majorité qui partage le même rêve ?
Il faut aussi cesser de faire cette démarcation entre ceux du dehors et ceux du dedans. C’est méchant de voir des autres dire qu’ils vivent en Haïti ou qu’ils retournent vivre en Haïti tout simplement parce qu’ils aiment Haïti plus que ceux qui vivent en dehors du pays. Chacun a sa petite « vie » ou du moins sa vraie vie que personne en fait choisit de sacrifier. Et si quelqu’un le fait de manière isolée, qu’il assume les conséquences d’un choix irresponsable, mais nom de Dieu, ne me dites pas que vous êtes meilleurs/vrais patriotes parce que vous vivez en Haiti. Le sacrifice dont j'ai toujours parlé est celui qui sera imposé par le nouveau Système qui prendra place en Haiti et qui aura un caractère national. Il faut dire au grand public que si vous avez travaillé et garanti votre retraite à l’étranger, il vous est plus facile de vivre en Haïti; si vous avez votre business en Haïti, où vous ne payez même pas de taxe sur le revenu, il vous est plus facile de vivre en Haïti qu’à l’étranger et si vous êtes Consultants ou vous travaillez dans des ONG et gagnez 3, 4, 5 milles dollars US et plus le mois, il vous est plus facile de vivre en Haïti qu’à l’étranger. Enfin si rien ne va plus pour vous à l’étranger, ou si vous ne pouvez pas immigrer ou si vous ne voulez pas perdre votre statut social à l’étranger, vous n’avez d’autres choix que de vivre en Haïti
Daly, en général, ton texte cette fois ci était clair. Tu as bien expliqué ta position et aussi le message que tu voulais transmettre à travers ton article le « ras le bol ». Cependant, j’ai voulu attirer ton attention sur des détails du texte qui peuvent aussi détourner ou bien le sens du message, ou bien l’objectif du messager. Puisque qu’on le veuille ou non, tu fais de la politique. Tu es interpellé comme plus de 2 millions d’Haïtiens par la réalité inacceptable du pays. Ce que nous devrions renforcer, c’est comment faire, pour réunir ces 2 millions d’hommes et femmes par l’émergence d’une conscience collective manifeste et ensemble entamer la reconstruction de notre pays.
Ash
J-P Dahomey a écrit:
Décidément, on va bien finir par recueillir des propos de ce monsieur un « petit manuel de valet». Car, que Daly Valet daigne récidiver sans la moindre gêne, il y a (mais ô combien désolant !) quelque chose de pourri dans ce royaume de subalternité.
On est bien là en face d’un cas d’un monsieur Jourdain qui fait de la prose sans le savoir. Quelle est la salade que cherche à vendre monsieur Valet ? Elle n’est pas difficile à renifler comme dirait Jean Dominique, de très regrettée mémoire. Daly Valet
veut dissoudre ses propos malencontreux dans un retour nostalgique de funambule sur son enfance. Le cas relève de la psychanalyse, et d’autres sont mieux placés que moi pour aider monsieur Valet avec ce problème précis. Notons seulement que l’intéressé lui-même se définit comme :
un « albatros… intellectuellement mieux armés (le pluriel est de lui. Acte manqué ? Dédoublement de personnalité ?), qui choisit plutôt ces jours-ci de parler de choses plus terre-à-terre qui concernent le quotidien de notre pays et de son peuple ».
Et Daly Valet n’en démord pas ; en bon albatros (= sorte d’oiseau très vorace), monsieur Valet étaie ses ailles en parlant de lui-même
à la troisième personne :
« Si Daly Valet fait quelque chose, il doit être beau et grand. Mes œuvres doivent être le reflet de ma personnalité » ;
Et la valse de mégalomanie chute sur cette note qui est la marque la plus abjecte de la droite la plus infréquentable :
« je ne dirai jamais aux éléments du peuple, le peuple des populistes de l’arriération, ce qu’ils veulent entendre ».
En lisant ces lignes, j’avoue qu’une espèce de honte m’envahit. Je me vois en train de me demander comment une société qui a eu des journalistes de la trempe de Jean Dominique, en vient à produire Des Valet. Qu’est-il arrivé à la société haïtienne ? Pourquoi Daly Valet s’enfonce-t-il dans le mépris du peuple alors qu’il serait infiniment plus simple pour lui de présenter des excuses. Pourquoi
persiste-t-il dans des propos qui ne sont pas dignes d’un journaliste politique, et qui auraient pu relever d’un simple malentendu ou d’un déficit dans l’expression ?
En fait, Daly Valet préfère pratiquer l’esquive et patauger dans la démagogie. Il évoque son enfance, la ville de Jérémie, Jacmel, Montréal, Washington… tout cela en espérant qu’on lui accordera le droit de cracher son venin de mépris social contre les victimes, les survivants du séisme qui, selon lui, assiègent Pétion-Ville.
En réalité, le cas Valet est plus grave que ce que l’on ne croyait. Il est symptomatique d’un rapport au peuple qui est la marque déposée d’une espèce de cécité intellectuelle et politique dont souffrent nombre de gens. Le drame dans cette affaire, c’est que Monsieur Valet est une voix autorisée dans notre pays. Et quand, comme Daly Valet, on se trouve aux manettes d’appareils idéologiques, sa cécité peut
très vite devenir une épidémie pour toute une société.
&&&
Monsieur Valet, même si je persiste à croire que vous êtes intellectuellement très moyen ou assez médiocre (le mot médiocre pour moi étant descriptif de vos productions intellectuelles et journalistiques), je me fais le devoir quand même de vous expliquer ce qui ne tourne pas rond dans vos joutes, espérant que vous vous raviserez en ayant compris « what you don’t get ».
Vous n’avez certainement pas compris que le peuple était une construction sociale. Et que le peuple n’est pas seulement l’agrégat des gens, mais aussi la représentation qu’on s’en fait. De ce fait, comme toute réflexivité fait cruellement défaut dans vos propos, votre concept de peuple charrie ou en tout cas trahit toujours une charge de mépris du populaire. Quand vous écrivez par exemple « je ne dirai jamais aux éléments du peuple ce qu’ils veulent
entendre », vous insinuez que le peuple veut toujours a priori quelque chose auquel vous ne vous rabaisserez pas. Vous insinuez que, contrairement à Daly Valet qui se trouve dépositaire du « beau et du grand », le peuple est toujours dans le petit et le laid.
Savez-vous que cette phrase est une phrase tristement célèbre dans l’histoire du colonialisme ? Savez vous que les colons disaient : « les nègres veulent qu’on leur dise qu’ils sont prêts pour la liberté, eh ben nous, nous ne leur dirons pas ce qu’ils veulent entendre ». Alors, Monsieur Valet, voyez-vous pourquoi je persiste à croire que vous êtes un médiocre ? Parce que vous reproduisez des schémas qui appartiennent à un temps révolu. Votre discours ne résiste pas à la moindre déconstruction.
Mais, vous voulez croire que l’objection que l’on vous fait tient en une ligne de partage idéologique. Ainsi, vous songez à « combattre le gauchisme misérabiliste …» ; « remuer la poussière sur le visage des idéologues de la crasse ». C’est là encore une expression, Monsieur Valet, qui ne fait que vous rabaisser. Regardons de près la représentation à l’œuvre dans la pseudopensée du petit Valet : le combat contre la gauche = combat contre le misérabilisme = combat contre la poussière, la crasse = combat contre le populisme. Cette représentation de la gauche est, depuis toujours, la plus facile, la plus médiocre. Depuis la bipolarisation (droite/gauche) de la vie politique en Europe, comme les gens de gauche se battent toujours au nom de la justice sociale, au nom du droit des plus démunis, donc au nom des gens du peuple, le discours convenu veut que la gauche rime avec misérabilisme, poussière et crasse. Car dans l'ordre de ce discours, le peuple est par essence crasseux. Daly Valet ne fait pas le moindre effort pour aller au-delà du discours convenu. Il est dans la même représentation des choses que la moyenne intellectuelle la plus basse. La représentation que Valet se fait du peuple pue le mépris social
; elle pue la haine du populaire ; elle pue l’ostracisme ; elle pue l’apartheid économique et social. Et le plus grave, Monsieur Valet est incapable de s’en rendre compte.
Alors, Non Monsieur Valet, ce n’est même pas une affaire de différence idéologique entre nous. Je ne pense pas que l’on puisse élever aucune de vos positions à une dimension idéologique. Et, pour être tout à fait honnête avec vous, quand je vois ce que vous écrivez comme Édito dans les colonnes du journal Le Matin, j’en viens à me demander : mais où sont passés Claude Moïse, Sabine Manigat,
Lyonel Trouillot ? Oui, A chacun de vos charabias, je me demande, où sont passés ces gens avec qui je n’étais pas toujours d’accord, mais qui avaient quelque chose à dire.
Alors Monsieur Valet, si vous voulez vraiment, comme vous l’écrivez sans sourciller, « dénoncer cette mentalité de pourceau dans notre société », commencez par vous demander comment dans notre pays, une telle opulence d’une infime minorité puisse côtoyer une misère si abjecte de l’écrasante majorité. Car au fond, les pourceaux ne sont pas toujours là où vous voulez les voir.
J-P Dahomey
Réaction de Camille Loty Malebranche
Le petit-bourgeois, funambule du maniérisme et de la simulation…
22 avril 2010 par CAMILLE LOTY MALEBRANCHE racisme - Conservatisme - Esclavage
Le mesquin est un horrible mélange de misérable et de méchant qui hait pour haïr afin d'assouvir ses propres manques, ses lacunes caractérielles, sa béance existentielle. C'est une minable proie des complexes de haine fagotés par la société extrêmement clivée qu'impose l'idéologie ultracapitaliste d'extrême performance et de compétition agressive. Et, dans un monde de mesquineries et d'excès de zèle au pouvoir, où le fonctionnaire zélateur, le dirigeant, le décideur institutionnel pataugeant dans leur misère ontologique, cherchent à assouvir leurs plus bas instincts petits-bourgeois avec les plus délétères complexes aux dépens d'autrui,
au détriment du peuple, il est impérieux dans la société abjecte qui nous opprime, d'être intransigeants et implacables par le Refus d'être déformés et assimilés sous prétexte d'intégration.
Dans la société d'aujourd'hui, il est un code inavoué et tacite de hiérarchisation des individus où le petit-bourgeois figure prolifératrice des métropoles, est tour à tour bourreau ou flatteur selon le degré de fortune ou d'infortune de son interlocuteur. Protagonistes de la figuration dans l'ordre socioéconomique où ils sont gesticulateurs au nom de leurs maîtres bourgeois, les petits-bourgeois, barbares maquillés de civilisation, complexés et faussement raffinés, n'ont de rapports à soi et à autrui que par les aberrations conformistes de la « démocratie » se résumant au droit de propriété et de consommation. En fait, il s'agit d'un complexe où tous les affects, représentations, pulsions et sentiments sont tributaires du
consumérisme compulsif où les objets, titres et services consommés confèrent sens et essence aux ombres anthropomorphes, gesticulatoires qui se mêlent de mimer la nature humaine, se laissant croire des Hommes. Complexe de consommation et de faux prestige, parmi eux, tout, même la nourriture et l'éducation est affaire de marque déposée, d'icône structurelle. Tel l'animal blessé, porteur d'une plaie occipitale qu'il ne saurait lécher, celle d'être subalterne, le petit-bourgeois « branché » expose quiconque le fréquentant à une sorte d'essuyage de sa blessure de figurant et de simulateur, larbin qu'il est d'un mode social qu'il incarne par l'esbroufe et l'arrivisme empreint de mégalomanie dans la consommation et les références (fréquentations) sociales. Et à force d'être sous leur férule maladive, la civilisation d'aujourd'hui risque de dénaturer de manière irréversible l'essentiel de notre humanité. Car être un Humain, avant
d'être l'individu programmé d'une classe, d'une caste, d'une ethnie, d'une société ou d'une quelconque configuration contingente imposée en englobant social soi disant identitaire, voilà le premier pas vers une justice authentique et le jugement objectif et juste envers autrui et les étrangers. Seuls de vrais hommes sont capables de bons traitements et de respect à l'altérité hors des œillères de nationalité, d'ethnie et de société. Et même si la novlangue idéologique des jugements préfabriqués, l'homme ne peut vraiment juger que par soi. La petite-bourgeoisie n'est pas une classe mais une « race » par l'essentialisme social de leur catégorie que prônent ses membres. En passant, sachant que la notion de race est antiscientifique, nous disons qu'il n'est de race qu'imaginaire, que d'essentialisme collectivement convenu d'un groupe humain, ou dirais-je ici, d'une collectivité d'anthropomorphes. La race, fors pour les imbéciles,
c'est-à-dire malheureusement une vaste légion de nos populations, est une convention par essentialisation identitaire. C'est un peu l'idéologie de l'extrême droite, celui des aigris frustrés et des idiots du nationalisme que j'appelle ethno-sociocentrist e. Idiots de ce nationalisme inavoué qui constitue son paradigme et sa mensuration de tout ce qui est humain, les petits-bourgeois, se reconnaissent par leur extraversion maladive, leur superficialité dans l'approche des problèmes malgré une application apparente des données scientifiques ou technologiques à la mode, car ils ne savent pas penser par eux-mêmes. Être politiquement correct, être dans le vent et miroir des mœurs de son temps, quitte à prôner la zoophilie ou au contraire, l'interdiction d'un baiser en public, il défend ce qui est socialement bien vu et le fait percevoir comme émancipé. Reflet des valeurs bourgeoises, il est conservateur ou libertaire selon les
conjonctures et ses conjectures justificatrices sont toutes empreintes de superficialité . Le petit-bourgeois est opportuniste et fasciste dans l'âme, plein de préjugés et de discriminations, même s'il évoque urbi et orbi les droits de l'homme.
Pour une société vraiment humaine.
Nul système socio-politico-é conomique ne saurait se révolutionner lui-même en gardant les mêmes structures et le même mode de gestion de l'homme et des ressources. Le changement d'individus et donc de visages que se prête un système, équivaut alors à une stratégie de séduction, au mensonge du masqué qui change de masques pour ne pas changer de visage. Par ailleurs, il faut comprendre que le capitalisme, tout capitalisme vise au ploutocratisme c'est-à-dire à la loi de l'argent et du profit exponentiel dès qu'il en aura les pouvoirs et que le paysage idéologique le lui permettra. C'est sa vocation. Le capitalisme d'investissement qui a semblé
plus réservé et plus moral que le capitalisme néolibéral actuel fondé sur la finance et le crédit, ne l'était que parce qu'il n'avait pas tous les pouvoirs et que le bloc de l'est, quoique si peu et si perversement socialiste, avait été quand même trop attractif pour les masses et donc le contraignait à des concessions.
Si j'ai commencé l'exergue de ce texte, en évoquant le mesquin, c'est parce que la mesquinerie est la bannière du petit-bourgeois, triplement mesquin et vulgaire. Premièrement par sa fausseté intellectuelle où il use d'une logique tronquée dès qu'il aborde les causes du malaise social, restant stupidement superficiel, éludant la seule vraie thèse de l'injustice sociale infligée à tous par l'économisme de ses maîtres. Deuxièmement par sa tendance à paraître maître du système dont il est le larbin loueur. Troisièmement par sa prostitution d'âme vis-à-vis des riches et sa constante agression contre
les exclus de la société au nom de sa morale serve de deux poids deux mesures où il honore les grands criminels tout en incriminant leurs victimes. Au lieu de travailler à transformer la société, il préfère se plaindre d'insécurité et de violence en accusant les catégories marginalisées du capitalisme injuste dont il est le jouet zélé. S'il est citoyen occidental, il dénonce, en moraliste, l'exploitation en terre non démocratique, condamne le mode de production chinois mais conjure, en économiste de service, l' « État démocratique » dont il est ressortissant, d'en profiter afin de mieux défendre les intérêts commerciaux des cossus industriels et commerçants dont il est porte-parole. S'il est du nord économique, il est à l'avant-garde des infériorisations verbales des pays périphériques toujours plus ou moins rustauds. S'il est du sud, il singe ses pairs du nord et appuie le consumérisme du nord tout en proposant le mode de
production capitaliste qui a détruit son propre pays comme mélioratif voire salvateur.
Du nord comme du sud, les petits-bourgeois sont systémiquement essentialistes et croient au système de prédation capitaliste comme le seul horizon de l'humanité. La dialectique petite-bourgeoise essentialise cette impropriété insulteuse de tout pays non nanti, la soit disant dialectique pays développés versus sous-développé , et, pour enrayer le sous-développement, ces génies préconisent plus de capitalisme et de libéralisme économique. Incapable de relations humaines et d'estime d'autrui sans un intérêt platement social, il est toujours potentiellement ou effectivement un raciste, un ostraciste et ne connaît que les rapports intéressés sans sincérité ni authenticité, des sortes de contacts pathologiques sans souci d'amitié ni de franche camaraderie, des rapprochements faux reflétant la vacuité et la fausseté de sa personnalité,
son infrahumanité . Il est aussi légaliste et « bon citoyen », si bon qu'il se fait volontiers indic de la police pour un oui ou un non, vu qu'il a l'habitude de la dénonciation vraie et fausse contre ses pairs en bob rapporteur et molosse de ses employeurs au travail où il flatte ses supérieurs pour asseoir sa carrière et sa promotion dans la structure.
Faussement prétentieux et arrogant, prêt à baisser son froc malsain sur les déshérités, les ostracisés, il sait s'offrir en essuie-pied à ses patrons ou à tout puissant qu'il subodore comme homme de pouvoir pouvant servir sa propre promotion sociale. Il te flatte aujourd'hui et te conspue demain si le vent tourne. Il ne te juge qu'à travers ton appartenance à une institution, et s'il joue à l'intello, comme c'est souvent le cas, c'est pour reprendre des lieux communs en citant les grands noms de la culture universelle, sans pouvoir prendre du recul ni faire l'effort de penser
par lui-même. Hypocrite, médisant, diffamateur, il est pernicieusement méchant, dénigreur, et croit tout savoir de toi après t'avoir parlé cinq minutes de sa vie. Il est toujours en phase avec tout courant dominant, car opportuniste hyperadapté, il lui doit avoir sa place quoiqu'il arrive. Il pense même pouvoir domestiquer Dieu et la spiritualité pour des quêtes de promotion sociale ou matérielle. Rêvant d'être bourgeois, il est entendu que jamais, il ne s'en prendra aux bases structurelles de l'injustice. C'est donc à ses complexes de haine et du bouc émissaire qu'il se réfère pour préconiser la purification de la société, la fin de la tolérance des « bons à rien » qui ne font pas fonctionner le système bourgeois. Ses frustrations trouvent toujours un exutoire : les exclus et les inadaptés de l'ordre. Dès lors, l'on comprend que le plus zélateur et entreprenant défenseur du ploutocratisme, est le petit-bourgeois. Bon
acrobate et bon singe pour tout mimer et obtenir sa fouaille de son maître, son propriétaire qu'est le bourgeois. Journaliste, il est le baveur crapuleux de qui insulte les pauvres et les marginaux accusés de paresse et de violence par lui pour plaire à la horde des prédateurs de l'économie qui accaparent les richesses communes et créent la paupérisation et la précarité en pleine société censée être d'abondance. C'est comme ce vieux journaleux de « télématin » qui radote et déblatère en crachant qu' « internet, c'est un peu tout et surtout n'importe quoi » comme si la télé n'était pas souvent le n'importe qui, n'importe quoi produit en icône et code, érigé en mythe pour la désinformation, la manipulation. Obnubilé de privilèges, le petit-bourgeois est fortement irrité de savoir que ses « monopoles » de communication disparaissent. On le retrouve donc toujours à partir en guerre contre la presse alternative en
vociférant à la télé où tout en voulant être sérieux et journaliste, il n'est souvent qu'un domestique des patrons de presse, des commerçants et des gouvernements. Une sorte de marchandise périssable qui voudrait être un seigneur. Pétri d'académisme pour cacher sa pauvreté intellectuelle et son vide ontologique, il feint, tout en se cachant derrière les institutions, de minimiser ceux qui osent penser et sont autonomes dans leur pensée, au-delà des moulages institutionnels dont relève exclusivement le petit-bourgeois, cette simple fonction organique dans la machine sociale.
Bref, pour revenir à notre petit-bourgeois, fonctionnaire, il est sans pitié dans l'application des mesures coercitives contre le peuple, politicien, il impose taxes et impôts à la nation, inféode l'État à ses dieux bourgeois, enrichit les banquiers auxquels il veut ressembler, tout en se faisant maître jongleur de contrevérités pour masquer la
fausseté qu'il sert. Lui qui flagorne les élus étrangers proches de la bourgeoisie mondiale qui lui indiquent comment piller son pays au profit des banques et des compagnies multinationales. En vérité, la plus sale, la plus dangereuse des espèces, je veux dire des « essences » que la société du mensonge et de l'argent fictif ait créée, c'est les petits-bourgeois comme emblèmes, j'allais dire humains, ô ! que non ! mais colifichets ambulants, choses anthropomorphes et organiques des abjections systémiques !
Et face à toute cette horreur de société qu'on veut nous faire croire humaine, je dis que l'inadaptation volontaire est une résistance humaine, un gage humain, un conatus au cœur de la déshumanisation systémique de l'individu.
Hélas ! Nous sommes rendus au point que seuls les intraitables contre l'accommodement dénaturant, la compromission réifiante avec les idoles sociales, ont la chance de demeurer Humains
contre le monde immonde de réification qui broie l'Humanité ! Car nous sommes dans la nouvelle tyrannie souriante, le despotisme inavoué, l'infect, le malsain règne du petit-bourgeois roi de toutes les abominables simulations qui interdisent d'être vrai et intégré dans cet amas d'individus appelé société !
L'univers est le grand Réel, l'Être qui englobe tout mais n'est pas la réalité. La réalité est chose humaine car elle vient de nos perceptions et conceptions selon le sens que nous donnons au monde et à la société. Alors, nous saisissons que la réalité humaine est pleine du réel et des rêves et des utopies, il reste à l'homme de changer sa condition sociale en transformant sa mentalité, se mettant d'accord avec son essence spirituelle pour féconder par la réalité par tous les rêves et utopies transcendants qui l'humanisent.
Entre l'enracinement dans le réel et la transcendance par l'esprit, l'être humain
peut prouver, s'il s'y adonne en délaissant ses laideurs et servitudes civilisationnelles, ses basses mesquineries sociales, ses orgueils sots et amenuisants d'autrui, où il cherche par la structure, l'asservissement économique et global de son semblable pour oublier sa propre bassesse et misère, qu'il est vraiment l'image de Dieu.
Et pour proposer un correctif au bourgeoisisme et aux ignobles singeries petite-bourgeoises qui en relèvent, je propose encore une fois cette richesse infinie à notre portée : la Désobéissance Civile. Car l'ordre bourgeois qui sous-tend le reflet mimétique, le type dit petit-bourgeois – ce virus du corps social, ce primate involué, ce débris de l'arrivisme, ce moins que néant si toxique de son ubiquité sociale, ce promoteur frileux de la décence et de la bénignité du langage qui commet toutes sortes d'infamies mais s'offusque par « morale » de les entendre nommer, ce rejet de la prostitution
d'esprit et de corps, ce comploteur intriguant, ce métazoaire agressant et avilissant de l'espèce humaine - n'attend que notre attaque soi disant violente pour nous pulvériser par sa violence criminelle toujours latente. Ses armes, ses militaires, ses policiers, ses paramilitaires, ses tueurs à gages, ses sbires, ses cerbères sont toutes contre nous. Voilà pourquoi, non seulement par notre culture non violente mais aussi par stratégie, l'affrontement armé où ils nous attendent, serait une erreur. C'est à nous de faire imploser l'ordre infâme pour instaurer le juste Désordre, la Justice.
La juste et pacifique violence du Refus de l'ordre établi par le rejet de l'abomination systémique grâce la Désobéissance Civile, en vérité, si elle est bien menée, est sûre de vaincre et de gagner.
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
Jean Junior Joseph, Tu as raison....Il va y avoir de moi d'autres editos mono-titrés (sic) qui frappent en plein coeur l'idéologie de la crasse. Il faut mettre un terme à cette culture de la malpropreté toleree et entretenue par les gauchos et cette droite maladroite. Je suis en train de mettre la derniere main a un autre edito qui te parviendra sous peu. Evidemment, comme tu le sais, je suis un survivant comme la majorite de nos collegues au Matin. J'ai vu la mort ce jour-la en face a mon bureau. Ce fut affreux. Dieu merci, nous avons survecu. J'ai passe toute la nuit du 12 Janvier a sauver des vies, riches et pauvres. Toute une nuit a transporter a l'hopital des estropiés. Des enfants, Des femmes enceintes. Bref! J'ai meme perdu
helas dans ce seisme assassin un journaliste economique que je venais a peine d'embaucher. Le 12 janvier, ce fut justement le jour de son anniversaire. Il etait talentueux le gars, fraichement diplome du centre d'economie appliquee..Tant de vies perdues. Tant de promesses evanouies. Trois mois apres, c'est quoi? Rien de rassurant. Les sinistrés sont empilés dans des centres plus que precaires a Petion-Ville, au Champ-de-Mars , etc. Port-au-Prince et Petion-ville etaient bien avant la catastrophe de vastes depotoirs. Alors, ils n'etaient pas prets a accueilir autant de sinistres dans des conditions d'hygiene acceptables. Maintenant, c'est pire. C'est comme de vastes porcheries non entretenues ou des etres humaisn sont empiles les uns sur ou contre les autres. Il faut mettre un terme a cette affaire et relocaliser les gens dans des centres pourvus de commodites elementaires. C'est
la saison pluvieuse. Bientot, ce sera le tour des cyclones. Tu t'imagines? Ces infortunés sont exposés a toute sorte d'epidemies. Il faut etre la sur place pour voir et comprendre. C'est inadmissible qu'on pense pouvoir maintenir pendant longtemps des etres humains dans des conditions de survie aussi execrables. Trois mois apres, c'est quoi? Je dis que l'etat de garce est fini. Il nous faut des decisons concretes pour renverser la situation. Trop peu d'avancees. On pietine. On patauge dans l'horrible. Pas de plan d'ensemble de relocalisation connu du public. Des initiatives gouvernementales timides. On a l'impression que tout le monde -bourgeois et pauvres- s'accommode comme des somnanbules de la realite post-seisme comme si de rien n'etait. C'est a ne rien comprendre. L'inacceptable se naturalise pour devenir une autre dimension de l'etre et de la vie. On continue a vivre, dormir, faire
fortune, construire dans le fatras et dans des quartiers mal entretenus et dans les memes conditions qu'avant le 12 janvier. Qui pis est les grands commercants sont en train de replatrer les edifices fissurés où logeaient leur commerce sans revoir les structures fragilisees. Jusqu'a la prochaine catastrophe. Les personnes qui vivent comme moi en Haiti dans ce capharnaum sont d'accord avec mon ras-le-bol ! Combien d'emails de protestations as-tu lu d'eux? Aucun. Au contraire, c'est des dizaines de messages d'encouragement que je recois d'eux en privé.Car mon travail sur le terrain pour la communaute est connu. Qui feignent d'etre outragés? Justement les ideologues ombrageux de la saleté qui vivent a l'exterieur d'Haiti. Les Gauchos et les crypto-populistes d'une droite opportuniste. Et, pour me repeter, qui font chorus sans pouvoir bien lire un texte ou en
ecrire un de coherent juste pour afficher leur vide essentiel ? Les niais. Dans cette categorie, il y a une personne specifique a qui je m'adresse et qui se sait. Cette personne devrait s'astreindre a un minimun de devoir de reserve dans cette discussion comme je me garde toujours de dire quoi que ce soit publiquement quand elle deblatere sur des sujets qu'elle ne maitrise pas. Et cette personne sait pourquoi elle devait s'imposer de la reserve. Car la decence commande de ne pas lancer la pierre publiquement contre un Daly qui, entre autres choses, a souvent encadré de pres en privé ta production et ta prestation intellectuelles publiques. Si elle persiste, cette imposture sera enfin connue du public de nos forums. Quand meme ! Trop de culot ! Jusque la je me suis montré grand. Mais l'indecence des autres sait faire des
degats. Enfin, pour finir, qui analysent dans la substance? Les Jean Junior Joseph, les Dr Keny Bastien, les Audan Catel, les Claude Joseph, les Cirus Sybert, les Zago, les Stanley, les Theard, les Ashley et les Maurice Celestin d'hier, etc. Bref ! N a pale, JJJ ! kenbe la ! daly --- On Sat, 4/24/10, Jean-Junior Joseph <jjj...@gmail.com> wrote: |
Amis-lecteurs,
Daly Valet,
Fritz Calixte et JP Dahomey,
J'ai lu l'éditorial Ras-le-bol de Daly Valet ainsi que les réactions de Calixte et Dahomey et certaines autres.
J'ai manifesté un certain intérêt pour les deux éditoriaux précédents de Daly au point de les avoir critiqués. J'avais relevé, données à l'appui, des imprécisions dans Leonel quand Daly attribuait un rôle plus prépondérant à Nehru dans la relance de l'économie indienne. J'ai ensuite recommandé qu'il aurait été plus approprié de voir en Leonel Fernandez un leader qui agit dans l'intérêt de son pays en se faisant le champion de la cause haïtienne plutôt que "l'ami" d'Haïti, et qu'il fallait mettre l'accent sur les leçons à en tirer. J'interviens pour faire le point quand cela m'intéresse et non pour régler des comptes sur des affaires qui ne valent pas la peine.
Le Ras-le-Bol de Daly m'a laissé complètement sur ma faim, car je l'ai assimilé à un véritable ras-le-bol d'un résident de Pétion-Ville, c'est-à-dire à une manifestation d'impuissance, un cri, une approche émotionnelle et désespérée. Pourquoi ?
Après avoir pris le recul historique nécessaire pour étayer son cri contre un État central en faillite et démissionnaire, c'est le même Daly qui s'écrie dans le même éditorial : "La municipalité [de Pétion-Ville] devrait avoir des comptes à rendre. Aussi bien de sa gestion que de ses plans d'aménagement et de réaménagement de l'espace. Le pouvoir central doit s'en mêler. Il faut relocaliser les sinistrés..." Ceci est un cercle vicieux.
L'État démissionnaire et corrompu qui taxe l'aide aux sinistrés (Daly le sait; $6500 per container d'aide aux sinistrés) est le même État que Daly implore de prendre conscience de ses responsabilités. Daly parle de plans de l'État, de la municipalité. Cet appareil d'État qui a présenté deux pages comme plan stratégique portant l'étranger à faire leur homework pour eux ??? C'est là que réside l'incohérence de l'éditorial. On s'attendait plutôt à une conclusion différente qui interpellerait d'autres secteurs de la vie nationale, ceux, par exemple, qui appuient le PSSN, de lancer une alternative sérieuse au pouvoir inexistant et d'ailleurs de façade qu'ont ressuscité le Département d'État et la Maison Blanche après le 12 janvier.
Je ne vais pas reprendre les points de Calixte et de Dahomey. Toutefois, je dirais que quand on a des arguments solides contre un éditorial ou autre intervention d'un journaliste, point n'est besoin d'insulter au point d'appeler l'autre "valet", "médiocre", etc.. Le jouré manman n'aide jamais, même quand on n'a aucun argument sérieux à offrir. On peut utiliser de l'humour ou même "go for the kill", arguments à l'appui, mais descendre au niveau d'insultes personnelles de part et d'autre viole non seulement le "gentlemen's agreement" mais, aussi et surtout, sape la réputation des interlocuteurs.
Je suis sidéré de voir le directeur du Matin se laisser acculer au point de réagir émotionnellement aux insultes de Calixte et de Dahomey que je condamne d'ailleurs. Ceux-ci ont fragilisé leur argumentation qui recelait pourtant un grand pouvoir de persuasion.
Daly Valet a répondu du tac au tac, insultes pour insultes, en se laissant même aller à des menaces adressées "à une personne qui se sait". Oyez plutôt : "Et, pour me repeter, qui font chorus sans pouvoir bien lire un texte ou en ecrire un de coherent juste pour afficher leur vide essentiel ? Les niais. Dans cette categorie, il y a une personne specifique a qui je m'adresse et qui se sait. Cette personne devrait s'astreindre a un minimun de devoir de reserve dans cette discussion comme je me garde toujours de dire quoi que ce soit publiquement quand elle deblatere sur des sujets qu'elle ne maitrise pas. Et cette personne sait pourquoi elle devait s'imposer de la reserve. Car la decence commande de ne pas lancer la pierre publiquement contre un Daly qui, entre autres choses, a souvent encadré de pres en
privé ta production et ta prestation intellectuelles publiques."
Je ne vais pas spéculer sur l'identité de cette personne, mais a-t-elle insulté Daly ? Si elle n'a fait que formuler des réserves ou condamner les propos de Valet, pourquoi la menacer, Daly ? Tu es un personnage public qui écrit pour attirer l'attention du public sur des faits de la vie nationale. Tu vas être critiqué de temps à autre. De fait, ceux qui te critiquent sont plus nécessaires à ta formation continue que tes encenseurs qui ne te connaissent d'ailleurs pas vraiment. Ils te portent à éviter de raconter des histoires, à intensifier tes recherches avant d'avancer des assertions faciles.
Je ne partage pas du tout tes réactions qui ne font pas honneur au journaliste et au penseur que tu es. Pourquoi cultiver des rancunes au point de menacer, cher ami ? Que ferais-tu de tes collègues-journalistes de l'opposition si tu parvenais un jour au timon des affaires ? Utiliserais-tu la force contre eux ?
Daly, relaaaaaaaaaaaax ou tandé, ti mal !!! Je condamne les insultes contre ta personne, mais on a le droit de critiquer tes articles. Haïti ne se transformera pas sans un débat national. Haïti ne peut pas renaître en l'absence d'intérêts conflictuels, de pros and cons, de divergences de vue responsables, etc.
Calixte et Dahomey et les autres, je vous invite à faire le point sans insultes personnelles. Surtout quand vous avez la capacité de le faire comme vous l'avez démontré.
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| Pja100, Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas. Mais un gros salut. Javoue que j'aime bien vous lire meme quand vous avez mal lu mon edito ras-le-bol si vous l'avez vraiment lu ou relu. Les "discussions orageuses" ( sic) que je provoque sur nos forums ne font pas de moi l'homme le plus populaire comme vous le dites. C'est la preuve que vous ne me connaissez pas. Je m'en fous de la popularite chere compatriote. Tout ce qui est populaire chez nous releve du suspect. Je prefere etre considere comme un dissident parmi la foule. Un dissident qui provoque. Et qui derange. Ce mail est pour repondre a une question precise que vous avez posee a ceux que vous cataloguez malencontreusement de "partisans de Daly Valet". "Ou etaient-ils
(mes partisans ) pendant les 24 dernieres annees ? " , demandez -vous. Selon vous la decheance de Petion-Ville et de Port-au-Prince remonte a bien longtemps. La nous sommes d'accord et c'est la these que j'ai developpee dans mon edito. En fait, tu ne fais que repeter ce que j'ai dit dans mon edito. Tu utilises la meme temporalite historique que moi: 1986. Relis mon edito et tu verras que le 12 janvier n'a rien a voir avec ce que je denonce. Ou etaient mes partisans durant les 24 dernieres annees? Personnellement, je suis retourne en Haiti seulement l'ete dernier apres un long exil de 10 ans. J'avais pas remis les peids au pays durant cet exil force. Trois ( 3) ans a l'Universite de Montreal et sept ( 7) ans a Washington D.C entre American University, la Voix de l'Amerique et le Departement d'Etat et ma propre firme
privee. Les 14 ans restants? La nous remontons a 1986. A cette epoque, j'avais 17 ans. J'etais en pleine mobilisation a Jeremie aux cotes de Pere Samedi et Mgr Willy Romelus et les ecoliers de ma generation contre la dictature sanguinaire des Duvalier. 1990, faculte de Droit et moblisation etudiante en faveur de notre messie d'alors Jean Bertrand-Aristide. Puis une longue carriere de journaliste entre la televison Nationale d'haiti, Le Matin., Le Nouvelliste, Radio Vision 2000, et a nouveau Le Matin aujourd'hui. C'est ce meme Aristide pour qui je me suis trouve dos a dos avec mon papa , jeanclaudiste invetere devant l'Eternel, ce meme Aristide dis-je qui etait a l'origine de mon exil d'Haiti avec ses sbires laches a mes trousses pour avoir denonce souvent a la radio et dans les journaux la derive anarcho-populiste de son regime. Je ne suis pas
si vieux que tu le penses madame. A peine 40 ans. Meme si ma maman me reproche toujours de me meler trop des histoires de grandèt ! J'ai pas beaucoup de comptes a rendre sur le desastre des 24 dernieres annees. Au contraire, je n'ai fait que lutter jusqu'a nos jours contre l'inconsequence de nos elites. J'admets qu'avec ma generation j'ai contribue a porter au pouvoir en 1990 une nouvelle generation d'ideologues de la crasse. Pourtant, je ne regrette rien. Nous etions jeunes et porteurs d'utopies. Dans mon edito, j'ai cite les gros negociants, la demission des autorites municipales, et celle du pouvoir central depuis 1986 dans la deperdition de nos villes. Pourtant, aucun de mes contradicteurs n'a retenu cette temporalite et cet eventail de secteurs cites dans l'effondrement de Petion-Ville et de Port-au-Prince. Etant donne que j'ai cite egalement les sinistres et comme selon la
perception de beaucoup , ces sinistres ne se recrutent que parmi le "peuple" alors a leurs yeux j'ai trahi, je defends la ville des bourgeois. La verite c'est qu'il y a aussi des bourgeois sinistres et des elements de la classe moyenne aisee qui se retrouvent aujourd'hui dans les rues. Il n'y a pas que le "peuple " a etre sinistre, chere amie. La classe moyenne haitienne est plus que sinistree elle est completement decimee avec ce seisme. Si on defend les interets de la classse moyenne on est noiriste. Si on demande de la proprete pour tous on est petit-bourgeois. Come on ! Ou du moins on devient automatiquement progressiste des qu'on critique cette classe moyenne et la bourgeoisie haitienne. Je vous en conjure, relisez mon edito et vous verrez que nous sommes du meme cote de la barricade. Kenbe la
! daly |
Ray, tu pointes du doigt le cote cercle vicieux de mon edito. Selon toi, je ne peux pas demander a a cet Etat corrompu et demissionnaire que je denonce et qui taxe l'aide humanitaire -encore selon toi- et ces municipalites inefficaces de resoudre les problemes de la cite. Je suis d'accord. Il y a cercle vicieux. Mais il y a de l'incoherence interne dans ton point car tu tombes toi-meme dans la logique de la quadrature du cercle. L'Etat est certes corrompu et demissionanaire, mais le citioyen doit-il s'adresser quand dans la detresse? A quelle porte frapper et qui interpeller quand la cite sombre dans la deperdition? En attendant l'emergence d'un autre Etat citoyen, humaniste, moderne et responsable, fruit d'une grande mobilisation citoyenne,
nous n'aurons d'autre choix que de demander au personnel politique et administratif qui gere l'actuel appareil d'Etat corrompu d'assumer ses responsabilites devant le pays. Il faut pragmatiquement tenter de faire avec ce qu'on a à defaut de l'ideal. Parlant du cercle, vois-tu ici la quadrature? kenbe la ! daly ---------------------------------------------------------------------------------------------- --- On Sat, 4/24/10, Ray H. Killick <rayhammertonkil...@yahoo.com> wrote: |
Daly,
Tu me demandes : "L'Etat est certes corrompu et demissionanaire, mais le citioyen doit-il s'adresser quand dans la detresse? A quelle porte frapper et qui interpeller quand la cite sombre dans la deperdition?"
Pour répondre à ta question, faisons un petit exercice mental (thought experiment). Dans quel état serait Pétion-Ville si le gouvernement de Préval n'avait reçu la logistique et le support internationals immédiatement au lendemain du 12 janvier ? Dans quel état chaotique se retrouverait le pays ? Le séisme n'a fait qu'illustrer et dévoiler au grand jour le degré de démission des dirigeants haïtiens. Et Washington a vite compris l'ampleur de leur démission au point de déployer environ 22.000 soldats et contrôler les points les plus stratégiques du territoire. Pour sanctionner l'incapacité du gouvernement et son manque total de crédibilité, Washington prend l'initiative au point de monter un gouvernement parallèle par le biais du CIRH.
C'est au gouvernement de Préval que le citoyen en détresse doit s'adresser ? Eh bien, nou lan dlo, mon ami. Je pense que des initiatives de la société civile auraient été beaucoup plus efficaces. Ce gouvernement n'a aucune capacité de coordination même primaire d'une assistance internationale d'urgence. On doit l'aider à s'aider pour aider ses citoyens. Contraste leur comportement avec celui du gouvernement chilien. On ne devient pas responsable du jour au lendemain. La même mentalité de l'avant-douze janvier est toujours alive and well. (À ce rythme, il faudra inventer d'ici quelques temps un cri plus fort que ras-le-bol pour te faire comprendre par les autorités haïtiennes qui accusent le réflexe de Pavlov face aux milliards qu'on fait miroiter à leurs yeux.)
T'adresses-tu plutôt au vrai gouvernement d'Haïti, pas celui de façade qui rend légitime celui-là ? Il s'agit bien de la pax americana après tout. Le "proconsul romain" est le vrai chef du pays.
Je viens de résoudre la quadrature de ton cercle vicieux même si mathématiquement cela est impossible avec un cercle vertueux, c'est-à-dire régulier.
Porte-toi bien,
Ray |
Ray, la lecture de ta reponse m'a permis de me rendre compte que des mots manquaient dans ma question. Evidemment, tu en as saisi le sens. La question etait plutot: " : "L'Etat est certes corrompu et demissionanaire, mais à qui le citioyen doit-il s'adresser quand dans la detresse? A quelle porte frapper et qui interpeller quand la cite sombre dans la deperdition?" daly |
Ca a ete une omission involontaire chere Emmanuelle de n'avoir pas inclus ton nom dans cette liste. Sois-en rassuree.Tes talents d'analyste sont connus de tous. Meme si nous ne sommes pas toujours d'accord sur bien des choses. D'ailleurs, je considere que tu n'as pas pris le temps qu'il faut pour bien lire mon edito ras-le-bol. J'attends tes commentaires a mon prochain edito. kenbe la ! daly ----------------------------------------------- La------------------------------------------------ --- On Sat, 4/24/10, Emmanuelle Gilles <manu...@yahoo.fr> wrote: |
Tout ce débat sur Pétion-Ville. Et quoi encore? Récemment en Haiti, j'ai eu une conversation avec une amie/soeur pétion-villoise pur sang. Elle est propriétaire d'un business. Je devais aller la chercher un samedi, parce qu'elle devait m'accompagner vers Souvenance, Gonaives, pour les cérémonies annuelles de Vodoun Dahoméen. En m'arretant devant son business, je pouvais difficilement garer mon véhicule à cause de la présence de cette multitude de marchandes débitant tout, des deux cotés de la voie. Je restai derrière le volant, appelant mon amie au téléphone pour l'inviter à sortir. Je me souviens qu'en Novembre 2007, revenant en Haiti après 7 ans passés entre la Floride et l'Afrique de l'Ouest, j'avais vu Pétion-Ville dans le meme état de surpeuplement.
J'avais appris que la plupart des business du bord de mer avaient déplacé vers Pétion-Ville, soit leur quartier général, ou avaient installé une succursale dans cet
endroit devenu naturellement plus safe, après que la moitié de Port-au-Prince fut qualifiée de zone de non-droits, dans la conjoncture de l'après Aristide en 2004.
Pétion-Ville c'est quoi? Un havre? Une ville perchée au-dessus de collines surplombant Port-au-Prince. Oui, ce fut une cité-dortoir. Mais, elle s'est détoriée comme n'importe quelle ville de pays du Tiers-Monde qui ne disposait pas de plan d'expansion. Elle a commencé à etre bidonvillisée depuis quand? Depuis qu'elle commença à s'élargir sans l'extension des infrastructures urbaines de toute ville normale. Où sont les caniveaux, les égouts, les bas-cotés des routes, les canalisations, le systeme de distribution d'eau potable, de Montagne Noire, de Laboule, de Morne Calvaire, de Berthé, etc...?
Pétion-Ville n'était pas prete pour l'extension d'aujourd'hui qu'elle est obligée d'accepter malgré elle. Les magasins du bas de la ville, les journaux Le Matin et le Nouvelliste, quelques stations de radio ont déménagé vers Pétion-Ville.... Pourquoi pas les marchands et marchandes? Ils avaient l'habitude d'ouvrir leurs étals sous les galeries des magasins.
Justement, ce fut la réponse que je donnais à mon amie la pétion-villoise. "Vous voulez les fuir, ils sont obligés de vous suivre jusqu'ici, puisque vous ne les avez jamais créé une place décente. Vous de cette élite. Le pays vous appartient autant qu'eux". Et entr'amis, on n'avait le droit de ne pas etre d'accord. Cela n'avait pas empeché qu'on ait fait la route ensemble et on a communié ensemble pendant trois jours dans notre fraternité Vodoun à Souvenance.
Oh! J'allais oublier. A tous et à toutes, je veux les poser cette dévinette, la question à 1 million de dollars. Pourquoi les rues de Pétion-Ville portent seulement (exclusivement) les noms d'officiers mulâtres de la guerre de l'Indépendance d'Haiti. Excepté rue Louverture et non pas Toussaint Louverture? Mon grand frère FB qui a délogé son bureau du bas de la ville vers Pétion-Ville m'a déjà dit qu'il n'a jamais payé attention à ce fait. Esprits paresseux, abstenez vous de répondre. Il y a des questions qui méritent d'etre posées. Attention aux recours aux étiquettes.
Bon week-end et j'attends la réponse à ma devinette.
Norluck
La substance parle d'elle-même. Elle n'a guère besoin d'un public pour avoir de la valeur. Quand Einstein avait introduit la théorie de la relativité à d'autres qui étaient de réputation plus docte, on l'avait pris pour un fou. Il n'a reçu aucun trophée de 1905 à1921, et 1905 fut pourtant l'annus mirabilis (l'année miraculeuse). De fait, il n'a même pas reçu de prix Nobel pour la relativité, alors que sa théorie allait produire une pluie de prix Nobel pour d'autres savants qui l'ont vérifiée expérimentalement. Il y eut même "les cent auteurs contre Einstein", c'est-à-dire plus précisément les 100 ignares. T'aurais bien pleuré, non? Pourtant, Einstein de renchérir : "Pourquoi cent auteurs ? Si j'avais tort, un seul eut suffi." C'est l'homme confiant en sa théorie qui n'avait pas de place pour les
devinettes.
Il semble qu'Emmanuelle est attristée du fait qu'on ne la place pas sur le piédestal des forums : "Je vois que mon nom ne figure pas sur la liste de ceux qui analysent avec substance pourtant d'autres y sont. Est ce un oubli?" Je prie instamment Daly de réparer cette omission grave et placer le nom d'Emmanuelle en tête de liste des DOCTUS CUM WHATEVER.
Je vois que la reine des forums est très sensible à la reconnaissance des autres au point de pleurnicher pour une place au tableau d'honneur de Daly :-) Ki bagaye sa'a mézanmi ??? Pourquoi ne pas exceller dans ta profession qui te rendra ta juste valeur ? Pourquoi vouloir rechercher la palme de l'excellence sur des forums où les insultes fusent de partout ??? Je pensais que la reine avait suffisamment de confiance en elle pour se placer au-dessus de la publicité et se ranger elle-même, en son for intérieur bien sûr, modestie oblige, au niveau qu'elle mérite quand elle ne fait pas de devinettes :-) ou profère des attaques personnelles.
Console-toi ma chère. Tu prends ces prix trop au sérieux :-) On ne cite pas souvent les plus grands penseurs qui sont toujours en avance sur leur temps et leurs contemporains. Ils luisent comme des étoiles toujours intouchables.
Ray |
| Content de te lire cher ami. Sa fè tèlman lontan nou pa wè. De ville-dortoir, Petion-ville s'est transformee en ville-depotoir. La solution comme pour Port-au-Prince n'est pas pour demain. Tu viens de confirmer ce que j'ai dit dans mon edito. Tout Port-au-prince des gros negociants et des petits marchands s'est encastre dans Petrion-Villle. Les belles maisons d'antan sont devenues des depots ou entrepots, des magasins ou des banques de borlette. Parler de tout cela, c'est etre petit-bourgeois, c'est de ne pas vouloir des masses la-bas. J'ai fait la meme remarque que toi. Les rues de P-V portent presque toutes les noms de mulatres. Parler de cela, tu es deja noiriste comme si le mulatrisme n'etait pas l'autre versant malodorant de l'ideologie coloriste en Haiti. Apres tout, m fin pa rann mwen kont
nou pran nan twa wa nan peyi sa... Pwoblem sou pwoblem. Prejije sou prejije. kenbe la ! daly |
Lire : « Soundjata ou l’épopée du mandingue » de Djibril Tamsir Naine, Présence africaine, 1960.
Introduction générale : Le geste d’écriture en lui-même. Certaines entreprises d’écriture relèvent tout aussi bien du geste littéraire que du geste patriotique. Pour ce qui est de Djibril Tamsir Naine, l’intention apologétique est claire qu’il exprime sans ambages dans son introduction. Ce qui fait de son travail une sorte de défense et illustration de l’épopée africaine, dans le goût de ce que La Pléiade a orchestré pour la langue française, au XVIe siècle. Remettre au goût du jour l’épopée africaine, c’est réaffirmé des faits négligés et délaissés susceptibles pourtant de véhiculer des valeurs dont la génération actuelle a grandement besoin. Notre travail s’articulera autour de deux axes : Axe 1 : la Fable consistant à dire de quoi il en retourne. Et Axe 2 : Le sens de la Fable. Pour en savoir de quoi il en retourne, il importe d’ouvrir l’œuvre sans tarder.
I-Axe 1. :
--L’objet d’études : <Histoire du Manding, Histoire de l’Ancêtre du grand Manding, l’Histoire de celui qui, par ses exploits, surpassa Djoul Kara Naïni ; celui qui depuis l’Est, rayonna sur tous les pays d’Occident< (Il s’agit d’Alexandre Le Grand. Chez tous les traditionalistes des pays malinké, la comparaison revient souvent entre Alexandre et Soundjata. On oppose l’itinéraire ouest-est du premier et l’itinéraire est-ouest du second)
--L’énonciateur-destinateur est le griot Djeli Mamadou Kouyaté, maître dans l’art de parler. Ici, l’oral est mis en avant.
--Le destinataire du récit épique : <enfants du peuple noir<
--Le contexte est religieux. Derrière la ligne claire se profilant une ligne sombre, les deux cheminant de conserve. La vie d’ici-bas est tributaire de la vie céleste. Les mains des dieux guident les pas des hommes, privés de volonté ou de libre arbitre, comme dans le fatum grec.
--Le héros épique, Soundjata, est forcément exceptionnel : <il ; fut grand parmi les rois, il fit incomparable parmi les hommes ; il fut aimé de Dieu car il était le dernier des grands conquérants <
--Le plan de ce que le griot-narrateur va raconter : « Je vais vous parler de Maghan Soundjata, de Mari-Djata, de Naré Maghan Djata, l’homme aux noms multiples contre qui les sortilèges n’ont rien pu »
A laLecture du texte, nous avons compris que le récit du griot, Djeli Mamadou Kouyaté peut se résumer de différentes manières, qui épousent les grandes étapes du texte ; on peut le faire soit au travers de :
L’Histoire au travers des lieux
L’Histoire au travers de la vie de Soundjata
L’Histoire au travers des chants des griots.
L’Histoire au travers des maximes.
L’Histoire au travers des translations de Falla.
Pour notre part, nous adopterons deux modes narratifs : a) récit par les lieux ; et b) histoire par les translations de Falla Fesséké
1-Histoire au travers des lieux comme autant de théâtre des opérations.
Manding : le pays connaîtra plusieurs déclinaisons selon les étapes tourmentées de la vie politique. Il y a Manding 1, époque du règne du roi Maghan Kon Fatta ; Manding 2, pays dirigé par ankaran Toumani Keïta, fils de Sassouma, première femme Maghan Kon Fatta ; Manding 3 pays sous la botte de Soumaoré Kanté, roi de Sosso ; Manding 4, Pays dirigé par Soundjata.
Niani, lieu de naissance de Soundjata, dont il fit la capitale du Manding après avoir conquis le monde.
Royaume du Mema, lieu où Sogolon Djata, son fils Sondjata et ses filles trouveront refuge.
Fouta Djalon, lieu conquis par Soundjata d’où il lança des attaques sur le Sosso.
Sosso, royaume du roi Soumaoré Kanté.
Kirina : théâtre de la victoire définitive de Soundjata sur Soumaoro Kanté, aidé par une coalition d' qui disparut dans une montagne à Koulikoro.
2-Histoire par les différentes translations, au nombre de cinq, du griot Balla Fasséké.
Les différentes situations occupées par le griot Balla Fasséké épousent étroitement les diverses palpitations du récit.
Etape 1 Epoque du règne du roiMaghan Kon Fatta, père de Soundjata, Balla Fasséké est le griot du roi.
Etape 2. Puis à l’approche de sa mort, le roi légua le pouvoir et le griot à son fils, Soundjata. Ainsi Falla Fasséké est devenu le griot du futur roi.
Etape 3 Puis, grave incident sous forme de confiscation de pouvoir : la première femme di roi, Sassouma, usurpa le pouvoir pour le donner à son fils, Dankaran Toumani Keïta. Et dernier a voulu de Falla comme son griot ; et l’obtint. Balla est le griot est donc le griot ,du fils de Sassouma.
Etape 4. Quand le roi du royaume de Sosso a mis le Manding sous sa coupe, il a voulu et obtenu que Balla soit son griot. Il eut gain de cause, ce qui fit Balla fut également le griot du roi Moumaoré.
Etape 5. Et finalement, quand Soundjata a rétabli les choses en le libérant le Manding du joug du roi Sosso, il a retrouvé en Falla, le griot qui lui était destiné par son père, Maghan Kon Fatta.
II-Axe 2 : Sens général de l’œuvre. La fable exprime les grandes étapes d’une conquête humaine ou l’accomplissement d’une stature gigantesque, qui est celui de Soundjata dont la vie recèle plusieurs leçons à enseigner aux générations présentes et futures. C’est le texte en lui-même est le récit fondateur de l’Empire du Mali en particulier, et de l’Afrique en général, mais tout bien le faire-valoir littéraire de son existence en tant que de civilisation ancienne, source nourricière à laquelle s’abreuver, puiser des règles de vie, également source d’exemples qui irriguent les œuvres. Cela est en adéquation avec le genre épique qui est une écriture particulière qui requiert une morale particulière. Par comparaison, l’Énéide de Virgile remplit ainsi une fonction qu'elle partage avec beaucoup d’épopées, celle de donner à un peuple des récits fondateurs. L’œuvre à une portée universelle et concerne l’ensemble du peuple noir. En ce sens, il s’inscrit dans un contexte universel et se compare aux autres civilisations, celle de la Grèce pour son Iliade et l’Odyssée, et celle de la Rome pour son
Enéide de Virgile. Donc le Continent Noir peut se valoir de son grand récit fondateur avec l’épopée de Soudjata. Rôle d’affirmation et d’inscription dans le concert des grandes civilisations.
Par ailleurs, L’œuvre vise à faire vivre, célébrer les traditions orales sur l’écrit, comme objectif avoué, comme explicité ici : « Tout grand roi veut avoir un chantre pour perpétuer sa mémoire, car c’est le griot qui sauve la mémoire des rois, les hommes ont la mémoire courte…. » On lit plus loin :
« D’autres peuples se servent de l’écriture pour fixer le passé ; mais cette invention a tué la mémoire chez eux ; ils ne sentent plus le passé car l’écriture n’a paqs la chaleur de la voix humaine… »
Sur plan purement individuel, le récit de la vie de Soundjata figure une parabole de la vie humaine riche en enseignements. On rencontre d’abord la vocation ou appel divin : la vie de Soundjata a été prédite par le chasseur devin. Il a connu des épreuves qui ont pour rôle de former le caractère Les épreuves sont une étape importante dans la formation d’un être humain. On doit faire ses preuves. Il a connu l’humiliation en étant chassé du royaume légué par son père pour faire valoir le proverbe qui veut que l’humiliation précède la gloire. Il a dû faire ses preuves en affront les combats face à des ennemis déterminés. Après toutes ces étapes nécessaires, venait le succès et la gloire.
Sur le plan collectif, la vie de Soundjata symbolisait le destin de l’Afrique et des Africains obligés de quitter leur pays, comme lui ils reviendront victorieux sur la terre natale. Voici les deux étapes :
Etape 1, les épreuves : « Soundjata, sa mère et ses sœurs, ont fui le Manding ! Leurs pieds ont labouré la poussière des chemins. Ils ont subi les injures que connaissent ceux qui partent de leur patrie ; des portes se sont fermées devant eux ; des rois les ont chassés de leur cour »
Etape 2, le retour victorieux : « Mais il était temps de retrouver le’ Manding natal. Soundejata ré unit son armée da ns la plaine, chaque peuple donna un contingent pour accompagner le Mansa à Niani. A Ka-ba tous les peuples se séparèrent dans l’amitié et dans la joie de la paix retrouvée »
Œuvre importante à laquelle se ressourcer pour retrouver son âme. Œuvre aussi de combat pour répondre à Hegel qui trouvait que l’Afrique souffrait d’une carence de profondeur historique ; texte repris mot pour mot par l’actuel locataire du palais de l’Elysée qui allait pérorer au Sénégal que L’Afrique n’était pas encore tout à fait entrer dans l’Histoire… A lire.
Tu auras sous peu mon edito de la semaine. Je te remercie aussi pour ce travail de documentaliste que tu fais pour nous. Ces documents que tu daignes toujours nous faire parvenir via nos forums m'aident beaucoup personnellement dans mon travail. Rassure-toi, il va y avoir d'autres editos de moi qui oseront dire tout haut ce que beaucoup croient relever de l'indicible et du tabou.Le pays est completement detruit cher ami. Le seisme du 12 Janvier a mis en morceaux notre chere Haiti. Jusqu'a maintenant, j'arrive pas a croire et admettre que cette catastrophe a bien eu lieu. Psychologiquement, je suis en plein "denial". D'ailleurs a mon retour ici en ete dernier pour m'y etablir definitivement, j"etais comme tombe des nues.
Je refusais deja alors de croire que les Haitiens aient pu detruire leur propre pays avec une telle rage et une telle efficacite de predateurs en moins d'une decennie. Tu comprendras pourquoi je choisis desormais d'attaquer le mal a leurs causes humaines et autres. Sans vouloir donner dans le primordialisme ou l'essentialisme, il y a un probleme avec l'Haitien. Il nous faut commencer par investiguer de quelle nature est ce probleme. et quel aura ete son role dans l'effondrrement de notre pays. C'est la que le debat derange et va continuer de prendre a rebrousse -poil les ideologues du status quo.... kenbe la ! |
Emmanuelle Gilles,
Je ne me rappelle pas avoir traîté un interlocuteur d'ignorant, et ceci depuis les 8 ans que j'écris sur Haïti sur nos forums. Et ce ne sera jamais, ma chère. En dépit des insultes dont je suis souvent l'objet, je m'efforce d'observer certaines règles de conduite. J'ai d'ailleurs affirmé une fois que je ne traiterai jamais un compatriote haïtien différemment d'un collègue étranger dans des échanges d'idées.
Toutefois, j'ai cité l'exemple des cent auteurs contre Einstein et les ai traités d'ignares à cause de leur malice et méchanceté bien connue (Leipzip 1929). Ce fut une menace des nazis qui annonçait l'antisémitisme institutionalisé avec la prise du pouvoir par Hitler plus tard en 1933. C'est seulement dans des contextes pareils que j'emploierai ce mot ignares/ignorants.
Quant à mon évaluation de tes écrits durant nos dialogues, je n'ai jamais rien dit que je n'ai pas pu illustrer pour l'audience et pour toi. Et tu le sais. Tes prises de position après le 12 janvier ont clairement démontré noir sur blanc un anti-américanisme viscéral. Au lieu d'analyser, tu t'es laissée perdre dans des réactions instinctives (knee-jerk reactions) qui trahissaient ce que tu caches mal. Tu comparais l'aide chinoise dérisoire à l'aide américaine substantielle. Tu condamnais dans les 24 heures qui suivirent le séisme la lenteur d'une administration Obama qui planifiait une logistique impressionnante de support et qui a réagi avec célérité et sens de responsabilité contrairement aux administrations américaines précédentes. Tu feignais de discerner la différence entre le leadership-partnership d'Obama et celui isolationniste de Bush vis-à-vis de l'Amérique latine. Tu as minimisé le changement de
gardes en tant qu'analyste. Tu voyais la main des Américians derrière l'initiative de Fernandez comme si celui-ci n'était pas seul capable de parler dans les intérêts de la Dominicanie. Tu allais même jusqu'à affirmer qu'une bagatelle de $10 millions ne pouvait pas venir de ce pays. Enfin, par un détour anachronique trompe-l'oeil, tu accusais les Américains d'avoir volé l'idée du métro à Leonel Fernandez pour les devancer en construisant par orgeuil le métro de Puerto Rico. Tu as même tenu mordicus que ton expression "orgeuil des Américains" était justifiée. Alors, c'est quoi ça sinon que de l'anti-américanisme viscéral et primaire ?
L'analyste doit pouvoir éclairer et non induire en erreur avec des fantasmagories de l'imagination fertile et des devinettes.
Je ne t'ai jamais attaqué. J'ai analysé tes textes de manière rigoureuse. Évidemment, tu n'aimes pas être critiqué, mais tu es souvent la première à critiquer les autres. Au lendemain de la rencontre des bailleurs de fonds du 31 mars dernier, tu déclarais sans perdre de temps que tu n'avais pas vu de réactions valables sur le Web politique haïtien. Même si c'était vrai, ne penses-tu pas que tu aurais pu utiliser un autre langage seulement 2 jours après la conférence, faire ta contribution et laisser le temps à ceux qui ont un dur boulot de réagir en fin de semaine ???
Moi, je me fous qu'on me critique. C'est normal. Si j'écris et publie sur les forums, c'est que je m'attends à des critiques, sinon je me serais enfermé dans mon bureau pour écrire des romans et de la poésie. Et même là, je ne ferais que reculer l'échéance des critiques. Je défends mes positions avec des arguments. Je n'ai pas besoin de recourir comme toi à des devinettes et des insultes.
Ce n'est qu'aujourd'hui seulement que tu décides de présenter des excuses publiques à Wesly tout simplement parce que tu veux me faire dire ce que je n'ai point dit : "traiter les autres d'ignorants". D'après toi, je ne devrais pas appeler des auteurs nazis antisémites d'ignares et que je ne devrais pas parler de ton anti-américanisme.
On connait les gens à partir de leurs actes et de leurs écrits. Tu te dévoiles à nous telle que tu es à travers tes écrits. On ne te connaît pas vraiment comme on ne me connaît pas vraiment, car nous n'avons jamais occupé de fonctions publiques, mais nos écrits nous révèlent un peu à tous.
Tu écris : "Quand a toi Ray, j'ai deja constate ta susceptibilite, pour le moindre malentendu, tu repliques mais je ne t'ai jamais vu faire des excuses publics." Oh, répliquer est maintenant un péché ??? On ne devrait pas critiquer Emmanuelle. Alors pourquoi est-on sur les forums sinon que pour maintenir le dialogue, l'argumentation sur les positions qu'expriment les membres d'une collectivité ? Daly Valet peut être critiqué, mais pas Emmanuelle ??? Tu t'es rendue compte que j'ai laissé passer un bon nombre de tes flèches empoisonnées. C'est pour te dire, qu'une fois que j'ai présenté des arguments que tu n'es pas en mesure de contrer avec les tiennes, je m'arrête. Toi, tu continues à tel point de te répéter et de justifier tes jugements instinctifs ("orgueil des américians") et tes anachronismes (les portoricains ont attendu la Dominicanie des années 90 pour avoir l'idée d'un rapid transit system en
1967 et commencer à le planifier en 1989 et l'implémenter avant les Dominicains). Est-ce que cela a un sens ??? Tu interprètes mal "snatched this dubious honor" to be first en disant que les Américains ont volé l'idée.
Enfin je te laisse avec ta conscience et ton bon sens pour nous dire ce que tu entends par ce passage qui m'échappe. Tu n'attaques jamais, mais tu attaques : "J'ai utilise le mot valet de facon ironique parce qu'on parlait de royaute et comme dans toute royaute il y a des valets, donc je l'ai ecrit pour piquer Deguerre. Notez que dans mes textes, je n'attaque jamais les gens, dans ce cas, je n'ai fait que repliquer." C'est comique ça.
Daly t'a placé sur son tableau d'honneur après tes protestations. Je l'en remercie infiniment. I am sorry, mais j'ai tellement ri hier soir après t'avoir lue que je ne pouvais point me retenir de partager un petit humour avec l'audience.
Je n'ai rien contre toi. Je dis la vérité et tu le sais d'ailleurs. Tu sais que je me limite aux arguments.
Ray |
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Emmanuelle,
Je t'ai déjà dit que quand tu discutes sur le forum, qu'il te faut prendre le temps de te concentrer sur l'objet de ton discours avant de te lancer dans l'arène. Tu as écrit ce matin 25 avril 2010 : " Ta connotation sexiste "Reine du forum" devient ridicule."
Pourtant, si c'était sexiste, pourquoi la reprenais-tu dans ta première intervention sur Ras-le-bol de Daly le 20 avril à 9:31 PM : "La reine n'a pas de couronne mais elle a des idées." Cela signifie que tu étais confortable avec l'idée de reine.
Ce sont ces contradictions que je dénote dans tes propos à longueur de journée. Si je m'appliquais à les relever toutes, tu penserais que j'ai maille à partir avec toi. Loin de là ! J'ai parlé de sa Majesté à cause de ton style ex-cathedra/magister dixit. Toutefois, si tu ne te sens plus confortable avec, je ne le dirai plus.
De plus, tu écris: "Quel est ton probleme Ray, est ce que ma presence sur les forums te derange? Si c'est cela, je peux te laisser les forums. Tu sais, Ray, j'ai une fille qui a besoin de mon temps." Cela devient cocasse désormais. Tu joues à la victime dans les débats. Quand une personne écrit : ""Je vois que mon nom ne figure pas sur la liste de ceux qui analysent avec substance pourtant d'autres y sont. Est ce un oubli?"
Et ajoute quelques minutes plus tard: "Je ne cherchais pas vraiment a etre parmi ceux qui qui font de bonnes analyses sur la discussion." C'est-à-dire être au tableau d'honneur de Daly !!!
N'est-ce pas de nouveau une contradiction ?
Je suis en train de rire à perdre le souffle puisque je n'ai jamais eu l'occasion d'assister à une telle comédie sur nos forums :-)
Puisqu'il faut tout rationaliser et justifier, même ses devinettes et ses anachronismes, Emmanuelle voulait demander à Daly : "...puisque mon nom n'etait pas parmi ceux la qui ecrivent avec substance, suis je donc l'imposture ou etait-ce un oubli..." Pourtant, Daly parlait tout simplement d'une personne --féminin singulier :-) svp -- et non nécessairement d'une femme. Personne peut désigner un homme ou une femme, last time I checked. De plus, Pascale était parmi les femmes qui n'avaient pas réagi favorablement à l'article de Daly. Pourquoi n'a-t-elle point cherché une clarification sur le sujet ?
Quant à ta présence sur les forums, je pense que c'est une très bonne chose, car ce sont ceux et celles qui participent qui font les forums. Et je ne voudrais pas que tu t'en ailles parce que tu ne peux pas supporter les critiques. Il faut apprendre à te faire à la critique. Je condamnerai toujours les attaques personnelles qu'elles soient de toi, de Wesly, de Daly, de Dahomey ou de Calixte, etc.
Je n'ai aucun problème avec toi. Je cultive toujours la même opinion à savoir que tu es l'une des rares personnes des forums qui cultivent la vision de la totalité. Et ça, c'est un compliment, car je t'assure que c'est l'une des grandes carences de notre pays. Nous n'avons pas beaucoup de penseurs qui cultivent ce que j'appelle en anglais E2E vision (End-to-End vision). J'ai mon tableau d'honneur également que je ne dévoile pas, contrairement aux autres, même si tu sais que tu y figures en dépit de tes devinnettes et de tes contradictions notoires.
Relaaaaaaaaaaaaaax Emmanuelle !
Cordialement,
Ray |
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Le séisme du 12 janvier a assené le dernier coup de pioche fatal
à ce qu’il restait de Port-au-Prince. Notre capitale était devenue
une sorte de poubelle à ciel ouvert. En fait, ce tremblement de
terre n’a fait qu’apporter une signature naturelle à un acte de
décès dressé par les habitants de la ville eux-mêmes et ses gestionnaires
successifs depuis 1986. Cette descente ininterrompue
aux enfers est à inscrire dans l’ordre des dommages directs
et collatéraux de l’incurie et de la mal gouvernance. Les élites
militaires putschistes, la gent lavalassienne et cette ribambelle
d’objets politiques volants non identifiés de l’ère post-duvaliérienne
n’ont fait que se servir grassement, mais non servir gracieusement.
De l’État central aux municipalités, la République
dans son entièreté, une et indivisible, périclitait. Jusqu’à l’actuelle
dislocation. Désastres transversaux. Marasmes multisectoriels.
Absence de vision ? Incompétence ? Quelle qu’en serait
la cause, le bilan de ceux-là qui se disputaient et se tuaient
pour le contrôle des vestiges de l’État bancal et atrophié duvaliérien
est là. Repoussant. Et catastrophique. Nous en avons eu
pour notre compte ! Et avons surtout beaucoup perdu. La crise
de gouvernance et l’inconséquence des élites dirigeantes ont induit
d’autres phénomènes - gabegies, surpopulation, insalubrité
et déficit de planning urbain - lesquels relèvent de facteurs
médiats générateurs de distorsions, de tensions et de déséquilibres
au même titre que d’autres causes plus profondes et matricielles.
Le pays et sa capitale implosaient parce que médiocrement
administrés.
Et Port-au-Prince a vécu. Mais faut-il nécessairement que nous
perdions Pétion-Ville dans la foulée ? La ville étouffe. Ses résidents
sont comme devenus assiégés. Elle a accueilli les sinistrés
de Port-au-Prince. Ses grands négociants. Ses sauterelles
du commerce informel. Ses plaies. Ses tares. Et des criminels
de tous ordres. Nous assistons au démantèlement de cette
ville. Des petits marchés comme des champignons sauvages.
Des campements de fortune mal entretenus. Atmosphère ambiante
pestilentielle. Toilettes mobiles non curées. Des piles de
résidus ici et là. Baignades en plein air d’enfants et de femmes
nus comme à l’âge de la pierre taillée. Du monde. Eh oui du
monde ! De la foule. Une vaste ruche d’abeilles folles. Circulation
automobile et piétonne paralysée. Ni jour ni nuit. Uniformité,
verticalité et linéarité de l’expérience humaine dans cette
galère en déconfiture et cette cité des tentes qu’est devenue
l’une des plus belles villes d’Haïti, voire des Caraïbes. Pourquoi
doit-on consentir à ce que nos villes s’écroulent en cascade sous
le poids de l’anarchie et qu’elles disparaissent comme Port-au-
Prince, selon l’effet domino, en tant que centres urbains plus ou
moins modernes?
Tout n’est pas à mettre sur le compte du séisme dans le cas
de Pétion-Ville. La municipalité devrait avoir des comptes à
rendre. Aussi bien de sa gestion que de ses plans d’aménagement
et de réaménagement de l’espace pétion-villois. Le pouvoir
central doit s’en mêler. Il faut relocaliser les sinistrés dans
des centres d’hébergement moins précaires, mieux structurés
et surtout pensés pour des êtres humains. Pétion-Ville est en
train d’agonir de ses mille et une misères. Elle ne peut tolérer
en plus du laxisme dans l’administration de ses édiles. Encore
moins, un État central démissionnaire. Il y a ras le bol !
“The greatest danger for most of us is not that our aim is too high and we miss it, but that it is too low and we reach it.” Michelangelo
| Pja100,
Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas. Mais un gros salut. Javoue que j'aime bien vous lire meme quand vous avez mal lu mon edito ras-le-bol si vous l'avez vraiment lu ou relu. Les "discussions orageuses" ( sic) que je provoque sur nos forums ne font pas de moi l'homme le plus populaire comme vous le dites. C'est la preuve que vous ne me connaissez pas. Je m'en fous de la popularite chere compatriote. Tout ce qui est populaire chez nous releve du suspect. Je prefere etre considere comme un dissident parmi la foule. Un dissident qui provoque. Et qui derange.
Ce mail est pour repondre a une question precise que vous avez posee a ceux que vous cataloguez malencontreusement de "partisans de Daly Valet". "Ou etaient-ils (mes partisans ) pendant les 24 dernieres annees ? " , demandez -vous. Selon vous la decheance de Petion-Ville et de Port-au-Prince remonte a bien longtemps. La nous sommes d'accord et c'est la these que j'ai developpee dans mon edito. En fait, tu ne fais que repeter ce que j'ai dit dans mon edito. Tu utilises la meme temporalite historique que moi: 1986. Relis mon edito et tu verras que le 12 janvier n'a rien a voir avec ce que je denonce.
Ou etaient mes partisans durant les 24 dernieres annees? Personnellement, je suis retourne en Haiti seulement l'ete dernier apres un long exil de 10 ans. J'avais pas remis les peids au pays durant cet exil force. Trois ( 3) ans a l'Universite de Montreal et sept ( 7) ans a Washington D.C entre American University, la Voix de l'Amerique et le Departement d'Etat et ma propre firme privee.
Les 14 ans restants? La nous remontons a 1986. A cette epoque, j'avais 17 ans. J'etais en pleine mobilisation a Jeremie aux cotes de Pere Samedi et Mgr Willy Romelus et les ecoliers de ma generation contre la dictature sanguinaire des Duvalier. 1990, faculte de Droit et moblisation etudiante en faveur de notre messie d'alors Jean Bertrand-Aristide. Puis une longue carriere de journaliste entre la televison Nationale d'haiti, Le Matin., Le Nouvelliste, Radio Vision 2000, et a nouveau Le Matin aujourd'hui. C'est ce meme Aristide pour qui je me suis trouve dos a dos avec mon papa , jeanclaudiste invetere devant l'Eternel, ce meme Aristide dis-je qui etait a l'origine de mon exil d'Haiti avec ses sbires laches a mes trousses pour avoir denonce souvent a la radio et dans les journaux la derive anarcho-populiste de son regime.
Je ne suis pas si vieux que tu le penses madame. A peine 40 ans. Meme si ma maman me reproche toujours de me meler trop des histoires de grandèt ! J'ai pas beaucoup de comptes a rendre sur le desastre des 24 dernieres annees. Au contraire, je n'ai fait que lutter jusqu'a nos jours contre l'inconsequence de nos elites. J'admets qu'avec ma generation j'ai contribue a porter au pouvoir en 1990 une nouvelle generation d'ideologues de la crasse. Pourtant, je ne regrette rien. Nous etions jeunes et porteurs d'utopies.
Dans mon edito, j'ai cite les gros negociants, la demission des autorites municipales, et celle du pouvoir central depuis 1986 dans la deperdition de nos villes. Pourtant, aucun de mes contradicteurs n'a retenu cette temporalite et cet eventail de secteurs cites dans l'effondrement de Petion-Ville et de Port-au-Prince. Etant donne que j'ai cite egalement les sinistres et comme selon la perception de beaucoup , ces sinistres ne se recrutent que parmi le "peuple" alors a leurs yeux j'ai trahi, je defends la ville des bourgeois. La verite c'est qu'il y a aussi des bourgeois sinistres et des elements de la classe moyenne aisee qui se retrouvent aujourd'hui dans les rues. Il n'y a pas que le "peuple " a etre sinistre, chere amie. La classe moyenne haitienne est plus que sinistree elle est completement decimee avec ce seisme. Si on defend les interets de la classse moyenne on est noiriste. Si on
demande de la proprete pour tous on est petit-bourgeois. Come on ! Ou du moins on devient automatiquement progressiste des qu'on critique cette classe moyenne et la bourgeoisie haitienne.
Je vous en conjure, relisez mon edito et vous verrez que nous sommes du meme cote de la barricade.
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Kenbe la !
daly
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Date: Saturday, April 24, 2010, 8:03 PM |
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-- Haïti-Nation change de peau! Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site http://www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos commentaires et analyses, comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le googlegroup Haïti-Nation. Haïti-Nation est un projet d'éducation civique et démocratique de Haïti-Nation Pour nous contacter : con...@haiti-nation.com. |
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-- Haïti-Nation change de peau! Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site http://www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos commentaires et analyses, comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le googlegroup Haïti-Nation. Haïti-Nation est un projet d'éducation civique et démocratique de Haïti-Nation Pour nous contacter : con...@haiti-nation.com. |
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Solisyon pou limanite Jou lòm ta rive kreye yon lòt nonm ki pi bon ke nonm natirèl Pou fè fonksyone pi byen, pi solid ke lanati kreye kè lèzòm Lòm ak ka rive domine lanati kote zèv lòm ap meyè ke zè lanati Men tout tan gen ba presyon, ro presyon se lanati kap koumande
Se lanati ki nouri limanite, lòm ap toujou depann de lanati Paske li dwe viv an relasyon ak lanati nan obsèvans lwa lanati Pou li kapab jui byenfè lanati yon fason pou konsève pwòp tèt li Paske lè wou detui manman ki bay pitit manje, se pitit wou detui tou
Depi revolisyon modèn nan lòm kwè li gen pouvwa pou domine nati Tout sa manti paske bèf di lap sal savann men se pwòp deyè l li sal Se konsa yo tonbe fè laguè kont lanati olye yo chèche alians ak lanati Nan foli dèyè richès materyèl kote ekzistans ap ap touye esans li
Loksidan Nò vini ak agrikilti konvansyonèl pou trete kiltive latè nan sekou chimi sentèz ak mekanizasyon pou miltipliye randman se konsa yo anpwazone latè osinon lanati kap ba yo manje, nan gwo lagè lòm ap mennen pou domine lanati kon esklav
Rezilta : kontradiksyon ki mennen nan polisyon, rechòfman dezètifikasyon Rezilta : yo alyene moun fè yo tounen esklav nan travay pou posede richès Rezilta : pwoblèm manje vin pi grav kote sibvansyon agrikilti ak konkirans Nò Ap touye popilasyon lasyete nan Sid anba grangou, transgresyon mennen nan malè
Dis kalori enèji pou pwodui yon kalori alimantè, dapre lwa ekonomi nan agrikilti Men si Leta Nò sibvansyone agrikilti pou antre nan kopetisyon ak Sid nan lemonn Jwèt konkirans gè pri pou kontròl mache pa ka pa touye moun ak mache an Sid Tout konsekans nuizib sa yo se yon krim kont lòm, sosyete, nati, limanite ak Bondye
Lòm nan foli anbisyon pou domine lanati atenn rèv pèvè li nan tout pèfèksyon li Paske li rive gen anpil riches nan labondans kap touye lanati ak tout moun ladan li Rèv Sali paradi anba nan benediksyon madichon byen materyel tounen kochma chimè Kote demezi fè lalwa, nan nò, eksè abondans ap touye moun, nan sid privasyon ap touye
Pou Albert Einstein : yon pwoblèm san solisyon, se yon pwoblèm ki mal poze Pou Pierre Rabhi : solisyon limanite chita nan otolimitasyon li rele sobriyete ere Pou filozòf grèk Democrite bonè chita nan pratik osinon mwayen moderasyon Paske tròp egal pa ase kap detui, bonè mande yon espri sen nan yon sen nan ekilib
25 April 2010
GRAFITI OU MADJIGRIDJI POLITIK Ayiti genyen anpil gwo merit pou revolisyon 1804 li te fè ki se yon revolisyon twa nan yonn kote li te ranvèse abitrè pou mete dwa, ranvèse koloni pou mete yon nasyon, ranvèse, pouvwa blan pou mete pouvwa nwa, ki plase Ayiti ak gwo tit onè respè gla premye repiblik nwa dimonn. Men istwoua Ayiti se yon pwen ki koumanse nan 1804 ki fini nan 1804. Paske lè nou konsidere Politik kòm atizay(Art) aksyon marye ideyal pou jere zafè piblik yon Leta Nasyon nan enterè Pèp osinon majorite Pèp pou mennen nan chemen Lapè, pwogrès ak Bonè, nou kapab reyalize ke tout gouvènman ki monte sou pouvwa nan tèt Leta de 1804 rive 2004 fè yon pil grafiti politik ak madjigridji ekonomik ki tounen yon reyalite ilizib, ki rela politikayri ak gabji pyès letre pa vin ka byen konprann paske se jwèt ti moun piti osinon jwèt granmoun kap fè aksyon deyò ray tren politik(bi ou projè sosyete, mwayen pou atenn bi, rezilta ki se reyisit ou echèk) nan jwèt jesyon anba tab kout bakèt sekrè obski roule m de bò pou ranpli pòch vini granmanjè nan juisans pouvwa ki chita sou entrig ak magouy. Bondye pè etènèl nan zak Sali(salut) deside pou byen limanite peri chak moun pou sove tout moun osinon konsève limanite, men an Ayiti, polikayri ak gabji ki chita sou entrig ak jwèt anba tab sakrifye touye enterè piblik ak pèp pou sove enterè pòch chèf gouvènman nan Leta pou vin grannèg granmanjè juisè magouyè pale franse tuilititi. Si politik se bi ou projè sosyete, mwayen pou atenn bi, rezilta ki se reyisit osinon echèk e si lasajès se atitid lespri pou reflechi sou zak ak pran dispozisyon nesesè yon fason pou evite pèt, erè, domaj malè, nou kapab fè pwòp konklizyon pa nou ak Depi 1804 pou rive nan 2004, yon nonm total rekò, 31 renversements ranvèsman gouvènman ou chèf deta, 23 exils forcés ou volontaires, 21 chèf deta Chassés pa lafòs, 7 chèf deta démissionnés, 3 chèf deta asasine, 3 okipasyon etranjè, yonn suiside, 17 chanjman konstitisyon, sèlman 8 mò sou pouvwa ak 10 manda acheve. Pou nou ka pi klè sou sa, men lis pasaj gouvèman yo ak chanjman konstitisyon. Se pa sèlman rete lonje dwèt sou yon gouvènman patikilye, men se egnyen yon visyon global sou tout trajektwa istorik nou kòm pèp. Sa ap pèmèt nou wè erè jesyon pouvwa, non pa pou nous anti nou enferyè kòm nasyon, men pou kapab korije erè yon fason pa repete. Lè nou lye zak noua k konsekans zak nou, koz ak efè, yo rele sa sajès, refleksyon, analize, kritike pou vin meyè menm lè lòm pa pafè paske tout moun ka fè erè ki se domèn lèzòm.
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Amour
De : daly valet <da...@yahoo.com>
Objet : [www.haïti-nation.com] [Ray Killick] Re: (Valet/Calixte/Dahomey) Ras-le-bol ratiboisé en deux…
À : haiti-...@googlegroups.com, grands...@yahoogroups.com, haitico...@yahoogroups.com
Date: samedi 24 avril 2010 22 h 39