JOURNEE NATIONALE DE LA DIASPORA
Par arrêté présidentiel, le 20 avril a été officiellement décrété « Journée nationale de la diaspora » (JND), suite a des démarches du MHAVE qui ont commence depuis la tenue du Forum des organisations de la diaspora a l'OEA a Washington en mars 2010.
Le lancement de cette commemoration en Avril 2011 a Port au Prince et dans certaines villes de la diaspora a été possible grâce au concours de plusieurs organisations de l' exterieur. Cette année, la Fondation Zile, en République Dominicaine, partant de la nécessité d’ une appropriation de cette date par la diaspora elle-même, se fait un devoir de partager avec des organisations sœurs, les foras et des medias de l’ extérieur, une liste d’activités suggérées, pouvant être réalisées sans grands débours dans nos différentes communautés dans le monde et en Haïti en coordination avec le MHAVE.
Pour votre meilleure édification sur la JND, notre pays est le premier de la région et l’un des rares dans le monde à dédier officiellement une journée a sa diaspora. Trois éléments forts ont pesé dans la balance pour nous porter à faire cette démarche :
1) La contribution de la diaspora a Haiti sur la scène internationale
2) ses apports au pays natal ou d’origine
3) et sa participation dynamique au développement des pays d’accueil, projetant ainsi une image positive du peuple haïtien
La JND est un événement dont les objectifs sont hautement importants pour Haïti et les communautés haïtiennes de l’extérieur :
Pour l’État :
- Reconnaitre et valoriser le rôle de la diaspora dans la vie nationale
- Pérenniser le modèle de leadership, la capacité de mobilisation et l’exemple d’unité ayant fait le succès de la manifestation du 20 avril 1999 a New York, au profit de la reconstruction et refondation d’Haïti
- Habiliter un espace annuel d’échanges, de dialogue et d’évaluation des rapports entre la diaspora et Haïti
Pour la diaspora
- Faire connaitre en Haïti et dans les pays d’accueil les divers apports de la diaspora
- Instrumentaliser les revendications d' integration pleine et entiere a la vie nationale
- Renforcer l' interaction entre la societe civile en Haiti et les organisations de l' exterieur
- Projeter dans les pays d’accueil les valeurs culturelles haïtiennes et une image positive du peuple haïtien
- Reconnaitre l'appui ou la solidarite de personnalites, d' entites publiques ou privees des pays d' acceuil a la communaute haitienne.
- Promouvoir le réseautage entre les différentes communautés haïtiennes dans le monde
La JND peut être aussi l’occasion idéale pour les autorités des pays récepteurs, d’organismes internationaux intéressés et des entreprises commerciales de :
- Prendre des positions publiques ou d'adopter des politiques favorables à la diaspora haïtienne
- Reconnaitre la contribution des ressortissants haïtiens ou figures notoires d’origine haïtienne
- Saluer le support de la clientele diasporique
Ak espwa ke nap konpran impotans demach sa a , nap tan n komente o swa reaksyon nou, le nou fi n n li dokiman ki tache nan mesaj la. Deja, map di nou mesi. Kom denie egzotasyon, nou pa ka kite dat la pase konsa. Chak oganizasyon, o chak kominote kapab oganize aktivite ki pi fasil pou li pou nou fe de dat sa yon komemorasyon solid chak ane en fave diaspora aysien an. Salitasyon a tout moun.
Kenbe la!
Edwin Paraison
Bonjour M. Paraison,
Je vous félicite de votre engagement, initiative tout-à-fait louable. Toutes les organisations haïtiennes se trouvant en terre étrangère ou sur le territoire national et qui désire voir un avenir meilleur pour notre Haïti, joindront, j’en suis sure, vos efforts, si elles ne l’ont pas déjà fait.
Je me permets cependant de porter à votre attention une image qui m’a personnellement beaucoup dérangé. Dans tous les pays du monde, le drapeau et les armes sont respectés, traités avec honneur et beaucoup de déférence. L’utilisation, voir la modification de ces symboles, si sacrés, sont généralement réglementées. Même quand elles ne le sont pas, les organisations citoyennes devraient –à mon humble avis- se garder de les utiliser de façon arbitraire, portant même à équivoque.
Le drapeau d’un pays n’est pas un « clipart » que nous insérons et/ou découpons à notre guise, mais la représentation d’un pays et d’une vision, celle de nos ancêtres qui n’auraient certainement aimé voir leur « L’Union Fait La Force » déchiqueté en morceaux… comme pour dire cette vision n’existe pas, alors déchirons-la à la face du monde : Notre pays n’existe plus et puisqu’il est fragmenté, utilisons donc le symbole que nous ont légué nos aïeux en des morceaux fragmentés.
Je suis sure M. Paraison, que là n’est pas le message que vous voulez transmettre, mais plutôt le contraire. Je vous encourage donc à considérer favorablement mon opinion sincère et à réviser la présentation du logo utilisé.
Encore une fois, félicitations pour cette initiative. La route est longue et difficile, mais nous parviendrons à atteindre notre but en nous serrant les coudes, car l’Union Fait la Force.
Vive Haïti – vive les haïtiens
Cordialement
Anne-Rose Schoen
Bonjour M. Paraison,
Je vous remercie de votre courriel et je m’excuse pour ma réponse tardive.
Le fait d’avoir été proposé par le Consulat de Chicago et adopté par une commission interministérielle, sous la supervision de plusieurs représentants de ministères différents, ne donne pas automatiquement une légitimé à ce logo dans lequel on voit les Armes de la République mutilées.
Loin de vouloir dénigrer ou critiquer une initiative si louable et honorable d’associer le drapeau national à la Journée Nationale de la Diaspora, il y a toute même des lois régissant l’utilisation des couleurs nationales… même si elles ont été publiées il y a quelques années de cela.
Pour être plus précise, il s’agit ici des lois de 1929 (Moniteur # 53 du 4 juillet 1929), et de 1949 (Moniteur # 93 du 19 septembre 1949), ainsi que du Décret de 1986 (le changement du noir et rouge au bleu et rouge et à la disposition horizontale) et bien sûr des articles de la Constitution Haïtienne, plus précisément 2, 3, 263 et 275.
Les articles de la Constitution sont connus, je suppose, par tous les lecteurs des fora.
Le Décret de 1986 rétablit le drapeau bleu et rouge.
La loi du 19 septembre 1949 donne les dimensions et proportions du drapeau et des Armes de la République (trophée) – il est d’ailleurs intéressant de voir que quasiment tous les drapeaux exposés sur le territoire ne se conforment plus à cette loi, qui pourtant n’a jamais été changée ou abrogée à ma connaissance…
La loi du 4 juillet 1929 mentionne la punition réservée à toute personne qui aura : « abattu, mutilé, dégradé ou profané autrement soit le drapeau national, soit un monument public élevé à la mémoire etc… ».
Pour plus d’informations, j’ai également attaché une copie du Moniteur en question à ce courriel.
Je n’aimerais pas donner l’impression d’être une personne prétendant être une donneuse de leçons, cependant, le fait d’être membre d’un Gouvernement, ministre, ambassadeur ou consul, n’est pas forcément la consécration d’une connaissance profonde de toutes les lois existantes.
Le drapeau national et les armes d’un état (trophée) devraient être aussi sacrés que le sont la Vierge Marie et le Christ sur la Croix pour les catholiques romains. Ce sont des symboles qui devraient être manipulés avec beaucoup de déférence et surtout qui ne devraient d’aucune manière être mutilés, transformés ou altérés, même quand il n’existerait aucun texte légal dans le domaine.
Ceci est mon humble opinion.
Je prends d’ailleurs l’occasion pour féliciter une personne et une organisation à qui j’ai fait une remarque concernant la manière dont le symbole national a été utilisé dans un visuel faisant partie d’une décoration lors d’une cérémonie pour la promotion d’une œuvre hautement importante dans la société haïtienne. En effet, suite à mon intervention en privé, ce visuel, qui a certainement couté de l’argent, a été changé en enlevant les Armes de la République.
Cordialement
Anne-Rose Schoen