
Mon frere Jedi,
Le creole est notre patrimoine qui cimente l'ayitien. Fok nou pale creole entre nous mais le creole est le neant. Cette langue d'instruction avec la reforme de Bernard a detruit le systeme educatif aytien. Il faut l'anglais, l'espagnol comme langues d'instruction dans nos ecoles. J'ai ete tellement mal enseigne que je ne maitrise aucune langue. Le francais est enseigne seulement dans les ecoles congregationistes et ils dirigent le pays depuis toujours. Ils maitrisenrt bien leur francias mais ils sont que des theoriciens au pouvoir comme l'a si bine dit Demesvar Delhomme.
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Comment va-t-il expliquer " entanglement in physics", nostalgie, integral en mathematiques, fission en physique nucleaire, Tetralogy of Fallot, enzymes, etc.
Go for it!
Jedi
Jedi,
Please send me an english version of your resume showing call center experience to be considered for our position with the Unemployment office.
Thank you!
-Tiffany
Hug...@aol.com
Sent by: haiti-...@googlegroups.com 08/31/2010 10:22 PM
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MM. Jedi et Francisque,
Je ne réponds pas aux provocations. J'ai tellement de choses importantes à faire!
Hugues Saint-Fort
In a message dated 8/31/2010 7:11:54 P.M. Pacific Daylight Time, chjg...@hotmail.com writes:
Mon cher Francisque,
Vous avez bien dit. Le créole comme outil d'apprentissage est zero aka néant.
Merci, votre apport est plus que satisfaisant.
Qui dit mieux?
Bien à vous,
Jedi
| Mon frere Jedi, Le creole est notre patrimoine qui cimente l'ayitien. Fok nou pale creole entre nous mais le creole est le neant. Cette langue d'instruction avec la reforme de Bernard a detruit le systeme educatif aytien. Il faut l'anglais, l'espagnol comme langues d'instruction dans nos ecoles. J'ai ete tellement mal enseigne que je ne maitrise aucune langue. Le francais est enseigne seulement dans les ecoles congregationistes et ils dirigent le pays depuis toujours. Ils maitrisenrt bien leur francias mais ils sont que des theoriciens au pouvoir comme l'a si bine dit Demesvar Delhomme. Francisque du KNO --- On Mon, 8/30/10, Carl Henri Jedidiah Gomez <chjg...@hotmail.com> wrote: From: Carl Henri Jedidiah Gomez <chjg...@hotmail.com> Subject: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil d'apprentissage? To: "Grands Deb...@yahoogroups.com" <grandsdeb...@yahoo.com>, "HaitiConnexion" <haitico...@yahoogroups.com>, "haiti Nation" <haiti-...@googlegroups.com> Date: Monday, August 30, 2010, 4:17 PM A vous de me dire... Le creole est-il un bon outil d'apprentissage? Comment va-t-il expliquer " entanglement in physics", nostalgie, integral en mathematiques, fission en physique nucleaire, Tetralogy of Fallot, enzymes, etc. Go for it! Jedi |
| -- Haïti-Nation change de peau! Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site http://www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos commentaires et analyses, comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le googlegroup Haïti-Nation. Pour nous contacter : rl...@haiti-nation.com ou con...@haiti-nation.com Haiti-nation.com, le forum officiel d'Haïti Nation ! |
Everyone is entitled to his opinion but is it an informed opinion?
Mesdames et Messieurs,
La question pertinente est celle-ci: Le Créole est-il un bon outil d’apprentissage ?
Mr. Francisque nous a répondu emphatiquement « non » par ce que le créole ne lui permet pas d’appréhender le monde dans lequel il vit. Le créole est bien une singularité locale.
Mr. Siméon nous fait remarquer que cela prendra du temps pour donner une assise solide à l’écriture créole mais mieux vaut tard que jamais.
Mr. H. St Fort nous apporte sa lumière de professionnel de la linguistique. Son aperçu de la linguistique est parfaitement académique et bien rendu tant du point de vue de la forme que du fond.
Néanmoins, la problématique du créole en tant qu’outil d’apprentissage actuel demeure cuisante.
Nul ne doute que le créole comme langue pourrait un jour devenir une langue capable de transmettre des constructions conceptuelles assez avancées. Combien d’années faudra-t-il pour donner au créole cette capacité de transmission de la pensée abstraite ? Une centaine d’année peut-être ?
Pour le moment, Mr. St. Fort et Dejean seront d’avis que le créole n’est pas assez enrichi pour être un outil adéquat d’apprentissage.
La conjecture actuelle est la suivante, Haïti a-t-elle 100 ans pour s’adonner à des tâtonnements linguistiques ? A mon avis absolument pas, parce que on est tellement en arrière sur l’échiquier mondial qu’il nous faut des solutions "élégantes" pour arriver à se mettre au diapason. NewsWeek, de la fin du mois d'aout, rapporte que la République dominicaine est classée 55ième parmi les 100 meilleurs pays du monde. La République d’Haïti son voisin ne figure même pas sur la liste. Dans l’éventualité d’un marché commun avec la République Dominicaine, ce dernier nous bâtera à plate couture déjà la balance des paiements est grandement en faveur de la Dominicanie. Si le Président Fernandez nous fait des câlins c’est pour promouvoir les intérêts de son pays. Tandis qu’Haïti se débattra avec l’enrichissent linguistique du créole on se fera avaler par les pays plus avancées au point de vue d’économie, d’éducation, de politique de la santé, etc. A noter, il y a une langue créole en République Dominicaine.
Quel prix faudra-t-il payer pour nos inconséquences de plus de deux cent ans ? On se trouve dans la position que « choual volé barriere et St. Fort et Déjean crient Baré ». J’espère que le créole comme langue primitive et imagée aura bien apporté ce message que le temps est un des variables que l’Haïtien en général sous-estime grandement. Nos habitudes sociales en sont témoins. (Affaire de la Refonte)
Il y a une relation de cause à effet dans tout système qu’il soit fermé ou ouvert. Toute action provoque une réaction. Les responsables gouvernementaux n’ont rien foutus pendant des siècles en ce qui a trait à une politique linguistique _ ce qu’on a présentement nous est acquis par défaut_ ce qui serait plus sages ce sera que les linguistes haïtiens développent en laboratoire un créole qui nous mettra sur un pied compétitif. Il ne faudrait pas qu’on utilise la population comme des animaux de laboratoires pour une expérimentation ou tenter d’actualiser des hypothèses linguistiques. Nous avons tout cassé, détruit, incendié et tué, il nous faut payer le prix (on l’a déjà payé de force, la dette dit de l’indépendance). Nous avons massacrés les blancs et ils nous ont mis en quarantaine, celui qui espérait une tout autre réaction, nous pourrons affirmer qu’il manque une feuille. Nous n’avons rien fait comme politique linguistique nous devons emprunter les outils d’apprentissage les plus efficaces pour nous mettre au diapason. Dans ce sens, je rejoins notre cher Francisque du Nord-Ouest.
Mes salutations,
Jedi
From: Hug...@aol.com
Date: Wed, 1 Sep 2010 09:48:56 -0400
Subject: Re: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil d'apprentissage? - T...
To: haiti-...@googlegroups.com; lenov...@yahoo.com; chjg...@hotmail.com; grandsdeb...@yahoo.com; haitico...@yahoogroups.com
Cher cacosdunord,je voudrais vous signaler, en toute amitié, que le créole haïtien est doté d'un système d'écriture standard depuis au moins trente ans (orthographe IPN, devenue l'orthographe officielle d'Haïti depuis la Constitution de 1987) et que de plus en plus de locuteurs haïtiens apprennent et utilisent cette orthographe quand ils écrivent en créole. Je rappelle cependant que l'orthographe n'est pas la langue. Elle n'est qu'une façon inventée par les humains de représenter les sons de la langue. La langue elle-même est constituée par un système de sons qui se combinent entre eux pour former des mots, lesquels sont régis par des règles strictes pour former des phrases qui véhiculent un sens. Toute langue humaine est formée ainsi. Tout être humain est né avec la faculté de parler, tout comme il est né avec la capacité de marcher, par exemple. Quand on nait dans une société déterminée, on acquiert à la naissance la capacité abstraite de comprendre et de parler la langue qui est celle de votre environnement. C'est pour cela que dans toutes les sociétés du monde, un petit enfant qui ne souffre d'aucune déficience biologique ou physiologique, parlera la langue de son milieu avant d'aller à l'école. Le petit enfant haïtien ne constitue pas une exception à la règle.Je te soumets amicalement ces données en tant que linguiste de formation, la linguistique étant la science du langage et des langues. Je ne veux en aucune manière polémiquer avec des personnes (certaines se sont manifestées sur ce forum tout récemment) qui malheureusement ne comprennent pas les enjeux de tout ce que nous discutons et sont décidés à tourner en ridicule le langage et les langues, et spécialement la langue qui fait d'eux un être humain. C'est tout simplement dramatique ! Merci.Hugues Saint-FortIn a message dated 9/1/2010 6:12:47 A.M. Pacific Daylight Time, cacos...@gmail.com writes:TOUT N'EST PAS PERDU
Si les missionnaires chrétiens peuvent inventer un alphabet pour les pays africains qui ne l'avaient pas afin de traduire la Bible en langues jusqu'ici non civilisées, avec un peu de volonté nous, Haitiens, pouvons faire mieux en créole. C'est bien malheureux de penser encore, après 206 ans d'indépendance, au niveau précaire d'un moyen de communications entre un peuple d'un destin commun (ce qui est peut-être la cause de nos perpétuelles mésententes) mais tout n'est pas perdu quand-même. Mieux vaut tard que jamais.
Frantz Siméon
---------- Forwarded message ----------
From: Francisque Jean-Charles <lenov...@yahoo.com>
Date: 2010/8/31
Subject: Re: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil d'apprentissage?
Mon frere Jedi,Le creole est notre patrimoine qui cimente l'ayitien. Fok nou pale creole entre nous mais le creole est le neant. Cette langue d'instruction avec la reforme de Bernard a detruit le systeme educatif aytien. Il faut l'anglais, l'espagnol comme langues d'instruction dans nos ecoles. J'ai ete tellement mal enseigne que je ne maitrise aucune langue. Le francais est enseigne seulement dans les ecoles congregationistes et ils dirigent le pays depuis toujours. Ils maitrisenrt bien leur francias mais ils sont que des theoriciens au pouvoir comme l'a si bine dit Demesvar Delhomme.
From: Carl Henri Jedidiah Gomez <chjg...@hotmail.com>
Subject: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil d'apprentissage?
To: "Grands Deb...@yahoogroups.com" <grandsdeb...@yahoo.com>, "HaitiConnexion" <haitico...@yahoogroups.com>, "haiti Nation" <haiti-...@googlegroups.com>
Date: Monday, August 30, 2010, 4:17 PM
A vous de me dire...
Le creole est-il un bon outil d'apprentissage?
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Commentaires généraux
Hérold JEANPOIS
Cela fait longtemps que je me suis tu; j’évite beaucoup de ces « forums et débats » - certains puristes me tiendront querelle parce que j’aurais du dire « fora » - qui n’aboutissent pas à grand-chose. Cependant, il y a eu certains sujets dont les titres m’ont attiré l’attention; et je me sens des fois comme obligé à les passer sans même les lire (du moins à en faire une lecture diagonale), à les lire sans même les commenter. Toutefois, deux d’entre eux, pour diverses raisons, semblent me demander de rompre mon silence, de dire quelque chose. En fait, un d’eux est de taille. Et je reprends ce titre pour l’instant « le Créole est-il un bon outil d’apprentissage? ».
Bien, même la formulation du thème laisse à désirer, et contient un élément de jugement latent. Quand on dit est ce que quelque chose est « bon », cela introduit un élément de comparaison parce que c’est bon par rapport à quoi ? Ensuite, en matière de langue, les comparaisons traduisent sinon de l’ineptie, des ignorances, simplement un manque de connaissances ou plus grave un rejet inconscient ou non d’être soi: un élément authentique d'une culture déterminée.
Je ne sais pas qui est l’auteur original du texte, et je veux lui dire que je ne lui en veux. En effet, je ne peux pas lui en vouloir parce que je me souviens, j’étais en seconde en 1980-81 quand le ministre Bernard introduisit la réforme scolaire avec une prépondérance au créole en tant que véhicule de savoir. Ceux qui me connaissent ou qui étaient alors mes camarades de classe peuvent en témoigner. Ils peuvent rendre compte de ma farouche position sur la question. J’étais contre cette idée et je n’avais pas peur de rendre publiques mes idées par le truchement du journal que nous avions l’habitude de publier à l’école (Collège Mixte Lamartinière) à cette période. N’était ce les conseils du directeur d’alors (Me Ramsès Camy) je ne sais pas quelle tournure prendrait cette affaire. Bref, je dois avouer que c’était de la pure ignorance ou de la pédanterie.
Les langues sont des produits de civilisation, si ces civilisations vieillissent les langues qui les véhiculent tendent à disparaitre. Autrement dit, les civilisations et les langues ou les produits culturels qui en naissent s’entre-alimentent. De plus, les langues antérieures fournissent toujours de précieux matériaux de communication et scientifiques aux langues qui s’en substituent.
Que serait le français si le grec et le latin n’existaient pas ? Que serait l’anglais si le grec, le latin, le français n’existaient pas ? Et ainsi de suite.
La négation du créole en tant qu’outil d’apprentissage est plus un élément de préjugé que tout autre chose. Ce n’est pas pour rien que l’Haïti authentique tend à disparaitre pour faire place à quelque chose que personne ne saurait nommer.
La mort lente et sure d’Haïti.
A suivre.
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Envoyé par mon BlackBerry® via le réseau Voilà

Mr. Hugues St.Fort
Mon cher Hughes,
Je me fais le plaisir de vous renvoyer l’ascenseur immédiatement, en précisant que votre réponse récente est beaucoup plus cartésienne, professionnelle et intelligente que la précédente. Je n’ai nullement l’intention de vous provoquer. La provocation, si vraiment il y en a une, se trouve dans la distorsion du message par le receveur.
Bref, revenons à nos moutons. Vous et moi sommes intéressés à la Refonte d’Haïti et la question du langage est primordiale pour l’évolution d’Haïti. Est-il possible qu’on trouve un terrain commun pour la Refonte ? Je vois nos échanges plutôt comme un effort de vulgarisation interactif de la linguistique.
Je me battrai pour éviter qu’Haïti s’embarque une nouvelle fois sur les chemins tortueux de l’expérimentation, de l’amateurisme. Je ne favorise pas les titres ronflants, je préfère découvrir les compétences et je puis fermement établir par votre dernier courriel que vous êtes bien un linguiste.
Je me suis intéressé à la linguistique qu'avec le mouvement structuraliste de Ferdinand de Saussure, Roman Jacobson, Claude Levi Strauss, Michel Foucault et le brillant Chomsky par son traitement mathématique de la grammaire générative. Je ne suis pas un linguiste mais cependant, je peux en déceler un et surtout je ne me laisserai pas emberlificoter par leurs jargons qui nous font penser aux Femmes Savantes de Molière.
Vous avez écrit : Autrement dit, M. Gomez pense que la langue créole et ses locuteurs ne sont pas en mesure, actuellement, de transmettre la pensée abstraite. C'est donc un moyen de communication tout à fait primitif conçu par des demi-sauvages tout à fait inférieurs aux civilisés des grandes nations occidentales qui nagent dans les complexités subtiles et super intelligentes des maths, de la physique nucléaire, de la mécanique quantique, etc. Je n'exagère pas du tout. Ce sont les conclusions logiques de votre paragraphe.
N’est-ce-pas de la provocation ? Me faites-vous dire des inepties pour me rendre ridicule ? Allons, soyons sérieux comme dit JJJ. Pour avoir un échange constructif, on devrait se limiter à l’interprétions stricte de ce qu’écrit l’interlocuteur.
Mr. St. Fort redouble d’efforts en insinuant que j’octroie « la Paternité de la pensée abstraite à un groupe ethnique », qui l’a dit ? Certainement pas moi.
Il enchaine, Toute langue peut être (key word) un outil adéquat d'apprentissage. En fait, quand vous doutez de la capacité du créole à fonctionner comme un outil adéquat d'apprentissage, vous pensez à quoi: le lexique ou la syntaxe? Ce n'est certainement pas la syntaxe car on peut difficilement l'enrichir.
Les études que nous allons présenter pour étoffer notre point de vue selon laquelle non seulement le Créole ne se présente comme un outil d’apprentissage adéquat mais encore l’introduction du multilinguisme n’empêche nullement le développement de l’apprenant et quand aucun cas L1 doit être le Créole. (L1 veut dire langue première (non chronologique selon les dernières recherches) et ainsi de suite L2, L3, etc.)
Je vous remercie pour la référence du New York Times. J’ai prisé cet article, lors de sa parution à sa juste valeur. (Je suis un abonné électronique du New York Times). Nous attendrons vos références et la revue de vos pairs pour nous démontrer à quel point il y a discrédit de cet article.
Deutscher écrit ce qui suit: And in the last few years, new research has revealed that when we learn our mother tongue, we do after all acquire certain habits of thought that shape our experience in significant and often surprising ways.
When your language routinely obliges you to specify certain types of information, it forces you to be attentive to certain details in the world and to certain aspects of experience that speakers of other languages may not be required to think about all the time. And since such habits of speech are cultivated from the earliest age, it is only natural that they can settle into habits of mind that go beyond language itself, affecting your experiences, perceptions, associations, feelings, memories and orientation in the world.
Les Inuits du Canada ont quelques 50 mots pour décrire la neige, un haïtien par exemple ne verra que des glaçons fins. Les Guugu Yimithirr, de l’Australie n’ont aucune notion d’eux-mêmes comme point de référence, écrit Deutscher, ils ne voient pas la relation qu’il y a entre eux et un objet situé en arrière et pourtant ils sont capables d’interaction avec cet objet. Les haïtiens n’ont la notion de la cascade du processus de l'hémostase mais savent bien arrêter une hémorragie en utilisant le « caca bœuf séché » pour arrêter le sang.
The habits of mind that our culture has instilled in us from infancy shape our orientation to the world and our emotional responses to the objects we encounter, and their consequences probably go far beyond what has been experimentally demonstrated so far; they may also have a marked impact on our beliefs, values and ideologies. We may not know as yet how to measure these consequences directly or how to assess their contribution to cultural or political misunderstandings. But as a first step toward understanding one another, we can do better than pretending we all think the same.
Guy Deutscher in Through the Language Glass: Why the World Looks Different in Other Languages,” New York Times August 26, 2010
http://www.nytimes.com/2010/08/29/magazine/29language-t.html?pagewanted=5&_r=1&sq=you are what you speak&st=nyt&scp=2
Les haïtiens pensent certainement qu’ils sont supérieurs aux noirs américains par exemple. Ils sont des surhumains: microbes qui pou touiller yon haitien fol grossè yon bourique » Quelle illusion ! Cette perception d’eux-mêmes les conditionnent à ignorer les mesures d’hygiène élémentaire. Je connais un haïtien qui jure que c’est la vaseline Petroleum Jelly qui donne le SIDA. A cause de son préjugé contre le blanc, qui semble-t-il veut tuer les haitiens, il associe la vaseline à un produit maléfique de l'Américain-blanc. Cette n'est pas locale, elle est diffuse dans la société haitienne. En réalité pour assouvir leur désir homosexuel, il utilise la vaseline pour lubrifier leur sexe et ne comprennent pas que c’est l’éjaculat infecté de l’individu qui lui donne le SIDA. Impossible de conceptualiser que le virus est tellement petit qu'il peut passer à travers la peau.
What's behind the L2 status factor?
A neurolinguistic framework for L3 research.
Qu'est-ce qui se cache derrière l’état du facteur L2?
Un cadre pour la recherche neurolinguistique de L3.
Pa : Camilla Bardel (Stockholm University)
Ylva Falk (University of Nijmegen)
Résumé par l’auteur et traduction par Google-Translate.
Plusieurs études sur l'acquisition de L3 ont démontré de façon convaincante une différence qualitative entre l'acquisition d'une L2 vrai et l'acquisition subséquente d'une L3. Certaines études indiquent même que L2 prend un rôle plus important que L1 dans l'état initial de la syntaxe L3 (par exemple, Bardel & Falk, 2007; Rothman & Cabrelli Amaro, à paraître). Une explication avancée par exemple, Williams & Hammarberg (1998) et Bardel et Falk (2007) pour lesquelles la L2 prend un rôle plus important que la L1 est celle du statut de facteur de L2. Selon Falk & Bardel (à paraître a et b), le facteur le statut L2 est le résultat de la hausse du degré de similitude entre L2 et L3 que entre la L1 et L3, en ce qui concerne l'âge d'apparition, issue, une situation d'apprentissage, des connaissances métalinguistiques, des stratégies d'apprentissage et le degré de sensibilisation dans le processus d'apprentissage.
Comme l'a souligné Hammarberg (à paraître), l'âge d'apparition d'une L2 peut varier de très tôt dans l'enfance à des stades ultérieurs de la durée de vie. D'une part, on peut supposer que les apprenants L3, en particulier ceux qui ont appris la L2 dans un cadre formel, sont conscients de l'apprentissage des langues, et ont acquis des expériences métalinguistiques et stratégies d'apprentissage pour faciliter l'apprentissage des langues. D'autre part, dans le cas des bilingues précoces ou les utilisateurs de L2 avec le niveau de compétence très élevé, il pourrait être le cas que le L2 prend un statut similaire à L1. Dans ce dernier cas, il est raisonnable de supposer que le facteur le statut L2 perd de son impact sur le processus d'apprentissage L3.
Les derniers cadres conceptuels en neurolinguistique semblent appuyer la ligne de raisonnement de Paradis (2004, 2009), cf. Ullman (2001). Selon Paradis, la capacité humaine de communication verbale comprend la compétence linguistique (phonologie, la morphologie, la syntaxe et le lexique) et les connaissances métalinguistiques (connaissance consciente de faits sur les langues, y compris le vocabulaire). Les compétences implicites linguistiques et les connaissances métalinguistiques explicites sont neurolinguistiquement distinctes et dissociées et ont des sources de mémoire différent. Implicitement la compétence linguistique est soutenue par la mémoire procédurale et explicite les connaissances métalinguistiques sont soutenues par la mémoire déclarative. Ils mettent en question différents types de représentation cérébrale: compétence implicite, les représentations non-conscient, implique la procédure tandis que la connaissance explicite implique l’aspect déclarative, la représentation consciente. En L1, la structure linguistique implicite (phonologie, morphologie, syntaxe) est soutenue par la mémoire procédurale, et les mots (comme forme-paires significatifs) sont soutenus par la mémoire déclarative. Bien que la grammaire L1 apprise précédemment est implicitement acquise et soutenue par la mémoire procédurale, la grammaire L2 est basée sur la connaissance explicite et soutenue par la mémoire déclarative, ce qui donne un support sous-jacent à la connaissance du vocabulaire en L1 et L2. Étant donné que le vocabulaire est également soutenu par des connaissances déclaratives, on pourrait supposer que la grammaire et le vocabulaire sont plus étroitement liés les uns aux autres dans la L2 en développement que dans une L1.
References:
Bardel, Camilla and Ylva Falk (2007). The role of the second language in third language acquisition: the case of Germanic syntax. Second Language Research 23(4): 459–84.
Falk, Ylva and Camilla Bardel (forthcoming a). The study of the role of the background languages in third language acquisition. The state of the art. In Camilla Bardel and Christina Lindqvist (eds.), Approaches to Third Language Acquisition. International Review of Applied Linguistics in Language Teaching 48(2–3). Special issue.
Falk, Ylva and Camilla Bardel (forthcoming b). Object pronouns in L3 German: Evidence for the L2 status factor. Second Language Research: Special issue on L3 acquisition.
Hammarberg, Björn (forthcoming). The languages of the multilingual: Some conceptual and terminological issues. In Camilla Bardel and Christina Lindqvist (eds.), Approaches to Third Language Acquisition. International Review of Applied Linguistics in Language Teaching 48(2–3). Special issue.
Paradis, Michel (2004). A Neurolinguistic Theory of Bilingualism. Amsterdam: John Benjamins.
Paradis, Michel (2009). Declarative and Procedural Determinants of Second Languages. Amsterdam: John Benjamins.
Rothman, Jason and Jennifer Cabrelli Amaro (forthcoming). What variables condition syntactic transfer? A look at the L3 initial state. Second Language Research.
Ullman, Michael (2001). The neural basis of lexicon and grammar in first and second language: the declarative/procedural model. Bilingualism. Language and Cognition 4(2): 105–122.
Williams, Sarah and Björn Hammarberg (1998). Language switches in L3 production: Implications of a polyglot speaking model. Applied Linguistics 19: 295–333.
De plus, Mr. St. Fort écrit : En ce qui concerne le lexique, rien de plus facile. Donc préconisez-vous que le créole fasse le razzia des vocabulaires étrangers pour se doter d’un appareil conceptuel ? Combien y-a-il de mots dans le vocabulaire créole ? Le créole que vous préconisez alors sera une bastardisation du français, de l’anglais, de l’espagnol, etc. Et combien de temps faudra-t-il pour achever ce tour de force ? Savez-vous combien de temps qu’il a fallu au Français pour se dépouiller de la tutelle linguistique Gréco-romaine ? La question primordiale demeure, le Créole est-il présentement un bon outil d’apprentissage ?
Vous écrivez : Non, non et mille fois non! ça n'existe pas, des linguistes qui développent en labo un créole qui nous mettra sur un pied compétitif ! Nulle langue ne se développe en labo. Une langue, ça se crée par les locuteurs dans l'ardeur de la vie en société quand il faut communiquer, discuter, manger, faire l'amour, jouer au foot ou au tennis, parler d'économie, de politique, de musique, etc.
Je suis tout à fait de votre avis. J’ai discuté le faux pour savoir le vrai. D’où la question : quel est le but de cette pétition sinon d’appliquer une force de coercition sur la population haïtienne pour qu’elle puisse vivre votre expérimentation linguistique? Ne faut-il pas que la langue se développe dans le creuset social de la population sans pétition aucune? C’est une pétition en lieu et place d’une politique linguistique. Une tentative d’implémentation des points de vue que Mr. St. Fort et Dejean épousent et qui sont sur la sellette par vos pairs, les linguistes.
L’étude suivante supporte les points de vue de Mme. Natania Etienne en ce que les apprenants peuvent apprendre le français ou toute autre langue sans pour autant les entraver dans leur progrès.
The Languages of the Multilingual: Some Conceptual and Terminological Issues.
Le language du multilingue: quelques problèmes conceptuels et terminologiques
In: International Review of Applied Linguistics in Language Teaching (IRAL), v48 n2-3 p91-104 Jul 2010
Résumé par l’auteur et traduction par Google-Translate.
La corrélation théorique est la reconnaissance du fait que les humains sont potentiellement multilingues par nature, que le multilinguisme est l'état par défaut de compétence en langue, et que ceci a des implications pour une théorie adéquate des compétences linguistiques, l'utilisation et l'acquisition. La recherche sur l’acquisition traditionnelle des langues secondes (SLA) traite habituellement tous les apprenants d’une langue non-première comme apprenants d’une langue seconde (L2). L'attention récente portée sur l'acquisition d’une troisième langue (L3) montre que l'on a commencé à tenir compte de la complexité du contexte linguistique des apprenants multilingues… Une approche, la pratique courante d’étiqueter les langues du multilingue le long d'une échelle linéaire chronologique L1, L2, L3, L4, etc., est démontrée ici pour être intenable, étant fondée sur une conception inadéquate du multilinguisme. Une approche différente et sans doute plus satisfaisant est fondée sur la dichotomie classique de la L1 (établie pendant la petite enfance) par rapport à L2 (ajouté après la petite enfance) et concerne la notion de L3 à la présence d'un contexte linguistique plus complexe.
Mr. St. Fort, vous n’avez pas donné suite aux arguments selon lesquels,
a) la République Dominicaine a son créole mais a adopté l’espagnole. Ils sont maintenant au 55ieme rang parmi les 100 meilleurs pays du monde. La langue espagnole ne les a pas entravés dans leur progrès. Au contraire, on est allé chez eux et on a brulé leurs écoles.
b) avons-nous le temps pour tâtonner socialement dans une recherche linguistique et l’implantation d’un langage qui ne promet pas mieux ?
La Refonte devra se faire avec un langage qui permettra un apprentissage accéléré.
Bien à vous
Mr. Hérold Jeanpois.
Monsieur,
Je regrette de vous avoir tourmenté. La connaissance comme le feu dérange si on ne sait comment s'y prendre. C'est Prométhée qui ramène le feu du ciel pour le donner à l'homme. Vous devriez lire le texte de Mr. Hughes St. Fort pour vous familiariser avec la linguistique comme une science. Il a fait un effort géant de vulgarisation.
Votre courriel révèle que l'arrogance des ignorants les induit toujours à insulter.
Depuis quand le beau temps fait-il penser à la pluie? Depuis quand un bon outil fait-il penser à un mauvais outil? Je présume que c'est uniquement dans l'esprit tordu d'une personne qui rencontre une bonne femme et qui pense à comment mauvaise qu'elle pourrait être.
Mr Jeanpois écrit: Les langues sont des produits de civilisation, si ces civilisations vieillissent les langues qui les véhiculent tendent à disparaitre. Autrement dit, les civilisations et les langues ou les produits culturels qui en naissent s’entre-alimentent. De plus, les langues antérieures fournissent toujours de précieux matériaux de communication et scientifiques aux langues qui s’en substituent.
Étonnant qu'on puisse accoucher tant de bêtises en trois phrases.
Jedi
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Subject: RE: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil d'apprentissage?
Date: Wed, 1 Sep 2010 21:19:45 +0000
Commentaires généraux
Hérold JEANPOIS
Cela fait longtemps que je me suis tu; j’évite beaucoup de ces « forums et débats » - certains puristes me tiendront querelle parce que j’aurais du dire « fora » - qui n’aboutissent pas à grand-chose. Cependant, il y a eu certains sujets dont les titres m’ont attiré l’attention; et je me sens des fois comme obligé à les passer sans même les lire (du moins à en faire une lecture diagonale), à les lire sans même les commenter. Toutefois, deux d’entre eux, pour diverses raisons, semblent me demander de rompre mon silence, de dire quelque chose. En fait, un d’eux est de taille. Et je reprends ce titre pour l’instant « le Créole est-il un bon outil d’apprentissage? ».
Bien, même la formulation du thème laisse à désirer, et contient un élément de jugement latent. Quand on dit est ce que quelque chose est « bon », cela introduit un élément de comparaison parce que c’est bon par rapport à quoi ? Ensuite, en matière de langue, les comparaisons traduisent sinon de l’ineptie, des ignorances, simplement un manque de connaissances ou plus grave un rejet inconscient ou non d’être soi: un élément authentique d'une culture déterminée.
Je ne sais pas qui est l’auteur original du texte, et je veux lui dire que je ne lui en veux. En effet, je ne peux pas lui en vouloir parce que je me souviens, j’étais en seconde en 1980-81 quand le ministre Bernard introduisit la réforme scolaire avec une prépondérance au créole en tant que véhicule de savoir. Ceux qui me connaissent ou qui étaient alors mes camarades de classe peuvent en témoigner. Ils peuvent rendre compte de ma farouche position sur la question. J’étais contre cette idée et je n’avais pas peur de rendre publiques mes idées par le truchement du journal que nous avions l’habitude de publier à l’école (Collège Mixte Lamartinière) à cette période. N’était ce les conseils du directeur d’alors (Me Ramsès Camy) je ne sais pas quelle tournure prendrait cette affaire. Bref, je dois avouer que c’était de la pure ignorance ou de la pédanterie.
Les langues sont des produits de civilisation, si ces civilisations vieillissent les langues qui les véhiculent tendent à disparaitre. Autrement dit, les civilisations et les langues ou les produits culturels qui en naissent s’entre-alimentent. De plus, les langues antérieures fournissent toujours de précieux matériaux de communication et scientifiques aux langues qui s’en substituent.
Que serait le français si le grec et le latin n’existaient pas ? Que serait l’anglais si le grec, le latin, le français n’existaient pas ? Et ainsi de suite.
La négation du créole en tant qu’outil d’apprentissage est plus un élément de préjugé que tout autre chose. Ce n’est pas pour rien que l’Haïti authentique tend à disparaitre pour faire place à quelque chose que personne ne saurait nommer.
La mort lente et sure d’Haïti.
A suivre.
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Subject: RE: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil d'apprentissage?
Date: Tue, 31 Aug 2010 22:00:23 -0400
Mon cher Francisque,
Vous avez bien dit. Le créole comme outil d'apprentissage est zero aka néant.
Merci, votre apport est plus que satisfaisant.
Qui dit mieux?
Bien à vous,
Jedi
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Bon les couleurs qui reprennent le dessus.Heureusement que c’est Malval qui a ramene Aristide…
Natania Etienne
De :
haiti-...@googlegroups.com [mailto:haiti-...@googlegroups.com] De la
part de Wesly Deguerre
Envoyé : Thursday, September 02, 2010 9:58 AM
À : haiti-...@googlegroups.com
Cc : haiti Nation; Grands Deb...@yahoogroups.com; HaitiConnexion;
<hjp...@hotmail.com>
Objet : Re: [www.haiti-nation.com] Le creole est-il un bon outil
d'apprentissage?
Comment va-t-il expliquer " entanglement in physics", nostalgie, integral en mathematiques, fission en physique nucleaire, Tetralogy of Fallot, enzymes, etc.
Go for it!
Jedi
pourtant je sais grace a vos ecrits vous etes un mulatres void etalez vos complexes sans vous rendre compte peut votre savoir vous rend ha
Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site http://www.haiti-nation.com/ où vous pourrez publier vos commentaires et analyses, comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le googlegroup Haïti-Nation.
Je connais un haïtien qui jure que c’est la vaseline Petroleum Jelly qui donne le SIDA. A cause de son préjugé contre le blanc, qui semble-t-il veut tuer les haitiens, il associe la vaseline à un produit maléfique de l'Américain-blanc. Cette n'est pas locale, elle est diffuse dans la société haitienne.
| Je pense que ce serait une bonne chose que le creole puisse etre utilisé comme langue d'instruction. C'eswt notre langue maternelle et par son moyen et seulement par son moyen qu'on est capable d'exprimer ses sentiments les plus fonds, se defouler sans reserve et communiquer exactements ses pensees. Rien qu' a immaginer un enfant elevé en milieu rural tres eloigné d'une des villes relativement importantes par rapport a Haiti, bien sur. Vraiment ca reflete le charme d<une langue. Dommage, dommage et c<est bien malheureux, tant qu<on n,arrive pas a s<entendre sur une structure de la langue, c<est peine perdue. Il y a trop de decalage et jusque la aucun effort n'est fait pour relever le defit de Mr Bernard. Il est parti et d'ailleurs il n'etait pas bien vu pour s'etre engangé dans cette voie. Depuis tout est
tombé a l'eau,personne pour faire la releve. Notre ne va nulle part --- En date de : Mer 1.9.10, hérold jeanpoix <hjp...@hotmail.com> a écrit : |

Je connais un haïtien qui jure que c’est la vaseline Petroleum Jelly qui donne le SIDA. A cause de son préjugé contre le blanc, qui semble-t-il veut tuer les haitiens, il associe la vaseline à un produit maléfique de l'Américain-blanc. Cette n'est pas locale, elle est diffuse dans la société haitienne.
L’autre jour au fond d’un vallon
Un serpent mordit Jean Freron
Devinez-vous ce qui arriva
Ce fut le serpent qui creva
Epigramme de Voltaire
Monsieur Gibbs, vous vous ètes substitueé de vous-même à Jean Freron. Vous avez censuré mes courriels sans que je ne le sache et vous n'avez pas eu la décence ni le courage de m’en avertir. Cependant, le censeur illuminé, je ne sais par quel dieu d’Afrique, laisse passer d’autres courriels comme celui-ci: « Il faut tuer tous les blancs ».
Ce geste insalubre équivaudrait à un support tacite du terrorisme chez les civilisés. Quelle perfidie!
Mr. Ronald Gibbs, vous m’accusez de bigoterie et bien je vous demande en public ce qui vous chipote dans mes écrits et qui vous donne cette impression.
En attendant votre réponse, nous vous dédions ce poème de Baudelaire qui sait le dire mieux que moi:
Dès aujourd’hui je signerai mes courriels comme suit :
Jedi (miroir d’Haiti)
P.S. Aux lecteurs, je m'excuse pour ce contretemps qui ressemble etre un traquenard. La Refonte d"Haiti se fera. On doit contenir les fossoyeurs de la Nation. Les empecher de nuire, ils l'ont fait pendant plus de deux cent ans. Assez! pour répéter notre ami, Maurice Celestin.

A VOUS TOUS,
POURNOUS,LE CREOLE POURRAIT ETRE UNE LANGUE A CONDITION QU'IL SOIT UNIVERSEL .CHAQUE PAYS A SON CREOLE.A TITRE D'EXEMPLE ,LA GUADELOUPE,LA GUYANNE,HAITI ETC.... UN HAITIEN OU UNE HAITENNE QUI VA AGUADELOUPE POUR LA PREMIERE FOIS AURA BIEN DU MAL A COMPRENDRE LE CREOLE GUADELOUPEEN,DE MEME POUR AUTRES CERTAINS PAYS PARLANT LE CREOLE.CECI,JE L'AI VECU.LE CREOLE EST UNE DEFORMATION DE LA LANGUE FRANCAISE,UNE DEFORMATION AUSSI DE QUELQUES AUTRES LANGUES.LE CREOLE POUR NOUS N'EST PAS UNE LANGUE MAIS UN MOYEN DE COMMUNICATION VERBALE.SINON,IL SERAIT UNIVERSEL..JE VOUS APPORTERAI CETTE SEMAINE BEAUCOUP D'AUTRES EXEMPLES DE MOTS,DE PHRASES LA SEMAINES PROCHAINE DIEU VOULANT.
THIERRY THEODORE
PRESIDENT DE PACOH,PARTI COMMUNISTE D'HAITI
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LE CREOLE EST UNE DEFORMATION DE LA LANGUE FRANCAISE,UNE DEFORMATION AUSSI DE QUELQUES AUTRES LANGUES.LE CREOLE POUR NOUS N'EST PAS UNE LANGUE MAIS UN MOYEN DE COMMUNICATION VERBALE.SINON,IL SERAIT UNIVERSEL..
Ann pran peyi d Ayiti a pi oserye sinon nap tonbe lan fraz Preval la ki te di " Si -n te lan yon peyi serye mwen tap fout ou lan prizon " le li sote devan liks li rankontre kay yon minis li ki te envite-l manje lakay li !
Se vre nenpòt Ayisyen panse li gen dwa pou li atake kesyon lengwistik paske li pale kreyòl, menm si se betiz l ap di. Men li pa fin lan erè nèt paske lang lan se pou nou tout li ye. Nanpwen moun ki se mèt lang lan, kèlkeswa lang lan
Mon cher Gomez,
Je dois vous remercier pour deux choses. La première – et là dessus je peux me tromper - de me faire comprendre que vous êtes un linguiste, du moins de l’insinuer. J’avoue que je n’en suis pas un. La deuxième, et le crédit est tout à vous, de provoquer un réel débat sur un thème d’importance: le créole et son utilité. J’ai lu pas mal des réactions et certaines d’entre elles sont de poids.
Précisons un fait, être ignorant ne veux pas dire être imbécile, ou même pas être ignare mais n’être pas au courants, n’avoir pas de connaissance des faits relatifs au sujet en débat. Maintenant, vous pouvez dire que je suis ignorant en linguistique, ou en médecine, etc., parce que je ne suis pas un linguiste, non plus un médecin. Mais j’ai une compréhension de la dynamique des Systems. Et le créole aussi bien que toute autre langue est un système ; un système avec un dynamisme interne et un externe. Une autre nuance. Quand vous qualifiez quelque chose de bon ou non, vous faites un jugement; et votre jugement sinon il est conscient et se fonde sur des référents ou critères objectifs d’évaluation, ou il est inconscient parce que les référents sont latents ou socio-subjectifs. Enfin, je ne veux pas me perdre dans des personnalités mais contribuer à la construction d’une argumentation, le développement de certaines idées. Donc, si vous avez des contre arguments qui vaillent faisons avancer la réflexion.
Bref, venons-en au fait.
Je veux dans la suite de cette réflexion aborder deux idées générales : 1) l’environnement linguistique et le créole dans une société sans devenir ; 2) le créole ou le préjugé historique.
A suivre.
Thierry,
Si vous considerez Le Francais comme une langue "UNIVERSEL" et non Le Creole, vous etes intellectuellement borne. Le francais est une langue morte que les Haitiens et quelques Franco-Africains refusent d'enterrer, bien qu'elle nous empeche d'avance.
This is just a continuance of us hating what is ours because the blanc said so. Do you think it's a coincidence that the black countries that speak French (except for France, Switzerland and Belgique, they are all white) are poor and the poorest in their continents? Ti Neg ou pap janm avanse si ou aksepte et apresie sak pa'w, espesialman langue aw.
Joel N. Charles
The only discipline that last is self discipline --- On Fri, 9/3/10, Hug...@aol.com <Hug...@aol.com> wrote: |
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Bénédiksyon! Pou wou Noël Jean Charles !
Thierry fok wou konnèn ké! Cé mwèns ké 75 milyon moune en ho tè ya ki palé fransé
Ce pounn gèn kouraj pounn chante yon libera pou lang fransé ya! ak tout libera li menm !
Ké nou ka li kréyol,
Ké’n pa ka li !
Ké n ka ekri !
Ké pa ka ekri kréyol,
Cé pounn fê’l tounèn yon lang invèsel ! dayè cé sa liye !
Dayè ! Etazini déjà fè kréol la tounèn yon lang invesel !
Abolocho pou fransé !
http://www.uscis.gov/portal/site/uscis/menuitem
Alé nan paj sila tapé créole !
1) L’environnement linguistique et le créole dans une société sans devenir.
Ignorance et préjugé le plus souvent nous font soutenir des idées les plus simplistes ou même des fois les plus vulgaires. A ceux qui disent que le créole ne peut pas être un bon outil d’apprentissage, je leur réponds qu’ils n’ont pas compris grand-chose à l’histoire et l’évolution des langues. Je l’ai mentionné antérieurement le français ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui si le grec et le latin n’existaient pas; de même, le grec ou le latin serait pas ce qu’ils dont devenus sans d’autres langues mères. J’ai pris le français en exemple, mais le raisonnement peut aussi s’étendre à l’anglais, l’espagnole, etc. Vous êtes vous jamais demandé pourquoi tant de mots français se trouvent dans la langue anglaise, même quand dans la plupart des cas le mot anglais existe à côté du mot français (pig, pork; body, corpse) ou pourquoi la graphie anglaise est différente si vous comparez celle des Etats Unis à celle de la Grande Bretagne? Bref, ça c’est une autre histoire.
Le grec et le latin, des langues dites mortes, ont fourni au français des référents et vocables de communication, des construits et traducteurs scientifiques précieux qui facilitent non seulement l’apprentissage mais rendent fluide la communication entre scientifiques et le plus commun des mortels.
Cependant, ce n’est pas tout. L’apprentissage du français ne serait pas chose facile n’était ce le travail d’un Montaigne, d’un Ronsard, et surtout d’un Boileau et, pour l’histoire, celui de l’Académie française qui joue le rôle de régulateur en la matière, établissant ce qui peut ou doit être dit, ce qui n’est plus de mise et ce qui est des règles de locution, de l’arrangement des mots, du style, etc. Je dois dire en passant que d’autres intervenants ont synthétisé très bien le rôle de l’Académie française dans leurs argumentations. Je vous invite, mon cher Gomez, à y jeter un coup d’œil; et, je sais qu’il y a eu un groupe de chercheurs haïtiens qui ont fait un travail impeccable sur le créole en termes de graphie, de phonétique, d’harmonisation des règles, d’étymologie, du style, donc, informez vous.
L’étymologie ou la compréhension de la racine des mots qui rend plus aisés l’apprentissage et le transfert du savoir traduit également que les langues ont une dynamique externe. Par exemple, le mot « pied » ne serait pas d’un grand apport pour exprimer quelque chose qui se fait à l’aide du pied sans une référence au latin, « pes, pedis » qui nous donne « pédestre » ou
le mot « son » ne nous rendrait pas non plus grand service si nous voulions dire – bien entendu au sens littéral - « c’est un son qui vient de loin » sans nous en remettre au grec « têle, phônê » ou téléphone, ou pour exprimer notre amour du genre humain « philanthropie (philos, anthropos) » ou notre dédain « misanthropie (misein, anthropos) ». L’étymologie simplifie. Malgré tout, l’apport d’autres langues dans une langue particulière n’explique pas par lui seul le fait qu’une langue devient un bon outil d’apprentissage. Donc, l’apprentissage n’est pas une donnée mais un processus influencé par une série de facteurs internes et externes.
En fait, une langue n’est qu’un contribuant à toute la dynamique de l’apprentissage à laquelle il faut ajouter la politique d’éducation et surtout son financement, la dynamique et la mouvance sociales (est ce une société en transition ou une société stable mais avec des sphères en transition ou une société stable et stérile: puisque chacune de ces situations nous renseigne sur les caractéristiques de la dynamique de production, l’avancement scientifique et technologique donc la création de nouveaux vocables), la place de cette société dans la dynamique régionale ou mondiale (en résumé, ce que j’appellerais les domaines de la macro-gestion), puis les méthodes de transmission, l’engagement et le niveau du corps enseignant, la créativité de la gent intellectuelle et de l’imaginaire populaire (disons les domaines de la micro-gestion). Tout ceci met en perspective la question de l’apprentissage et son environnement.
Ne perdons de vue une chose: le dynamisme d’une langue dépend étroitement du dynamisme de la société qui l’utilise en tant de moyen de communication, d’apprentissage, d’instrument d’hégémonie (colonisation). Si maintenant je ne suis pas en mesure d’établir la nuance entre le genre féminin et masculin ce n’est pas la faute à la langue en tant que véhicule d’apprentissage, mais à tout le système d’apprentissage et par extension à tout le système de reproduction économique et sociopolitique.
Dire que le créole ne peut pas être un outil d’apprentissage est simpliste. Le dynamisme du créole dépend de vous qui écrivez, qui créez ou inventez, qui enseignez ou de vous qui critiquez. Si vous lui refusez votre apport comment voulez vous qu’il s’enrichisse, se développe, synthétise et devient un efficace instrument de transmission de savoir. Un système linguistique n’est pas un système tout fait. C’est une fonction du niveau de développement général d’une société ou civilisation.
L’imaginaire populaire est une source inépuisable de vocables engendrés par des réalités descriptives, culturelles (goudou-goudou, zombi…), ou politiques (zenglendo, …), et rarement scientifiques. On peut comprendre cette situation parce que la production intellectuelle en créole dans le domaine de la science est presque inexistante. Toutefois, le créole comme le français ou l’anglais peut s’en remettre aussi au grec et au latin ou aux langues africaines et indiennes. Pourquoi pas? Avez-vous jamais pris votre temps pour écouter Pèlin Tèt ou un Maurice Sixto? Tout cela pour dire que l’environnement dans lequel évolue une langue, le créole par exemple, détermine le cadre de développement de cette langue. Si l’environnement est plein de préjugés, il est normal que cette langue soit regardée comme ne valant pas grand-chose et ceci arrive surtout avec ceux qui sont déconnectés de leur histoire.
De plus, si la société dans laquelle la langue est parlée est une société, bien sur pleine d’histoire, mais sans clair future on comprend le fait que certains ne se sentent pas concernés par l’utilisation efficiente et le développement de leur langue. Je me souviens je regardais la télé après le tremblement de terre et le reportage était sur ce qui s’est passé à Léogane. Je suis resté médusé après avoir entendu une jeune dire à un reporter qu’on devrait céder le pays à un autre pays pour espérer un développement; et drôlement c'est la pensée de la plupart des gens. Ceci est inadmissible, même y penser. Cependant, des fois quand j’essaie d’analyser le bienfondé de ces réflexions, pour outrageantes qu’elles soient, j’arrive à la conclusion que c’est l’expression de quelque chose substantiel: profonde frustration et désillusion, perte d’espoir, mais aussi le traduit d’un manque de vision des faiseurs de politique d’enseignement, des dirigeants en général, la faillite d’une société dans l’adresse des problèmes que confrontent le pays et les gens qui y vivent, surtout les jeunes.
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Mon frere Jedi,
Le creole est notre patrimoine qui cimente l'ayitien. Fok nou pale creole entre nous mais le creole est le neant. Cette langue d'instruction avec la reforme de Bernard a detruit le systeme educatif aytien. Il faut l'anglais, l'espagnol comme langues d'instruction dans nos ecoles. J'ai ete tellement mal enseigne que je ne maitrise aucune langue. Le francais est enseigne seulement dans les ecoles congregationistes et ils dirigent le pays depuis toujours. Ils maitrisenrt bien leur francias mais ils sont que des theoriciens au pouvoir comme l'a si bine dit Demesvar Delhomme.
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2) le créole et le préjugé historique
Je veux reprendre ici une idée que j’ai émise antérieurement. « Les langues sont de produits de civilisation, si ces civilisations vieillissent les langues qui les véhiculent tendent à disparaitre… » En effet, la civilisation romaine a disparu et la langue latine avec elle. Cependant, ceci peut être différent dans le cas de la civilisation occidentale avec le français, l’anglais et l’espagnole bienque le chinois semble faire son petit bonhomme de chemin. « De plus, les langues antérieures fournissent toujours de précieux matériaux de communication et scientifiques aux langues qui s’en substituent. » C’est ce qu’on appelle substrats en linguistique. On retrouve presque toujours les traces d’anciennes langues (langues mères) dans les langues nouvelles. Les langues comme les sociétés ne sont pas des unités fermées, mais comme les sociétés elles sont interreliées et en constante interaction. Enfin, les langues également comme certaines sociétés sont difficile à pénétrer. Bref, en guise d’introduction à cette partie de ma réflexion, je voulais reprendre cette idée juste pour la clarifier. Peut être que j’aurai encore à clarifier certaines de mes idées, mais pour l’instant attelons nous à la tache.
Le sentiment antipathique envers le créole ne traduit pas comme certains le pensent un malentendu entre le français et le créole, mais est plus l’expression d’un non dit, d’un vécu, un rejet conscient ou inconscient d’être soi, ou encore d’un choix de société.
Historiquement le créole est passe par différentes étapes dans sa formation:
- Lorsque les esclaves arrivent en colonie (Saint Domingue alors) en terme de moyen de communication il y avait un dénominateur commun: la langue que parle le maitre, le français; leurs dialectes seraient les différents numérateurs si l’on veut garder un esprit mathématique. La distribution à travers les champs était faite de façon à éviter la concentration de ceux qui parlent le même dialecte. Donc, l’interdiction de communiquer entre esclaves était structurelle. Cependant pour restreinte qu’elle fut, les maitres ou leurs serviteurs avaient besoin de communiquer avec les esclaves – ne serait ce que pour donner des ordres - et ne pouvaient le faire que dans leur langue, le français primaire que Ronsard, Montaigne ou Boileau rejetaient (15e et 16e siècles). C’est ainsi que les esclaves commençaient à balbutier certains mots français. En fait, ils répétaient ce que leur sens leur permettait de percevoir. Et c’était la première étape de conception d’une nouvelle langue: le créole. La formation du créole surgit de la difficulté et interdiction des esclaves de communiquer entre eux mais non d’une catégorie d’hommes libres et en quête d’un medium qui vehicule mieux leurs pensées, sentiments, et prouesses;
- Encore les conditions générales de l’esclavage les poussent à communiquer tant bien que mal dans ce français du 16e siècle bien sûr, et dans leurs dialectes également. Malgré tout, ils ne pouvaient pas le faire ouvertement - ce que j’appellerais le marronnage linguistique - pour diverses raisons dont les conditions de travail décrites dans le code noir (1685) qui interdisait des réunions quel qu’en fut le motif afin d’éviter toute excuse de la part des esclaves pour se rencontrer et communiquer (articles 3 et 16). Le créole porte encore les stigmates de ces périodes de marronnage et d’exclusion. Les efforts de certains écrivains n’avaient pas suffi dans les siècles antérieurs à donner au créole un certain statut. Et la majorité de la population restait exclue, coupée de la réalité du pays et ridiculisée au lieu d’être servie. Malgré la Constitution de 1987, cette majorité se trouve encore dans le marronnage linguistique. Les péripéties n’ont pas termine pour ceux qui font du créole leur unique medium de communication. La réforme scolaire du début de la décennie 1980 introduisant le créole comme un moyen de transmission de savoir et la Constitution n’ont fait que sceller une ère de lutte contre l’exclusion de cette majorité;
- Le créole se trouve à la croisée des chemins du sous développement persistant et d’un préjugé historique. Ceux là qui, encore de nos jours, s’obstinent à reléguer le créole au second plan et s’attèlent à énumérer ce dont le créole est capable et n’être pas capable ne se rendent pas compte qu’ils sont eux-mêmes victimes inconscients et dépositaires d’un héritage mental de marron et d’exclu, de porteurs d’un préjugé historique. Ils s’expriment en créole malgré eux. Votre langue est un élément de fierté, mais non pas de honte. Une langue – le créole - est ce que vous en faites en tant que société et non pas ce que vous lui demandez d’être. Dépouillez vous de ce préjugé, travaillez à l’avancement de la science et donnez à votre invention un nom créole et vous verrez que le créole sera capable de synthétiser les situations dont vous lui dites n’être pas capable.
En guise de conclusion, je pense que la société haïtienne de par sa composition, cette mentalité de marron et ce préjugé historique n’est pas à même de gérer la réforme scolaire lancée au début de la décennie 1980, non plus de l’approfondir et l’encrer dans notre réalité de tous les jours. Voila pourquoi nous nous sentons préoccupés par ce qui se passe en Haïti du point de vue linguistique.
Hérold Jeanpois
Les idées et opinions exprimées dans
cette réflexion sont miennes
et j’en porte l’entière responsabilité.